Votre conseiller portuaire comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Paris, à une date qui reste à fixer, afin de répondre d’accusations de propos diffamatoires faisant suite à une plainte déposée le 21 juin 2024 par la SODEAL, relative à des prises de position concernant l’engagement de travaux de remise en état des quais, considérés comme non prévus contractuellement.
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​Revue Presse Demain, des ports vides, de bateaux et de plaisanciers

Mers et bateaux
Publié le 27 mai 2026

Imaginez un instant : des pontons déserts, des marinas fantômes, des places de port disponibles à l’infini… et plus personne pour en profiter. La plaisance en France est à un tournant. Alors que les listes d’attente pour une place de port ont longtemps été le symbole d’un secteur en pleine santé, une réalité bien différente se dessine.

Les anciens plaisanciers raccrochent leurs voiles, les jeunes générations ne prennent pas la relève, et les ports commencent à se vider. Et si, demain, le problème n’était plus de trouver une place… mais de les remplir ?

Ronan


Publié le : Samedi 30 mai 2026 à 11:57

​Revue Presse Fautes de gestion et argent public mal employé, la Sodeal devant la justice financière le 19 mai


Port de plaisance du littoral © Cocoparisienne

La Sodeal, société chargée de gérer le deuxième port de plaisance méditerranéen et les campings municipaux d'Agde, comparaît le mardi 19 mai devant la chambre du contentieux de la Cour des comptes. Un rapport publié en 2023 avait mis au jour une gestion désastreuse d'un équipement pourtant rentable.

C'est un paradoxe que peu de villes du littoral méditerranéen peuvent se vanter d'avoir produit. Le port de plaisance du Cap d'Agde, 2e port méditerranéen avec plus de 4 000 anneaux, affichait un taux d'occupation proche de 100 %. Ses quais, eux, menaçaient de s'effondrer. Pendant des années, la Société d'aménagement d'Agde et du littoral, la Sodeal, a encaissé les recettes sans financer les travaux que lui imposait pourtant son contrat de délégation de service public. Le résultat : des pontons vétustes, un quai d'accueil décrit par les magistrats financiers comme "en limite de ruine", et des problèmes de sécurité sur des infrastructures ouvertes au public.

Le 19 mai prochain, à 9h30, la chambre du contentieux de la Cour des comptes tient audience sur cette affaire. Jeudi 23 avril, la Chambre régionale des comptes d'Occitanie l'avait confirmé lors de son point de rentrée, sans pouvoir en dire davantage. "Ce qu'on défère est dans le rapport, mais les faits précis transmis au procureur, ça je ne peux pas vous en parler", s'était bornée à préciser la présidente de section Isabelle Houvenaghel.

Un port plein, des quais à l'abandon

Le rapport publié par la Chambre régionale des comptes en septembre 2023 est le document de référence pour comprendre ce qui sera jugé le 19 mai. Il porte sur les exercices 2017 à 2022 et dresse un tableau accablant. La Sodeal, société d'économie mixte dont la ville et l'agglomération d'Agde détenaient ensemble environ 80 % du capital, gérait sous délégation de service public le port de plaisance du Cap d'Agde et les campings municipaux de la commune. Elle avait l'obligation contractuelle d'investir et d'entretenir les équipements. Elle ne l'a pas fait.

Les recettes portuaires, importantes, ont servi à compenser les déficits des autres activités de la société, campings et centre nautique, au lieu d'être réinjectées dans les infrastructures. Le Collectif des plaisanciers du Cap d'Agde dénonçait cette pratique depuis des années, sans être entendu. Le rapport des magistrats financiers leur a finalement donné raison, en ajoutant un constat chiffré redoutable : les 20 millions d'euros d'investissements imposés par la nouvelle concession, auxquels s'ajoutaient des travaux de sécurisation urgents, faisaient peser sur l'avenir financier de la structure une menace que sa gestion passée rendait très difficile à tenir.

Quatre saisons sans directeur

Si la situation portuaire était grave, celle des campings municipaux relevait d'une autre catégorie. La Chambre régionale des comptes a relevé que la Sodeal n'avait pourvu, pendant quatre saisons consécutives, "ni le poste de directeur des campings ni celui de chargé du marketing". Le camping de la Tamarissière, pourtant situé dans un secteur très prisé entouré d'établissements privés dynamiques, affichait la fréquentation la plus faible du coin. Il était en pratique piloté par les agents techniques et d'entretien présents sur site.
 
L'issue a été brutale : la concession a été résiliée au 1er mai 2021, cinq ans avant son terme. Une décision qui marque à elle seule l'étendue de la défaillance. Ni les élus actionnaires ni les instances de direction n'avaient semblé s'en alarmer à temps : selon le rapport, les représentants des collectivités actionnaires n'ont produit aucun rapport d'information aux assemblées délibérantes de la commune et de l'agglomération, une irrégularité qui a durablement opacifié la gestion de la société.

Des primes et des rémunérations dans le viseur

Au-delà des défaillances opérationnelles, la Chambre régionale des comptes avait pointé des pratiques de rémunération jugées "problématiques". Le directeur administratif et financier avait bénéficié de conditions d'emploi "avantageuses tant lors de son recrutement que lors de son activité puis de son départ, au détriment des intérêts de la société Sodéal". Les conditions d'attribution des primes et les modalités d'augmentation du directeur et de certains cadres ont été expressément mentionnées par la présidente de section lors du point de rentrée du 23 avril comme "faisant partie des éléments transmis dans le cadre du déféré".

Ce sont donc des personnes physiques, et non une structure désormais dissoute, qui comparaîtront le 19 mai. Et c'est là le cœur du dispositif judiciaire dans lequel s'inscrit cette audience. La chambre du contentieux de la Cour des comptes, créée au 1er janvier 2023, juge "les gestionnaires publics à titre individuel pour des fautes graves ayant causé un préjudice financier significatif". Elle peut prononcer des amendes pouvant aller jusqu'à six mois de traitement brut. La dissolution de la Sodeal, actée à l'automne 2024 après l'élection du maire Sébastien Frey, qui avait annoncé "la remunicipalisation des ports" en reconnaissant avoir pris connaissance du rapport des magistrats, n'efface donc rien sur le plan judiciaire.

La remunicipalisation, un remède à questions

Officiellement, le chapitre Sodeal est clos depuis le 1er juin 2025, date à laquelle la gestion des ports est passée en régie municipale directe. Mais la transition a été loin de se dérouler sans accrocs. En février 2025, les 65 salariés de la Sodeal avaient cessé le travail et manifesté devant la mairie d'Agde, dénonçant un manque de garanties sur leur maintien en poste et l'absence de document officiel attestant du maintien de leurs conditions de travail.

