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Publiée le 18-01-2020

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​Revue Presse Les régates reprennent à la Sorac

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© Photo DR

Midi Libre 08/09/2021

Après la trêve estivale, qui a vu bon nombre de ses sociétaires prendre la mer en Méditerranée, la Société de régates d’Agde et du Cap a renoué avec les régates amicales, lors d’une course en l’honneur des sauveteurs de la SNSM.

Mer parfaite, soleil, mais seulement entre 5 et 10 nœuds de vent... on peut dire que ce retour sur le plan d’eau agathois s’est fait en douceur pour les vingt-et-un équipages présents sur la ligne de départ.

Le parcours de 13 milles nautiques, encombré par de nombreuses embarcations en cette fin d’été, avait été tracé depuis une bouée située devant la Grande Conque, pour aller ensuite tourner une fois à la balise Ouest des parcs conchylicoles et deux fois à la balise Sud. C’est le voilier Akka (M. Lo Pinto) qui l’a finalement emporté.


Publié le : Vendredi 10 septembre 2021

​Revue Presse Explosion à bord d'un bateau dans le port de Hyères

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Explosion à bord d'un bateau dans le port de Hyères : une victime en urgence absolue, deux blessés légers
Les sapeurs-Pompiers du Var sont en intervention sur le port Saint Pierre de Hyères dans le Var. Une explosion est intervenue vers 11H30 sur un bateau qui procédait au plein de carburant.

Source France info


Publié le : Samedi 28 août 2021

​Revue Presse Sète : ça bouge du côté du Rio Tagus

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Midi Libre 27/08/2021

Ce navire-poubelle gît depuis dix ans quai Paul-Riquet.

Devinez quoi : ça bouge du côté du Rio Tagus ! Ce célèbre navire-poubelle qui gît depuis dix ans dans nos eaux, devenant une attraction sur le quai Paul-Riquet. En juin dernier, une première tentative de départ avait échoué. Il restait encore trop de travail à faire sur cette épave avant qu’elle soit prise en charge par un navire transporteur géant, direction Brest.

Du côté du port, on espérait la voir disparaître du paysage début août ou début septembre. Las. Ce ne sera pas pour tout de suite. Mais, depuis une semaine, il y a du mouvement aux abords et à bord. Une équipe et des engins de Navaléo, société spécialisée dans le recyclage de ces cargos dézingués, sont sur place.

Leur mission : achever le dégazage des soutes et la sécurisation du navire avant qu’il prenne le large. Selon Navaléo, trois semaines de boulot sont encore nécessaires avant de mettre en place le dernier voyage du Rio Tagus. Sauf nouveau contretemps, ce sera donc à l’automne...

Marc Caillaud


Publié le : Samedi 28 août 2021

​Revue Presse L’évolution du nautisme a explosé

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Midi Libre 07/08/2021

À la tête des ports du Cap-d’Agde depuis quelques mois et directeur du centre nautique de longue date, Laurent Bourriquel remarque un gros changement dans la pratique du nautisme par rapport à il y a quelques années. "L’évolution du nautisme a explosé. Les gens ont de plus en plus investi dedans, il y a beaucoup plus de trafic en mer, et forcément des risques accrus.

C’est pourquoi la sensibilisation est hyper importante", constate-t-il. Les moyens de naviguer sur l’eau se sont multipliés et aujourd’hui, tout un chacun peut s’adonner à la plaisance d’une façon ou d’une autre, selon ses compétences. "Entre le jet-ski, le paddle, le surf électrique, la bouée tractée… Il y a énormément de néophytes. Cela demande de la vigilance", poursuit-il.

D’où l’importance de donner un cadre à ces pratiques sans pour autant privilégier l’interdiction et la répression : "Les ports, ce sont presque une petite ville à gérer au quotidien. On se doit d’accompagner ces évolutions." La capacité des lieux est de 4 200 bateaux.


Publié le : Samedi 07 août 2021

​Revue Presse L’Odeep One file à l’anglaise vers Malte puis Colombo

Article publié dans la revue Jeune Marine 29/07/2021

Le vendredi 23 juillet, l’ODeep One a quitté précipitamment le port de Sète, où il était amarré depuis le début de la pandémie du COVID 19 en mars 2020.
 
Ce navire avait changé de propriétaire après la liquidation de la société Océan Fresh Water, initiatrice du projet de production d’eau potable à partir de l’eau de mer. Depuis il était resté à quai, privant le port de Sète d’un poste sécurisé pour les trafics de ferries vers le Maroc.

Début juillet 2021, les choses ont commencé à bouger autour de l’ODeep One : Passage du pavillon Panama à celui de St Kitts et Nevis, supprimer le O du nom, arrivée d’un équipage de 19 personnes d’origine roumaine et indienne, soutage du navire, etc. Un prochain départ étant même annoncé pour le 16 août.

Nous avons essayé de contacter, pour avoir quelques informations, la société responsable de la gestion du navire depuis novembre 2020, pour le compte du repreneur KUIKAWA désigné par le tribunal de commerce de Nanterre, ST Management, basée à Bordeaux et gérée depuis Londres par Mr Benoit Tridon, mais qui n’a pas souhaité donner suite à nos questions. L’agent du navire Marmedsa à Sète a également refusé de répondre. Ni indication de changement de propriétaire ni de société de gestion ne sont indiquées sur la base Equasys à ce moment-là.

