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Responsable : Philippe Revilliod, Conseiller portuaire représentant les plaisanciers depuis 2023

Le 19 mai 2026 s’est tenue, devant la chambre du contentieux de la Cour des comptes, une audience publique relative à l’affaire n°59 concernant la gestion de la SODEAL.
Cette procédure fait suite aux constats relevés dans le rapport de la Chambre régionale des comptes portant sur la gestion de la SEM entre 2017 et 2022, publié le 13 septembre 2023.
Pour mémoire, lorsque les juridictions financières estiment que certains faits relevés lors de leurs contrôles sont susceptibles de justifier des poursuites, ceux-ci peuvent être transmis au procureur général près la Cour des comptes, avec les suites judiciaires prévues par les textes.
L’ouverture d’une procédure contentieuse devant la Cour des comptes témoigne donc de la gravité des faits examinés et de la volonté des magistrats financiers d’en apprécier les responsabilités éventuelles dans un cadre juridictionnel.
Les plaisanciers suivent naturellement cette affaire avec une attention particulière, compte tenu des enjeux concernant la gestion des ports, l’utilisation des fonds et les décisions prises au cours de la période examinée.
Il convient toutefois de souligner un point important : dans le cadre de cette instruction, les trois représentants élus des plaisanciers au Conseil portuaire n’ont pas été entendus, alors même qu’ils siègent précisément pour représenter les usagers et qu’ils ont été directement confrontés, durant plusieurs années, aux conséquences concrètes des choix de gestion aujourd’hui examinés.
Cette absence d’audition ne permet donc pas que soit portée à la connaissance de la juridiction l’expérience vécue par les usagers du port, ni les nombreuses interrogations exprimées au fil des années par les représentants des plaisanciers sur certains dossiers et certaines décisions.
Les plaisanciers resteront attentifs aux suites de cette procédure ainsi qu’à la publication de la décision qui sera rendue par la juridiction financière.
Philippe Revilliod
Conseiller Portuaire
Publié le : Mercredi 20 mai 2026 à 09:01

© Stéphane Hugonnet Président Sodeal 2015/2025
Les révélations successives de la Chambre régionale des comptes, puis l’ouverture de procédures devant la chambre du contentieux de la Cour des comptes, confirment aujourd’hui ce que de nombreux plaisanciers dénoncent depuis des années : la gestion des ports et des équipements nautiques a été profondément défaillante et opaque.
Pendant trop longtemps, les recettes importantes générées par le port de plaisance du Cap d’Agde n’ont pas été correctement réinvesties dans l’entretien et la sécurité des infrastructures. Les rapports officiels ont confirmé des choix de gestion contestables, des carences graves en matière d’investissement, ainsi que des dysfonctionnements organisationnels majeurs. Le résultat est connu de tous : des équipements vieillissants, parfois dangereux, alors même que les moyens financiers existaient.
L’ouverture de la procédure devant la Cour des comptes, ainsi que les plaintes déposées auprès du procureur de la République de Béziers, marquent une étape importante : ce dossier n’est plus seulement technique ou administratif, il devient pleinement judiciaire. Et ce n’est probablement que le début d’un processus qui devra établir les responsabilités et faire toute la lumière sur des années de gestion contestée.
Mais rien n’est acquis. Les plaisanciers doivent rester vigilants et unis. Les enjeux sont désormais clairs : sécurité des installations, transparence de la gestion, respect des investissements portuaires et défense des intérêts des usagers.
Dans cette perspective, le CDPCA demeure un outil collectif essentiel. Son action repose sur l’engagement des plaisanciers eux-mêmes. Plus il sera fort, plus la voix des usagers sera entendue face aux décisions qui engagent l’avenir du port.
Il est aujourd’hui indispensable que chaque plaisancier prenne conscience de l’importance de cette mobilisation et rejoigne le CDPCA.
C’est par l’unité, la vigilance et la participation active que les plaisanciers pourront garantir une gestion enfin transparente, rigoureuse et conforme à l’intérêt général du port du Cap d’Agde.
L'ancien Pdg de la Sodeal Stephane Hugonnet comparaitra le mardi 19 mai 2026 devant la chambre du contentieux de la Cour des comptes à Paris
Publié le : Lundi 11 mai 2026 à 11:56

