Rafales : 17 nds
Température mer :

Mathieu Mesina et Yves Juhel dans les locaux de la mairie de Menton en 2021
© Maxppp - Cyril DODERGNY
Le tribunal correctionnel de Marseille a condamné ce vendredi Yves Juhel, maire de Menton (Alpes-Maritimes) à trois ans de prison, dont deux avec sursis, et son ancien adjoint Mathieu Messina, à trois ans ferme avec mandat de dépôt dans une affaire de détournement de fonds publics.
Dans l'affaire des ports de Menton, Mathieu Messina, ancien adjoint au maire et gérant de la Société publique locale (SPL) des ports, a été condamné ce vendredi par le tribunal correctionnel de Marseille à trois ans de prison ferme avec mandat de dépôt, la cour estimant qu'il existait un risque de fuite majeur. Il a été jugé coupable des délits reprochés et a reconnu les fait, mais le tribunal retient qu'il a détourné "des fonds considérables" (plus de 800.000 euros) et a "porté atteinte en tant qu'élu à la fonction politique". Il est également condamné à une amende de 400.000 euros compte tenu de l'enrichissement personnel, ainsi qu'à une peine d'inéligibilité de 10 ans.
Yves Juhel, de son côté, est relaxé pour détournement de fonds publics, mais le maire (LR) de Menton, âgé de 80 ans, a été reconnu coupable de complicité de détournement. "Vous aviez connaissance depuis plusieurs mois des factures impayées", a déclaré le ministère public. "Vous avez reconnu avoir touché des sommes en espèce de Mathieu Messina." Le tribunal retient qu'en tant que maire, Yves Juhel a placé Mathieu Mesina à la tête de la SPL, un homme "à la personnalité trouble alors que vous saviez qu'il était condamné et entretenait des liens étroits avec le milieu criminel en Corse", permettant ainsi le détournement de fonds. Le maire de Menton a été condamné à trois ans de prison dont deux avec sursis. La peine sera effectuée sous le régime du bracelet électronique à domicile. Il est également condamné à réparer le préjudice.
Les peines sont peu ou pro conformes aux réquisitions prononcées jeudi pour les deux principaux prévenus. Les cinq autres protagonistes de l'affaire ont tous été condamnés à des peines de prison avec sursis.
Un maire, un adjoint, ses proches et 800.000 euros détournés
Dans cette affaire qui empoisonne depuis trois ans la petite municipalité frontalière des Alpes-Maritimes, Mathieu Messina comparaissait depuis lundi au côté de son ex-mentor, le maire Yves Juhel, qui ne se représente pas aux municipales. Tous deux étaient poursuivis avec cinq autres personnes pour des détournements de fonds au détriment de la commune et de la SPL des ports de Menton.
Dans sa plaidoirie, Me Vincensini, qui défendait Yves Juhel, a chargé Mathieu Messina, "un escroc professionnel" qui "s'est goinfré", selon lui. L'avocat a insisté sur l'âge de son client, "un vieil élu de 80 ans" qui "n’est qu’un objet dans tout ça", avant de conclure : "Ils sont pas tous pourris, c’est pas vrai, M. Juhel c’est pas un pourri." De son côté, Me Caroline Canaletti, l’avocate de Mathieu Messina, a cherché à minimiser le rôle de son client, qui n’a, selon elle "pas pu agir tout seul si on ne lui avait pas permis un certain nombre de choses", le comparant à un gamin glouton : "C’est comme si quelqu’un avait mis un pot de nutella devant un enfant en lui disant, 'n’en mange pas'.". Elle avait appelé la cour à la clémence, indiquant que le personnage central de cette affaire avait "changé" et n’était plus aussi "désinvolte" et "arrogant" qu'avant.
L'affaire avait éclaté après plusieurs dénonciations au parquet de Nice, dont celle d'Éric Le Floch, directeur des services de la ville, à l'été 2023. L'enquête a été ensuite transmise à la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille, qui a renvoyé onze personnes devant le tribunal, en majorité des proches de Mathieu Messina.
Quatre des 11 personnes poursuivies avaient déjà été condamnées dans le cadre d'une comparution sur reconnaissance de culpabilité, sorte de plaider-coupable à la française.
Anne Jocteur Monrozier , Sébastien Germain
Source ICI Francebleu publié le 05 mars 2026
Publié le : Jeudi 9 avril 2026 à 08:50

