Revue Presse : Ils louent leurs bateaux sur internet, les autorités portuaires réagissent

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Dans les ports du Cap-d’Agde, près de 300 bateaux peuvent être loués à quai pour un séjour. DR

Midi Libre le 21/11/2018

Au Cap d'Agde, des navires qui restent à quai sont loués par leurs propriétaires sur Airbnb, Booking, Le Bon Coin... Environ 300 bateaux ont ainsi été recensés. Une activité qui s'appuie sur un vide juridique à l'heure actuelle.
Le phénomène est assez récent, mais il a pris une telle ampleur sur les côtes françaises qu’il ne pouvait que susciter la curiosité des clients... et le courroux des autorités.

Des vacances... à quai
Le développement des plateformes de locations touristiques (Airbnb, Booking, Le Bon Coin...) a entraîné une multiplication des offres locatives, plus ou moins confortables, il faut en convenir. Si bien qu’aujourd’hui, aux côtés des appartements traditionnels, des villas ou des chambres d’hôtes, il est tout à fait possible de réserver un bateau à quai pour passer quelques jours de vacances.

Bien évidemment, le Cap-d’Agde n’échappe pas à cette tendance. On peut même dire qu’au niveau des bateaux disponibles à la location, l’offre est surprenante. "On en a recensé près de 300", peste Stéphane Hugonnet, président de la Sodéal, la société d’économie mixte qui gère les ports de la station. Dont une centaine pour le seul port du village naturiste.

Un vide juridique
Ce chiffre s’explique notamment par le vide juridique dans lequel exercent certains propriétaires. "Un particulier n’a pas le droit de pratiquer une activité d’hôtellerie sur un bateau, assure Stéphane Hugonnet. Certains le font sous couvert d’une activité de location destinée à la navigation, d’autres ne prennent même pas cette peine et en font une activité commerciale interdite."

En juin dernier, sur le site de L’Argus du Bateau, l’avocat parisien Henri Jeannin se montrait plus nuancé, expliquant que "sur un plan réglementaire, la location de bateau à quai est assez difficile à classer. On pourrait l’assimiler à une location de résidence secondaire de tourisme qui, par son caractère saisonnier, n’est pas soumise au droit de l’urbanisme." Et d’ajouter que "le rattachement de ce type de location à la réglementation du code du tourisme sur les résidences secondaires n’est cependant pas certain (comme pour les préfabriqués, NDLR)." Flou, on vous disait.

Une cohabitation délicate sur les pontons
Du côté des clients, en s’attardant sur les tarifs, on comprend mieux pourquoi ces annonces ont du succès. On trouve par exemple en été des nuitées à moins de 50 € pour quatre personnes. Imbattable, sauf à planter sa tente dans le camping du coin. Le problème, c’est que la cohabitation sur les pontons n’est pas toujours simple. "Il y a de nombreuses dérives, avec des nuisances sonores, des alcoolisations excessives, dénonce le président de la Sodéal. On voit parfois six personnes séjourner dans des bateaux d’à peine 8 mètres... Cela va à l’opposé de l’image que l’on souhaite donner du port."

Jusqu'à rupture de contrat
Question sécurité, là encore, le compte n’y est pas forcément. Au niveau des assurances, qu’adviendrait-il si des fêtards louant un navire venaient à dégrader des équipements sur les pontons, à aborder accidentellement un bateau voisin ou engendrer une voie d’eau ? Ou pire, si une noyade venait à survenir ? On imagine déjà le casse-tête juridique. Et l’on vous passe les détails sur les eaux noires (qui contiennent les matières fécales) qui, trop souvent, ne sont ni stockées à bord, ni traitées, comme l’exige désormais la réglementation.

À la Sodéal, une réponse est en cours d’élaboration, sous forme de cahier des charges. "Une constatation sera effectuée par un agent de la Sodéal, suivie d’un premier avertissement par lettre recommandée. Nous pourrons aller jusqu’à la rupture du contrat d’amodiation (qui confère le droit de mouillage dans le port, NDLR)", prévient Stéphane Hugonnet. Un plaisancier averti en vaut deux.
 
