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Publiée le 18-01-2020

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​Revue Presse Une vedette coule à l'entrée du port de Sète

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Midi Libre 19/07/2021

La SNSM (société nationale de sauvetage en mer) a porté secours lundi 19 juillet vers 15h aux quatre passagers d'une vedette. "L'embarcation a coulé à 500m devant l'entrée du port et repose à 8 ou 10 m de fond", a déclaré l'officier de permanence au Cross Med (centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de la Méditerranée).
Toutes les personnes à bord ont pu être secourues.


Publié le : Lundi 19 juillet 2021

​Revue Presse Découvrez la voile et la biodiversité marine

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Découverte de la voile et de la biodiversité marine © Midi Libre

Midi Libre le 28/06/2021

De la plage jusque dans l’eau, l’équipe du Sea Explorer vous invite à la découverte de la faune et de la flore du bord de mer et les nombreux habitats sous-marins essentiels qui attirent une diversité d’espèces : des poissons aux algues en passant par les dauphins, les tortues et les oiseaux.

Les différents ateliers ludiques, mis en place tout au long de la balade, permettent aux enfants et adultes de comprendre la richesse d’un écosystème fragile et de découvrir les actions de préservation de la biodiversité mises en place sur l’Aire marine de la côte agathoise. Une immersion sur le sentier sous-marin du Cap d’Agde sera l’occasion de nager à la rencontre de la biodiversité et d’observer la vie grouillante des fonds marins. L’après-midi vous embarquez à bord du Sea Explorer, un catamaran (24 x 12 m) éco-conçu pour allier découverte à la voile, découvrir la biodiversité marine à travers des ateliers organisés sur le bateau et s’émerveiller grâce à un focus sur le Grand dauphin du golfe du Lion.

Tarifs : de 8 à 15 €. Pique-nique tiré du sac. Inscriptions au 04 67 21 76 25

Lionel PEUGEOT


Publié le : Mercredi 30 juin 2021

​Revue Presse Cette algue brune surveillée de près par les scientifiques

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En Andalousie, où elle prolifère, l’algue brune est un véritable fléau, pour la pêche et le tourisme.

Midi Libre le 25/06/2021

La Rugulopteryx okamurae, originaire du Pacifique, a été repérée à Agde.

Dans l’édition datée du 20 juin du Journal du Dimanche, un titre sans équivoque : "L’algue brune qui menace la Méditerranée."

Dans l’article, on apprend ainsi que la Rugulopteryx okamurae, c’est le nom de cette algue du Pacifique, aurait été aperçue pour la première fois dans l’étang de Thau, il y a quelques années. Comme s’est-elle retrouvée là ? Difficile à dire. Mais la proximité du port de Sète et ses échanges internationaux sont une piste à ne pas négliger.

Quelques individus observés à Agde, mais rien d’inquiétant
L’algue brune, donc. "On en découvre tous les jours, confirme l’écologue marin Thierry Thibaut, de l’Institut méditerranéen d’océanologie, à nos confrères du "JDD". Pour le moment, elle a été repérée dans le parc national des Calanques, à Marseille, sur la Côte bleue et à Agde."

Les scientifiques la surveillent de près. Car du détroit de Gibraltar à Malaga, dans le sud de l’Espagne, sa présence en masse est synonyme de rejets sur les plages, avec l’odeur d’œuf pourri qui va avec ! Mais pour Renaud Dupuy de la Grandrive, directeur du milieu marin en mairie d’Agde, rien de cela sur notre littoral.

"C’est vrai que cette algue a été observée localement, mais pas plus que ça. On recense quelques individus." Le biologiste explique même que "la Rugulopteryx okamurae n’est pas la première. On compte, aujourd’hui, une dizaine d’espèces "étrangères" dans nos eaux."

La nature ayant horreur du vide, ces algues se sont installées sporadiquement sur des fonds maltraités pendant de trop longues années. "C’est pour cela que nous réintroduisons des algues cystoseires, disparues du littoral agathois."

Des "boutures" installées sur des dalots, pour que les algues se reproduisent. Preuve que les fonds marins sont scrutés de près, une cartographie fine du littoral agathois a été effectuée, il y a une dizaine de jours, à l’aide d’un drone, constat d’huissier à l’appui. On ne rigole pas avec l’écologie !

O. R.


Publié le : Samedi 26 juin 2021

​Revue Presse Sur la plage, des oiseaux à protéger

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Des agents sur le terrain pour sensibiliser les promeneurs

Midi Libre le 18/05/2021

Les week-ends prolongés du mois de mai coïncident avec l’arrivée des premiers vacanciers sur notre littoral. C’est aussi la période choisie par les oiseaux présents sur les plages pour nicher, à l’image du gravelot à collier interrompu ou les sternes.

Les gardes du littoral des communautés d’agglomération Béziers Méditerranée et Hérault-Méditerranée, conjointement avec le service départemental de l’Office français de la biodiversité, ont procédé dernièrement à des opérations de sensibilisation à la présence de ces espèces sur le littoral, notamment à la Tamarissière.

"L’objectif premier était d’expliquer aux promeneurs que la nature est fragile et que le dérangement répété pourrait mettre à mal certaines colonies d’oiseaux lors de cette période cruciale", explique Julien Azéma, l’un de ces agents. Prudence, donc.
Midi Libre


Publié le : Mardi 18 mai 2021

​Revue Presse Comment le clan Rayon-Rodriguez a fait main basse sur le port de plaisance de Golfe-Juan

Mediapart le 6 décembre 2020 par HÉLÈNE CONSTANTY

La chambre régionale des comptes s’apprête à rendre public un rapport d’une rare sévérité sur le port Camille-Rayon de Vallauris-Golfe-Juan. Il révèle comment deux familles, les Rayon et les Rodriguez, ont privatisé à leur profit, en toute opacité, l’un des plus grands ports de plaisance de la Méditerranée. Du grain à moudre pour le Parquet national financier.

Lundi 7 décembre, le conseil municipal de Vallauris-Golfe-Juan va prendre connaissance d’un rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) de Provence-Alpes-Côte d’Azur sur la gestion du port de plaisance Camille-Rayon, situé entre Nice et Cannes.