Port de plaisance du littoral © Cocoparisienne
La Sodeal, société chargée de gérer le deuxième port de plaisance méditerranéen et les campings municipaux d'Agde, comparaît le mardi 19 mai devant la chambre du contentieux de la Cour des comptes. Un rapport publié en 2023 avait mis au jour une gestion désastreuse d'un équipement pourtant rentable.
C'est un paradoxe que peu de villes du littoral méditerranéen peuvent se vanter d'avoir produit. Le port de plaisance du Cap d'Agde, 2e port méditerranéen avec plus de 4 000 anneaux, affichait un taux d'occupation proche de 100 %. Ses quais, eux, menaçaient de s'effondrer. Pendant des années, la Société d'aménagement d'Agde et du littoral, la Sodeal, a encaissé les recettes sans financer les travaux que lui imposait pourtant son contrat de délégation de service public. Le résultat : des pontons vétustes, un quai d'accueil décrit par les magistrats financiers comme "en limite de ruine", et des problèmes de sécurité sur des infrastructures ouvertes au public.
Le 19 mai prochain, à 9h30, la chambre du contentieux de la Cour des comptes tient audience sur cette affaire. Jeudi 23 avril, la Chambre régionale des comptes d'Occitanie l'avait confirmé lors de son point de rentrée, sans pouvoir en dire davantage. "Ce qu'on défère est dans le rapport, mais les faits précis transmis au procureur, ça je ne peux pas vous en parler", s'était bornée à préciser la présidente de section Isabelle Houvenaghel.
Le rapport publié par la Chambre régionale des comptes en septembre 2023 est le document de référence pour comprendre ce qui sera jugé le 19 mai. Il porte sur les exercices 2017 à 2022 et dresse un tableau accablant. La Sodeal, société d'économie mixte dont la ville et l'agglomération d'Agde détenaient ensemble environ 80 % du capital, gérait sous délégation de service public le port de plaisance du Cap d'Agde et les campings municipaux de la commune. Elle avait l'obligation contractuelle d'investir et d'entretenir les équipements. Elle ne l'a pas fait.
Les recettes portuaires, importantes, ont servi à compenser les déficits des autres activités de la société, campings et centre nautique, au lieu d'être réinjectées dans les infrastructures. Le Collectif des plaisanciers du Cap d'Agde dénonçait cette pratique depuis des années, sans être entendu. Le rapport des magistrats financiers leur a finalement donné raison, en ajoutant un constat chiffré redoutable : les 20 millions d'euros d'investissements imposés par la nouvelle concession, auxquels s'ajoutaient des travaux de sécurisation urgents, faisaient peser sur l'avenir financier de la structure une menace que sa gestion passée rendait très difficile à tenir.
Si la situation portuaire était grave, celle des campings municipaux relevait d'une autre catégorie. La Chambre régionale des comptes a relevé que la Sodeal n'avait pourvu, pendant quatre saisons consécutives, "ni le poste de directeur des campings ni celui de chargé du marketing". Le camping de la Tamarissière, pourtant situé dans un secteur très prisé entouré d'établissements privés dynamiques, affichait la fréquentation la plus faible du coin. Il était en pratique piloté par les agents techniques et d'entretien présents sur site.
L'issue a été brutale : la concession a été résiliée au 1er mai 2021, cinq ans avant son terme. Une décision qui marque à elle seule l'étendue de la défaillance. Ni les élus actionnaires ni les instances de direction n'avaient semblé s'en alarmer à temps : selon le rapport, les représentants des collectivités actionnaires n'ont produit aucun rapport d'information aux assemblées délibérantes de la commune et de l'agglomération, une irrégularité qui a durablement opacifié la gestion de la société.
Au-delà des défaillances opérationnelles, la Chambre régionale des comptes avait pointé des pratiques de rémunération jugées "problématiques". Le directeur administratif et financier avait bénéficié de conditions d'emploi "avantageuses tant lors de son recrutement que lors de son activité puis de son départ, au détriment des intérêts de la société Sodéal". Les conditions d'attribution des primes et les modalités d'augmentation du directeur et de certains cadres ont été expressément mentionnées par la présidente de section lors du point de rentrée du 23 avril comme "faisant partie des éléments transmis dans le cadre du déféré".
Ce sont donc des personnes physiques, et non une structure désormais dissoute, qui comparaîtront le 19 mai. Et c'est là le cœur du dispositif judiciaire dans lequel s'inscrit cette audience. La chambre du contentieux de la Cour des comptes, créée au 1er janvier 2023, juge "les gestionnaires publics à titre individuel pour des fautes graves ayant causé un préjudice financier significatif". Elle peut prononcer des amendes pouvant aller jusqu'à six mois de traitement brut. La dissolution de la Sodeal, actée à l'automne 2024 après l'élection du maire Sébastien Frey, qui avait annoncé "la remunicipalisation des ports" en reconnaissant avoir pris connaissance du rapport des magistrats, n'efface donc rien sur le plan judiciaire.
Officiellement, le chapitre Sodeal est clos depuis le 1er juin 2025, date à laquelle la gestion des ports est passée en régie municipale directe. Mais la transition a été loin de se dérouler sans accrocs. En février 2025, les 65 salariés de la Sodeal avaient cessé le travail et manifesté devant la mairie d'Agde, dénonçant un manque de garanties sur leur maintien en poste et l'absence de document officiel attestant du maintien de leurs conditions de travail.
Quant au Collectif des plaisanciers du Cap d'Agde, il a saisi le contrôle de légalité de la préfecture de l'Hérault pour faire invalider la délibération municipale et exiger le respect des procédures, en particulier la consultation du Conseil portuaire, qui aurait été court-circuité tout au long du processus. Le collectif alertait par ailleurs le préfet sur le fait que les fonds dégagés par les ports ne devaient pas être utilisés à d'autres fins que leur fonctionnement et leur entretien, ce qui n'aurait pas été le cas.
Les doutes portent aussi sur la viabilité du nouveau modèle. Le budget portuaire 2025, voté par la municipalité, prévoit d'équilibrer les comptes grâce à un nouvel emprunt de 0,47 million d'euros, tout en n'investissant que 0,9 million d'euros, une enveloppe jugée largement insuffisante au regard des 20 millions d'euros de travaux identifiés depuis des années comme nécessaires. Le Collectif des plaisanciers note par ailleurs une disproportion frappante : 65 salariés pour 4 000 anneaux au Cap d'Agde, quand Port Camargue en compte 41 pour 5 000 anneaux. En creux, c'est la même question qui revient : qui surveille le surveillant ? La Chambre régionale des comptes d'Occitanie, qui a annoncé un agenda chargé jusqu'à l'automne 2026, n'a pas dit son dernier mot sur Agde. Une prochaine affaire est peut-être déjà en dans les cartons.
Le rapport de la Chambre régionale des comptes d'Occitanie sur la Sodeal, publié le 29 septembre 2023, est consultable sur le site de la Cour des comptes (ccomptes.fr).
par Louise Brahiti
Publié le 11 mai 2026 sur Hérault Tribune
Publié le : Lundi 11 mai 2026 à 11:09