Olivier Raynaud

Publié le : Jeudi 22 novembre 2018

Revue Presse : Conchyliculture : l'étang de Thau reste "fermé"

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Dans l'attente d'analyses favorables, la collecte des coquillages est suspendue.
L'activité conchylicole est paralysée. (ARCHIVES)

Midi Libre le 15/11/2018

Des analyses réalisées mardi par Ifremer ont révélé la persistance d'une contamination bactérienne au niveau du point de prélévement numéro 10, au large de Marseillan. Les professionnels rongent leur frein. 
Le 7 novembre, le préfet de l’Hérault avait pris un arrêté de suspension provisoire de collecte et de commercialisation des huîtres et moules en provenance de la lagune de Thau. La décision faisait suite à des analyses qui révélaient une contamination microbienne "incompatible avec les normes de consommation", décelée sur le point d’analyse n°10, au large de Marseillan. Liée à des bactéries coliformes e-coli, elle est susceptible d’être d’origine humaine, ou animale (fientes d’oiseaux).

Il faudra patienter une semaine au moins
Or, ce mardi, une nouvelle analyse réalisée par Ifremer dans le cadre du REMI (réseau de contrôle microbiologique des zones de production), a confirmé la présence de coliformes sur le point 10, alors que les taux (déjà en dessous des seuils la semaine précédente) sont en très nette diminution (quand ce n’est pas une absence totale de “traces”) par ailleurs. Les conchyliculteurs devront au moins attendre mardi prochain pour espérer une réouverture, si les résultats s’avèrent alors favorables et si, bien sûr, un second test (que diligentera le Comité conchylicole) le confirme.

Une analyse de l'Agglo pour savoir si les oiseaux sont en cause
Pour l’heure, Sète Agglopôle a pris en charge une analyse qui permettra de déterminer (mais pas tout de suite) si la contamination en question est d’origine humaine, ou animale.
Et du côté des conchyliculteurs, on perd patience. Non au regard de la fermeture mais plutôt de “l’origine du mal”: ce fameux point 10, au large de Marseillan (dans une zone où, depuis la dernière malaïgue, ne se trouve plus une huître en production, assure le Comité conchylicole et "où les résultats d’analyses sont toujours diamétralement opposés à ceux du reste du bassin". Impactant néanmoins l’activité de 450 entreprises conchylicoles.

PA.C

Publié le : Vendredi 16 novembre 2018

Revue Presse : Des boulettes d'hydrocarbures retrouvées sur les plages du Cap d'Agde

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Les plages naturistes et de la Roquille sont touchées
Aire marine protégée de la côte agathoise

Midi Libre le 09/11/2018

Depuis quelques jours, des traces d'hydrocarbures ont été observées sur les plages du Gard et de l'Hérault. La plage naturiste et celle de la Roquille sont touchées depuis vendredi.
Comme cela a déjà été le cas cette semaine à Carnon et Villeneuve-lès-Maguelone, le Cap-d'Agde est lui aussi touché par une pollution aux hydrocarbures. Plusieurs petites plaques et des "boulettes" ont été repérées ce vendredi sur les plages du village naturiste et de la Roquille.

Un rapport avec la collision du Cap Corse ? 
L'équipe de l'Aire marine protégée de la côte agathoise est actuellement sur zone pour ramasser le plus gros de cette pollution et procéder à des prélèvements avec la gendarmerie, afin de déterminer la nature des résidus et savoir s'ils sont liés à l'accident maritime qui s'est produit le 7 octobre dernier au large du Cap Corse. Le navire porte-conteneurs Virginia avait été percuté par un navire roulier et du carburant s'était échappé de ses soutes.

Un coup de mer annoncé pour lundi
La météo n'incite pas à l'optimisme puisqu'un nouveau coup de mer est annoncé pour lundi 12 novembre.

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Publié le : Samedi 10 novembre 2018

Revue Presse : Naufrage d’un voilier de légende à Sète : le témoignage de l'équipage

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Stuart Rogerson (à d.) et son coéquipier Roberto, devant les débris de leur bateau
PH. M

Midi Libre le 07/11/2018

Le VSD II s’est échoué dans la nuit du lundi 5 au mardi 6 novembre contre le Môle. Ses occupants sont sains et saufs.
Avec son bonnet, son ciré, sa barbe, ses traits burinés, Stuart Rogerson colle à merveille au look stéréotypé du vieux loup de mer. Il en a aussi la faconde, l’humilité, le détachement. Mais ce mardi, en milieu de matinée, Stuart n’a pas le cœur à blaguer. Et pour cause.