Ce port, inauguré en 1989, d’une superficie de 17 hectares et d’une capacité de 838 bateaux, avec un quai réservé aux très grands yachts de plus de 20 mètres, porte le nom de son fondateur, mort en 2014 à l’âge de 101 ans. Ce patron de bar de Golfe-Juan, auréolé d’une réputation de héros de la Résistance pour avoir combattu à la tête du réseau action du général de Gaulle dans le sud-est de la France, pendant la Seconde Guerre mondiale, a inspiré le personnage du Gorille, un agent secret incarné par Lino Ventura dans le film Le Gorille vous salue bien, sorti sur les écrans en 1958.

Camille Rayon a ensuite fait fortune dans les ports de plaisance, en France et à l’étranger. Il a présidé, depuis sa création et jusqu’en 2012, la Société du nouveau port de Vallauris-Golfe-Juan (SNPVGJ), à laquelle la commune a concédé la construction et la gestion du port, aux termes d’un contrat de longue durée qui arrivera à échéance en 2024. Son fils Pierre Rayon a pris la suite, en qualité de président-directeur général, tandis que sa fille Olivia Lara Rayon était nommée directrice et son gendre Patrick Lara directeur adjoint.

La chambre régionale des comptes s’est penchée avec beaucoup d’attention sur la manière, pour le moins contestable, dont ce port est géré par la famille Rayon. La conclusion de son rapport, auquel Mediapart a eu accès, est d’une rare sévérité. Les magistrats estiment que ce mode de gestion « a conduit, compte tenu de la durée du contrat (35 ans) et de l’absence d’exercice de ses prérogatives par la commune, à une appropriation quasiment privative du domaine public maritime ». Ils observent qu’« un petit nombre de professionnels administre les affaires du port » et qu’il en ressort, « outre une perte de contrôle de l’usage de son domaine public, un préjudice financier pour la commune ».

Les observations détaillées du rapport viendront, selon toute vraisemblance, nourrir les investigations en cours au Parquet national financier. Car la justice ne s’est penchée jusqu’à présent que sur la famille Rodriguez, omniprésente dans le port depuis l’origine.

Le PNF a ouvert une enquête préliminaire début 2016, à la suite d’une plainte déposée par la société néerlandaise Industrial and Marine Diesels. Cette entreprise avait eu la mauvaise idée de vouloir reprendre le chantier naval situé dans le port Camille-Rayon, à la barre du tribunal de commerce. Ce chantier de réparation de bateaux, doté d’équipements capables d’intervenir sur des yachts de grande taille, était alors géré par une filiale du groupe Rodriguez, un ancien fleuron de la construction de navires de plaisance, en liquidation judiciaire après avoir accumulé des centaines de millions d’euros de pertes.

L’irruption d’une entreprise étrangère dans l’entre-soi qui règne sur le port depuis sa création s’est heurtée à une résistance farouche, qui a fait capoter cette reprise. À la suite d’un incroyable tour de passe-passe opéré par les Rodriguez, la société néerlandaise s’est retrouvée propriétaire d’une coquille vide : l’entreprise G. Rodriguez, gestionnaire du chantier naval, qu’elle avait achetée 2 millions d’euros au tribunal de commerce, s’est fait expulser du port le 14 novembre 2014, son contrat de sous-location des installations portuaires étant arrivé à échéance… Au moment même de la reprise par la société hollandaise ! Ulcéré, le repreneur floué a saisi la justice pour escroquerie, abus de biens sociaux et banqueroute, en décembre 2015. Ce qui a déclenché l’enquête préliminaire du PNF.

Dans son premier article consacré à cette affaire, en avril 2016, Mediapart s’était penché sur les relations entretenues par Alexandre Rodriguez, fils du fondateur et président du directoire du groupe Rodriguez, avec des membres éminents du grand banditisme marseillais, dans l’enceinte même du port. 

Un premier scandale avait éclaté le 5 juin 2010, lorsque Alexandre Rodriguez avait été arrêté, sur le port Camille-Rayon, à l’occasion d’un spectaculaire coup de filet de la police judiciaire. Il était en compagnie de Bernard Barresi, un braqueur recherché par la justice depuis 20 ans, après sa condamnation à 20 ans de prison pour l’attaque d’un fourgon blindé, et des frères Michel et Gérald Campanella, deux figures majeures du grand banditisme marseillais, spécialisés dans l’extorsion de fonds et soupçonnés de régner sur un réseau de machines à sous clandestines dans le sud-est de la France.

Les enquêteurs avaient été intrigués par les liens entre le patron du groupe Rodriguez et ces malfaiteurs, qui menaient grand train sur des yachts amarrés au port Camille-Rayon, entretenus aux frais de Rodriguez et détenus par des sociétés basées dans le paradis fiscal des îles Vierges britanniques.

Trois de ces bateaux, saisis lors du coup de filet de juin 2010, ont été vendus aux enchères par l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC) en juin 2019 : le Bono a été vendu 212 000 euros, l’Atlas 152 000 euros et le Yes 185 000 euros.

Alexandre Rodriguez est sorti de prison un mois et demi après son arrestation, moyennant le paiement d’une caution d’1,5 million d’euros et un contrôle judiciaire. Mais l’affaire de blanchiment dans le cadre de laquelle il a été arrêté en 2010 avec Barresi et les frères Campanella n’a jamais été jugée ni classée sans suite. Elle est toujours ouverte, en veilleuse, au cabinet de la juge Marie Grandjouan, vice-présidente chargée de l’instruction à la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille.

Cependant, comme le constate la chambre régionale des comptes, certaines des sociétés du groupe ont survécu à la faillite. Dans le port Camille-Rayon, la société SAS Rodriguez yachts, titulaire de la concession d’origine, attribuée à Rodriguez en 1993, continue de gérer le chantier naval et une aire de carénage privée, générant un chiffre d’affaires de 5,4 millions d’euros en 2018.

Elle est officiellement présidée par un certain Dino Abbruzzese, que personne n’a jamais vu sur le port et dont Mediapart n’a trouvé aucune trace, en dehors de son nom dans les statuts de la société.