© Infocapagde
Ce simulateur pédagogique, développé par Infocapagde, a pour objectif de rendre accessibles les bases de la navigation à la voile de manière simple, visuelle et interactive.
En jouant uniquement sur deux paramètres essentiels, le cap du bateau et le réglage de la bôme, l’utilisateur peut comprendre concrètement comment un voilier se déplace par rapport au vent. Le vent est volontairement fixé à 10 nds au chargement pour faciliter la lecture et permettre de se concentrer sur les notions fondamentales : les allures, l’efficacité du réglage de la voile et leur impact direct sur la vitesse. Vous pouvez modifier de 0 à 20 nds la force du vent qui souffle du Nord.
Le calcul de vitesse est basé par défaut sur un voilier de croisière lourd, représentant un bateau stable mais moins performant au près et en accélération.
Vous pouvez modifier ce comportement grâce à l’interrupteur pour basculer vers un voilier rapide, plus performant, plus réactif et optimisé pour la vitesse et les angles de navigation.
Chaque action se traduit immédiatement à l’écran :
Ce simulateur privilégie une approche pédagogique claire plutôt qu’un modèle physique complexe. Il permet ainsi aux plaisanciers, débutants comme confirmés, de mieux comprendre les principes essentiels sans entrer dans des calculs techniques.
Un outil simple, concret et efficace pour visualiser ce qui, sur l’eau, demande souvent du temps à appréhender.
Publié le : Vendredi 1 mai 2026 à 20:02