Quant au Collectif des plaisanciers du Cap d'Agde, il a saisi le contrôle de légalité de la préfecture de l'Hérault pour faire invalider la délibération municipale et exiger le respect des procédures, en particulier la consultation du Conseil portuaire, qui aurait été court-circuité tout au long du processus. Le collectif alertait par ailleurs le préfet sur le fait que les fonds dégagés par les ports ne devaient pas être utilisés à d'autres fins que leur fonctionnement et leur entretien, ce qui n'aurait pas été le cas.

Les doutes portent aussi sur la viabilité du nouveau modèle. Le budget portuaire 2025, voté par la municipalité, prévoit d'équilibrer les comptes grâce à un nouvel emprunt de 0,47 million d'euros, tout en n'investissant que 0,9 million d'euros, une enveloppe jugée largement insuffisante au regard des 20 millions d'euros de travaux identifiés depuis des années comme nécessaires. Le Collectif des plaisanciers note par ailleurs une disproportion frappante : 65 salariés pour 4 000 anneaux au Cap d'Agde, quand Port Camargue en compte 41 pour 5 000 anneaux. En creux, c'est la même question qui revient : qui surveille le surveillant ? La Chambre régionale des comptes d'Occitanie, qui a annoncé un agenda chargé jusqu'à l'automne 2026, n'a pas dit son dernier mot sur Agde. Une prochaine affaire est peut-être déjà en dans les cartons.

Le rapport de la Chambre régionale des comptes d'Occitanie sur la Sodeal, publié le 29 septembre 2023, est consultable sur le site de la Cour des comptes (ccomptes.fr).

par Louise Brahiti
Publié le 11 mai 2026 sur Hérault Tribune


Publié le : Lundi 11 mai 2026 à 11:09

​Revue Presse Procès des ports de Menton : le maire et son ancien adjoint condamnés


Mathieu Mesina et Yves Juhel dans les locaux de la mairie de Menton en 2021
© Maxppp - Cyril DODERGNY

Le tribunal correctionnel de Marseille a condamné ce vendredi Yves Juhel, maire de Menton (Alpes-Maritimes) à trois ans de prison, dont deux avec sursis, et son ancien adjoint Mathieu Messina, à trois ans ferme avec mandat de dépôt dans une affaire de détournement de fonds publics.

Dans l'affaire des ports de Menton, Mathieu Messina, ancien adjoint au maire et gérant de la Société publique locale (SPL) des ports, a été condamné ce vendredi par le tribunal correctionnel de Marseille à trois ans de prison ferme avec mandat de dépôt, la cour estimant qu'il existait un risque de fuite majeur. Il a été jugé coupable des délits reprochés et a reconnu les fait, mais le tribunal retient qu'il a détourné "des fonds considérables" (plus de 800.000 euros) et a "porté atteinte en tant qu'élu à la fonction politique". Il est également condamné à une amende de 400.000 euros compte tenu de l'enrichissement personnel, ainsi qu'à une peine d'inéligibilité de 10 ans.

Yves Juhel, de son côté, est relaxé pour détournement de fonds publics, mais le maire (LR) de Menton, âgé de 80 ans, a été reconnu coupable de complicité de détournement. "Vous aviez connaissance depuis plusieurs mois des factures impayées", a déclaré le ministère public. "Vous avez reconnu avoir touché des sommes en espèce de Mathieu Messina." Le tribunal retient qu'en tant que maire, Yves Juhel a placé Mathieu Mesina à la tête de la SPL, un homme "à la personnalité trouble alors que vous saviez qu'il était condamné et entretenait des liens étroits avec le milieu criminel en Corse", permettant ainsi le détournement de fonds. Le maire de Menton a été condamné à trois ans de prison dont deux avec sursis. La peine sera effectuée sous le régime du bracelet électronique à domicile. Il est également condamné à réparer le préjudice.

Les peines sont peu ou pro conformes aux réquisitions prononcées jeudi pour les deux principaux prévenus. Les cinq autres protagonistes de l'affaire ont tous été condamnés à des peines de prison avec sursis.

Un maire, un adjoint, ses proches et 800.000 euros détournés
Dans cette affaire qui empoisonne depuis trois ans la petite municipalité frontalière des Alpes-Maritimes, Mathieu Messina comparaissait depuis lundi au côté de son ex-mentor, le maire Yves Juhel, qui ne se représente pas aux municipales. Tous deux étaient poursuivis avec cinq autres personnes pour des détournements de fonds au détriment de la commune et de la SPL des ports de Menton.

Dans sa plaidoirie, Me Vincensini, qui défendait Yves Juhel, a chargé Mathieu Messina, "un escroc professionnel" qui "s'est goinfré", selon lui. L'avocat a insisté sur l'âge de son client, "un vieil élu de 80 ans" qui "n’est qu’un objet dans tout ça", avant de conclure : "Ils sont pas tous pourris, c’est pas vrai, M. Juhel c’est pas un pourri." De son côté, Me Caroline Canaletti, l’avocate de Mathieu Messina, a cherché à minimiser le rôle de son client, qui n’a, selon elle "pas pu agir tout seul si on ne lui avait pas permis un certain nombre de choses", le comparant à un gamin glouton : "C’est comme si quelqu’un avait mis un pot de nutella devant un enfant en lui disant, 'n’en mange pas'.". Elle avait appelé la cour à la clémence, indiquant que le personnage central de cette affaire avait "changé" et n’était plus aussi "désinvolte" et "arrogant" qu'avant.

L'affaire avait éclaté après plusieurs dénonciations au parquet de Nice, dont celle d'Éric Le Floch, directeur des services de la ville, à l'été 2023. L'enquête a été ensuite transmise à la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille, qui a renvoyé onze personnes devant le tribunal, en majorité des proches de Mathieu Messina.

Quatre des 11 personnes poursuivies avaient déjà été condamnées dans le cadre d'une comparution sur reconnaissance de culpabilité, sorte de plaider-coupable à la française.

Anne Jocteur Monrozier , Sébastien Germain

Source ICI Francebleu publié le 05 mars 2026

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Publié le : Jeudi 9 avril 2026 à 08:50

​Revue Presse Un chalutier agathois touché par un incendie au large de Sète : trois marins sauvés par la SNSM dont un hélitreuillé

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© Midi Libre

Midi Libre le 09/03/2026

Le canot de sauvetage de Sète s’est porté ce lundi 9 mars à midi au secours d’un chalutier agathois en flammes à dix milles au large. Trois marins ont été récupérés dans l’eau, dont l’un a été hélitreuillé.