À ses pieds, sur les rochers du Môle, peu avant l’ex-base Tabarly, gisent les débris de ce qui fut son rêve. Des morceaux de coque, de flotteurs, un pare-battage siglé “VSD”, des gilets de sauvetage, une nourrice, une barre de flèche, etc... Le tout éparpillé sur une vingtaine de mètres. Le reste a déjà été avalé par la mer. En cette nuit du 6 novembre, le VSD II, multicoque de légende, construit en polyester-mousse carbone, a été réduit en charpie.

50 heures après leur départ d’Ibiza
L’essentiel, bien sûr, c’est que l’équipage soit sain et sauf. Mais le désastre est tel que Zack, le fils de Stuart, ne peut en supporter la vision. Il reste assis, accablé, dans une voiture stationnée quelques mètres plus loin, attendant de partir au plus vite.

Son père, lui, consent, non sans émotion, à relater la nuit de cauchemar qu’ils ont vécue. Lui, Zack et Roberto, leur co-équipier, sans oublier Petit-Loup, le minuscule chien de Stuart : "Nous étions partis d’Ibiza il y a deux jours (NDLR : dimanche) pour Sète où l’on vient chaque année pour le carénage. Car ici, il y a un savoir-faire.

Après 50 h de traversée sans problème, à l’entrée de la passe, vers 1 h du matin, un bout s’est coincé dans l’hélice. La mer était grosse. Le bateau est devenu incontrôlable. Il a été rabattu à côté du phare de la digue (NDLR : le feu de chenal, à bâbord). J’ai eu juste le temps de prendre le chien dans mes bras. Et tous les quatre, on a réussi à se sauver en grimpant sur les rochers de la digue. Ah, si on avait pu arriver deux heures avant...".

Quelques instants plus tard, le voilier, transformé en “bateau ivre”, était drossé contre les rochers du Môle, près de la petite plagette, à l’angle avec l’ex-base Tabarly. Il était encore entier quand les hommes de la station SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) sont arrivés sur place. Mais jusqu’à l’aube, les coups de boutoir implacables des vagues l’ont peu à peu passé à la moulinette.

18 ans de travail ruinés
Ce bateau, ce n‘est pas rien. Un trimaran rendu célèbre voici bientôt 40 ans. Mais aussi 18 ans de travail ruinés en quelques secondes. "Quand on l’a récupéré au début des années 2000, raconte Stuart, il était dans un sale état. Une épave. J’ai passé mon temps à le réparer avec mon fils. On a pu faire 4 traversées de l’Atlantique."

L’aventure de la “tribu Rogerson” a fait l’objet d’un reportage pour Thalassa, visible sur Youtube. La perte du VSD II, évalué à 250 000 €, est irréparable : "J’ai toujours considéré que Riguidel, qui venait souvent me voir, était le vrai patron de ce bateau, poursuit Stuart. Moi, j’en étais plutôt le gardien. VSD II fait partie du patrimoine de la voile française".

En fin de matinée, Stuart, Zack et Roberto sont repartis, direction Balaruc, chez leur ami Denis Kergomar, architecte marin. C’est là qu’ils ont commencé à redonner vie à un autre “Golden Oldie”, Tahiti Douche. "Un chantier colossal". Qui leur permettra de surmonter au moins un peu le traumatisme subi en cette funeste nuit de novembre à Sète...

Vainqueur de Tabarly et Pajot
Le VSD II a donc fini sa carrière comme son prédécesseur. VSD s’était échoué sur des récifs de Barbuda lors de la Route du Rhum en 1978. Eugène Riguidel fait donc reconstruire ce trimaran.

Pour sa première épreuve en 1979, il remporte - un fait rare pour une sortie inaugurale - avec Gilles Gahinet la première transat en double Lorient, Les Bermudes, Lorient en battant de cinq minutes la paire Tabarly- Pajot sur Paul-Ricard. La gloire.

Le trimaran (appelé un temps Kawazaki, Lesieur-Tournesol ou, Chaîne Gaz) a ensuite participé à plusieurs courses (La Baule-Dakar, Ostar, Twostar) mais sans jamais plus remonter sur un podium. Quand Stuart Rogerson l’a récupéré en 2002, abandonné à Ibiza, il servait de plongeoir pour les enfants...

