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L'arrêt rendu par la Chambre du contentieux de la Cour des comptes marque une étape décisive dans le dossier de la gestion des ports du Cap d'Agde.
Au-delà des sanctions prononcées, cette décision revêt une importance particulière pour la plainte pénale déposée par Maître Anne Sevenier, au nom du CDPCA, auprès du Procureur de la République.
En effet, cette plainte ne vise pas uniquement l'ancienne SEM SODEAL. Elle est dirigée contre la SODEAL et contre toute autre personne ayant participé aux faits dénoncés, afin que l'ensemble des responsabilités puisse être recherché par l'autorité judiciaire.
Le mémoire déposé par le CDPCA expose de nombreuses interrogations portant notamment sur les relations entre la SODEAL et la Ville d'Agde, les conflits d'intérêts allégués, le paiement de redevances contestées, les travaux de réhabilitation des quais, ainsi que d'autres faits susceptibles de recevoir une qualification pénale.
L'arrêt de la Chambre du contentieux vient désormais confirmer que certaines irrégularités dans la gestion de la SODEAL constituent bien des infractions relevant de sa compétence. Cette décision apporte ainsi un élément nouveau et objectif qui renforce les faits déjà soumis à l'appréciation de la justice pénale.
Pour le CDPCA, cette décision constitue un véritable tournant. Elle confirme que les alertes lancées depuis plusieurs années n'étaient pas de simples contestations mais reposaient sur des faits suffisamment sérieux pour conduire à une condamnation par une juridiction spécialisée.
Le dossier est donc loin d'être terminé. Bien au contraire, une nouvelle étape s'ouvre. L'enquête pénale devra désormais établir l'ensemble des responsabilités et déterminer si les faits dénoncés relèvent également du droit pénal.
Le CDPCA poursuivra son action avec détermination afin que toute la vérité soit établie et que les responsabilités, quelles qu'elles soient, soient pleinement examinées dans l'intérêt des plaisanciers, des contribuables et du respect des règles de la gestion publique.
Publié le : Jeudi 9 juillet 2026 à 10:57
Le CDPCA prend acte de la décision de la Chambre du contentieux de la Cour des comptes condamnant les anciens dirigeants de la SODEAL pour des infractions liées à leur gestion.
Cette décision n'est pas le fruit du hasard. Elle est l'aboutissement d'années de signalements, d'analyses et d'interventions menés avec persévérance par le CDPCA et plusieurs plaisanciers soucieux de la bonne gestion des ports et du respect de la légalité.
Nous prenons acte de la sévérité des sanctions prononcées. Toutefois, nous ne pouvons que constater que cette procédure vise les dirigeants exécutants, sans mettre en cause les véritables donneurs d'ordre politiques de l'époque. Chacun appréciera cette situation.
Certains ont souvent reproché au CDPCA de privilégier les recours et les signalements plutôt que le simple dialogue. Les faits démontrent aujourd'hui que, lorsque les alertes restent sans effet, le recours aux institutions de contrôle est non seulement légitime, mais indispensable.
Cette décision renforce également la crédibilité de la plainte n° 25.049.051 déposée par le CDPCA auprès du Procureur de la République le 19 février 2025. Les constatations et les condamnations prononcées par la Chambre du contentieux confortent le sérieux des faits dénoncés et constituent un élément important dans l'appréciation du dossier par l'autorité judiciaire.
Cette décision constitue également un avertissement pour les responsables actuels. Le nouveau maire affirme vouloir appliquer « la loi, rien que la loi ». Nous prenons acte de cette déclaration. Pour autant, à ce jour, nous ne constatons pas de changement significatif dans la gouvernance des ports.
Le CDPCA poursuivra son action avec la même détermination : défendre les intérêts des plaisanciers, veiller au respect du droit et promouvoir une gestion transparente des ports du Cap d'Agde.
Publié le : Mercredi 8 juillet 2026 à 10:01

Publication de la Cour des Comptes du 07/07/2026 repris intégralement
Par décision du 11 décembre 2025, la procureure générale près la Cour des comptes avait renvoyé devant la chambre du contentieux le président-directeur-général (PDG), le directeur général délégué (DGD), devenu directeur général (DG), et le directeur administratif et financier (DAF) de la société d’aménagement d’Agde et du littoral (SODÉAL). Elle estimait qu’ils avaient commis, à divers titres, les infractions relatives à la méconnaissance des règles relatives à l’exécution des dépenses à l’origine d’une faute grave ayant causé un préjudice financier significatif, prévue à l’article L. 131-9 du code des juridictions financières (CJF), à l’engagement de dépenses sans en avoir le pouvoir (3° de l’article L. 131-13 du CJF), à l’octroi d’un avantage injustifié à autrui (article L 131-12 du CJF) et au défaut de production des comptes (1° de l’article L. 131-13 du CJF).