Deux autres entreprises de la famille Rodriguez sont toujours en activité, notamment la société civile immobilière GAL (les initiales de Gérard, Alexandre et Laurence Rodriguez), principale actionnaire de la SAS Rodriguez yachts, et la SCI Laura. Toutes deux gérées par Alexandre Rodriguez, elles sont amodiataires* de la société gestionnaire du port (SNPVGJ), ce qui leur permet d’occuper des locaux commerciaux et des postes d’amarrage de yachts.

Rodriguez yachts est également lié à la société gestionnaire du port par deux autres contrats, dans des conditions contestées par la CRC. Elle exploite une aire publique de carénage et occupe, neuf mois par an, une aire de stationnement. Elle ne paye que 7 317 euros par an pour l’aire publique de carénage (1 835 m2), alors qu’elle devrait payer 263 000 euros, selon les calculs effectués par les magistrats. Quant à l’aire de stationnement, la CRC estime que la convention de mise à disposition est tout simplement irrégulière, compte tenu du risque de pollution des eaux.

Une information judiciaire a été ouverte par le PNF, le 19 juin 2020

Jusqu’à présent, la justice avait orienté son enquête vers le seul groupe Rodriguez, objet de la plainte déposée par le repreneur malheureux du chantier naval. Elle vise désormais, plus largement, la gestion du port dans son ensemble, y compris l’étrange manière dont la commune de Vallauris-Golfe Juan a laissé les mains libres aux Rayon et aux Rodriguez sur son domaine public. Les deux familles sont unies par des liens étroits depuis la création du port : Gérard Rodriguez, fondateur du chantier naval, a longtemps été le directeur général de la société gestionnaire du port, présidée par Camille Rayon.

De source judiciaire, une information judiciaire a été ouverte par le PNF, le 19 juin 2020, des chefs de « favoritisme », « prise illégale d’intérêt », « banqueroute », « abus de biens sociaux », « escroquerie au jugement », « recel en bande organisée », « négligence du dépositaire ayant permis la soustraction, le détournement ou la destruction de bien public » et « recel » de ce délit. 

L’action de l’association Anticor se trouve ainsi confortée : depuis plusieurs années, elle demandait à la justice de se pencher sur les pratiques en vigueur dans le port Camille-Rayon. Après avoir écrit à la chambre régionale des comptes, le 7 mars 2016, Jean-Noël Falcou, conseiller municipal et référent départemental d’Anticor, avait écrit à Michelle Salucki, la maire de Vallauris-Golfe-Juan, le 20 avril 2016, lui demandant expressément « la résiliation anticipée de la concession du port Camille-Rayon, ainsi que la déchéance et expulsion immédiate de la SNPVGJ ». L’association anticorruption a porté plainte le 24 juin suivant auprès du PNF.

« Loin d’être un simple litige entre sociétés privées, cette affaire doit être étudiée sous l’angle de l’atteinte à l’intérêt général, en considérant le préjudice pour la ville et les contribuables », estimait Anticor dans un communiqué.

Le rapport de la CRC permet de comprendre comment Rayon, Rodriguez et leurs amis ont développé leurs activités lucratives dans le port, au détriment des contribuables de Vallauris-Golfe Juan. Comme s’ils avaient oublié, au fil du temps, qu’« aucun port de plaisance ne peut être considéré comme privatif », car « un port situé sur le territoire d’une commune relève nécessairement de la gestion publique locale », comme le rappelle la CRC.

Les magistrats concluent en demandant sèchement à la commune de « reprendre la charge de la concession ». C’est exactement ce que réclamait Anticor dès 2016 dans sa lettre à la maire : « Sans l’appui de la SNPVGJ, le montage mis en place par les sociétés du groupe Rodriguez n’aurait ni pu voir le jour ni pu perdurer. La responsabilité principale se situe bien au niveau de la SNPVGJ qui, outre avoir failli à ses obligations concernant le chantier naval, a surtout mis en place un dispositif opaque qui lui a permis pendant des années de commettre de graves irrégularités, au détriment de la collectivité. Le PNF ne manquera pas de s’interroger sur les réelles motivations de la ville, dont le refus explicite de vouloir contrôler son délégataire est certes illégal, mais surtout difficilement explicable. »

Concrètement, les magistrats relèvent de graves irrégularités dans la gestion du port, qui fonctionne comme une boîte noire, fermée aux regards extérieurs. Le comité local des usagers permanents du port, qui doit être réuni une fois par an par le maire qui le préside, ne s’est jamais valablement réuni dans la période sous revue, ce qui constitue une « carence majeure dans l’association des usagers du port à sa gouvernance ».

Quant au conseil portuaire, une instance consultative chargée de donner son avis sur la politique tarifaire et foncière, il apparaît noyauté par une poignée de professionnels du nautisme, proches de la famille Rayon. Dans sa réponse écrite aux questions de Mediapart, Olivia Lara Rayon nie un quelconque manquement aux obligations de gouvernance : « Il ne s’agit aucunement d’un manque de transparence. Les maires ont toujours été invités et ont toujours été présents lors des conseils d’administration, des assemblées générales et des conseils portuaires. »

Ces irrégularités ont été corrigées par la maire de Vallauris en juin 2019.

Parmi les membres du conseil censés représenter les usagers, la CRC note la présence d’un homme influent : François-Gil Leccia, ancien chef du service des affaires maritimes de la Direction départementale de l’équipement des Alpes-Maritimes. Après avoir pris sa retraite en 2003, cet ancien fonctionnaire, spécialiste des ports qu’il avait pour mission de contrôler dans ses anciennes fonctions, a été recruté à la fois par la famille Rayon et par la famille Rodriguez, d’abord comme consultant de la SNPVGJ, payé plus de 60 000 euros par an, puis comme président de Rodriguez yachts en 2014-2015, au moment du litige avec le repreneur hollandais du chantier naval. Ce grand ami de Camille Rayon, le fondateur du port, est, de surcroît, administrateur de la SNPVGJ, en tant qu’amodiataire et donc bénéficiaire d’un emplacement pour son bateau. Un « mélange des genres » dénoncé par la chambre régionale des comptes, qui jette le trouble sur « son rôle réel dans les décisions de la société ». 