Sur ordre du Commandant de port, les services portuaires (Pilotage, Remorquage et Lamanage) ont du diligenter dans l’urgence l’appareillage du navire, sans respect des délais réglementaires de mise en route des moyens nautiques, sans visite de contrôle du centre de sécurité des navires des Affaires Maritimes, comme si un péril imminent allait s’abattre sur le navire qu’il fallait sortir coûte que coûte.

Malheureusement, dans la précipitation du départ avec un équipage ne connaissant pas le navire qui a séjourné 16 mois à quai, une première pollution du bassin des pétroles a eu lieu sous les yeux de l’officier de port et du pilote. Probablement une vanne ouverte malencontreusement. Après avoir largué laborieusement ses amarres, le Deep One a franchi les digues du port de Sète, assisté par deux remorqueurs. Au moment de la débarque du pilote, une seconde pollution, identique à la première, est repérée par la pilotine, qui la signale au CROSS. Cette seconde pollution est suffisamment importante pour que la Ville de Sète procède à la fermeture de plusieurs plages. Saisie par le CROSS, le Parquet de Marseille n’a pas demandé le déroutement du navire, mais une instruction est ouverte par la juridiction (JULIS).

La traversée vers Malte n’a pas été un long fleuve tranquille, notamment pour les mécaniciens. Stoppant régulièrement toutes les 6 heures, probablement en raison d’une surchauffe de l’unique moteur principal en service (le navire est équipé de quatre moteurs principaux). En effet il a fait le transit à moins de 6 nœuds, en dehors des stops et boucles en mer.

Le Deep One a mouillé le 29 juillet vers 04h du matin à plus de 12 milles de la côte. Toute la matinée, le Kirby Fs, petit navire de soutien plongeur, a fait le tour de la coque pour nettoyer les prises d’eau de mer, les propulseurs d’étrave et les hélices. En effet la coque et ses apparaux doivent être largement colonisés, encrassant notamment les aspirations des circuits de réfrigération.

En milieu d’après-midi le jeudi 29 juillet, le Deep One a changé de mouillage pour la zone réservée au soutage, à l’intérieure des eaux territoriales maltaise. Il y a été rejoint à couple par le souteur Leyona. L’opération de soutage s’est terminée en début de soirée.

La destination finale du navire est restée mystérieuse jusqu’à son départ vendredi 30 juillet vers 03 h du matin de la zone de mouillage réservée au soutage de Malte: son AIS indique route sur le canal de Suez pour rejoindre Colombo au Sri Lanka. Quid du stock de gel hydro-alcoolique, produit au début de la pandémie, restant à bord et de l’usine de production d’eau ?

La base de données Equasys indique un changement de la société de shipmanagement le 19 juillet 2021, sans précision. En réalité, c’est la société HSM Shipmanagement de Singapour qui opère le navire pour le compte de Wirana, société basée à Singapour, spécialisée dans l’achat-vente de navires destinés aux chantiers de démolition. La vente a été réalisée pour le compte de KUIKAWA par ST Management, qui pour l’occasion a pris le costume de courtier.

© JVD


Publié le : Vendredi 30 juillet 2021

​Revue Presse Cinq heures en bateau pour tout savoir de la faune et de la flore marine

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Midi Libre 28/07/2021

L’association Terre Marine organise des sorties en mer à bord du catamaran Sea Explorer pour apprendre à mieux connaître l’écosystème du golfe du Lion. Embarquement.

Vendredi, 12 h 30. Quelques dizaines de personnes sont prêtes à embarquer pour cinq heures à bord du Sea Explorer, l’impressionnant catamaran de l’association Terre Marine, qui existe depuis 2011. "L’objectif de la sortie est d’éduquer et de sensibiliser à la vie maritime dans le golfe du Lion et aux dauphins que l’on peut trouver ici", résume Michel Franck, président de la structure. Car oui, c’est la grande attraction du littoral. Les cétacés de l’espèce des grands dauphins seraient environ 300 dans le secteur et il est tout à fait possible de les observer… quand ils le veulent bien. Ce qui, malheureusement, n’était pas le cas ce jour-là.

Travail scientifique
Il devient, en effet, de plus en plus compliqué de les voir car ces mammifères ont tendance désormais à modifier leur comportement. "Ils passent davantage leur temps à chercher de la nourriture car les poissons sont plus rares qu’avant. C’est pourquoi on les remarque souvent à proximité des chalutiers", explique Michel Franck. Très sociables, ces animaux peuvent rester vingt minutes sous l’eau avant de remonter à la surface et mesurent jusqu’à quatre mètres de long. Ce vendredi, les jumelles n’auront pas été suffisantes pour en apercevoir l’ombre d’un seul.

Qu’importe. L’après-midi aura été riche en enseignements, grâce aux divers ateliers proposés par l’association (lire ci-contre) et aussi au travail scientifique réalisé en lui-même. Les stagiaires Manuel, les deux Lola et Léa avaient pour mission de recenser chaque mouvement animal visible et de le noter sur une application.
Leur travail est ensuite exploité par des centres de recherches sur le très long terme. Cette fois, ce sont essentiellement des goélands et des sternes qui ont été remarqués. "Plus rarement, on tombe sur des labbes, des fous de Bassan ou des puffins.
En hiver, sur des cormorans", développe Manuel. En outre, un prélèvement de plancton a été effectué et analysé. "C’est un indicateur de l’état de nos mers et de nos océans", indique Léa. Cet organisme aussi bien animal que végétal, le plus souvent microscopique, est la base de la chaîne alimentaire maritime.