Marc CAILLAUD

Publié le : Vendredi 09 novembre 2018

Revue Presse : Sète : le trimaran VSD II fait naufrage contre le Môl

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Il ne reste rien du trimaran de 15 m
PIXSET

Midi Libre le 06/11/2018

L'accident s'est produit cette nuit. Les trois occupants et un chien sont sains et saufs.
L'ancien trimaran de course VSD II a fait naufrage cette nuit contre le Môle. Ce bateau de course, skippé à l'époque par Eugène Riguidel, a donné l'alerte aux environs de 1 h du matin alors que la mer présentait des creux de 4 mètres. Visiblement l'hélice du moteur s'est prise dans un bout et le voilier, sans propulsion, a dérivé vers l'entrée du port de Sète.

Le canot de sauvetage a essayé de lui porter secours mais à ce moment-là le voilier était déjà drossé contre les rochers. Les pompiers ont été appelés en renfort pour  récupérer les trois occupants, et leur chien, qui s'étaient abrités sur la digue.

Publié le : Mardi 06 novembre 2018

Revue Presse : Derniers préparatifs avant l'ouverture mercredi du Salon nautique

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La chasse aux bonnes affaires est ouverte dès mercredi
CAPTURE D'ÉCRAN OLIVIER RAYNAUD

Midi Libre le 30/10/2018

La 19e édition dui Salon nautique du Cap d'Agde ouvrira ses portes mercredi 31 octobre au matin, jusqu'au dimanche 4 novembre.
"C'est la course !" Nouveau président de l'Union des professionnels du nautisme (UPN), Bernard Paire n'en finit plus de parcourir les allées du Salon nautique sur sa trottinette électrique.

Il faut dire que les mauvais temps de ces derniers jours n'a pas arrangé les affaires des organisateurs, qui mettent un sacré coup de collier depuis ce mardi matin afin que tout soit prêt pour l'inauguration officielle, mercredi 31 octobre, à 11 h.

Entre 40 000 et 50 000 visiteurs attendus
Cette année encore, malgré des prévisions météo un peu pessimistes, on attend entre 40 000 et 50 000 visiteurs sur la zone technique du Cap-d'Agde pour venir admirer les dernières nouveautés sorties des plus grands chantiers français. Et pour ceux qui ont décidé de franchir le pas et de s'offrir un bateau, près de 500 unités sont en vente lors de ce salon.

Des navires neufs bien sûr, mais aussi de nombreuses occasions, avec un prix-plancher qui tourne autour des 2 000 euros. La chasse aux bonnes affaires est ouverte !

OLIVIER RAYNAUD

Publié le : Mercredi 31 octobre 2018

Revue Presse : Sète : le pont Foch est en panne

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Il va rester en position basse. archives

Midi Libre le 29/10/2018

Le pont assurant le passage de la ligne SNCF rencontre quelques soucis techniques. Cela n'a aucune influence sur la circulation des trains.
Jusqu'à nouvel ordre le pont Foch va rester en position basse. Ce pont basculant pour le trafic SNCF, unique en France, rencontre quelques soucis techniques depuis ce dimanche soir et ne peut se lever pour permettre le passage des bateaux entre la ville et l'étang, et inversement.

Le fonctionnement des autres ponts mobiles de la ville est, en revanche, assuré.

Publié le : Mardi 30 octobre 2018

Revue Presse : Les nuisances sonores en forte baisse au cours de l'été

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Midi Libre le 24/10/2018

Le nombre de plainte est passé de 117 à 48 en deux ans. 
C’est un des soucis récurrent depuis plusieurs années.Inhérent à la présence d’établissements nocturne.Le bruit est forcément régulièrement un problème, notamment sur l’île aux loisirs, où se trouvent les boîtes de nuit.

Mais depuis quelques années, il y a du mieux. "En deux ans, les plaintes sont passées de 117 à 48", détaille Luc Larose, le chef de la police municipale. Des résultats obtenus notamment grâce à un travail de fond mené avec les boîtes, sur l’insonorisation.

Gilles D’Etorre en profite pour féliciter l’Amnésia. "Elle a reçu pendant l’été tous les plus grand DJs du monde, avec en moyenne un tous les trois jours, et il n’y a eu aucune plainte."

Publié le : Vendredi 26 octobre 2018

Revue Presse : Urgence en Méditerranée : "La filière pêche en danger"

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La biomasse des poissons bleus (sardines, anchois) baisse, la pollution en cause
V. LACOUR

Midi Libre le 26/10/2018

Marc Chevallier, le président de la commission Méditerranée du Ceser, évoque l’urgence à agir.
La filière pêche et aquaculture d’Occitanie traverse une période cruciale et le Ceser, Conseil économique et social, rend un imposant rapport à la Région pour le signaler.