© BD
Vendredi 06 mars 2026, le maire de Menton, Yves Juhel (LR), a été condamné en première instance par la justice à une peine de trois ans de prison, dont un an ferme. Le tribunal a également prononcé à son encontre une peine de dix ans d’inéligibilité.
Les faits retenus concernent des infractions graves : détournement de fonds publics et blanchiment. Cette décision, susceptible d’appel, marque néanmoins une étape importante dans la reconnaissance par la justice de manquements aux obligations fondamentales liées à l’exercice de responsabilités publiques.
Au-delà du cas individuel, cette condamnation rappelle avec force les principes essentiels qui doivent guider l’action publique : transparence, rigueur dans la gestion des fonds, et responsabilité vis-à-vis des citoyens.
Dans le domaine portuaire comme ailleurs, ces exigences prennent une dimension particulière. Les budgets liés aux ports de plaisance, à leur gestion et à leurs investissements, concernent directement les usagers, notamment les plaisanciers qui contribuent financièrement à leur fonctionnement.
Pour les plaisanciers du Cap d’Agde et d’ailleurs, cette affaire souligne l’importance d’une vigilance constante quant à l’utilisation des ressources publiques. La gestion des ports, qu’elle soit assurée en délégation ou en régie, doit répondre à des standards élevés de probité et de traçabilité.
Les usagers ont toute légitimité à demander des comptes sur les décisions prises, les investissements réalisés et l’affectation des budgets portuaires.
Dans un contexte où la gestion portuaire évolue, notamment avec des changements récents dans l’organisation et la gouvernance des ports, cette décision judiciaire résonne particulièrement.
Elle rappelle que la confiance entre les gestionnaires publics et les usagers repose avant tout sur une gestion exemplaire et transparente.
Publié le : Mardi 7 avril 2026 à 18:09

Sodeal liquidée au 31/12/2025 © Infocapagde
L’élection du nouveau maire d’Agde marque une véritable rupture et suscite de l’espoir chez les plaisanciers.
Au-delà des étiquettes politiques, c’est surtout la fin d’un entre-soi qui semble s’être exprimé.
Depuis trop longtemps, une partie de la population avait le sentiment d’un fonctionnement en vase clos, de décisions prises au sein d’un cercle restreint. Or, Agde est une ville dont la richesse repose aussi sur sa diversité, sur ces habitants venus d’ailleurs qui composent aujourd’hui une large majorité qui a fini par rejeter des pratiques de clan devenues insupportables.
L’arrivée d’un maire venu de Sète, qui fait le choix de s’investir à Agde malgré le confort d’un mandat de député, mérite d’être respectée. Plus jeune, il porte l’espoir d’une vision nouvelle.
Mais c’est sur les actes qu’il sera attendu.
La gestion des ports, aujourd’hui largement critiquée, devra être profondément revue. Le port est le poumon économique de la station : il exige transparence, rigueur et compétence et les plaisanciers jugeront sur pièces.
La rupture est annoncée, elle doit maintenant se concrétiser avant les décisions de justice.
Une rencontre est d’ailleurs prévue très prochainement, première étape attendue pour engager ce dialogue.
Philippe Revilliod
Conseiller portuaire
Publié le : Dimanche 29 mars 2026 à 12:16

L’élection d’un nouveau maire ouvre une lueur d’espoir pour les plaisanciers du Cap d’Agde.
La SODEAL, épinglée par la Cour Régionale des Comptes, a été liquidée dans la précipitation, sans que la mairie ne tienne compte des contentieux ni du passif. Le SPIC, lui, reste sous instruction judiciaire, avec de nombreuses irrégularités suspectées.
Après 25 ans à se limiter à de simples comptes rendus avant chaque réunion, le Conseil portuaire pourrait-il enfin jouer son rôle de conseil et de contrôle ? Les plaisanciers attendent des réponses.
Qui sera reconduit ? Le Conseil d’exploitation des ports sera-t-il revu ? Ces choix détermineront l’avenir des ports et la confiance des usagers.
Le Collectif des Plaisanciers du Cap d’Agde, longtemps ignoré, persévérera plus que jamais pour défendre les intérêts des plaisanciers et veiller à ce que le nouveau maire rompe avec les pratiques du passé.
Les plaisanciers observent, attentifs. L’heure n’est plus aux promesses : il est temps de montrer que la gestion des ports peut enfin être transparente, équitable et tournée vers l’avenir.
Philippe Revilliod
Conseiller portuaire
Publié le : Lundi 23 mars 2026 à 13:56