S’agissant des ressources humaines, la Cour a jugé que le PDG de cette société d’économie mixte locale (SEML), en signant un avenant au contrat de travail promouvant le directeur général délégué et le rémunérant en conséquence, alors que ces décisions relevaient du conseil d’administration, avait commis l’infraction relative à l’engagement de dépense sans pouvoir.
La Cour des comptes a également jugé que la rémunération du DGD, quand il a été nommé directeur général de port, et les congés non prévus par son contrat de travail ou par les textes dont il a bénéficié, étaient illégaux. L’octroi de cette rémunération et de ces congés méconnaissait en effet les règles de délégation de compétence fixées par le code de commerce,
les dispositions du code du travail régissant le temps de travail des cadres dirigeants et les exigences, en termes de promotion, de la convention collective nationale des personnels des ports de plaisance et de sa nomenclature des emplois.
La rémunération du DAF, nommé directeur de port mais occupant toujours les mêmes fonctions au sein de la SODÉAL, était également illégale et pour les mêmes raisons. En revanche, son recrutement n’avait pas besoin d’être précédé d’un appel à candidatures et la rupture conventionnelle signée au moment de son départ, régulièrement rédigée et homologuée, ne supposait pas, légalement, de mentionner la raison de cette rupture ; l’indemnité conventionnelle n’était en outre ni illégale ni disproportionnée.
La faute de gestion tenant à la rémunération de ces deux directeurs a été jugée grave, compte tenu des nombreuses règles méconnues pendant plusieurs années, du défaut de transparence des décisions prises et de l’enjeu financier en cause. Le préjudice financier (232 588 €) a été jugé significatif par rapport aux dépenses salariales et au chiffre d’affaires de la SODÉAL. En revanche, la chambre du contentieux a estimé que l’intérêt personnel des décideurs, condition nécessaire à l’infraction relative à l’avantage injustifié qui aurait été accordé aux dirigeants en cause, n’était pas caractérisé.
S’agissant des comptes produits, la Cour des comptes a décidé qu’en publiant avec deux mois de retard les comptes de la société pour l’année 2023 et en communiquant à la commune d’Agde des informations lacunaires pour les comptes relatifs à la concession des ports et du centre nautique et à celle des campings et des aires d'accueil des camping-cars, le PDG et le DAF avaient commis l’infraction définie au 1° de l’article L. 131-13 du CJF.
À propos de la concession relative aux ports, comme le ministère public le requérait, il a été jugé que la SODÉAL avait pris irrégulièrement en charge les dépenses afférentes aux travaux d'aménagement et de réhabilitation de certains quais du port du Cap d’Agde, qui ne lui incombait pas aux termes du contrat de concession des ports, ce qui a porté atteinte à l’équilibre financier de la concession et à l’intérêt social de la SEML. La faute grave de gestion à l’origine d’un préjudice significatif (786 720 €) a été retenue pour le PDG mais pas l’avantage injustifié, faute d’intérêt personnel.
Pour l’ensemble des services concédés par la commune d’Agde à la SEML, la procureure générale avait relevé le calcul irrégulier de la redevance d’affermage versée à la commune pour l’ensemble des contrats de concession. Ne tenant pas compte du déficit de la concession relative aux campings, cette redevance, excessive et donc indument versée, a été jugée constitutive d’une faute grave (méconnaissance de plusieurs règles essentielles et importance de l’enjeu financier) et d’un préjudice significatif (171 518 €), et commise par le PDG. Faute d’intérêt personnel, l’infraction d’avantage injustifié n’a pas été caractérisée.
En ce qui concerne la gestion des campings, le ministère public estimait que le PDG et le DGD l’avaient désorganisé et avaient méconnu les obligations d’investissement pour les campings dont la gestion avait été déléguée à la SODÉAL par la commune d’Agde. La chambre du contentieux a jugé que ces deux dirigeants, en ne remplaçant pas le directeur et le responsable marketing et en s’abstenant de réaliser les investissements nécessaires et contractuellement prévus, ont porté atteinte à l’attractivité de l’hôtellerie de plein air déléguée par la commune d’Agde qui a finalement signé avec la SEML un protocole transactionnel pour résilier le contrat de manière anticipée. Les deux dirigeants ont commis une faute grave et ont causé un préjudice financier significatif à la société (885 322 €).
La chambre du contentieux n’a en revanche pas retenu la qualification de faute de gestion d’ensemble pour le PDG et le DGD, fondée sur l’article L. 131-9 du CJF, au motif qu’ils étaient déjà sanctionnés pour chaque grief, sur ce même fondement et pour les mêmes faits.
La Cour des comptes, tenant compte des circonstances de l’espèce, de la situation des personnes concernées et de leur participation respective dans la commission des infractions, a condamné à une amende de 12 000 € le PDG, 8 000 € le DGD et 1 000 € le DAF.