Alors, si le public a été privé de dauphins, il aura sans doute accru sa connaissance dans le domaine. "On n’est pas déçu. Même si on ne les a pas vus, on a appris plein de choses. C’était un beau moment de partage avec l’équipage", affirment Nathalie et François Scherrer, deux des passagers.

Des ateliers pédagogiques pour le public
Outre l’aspect purement scientifique de l’observation réalisée par Terre Marine, il était important pour l’association de proposer des activités d’initiation auprès du public, afin de l’aider à comprendre plus facilement cet environnement et ses enjeux. Les curieux ont ainsi pu observer le plancton au microscope, s’échanger des photos de dauphins accompagnées d’explication des experts, apprendre à mieux connaître le monde des requins et aussi s’essayer à la cartographie.
Du Cap-d’Agde jusqu’au Grau d’Agde, les cinq heures sont finalement très vite passées. D’autant plus que les passagers ont même pu s’accorder deux pauses baignades, loin de la cohue des touristes.


Publié le : Mercredi 28 juillet 2021

​Revue Presse L'Amadeus, un deux-mâts de 111 ans chargé d'histoires

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L'Amadeus, toutes voiles dehors, dans les années 1990. DR

Midi LIbre 28/07/2021

Ce magnifique vieux gréement va partir pour deux mois en mission de dépollution le long du littoral méditerranéen français, sous l'égide de l'association Wings of the Ocean.

Ce kech aurique (34 m de long, 6,52 m de large, 10 voiles totalisant 680 m2, 200 tonnes, coque en fer) transformé en brick a été construit au chantier Kalkman de Capelle aan den Ljssel, aux Pays-Bas. Il a été mis à l’eau le 17 juillet 1910 sous le nom d’Agatha.

En 1916, il navigue sous le nom de Jacoba. Jusqu’en 1935, c’est un navire de pêche à la morue, rebaptisé Floris jusqu’en 1943, lorsqu’il est réquisitionné par les Allemands. Récupéré par son propriétaire en 1945, il reprend ses activités de morutier en mer Baltique et à Terre-Neuve. Désarmé en 1969, il est inscrit en plaisance sous le nom de Zonnevis et navigue en mer Baltique et en Scandinavie.

Plusieurs noms En 1979, il arrive en Méditerranée où il est saisi par les douanes pour avoir transporté des produits stupéfiants. Vendu aux enchères à Ibiza, il est alors racheté par une association marseillaise d’amoureux de la musique classique, qui lui donne un nouveau nom, en hommage bien sûr à Mozart : l’Amadeus. Pendant dix ans, il sillonne la Méditerranée pour la promotion de concerts. En 1989, Jean-Christophe Causse le découvre. Il est à vendre. Et il est depuis la propriété de l’association méditerranéenne des vieux gréements.

Après un long séjour à Port-Camargue, puis dans le port de pêche du Grau-du-Roi, il est arrivé à Sète voici une douzaine d'années. Après avoir occupé un emplacement sur les quais Vauban, d'Orient et Paul-Riquet, il est amarré depuis deux ans à la halte nautique du quai du Pavois-d'Or.

Marc Caillaud


Publié le : Mercredi 28 juillet 2021

​Revue Presse Le navire Odeep One a quitté Sète vendredi en fin de matinée

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Midi Libre

Presque un an après son rachat par une société de Singapour, le bateau pêcheur d'eau a enfin quitté le quai.

Un peu par surprise, l'Odeep One a quitté le port de Sète vendredi 23 juillet. "Cela fait un an que nous attendons, voire espérons, que ce bateau parte. À force d'attendre, cela peut effectivement devenir une surprise", témoigne Olivier Carmes, directeur général du port de commerce.  "Nous n'avons pas connaissance de la cause du départ de ce navire", atteste la Ville.

L'autorisation de sortie a pourtant été donnée par la capitainerie puisque "la manœuvre de sortie a pu être possible vendredi en fin de matinée", confirme Gabriel Charpentier, pilote maritime au port de Sète.

C'est le site marinetraffic.com qui nous indique sa destination : Malte, port de la Valette, vers lequel le navire se dirige cahin-caha avec redémarrage des machines toutes les 6 heures.

Le navire était resté à quai durant 8 mois après le prononcement de la liquidation judiciaire de la société Ocean Fresh Water (OFW) en novembre 2020. Cet ancien train-ferry russe de 196m de long avait été acheté en 2019 par Régis Révilliod, fondateur de la start-up OFW, dans le but de le transformer en navire usine, producteur d'eau minérale à partir d'eau de mer.

Plusieurs levées de fonds lui avaient permis d'investir dans ce navire et dans l'installation à bord d'une ligne d'embouteillage. Dès l'année suivante, début 2020, une première production de 900 palettes de 1764 bouteilles avait été acheminée vers la Chine. Une activité prometteuse si le Covid n'était pas arrivé.

Un projet intéressant coulé par le covid "Fabriquer de l'eau potable à partir d'eau de mer. À la base, le projet était intéressant avec une vocation humanitaire.

C'est la crise sanitaire du covid qui l'a fait échouer", regrette Pierre Maupoint de Vandeul. Président du syndicat CFE-CGC marine, celui-ci a accompagné les 20 à 30 marins de bord et à terre dans leurs démarches de fin de contrat suite à la liquidation judiciaire.

L'eau Ôdeep contient 78 minéraux. Régis Révilliod, à l'initiative de la mise au point de son procédé de fabrication n'a volontairement pas protégé le concept par des brevets. "Pour ce type d'innovation, déposer un brevet est contre-productif puisque ce serait comme donner la recette aux concurrents éventuels. Le secret et l'enveloppe Soleau sont les meilleurs moyens de garantir la propriété industrielle de la solution technique sur le long terme", précise l'inventeur.