Qui pilote réellement la gestion de nos ports aujourd’hui ?
Des acteurs guidés par une vision à long terme, par l’intérêt des plaisanciers et du territoire… ou par une nécessité plus terre-à-terre, celle de préserver un revenu, un poste, une position ?
Peut-on sérieusement ignorer le fait que certains intervenants gravitent depuis toujours dans des fonctions financées par l’argent public, sans jamais avoir exercé ailleurs ?
Dans ce contexte, leurs décisions sont-elles toujours dictées par des convictions… ou parfois par la nécessité de rester en place ?
Lorsque la gestion portuaire devient un enjeu politique, peut-on garantir que les choix opérés, investissements, tarifs, priorités, répondent uniquement à l’intérêt général ?
Ou faut-il se demander si certaines orientations ne servent pas d’abord à maintenir un système, des équipes, des équilibres… voire des carrières ?
Les plaisanciers, eux, attendent de la transparence et de l’efficacité. Mais peuvent-ils avoir pleinement confiance lorsque ceux qui décident dépendent entièrement de la continuité du système qu’ils sont censés gérer ou réformer ?
Dans notre ville, où la gestion des ports est au cœur des enjeux économiques et locaux, la question mérite d’être posée sans détour, assistera-t-on à une gouvernance tournée vers l’avenir… ou à une mécanique où l’essentiel sera de durer ?
Peut-on parler d’indépendance de décision lorsque l’existence professionnelle dépend directement des choix politiques en cours ?
Et dans ce cas, qui osera vraiment remettre en cause ce qui devrait l’être ?
Enfin, une interrogation simple, mais essentielle : la gestion de nos ports sera-t-elle pensée pour les usagers… ou pour ceux qui en vivent ?
Un système en place depuis plus de 25 ans vient de tomber dimanche dernier. Une page s'est tournée, mais pour aller vers quoi ?
Le nouveau maire saura-t-il rompre avec les pratiques du passé ou les reconduira-t-il sous une autre forme ?
Pour l’heure, c’est une inconnue… qu’il faudra rapidement lever.
Publié le : Mercredi 18 mars 2026 à 10:22

Le premier tour des municipales à Agde a été sans appel : Sébastien Frey, maire sortant, termine troisième, devancé par Aurélien Lopez-Liguori (38,44 %) et Thierry Nadal (21,33 %).
Même une alliance de Nadal avec Frey ne suffirait pas à le sauver.
Depuis son élection, Frey a entretenu des relations particulièrement tendues avec l’opposition municipale, notamment avec le groupe conduit par Nadal.
Un rapprochement entre ces deux camps apparaît aujourd’hui peu crédible.
Le paysage politique agathois semble se transformer profondément.
Le 10 mars 2026, Frey a signé une lettre de mission avec la société AUGEFi pour la mission comptable 2025-2027 du SPIC portuaire, un système déjà contesté devant la justice par le CDPCA et un conseiller portuaire.
Le CDPCA a annoncé qu’il solliciterait rapidement une réunion avec le futur maire pour examiner la situation et envisager l’avenir de la gestion portuaire.
A quelques jours du second tour, un retrait éventuel de la liste Frey pourrait offrir aux électeurs le choix entre Lopez-Liguori et Nadal.
L’issue resterait incertaine, mais pour que ce scénario se concrétise, il faudra un peu de courage politique et des décisions claires.
Agde pourrait ainsi s’acheminer vers un changement de cap inédit.
Publié le : Lundi 16 mars 2026 à 13:29
Le CDPCA suit de près la situation de la SODEAL, société qui gérait jusqu’à récemment les ports du Cap d’Agde et certaines activités nautiques.
Nous avons constaté que :
Le CDPCA rappelle que le transfert des activités portuaires à la commune doit se faire dans le respect des règles de transparence et de gestion du patrimoine public.
Nous continuerons à surveiller la liquidation de la SEM et à demander l’accès aux comptes et informations financières pour garantir une gestion claire et responsable des ports.
Les plaisanciers et usagers peuvent compter sur le CDPCA pour suivre cette transition et protéger les intérêts de tous.
Rejoignez nous car nous agissons