Les bénévoles de la station de sauvetage de Sète sont partis ce lundi 9 mars à midi de toute urgence vers le large. Alertés par le Sémaphore et le CrossMed, les membres de la SNSM ont été sollicités pour se porter au secours du Aaron, un chalutier de pêche d’Agde qui était en flammes.

Des chalutiers en soutien

Le bateau était situé à 10 milles au large entre Sète et Agde. Selon nos informations d’autres chalutiers se sont déroutés pour porter assistance à l’équipage.

Une fois sur place, les sauveteurs se sont immédiatement portés au secours des marins qui avaient sauté à l’eau. L’un d’eux, en hypothermie et ayant inhalé des fumées de l’incendie, a été récupéré par le dragon 34 de la sécurité civile et hélitreuillé vers le centre hospitalier de Sète.

Trois marins sauvés dont un hélitreuillé

Les deux autres marins ont été hissés à bord du canot de la SNSM et pris en charge à bord après avoir, eux aussi inhalé des fumées.

Quant au bateau en proie aux flammes, il a entièrement brûlé. Il n’a pas pu être remorqué, il va inexorablement couler.

Pierre Malric


Publié le : Mardi 10 mars 2026 à 18:01

​Revue Presse La voile populaire est en danger : alerte sur la disparition programmée de la voile habitable

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Depuis des décennies, la voile habitable incarne une certaine idée de la liberté, du voyage et de l’aventure. Pourtant, aujourd’hui, ce rêve s’effrite sous le poids des coûts exorbitants. Plaisanciers, passionnés, familles, retraités… tous sont confrontés à une réalité implacable : les frais de gestion d’un voilier habitable deviennent inaccessibles. Entre les places de port, l’hivernage, le grutage et le carénage, la facture explose, mettant en péril l’avenir même de la voile populaire.

La voile habitable, un modèle en voie de disparition ?

Les coûts, premier frein à l’accès
En 2026, une place de port pour un voilier de 10 à 12 mètres coûte entre 3.000 € et 6.000 € par an, selon la localisation et la taille du bateau. Et je ne parle pas de bateaux de moins de 10 mètres, ou les tarifs ne sont pas beaucoup plus bas. À cela s’ajoutent les frais d’hivernage, de grutage et de carénage, qui peuvent atteindre 1.000 € supplémentaires pour une sortie annuelle. Les ports de Bretagne et de Normandie, où la saison est plus courte et les infrastructures parfois vétustes, ne sont pas épargnés par cette inflation.

Une démographie vieillissante et peu renouvelée
La moyenne d’âge des plaisanciers ne cesse d’augmenter. Les jeunes générations, confrontées à la précarité économique et à la hausse du coût de la vie, se détournent de la voile habitable. Les ports de plaisance, souvent gérés par des collectivités locales, peinent à s’adapter à cette nouvelle donne. Pourtant, sans relève, c’est tout un pan de l’économie locale qui risque de s’effondrer : emplois portuaires, commerces, écoles de voile, artisans.

À retenir : des chiffres qui alertent

2 000 € à 6 000 €/an : coût moyen d’une place de port pour un voilier de 10 à 12 mètres.
+1500 € à 3000 € : budget annuel pour le carénage et l’hivernage.
4 millions de plaisanciers réguliers en France, mais une moyenne d’âge en constante augmentation.
Seuls les voiliers de plus de 12 mètres voient leur nombre augmenter, signe d’un marché qui se recentre sur une clientèle aisée et sur la location.

Un cercle vicieux pour les ports et les plaisanciers

Les ports, pris à la gorge
Les gestionnaires de ports sont eux-mêmes sous pression : hausse des coûts de maintenance, réglementations environnementales, concurrence des marinas privées… Résultat, les tarifs des places de port grimpent, les listes d’attente s’allongent, et les petits budgets sont évincés. En Bretagne et en Normandie, où la location professionnelle ne peut pas toujours compenser la désertion des plaisanciers locaux, la situation est critique.

La location, une fausse solution ?
Certains misent sur la location pour maintenir l’activité. Mais cette solution ne convient pas à tous : elle exclut les passionnés de voile habitable, ceux qui veulent vivre à bord, partir en autonomie, ou simplement entretenir leur propre bateau. Sans compter que la location, souvent réservée aux plus gros budgets, ne résout pas le problème de fond : la voile populaire a besoin de places accessibles et de tarifs raisonnables.

Enfin, qui fait vivre ces ports, toute l’année? Déjà, on que la flotte de pêche est en baisse régulière, que deviendront les communes du littoral?

Que faire pour sauver la voile habitable ?


Des pistes pour inverser la tendance
Réviser les tarifs portuaires : instaurer des grilles progressives, Il faut que les propriétaires de voiliers de moins de 10 mètres aient encore accès aux ports
Encourager l’autogestion : confier la gestion de certaines zones portuaires aux clubs nautiques ou aux associations de plaisanciers, pour limiter les coûts et favoriser l’entraide.
Sensibiliser les collectivités : la voile habitable est un levier touristique et économique majeur. Sans plaisanciers, ce sont des emplois et des territoires entiers qui souffriront.

Conclusion : un appel à la mobilisation

La voile populaire n’est pas une lubie de nostalgiques, c’est un patrimoine vivant, un vecteur de lien social et un pilier de l’économie littorale. Pourtant, si rien ne change, elle risque de devenir un loisir réservé à une élite. Plaisanciers, élus, gestionnaires de ports… il est temps d’agir ensemble pour préserver l’accès à la mer pour tous.

Et vous, que seriez-vous prêt à sacrifier pour continuer à naviguer ? Le débat est ouvert.

Publié le 09 février 2026 par Ronan
Revue Mers et Bateaux


Publié le : Mardi 10 février 2026 à 08:15

​Revue Presse Lionel Roque poursuivra sa mission à quai

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Publié le : Vendredi 12 décembre 2025 à 10:58

​Revue Presse Macabre découverte au cap d’Agde : le corps d’un marin découvert dans le port, attaché à une corde

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© Michel Desnos

Midi Libre le 11/06/2025

Ce mercredi, en fin de matinée, le corps d’un homme originaire du Pérou a été découvert dans les eaux du port quai des Phéniciens. Le médecin du Smur a émis un obstacle médico-légal.

Il était aux alentours de 12 h 45, ce mercredi 11 juin 2025, quand l’alerte a été lancée. Le corps d’un homme flottait au niveau du 12 quai des Phéniciens au cap d’Agde à côté de son bateau. Après que le corps a été sorti de l’eau par les pompiers, le médecin du Smur a émis un obstacle médico-légal. Une enquête sera donc ouverte pour connaître les circonstances de ce drame.