"On s’est demandé quelles étaient les urgences à traiter, la pêche était une évidence. J’ai vu, par exemple, les apports en criée fondre entre 2010 et 2017, c’est une catastrophe, notamment pour le poisson bleu. On vendait 23 000 tonnes d’anchois et de sardines dans les criées, on en vend 10 000 aujourd’hui", alerte Marc Chevallier, président de la commission Méditerranée du Ceser, qui a rendu l’avis avec le rapporteur Bernard Perez, président du comité régional des pêches.

Tous les spécialistes et professionnels de la filière, du local au niveau européen, de la pêche, de la conchyliculture et de l’aquaculture ont été sondés. Et le Ceser alerte notamment sur le devenir des chalutiers, dans le collimateur de l’Europe et des associations de défense de l’environnement.

Occitanie : 700 navires, 4 500 emplois
"Le chalutage est en grand danger. On a détruit des chalutiers, il n’en reste que 64 en Méditerranée dont 59 en Occitanie contre 300 dans les années 70, indique Marc Chevallier. Ce n’est pas la surpêche qui empêche la sardine ou l’anchois de grossir parce que la biomasse des sardines et des anchois a fortement chuté, parce qu’avec un plancton correct, elles regrossissent. En Espagne, elles sont normales, ce qui veut dire que notre Golfe du Lion est pollué, on rejette quand même 800 tonnes de plastique par jour en Méditerranée", analyse l’ex-président du port de Sète. Il évoque également la pollution des bassins-versants et de ces produits pharmaceutiques "qui ne sont pas détruits par les stations d’épuration".

Pour le Ceser, la menace pesant sur le chalutage peut avoir l’effet du château de cartes qui s’écroule. Car la pêche en Occitanie, ce sont 700 navires, 1 300 marins, quatre criées, 10 000 tonnes de poisson, 35 M€ de chiffres d’affaires, 4 500 emplois directs et indirects (mareyeurs, transporteur, poissonniers, carénage, construction navale…).

"Or, s’il n’y a plus de chalut, il n’y a plus de criée et c’est toute la filière qui disparaît. 80 à 90 % des criées sont alimentées par les chaluts, il y a une urgence absolue", assène le vice-président du comité économique. Mais comment sauver la profession alors qu’indéniablement la ressource en mer s’épuise ?

"Inventer le bateau du futur, économique et écologique"
"Pour les chalutiers, il faut inventer le bateau du futur, économique et écologique, beaucoup plus économe en énergie car aujourd’hui 30 % du coût d’exploitation c’est le gasoil, c’est considérable préconise Marc Chevallier, évoquant les pistes de l’alimentation électrique, par gaz ou hydrogène. Ma conclusion, c’est aussi qu’il faut pêcher moins en maintenant une rentabilité correcte".

Mais il exhorte l’Europe à introduire une progressivité dans l’effort de pêche, elle qui veut limiter les heures de mer, du nombre de jours de capture ou interdire la pêche de 0 à 100 m pendant trois mois : "ce serait dramatique ! Les pêcheurs sont d’accord mais ils ont déjà fait beaucoup de concessions, ça va les tuer".

Le Ceser demande par ailleurs une meilleure connaissance scientifique de la ressource, rappelant qu’il n’y a que six espèces suivies (merlu, thon, espadon, rouget notamment) sur la centaine pêchée.

Y. P

Publié le : Vendredi 26 octobre 2018

Revue Presse : Le cadavre d'un cétacé repéré flottant au large du Cap d'Agde

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Un cétacé à la dérive. Bleu Marine Plaisance

Midi Libre le 19/10/2018

Un bateau vient de le signaler sur les réseaux sociaux. Il a repéré un cétacé mort flottant au large du Cap d'Agde.
"Un cachalot mort au large du Cap d'Agde". L'équipe de Bleu Marine Plaisance, une société capagathoise de location de bateaux, vient de publier sur les réseaux sociaux la photo d'un cétacé mort à la dérive.

Une espèce présente en Méditerranée
On ne peut, pour l'heure, affirmer à ce stade qu'il s'agisse d'un cachalot, une espèce présente en Méditerranée, comme le rorqual commun, qui compte près de 3 500 individus au large de nos côtes.