Publié le : Samedi 14 mars 2026 à 10:17
De nombreux plaisanciers, notamment des berges de l’Hérault non concernés par le CLUPP, nous ont fait part de leur incompréhension et de leurs questions sur la gestion des ports.
Pour apporter transparence et information, j'ai demandé l’inscription à l’ordre du jour de la prochaine réunion de points essentiels : situation de la SODEAL, rapport de mission sur la remunicipalisation et le SPIC, périmètre et budget M4, et accès aux adresses des plaisanciers sous contrat avec le SPIC afin de pouvoir vous contacter indépendamment que par l'intermédiaire du site Infocapagde.
Philippe Revilliod
Conseiller Portuaire

Publié le : Mercredi 11 mars 2026 à 11:14

Depuis plus de vingt cinq ans, le site Infocapagde informe bénévolement les plaisanciers sur la vie et la gestion des ports du Cap d’Agde. Cette démarche a toujours eu un seul objectif : permettre aux usagers d’être informés et de participer au débat sur la gestion de leur port.
A la suite de la publication, en mars 2024, d’un article soulevant des interrogations sur certains aspects de la gestion portuaire, une procédure judiciaire pour diffamation publique a été engagée. Dans ce cadre, j’ai récemment reçu un avis préalable à une éventuelle mise en examen émanant du tribunal judiciaire de Paris.
Conformément à la procédure prévue par la loi sur la liberté de la presse, j’ai adressé au juge d’instruction des observations écrites afin d’exposer le contexte dans lequel cet article avait été publié. Celui-ci s’inscrivait dans un débat public local portant sur la gestion d’un service public portuaire et reposait sur des documents et des éléments accessibles.
J’aborde naturellement cette démarche avec sérénité et avec une totale confiance dans la justice pour examiner les faits et le contexte dans lequel ils s’inscrivent.
Cette situation met cependant en lumière une réalité peu connue : les représentants des usagers au conseil portuaire, élus pour défendre les intérêts des plaisanciers, ne bénéficient d’aucune protection juridique particulière pour faire face aux procédures ou aux frais importants qui peuvent en découler.
Pourtant, le rôle d’un représentant d’usagers est aussi d’alerter, de questionner et de contribuer à la transparence sur la gestion d’un service public qui concerne directement les plaisanciers.
Dans ce contexte, les nombreux messages de soutien reçus de plaisanciers et de lecteurs d’Infocapagde sont particulièrement appréciés et rappellent l’importance d’une information indépendante sur la vie du port.
Infocapagde continuera, comme il le fait depuis 2001, à informer les usagers avec sérieux et indépendance sur les sujets qui concernent la vie du port.
Philippe Revilliod
Conseiller portuaire élu représentant des plaisanciers
Publié le : Samedi 7 mars 2026 à 08:59
Dans un souci de transparence vis-à-vis des plaisanciers que nous représentons, le CDPCA a adressé au Maire d’Agde, en sa qualité de Président de la SODEAL, une demande officielle tendant à l’examen du retrait de la plainte en diffamation déposée le 21 juin 2024 à l’encontre de notre Conseiller portuaire.
Cette démarche ne constitue ni une polémique ni une mise en cause personnelle. Elle s’inscrit dans le contexte institutionnel nouveau issu de la remunicipalisation de la gestion des ports et vise exclusivement à favoriser un climat d’apaisement et de dialogue dans l’intérêt général des usagers.
La lettre adressée est reproduite ci-après dans son intégralité.