© Visuel Mairie Agde
Le projet de passerelle estimé à environ 8,5 millions d’euros continue de susciter des discussions à Agde, en raison de contraintes financières évoquées qui pourraient limiter toute évolution ou remise en cause du projet.
Selon la nouvelle municipalité, un désistement ou une modification importante pourrait entraîner des coûts élevés, rendant la situation difficilement réversible.
Cette évolution pourrait soulever des questions au regard de certaines préconisations de la Chambre régionale des comptes (CRC) et des principes de fonctionnement d’un Service Public Industriel et Commercial (SPIC), notamment en matière d’équilibre financier.
Des démarches juridiques ou contentieuses seraient par ailleurs évoquées localement par certains acteurs, sans qu’elles soient à ce jour stabilisées.
Sans conclusion définitive, plusieurs hypothèses sont évoquées pour expliquer ces situations, comme une anticipation financière imparfaite ou une sous-évaluation de certains coûts et risques.
L’entretien insuffisant de certaines infrastructures portuaires a été relevé dans plusieurs observations, notamment par la Chambre régionale des comptes.
Les besoins de remise en état sont importants et posent la question de leur financement et de leur répartition.
Certains éléments évoquent également des transferts financiers passés au sein de la gestion locale, ce qui alimente des interrogations sur l’équilibre global des comptes.
Ces différents éléments appellent des clarifications sur les engagements passés et sur les marges de manœuvre actuelles, dans un contexte où les enjeux financiers et portuaires restent particulièrement sensibles.
Publié le : Mercredi 29 avril 2026 à 16:56
Le conseil municipal du 22 avril 2026 se distingue par une avancée en matière de transparence, avec sa retransmission en direct sur Facebook, marquant une rupture avec les pratiques passées.
Plusieurs décisions concernent directement les ports. La commune a désigné ses représentants à l’Association des Communes Maritimes d’Occitanie ainsi que les membres du conseil d’exploitation des ports, incluant des élus et des personnalités qualifiées.
A noter l’absence du CDPCA, la seule association de défense des plaisanciers, ce qui interroge sur la représentativité des usagers.
Le projet CAP’EAU PROPRE vise à réduire de 70 à 80 % les pollutions issues des eaux de carénage, avec un investissement de 810 000 € HT.
Toutefois, ces travaux sur la zone technique peuvent surprendre au regard de la réhabilitation réalisée il y a un an, ce qui soulève la question de la cohérence et de la planification des investissements portuaires.
Concernant la SODEAL, le processus de dissolution engagé fin 2025 se poursuit, avec la désignation des représentants de la Ville.
Une subvention de 2 000 € a également été attribuée à la SNSM.
Enfin, la séance a été marquée par l’absence totale de questions de l’opposition, laissant ces sujets sans véritable débat.
Publié le : Vendredi 24 avril 2026 à 20:21