Un marin originaire du Pérou Selon nos informations, la victime serait un homme d’une soixantaine d’années originaire du Pérou. Son corps était attaché à une corde quand il a été sorti de l’eau par les pompiers. La victime est un marginal connu pour son alcoolisme. Sur le ponton, beaucoup pensent qu’il est tombé seul à l’eau entre deux navires. L’enquête déterminera l’ensemble des circonstances de ce drame.

Jean-Pierre Amarger


Publié le : Jeudi 12 juin 2025 à 07:14

​Revue Presse Suspicion de détournement de 2 millions d'euros : une association de plaisanciers dépose plainte contre la gestion de ce port de Méditerranée

© MICHEL CLEMENTZ / MAXPPP

FR3 Occitanie publié le 30/05/2025

Après l'affaire de la voyante et les démêlés de Gilles d'Ettore avec la justice, y a-t-il un nouveau scandale ou de nouvelles révélations concernant la gestion de la ville d'Agde par l'ancien maire ? Une association de plaisanciers vient d'écrire au préfet de l'Hérault car elle suspecte un détournement de 2 millions d'euros dans la gestion des ports.

L'affaire n'est pas nouvelle, la Chambre régionale des comptes a déjà pointé "une gestion accablante" des ports d'Agde, sur la période 2017/2022, dans un rapport datant de septembre 2023.

Mais elle est relancée par une association d'une centaine de plaisanciers qui vient d'écrire au préfet pour l'alerter sur des irrégularités dans la gestion de la Sodeal, une société d'économie mixte qui gère les ports de la station balnéaire, au moment où la mairie d'Agde veut récupérer les pleins pouvoirs sur les 4 000 places ou anneaux du port.

Des plaintes contre la Sodeal

Le CPDCA, collectif des plaisanciers du Cap d'Agde, qui compte une centaine d'adhérents a déposé plusieurs plaintes.

L'association suspecte un détournement de deux millions d'euros des comptes de la Sodeal, utilisés à d'autres fins que l'entretien et le fonctionnement du port du Cap d'Agde.

Philippe Revilliod, ancien officier maritime, conseiller portuaire au Cap d'Agde et vice-président de ce collectif déclare sur ICI Hérault

L'État est propriétaire des ports en France et la gestion est confiée aux collectivités sans aucune contrepartie financière. Les fonds dégagés par les municipalités ne doivent pas être utilisés à d'autres fins que le fonctionnement et l'entretien des ports. Ce n'est pas le cas au Cap d'Agde.

Il rappelle aussi les conclusions du rapport de la Chambre régionale des comptes, datant de septembre 2023. Elles mettent en lumière des prises illégales d'intérêt, des opérations susceptibles de constituer des abus de bien sociaux et une absence de contrôle de la part de la ville et des actionnaires.

L'association des plaisanciers, elle, déplore l'état de vétusté important du port.

Des irrégularités depuis des années ?

Philippe Revilliod, qui précise ne pas habiter Agde et donc ne pas y voter, dénonce à nos confrères d'ICI Hérault :

"Que l'on soit clair, nous ne disons pas qu'il y a un enrichissement personnel. Mais une partie des recettes a été utilisée à d’autres fins que l’entretien du port. Ce qui est totalement illégal. L'argent des plaisanciers est détourné illégalement depuis de nombreuses années".

Et toujours selon le vice-président du collectif CPDCA, "rien n'a changé depuis l'arrivée du nouveau maire, Sébastien Frey, à la tête de la mairie", il y a un an.

Joint par France 3 Occitanie, le maire d'Agde fait une mise au point sur ce dossier.

"Les différents articles du contrat de concession rappellent le cadre de ces interventions, tant l'article 13 sur la nature des prestations d'exploitation, que l'article 26 sur le régime des travaux d'entretien maintenance et de réparation courante. Cela stipule clairement ce qui est du ressort du concessionnaire et les dispositions qui en sont exclues comme l'éclairage public qui reste une compétence du propriétaire, la Ville" explique un communiqué.

L'ensemble des dispositions du contrat ont été parfaitement respectées dans le cadre des travaux effectués sur l'entretien et la maintenance de ces deux quais (NDLR : quais Beaupré et Trinquette) rattachés au périmétre portuaire dont le concessionnaire Sodeal a la responsabilité. Il s'agissait, entre autre, de rénover les réseaux techniques.

L'avenir de la Sodeal...

L'association se préoccupe aussi du sort des 65 salariés de la Sodeal, si l'actuelle société d'économie mixte est "municipalisée" à partir de juin 2025. Elle envisage même un recours devant le tribunal administratif contre ce projet, le jugeant abusif et lui préférant la création d'un SPIC, un service public industriel et commercial.

Elle s'étonne enfin de cet effectif important qui pèsera à terme sur le budget municipal. 65 agents pour 4 000 anneaux à Agde contre, par exemple, 41 salariés pour 5 000 places à flot, à Port Camargue, deuxième port de plaisance d'Europe.

De son côté, Stéphane Hugonnet, ancien président de la Sodeal, a déposé plainte en juin 2024 pour diffamation.


Publié le : Samedi 31 mai 2025 à 11:43

​Revue Presse Suspicion de détournement de fond au port du Cap d’Agde, la gestion du maire pointée du doigt par des plaisanciers

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France Bleu publié le 29 mai 2025

Une association, comptant une centaine de plaisanciers, a écrit au préfet de l'Hérault après avoir déposé plusieurs plaintes. Elle suspecte un détournement de deux millions d'euros des comptes de la SODEAL, utilisés à d'autres fins que l'entretien et le fonctionnement du port du Cap d'Agde.

Des propriétaires de bateau de plaisance du Cap d'Agde suspectent un important détournement de fond dans la gestion du port. Le montant approche selon eux les deux millions d'euros rien que sur l'année écoulée.

Plusieurs plaintes ont été déposées par le CPDCA (collectif des plaisanciers du Cap d'Agde) qui compte une centaine d'adhérents. Dans un courrier en date du 26 mai 2025, que la radio ICI Hérault s'est procurée,  ils alertent cette fois le préfet de l'Hérault de sérieuses irrégularités alors que la ville s'apprête ce 1er juin 2025 à remunicipaliser la gestion des 4.000 anneaux que compte le port.

"L'État est propriétaire des ports en France et la gestion est confiée aux collectivités sans aucune contrepartie financière. Les fonds dégagés par les municipalités ne doivent pas être utilisés à d'autres fins que le fonctionnement et l'entretien des ports. Ce n'est pas le cas au Cap d'Agde" déplore Philippe Revilliod, ancien officier maritime, conseiller portuaire au Cap d'Agde et vice président de ce collectif.