Publié le : Vendredi 19 octobre 2018

Revue Presse : Marseillan : samedi, le bassin de Thau va faire la fête à l'anguille

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L’anguille, une richesse mésestimée de l’étang. DR

Midi Libre le 19/10/2018

Samedi à Marseillan, Thau Agglo organise la 4e édition de la Fête de l'anguille, un événement qui vise à redorer le blason d’un mets indissociable du patrimoine culinaire du Bassin.

Verte, au court-bouillon, l’été, ou argentée, au grill, l’hiver, en bourride, aussi, l’anguille s’est invitée des siècles durant sur les tables, modestes comme bourgeoises, du bassin de Thau. Puis cette tradition culinaire a peu à peu décliné. Et les femmes de pêcheurs qui, sur les marchés du pourtour de la lagune, proposaient au chaland le fameux poisson serpentiforme, se sont faites de plus en plus rares. Au point que, pour les jeunes générations, l’anguille -  mets d’une grande finesse - est passée au rang de curiosité…

Soixante pêcheurs la traquent
C’est notamment ce qui a motivé la Ville de Marseillan et l’Agglo à lancer une fête de l’anguille. Qui, samedi, dans la ville au… Crabe, fêtera sa 4e édition entre dégustations et découverte des méthodes de pêche de ceux qui la traquent.

Une petite soixantaine de pêcheurs, en effet, s’adonnent encore, dans le bassin de Thau, à cette pêche traditionnelle (sous licence, et dans le cadre d’un plan de gestion drastique), pour une production annuelle de près de 50 tonnes. Qu’ils n’ont pas de peine à écouler.

Injustement boudée
Car si l’anguille est - injustement boudée - aujourd’hui, sur les tables de Thau, d’autres ne s’y trompent pas : Italiens, Portugais, Espagnols, mais aussi Allemands et Néerlandais en raffolent, et s’achalandent auprès des trois mareyeurs spécialisés auprès desquels les pêcheurs de Thau écoulent leur production - de 6 € à 7,50 € le kilo selon qu’il s’agit de la “verte” (pêchée d’avril à juillet) ou de l’argentée (de septembre à fin février). « L’anguille se vend vivante, et elle est ainsi transportée, en camions viviers, vers les lieux de consommation et / ou d’engraissement, explique Robert Rumeau, incontournable pêcheur de la Pointe-Courte. Les petits calibres font le bonheur des Italiens, qui assurent eux-mêmes le grossissement… »

Publié le : Vendredi 19 octobre 2018

Revue Presse : La pêche au poulpe va reprendre

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Une espèce très prisée des acheteurs
VINCENT PEREIRA

Midi Libre le 12/10/2018

Les petits métiers observaient pour la première fois une interdiction de cinq mois. 
C'est lundi 15 octobre que les pêcheurs petits métiers agathois vont pouvoir caler à nouveau leurs pots et partir en quête d'une espèce très prisée des acheteurs, le poulpe.

Cela fait en effet cinq mois maintenant que les professionnels respectent à la lettre l'interdiction de pêcher cette espèce durant les mois de ponte (en gros de mai à octobre), décidée par la Prud'homie "et validée par 90 % des pêcheurs"  explique Gérald Chambre, premier prud'homme depuis une dizaine de mois.

Un nouveau pas vers une pêche durable
Une avancée importante dans la quête d'une pêche durable, dans laquelle se sont lancés les professionnels agathois, qui attendent de voir maintenant où en est l'état de la ressource après plusieurs mois de relative tranquillité. "Des plongeurs nous disent qu'ils ont vu de nombreux poulpes, mais nous ferons un premier bilan dans une dizaine de jours" s'impatiente Gérald Chambre.

Après la forte houle de ces derniers jours, la rentrée d'un vent de Nord prévue la semaine prochaine devrait permettre à la flottille du Grau de se lancer en quête du céphalopode tant recherché.