À l'image d'une carte au trésor, une enveloppe Soleau peut être écrite, datée et déposée sous scellés auprès d'un officier à l'Institut national de la propriété intellectuelle (INPI). En cas de suspicion de copie, l'inventeur peut demander à lever les scellés. Il sera alors reconnu comme l'inventeur initial du concept et pourra en tout temps continuer à exploiter son concept.

Suite à sa liquidation judiciaire, l'Odeep One avait été racheté à la barre en novembre 2020 par KUIKAWA, une société de Singapour également basée aux Pays-Bas, puis racheté par la société KUIKAWA holding en juin dernier. Malgré une tentative de reprise, Régis Révilliod avait dû renoncer au rachat de ce grand navire.

Cependant, l'activité de développement de chaînes de fabrication d'eau minérale à partir d'eau de mer se poursuit et "16 dossiers sont en cours aujourd’hui", nous confie cet ingénieur-entrepreneur.

Le Rio Tagus rouille toujours au quai Paul-Riquet   Moins de succès pour le Rio Tagus, toujours amarré au quai Paul-Riquet le long du parking du Mas-Coulet depuis plus de 10 ans. Cet ancien vraquier est devenu peu à peu un fragile amas de tôle rouillée. Même le remorquer vers le port de commerce afin de le charger dans un navire pour l'emporter au démentellement est une opération délicate. Suite à une tentative avortée en juin dernier, la société bretonne Navaléo devrait revenir finaliser l'opération et l'acheminer sur son chantier à Brest.
"Nous espérons en être débarassés le 15 septembre", confie Olivier Carmes, directeur général du port maritime de Sète.

Valérie Handweiler


Publié le : Mercredi 28 juillet 2021

​Revue Presse Une vedette coule à l'entrée du port de Sète

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Midi Libre 19/07/2021

La SNSM (société nationale de sauvetage en mer) a porté secours lundi 19 juillet vers 15h aux quatre passagers d'une vedette. "L'embarcation a coulé à 500m devant l'entrée du port et repose à 8 ou 10 m de fond", a déclaré l'officier de permanence au Cross Med (centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de la Méditerranée).
Toutes les personnes à bord ont pu être secourues.


Publié le : Lundi 19 juillet 2021

​Revue Presse Découvrez la voile et la biodiversité marine

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Découverte de la voile et de la biodiversité marine © Midi Libre

Midi Libre le 28/06/2021

De la plage jusque dans l’eau, l’équipe du Sea Explorer vous invite à la découverte de la faune et de la flore du bord de mer et les nombreux habitats sous-marins essentiels qui attirent une diversité d’espèces : des poissons aux algues en passant par les dauphins, les tortues et les oiseaux.

Les différents ateliers ludiques, mis en place tout au long de la balade, permettent aux enfants et adultes de comprendre la richesse d’un écosystème fragile et de découvrir les actions de préservation de la biodiversité mises en place sur l’Aire marine de la côte agathoise. Une immersion sur le sentier sous-marin du Cap d’Agde sera l’occasion de nager à la rencontre de la biodiversité et d’observer la vie grouillante des fonds marins. L’après-midi vous embarquez à bord du Sea Explorer, un catamaran (24 x 12 m) éco-conçu pour allier découverte à la voile, découvrir la biodiversité marine à travers des ateliers organisés sur le bateau et s’émerveiller grâce à un focus sur le Grand dauphin du golfe du Lion.

Tarifs : de 8 à 15 €. Pique-nique tiré du sac. Inscriptions au 04 67 21 76 25

Lionel PEUGEOT


Publié le : Mercredi 30 juin 2021

​Revue Presse Cette algue brune surveillée de près par les scientifiques

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En Andalousie, où elle prolifère, l’algue brune est un véritable fléau, pour la pêche et le tourisme.

Midi Libre le 25/06/2021

La Rugulopteryx okamurae, originaire du Pacifique, a été repérée à Agde.

Dans l’édition datée du 20 juin du Journal du Dimanche, un titre sans équivoque : "L’algue brune qui menace la Méditerranée."

Dans l’article, on apprend ainsi que la Rugulopteryx okamurae, c’est le nom de cette algue du Pacifique, aurait été aperçue pour la première fois dans l’étang de Thau, il y a quelques années. Comme s’est-elle retrouvée là ? Difficile à dire. Mais la proximité du port de Sète et ses échanges internationaux sont une piste à ne pas négliger.

Quelques individus observés à Agde, mais rien d’inquiétant
L’algue brune, donc. "On en découvre tous les jours, confirme l’écologue marin Thierry Thibaut, de l’Institut méditerranéen d’océanologie, à nos confrères du "JDD". Pour le moment, elle a été repérée dans le parc national des Calanques, à Marseille, sur la Côte bleue et à Agde."

Les scientifiques la surveillent de près. Car du détroit de Gibraltar à Malaga, dans le sud de l’Espagne, sa présence en masse est synonyme de rejets sur les plages, avec l’odeur d’œuf pourri qui va avec ! Mais pour Renaud Dupuy de la Grandrive, directeur du milieu marin en mairie d’Agde, rien de cela sur notre littoral.

"C’est vrai que cette algue a été observée localement, mais pas plus que ça. On recense quelques individus." Le biologiste explique même que "la Rugulopteryx okamurae n’est pas la première. On compte, aujourd’hui, une dizaine d’espèces "étrangères" dans nos eaux."