Le prix de la place au port du Cap d'Agde 20% plus cher que dans les ports voisins

Le port du Cap d'Agde a été construit à la même période que Port Camargue et La Grande-Motte. Ils sont gérés l'un et l'autre en régie municipale, et pourtant le prix de l'emplacement, ce que l'on appelle un anneau, est 20% plus cher déplore l'association. À Agde le port était géré jusqu'à présent par une société d'économie mixte, la SODEAL, créée par l'ancien maire Régis Passerieux, le prédécesseur de Gilles d’Ettore.

" Il y a 10 ans, les emplacements de bateaux étaient approximativement les mêmes, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui" - Philippe Revilliod

Dans son rapport en septembre 2023, la Chambre régionale des comptes pointe du doigt une gestion accablante  sur la période 2017-2022, mettant en lumière des prises illégales d'intérêt, des opérations susceptibles de constituer des abus de bien sociaux et une absence de contrôle de la part de la ville et des actionnaires  rappellent les plaisanciers. Elle met aussi en avant l'état de vétusté important du port.

Sébastien Frey, l'actuel maire d'Agde, n'aurait donc pas tenu compte des préconisations, déplore l'association

La fin de mandat de Sébastien Frey, nommé il y a tout juste un an après la démission forcée de Gilles d'Ettore, pourrait s'avérer bien difficile pour l'élu, qui n'a pas encore annoncé s'il était candidat ou pas aux prochaines municipales. Plusieurs actions judiciaires sont en effet engagées.

"Je tiens à préciser que je n'habite pas à Agde, je ne vote pas Agde, j'y ai juste mon bateau depuis 40 ans", indique le vice-président de l'association. "Je n'ai rien contre M. Frey et son équipe, mais on ne peut pas accepter ces trop nombreuses d'irrégularités".

Spoliation des plaisanciers ?

"Que l'on soit clair, nous ne disons pas qu'il y a dans un enrichissement personnel. Mais une partie des recettes a été utilisée à d’autres fins que l’entretien du port. Ce qui est totalement illégal. L'argent des plaisanciers est détourné illégalement depuis de nombreuses années" dénonce Philippe Revilliod.

Jusqu’à il y a trois ans, la SODEAL s'occupait également de la gestion des camping municipaux. L'activité a été depuis confiée à la société Cottage Park, qui fait tout autant polémique dans la station balnéaire en raison de travaux réalisés en toute illégalité, notamment à la Tamarissiére. Dans son rapport, la Chambre relatait des faits graves concernant la gestion des campings municipaux et les conditions de transfert à cette société  la société par la SODEAL.

"Rien n’a changé depuis l'arrivée de M. Frey à la tête de la mairie" conclut Philippe Revilliod, qui est par ailleurs rédacteur en chef du site infocapagde

Le collectif dénonce par ailleurs la perception d'une redevance environnementale illégale pour financement d'une déchèterie anormalement à charge de la SODEAL malgré signalement CDPCA au maire du non respect de la loi. Article 13 de la CSP : cette prestation est inexistante.

Un effectif surdimensionné au port d’Agde, déplore l’association

Le collectif des plaisanciers du Cap d’Agde s'inquiète par ailleurs du poids que va peser le transfert de l'actuel effectif de la SODEAL : 65 salariés pour 4.000 anneaux, alors que Port Camargue en compte 41 pour 5.000 anneaux, soit 50 % de moins. "On a découvert récemment que M. Frey était devenu le président de la SODEAL pour la liquider. Ça veut dire que d'un côté il prend sa casquette de maire, il liquide la SODEAL qui a des casseroles au cul, pardonnez-moi l’expression !"

Les recours pourraient ne pas s'arrêter là. Le CPDCA finalise une plainte devant le tribunal administratif pour dénoncer les abus de cette remunicipalisation, et demander l'annuler la création de ce SPIC (service public industriel et commercial).

Dans leur courrier, les plaisanciers demandent au préfet de vérifier la légalité du processus engagé, de faire la lumière sur les responsabilités encourues et de prendre les mesures administratives ou contentieuses nécessaires pour faire respecter le droit sans quoi de nouvelles actions pourraient être réalisées.

Des propos diffamatoires -Sébastien Frey

Sébastien Frey, qui n'avait pas connaissance de courrier au préfet, dénonce les accusations portées et précise ne rien avoir à se reprocher dans sa gestion. Des propos diffamatoires précise la mairie dans un communiqué ".

"La SEM SODEAL est en charge de la concession des ports et du Centre Nautique du Cap d'Agde depuis son renouvellement en 2021.

L'association de plaisanciers animée par Monsieur REVILLOD, la CDPCA, estime que des investissements effectués par la SODEAL dans le cadre de sa concession, sont détournés du cadre légal de sa concession, notamment la rénovation des quais Beaupré et Trinquette.

Or différents articles du contrat de concession rappellent le cadre de ces interventions, tant l'article 13 sur la nature des prestations d'exploitation, que l'article 26 sur le régime des travaux d'entretien maintenance et de réparation courante. Cela stipule clairement ce qui est du ressort du concessionnaire et les dispositions qui en sont exclues comme l'éclairage public qui reste une compétence du propriétaire, la Ville.

L'ensemble de ces dispositions du contrat ont été parfaitement respectées dans le cadre des travaux effectués sur l'entretien et la maintenance de ces deux quais rattachés au périmètre portuaire dont le concessionnaire SODEAL a la responsabilité. Il s'agissait, entre autres, de rénover les réseaux techniques.

Une plainte en diffamation a été déposée en juin 2024 à ce sujet par l'ancien président de la SODEAL, Stéphane HUGONNET".

Stefane Pocher

Consulter l'article avec les interventions audio


Publié le : Samedi 31 mai 2025 à 07:50

​Revue Presse "Des éléments particulièrement préoccupants" : un collectif de plaisanciers du Cap d’Agde saisit le Préfet après la remunicipalisation de la gestion des ports

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MIDI LIBRE © MICHEL DESNOS

MidiLibre 13/05/2025

Le Collectif des plaisanciers du Cap d’Agde, qui n’en est pas à sa première bataille contre la municipalité, remet en cause la légalité d’une délibération du conseil municipal d’Agde.

Il est désormais acté et voté d’ailleurs que la ville d’Agde va reprendre en régie municipale la gestion des ports du Cap d’Agde. Une responsabilité qui incombait depuis de longues années à la Sodéal, société d’économie mixte qui disparaîtra dans quelques mois, bien qu’une échéance précise soit difficile à déterminer, tant les détails administratifs et comptables sont nombreux dans cette affaire.