Joint par téléphone, François-Gil Leccia conteste un rapport « entièrement à charge » et assume parfaitement sa mission : « Mes compétences m’ont valu d’être appelé comme conseiller technique par les dirigeants du port. J’entretenais d’excellents rapports avec Gérard Rodriguez, que j’ai aidé à sortir de l’imbroglio avec ceux qui ont tenté de reprendre le chantier naval. Je ne vois pas où est le mélange des genres. »

Outre les contrats irréguliers dont ont bénéficié les sociétés du groupe Rodriguez, la CRC dénonce celui de la station d’avitaillement : depuis la création du port, Jacques Gardanne exploite la pompe où les yachts font le plein de carburant. Or, cet ancien conseiller municipal de Vallauris-Golfe-Juan, qui déclare un chiffre d’affaires supérieur à 2 millions d’euros par an, n’a jamais payé le moindre euro de redevance et le sous-traité d’exploitation qu’il a signé avec la SNPVGJ n’a jamais été soumis au conseil municipal. « C’est sans titre valable que Jacques Gardanne occupe le domaine public », conclut la CRC, qui recommande à la commune de mettre en concurrence la station d’avitaillement, de signer un contrat en bonne et due forme avec l’exploitant, qui sera tenu de « verser une redevance au bénéfice du concessionnaire à répercuter à la commune ».

À ce jour, aucun membre de la famille Rayon n’a été entendu par la justice. Olivia Lara Rayon ne se sent nullement concernée par l’enquête en cours au PNF, qui, selon elle, ne vise que le groupe Rodriguez : « L’assimilation avec notre société concessionnaire du port nuit gravement à notre image. Aucun élément ou fait figurant dans le rapport définitif de la CRC qui nous a été communiqué ne permet de fonder une saisine du PNF pour ce qui nous concerne. »

Si vous avez des informations à nous communiquer, vous pouvez nous contacter à l’adresse enquete@mediapart.fr.

Si vous souhaitez adresser des documents en passant par une plateforme hautement sécurisée, vous pouvez vous connecter au site frenchleaks.fr.


Publié le : Dimanche 06 décembre 2020

​Revue Presse Disparition des deux marins à Agde : "C’est l’ensemble de la famille des marins qui est en deuil"

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Gérald Chambre, premier Prud’homme d’Agde. Archive midi libre

Midi Libre le 04/12/2020

Gérald Chambre, premier Prud’homme pêcheur, revient sur la tragique actualité, avec la disparition en mer de deux matelots.

On imagine que le long des quais, l’ambiance doit être particulièrement lourde chez les pêcheurs d’Agde…

C’est le moins que l’on puisse dire. Le lendemain de ce drame (mardi, NDLR), en arrivant à bord de mon bateau, j’ai pu apercevoir le visage triste des collègues. Certains me disaient qu’ils n’avaient pas dormi de la nuit, tellement ils pensaient à ce terrible accident. C’est très pénible comme moment.

Ce drame rappelle brutalement la dangerosité de votre métier.

C’est vrai, c’est une réalité. Et c’est ce qui fait aussi la solidarité entre gens de mer. Aujourd’hui, c’est vraiment l’ensemble de la famille des marins qui est en deuil. Nous pensons aussi beaucoup au personnel de la criée aux poissons des Pays d’Agde, qui est évidemment très impacté, puisque le papa des deux garçons qui sont disparus y travaille. D’ailleurs, en tant que premier Prud’homme d’Agde, je tiens à exprimer tout mon soutien et, par là même, celui de l’ensemble des marins pêcheurs de la commune, à la famille de Christophe et Sébastien.

Depuis le début de la semaine, les réactions se multiplient, notamment sur les réseaux sociaux. On a le sentiment que ce tragique accident dépasse le seul cercle agathois…

Je peux en témoigner car depuis lundi, mon téléphone n’arrête pas de sonner. Je pense notamment à Cédric Indjirdjian, directeur adjoint à la DDTM et délégué Mer et Littoral de l’Hérault et du Gard, qui m’a appelé pour exprimer sa grande tristesse, tout comme le préfet maritime de Toulon. Ce dernier m’a d’ailleurs détaillé les opérations qui étaient programmées pour retrouver l’épave du bateau. Plusieurs Prud’homies d’Occitanie m’ont également contacté pour faire part de leur solidarité avec les pêcheurs agathois et, autant que faire se peut, apporter un soutien moral à la famille des deux garçons.

Une réunion prud’homale en projet
Gérald Chambre et plusieurs de ses collègues prud’hommes de la façade littorale d’Occitanie envisagent de tenir une réunion dans les plus brefs délais, afin d’évoquer plusieurs points de tension qui agitent la profession. Parmi ceux-ci, le respect des interdictions de pêche saisonnières, comme à Agde pour le poulpe, entre mai et octobre, où le rappel (et les contrôles) par les autorités maritimes des pêcheurs qui exercent sans la moindre autorisation ni diplôme ! "C’est incroyable, certains ont été contrôlés, verbalisés, mais ils continuent, au mépris de toutes les règles", regrette Gérald Chambre. Celui-ci souhaite une plus grande sévérité de la part de l’administration.

Olivier RAYNAUD


Publié le : Samedi 05 décembre 2020

​Revue Presse Les corps des deux marins, âgés de 23 et 33 ans, retrouvés dans l'épave du bateau naufragé

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Durant toute la nuit, les marins de la SNSM avaient cherché les victimes, en vain

Midi Libre le 03/12/2020

Les corps des deux marins portés disparus depuis la nuit de dimanche à lundi au large d'Agde ont été retrouvés ce jeudi 3 décembre par les plongeurs de la Marine Nationale.

Les dépouilles des deux marins, Christophe et Sébastien Gil, portés disparus depuis la nuit de dimanche à lundi au large d'Agde, ont été retrouvées, ce jeudi dans la journée, dans l'épave du "Romain Luca" par les plongeurs de la Marine nationale. Une information confirmée ce jeudi soir par le procureur de la République de Béziers, Raphaël Balland.