OLIVIER RAYNAUD

Publié le : Samedi 13 octobre 2018

Revue Presse : Le Rio Tagus, cargo stocké à Sète depuis huit ans, a l’interdiction de quitter le port

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Le cargo sera vraisemblablement déchiré sur place
© PHILIPPE MALRIC

Midi Libre le 06/10/2018

L’Etat n’a pas délivré de certificat de remorquabilité. Le démantèlement sur place se rapproche.
A côté les rebondissements de la série Demain nous appartient apparaissent comme de petites plaisanteries. Car le feuilleton du Rio Tagus vient de connaître un nouvel épisode. Un de plus. Il s’avère que l’État a refusé au propriétaire espagnol du cargo de lui accorder le certificat de remorquabilité. Le dernier formulaire manquant dans l’épais dossier pour que le navire, stocké à Sète depuis huit ans, puisse prendre le large et se faire déchirer dans un chantier naval espagnol. Mais le propriétaire du pays des corridas ne l’entend pas de cette oreille. Il a contesté la décision française devant la justice. Ce sera donc à elle de trancher sur le sort du Rio Tagus. Si le certificat de remorquabilité n’est pas, in fine, attribué, le cargo devra donc être démantelé sur place.

Le port a provisionné 400 000 €

Et cela ne traînera pas. Le port, via la Région, vient de provisionner 400 000 € pour cette opération. "On se prépare à la deuxième solution, concède Olivier Carmes, le directeur du port. Ce sera la solution ultime." En effet, si le port n’a aucune nouvelle de la justice à la fin de cette année, elle enclenchera une procédure pour demander le déchirage sur site du navire. "On avait déjà eu l’autorisation lorsque le Rio Tagus n’avait plus de propriétaire, explique le directeur de l’EPR Port Sud de France. Donc notre dossier de demande est prêt. Il ne reste plus qu’à le réactiver pour décrocher l’autorisation et trouver quelqu’un pour le démantèlement. "

120 € la tonne pour un navire de 1 700 t

Ensuite le port se retournera vers le propriétaire pour remboursement. Et la facture sera coton. En effet si la valeur totale de la tôle du navire (120 € la tonne) ne va pas atteindre des sommets – le navire fait environ 1 700 tonnes - ce sera tout le dispositif l’entourant au moment de la découpe qui va coûter très cher. Déchirer un cargo en plein canal maritime, en plein courant, en plein dans l’axe de la tramontane impose des normes drastiques en terme de préservation de l’environnement et de normes antipollution. Tout cela même si le Rio Tagus a déjà fait, il y a deux ans de cela, l’objet d’une dépollution en règle. Tous les éléments liquides ont été pompés. Désormais toutes les parties prenantes sont dans l’attente. Jusqu’au prochain épisode.

L'histoire du Rio Tagus, navire abandonné

Le cargo chargé d’urée arrive dans le port de Sète en provenance de Damiette (Egypte). Le navire ne passe pas l’inspection réalisée par le centre de sécurité des navires. Sa coque apparaît comme trop abîmée pour pouvoir reprendre la mer sans réparations.
Après un temps de latence, les marins ont été rapatriés et comme la compagnie a périclité, le navire a été abandonné. Il a été mis à la vente plusieurs fois par le port jusqu’à ce qu’un acheteur catalan l’acquière, en 2016, pour 11 000 €. Il devait le remorquer en Espagne pour le déchirer.

PHILIPPE MALRIC

Publié le : Lundi 08 octobre 2018

Revue Presse : Espadon Trophy à Frontignan... c’est l’heure !

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La météo sera idéale pour les compétiteurs engagés. DR

Midi Libre le 12/09/2018

La quatrième édition du challenge se déroule ce week-end des 15 et 16 septembre.
Organisé par l’association Loisirs Pêche Méditerranée sous l’égide de la Fédération nationale des pêcheurs plaisanciers et sportifs (FNPPS), en partenariat avec la Ville, le concours de pêche au gros aura lieu ce week-end.

C’est la 4e édition de ce challenge pour lequel 35 bateaux sont d’ores et déjà déjà inscrits. Pour l’occasion, l’association Pêche loisirs Méditerranée n’a pas hésité à commander une météo idéale. Vendredi soir, les organisateurs procéderont à la clôture des inscriptions.

Samedi et dimanche, de 8 h à 17 heures, il s’agira pour tous de remonter la pièce qui permettra d’inscrire son nom au palmarès du challenge. Les pesées auront lieu sur le port de plaisance aux abords de l’enseigne Espadon.

La remise des prix est programmée dimanche à 18 h. Convivialité et passion de la mer seront comme toujours les ingrédients qui animeront ce 4e challenge Espadon Trophy.