Publié le : Mardi 7 juillet 2026 à 11:48

Le projet de délibération du Conseil municipal du 6 juillet 2026 portant modification du tableau des emplois soulève de nouvelles interrogations. Consultez le tableau
Première surprise : le Centre nautique, autrefois exploité par la SODEAL, n'apparaît plus.
Où sont passés les agents qui assuraient son fonctionnement ?
Ont-ils été redéployés, et si oui vers quels services ?
Autre interrogation : le budget annexe des ports compte toujours quatre agents affectés aux espaces verts. Pourtant, le domaine portuaire est constitué essentiellement de quais, de pontons et d'un plan d'eau.
Quels espaces verts justifient un tel effectif ?
Ces agents travaillent-ils exclusivement pour le port ou interviennent-ils également pour la commune ?
Ces questions ne sont pas isolées. Elles s'ajoutent aux doublons de personnel, aux refacturations entre la commune et le SPIC et aux incohérences budgétaires déjà relevées depuis la dissolution de la SODEAL.
La création du SPIC devait apporter davantage de transparence, elle semble surtout multiplier les interrogations.
Les élus devront apporter des réponses précises lors de cette séance.
Publié le : Dimanche 5 juillet 2026 à 10:58
Dans un courrier daté du 16 mai 2025, adressé au maire d’Agde, un élu portuaire avait attiré l’attention sur plusieurs points relatifs à la future réorganisation de la gestion des ports dans le cadre de la création du SPIC.
Ce courrier évoquait notamment la nécessité d’une analyse des effectifs, la mutualisation des fonctions support entre la Ville et le futur service portuaire, ainsi que la vigilance à apporter à la répartition des charges de personnel.
Cette correspondance n’a pas reçu de réponse écrite.
Le tableau des emplois du service « Ville - Les Ports », applicable au 1er août 2026, fait apparaître 73 postes prévus et 68 postes pourvus, dont 65 en CDI et 3 en CDD.
L’organisation comprend des fonctions administratives, techniques et d’encadrement, réparties entre plusieurs niveaux de responsabilité.
On y retrouve notamment des postes liés à :
| Nature du contrat | Métier | Postes prévus | Postes pourvus |
|---|---|---|---|
| CDI | Employé comptable | 2 | 2 |
| CDI | Agent d'accueil et de secrétariat | 1 | 1 |
| CDI | Agent d'accueil | 4 | 4 |
| CDI | Agent portuaire de surveillance | 8 | 8 |
| CDI | Secrétaire | 4 | 4 |
| CDI | Agent administratif polyvalent | 1 | 1 |
| CDI | Technicien paie assurances | 1 | 1 |
| CDI | Gestionnaire marinas et contentieux | 1 | 1 |
| CDI | Agent portuaire grutier | 3 | 3 |
| CDI | Agent portuaire magasinier / plongeur hyperbare | 1 | 1 |
| CDI | Agent portuaire plan d'eau | 1 | 1 |
| CDI | Agent portuaire espaces verts | 4 | 4 |
| CDI | Agent portuaire maintenance | 1 | 1 |
| CDI | Agent portuaire menuisier | 1 | 1 |
| CDI | Référent entretien propreté des locaux | 2 | 2 |
| CDI | Agent portuaire carburant | 1 | 1 |
| CDI | Agent entretien propreté des locaux | 5 | 5 |
| CDI | Agent portuaire déchetterie | 1 | 1 |
| CDI | Agent portuaire | 1 | 1 |
| CDI | Responsable logistique gestion des stocks | 1 | 1 |
| CDI | Agent portuaire soudeur | 1 | 1 |
| CDI | Chef service électricité | 1 | 1 |
| CDI | Agent portuaire électricien | 1 | 1 |
| CDI | Référent Port Ambonne | 1 | 1 |
| CDI | Adjoint direction portuaire administratif | 1 | 0 |
| CDI | Responsable domaine public et conformité bâtiments | 1 | 1 |
| CDI | Responsable informatique | 1 | 1 |
| CDI | Chef équipe portuaire gestion plan d'eau | 1 | 1 |
| CDI | Gestionnaire du plan d'eau | 2 | 2 |
| CDI | Assistant de direction marchés et formation | 1 | 1 |
| CDI | Responsable Berges de l'Hérault | 1 | 1 |
| CDI | Responsable communication, évènements | 1 | 1 |
| CDI | Responsable surveillance | 1 | 1 |
| CDI | Responsable ressources humaines | 1 | 1 |
| CDI | Responsable maintenance | 1 | 1 |
| CDI | Responsable comptable | 1 | 1 |
| CDI | Plongeur hyperbare | 1 | 1 |
| CDI | Directeur technique | 1 | 1 |
| CDI | Directeur affaires juridiques | 1 | 1 |
| CDI | Directeur développement plan d'eau | 1 | 1 |
| CDI TOTAL | 66 | 65 | |
| CDD | Contractuels divers | 7 | 3 |
| TOTAL GÉNÉRAL | 73 | 68 | |
Le service portuaire dispose d’un ensemble de fonctions supports comprenant notamment les ressources humaines, la comptabilité, la communication, les affaires juridiques et l’informatique.