Une enquête ouverte pour homicide involontaire 
"Les moyens mis en œuvre dans la journée par la Marine nationale et la Gendarmerie maritime ont permis de retrouver et de remonter à la surface les corps des deux frères disparus. Une autopsie sera pratiquée à l'institut médico-légal de Montpellier dans la journée du lundi 7 décembre. L'enquête se poursuit désormais des chefs d’homicides involontaires aggravés par la violation manifestement délibérée d'une règle de prudence ou de sécurité prévue par la loi ou le règlement, et de travail illégal par dissimulation de salariés.

Le bateau a très vite coulé
Dans la nuit de dimanche à lundi, le patron du bateau, Christian Arnaud, avait déclenché la balise de détresse. Il avait été récupéré vers 2 h du matin par les secouristes de la vedette de la SNSM d'Agde. En état d'hypothermie il avait eu le temps de préciser que ses deux marins étaient toujours dans l'eau. Qu'il avait senti un choc et qu'en ouvrant la cale de son bateau il avait vu une importante voie d'eau. En quelques instants le navire avait chaviré et coulé. On sait aujourd'hui qu'il a emporté avec lui les deux victimes âgées de 23 et 33 ans.

JEAN-PIERRE AMARGER


Publié le : Samedi 05 décembre 2020

​Revue Presse Deux marins disparus à Agde : la Marine nationale lance des recherches pour retrouver l'épave

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Le "Romain Luca" a sombré en quelques minutes. MICHEL DESNOS

Midi Libre le 01/12/2020

Depuis ce mardi matin, 1er décembre, un bâtiment de la Marine Nationale croise sur la zone du naufrage du "Romain Luca". Cette embarcation de pêche a sombré en mer dans la nuit du dimanche 29 au lundi 30 novembre devant Agde.

Depuis ce mardi matin, 1er décembre, un bâtiment de la Marine nationale croise sur la zone du naufrage où a sombré le "Romain Luca" à environ 20 km au large d'Agde. Trois hommes étaient à bord, un a été secouru. Deux sont toujours portés disparus.

Les militaires, équipés d'un sonar, vont tenter de retrouver l'épave qui gît à environ 60 m de profondeur. Si les conditions sont réunies, des plongeurs pourront éventuellement descendre, à moins que cela ne se fasse via un système vidéo, pour inspecter l'épave afin de comprendre les circonstances du drame. Mais aussi peut-être retrouver les victimes qui auraient pu être bloquées dans la cale du bateau au moment du drame.

Un bateau de conception ancienne
Le "Romain Luca" est un navire de pêche de conception ancienne. Cela ne veut pas dire qu'il était en mauvais état. Un marin expliquait ce mardi matin, "quand on connaît le bateau, si on prend comme hypothèse qu'il a bien percuté un tronc, on sait qu'il n'aurait pas pu résister au choc.

Si les deux marins étaient dans la cale en train de calibrer les soles qu'ils avaient pêchées, ils n'ont certainement pas pu avoir le temps de faire quoi que ce soit pour se protéger. C'est un drame, mais dimanche la mer a voulu prendre trois marins, les sauveteurs lui en ont arraché un."

Un choc peu avant de sombrer
Dans la nuit de dimanche à lundi, Christian Arnaud, le patron du "Romain Luca" a pu expliquer aux sauveteurs de la SNSM qu'il avait ressenti un choc violent. Quand il a vérifié ce qu'il se passait dans la cale, l'eau avait déjà envahi la zone.

"En quelques instants le bateau s'est couché sur le côté et a sombré", a-t-il expliqué, en état de choc aux secouristes. Il a alors eu le temps de déclencher la balise de secours et de prendre les bouées.

Christian Arnaud a passé presque deux heures dans l'eau avant d'être secouru. Sa vie étant en danger, les sauveteurs de la vedette d'Agde ont pris la décision de quitter la zone du naufrage pour le ramener à quai. Le corps de Christian Arnaud était à 33°.

J.-P. A


Publié le : Mardi 01 décembre 2020

​Revue Presse Un bateau de pêche a coulé en mer cette nuit, deux frères marins sont portés disparus

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De nombreux moyens sont toujours mobilisés sur les lieux du drame © JEAN PIERRE AMARGER

Midi Libre le 30/11/2020

Dans la nuit de ce dimanche 29 novembre à lundi, peu après minuit, un bateau de pêche avec trois hommes à bord a coulé à 20 km devant Agde. Un homme a été retrouvé en vie par les secours, deux autres sont toujours recherchés. Le navire était parti d'Agde dans la soirée.

Cette nuit, vers 0 h15, le Cross Med (Centre régional des opérations de surveillance et de sauvetage en mer Méditerranée) a reçu le signal d’une balise de détresse signalant le naufrage d’une embarcation de pêche à environ 20 km au large d'Agde.

Le patron pêcheur retrouvé sain et sauf
De nombreux moyens de secours ont alors été envoyés sur les lieux du naufrage alors que le Cross Med tentait de joindre le bateau pour le repérer au plus vite. Vers 2 h du matin, le patron pêcheur a été retrouvé et ramené à Agde par l'équipage de la SNSM d'Agde, le port d'attache du bateau.

 En état de choc et en hypothermie, il signale que deux hommes, âgés de 21 et 22 ans, deux frères étaient avec lui à son bord au moment du déclenchement de la balise de détresse.

De gros moyens sur zone
Sur les lieux du drame, les équipages de la SNSM d'Agde, de Valras et de Port la Nouvelle ont tourné toute la nuit. Ils ont été renforcés jusqu'à 4h du matin par l'hélicoptère de la gendarmerie de l'Hérault qui a balayé la zone avec une caméra thermique. Ces secours ont été relevés par l'équipage de la SNSM de Sète et le Dragon 34 de la Sécurité Civile peu après 4 h du matin.

Deux frères marins portés disparus
Les recherches des deux jeunes marins disparus se poursuivent. On compte aussi sur zone depuis le lancement de l'appel de détresse une dizaine d'embarcations de pêcheurs qui étaient sur zone et qui se sont greffées sur les opérations de recherches

Pour l'heure, le naufrage de l'embarcation est inexpliqué. L'équipage de la vedette de Valras a récupéré de radeau de survie et d'autres effets qui seront confiés aux gendarmes. Une enquête sera ouverte pour comprendre les circonstances de ce drame. Sur place, la visibilité était bonne avec une houle bien formée et la météo était clémente.