Publié le : Samedi 28 février 2026 à 15:55

A la suite du rapport publié fin 2023 par la Chambre régionale des comptes sur la gestion de la SEM SODEAL, la commune d’Agde a mis fin au contrat de délégation de service public qui liait la commune à cette société.
Depuis le 1er juin 2025, la gestion des ports est assurée en régie municipale dans le cadre d’un service public industriel et commercial (SPIC). Ces éléments constituent des faits administratifs établis et vérifiables.
Le présent article ne vise aucune personne. Il expose des questions juridiques et budgétaires qui concernent l’organisation et le financement du service portuaire.
Le SPIC communal inclut les berges de l’Hérault, qui relèvent pour partie de la compétence de Voies navigables de France.
La question juridique posée est la suivante :
Le périmètre retenu correspond-il exclusivement à l’activité portuaire telle que définie par les textes applicables aux services publics industriels et commerciaux ?
Il s’agit d’un débat d’interprétation juridique susceptible, si nécessaire, d’un contrôle par le juge administratif.
Des travaux de remise en état de quais situés au centre du Cap d’Agde, pour un montant évoqué publiquement d’environ deux millions d’euros, ont été imputés au budget portuaire sous l’ancienne gestion, puis repris dans le budget du SPIC communal.
Ces quais sont accessibles au public, utilisés pour la promenade et contribuent à l’attractivité touristique générale. Il a été indiqué en Conseil portuaire que les travaux du quai de la Trirème seraient également imputés au budget M4 du port.
Ces faits sont tirés de documents publics et de débats officiels.
La question juridique et budgétaire qui se pose est :
Un budget annexe portuaire peut-il financer des équipements dont l’usage n’est pas exclusivement lié au service public portuaire ?
Cette formulation ne présume aucune irrégularité, elle pose simplement un débat sur l’application du principe de spécialité budgétaire et de l’équilibre entre contribuables et usagers.
Le Code des transports prévoit la consultation du Conseil portuaire sur l’organisation, le fonctionnement et les orientations du port.
Certaines décisions ont été adoptées en Conseil municipal sans qu’une consultation préalable formelle du Conseil portuaire ne soit documentée dans les procès-verbaux accessibles au public.
La question qui se pose est :
La procédure suivie satisfait-elle pleinement aux exigences légales de consultation du Conseil portuaire ?
Encore une fois, il s’agit d’une interprétation juridique, non d’une accusation.
Des signalements ont été adressés aux services de l’État afin que soit exercé le contrôle de légalité des décisions portuaires.
A ce jour, aucune réponse explicite n’a été communiquée.
Des recours ont donc été introduits devant le tribunal administratif afin que ces actes fassent l’objet d’un examen juridictionnel. Ces démarches concernent des actes administratifs et non des personnes.
La commune a refusé d’accorder la protection fonctionnelle au conseiller portuaire élu représentant les plaisanciers, au motif qu’il ne relèverait ni du statut d’agent public ni de celui d’élu local.
Cette décision fera l’objet d’un recours auprès du Préfet de l’Hérault.
La question juridique posée est :
Un conseiller portuaire exerçant une mission prévue par le Code des transports peut-il bénéficier d’un dispositif de protection lorsqu’il agit dans l’intérêt collectif des usagers ?
Cette formulation reste factuelle et juridique, sans porter d’accusation.
Tous les éléments évoqués reposent exclusivement sur des documents publics, des délibérations et des débats en Conseil portuaire.
Les questions ouvertes sont les suivantes :
Les décisions relatives au port sont-elles prises dans des conditions assurant pleinement la consultation des représentants des plaisanciers ?
Les règles de spécialité budgétaire et d’équité entre contribuables et usagers sont-elles respectées dans les imputations des budgets ?
Informer et poser ces questions relève d’un débat public sur la gouvernance, et peut, si nécessaire, être soumis à l’arbitrage du juge administratif.
Philippe Revilliod
Conseiller portuaire élu représentant des plaisanciers
Publié le : Mercredi 25 février 2026 à 16:46
Le site Infocapagde, média associatif bénévole informant depuis 2001 les plaisanciers des ports du Cap d’Agde, souhaite porter à votre connaissance l’élément suivant.
Le rédacteur en chef du site, également conseiller portuaire élu représentant des plaisanciers, a reçu par lettre recommandée un avis préalable à une éventuelle mise en examen en matière de diffamation publique, émis par le Tribunal judiciaire de Paris en date du 19 février 2026 qui fait suite au dépôt d'une plainte avec constitution de partie civile reçu au greffe du doyen des juges d'instruction le 21 juin 2024 par la Sodeal.
Cet avis s’inscrit dans le cadre d’une procédure judiciaire engagée à la suite d’un article publié en 2024. A ce stade, il ne s’agit pas d’une mise en examen définitive mais d’une étape procédurale prévue par la Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.
La procédure suit son cours conformément aux règles applicables. Le site continuera à informer ses lecteurs avec le souci de la responsabilité et du respect du cadre légal.
En cas de mise en examen, Infocapagde devra faire face à des frais qu’il ne peut assumer seul.
Pour continuer à vous informer depuis plus de 25 ans, avec sérieux et sans conflit d’intérêt, votre soutien par un don serait précieux.
Philippe Revilliod
Responsable du site Infocapagde
Conseiller Portuaire élu représentant des plaisanciers
Publié le : Vendredi 20 février 2026 à 17:20