Ces fonctions coexistent avec les services de la Ville, ce qui soulève des questions récurrentes sur leur organisation exacte et leur mode de mutualisation.
Les documents budgétaires font apparaître des mécanismes de refacturation de personnel entre budgets.
Toutefois, la ventilation précise des charges entre le budget principal de la commune et le budget annexe des ports n’est pas détaillée publiquement dans les documents disponibles.
Cette situation conduit à des interrogations sur :
Le Centre nautique n’apparaît pas dans le tableau des emplois des ports.
Son organisation, ses effectifs et son rattachement budgétaire ne sont pas explicitement détaillés dans les documents examinés.
Cette absence de visibilité alimente des questions sur son intégration dans l’organisation globale des services municipaux et portuaires.
La création du SPIC des ports s’inscrit dans une réorganisation globale de la gestion portuaire.
Cependant, les éléments disponibles montrent une organisation administrative et opérationnelle dense, avec plusieurs niveaux de responsabilité et des fonctions potentiellement mutualisées avec les services municipaux.
Au-delà de la réforme elle-même, la question posée aujourd’hui concerne la lisibilité de l’organisation mise en place :
Ces éléments restent, à ce stade, partiellement documentés dans les informations publiques disponibles.
Publié le : Samedi 4 juillet 2026 à 11:09

Lors du Conseil portuaire du 24 juin, j'ai remis une note d'alerte détaillée mettant en évidence plusieurs interrogations juridiques, financières et administratives sur la gestion des ports du Cap d'Agde. Aucune réponse précise n'a été apportée sur le fond.
Or, le silence ne fait pas disparaître les questions.
Le Conseil municipal du 6 juillet 2026 doit être l'occasion d'apporter des réponses claires, car il ne s'agit pas seulement de la gestion des ports, mais de la bonne utilisation de l'argent public.
Une question essentielle mérite désormais d'être posée :
Le budget annexe des ports est-il utilisé, directement ou indirectement, pour financer le budget général de la Ville ?
Cette interrogation est légitime au regard :
Les plaisanciers financent un service public industriel et commercial. Ils sont en droit de savoir si les sommes qu'ils versent servent exclusivement au fonctionnement, à l'entretien et au développement des ports, ou si elles contribuent, sous une forme ou sous une autre, à l'équilibre financier de la commune.
Il ne s'agit pas d'une polémique mais d'une exigence de transparence.
Lorsque des questions restent sans réponse, elles ne disparaissent pas : elles appellent des explications.
Le Conseil municipal du 6 juillet sera donc un moment de vérité. Les élus devront dire clairement si le budget des ports est totalement autonome ou s'il participe au financement du budget communal, directement ou par des mécanismes de transferts de charges.
Les plaisanciers, qui financent largement ce budget, sont en droit d'obtenir des réponses précises, documentées et vérifiables.
Philippe Revilliod
Conseiller Portuaire
Publié le : Jeudi 2 juillet 2026 à 13:50

A compter des exercices clos au 31 décembre 2026, une nouvelle taxe de 20 % de la valeur des actifs s'appliquera à certaines holdings patrimoniales détenant des biens de luxe non affectés à une activité économique.
Sont notamment concernés les yachts et navires de plaisance, mais aussi les véhicules de prestige, aéronefs, chevaux de course, bijoux, métaux précieux, grands crus, logements de fonction ou encore certains équipements de chasse et de pêche.
Le dispositif vise les sociétés soumises à l'impôt sur les sociétés, dont les actifs dépassent 5 millions d'euros, contrôlées majoritairement par des personnes physiques et dont plus de la moitié des revenus proviennent d'activités dites « passives » (dividendes, intérêts, loyers...).
Pour les propriétaires de yachts détenus via une holding patrimoniale, la facture pourrait être particulièrement lourde. Un bateau d'une valeur de 8 millions d'euros pourrait, en théorie, générer une taxe annuelle de 1,6 million d'euros si toutes les conditions sont réunies.
L'objectif affiché par le législateur est de décourager la détention de biens de jouissance dans des structures patrimoniales et de favoriser leur affectation à une véritable activité économique.
Cette réforme, qui s'accompagne d'un mécanisme évitant une double imposition avec l'IFI, devrait conduire de nombreux détenteurs de yachts et d'actifs de prestige à revoir l'organisation de leur patrimoine avant son entrée en vigueur.
Publié le : Lundi 29 juin 2026 à 09:26

La loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse est l'un des fondements de notre démocratie. Elle protège la liberté d'expression tout en sanctionnant ses abus, notamment la diffamation.