J.-P. A


Publié le : Lundi 30 novembre 2020

​Revue Presse Le Salon nautique n'aura pas lieu

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Midi Libre le 28/09/2020

Les contraintes sanitaires, de plus en plus dures, ont contraint les organisateurs à jeter l'éponge.

Après Paris la semaine dernière, c'est donc le Salon nautique du Cap-d'Agde qui jette à son tour l'éponge. Une décision prise ce lundi, qui met donc un terme aux espoirs des professionnels de la zone technique, qui ont longtemps pensé pouvoir maintenir ce rendez-vous, du 28 octobre au 1er novembre, tout comme la municipalité, pour qui le salon représente traditionnellement une belle fin de saison touristique. 

Un virus qui circule toujours plus vite
Dans un communiqué de presse, Jean-Pierre Boyer, président de l'Association des professionnels du nautisme (UPN), explique que "les dernières évolutions de la crise sanitaire rendent impossible la tenue de ce grand rassemblement. Nous avons voulu y croire jusqu’au bout, et avons exploré toutes les pistes pour pouvoir tenir tout de même cet événement, mais force est de constater que cela serait déraisonnable [...] La maladie est toujours bien présente, et circule même de plus en plus. Il serait donc irresponsable de prendre le risque de créer un cluster de contamination, malgré le plan de prévention des risques sanitaires que nous avions mis en place."


Publié le : Lundi 28 septembre 2020

​Revue Presse En paddle autour de Brescou, l’activité qui cartonne cet été

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© Laurent Bourriquel

Midi Libre le 07/08/2020

Le centre nautique du Cap d'Agde propose des sorties en paddle accompagné d'un moniteur, afin de gagner le Fort de Brescou. Débutant ou initiés, les balades s'adressent à un large public. 

"Plus qu’une mode, le paddle est devenu une véritable activité nautique". Les mots de Laurent Bourriquel, directeur du centre nautique du Cap d’Agde, trouvent un parfait exemple dans la sortie paddle menée par Fred, ce matin du jeudi 6 août.

Composé d’enfants et d’adultes, d’adeptes ou de débutants, le groupe de huit personnes qui s’apprêtent à ramer jusqu’au Fort de Brescou est bien équipé. Lunettes et gilets de sauvetage accompagnent la planche et la rame fournies par O’Spot, l’annexe ludique du Centre Nautique, sur la plage Richelieu. 

Tour de Brescou
Au programme: une heure trente de balade sportive sur la Méditerrannée. À quelques minutes de l’embarquement sur les planches, Fred, le moniteur, donne quelques explications pour parvenir à gagner le Fort sans inquiétude: "Pensez à rester groupés autour de moi, j’ai un paddle différent du vôtre et je pourrai vous rejoindre si vous avez un problème".

Avant de mettre les planches à l’eau, Fred lance avec enthousiasme: "Vous avez beaucoup de chance la mer est idéale, on va pouvoir faire le tour de Brescou sans problème". Sourires sur les visages.

Équilibre fragile
Les premières minutes sur la planche sont un peu périlleuses. Il faut positionner correctement ses pieds et regarder au loin, au risque de vaciller. Déjà, les plus aguerris ont pris quelques mètres d’avance. "Pensez à bien plonger votre rame en entier, pas d’effort inutile!", s’époumone Fred.

Très vite, les bras s’échauffent, les jambes fléchies se tendent: une fois le rythme dans les bras, le paddle s’approche rapidement du Fort.

Florence, originaire de Mayenne, est venue accompagner son fils Felipe. Alors qu’il navigue en tête aux côtés du moniteur, Florence chute de sa planche. "Une fois qu’on perd l’équilibre c’est dur de remonter dessus !" commente-t-elle lorsqu’elle parvient enfin à rejoindre le groupe, arrivé sur la plagette de l’île. 

Côtoyer la biodiversité
Faire le tour de Brescou avec un moniteur permet de passer aux bons endroits, sans risquer de s’accrocher sur la roche volcanique qui dépasse parfois de l’eau. Fred distille anecdotes et informations sur la zone marine, sans manquer de répondre aux nombreuses questions.

Il prête également son paddle professionnel, en carbone. Plus longue et plus légère, la différence de planche est frappante : il suffit de quelques coups de pagaie pour passer devant tout le monde, mais attention à garder l’équilibre ! Autour du rocher de Brescou, l’eau est transparente. On aperçoit poissons, oursins et reliefs en tous genres.

Sur le chemin du retour, le groupe de pratiquants est soudain scindé en deux. Un bateau fonce à toute vitesse et crée des vagues dangereuses, sans même prendre le temps de ralentir aux abords de l’aire marine protégée. "Bientôt, il faudra mettre des panneaux en mer pour ceux qui ne respectent rien", s’agace Fred, en gardant toujours un œil sur le groupe qu’il a guidé durant la matinée.

Marion Huguet


Publié le : Mardi 11 août 2020

​Revue Presse La navigation de plaisance peut reprendre samedi 16 mai

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Les plaisanciers vont retrouver leur plan d'eau samedi 16 mai D.R.

Midi Libre le 15/05/2020

Au terme d'une semaine pleine d'incertitudes pour les plaisanciers, la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) a tranché.

Dans un communiqué adressé à la presse, la Sodéal, société d'économie mixte qui gère notamment les ports du Cap-d'Agde, a annoncé ce vendredi 15 mai que la Direction départementale des territoires et de la mer "a officialisé la réouverture
de la navigation de plaisance dès ce samedi 16 mai. Cette nouvelle qui était attendue par les plaisanciers, est enfin tombée."

Une demande d'autorisation adressée à la Préfecture
Pour Michel Tauler, directeur de la structure, "Il est important de rappeler que lorsqu’un plaisancier navigue le long de nos côtes, il traverse deux zones. Tout d’abord la limite des 300 mètres, qui est sous la compétence du maire. C’est
pourquoi le maire d’Agde a dû faire une demande d’autorisation de réouverture du port auprès de la préfecture de l’Hérault. Au-delà c’est en effet la préfecture maritime de Méditerranée qui est mesure de réglementer la navigation".