Vers une baisse des tarifs ?

Si quelques soubresauts ont agité le personnel de la société ces derniers mois, concernant notamment leur statut et la gouvernance, David Masella, directeur actuel de la Sodeal, devrait selon toute vraisemblance poursuivre sa mission à la tête du futur service municipal dédié à la gestion des ports, ce changement, sauf modification des tarifs évidemment, y compris à la baisse, possibilité évoquée par le maire et tout récent président de la Sodéal Sébastien Frey en octobre dernier, ne devrait guère perturber la vie des plaisanciers.

Mais certains d’entre eux, réunis sous la bannière du Collectif des plaisanciers du Cap d’Agde, association présidée par Évelyne Portier, ont décidé de saisir le Préfet pour "irrégularités dans la création du nouveau gestionnaire." Le CDPCA, qui n’en est pas à sa première bataille contre la municipalité, souhaite que le Préfet de l’Hérault "examine en urgence la légalité de la délibération n°10 du conseil municipal d’Agde du 12 mars 2025, portant création d’un Service public industriel et commercial (Spic) pour la gestion des ports du Cap d’Agde."

Les municipales se passeront aussi sur l’eau !

Le collectif relève "des éléments particulièrement préoccupants" selon lui : "l’absence de consultation préalable du conseil portuaire, en violation du Code de transports, le maintien des responsables de la Sodéal, des clauses de confidentialité disproportionnées qui portent atteinte au droit d’accès des citoyens à l’information publique, ainsi que le défaut de mécanisme de contrôle et de transparence dans les statuts du Spic." Le CDPCA qui conclut : "la gestion des ports du Cap d’Agde ne peut se permettre un simple changement de façade. L’éthique, la transparence et la légalité doivent redevenir les piliers de l’action publique." Vous l’aurez compris, la campagne des élections municipales se passera aussi sur l’eau !

Olivier Raynaud


Publié le : Mardi 13 mai 2025 à 09:32

​Revue Presse L’affaire d’Ettore (1/3) : La numérologue ou comment "la voyante a vu une faille chez le maire"

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L’affaire d’Ettore (1/3), un podcast original de Midi libre : La numérologue ou comment "la voyante a vu une faille chez le maire". Midi Libre - Philippe Dalgues

Midi Libre 21/03/2025

Le 21 mars 2024, le maire d’Agde était placé en détention provisoire après sa mise en examen. Dans "l’affaire d’Ettore", podcast en trois épisodes, Jean-Pierre Amarger, journaliste à Midi Libre, revient sur ce dossier tentaculaire impliquant une voyante, des promoteurs immobiliers et un total de 17 personnes mises en examen.

Quand, le 21 mars 2024, Gilles d’Ettore, le maire d’Agde, élu depuis 2001, est placé en détention provisoire dans le cadre d’une affaire de soupçons d’escroquerie en bande organisée, détournements de fonds par personne dépositaire de l’autorité publique, prises illégales d’intérêts, corruption passive, c’est une chape de plomb qui s’abat sur la cité balnéaire qu’il dirige depuis des années.

Apporter des regards différents sur l’affaire de Gilles d'Ettore, le maire d’Agde et de la voyante. C’est ce que tentent de faire des témoins qui ont croisé l’édile déchu. Dans ce premier épisode de l’affaire d’Ettore, podcast en trois épisodes, Julie Aubert, une numérologue, explique son comportement. "La voyante a vu une faille chez le maire", explique-t-elle à Jean-Pierre Amarger, journaliste à Midi Libre à Béziers qui a suivi de près l’affaire Gille d’Ettore.

Enquête du journaliste du Midi Libre Pierre Amarger auprès de Julie Aubert, numérologue


Publié le : Samedi 22 mars 2025 à 11:22

​Revue Presse Affaire Gilles d'Ettore (2/2) : des témoignages qui apportent un autre regard sur le dossier de l’ancien maire d’Agde et de sa voyante

Midi Libre 21/03/2025
 
Apporter des regards différents sur l’affaire de Gilles d'Ettore, le maire d’Agde et de la voyante. C’est ce que tentent de faire quatre témoins qui ont croisé l’édile déchu. Ainsi, Julie Aubert, une numérologue, explique son comportement, Fabrice Mur, opposant politique historique de Gilles d'Ettore commente la situation locale et enfin un détenu et un surveillant de prison, du Gasquinoy, où Gilles d'Ettore a passé trois mois, rapportent le comportement de l’élu derrière les barreaux.

Il y a un an, éclatait une affaire rocambolesque qui a précipité Gilles d'Ettore, le maire d’Agde en détention provisoire. Depuis quatre ans, l’édile consultait une voyante a qui il a accordé des largesses grâce à des financements provenant de grandes entreprises locales. Lui et sa voyante, Sophia Martinez ont été incarcérés, puis remis en liberté sous contrôle judiciaire, trois mois plus tard. Ils n’ont plus le droit de revenir dans l’Hérault depuis. La voyante aurait utilisé des subterfuges pour tromper l’élu. Il l’aurait découvert lors de sa garde à vue en découvrant les dons de ventriloquie de Sophia via une vidéo que lui ont présentée les policiers. Depuis la mise en examen de Gilles d'Ettore et de Sophia Martinez, 17 personnes ont été mises en examen, des dizaines d’autres ont été entendues. Et ce n’est pas terminé.

Julie Aubert : "La voyante a vu une faille chez le maire"

Julie Aubert est numérologue à Pézenas. Elle a fait parler les chiffres pour faire le portrait et retracer la vie de Gilles d’Ettore. Elle évoque aussi le travail des voyantes, de Sophia Martinez, et la différence avec la numérologie.

"Quand un consultant vient nous voir, il cherche des réponses à ses questions. Il veut se connaître, se comprendre. Nous, les numérologues, sommes là pour leur donner des indications en fonction des chiffres que nous tirons, de leur date de naissance et de leur nom. La numérologie est une science et nous allons alors travailler sur une trentaine de chiffres. Une voyante, elle, peut influencer, diriger, guider vers des chemins de traverse qui sont parfois tortueux. Nous, nous conseillons et nous analysons. Je peux le dire avec certitude, Gilles d’Ettore est un amoureux de la vie, de sa ville et des femmes. Ça n’est un secret pour personne, mais nous le retrouvons dans les chiffres et les cartes."
En se basant sur les chiffres et les cartes tirées, Julie Aubert l’assure : "La voyante a vu une faille chez le maire d’Agde et l’a exploitée. Mais il est encore temps pour une introspection, une analyse des faits pour revenir sur le droit chemin."