Mais cette loi a été écrite il y a près de 145 ans, dans un monde où publier un journal nécessitait une imprimerie, des capitaux importants et une véritable entreprise de presse. Seuls quelques milliers de publications existaient en France.
Aujourd'hui, la situation est totalement différente.
Pour quelques dizaines d'euros par an, un citoyen peut créer un site Internet, publier des analyses, diffuser des documents publics et participer au débat démocratique. On estime qu'il existe désormais plusieurs centaines de milliers de sites et blogs indépendants actifs en France.
Pourtant, les règles de responsabilité demeurent largement les mêmes, qu'il s'agisse d'un grand groupe de presse disposant de juristes et de moyens financiers considérables ou d'un simple citoyen publiant bénévolement.
Il ne s'agit pas de remettre en cause le droit de chacun à défendre son honneur devant les tribunaux. Ce droit est essentiel.
En revanche, il est permis de s'interroger sur les conséquences que peuvent avoir des procédures longues et coûteuses pour les sites citoyens, les associations ou les lanceurs d'alerte qui participent au débat public sans disposer des moyens des médias professionnels.
C'est pourquoi le débat ne devrait plus porter uniquement sur la liberté de la presse, mais aussi sur la protection de la participation citoyenne au débat public à l'ère d'Internet.
Publié le : Dimanche 28 juin 2026 à 10:26

Interview de Jean-Louis Cousin
Depuis quelques semaines, la rumeur d'un développement de la grande plaisance au Cap d'Agde circule. Est-ce un projet réaliste ?
Jean-Louis Cousin : Avant tout, il faut éviter que les contribuables financent des projets qui ne correspondent pas aux réalités économiques. Certains imaginent que le Cap d'Agde pourrait rivaliser avec Saint-Tropez, Antibes ou Monaco. C'est séduisant sur le papier, mais cela ne repose pas sur les réalités du marché.
Vous connaissez pourtant très bien ce secteur.
Jean-Louis Cousin : Oui. Cela fait plus de trente ans que j'exerce dans la grande plaisance. Pendant une dizaine d'années, ma société Yachting Lodge a géré une vingtaine de yachts basés au Cap d'Agde. Cette activité faisait travailler sept salariés directement et générait des retombées importantes pour de nombreux professionnels locaux : chantiers nautiques, restaurants, hôtels, commerces...
Comment se porte aujourd'hui le marché de la plaisance ?
Jean-Louis Cousin : Après l'euphorie post-Covid, le marché s'est nettement retourné. Les ventes de bateaux neufs sont en baisse et les prix ont fortement augmenté depuis 2019. Les segments intermédiaires souffrent particulièrement. En revanche, les très grands yachts de plus de 30 mètres résistent mieux.
La grande plaisance reste donc un secteur dynamique ?
Jean-Louis Cousin : Oui, mais uniquement dans certaines zones très spécifiques. Les grands yachts naviguent principalement entre Saint-Tropez, Monaco, la Corse, la Sardaigne et, de plus en plus, la Croatie. Les ports qui bénéficient de cette activité disposent d'infrastructures très particulières et d'un environnement adapté.
Pourtant, le Cap d'Agde accueillait autrefois plusieurs grands yachts.
Jean-Louis Cousin : Absolument. Mais c'est moi-même qui ai progressivement transféré cette flotte vers d'autres ports mieux adaptés.
Pourquoi ce choix ?
Jean-Louis Cousin : Plusieurs raisons l'ont imposé.
D'abord, la sécurité. Nous avons subi cinq cambriolages sur dix-sept bateaux en seulement deux ans.
Ensuite, les infrastructures. Les propriétaires attendent un accès facile aux quais pour les livraisons, des possibilités d'avitaillement rapide en carburant, des services techniques performants, des installations de maintenance lourde, une clientèle haut de gamme, des hôtels de luxe, une restauration gastronomique et parfois même un accès par hélicoptère.
Or le Cap d'Agde ne dispose pas de ces équipements.
Le port est-il techniquement capable d'accueillir ces unités ?
Jean-Louis Cousin : Très partiellement. Avec un tirant d'eau d'environ trois mètres, nous sommes limités à des unités d'environ 37 mètres à coque planante. Beaucoup de grands yachts modernes nécessitent davantage de profondeur.
Par ailleurs, la zone technique du Cap d'Agde ne permet pas les interventions lourdes. Les premiers équipements réellement adaptés se trouvent à Sète, puis surtout à La Ciotat ou en Espagne.
Certains avancent que le Cap d'Agde serait plus compétitif grâce à ses tarifs.
Jean-Louis Cousin : C'est une idée largement surestimée. Pour un propriétaire de yacht, le coût de la place de port représente une faible part du budget annuel. Ce qui compte avant tout, c'est la qualité des services, la sécurité et la logistique.
Peut-on espérer développer malgré tout cette activité ?
Jean-Louis Cousin : Il faut distinguer l'accueil ponctuel de quelques unités et la volonté de bâtir une stratégie économique autour de la grande plaisance. Ce sont deux choses très différentes.