La nature ayant horreur du vide, ces algues se sont installées sporadiquement sur des fonds maltraités pendant de trop longues années. "C’est pour cela que nous réintroduisons des algues cystoseires, disparues du littoral agathois."

Des "boutures" installées sur des dalots, pour que les algues se reproduisent. Preuve que les fonds marins sont scrutés de près, une cartographie fine du littoral agathois a été effectuée, il y a une dizaine de jours, à l’aide d’un drone, constat d’huissier à l’appui. On ne rigole pas avec l’écologie !

O. R.


Publié le : Samedi 26 juin 2021

​Revue Presse Sur la plage, des oiseaux à protéger

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Des agents sur le terrain pour sensibiliser les promeneurs

Midi Libre le 18/05/2021

Les week-ends prolongés du mois de mai coïncident avec l’arrivée des premiers vacanciers sur notre littoral. C’est aussi la période choisie par les oiseaux présents sur les plages pour nicher, à l’image du gravelot à collier interrompu ou les sternes.

Les gardes du littoral des communautés d’agglomération Béziers Méditerranée et Hérault-Méditerranée, conjointement avec le service départemental de l’Office français de la biodiversité, ont procédé dernièrement à des opérations de sensibilisation à la présence de ces espèces sur le littoral, notamment à la Tamarissière.

"L’objectif premier était d’expliquer aux promeneurs que la nature est fragile et que le dérangement répété pourrait mettre à mal certaines colonies d’oiseaux lors de cette période cruciale", explique Julien Azéma, l’un de ces agents. Prudence, donc.
Midi Libre


Publié le : Mardi 18 mai 2021

​Revue Presse Comment le clan Rayon-Rodriguez a fait main basse sur le port de plaisance de Golfe-Juan

Mediapart le 6 décembre 2020 par HÉLÈNE CONSTANTY

La chambre régionale des comptes s’apprête à rendre public un rapport d’une rare sévérité sur le port Camille-Rayon de Vallauris-Golfe-Juan. Il révèle comment deux familles, les Rayon et les Rodriguez, ont privatisé à leur profit, en toute opacité, l’un des plus grands ports de plaisance de la Méditerranée. Du grain à moudre pour le Parquet national financier.

Lundi 7 décembre, le conseil municipal de Vallauris-Golfe-Juan va prendre connaissance d’un rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) de Provence-Alpes-Côte d’Azur sur la gestion du port de plaisance Camille-Rayon, situé entre Nice et Cannes.

Ce port, inauguré en 1989, d’une superficie de 17 hectares et d’une capacité de 838 bateaux, avec un quai réservé aux très grands yachts de plus de 20 mètres, porte le nom de son fondateur, mort en 2014 à l’âge de 101 ans. Ce patron de bar de Golfe-Juan, auréolé d’une réputation de héros de la Résistance pour avoir combattu à la tête du réseau action du général de Gaulle dans le sud-est de la France, pendant la Seconde Guerre mondiale, a inspiré le personnage du Gorille, un agent secret incarné par Lino Ventura dans le film Le Gorille vous salue bien, sorti sur les écrans en 1958.

Camille Rayon a ensuite fait fortune dans les ports de plaisance, en France et à l’étranger. Il a présidé, depuis sa création et jusqu’en 2012, la Société du nouveau port de Vallauris-Golfe-Juan (SNPVGJ), à laquelle la commune a concédé la construction et la gestion du port, aux termes d’un contrat de longue durée qui arrivera à échéance en 2024. Son fils Pierre Rayon a pris la suite, en qualité de président-directeur général, tandis que sa fille Olivia Lara Rayon était nommée directrice et son gendre Patrick Lara directeur adjoint.

La chambre régionale des comptes s’est penchée avec beaucoup d’attention sur la manière, pour le moins contestable, dont ce port est géré par la famille Rayon. La conclusion de son rapport, auquel Mediapart a eu accès, est d’une rare sévérité. Les magistrats estiment que ce mode de gestion « a conduit, compte tenu de la durée du contrat (35 ans) et de l’absence d’exercice de ses prérogatives par la commune, à une appropriation quasiment privative du domaine public maritime ». Ils observent qu’« un petit nombre de professionnels administre les affaires du port » et qu’il en ressort, « outre une perte de contrôle de l’usage de son domaine public, un préjudice financier pour la commune ».

Les observations détaillées du rapport viendront, selon toute vraisemblance, nourrir les investigations en cours au Parquet national financier. Car la justice ne s’est penchée jusqu’à présent que sur la famille Rodriguez, omniprésente dans le port depuis l’origine.

Le PNF a ouvert une enquête préliminaire début 2016, à la suite d’une plainte déposée par la société néerlandaise Industrial and Marine Diesels. Cette entreprise avait eu la mauvaise idée de vouloir reprendre le chantier naval situé dans le port Camille-Rayon, à la barre du tribunal de commerce. Ce chantier de réparation de bateaux, doté d’équipements capables d’intervenir sur des yachts de grande taille, était alors géré par une filiale du groupe Rodriguez, un ancien fleuron de la construction de navires de plaisance, en liquidation judiciaire après avoir accumulé des centaines de millions d’euros de pertes.