Témoignages anonymes : "En prison, d’Ettore jouait la solidarité"

Surveillants de prison et détenus entendent rester discrets sur les trois mois qu’ils ont partagé avec l’ancien maire d’Agde, au Gasquinoy à Béziers. Patrick, un ex-détenu, l’assure : "Il n’avait pas la grosse tête. Il discutait avec tout le monde depuis la cour de promenade alors qu’il n’était en contact physique avec personne. Il a aidé du monde. Vraiment. Il a été généreux en partageant ce qu’il avait avec d’autres qui n’avaient rien. Il a vraiment fait jouer la solidarité comme on ne l’imagine pas. Je suis Agathois et j’espère vraiment qu’il redeviendra maire, il a fait pour nous, mais aussi pour notre ville et nous n’oublierons pas."

Un surveillant de détention va dans le même sens : "C’était une personnalité que nous devions protéger. Mais rapidement nous avons compris qu’il n’y aurait pas de problème. Il était fort face aux détenus qui lui parlaient depuis leur cellule. Il a accepté d’apporter de l’aide comme il le pouvait. C’est vraiment à souligner. C’était un détenu respectueux et à l’écoute. Je ne dirais pas que sa détention a été facile. Je n’étais pas dans sa tête, mais en tout cas, en public, il ne montrait rien. Une fois dans la solitude de sa cellule, ce devait être autre chose."

Fabrice Mur : "Il n’est plus là mais son système perdure"

Fabrice Mur est l’opposant historique de Gilles d’Ettore en politique. Retiré des affaires, il garde toujours un œil avisé sur sa ville. Les événements d’il y a un an l’ont marqué et surpris, comme tous les Agathois : "Je n’imaginais pas qu’il puisse tomber pour une telle affaire. Une voyante, c’est rocambolesque. Nous avons imaginé tous les scénarios, mais pas celui-là. Mais je ne suis pas de ceux qui se réjouissent du malheur des autres. J’ai perdu devant Gilles d’Ettore car il n’est jamais aussi bon que dans une campagne politique. J’ai aimé combattre face à lui et je le respecte pour cela et même s’il n’a pas été tendre avec moi ou son opposition de l’époque."

Fabrice Mur se souvient de conseils municipaux difficiles, houleux. "Nous étions traités comme des moins que rien. D’Ettore, c’était un despote à sa façon. Il faisait passer ses idées comme le fait la majorité actuelle. Rien n’a changé depuis son départ. C’est son premier adjoint qui mène sa politique. Un premier adjoint qui a plus d’expérience que lui en politique puisqu’il était adjoint à la culture sous Régis Passérieux et qu’il est toujours là aujourd’hui. D’Ettore n’est plus là, mais son système perdure toujours."

Jean-Pierre Amarger


Publié le : Vendredi 21 mars 2025 à 14:52

​Revue Presse Affaire Gilles d'Ettore (1/2) : un an après, l’instruction du dossier du maire d’Agde et sa voyante se poursuit… sans "voix"

Midi Libre 21/03/2025

Le 21 mars 2024, le maire d’Agde était placé en détention provisoire après sa mise en examen. Depuis, dans ce dossier tentaculaire impliquant une voyante, elle aussi placée sous écrou, des promoteurs immobiliers… 17 personnes ont été mises en examen, des dizaines ont été entendues. On fait le point.

Quand, le 21 mars 2024, Gilles d’Ettore, le maire d’Agde, élu depuis 2001, est placé en détention provisoire dans le cadre d’une affaire de soupçons d’escroquerie en bande organisée, détournements de fonds par personne dépositaire de l’autorité publique, prises illégales d’intérêts, corruption passive, c’est une chape de plomb qui s’abat sur la cité balnéaire qu’il dirige depuis des années.

Quand, dans la foulée, les médias dévoilent que le maire aurait été influencé dans ses choix par une voyante, Sophia Martinez, dans le but d’offrir à cette dernière de nombreuses largesses (financement d’une véranda, d’un mariage…) c’est pire que tout.

Gilles d'Ettore trois mois en détention provisoire

La ville d’Agde devient la risée. Partout, on ironise sur la chute du maire qui écoutait “La voix” supposée être celle de son père mais qui était en fait celle de la voyante douée en ventriloquie. Le maire n’aurait découvert qu’en garde à vue la supercherie… L’homme politique, tout comme la voyante, vont rester trois mois en détention provisoire avant de pouvoir sortir de prison et quitter l’Hérault sous contrôle judiciaire.

Depuis un an, la pression médiatique est retombée, mais le travail des enquêteurs et de deux magistrats instructeurs avance. Lentement, mais sûrement, le dossier s’épaissit. Au mois de janvier 2025, pas moins de 17 personnes avaient été mises en examen dans le cadre de ce dossier, selon le parquet de Béziers. Des dizaines d’autres ont été entendues par les magistrats et les enquêteurs.

Sophia Martinez vit dans l’Aveyron

Aujourd’hui, Sophia Martinez, qui avait été exilée à Strasbourg, a pu se rapprocher de sa famille et vit désormais dans l’Aveyron. Gilles d’Ettore, lui, est toujours dans le Périgord où il vit chez un ami. Dans l’attente d’une décision de justice qui allégerait son contrôle judiciaire et lui permettrait de revenir dans l’Hérault. Pour l’heure ses proches, tout comme ceux de Sophia Martinez, se refusent à toute prise de parole.

À Agde, si le début de l’affaire avait froissé les habitants, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Une grande majorité se moque de ce qui est arrivé. Beaucoup avancent même un retour probable de Gilles d’Ettore en politique, à un an des municipales. Les procédures, elles, devraient se poursuivre plusieurs mois encore.

Tout savoir sur l’affaire Gilles d'Ettore

Sébastien Frey, l’ancien premier adjoint, est devenu maire d’Agde le 7 juin 2024. À un an des prochaines élections municipales, il se retrouve chahuté, voire bousculé par son opposition. Dans la cité agathoise, les rumeurs vont bon train : on avance des théories selon lesquelles, l’ancien maire agirait, en sous-main, pour faire battre son dauphin.