Aujourd'hui, les infrastructures du Cap d'Agde ne permettent pas d'en faire une destination majeure de ce secteur.
Quel serait selon vous le risque ?
Jean-Louis Cousin : De lancer des investissements lourds qui ne seraient jamais rentabilisés. Avant d'engager l'argent public, il faut regarder objectivement les contraintes techniques, économiques et géographiques.
Quel avenir imaginez-vous alors pour le port ?
Jean-Louis Cousin : Le Cap d'Agde possède une identité qui lui est propre. Sa clientèle est avant tout familiale, régionale et fidèle. Elle attend des installations bien entretenues, des services efficaces, des tarifs cohérents et des équipements adaptés à ses besoins.
A mon sens, c'est cette vocation qu'il faut conforter plutôt que de poursuivre un modèle qui correspond à d'autres ports méditerranéens.
Un dernier mot ?
Jean-Louis Cousin : Les rêves ont leur place, mais lorsqu'il s'agit d'investissements publics, ils doivent toujours être confrontés à la réalité du terrain. J'ai eu la chance de faire venir des yachts au Cap d'Agde grâce à mon réseau professionnel. J'ai aussi été contraint de les déplacer, parce que le port ne répondait plus aux exigences de cette clientèle.
C'est un constat, pas une opinion.
Publié le : Samedi 27 juin 2026 à 08:09
Comparaison des places à l'année avec intégration de la redevance environnementale au Cap d'Agde.
| Catégorie | Longueur maxi | La Grande Motte | Cap d'Agde | Écart |
|---|---|---|---|---|
| 1 | 0 à 5,00 m | 1 025,70 € | 1 408,30 € | +37,3 % |
| 2 | 5,01 à 6,50 m | 1 606,30 € | 1 883,06 € | +17,2 % |
| 3 | 6,51 à 8,00 m | 1 998,00 € | 2 320,78 € | +16,2 % |
| 4 | 8,01 à 9,50 m | 2 398,90 € | 2 801,04 € | +16,8 % |
| 5 | 9,51 à 11,00 m | 2 893,30 € | 3 355,39 € | +16,0 % |
| 6 | 11,01 à 13,00 m | 3 499,20 € | 4 067,98 € | +16,3 % |
| 7 | 13,01 à 15,00 m | 4 420,80 € | 4 956,28 € | +12,1 % |
| 8 | 15,01 à 18,00 m | 5 328,90 € | 6 014,23 € | +12,9 % |
| 9 | 18,01 à 24,00 m | 6 566,40 € | 7 859,78 € | +19,7 % |
Les tarifs du Cap d'Agde incluent la redevance environnementale calculée sur la longueur maximale de chaque catégorie.
Le Cap d'Agde demeure systématiquement plus cher que La Grande Motte. L'écart est particulièrement marqué pour les petites unités avec un surcoût de 37,3 % pour les bateaux jusqu'à 5 mètres.
Pour les catégories les plus représentées dans le port (6,5 à 13 mètres), le surcoût se situe entre 16 % et 17 %.
Les grands bateaux de 18 à 24 mètres supportent un surcoût proche de 20 %.
Malgré les changements de gestion annoncés, la grille tarifaire 2026 maintient un différentiel tarifaire significatif avec le principal port concurrent du golfe du Lion.
Pour les bateaux de plaisance les plus courants (7 à 13 mètres), un plaisancier paie entre 320 € et 570 € de plus par an qu'à La Grande Motte.
Cette analyse comparative incontestable a été réalisée à l'aide d'une intelligence artificielle à partir des documents tarifaires officiels 2026 communiqués par les ports du Cap d'Agde et de La Grande Motte. Les calculs intègrent la redevance environnementale du Cap d'Agde en retenant pour chaque catégorie la longueur maximale admise.
Publié le : Jeudi 25 juin 2026 à 13:52

Conseil Portuaire 2026 : Tout change pour que rien ne change
La première réunion du Conseil Portuaire de l’ère Lopez-Liguori s’est tenue ce matin. La présente communication a pour objet d’informer les plaisanciers des principaux éléments de contexte et de fonctionnement ayant entouré cette séance.
La composition du conseil portuaire comprend une majorité de membres issus des services municipaux ou désignés par le Maire. Les représentants élus des plaisanciers sont au nombre de trois issus du CLUPP.
Cette organisation résulte du cadre réglementaire applicable aux conseils portuaires et conduit à une représentation minoritaire des usagers au sein de l’instance consultative.
Dans le cadre de la préparation de cette réunion, j’ai élaboré et transmis une note d’analyse portant sur plusieurs éléments budgétaires et de gestion inscrits à l’ordre du jour.
Cette note avait vocation à faciliter l’information des membres du conseil et à contribuer à la qualité des échanges.