Mathieu Mesina et Yves Juhel dans les locaux de la mairie de Menton en 2021
© Maxppp - Cyril DODERGNY
Le tribunal correctionnel de Marseille a condamné ce vendredi Yves Juhel, maire de Menton (Alpes-Maritimes) à trois ans de prison, dont deux avec sursis, et son ancien adjoint Mathieu Messina, à trois ans ferme avec mandat de dépôt dans une affaire de détournement de fonds publics.
Dans l'affaire des ports de Menton, Mathieu Messina, ancien adjoint au maire et gérant de la Société publique locale (SPL) des ports, a été condamné ce vendredi par le tribunal correctionnel de Marseille à trois ans de prison ferme avec mandat de dépôt, la cour estimant qu'il existait un risque de fuite majeur. Il a été jugé coupable des délits reprochés et a reconnu les fait, mais le tribunal retient qu'il a détourné "des fonds considérables" (plus de 800.000 euros) et a "porté atteinte en tant qu'élu à la fonction politique". Il est également condamné à une amende de 400.000 euros compte tenu de l'enrichissement personnel, ainsi qu'à une peine d'inéligibilité de 10 ans.
Yves Juhel, de son côté, est relaxé pour détournement de fonds publics, mais le maire (LR) de Menton, âgé de 80 ans, a été reconnu coupable de complicité de détournement. "Vous aviez connaissance depuis plusieurs mois des factures impayées", a déclaré le ministère public. "Vous avez reconnu avoir touché des sommes en espèce de Mathieu Messina." Le tribunal retient qu'en tant que maire, Yves Juhel a placé Mathieu Mesina à la tête de la SPL, un homme "à la personnalité trouble alors que vous saviez qu'il était condamné et entretenait des liens étroits avec le milieu criminel en Corse", permettant ainsi le détournement de fonds. Le maire de Menton a été condamné à trois ans de prison dont deux avec sursis. La peine sera effectuée sous le régime du bracelet électronique à domicile. Il est également condamné à réparer le préjudice.
Les peines sont peu ou pro conformes aux réquisitions prononcées jeudi pour les deux principaux prévenus. Les cinq autres protagonistes de l'affaire ont tous été condamnés à des peines de prison avec sursis.
Un maire, un adjoint, ses proches et 800.000 euros détournés
Dans cette affaire qui empoisonne depuis trois ans la petite municipalité frontalière des Alpes-Maritimes, Mathieu Messina comparaissait depuis lundi au côté de son ex-mentor, le maire Yves Juhel, qui ne se représente pas aux municipales. Tous deux étaient poursuivis avec cinq autres personnes pour des détournements de fonds au détriment de la commune et de la SPL des ports de Menton.
Dans sa plaidoirie, Me Vincensini, qui défendait Yves Juhel, a chargé Mathieu Messina, "un escroc professionnel" qui "s'est goinfré", selon lui. L'avocat a insisté sur l'âge de son client, "un vieil élu de 80 ans" qui "n’est qu’un objet dans tout ça", avant de conclure : "Ils sont pas tous pourris, c’est pas vrai, M. Juhel c’est pas un pourri." De son côté, Me Caroline Canaletti, l’avocate de Mathieu Messina, a cherché à minimiser le rôle de son client, qui n’a, selon elle "pas pu agir tout seul si on ne lui avait pas permis un certain nombre de choses", le comparant à un gamin glouton : "C’est comme si quelqu’un avait mis un pot de nutella devant un enfant en lui disant, 'n’en mange pas'.". Elle avait appelé la cour à la clémence, indiquant que le personnage central de cette affaire avait "changé" et n’était plus aussi "désinvolte" et "arrogant" qu'avant.
L'affaire avait éclaté après plusieurs dénonciations au parquet de Nice, dont celle d'Éric Le Floch, directeur des services de la ville, à l'été 2023. L'enquête a été ensuite transmise à la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille, qui a renvoyé onze personnes devant le tribunal, en majorité des proches de Mathieu Messina.
Quatre des 11 personnes poursuivies avaient déjà été condamnées dans le cadre d'une comparution sur reconnaissance de culpabilité, sorte de plaider-coupable à la française.
Anne Jocteur Monrozier , Sébastien Germain
Source ICI Francebleu publié le 05 mars 2026
Publié le : Jeudi 9 avril 2026 à 08:50

© BD
Vendredi 06 mars 2026, le maire de Menton, Yves Juhel (LR), a été condamné en première instance par la justice à une peine de trois ans de prison, dont un an ferme. Le tribunal a également prononcé à son encontre une peine de dix ans d’inéligibilité.
Les faits retenus concernent des infractions graves : détournement de fonds publics et blanchiment. Cette décision, susceptible d’appel, marque néanmoins une étape importante dans la reconnaissance par la justice de manquements aux obligations fondamentales liées à l’exercice de responsabilités publiques.
Au-delà du cas individuel, cette condamnation rappelle avec force les principes essentiels qui doivent guider l’action publique : transparence, rigueur dans la gestion des fonds, et responsabilité vis-à-vis des citoyens.
Dans le domaine portuaire comme ailleurs, ces exigences prennent une dimension particulière. Les budgets liés aux ports de plaisance, à leur gestion et à leurs investissements, concernent directement les usagers, notamment les plaisanciers qui contribuent financièrement à leur fonctionnement.
Pour les plaisanciers du Cap d’Agde et d’ailleurs, cette affaire souligne l’importance d’une vigilance constante quant à l’utilisation des ressources publiques. La gestion des ports, qu’elle soit assurée en délégation ou en régie, doit répondre à des standards élevés de probité et de traçabilité.
Les usagers ont toute légitimité à demander des comptes sur les décisions prises, les investissements réalisés et l’affectation des budgets portuaires.
Dans un contexte où la gestion portuaire évolue, notamment avec des changements récents dans l’organisation et la gouvernance des ports, cette décision judiciaire résonne particulièrement.
Elle rappelle que la confiance entre les gestionnaires publics et les usagers repose avant tout sur une gestion exemplaire et transparente.
Publié le : Mardi 7 avril 2026 à 18:09