Le camping-car incarne toujours une liberté accessible : on achète son véhicule, on circule, on trouve des aires d’accueil dans toute la France. Les collectivités ont compris l’intérêt touristique et économique de cette pratique.
La voile habitable, elle, subit l’effet inverse.
Résultat : la voile populaire, celle des familles, des retraités, des passionnés de longue date, est progressivement écartée au profit d’une plaisance plus élitiste.
Pourtant, comme le camping-car, la petite et moyenne plaisance fait vivre les commerces locaux, les chantiers, les shipchandlers, les restaurants et toute l’économie littorale.
Si rien ne change, la mer deviendra un espace réservé à quelques-uns.
Préserver la voile populaire, ce n’est pas défendre un privilège, c’est défendre l’accès à la mer pour tous.
Philippe Revilliod
Conseiller Portuaire élu représentant des plaisanciers
Publié le : Mercredi 11 février 2026 à 14:29

Depuis des décennies, la voile habitable incarne une certaine idée de la liberté, du voyage et de l’aventure. Pourtant, aujourd’hui, ce rêve s’effrite sous le poids des coûts exorbitants. Plaisanciers, passionnés, familles, retraités… tous sont confrontés à une réalité implacable : les frais de gestion d’un voilier habitable deviennent inaccessibles. Entre les places de port, l’hivernage, le grutage et le carénage, la facture explose, mettant en péril l’avenir même de la voile populaire.
Les coûts, premier frein à l’accès
En 2026, une place de port pour un voilier de 10 à 12 mètres coûte entre 3.000 € et 6.000 € par an, selon la localisation et la taille du bateau. Et je ne parle pas de bateaux de moins de 10 mètres, ou les tarifs ne sont pas beaucoup plus bas. À cela s’ajoutent les frais d’hivernage, de grutage et de carénage, qui peuvent atteindre 1.000 € supplémentaires pour une sortie annuelle. Les ports de Bretagne et de Normandie, où la saison est plus courte et les infrastructures parfois vétustes, ne sont pas épargnés par cette inflation.
Une démographie vieillissante et peu renouvelée
La moyenne d’âge des plaisanciers ne cesse d’augmenter. Les jeunes générations, confrontées à la précarité économique et à la hausse du coût de la vie, se détournent de la voile habitable. Les ports de plaisance, souvent gérés par des collectivités locales, peinent à s’adapter à cette nouvelle donne. Pourtant, sans relève, c’est tout un pan de l’économie locale qui risque de s’effondrer : emplois portuaires, commerces, écoles de voile, artisans.
2 000 € à 6 000 €/an : coût moyen d’une place de port pour un voilier de 10 à 12 mètres.
+1500 € à 3000 € : budget annuel pour le carénage et l’hivernage.
4 millions de plaisanciers réguliers en France, mais une moyenne d’âge en constante augmentation.
Seuls les voiliers de plus de 12 mètres voient leur nombre augmenter, signe d’un marché qui se recentre sur une clientèle aisée et sur la location.
Les ports, pris à la gorge
Les gestionnaires de ports sont eux-mêmes sous pression : hausse des coûts de maintenance, réglementations environnementales, concurrence des marinas privées… Résultat, les tarifs des places de port grimpent, les listes d’attente s’allongent, et les petits budgets sont évincés. En Bretagne et en Normandie, où la location professionnelle ne peut pas toujours compenser la désertion des plaisanciers locaux, la situation est critique.
La location, une fausse solution ?
Certains misent sur la location pour maintenir l’activité. Mais cette solution ne convient pas à tous : elle exclut les passionnés de voile habitable, ceux qui veulent vivre à bord, partir en autonomie, ou simplement entretenir leur propre bateau. Sans compter que la location, souvent réservée aux plus gros budgets, ne résout pas le problème de fond : la voile populaire a besoin de places accessibles et de tarifs raisonnables.
Enfin, qui fait vivre ces ports, toute l’année? Déjà, on que la flotte de pêche est en baisse régulière, que deviendront les communes du littoral?
Des pistes pour inverser la tendance
Réviser les tarifs portuaires : instaurer des grilles progressives, Il faut que les propriétaires de voiliers de moins de 10 mètres aient encore accès aux ports