Sa diffusion préalable à l’ensemble des membres du conseil n’a pas été effectuée avant la tenue de la séance, malgré une demande en ce sens auprès du Maire.
Lors de la réunion, plusieurs sujets ont été abordés, notamment des points relatifs à la gestion du port et aux conditions économiques applicables aux usagers.
Aucune réponse précise n’a été apportée à une partie des questions posées en séance. Il a été indiqué par le Maire que les travaux de la nouvelle mandature s’inscrivent dans une démarche de reprise des dossiers « à partir d’une page blanche », conduisant à différer l’examen détaillé de plusieurs points techniques à des échanges ultérieurs.
Dans ce contexte, une attente de révision à la baisse des tarifs portuaires a été exprimée, en lien avec les éléments d’analyse budgétaire et les conditions d’exploitation du service.
Il a également été mentionné, au cours des échanges, l’existence de contentieux en cours concernant la gestion passée du port. Ces procédures n’ont pas été détaillées en séance.
A titre d’exemple, il est fait état d’une procédure prud’homale opposant un ancien directeur de la SODEAL, portant sur un montant revendiqué supérieur à 1 million d’euros.
Dans le langage maritime : « Rouge sur rouge, rien ne bouge ; vert sur vert, tout est clair. »
Après cette première réunion du Conseil portuaire, beaucoup de plaisanciers ont le sentiment que les changements annoncés n'ont pas encore produit d'effets visibles.
Le remplacement de la SODEAL par un SPIC et l'arrivée d'une nouvelle équipe municipale avaient suscité de réels espoirs. Il appartient désormais aux responsables du port de démontrer, par des actes et des résultats mesurables, que cette transition n'était pas seulement un changement de pavillon.
Information complémentaire : Monsieur Hivin ne serait plus Directeur des ports et le recrutement externe d'un Directeur des ports est en cours.
Philippe Revilliod
Conseiller Portuaire
Publié le : Mercredi 24 juin 2026 à 21:03
Le Conseil portuaire des ports du Cap d'Agde se réunira le 24 juin 2026 afin d'examiner plusieurs documents relatifs au fonctionnement de la nouvelle Régie autonome portuaire mise en place après la remunicipalisation.
A la veille de cette réunion, j'ai adressé au maire d'Agde, Président du Conseil portuaire, une note d'alerte détaillée portant sur les documents transmis aux membres de l'instance.
Après analyse, plusieurs pièces jugées essentielles ne sont pas communiquées aux conseillers, notamment l'état détaillé des actifs et des dettes, la liste des biens mis à disposition de la Régie, le détail des travaux engagés ou encore les éléments justifiant certaines refacturations entre la Ville et le service public industriel et commercial (SPIC) portuaire.
Parmi les principaux sujets soulevés figure la redevance patrimoniale facturée à la Régie. Son montant, annoncé à 460 000 euros en 2025 puis 787 000 euros en 2026, interroge en l'absence d'évaluation domaniale communiquée aux membres du Conseil portuaire et de méthode de calcul explicitée.
La note évoque également les refacturations de charges administratives et de personnel effectuées par la Ville au profit du SPIC. Le document souligne l'absence d'éléments permettant de vérifier les clés de répartition utilisées et s'interroge sur la présence de certains agents dont les missions seraient extérieures au périmètre strict des activités portuaires.
Autre point sensible : les travaux réalisés ou programmés depuis la fin de la gestion par la Sodeal. Les membres du Conseil portuaire ne disposeraient pas d'informations suffisantes concernant plusieurs opérations d'investissement, les contentieux en cours ainsi que l'affectation détaillée de l'emprunt de 5,4 millions d'euros contracté dans le cadre de la transition vers la régie.
J'estime que ces éléments pourraient avoir des conséquences juridiques, financières et administratives pour la collectivité si les décisions étaient validées sans informations complémentaires.
Je demande notamment la suspension de certaines dispositions contestées, la communication des pièces justificatives manquantes ainsi que la réalisation rapide d'un audit destiné à sécuriser le fonctionnement de la nouvelle régie.
Cette intervention intervient dans un contexte toujours marqué par les suites du rapport de la Chambre régionale des comptes sur la gestion antérieure des ports du Cap d'Agde et par plusieurs procédures engagées ces dernières années.
Le Conseil portuaire du 24 juin devrait ainsi constituer une étape importante dans la poursuite de la réorganisation des ports du Cap d'Agde et dans la mise en œuvre du nouveau mode de gestion publique voulu par la municipalité.
Philippe Revilliod
Conseiller Portuaire
Publié le : Mardi 23 juin 2026 à 12:07

Le Groupe Beneteau ferme son usine américaine et prépare la cession de trois marques historiques. C’est la plaisance abordable qui disparait aux USA.
En France, pendant dix ans, les ports ont surfé sur une demande forte et ont augmenté les tarifs sans justification économique solide.