Sodeal liquidée au 31/12/2025 © Infocapagde
L’élection du nouveau maire d’Agde marque une véritable rupture et suscite de l’espoir chez les plaisanciers.
Au-delà des étiquettes politiques, c’est surtout la fin d’un entre-soi qui semble s’être exprimé.
Depuis trop longtemps, une partie de la population avait le sentiment d’un fonctionnement en vase clos, de décisions prises au sein d’un cercle restreint. Or, Agde est une ville dont la richesse repose aussi sur sa diversité, sur ces habitants venus d’ailleurs qui composent aujourd’hui une large majorité qui a fini par rejeter des pratiques de clan devenues insupportables.
L’arrivée d’un maire venu de Sète, qui fait le choix de s’investir à Agde malgré le confort d’un mandat de député, mérite d’être respectée. Plus jeune, il porte l’espoir d’une vision nouvelle.
Mais c’est sur les actes qu’il sera attendu.
La gestion des ports, aujourd’hui largement critiquée, devra être profondément revue. Le port est le poumon économique de la station : il exige transparence, rigueur et compétence et les plaisanciers jugeront sur pièces.
La rupture est annoncée, elle doit maintenant se concrétiser avant les décisions de justice.
Une rencontre est d’ailleurs prévue très prochainement, première étape attendue pour engager ce dialogue.
Philippe Revilliod
Conseiller portuaire
Publié le : Dimanche 29 mars 2026 à 12:16

L’élection d’un nouveau maire ouvre une lueur d’espoir pour les plaisanciers du Cap d’Agde.
La SODEAL, épinglée par la Cour Régionale des Comptes, a été liquidée dans la précipitation, sans que la mairie ne tienne compte des contentieux ni du passif. Le SPIC, lui, reste sous instruction judiciaire, avec de nombreuses irrégularités suspectées.
Après 25 ans à se limiter à de simples comptes rendus avant chaque réunion, le Conseil portuaire pourrait-il enfin jouer son rôle de conseil et de contrôle ? Les plaisanciers attendent des réponses.
Qui sera reconduit ? Le Conseil d’exploitation des ports sera-t-il revu ? Ces choix détermineront l’avenir des ports et la confiance des usagers.
Le Collectif des Plaisanciers du Cap d’Agde, longtemps ignoré, persévérera plus que jamais pour défendre les intérêts des plaisanciers et veiller à ce que le nouveau maire rompe avec les pratiques du passé.
Les plaisanciers observent, attentifs. L’heure n’est plus aux promesses : il est temps de montrer que la gestion des ports peut enfin être transparente, équitable et tournée vers l’avenir.
Philippe Revilliod
Conseiller portuaire
Publié le : Lundi 23 mars 2026 à 13:56