Publié le : Jeudi 13 septembre 2018

Revue Presse : Sète : le découpage hors normes et complexe du pont Sadi-Carnot

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Équipés de chalumeaux, les ouvriers travaillent dans une nacelle alors que d’autres, au sol, poursuivent le découpage. S. M

Midi Libre le 12/09/2018

Trois entreprises spécialisées se coordonnent pour faire place nette avant de s’attaquer aux fondations.
Dressé à la verticale comme un gigantesque totem, le vieux pont Sadi-Carnot domine les canaux de Sète. Mais, depuis lundi, il perd, chaque jour, un peu de sa superbe. Débitée en tronçons, cette masse de 300 tonnes d’acier partira "à la ferraille" pour être recyclée. Un chantier hors normes et complexe.

Une équipe d’une quinzaine d’ouvriers de trois entreprises différentes travaille pour faire place nette et permettre la construction d’un nouvel ouvrage.

C’est la société Horizon Démolition BTP (Thézan-les-Béziers) qui manie le chalumeau. Tandis que l’engin de levage d’Hugon Manutention (Sigean, Aude) soutient la partie à découper. Le tout coordonné par Baudin-Châteauneuf (Loiret), l’un des leaders français de la construction et de la rénovation de ponts métalliques.

L’équipe œuvre en hauteur. La longueur initiale du pont est d’un peu plus de 50 mètres. La nacelle où les découpeurs se trouvent a une portée de 65 m.

300 tonnes de métal à recycler et 500 tonnes de béton à fracturer
Aussi le chantier est-il tributaire des conditions météo, surtout du vent. Depuis le début du déchirage, lundi, il a été discret. "Pour l’instant, le timing est respecté. Si cela continue ainsi, nous aurons fini de découper le pont vendredi 14 ou lundi 17 septembre", explique Matthieu Schweben, responsable travaux à la Région.

C’est, en effet, la collectivité qui pilote l’opération d’un montant de 9,5 M€, cofinancée à parts égales par la Ville et le Département.

Les fondations sont en aussi mauvais état que le pont
Autre contrainte : une fois au sol, les "bouts" de pont doivent être encore réduits avant d’être évacués dans un espace contraint d’environ 1 000 m². Donc, ce qui se passe en haut doit tenir compte de ce qui se passe en bas. Coordination est encore le maître-mot.

Prochaine étape : la démolition du contrepoids du pont. Soit 500 tonnes de béton qui ne devraient pas résister au brise-roche hydraulique qui entrera en action le 24 septembre.

"Ensuite il faudra s’attaquer aux fondations qui sont en aussi mauvais état que le pont", souligne Matthieu Schweben. Une infrastructure constituée de pieux en béton qu’il faudra profondément araser, quasiment jusqu’au niveau du canal. De nouveaux pieux de béton seront alors implantés dans les quais de Bosc et Maréchal-Joffre.

Si tout va bien, la fabrication et la pose du nouveau pont débuteront en avril 2019. Suivront au moins deux mois pendant lesquels sont prévus la mise en place du système de manœuvre de l’ouvrage mobile, la pose du raccordement au pavillon de commande des ponts, des réglages, des tests…

L’ouvrage datant du début du siècle dernier fut "miné" puis reconstruit en 1949
"Un pont, c’est déjà compliqué. Mais quand il est mobile, ça l’est encore plus ! Il doit être équilibré comme une balance. Son poids doit être le plus réduit possible pour limiter la contrainte quand il se lève", confie Matthieu Schweben.

La mise en service du pont Sadi-Carnot nouvelle génération devrait alors intervenir en juin 2019. Les conducteurs qui subissent depuis le début du chantier, les tracasseries d’un trajet quelque peu chaotique seront alors soulagés.

"Le remplacement du pont était vraiment nécessaire. L’ouvrage datant du début du siècle dernier, détruit pendant la Seconde Guerre mondiale et reconstruit à partir de morceaux repêchés dans le canal, était arrivé à la limite de l’entretien courant. Il fallait le remplacer", insiste Matthieu Schweden.

Les poids lourds de plus de 19 tonnes qui, depuis 2011, étaient interdits sur l’ancien pont pour des questions de sécurité, pourront être accueillis et ne viendront plus encombrer les quais du Pavois d’or, de Bosc, Merle et Dr Scheydt lors du contournement obligatoire. Gênant les automobilistes et les riverains. Donc encore un peu de patience !
 
Sid Mokhtari

Publié le : Mercredi 12 septembre 2018

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