Les plaisanciers ont absorbé des hausses de 20 à 40 % dans certains ports, sans amélioration du service.
Ce modèle ne pouvait pas tenir, il reposait sur une clientèle captive… jusqu’au moment où elle ne peut plus suivre.
L’augmentation de la taxe sur les moteurs thermiques touche uniquement la plaisance populaire, pas les grandes unités.
Empêcher un plaisancier de louer ponctuellement son bateau pour amortir ses coûts, c’est la dernière bouée de sauvetage économique qu'on enlève aux propriétaires modestes.
Les ports qui ont vécu sur la rente vont découvrir la réalité : un port vide coûte plus cher qu’un port plein !
il n’est absolument pas certain que les pouvoirs publics aient compris le processus engagé.
Tout indique qu’ils sont en train de passer à côté d’un basculement structurel, en croyant qu’il s’agit d’un simple ajustement conjoncturel.
Source Consultez
Publié le : Dimanche 21 juin 2026 à 16:12

L'annonce de la gratuité de certains parkings pour les habitants d'Agde a été accueillie avec enthousiasme par de nombreux résidents. Au premier abord, la mesure apparaît comme une initiative positive permettant d'améliorer le pouvoir d'achat des Agathois et de leur offrir un avantage concret dans leur vie quotidienne.
Pourtant, en y regardant de plus près, une question mérite d'être posée : cette mesure est-elle réellement la plus efficace pour soutenir l'économie locale ?
L'objectif affiché semble être de favoriser les habitants de la commune. Mais les Agathois fréquentent déjà les commerces, les services et les équipements de la ville. La gratuité du stationnement leur permettra certes de réaliser quelques économies, mais rien ne garantit qu'elle entraînera une augmentation significative de la consommation locale.
A l'inverse, une politique de gratuité ouverte à tous les visiteurs certains jours de la semaine, notamment les week-ends, pourrait avoir un impact économique beaucoup plus important. Plusieurs collectivités ont fait ce choix afin d'attirer une clientèle extérieure, de dynamiser les centres-villes et de soutenir les commerces de proximité. Chaque visiteur supplémentaire représente potentiellement des dépenses dans les restaurants, les boutiques, les marchés ou les activités de loisirs.
La question est d'autant plus pertinente pour une ville touristique comme Agde dont l'économie dépend largement de sa capacité à attirer des visiteurs tout au long de l'année.
Un autre aspect interroge : celui des plaisanciers. Ces derniers constituent une clientèle essentielle pour l'économie locale. Ils fréquentent les commerces, les restaurants, les chantiers nautiques, les prestataires de services et participent activement à la vie économique du territoire. Pourtant, nombre d'entre eux, qui ne résident pas à Agde mais contribuent largement aux recettes de la commune et de ses entreprises, se trouvent exclus de ce dispositif.
Cette situation peut apparaître paradoxale. Alors que la municipalité affirme vouloir soutenir l'activité économique locale, elle réserve l'avantage aux seuls résidents et écarte une catégorie d'usagers qui participe pourtant fortement à la richesse du territoire.
Au-delà de la question juridique de la différenciation tarifaire entre résidents et non-résidents, le véritable débat est donc celui de l'efficacité économique.
Faut-il privilégier une mesure bénéficiant exclusivement aux habitants ou mettre en place un dispositif capable d'attirer davantage de visiteurs, de consommateurs et de plaisanciers ?
Dans le contexte économique actuel, marqué par la concurrence entre les destinations touristiques et les ports de plaisance, la question mérite d'être posée. Une politique de stationnement doit-elle être conçue comme un avantage social réservé à certains ou comme un véritable outil de développement économique au service de l'ensemble du territoire ?
Le débat est ouvert.
Publié le : Dimanche 14 juin 2026 à 11:12

Bd humoristique générée par l'IA
Parler du Cap d’Agde comme d’un « Ibiza français » relève davantage du slogan que de la réalité.
Ibiza est une destination mondiale structurée autour de la musique électronique, de clubs internationaux et d’une image construite depuis des décennies. Le Cap d’Agde n’a jamais joué dans cette catégorie, ni en termes d’infrastructures, ni en termes de positionnement touristique.
La réalité est plus simple : le Cap d’Agde a une identité touristique bien particulière, connue internationalement, notamment autour du village naturiste et d’une offre libertine qui fait partie intégrante de sa notoriété. On peut l’assumer ou le regretter, mais c’est un fait de marché.
Vouloir aujourd’hui « réinventer » la destination sans partir de cette base, c’est prendre le risque de bâtir une communication hors sol. On ne transforme pas une image internationale installée depuis des décennies par des formules ou quelques événements.
La vraie question n’est pas de rêver à une destination fantasmée, mais de savoir quelle stratégie cohérente on veut construire à partir de la réalité du Cap d’Agde, de son histoire et de son positionnement réel.
Publié le : Samedi 13 juin 2026 à 15:18