Publié le : Samedi 16 mai 2020

​Revue Presse L’« Odeep One » a démarré sa production de gel hydroalcoolique

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La production a commencé à bord le mercredi 1er avril. (Photo : OWF)

Le Marin publié le 01/04/2020

L’Odeep One, le navire embouteilleur basé à Sète, a démarré une production de solution hydroalcoolique le 1er avril.

« Nous allons produire 300 000 bouteilles de 0,60 litre dès la première semaine, avant de monter en puissance jusqu’à atteindre notre capacité de croisière de 1 million de bouteilles par semaine, explique Régis Revilliod, patron de l’armement OFW. Nous avons obtenu les autorisations pour produire la première formule légale de cette solution pour lutter contre le covid-19. Le marché français est en sous-capacité. »

Avec l’usine installée à bord, le navire était déjà en classe 3. L’équipage consigné à bord (45 marins) a été mobilisé depuis le 19 mars pour adapter les lignes de production et équipements de sécurité. Trois millions de bouteilles étaient déjà à bord, et leur structure renforcée pour tenir la navigation convient particulièrement aux besoins des professionnels sanitaires ou agents publics.

Le projet est suivi par la cellule de crise gouvernementale, mais après les investissements importants déjà faits en 2019 pour partir en mer, « la trésorerie d’OFW est compliquée ». Régis Revilliod lance ainsi un appel au « financement solidaire » pour soutenir cette initiative « au service de la nation ».

Hélène SCHEFFER


Publié le : Jeudi 02 avril 2020

​Revue Presse Le bateau français qui transforme l’eau de mer en boisson

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Le Figaro économie du 18 janvier 2020
Par Luc Lenoir

L’entreprise, fondée par un ancien marin et ingénieur haut en couleur, vient d’armer un navire-usine avec des investisseurs privés.

Lorsqu’il raconte les débuts de l’entreprise au Figaro, le capitaine Régis Révilliod insiste sur les espoirs déçus d’un éventuel soutien des pouvoirs publics.

Dimanche dernier, à 21h50, une première bouteille sortait des entrailles d’Odeep One, nouveau bateau usine français, à environ 200 kilomètres au large de Marseille. Son contenu? De l’eau... de mer, passée par différents traitements naturels pour retirer le sel. Son goût?
Finalement assez classique, avec une certaine sensation de fraîcheur au premier abord, puis une douceur finale assez surprenante, mais en rien écœurante, comme Le Figaro a pu le tester avec des bouteilles produites ces derniers mois dans la même zone.

Sourcier en chef de cette boisson atypique, le capitaine Régis Revilliod, ingénieur passé par la Marine marchande et le conseil dans le domaine de l’offshore, avant de se lancer dans l’aventure de l’armement maritime, avec un projet industriel quasiment inédit: pomper, traiter et embouteiller de l’eau de mer, potable et vertueuse, à bord d’un même navire.

«Nous étions trop innovants pour les financements publics»
Lorsqu’il raconte les débuts de l’entreprise, le capitaine insiste sur les espoirs déçus d’un éventuel soutien des pouvoirs publics. En recherche de financements à partir de 2013, le créateur sollicite Bpifrance, alors en plein essor. L’entrepreneur croit en ses chances, compare son projet avec certaines entreprises technologiques plus aléatoires en termes d’emploi, et pourtant subventionnées: «nous, on était dans le dur, l’industrie, avec de l’innovation technique et des métiers nouveaux» souligne-t-il.

Mais c’est à cause de l’innovation, précisément, que les aides publiques vont rester inaccessibles. Ocean Fresh Water multiplie les présentations, les interlocuteurs, mais n’obtient rien, le modèle d’entreprise étant inclassable et difficilement comparable au reste du marché. «La BPI a des cases, et n’investit que dans les entreprises qui entrent dans ces cases. Mais l’innovation, par définition, c’est ce qui ne rentre pas dans les cases existantes. Mon projet a été refusé précisément parce qu’il est innovant!» tonne Régis Révilliod. «La BPI nous a fait perdre cinq ans», ajoute-t-il, amer, reconnaissant toutefois une attitude constructive, à défaut de soutien concret. Contactée par Le Figaro, Bpifrance confirme avoir étudié le dossier, mais ne pas y avoir donné suite, les caractéristiques du projet ne «rentrant pas dans son champ d’intervention» et dans la doctrine d’investissement des fonds ouverts à l’époque. L’organisme souligne avoir «orienté la société vers des établissements spécialisés dans le financement de projets d’infrastructure, notamment dans le domaine maritime».

Peine perdue: Régis Revilliod finira par lever trois premiers millions d’euros en 2015 et 2016 auprès de son réseau personnel, afin de lancer l’aventure, et de fonder le premier armateur français depuis la compagnie du Ponant (fondée en 1984, NDLR).

Ces premiers moyens lui permettent alors de concevoir et construire un petit bateau pour commencer à puiser l’eau et la filtrer. Little Odeep est lancé en 2017, rattaché au port d’Hyères. Rapidement, le procédé industriel est stabilisé, les tests sanitaires sont concluants et l’entreprise vend ses premières bouteilles d’une eau collectée au large de Porquerolles. Le capitaine s’enorgueillit de cette première expérience «qui servait au départ de support à notre recherche, mais nous a en plus permis de faire du chiffre d’affaires rapidement».

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A bord du navire usine, l’eau embouteillée OFW Ships
Un navire usine pour puiser, filtrer et embouteiller l’eau des profondeurs
En 2018, le groupe décroche un soutien de poids, avec le fonds d’investissement «éthique» La Compagnie Agricole Investissement, mené par le financier Frédéric Leroux. Ocean Fresh Water travaille ses projets de production et de distribution, se renomme OFW ships et lance l’achat de son premier navire usine de grande taille. Un ancien ferry de transport de train soviétique est trouvé, et profondément transformé depuis 2019 afin d’accueillir le matériel de filtration et d’embouteillage.