L’irruption d’une entreprise étrangère dans l’entre-soi qui règne sur le port depuis sa création s’est heurtée à une résistance farouche, qui a fait capoter cette reprise. À la suite d’un incroyable tour de passe-passe opéré par les Rodriguez, la société néerlandaise s’est retrouvée propriétaire d’une coquille vide : l’entreprise G. Rodriguez, gestionnaire du chantier naval, qu’elle avait achetée 2 millions d’euros au tribunal de commerce, s’est fait expulser du port le 14 novembre 2014, son contrat de sous-location des installations portuaires étant arrivé à échéance… Au moment même de la reprise par la société hollandaise ! Ulcéré, le repreneur floué a saisi la justice pour escroquerie, abus de biens sociaux et banqueroute, en décembre 2015. Ce qui a déclenché l’enquête préliminaire du PNF.

Dans son premier article consacré à cette affaire, en avril 2016, Mediapart s’était penché sur les relations entretenues par Alexandre Rodriguez, fils du fondateur et président du directoire du groupe Rodriguez, avec des membres éminents du grand banditisme marseillais, dans l’enceinte même du port. 

Un premier scandale avait éclaté le 5 juin 2010, lorsque Alexandre Rodriguez avait été arrêté, sur le port Camille-Rayon, à l’occasion d’un spectaculaire coup de filet de la police judiciaire. Il était en compagnie de Bernard Barresi, un braqueur recherché par la justice depuis 20 ans, après sa condamnation à 20 ans de prison pour l’attaque d’un fourgon blindé, et des frères Michel et Gérald Campanella, deux figures majeures du grand banditisme marseillais, spécialisés dans l’extorsion de fonds et soupçonnés de régner sur un réseau de machines à sous clandestines dans le sud-est de la France.

Les enquêteurs avaient été intrigués par les liens entre le patron du groupe Rodriguez et ces malfaiteurs, qui menaient grand train sur des yachts amarrés au port Camille-Rayon, entretenus aux frais de Rodriguez et détenus par des sociétés basées dans le paradis fiscal des îles Vierges britanniques.

Trois de ces bateaux, saisis lors du coup de filet de juin 2010, ont été vendus aux enchères par l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC) en juin 2019 : le Bono a été vendu 212 000 euros, l’Atlas 152 000 euros et le Yes 185 000 euros.

Alexandre Rodriguez est sorti de prison un mois et demi après son arrestation, moyennant le paiement d’une caution d’1,5 million d’euros et un contrôle judiciaire. Mais l’affaire de blanchiment dans le cadre de laquelle il a été arrêté en 2010 avec Barresi et les frères Campanella n’a jamais été jugée ni classée sans suite. Elle est toujours ouverte, en veilleuse, au cabinet de la juge Marie Grandjouan, vice-présidente chargée de l’instruction à la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille.

Cependant, comme le constate la chambre régionale des comptes, certaines des sociétés du groupe ont survécu à la faillite. Dans le port Camille-Rayon, la société SAS Rodriguez yachts, titulaire de la concession d’origine, attribuée à Rodriguez en 1993, continue de gérer le chantier naval et une aire de carénage privée, générant un chiffre d’affaires de 5,4 millions d’euros en 2018.

Elle est officiellement présidée par un certain Dino Abbruzzese, que personne n’a jamais vu sur le port et dont Mediapart n’a trouvé aucune trace, en dehors de son nom dans les statuts de la société.

Deux autres entreprises de la famille Rodriguez sont toujours en activité, notamment la société civile immobilière GAL (les initiales de Gérard, Alexandre et Laurence Rodriguez), principale actionnaire de la SAS Rodriguez yachts, et la SCI Laura. Toutes deux gérées par Alexandre Rodriguez, elles sont amodiataires* de la société gestionnaire du port (SNPVGJ), ce qui leur permet d’occuper des locaux commerciaux et des postes d’amarrage de yachts.

Rodriguez yachts est également lié à la société gestionnaire du port par deux autres contrats, dans des conditions contestées par la CRC. Elle exploite une aire publique de carénage et occupe, neuf mois par an, une aire de stationnement. Elle ne paye que 7 317 euros par an pour l’aire publique de carénage (1 835 m2), alors qu’elle devrait payer 263 000 euros, selon les calculs effectués par les magistrats. Quant à l’aire de stationnement, la CRC estime que la convention de mise à disposition est tout simplement irrégulière, compte tenu du risque de pollution des eaux.

Une information judiciaire a été ouverte par le PNF, le 19 juin 2020

Jusqu’à présent, la justice avait orienté son enquête vers le seul groupe Rodriguez, objet de la plainte déposée par le repreneur malheureux du chantier naval. Elle vise désormais, plus largement, la gestion du port dans son ensemble, y compris l’étrange manière dont la commune de Vallauris-Golfe Juan a laissé les mains libres aux Rayon et aux Rodriguez sur son domaine public. Les deux familles sont unies par des liens étroits depuis la création du port : Gérard Rodriguez, fondateur du chantier naval, a longtemps été le directeur général de la société gestionnaire du port, présidée par Camille Rayon.

De source judiciaire, une information judiciaire a été ouverte par le PNF, le 19 juin 2020, des chefs de « favoritisme », « prise illégale d’intérêt », « banqueroute », « abus de biens sociaux », « escroquerie au jugement », « recel en bande organisée », « négligence du dépositaire ayant permis la soustraction, le détournement ou la destruction de bien public » et « recel » de ce délit. 

L’action de l’association Anticor se trouve ainsi confortée : depuis plusieurs années, elle demandait à la justice de se pencher sur les pratiques en vigueur dans le port Camille-Rayon. Après avoir écrit à la chambre régionale des comptes, le 7 mars 2016, Jean-Noël Falcou, conseiller municipal et référent départemental d’Anticor, avait écrit à Michelle Salucki, la maire de Vallauris-Golfe-Juan, le 20 avril 2016, lui demandant expressément « la résiliation anticipée de la concession du port Camille-Rayon, ainsi que la déchéance et expulsion immédiate de la SNPVGJ ». L’association anticorruption a porté plainte le 24 juin suivant auprès du PNF.