Encourager l’autogestion : confier la gestion de certaines zones portuaires aux clubs nautiques ou aux associations de plaisanciers, pour limiter les coûts et favoriser l’entraide.
Sensibiliser les collectivités : la voile habitable est un levier touristique et économique majeur. Sans plaisanciers, ce sont des emplois et des territoires entiers qui souffriront.
La voile populaire n’est pas une lubie de nostalgiques, c’est un patrimoine vivant, un vecteur de lien social et un pilier de l’économie littorale. Pourtant, si rien ne change, elle risque de devenir un loisir réservé à une élite. Plaisanciers, élus, gestionnaires de ports… il est temps d’agir ensemble pour préserver l’accès à la mer pour tous.
Et vous, que seriez-vous prêt à sacrifier pour continuer à naviguer ? Le débat est ouvert.
Publié le 09 février 2026 par Ronan
Revue Mers et Bateaux
Publié le : Mardi 10 février 2026 à 08:15
La Rédaction souhaite informer ses lecteurs qu’une plainte en diffamation aurait été déposée par la SODEAL visant un article publié sur notre site.
L’article concerné est intitulé : « Suspicion de détournement de 2 millions d’euros HT à la SODEAL », publié le 24 mars 2024.
Lire l'article
A noter que, dans le cadre de la préparation de cet article, la rédaction d’Infocapagde avait sollicité le directeur du port, qui n’avait pas donné suite à cette demande.
Par ailleurs, la SODEAL n’avait pas exercé son droit de réponse, conformément aux règles en vigueur.
Cet article s’inscrivait dans un contexte précis et documenté.
A la fin de l’année 2023, la Chambre régionale des comptes (CRC) avait en effet attiré l’attention de la SODEAL sur la nature de certains travaux à réaliser sur des quais à vocation essentiellement touristique, situés au cœur du Cap d’Agde.
La CRC avait alors expressément indiqué que ces travaux n’avaient pas vocation à être financés par le budget portuaire, mais qu’ils relevaient de la responsabilité financière de la municipalité.
C’est dans ce cadre, et au regard des éléments portés à la connaissance du public, qu’Infocapagde avait estimé légitime de s’interroger sur l’imputation de près de 2 millions d’euros HT de travaux au budget du port, supporté majoritairement par les plaisanciers.
L’article mis en cause ne formulait aucune accusation définitive, mais faisait état de suspicions, en s’appuyant sur :
Ces éléments relèvent du droit à l’information et du débat d’intérêt général, dès lors qu’ils concernent l’utilisation de fonds publics et l’équilibre financier d’un service payé par les usagers.
Il est par ailleurs rappelé que ces suspicions de détournement de fonds publics ont fait l’objet, le 27 mars 2024, d’un signalement auprès du Procureur de la République de Béziers par votre Conseiller portuaire Philippe Revilliod, Référence plainte 24 102 000 108, indépendamment de toute procédure engagée par les dirigeants de la SODEAL.
Les faits évoqués relèvent désormais de l’appréciation de l’autorité judiciaire, seule compétente pour en déterminer la portée et les responsabilités éventuelles.
On peut légitimement s’interroger : pourquoi viser un média associatif de plaisanciers, plutôt que les magistrats de la CRC qui ont établi les observations à l’origine de l’article ?
Informer sur un rapport public, poser des questions sur l’usage des fonds publics et sur leur imputation budgétaire relève du débat d’intérêt général et ne constitue pas à priori une diffamation.
Infocapagde réaffirme son attachement :
Le média reste naturellement à la disposition de la justice pour fournir tout élément utile à la manifestation de la vérité et continuera à informer ses lecteurs en toute indépendance, dans le respect du droit et de l’intérêt général.

Nota : cette prise en charge concernerait la défense de M. Hugonnet dans une procédure devant la Chambre du contentieux de la Cour des comptes, liée à ses fonctions de PDG de la Sodeal.
La Caisse des Dépôts et Consignations-Banque des Territoires était représentée par Mme Lucie VIDAL en visioconférence.
Philippe Revilliod
Responsable du site Infocapagde
Conseiller Portuaire élu représentant des plaisanciers
Nota : les sources de cet article proviennent de la Direction de la Police Judiciaire
Publié le : Mercredi 4 février 2026 à 09:24