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Infocapagde : Affaire de Vias : le scandale d’État derrière le bouc émissaire local

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© FTV

La destruction de la promenade de Vias n’est pas seulement une aberration urbanistique. C’est un scandale d’État, un cas d’école de l’irresponsabilité administrative maquillée en rigueur juridique tardive.

Une promenade financée par de l’argent public, fréquentée, appréciée, intégrée au quotidien des habitants, sera purement et simplement rasée. Non pas parce qu’elle était dangereuse. Non pas parce qu’elle nuisait à l’environnement. Mais parce que l’État a laissé construire en violation de la loi Littoral, avant de se réveiller quand il était trop tard.

Et aujourd’hui, on voudrait faire croire que le problème se résume à un maire sur le banc des accusés.

Le mensonge du “maire seul responsable”

Faire porter la responsabilité exclusive à l’élu local est une contre-vérité institutionnelle.

La loi Littoral est une loi nationale. Son contrôle relève exclusivement de l’État, par l’intermédiaire de la préfecture et de ses services. Lorsque ceux-ci ne réagissent pas, n’alertent pas, ne déférent pas un acte manifestement illégal, ils deviennent partie prenante du désastre.

À Vias, l’ouvrage n’a pas été construit clandestinement, de nuit, sans dossiers ni signatures. Il a nécessité :

  • des marchés publics,
  • des financements,
  • des validations administratives.
  • Chaque étape constituait une alerte rouge. Toutes ont été ignorées.

Un État défaillant, puis brutal

Le plus choquant n’est pas seulement l’inaction. C’est la violence administrative différée.

L’État n’a rien fait quand il fallait empêcher.
Il frappe quand il faut détruire.

Cette méthode est irresponsable. Elle ne protège ni le littoral, ni l’argent public, ni la démocratie locale. Elle fabrique du gâchis, de la défiance et de l’injustice. Les habitants perdent un équipement utile. Les finances publiques sont dilapidées. Et l’élu devient le fusible commode d’un système qui refuse de se regarder en face.

Le vrai scandale : l’impunité administrative

Dans cette affaire, un fait saute aux yeux : personne ne questionne la responsabilité des services de contrôle.

  • Aucun préfet inquiété.
  • Aucun chef de service auditionné.
  • Aucune inspection générale diligentée.

L’État se juge lui-même, et s’absout dans le silence.

Ce déséquilibre est intenable. On ne peut exiger une rigueur absolue des collectivités tout en acceptant la défaillance chronique de ceux qui sont chargés de les contrôler.

Un littoral sacrifié à l’incompétence

La loi Littoral est brandie comme un totem après coup, mais piétinée par négligence en amont. Résultat : on détruit ce que la population utilise, on abîme la confiance citoyenne, et on alimente l’idée que le droit sert davantage à punir qu’à prévenir.

À Vias, le littoral n’a pas été protégé.
Il a été mal administré.

Assez d’hypocrisie

Il est temps de le dire clairement : les vrais responsables de ce gâchis ne sont pas seulement dans la salle d’audience, mais aussi dans les bureaux feutrés de l’État.

Tant que le contrôle de légalité restera un exercice intermittent, opaque et sans reddition de comptes, les mêmes causes produiront les mêmes effets. Et les citoyens continueront de payer pour les erreurs ou les lâchetés de ceux qui étaient censés les protéger.



Publié le : Samedi 24 janvier 2026 à 12:46

Revilliod Revilliod
Résultat : des millions gaspillés, des habitants méprisés, un élu livré en pâture, et une administration centrale intouchable.
depradencourt depradencourt
Du grand n'importe quoi cette décision de justice qui n'ordonne pas la démolition de l’esplanade implantée pourtant tout aussi irrégulièrement.
Il faut casser le parking et le promenoir, stupéfiant cette décision extravagante. On marche sur la tête dans notre beau pays.
Ano34 Ano34
Je suis écolo, j’ai pratiqué le site à pied et à vélo, et je l’ai trouvé particulièrement bien aménagé. Nous pouvons encore le défendre !
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