« Loin d’être un simple litige entre sociétés privées, cette affaire doit être étudiée sous l’angle de l’atteinte à l’intérêt général, en considérant le préjudice pour la ville et les contribuables », estimait Anticor dans un communiqué.

Le rapport de la CRC permet de comprendre comment Rayon, Rodriguez et leurs amis ont développé leurs activités lucratives dans le port, au détriment des contribuables de Vallauris-Golfe Juan. Comme s’ils avaient oublié, au fil du temps, qu’« aucun port de plaisance ne peut être considéré comme privatif », car « un port situé sur le territoire d’une commune relève nécessairement de la gestion publique locale », comme le rappelle la CRC.

Les magistrats concluent en demandant sèchement à la commune de « reprendre la charge de la concession ». C’est exactement ce que réclamait Anticor dès 2016 dans sa lettre à la maire : « Sans l’appui de la SNPVGJ, le montage mis en place par les sociétés du groupe Rodriguez n’aurait ni pu voir le jour ni pu perdurer. La responsabilité principale se situe bien au niveau de la SNPVGJ qui, outre avoir failli à ses obligations concernant le chantier naval, a surtout mis en place un dispositif opaque qui lui a permis pendant des années de commettre de graves irrégularités, au détriment de la collectivité. Le PNF ne manquera pas de s’interroger sur les réelles motivations de la ville, dont le refus explicite de vouloir contrôler son délégataire est certes illégal, mais surtout difficilement explicable. »

Concrètement, les magistrats relèvent de graves irrégularités dans la gestion du port, qui fonctionne comme une boîte noire, fermée aux regards extérieurs. Le comité local des usagers permanents du port, qui doit être réuni une fois par an par le maire qui le préside, ne s’est jamais valablement réuni dans la période sous revue, ce qui constitue une « carence majeure dans l’association des usagers du port à sa gouvernance ».

Quant au conseil portuaire, une instance consultative chargée de donner son avis sur la politique tarifaire et foncière, il apparaît noyauté par une poignée de professionnels du nautisme, proches de la famille Rayon. Dans sa réponse écrite aux questions de Mediapart, Olivia Lara Rayon nie un quelconque manquement aux obligations de gouvernance : « Il ne s’agit aucunement d’un manque de transparence. Les maires ont toujours été invités et ont toujours été présents lors des conseils d’administration, des assemblées générales et des conseils portuaires. »

Ces irrégularités ont été corrigées par la maire de Vallauris en juin 2019.

Parmi les membres du conseil censés représenter les usagers, la CRC note la présence d’un homme influent : François-Gil Leccia, ancien chef du service des affaires maritimes de la Direction départementale de l’équipement des Alpes-Maritimes. Après avoir pris sa retraite en 2003, cet ancien fonctionnaire, spécialiste des ports qu’il avait pour mission de contrôler dans ses anciennes fonctions, a été recruté à la fois par la famille Rayon et par la famille Rodriguez, d’abord comme consultant de la SNPVGJ, payé plus de 60 000 euros par an, puis comme président de Rodriguez yachts en 2014-2015, au moment du litige avec le repreneur hollandais du chantier naval. Ce grand ami de Camille Rayon, le fondateur du port, est, de surcroît, administrateur de la SNPVGJ, en tant qu’amodiataire et donc bénéficiaire d’un emplacement pour son bateau. Un « mélange des genres » dénoncé par la chambre régionale des comptes, qui jette le trouble sur « son rôle réel dans les décisions de la société ». 

Joint par téléphone, François-Gil Leccia conteste un rapport « entièrement à charge » et assume parfaitement sa mission : « Mes compétences m’ont valu d’être appelé comme conseiller technique par les dirigeants du port. J’entretenais d’excellents rapports avec Gérard Rodriguez, que j’ai aidé à sortir de l’imbroglio avec ceux qui ont tenté de reprendre le chantier naval. Je ne vois pas où est le mélange des genres. »

Outre les contrats irréguliers dont ont bénéficié les sociétés du groupe Rodriguez, la CRC dénonce celui de la station d’avitaillement : depuis la création du port, Jacques Gardanne exploite la pompe où les yachts font le plein de carburant. Or, cet ancien conseiller municipal de Vallauris-Golfe-Juan, qui déclare un chiffre d’affaires supérieur à 2 millions d’euros par an, n’a jamais payé le moindre euro de redevance et le sous-traité d’exploitation qu’il a signé avec la SNPVGJ n’a jamais été soumis au conseil municipal. « C’est sans titre valable que Jacques Gardanne occupe le domaine public », conclut la CRC, qui recommande à la commune de mettre en concurrence la station d’avitaillement, de signer un contrat en bonne et due forme avec l’exploitant, qui sera tenu de « verser une redevance au bénéfice du concessionnaire à répercuter à la commune ».

À ce jour, aucun membre de la famille Rayon n’a été entendu par la justice. Olivia Lara Rayon ne se sent nullement concernée par l’enquête en cours au PNF, qui, selon elle, ne vise que le groupe Rodriguez : « L’assimilation avec notre société concessionnaire du port nuit gravement à notre image. Aucun élément ou fait figurant dans le rapport définitif de la CRC qui nous a été communiqué ne permet de fonder une saisine du PNF pour ce qui nous concerne. »

Si vous avez des informations à nous communiquer, vous pouvez nous contacter à l’adresse enquete@mediapart.fr.