Qui pilote réellement la gestion de nos ports aujourd’hui ?
Des acteurs guidés par une vision à long terme, par l’intérêt des plaisanciers et du territoire… ou par une nécessité plus terre-à-terre, celle de préserver un revenu, un poste, une position ?
Peut-on sérieusement ignorer le fait que certains intervenants gravitent depuis toujours dans des fonctions financées par l’argent public, sans jamais avoir exercé ailleurs ?
Dans ce contexte, leurs décisions sont-elles toujours dictées par des convictions… ou parfois par la nécessité de rester en place ?
Lorsque la gestion portuaire devient un enjeu politique, peut-on garantir que les choix opérés, investissements, tarifs, priorités, répondent uniquement à l’intérêt général ?
Ou faut-il se demander si certaines orientations ne servent pas d’abord à maintenir un système, des équipes, des équilibres… voire des carrières ?
Les plaisanciers, eux, attendent de la transparence et de l’efficacité. Mais peuvent-ils avoir pleinement confiance lorsque ceux qui décident dépendent entièrement de la continuité du système qu’ils sont censés gérer ou réformer ?
Dans notre ville, où la gestion des ports est au cœur des enjeux économiques et locaux, la question mérite d’être posée sans détour, assistera-t-on à une gouvernance tournée vers l’avenir… ou à une mécanique où l’essentiel sera de durer ?
Peut-on parler d’indépendance de décision lorsque l’existence professionnelle dépend directement des choix politiques en cours ?
Et dans ce cas, qui osera vraiment remettre en cause ce qui devrait l’être ?
Enfin, une interrogation simple, mais essentielle : la gestion de nos ports sera-t-elle pensée pour les usagers… ou pour ceux qui en vivent ?
Un système en place depuis plus de 25 ans vient de tomber dimanche dernier. Une page s'est tournée, mais pour aller vers quoi ?
Le nouveau maire saura-t-il rompre avec les pratiques du passé ou les reconduira-t-il sous une autre forme ?
Pour l’heure, c’est une inconnue… qu’il faudra rapidement lever.
Publié le : Mercredi 18 mars 2026 à 10:22

Le premier tour des municipales à Agde a été sans appel : Sébastien Frey, maire sortant, termine troisième, devancé par Aurélien Lopez-Liguori (38,44 %) et Thierry Nadal (21,33 %).
Même une alliance de Nadal avec Frey ne suffirait pas à le sauver.
Depuis son élection, Frey a entretenu des relations particulièrement tendues avec l’opposition municipale, notamment avec le groupe conduit par Nadal.
Un rapprochement entre ces deux camps apparaît aujourd’hui peu crédible.
Le paysage politique agathois semble se transformer profondément.
Le 10 mars 2026, Frey a signé une lettre de mission avec la société AUGEFi pour la mission comptable 2025-2027 du SPIC portuaire, un système déjà contesté devant la justice par le CDPCA et un conseiller portuaire.
Le CDPCA a annoncé qu’il solliciterait rapidement une réunion avec le futur maire pour examiner la situation et envisager l’avenir de la gestion portuaire.
A quelques jours du second tour, un retrait éventuel de la liste Frey pourrait offrir aux électeurs le choix entre Lopez-Liguori et Nadal.
L’issue resterait incertaine, mais pour que ce scénario se concrétise, il faudra un peu de courage politique et des décisions claires.
Agde pourrait ainsi s’acheminer vers un changement de cap inédit.
Publié le : Lundi 16 mars 2026 à 13:29
Le CDPCA suit de près la situation de la SODEAL, société qui gérait jusqu’à récemment les ports du Cap d’Agde et certaines activités nautiques.
Nous avons constaté que :
Le CDPCA rappelle que le transfert des activités portuaires à la commune doit se faire dans le respect des règles de transparence et de gestion du patrimoine public.
Nous continuerons à surveiller la liquidation de la SEM et à demander l’accès aux comptes et informations financières pour garantir une gestion claire et responsable des ports.
Les plaisanciers et usagers peuvent compter sur le CDPCA pour suivre cette transition et protéger les intérêts de tous.
Rejoignez nous car nous agissons


Publié le : Samedi 14 mars 2026 à 10:17
De nombreux plaisanciers, notamment des berges de l’Hérault non concernés par le CLUPP, nous ont fait part de leur incompréhension et de leurs questions sur la gestion des ports.
Pour apporter transparence et information, j'ai demandé l’inscription à l’ordre du jour de la prochaine réunion de points essentiels : situation de la SODEAL, rapport de mission sur la remunicipalisation et le SPIC, périmètre et budget M4, et accès aux adresses des plaisanciers sous contrat avec le SPIC afin de pouvoir vous contacter indépendamment que par l'intermédiaire du site Infocapagde.
Philippe Revilliod
Conseiller Portuaire

Publié le : Mercredi 11 mars 2026 à 11:14