Rumeur ou pas, certains, sous couvert l’anonymat, craignent que l’équipe municipale en place ne soit pas en capacité de freiner les ardeurs du Rassemblement national. Un élu de la majorité raconte : "Gilles savait faire. Il avait la force, le réseau pour éteindre toutes les velléités de l’extrême droite. C’était un combattant, un vrai politique. Je ne suis pas certains que nous y arriverons…"

Jean-Pierre Amarger


Publié le : Vendredi 21 mars 2025 à 14:49

​Revue Presse Le maire d’Agde Sébastien Frey pointe "le comportement mélenchonesque" de Thierry Nadal

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Sébastien Frey n’a que très peu apprécié le comportement de certains élus d’opposition la semaine dernière
MIDI LIBRE - MICHEL DESNOS

Midi Libre 18/03/2025

Dans un communiqué de presse adressé à la rédaction de Midi Libre mardi 18 mars, le maire Sébastien Frey revient sur les dernières tensions politiques avec l’opposition et clôt la séquence d’un conseil municipal qui aura décidément beaucoup fait parler.

"Le déroulement du dernier conseil municipal est venu confirmer la volonté évidente de l’opposition de procéder à une forme de pourrissement de la vie politique locale", estime Sébastien Frey. "Diffusion de fausses informations, polémiques déconnectées de toutes réalités, accusations diffamatoires, attaques personnelles, manœuvres ayant pour but de ralentir les débats, mises en scène visant à se victimiser, l’opposition use de toutes les manipulations pour dégrader le débat public sans se préoccuper le moins du monde de l’intérêt des Agathois."

Dans son viseur, Thierry Nadal, candidat du groupe "100 % Agde" : "Monsieur Nadal, plus que tout autre, s’est fait l’incarnation de ce choix de la médiocrité, de la mauvaise foi et de la fausse bonne conscience. Son ego et la joie mauvaise qui l’anime depuis un an le poussent à tous les débordements, que ce soit en conseil municipal ou dans les médias. Mû par une avidité revancharde qui lui fait perdre tout sens de la mesure, son comportement “mélenchonesque” ternit notre démocratie locale."

Le maire d’Agde dénonce "une dérive"

Maire d’Agde depuis le mois de juin dernier, Sébastien Frey prévient : "je ne me laisserai pas entraîner dans cette dérive qui est aux antipodes de ma conception de la politique. L’équipe municipale, qui œuvre quotidiennement au service des Agathois, plus que jamais unie par cette même volonté d’agir, restera à distance de ce débordement qui déshonore leurs auteurs et contribue à salir notre cité. Tous les projets que nous mettons en œuvre sont conformes aux engagements que chacun des élus de la majorité a pris devant les Agathois en 2020 et qui ont été validés par le suffrage universel. Monsieur Nadal oublie qu’ils ont été, lui et son absence de projet, repoussés clairement par les électeurs. On ne fait pas de politique sans projet. On ne fait pas de politique sans conviction. On ne fait pas de politique sans générosité et sans humilité. J’ai lors du dernier conseil municipal laissé le débat se prolonger durant 4 heures et 30 minutes, répondant inlassablement aux mêmes questions, pour la plupart déconnectées des enjeux qui nous concernent tous. Je tiens à saluer l’administration qui à mes côtés œuvre avec abnégation et compétence pour assurer une bonne tenue des échanges et répondre elle aussi inlassablement aux questions faussement techniques dont elle est abreuvée. Non Monsieur Nadal, pour reprendre votre expression, le diable n’est pas dans les détails. Il est dans votre tête et dans votre incapacité à vous élever à la hauteur des aspirations de nos concitoyens"

Olivier raynaud


Publié le : Mardi 18 mars 2025 à 18:01

​Revue Presse Vote du budget au conseil municipal d’Agde : Thierry Nadal parle d’un "tournant politique", Fabienne Varesano dénonce "de pitoyables esquives"

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© MIDI LIBRE - MICHEL DESNOS

Midi Libre 17/03/2025

La séance du mercredi 12 mars a duré plus de 4 h 30, ce qui n’est pas fréquent à Agde. Deux élus d’opposition reviennent, dans des communiqués adressés à la presse, sur cette drôle de soirée.

Suite au conseil municipal du mercredi 12 mars, au cours duquel le budget 2025 a été adopté, le candidat du groupe “100 % Agde”, Thierry Nadal, a tenu à revenir sur cet épisode politique : "La presse locale a eu raison de parler d’un conseil municipal sans précédent", estime-t-il. "Sans précédent par sa longueur : 4 h 35 ! Sans précédent car à guichets fermés. Sans précédent parce qu’il suit une annulation des débats (le 26 février dernier, NDLR) lorsque la propre majorité du maire l’avait lâché trois heures avant le début des dernières délibérations. Alors certes, ce conseil municipal a été laborieux. D’abord parce qu’il concernait le vote du budget, une discussion technique dans laquelle le diable se cache souvent dans les détails de centaines de pages chiffrées. Et le diable était bien présent, relevé point par point par Thierry Nadal et son équipe, face à un maire en souffrance qui se défaussait lâchement sur ses directeurs administratifs. Il fallait en passer par là, car ce budget illustrait l’amoncellement de duperie, de fausseté, d’erreurs volontaires. Devinez qui va payer la facture ? Nous pensons que ce psychodrame du budget constitue un tournant politique, actant la faiblesse du maire en place. »

Nadal veut "gérer en bon père de famille"

Le médecin agathois estime que lui et son équipe ont "le devoir de préparer l’avenir. Il est temps de se concentrer sur des projets concrets pour les familles : le bien-être, la sécurité, l’emploi, le logement, la voirie, l’éclairage, l’équipement de la police municipale ou des clubs de sports, et pas cette passerelle inutile sur l’Hérault ! Il est temps de mettre en place les actions concrètes, qui protégeront des aléas leurs proches et les biens des Agathois. Il est temps de gérer avec bon sens et en bon père de famille, plutôt qu’en héritier flambeur, une ville qui a tant d’atouts. Nous le devons aux Agathois qui nous suivent, de plus en plus nombreux, jusqu’aux marches de la mairie"

Une "stratégie d’évitement" selon Fabienne Varesano

Conseillère municipale du Rassemblement national, Fabienne Varesano revient elle aussi sur ce conseil municipal, "qui a offert une parfaite illustration de théâtre démocratique où l’éloquence creuse a remplacé la substance", estime-t-elle. "Pourtant face à des interrogations techniques et documentées, l’opposition s’est heurtée à une stratégie d’évitement systématique, à des affirmations manifestement fausses, à des promesses de réponses futures masquant mal l’incompétence ou encore à des procédures entachées d’irrégularités juridiques flagrantes. Ces pitoyables esquives ne font illusion pour personne", assène-t-elle, avant d’ajouter : "concernant le budget, le spectacle fut consternant : ni le maire ni ses adjoints n’ont su répondre avec précision à la moindre question chiffrée. Ont-ils seulement lu le document qu’ils nous demandaient de voter ? "

Olivier Raynaud


Publié le : Mardi 18 mars 2025 à 11:19