Si vous souhaitez adresser des documents en passant par une plateforme hautement sécurisée, vous pouvez vous connecter au site frenchleaks.fr.


Publié le : Dimanche 06 décembre 2020

​Revue Presse Disparition des deux marins à Agde : "C’est l’ensemble de la famille des marins qui est en deuil"

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Gérald Chambre, premier Prud’homme d’Agde. Archive midi libre

Midi Libre le 04/12/2020

Gérald Chambre, premier Prud’homme pêcheur, revient sur la tragique actualité, avec la disparition en mer de deux matelots.

On imagine que le long des quais, l’ambiance doit être particulièrement lourde chez les pêcheurs d’Agde…

C’est le moins que l’on puisse dire. Le lendemain de ce drame (mardi, NDLR), en arrivant à bord de mon bateau, j’ai pu apercevoir le visage triste des collègues. Certains me disaient qu’ils n’avaient pas dormi de la nuit, tellement ils pensaient à ce terrible accident. C’est très pénible comme moment.

Ce drame rappelle brutalement la dangerosité de votre métier.

C’est vrai, c’est une réalité. Et c’est ce qui fait aussi la solidarité entre gens de mer. Aujourd’hui, c’est vraiment l’ensemble de la famille des marins qui est en deuil. Nous pensons aussi beaucoup au personnel de la criée aux poissons des Pays d’Agde, qui est évidemment très impacté, puisque le papa des deux garçons qui sont disparus y travaille. D’ailleurs, en tant que premier Prud’homme d’Agde, je tiens à exprimer tout mon soutien et, par là même, celui de l’ensemble des marins pêcheurs de la commune, à la famille de Christophe et Sébastien.

Depuis le début de la semaine, les réactions se multiplient, notamment sur les réseaux sociaux. On a le sentiment que ce tragique accident dépasse le seul cercle agathois…

Je peux en témoigner car depuis lundi, mon téléphone n’arrête pas de sonner. Je pense notamment à Cédric Indjirdjian, directeur adjoint à la DDTM et délégué Mer et Littoral de l’Hérault et du Gard, qui m’a appelé pour exprimer sa grande tristesse, tout comme le préfet maritime de Toulon. Ce dernier m’a d’ailleurs détaillé les opérations qui étaient programmées pour retrouver l’épave du bateau. Plusieurs Prud’homies d’Occitanie m’ont également contacté pour faire part de leur solidarité avec les pêcheurs agathois et, autant que faire se peut, apporter un soutien moral à la famille des deux garçons.

Une réunion prud’homale en projet
Gérald Chambre et plusieurs de ses collègues prud’hommes de la façade littorale d’Occitanie envisagent de tenir une réunion dans les plus brefs délais, afin d’évoquer plusieurs points de tension qui agitent la profession. Parmi ceux-ci, le respect des interdictions de pêche saisonnières, comme à Agde pour le poulpe, entre mai et octobre, où le rappel (et les contrôles) par les autorités maritimes des pêcheurs qui exercent sans la moindre autorisation ni diplôme ! "C’est incroyable, certains ont été contrôlés, verbalisés, mais ils continuent, au mépris de toutes les règles", regrette Gérald Chambre. Celui-ci souhaite une plus grande sévérité de la part de l’administration.

Olivier RAYNAUD


Publié le : Samedi 05 décembre 2020

​Revue Presse Les corps des deux marins, âgés de 23 et 33 ans, retrouvés dans l'épave du bateau naufragé

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Durant toute la nuit, les marins de la SNSM avaient cherché les victimes, en vain

Midi Libre le 03/12/2020

Les corps des deux marins portés disparus depuis la nuit de dimanche à lundi au large d'Agde ont été retrouvés ce jeudi 3 décembre par les plongeurs de la Marine Nationale.

Les dépouilles des deux marins, Christophe et Sébastien Gil, portés disparus depuis la nuit de dimanche à lundi au large d'Agde, ont été retrouvées, ce jeudi dans la journée, dans l'épave du "Romain Luca" par les plongeurs de la Marine nationale. Une information confirmée ce jeudi soir par le procureur de la République de Béziers, Raphaël Balland.

Une enquête ouverte pour homicide involontaire 
"Les moyens mis en œuvre dans la journée par la Marine nationale et la Gendarmerie maritime ont permis de retrouver et de remonter à la surface les corps des deux frères disparus. Une autopsie sera pratiquée à l'institut médico-légal de Montpellier dans la journée du lundi 7 décembre. L'enquête se poursuit désormais des chefs d’homicides involontaires aggravés par la violation manifestement délibérée d'une règle de prudence ou de sécurité prévue par la loi ou le règlement, et de travail illégal par dissimulation de salariés.

Le bateau a très vite coulé
Dans la nuit de dimanche à lundi, le patron du bateau, Christian Arnaud, avait déclenché la balise de détresse. Il avait été récupéré vers 2 h du matin par les secouristes de la vedette de la SNSM d'Agde. En état d'hypothermie il avait eu le temps de préciser que ses deux marins étaient toujours dans l'eau. Qu'il avait senti un choc et qu'en ouvrant la cale de son bateau il avait vu une importante voie d'eau. En quelques instants le navire avait chaviré et coulé. On sait aujourd'hui qu'il a emporté avec lui les deux victimes âgées de 23 et 33 ans.

JEAN-PIERRE AMARGER


Publié le : Samedi 05 décembre 2020