Et c’est lorsque le capitaine Revilliod évoque son nouveau bateau qu’il retrouve tout son enthousiasme. Et détaille d’abord les solutions techniques mises en œuvre. Aux alentours de 300 mètres de fond, l’obscurité empêche le développement des bactéries, mais l’eau reste chargée de ses minéraux.
Régis Révilliod souligne que «les 78 minéraux contenus dans notre produit sont parfaitement assimilables par l’organisme humain» car préalablement chélatés par la digestion du phytoplancton sur plusieurs millions d’années. Si les planctons ont disparu à cette profondeur, les substances bienfaisantes restent présentes, en grande quantité.

Pompée à 6 degrés, l’eau de mer circule pour climatiser le bateau usine avant d’être filtrée selon une méthode constituant le «secret industriel» d’Ocean Fresh Water. Pas de procédé chimique, assure-t-on, mais un simple retrait du chlorure de sodium. Le fondateur insiste: il s’agit d’un «filtrage sélectif» et non d’une simple dessalinisation au sens classique, un procédé industriel assez polluant puisqu’il rejette de la saumure près des rivages, avec des risques d’atteinte à la biodiversité côtière.
Quant au sel pur en poudre retraité, il est rejeté en mer (mais pas entièrement: certains chefs réputés s’intéressent aussi à ce sel des profondeurs). L’eau est embouteillée à bord, une méthode industrielle originale qui permettra de distribuer rapidement. Les bouteilles d’Ocean Fresh Water constituent une «boisson» au sens légal (car, en droit, les eaux de table proviennent de sources terrestres).

Des kites pour stabiliser le bateau
Sur le plan écologique, OFW veut recycler autant, voire plus de bouteilles qu’elle n’en utilise pour sa boisson. Les rejets de soufre, tendon d’Achille du transport maritime? L’entreprise répond que le bateau est déjà compatible avec les prochaines réglementations internationales sur les carburants et utilise le diesel oil, le plus respectueux. Les bateaux battent pour l’instant pavillon panaméen, «non pour des raisons fiscales» jure l’armateur, mais «parce que nous avions besoin d’immatriculer et d’assurer le bateau immédiatement, et que l’administration française ne voulait pas nous répondre» ajoute-t-il.
Idem pour son projet de kite pour stabiliser les bateaux lors des phases de pompage: «nous avions travaillé six mois, à huit ingénieurs, pour produire un dossier scientifique de 750 pages.
J’ai déposé ce volumineux dossier à l’ADEME un mardi, et reçu une réponse négative... le vendredi, pour mes demandes de subventions» peste-t-il encore. Contactée par Le Figaro, l’agence n’a pas donné suite à nos demandes.
Mais Régis Révilliod perd vite son amertume, car les projets d’avenir sont bien plus obsédants: produire une partie du diesel utilisé à bord en recyclant des matières plastiques par pyrolyse, passer à un emballage totalement «vert», créer les conditions d’une alimentation des régions entières en situation de stress hydrique, multiplier les navires et produire sur les sept mers son eau miraculeuse...
Un capitaine doit toujours voir loin.


Publié le : Samedi 18 janvier 2020

​Revue Presse Thau : les producteurs de coquillages s'élèvent contre une fermeture "injuste et injustifiée" de l'étang

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La récolte et la commercialisation des coquillages est suspendue

Midi Libre le 10/01/2020

La préfecture a annoncé ce vendredi la suspension de toute récolte et commercialisation des coquillages de l'étang en raison de la présence du norovirus de la gastro, mi-décembre. La profession fait remarquer que cela ne concerne que deux cas sur... 6 millions de consommateurs.
Ce vendredi soir, le Comité régional conchylicole s'est élevé contre une fermeture "illégitime" de l'étang de Thau par la Préfecture de l'Hérault. Quelques heures auparavant, l'institution avait annoncé, par arrêté, la suspension provisoire de la récolte et de la commercialisation des huîtres, moules et palourdes de l'étang en s'appuyant sur la présence - à partir du 19 décembre (!) - du norovirus provoquant la gastro.

6 millions de consommateurs.. aucune intoxication relevée
"Quand la fermeture est justifiée, on le comprend, on a l'habitude", estime Patrice Lafont, le président du comité, "mais là c'est injuste et injustifié". Le responsable a, pour cela, un argument massue. "Ces intoxications sont au nombre de deux et remontent à trois semaines. Or, depuis le 22 décembre, nous avons écoulé 40 millions d'huîtres, cela représente environ 6 millions de consommateurs. Et aucun cas signalé d'intoxication à cause des coquillages".

Doute sur l'origine des huîtres en cause
Autre argument : celui de l'origine des huîtres ayant provoqué les deux intoxications. "Deux caisses d'huîtres sont en cause. Mais on ne nous a pas encore donné l'origine de ces coquillages. Si une entreprise locale de négoce a pris des huîtres de l'Atlantique, où tout est fermé en raison de la gastro, les a trempées dans l'étang et revendues "huîtres de Bouzigues", cela veut dire que notre production n'est pas en cause", estime Patrice Lafont qui attend avec grande impatience la réponse à cette question qui lui sera donnée ce lundi en Préfecture.

1,4 millions pour le retour des lots
Dans son arrêté la Préfecture demande également aux producteurs de récupérer tous les lots vendus depuis le 19 décembre. Mission impossible. Mais les producteurs travaillant avec la grande distribution ont forcément des formulaires de livraison. Et donc des quantités virtuelles de coquillages à récupérer. "Dans la grande distribution, ils font des avoirs en cas de retour de marchandises, explique Patrice Lafont. On a calculé qu'il y en a déjà pour 1,4 M€ pour onze entreprises de chez nous. Qui va payer ?"

Pas de débordement du réseau d'assainissement
Le président du CRC relève également que ce n'est pas parce qu'il y a des traces de norovirus de la gastro dans l'eau qu'une intoxication est assurée. "Scientifiquement, ce n'est pas prouvé". En outre, "nous n'avons pas eu de cas de débordement du réseau d'assainissement, un cas favorable à la présence du fameux norovirus, à cause des fortes pluies". Autant d'arguments qui lui font dire "il va falloir qu'on m'explique comment on vient de passer trois semaines sans nouveau cas d'intoxication à cause des coquillages".

PHILIPPE MALRIC


Publié le : Dimanche 12 janvier 2020