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A compter des exercices clos au 31 décembre 2026, une nouvelle taxe de 20 % de la valeur des actifs s'appliquera à certaines holdings patrimoniales détenant des biens de luxe non affectés à une activité économique.
Sont notamment concernés les yachts et navires de plaisance, mais aussi les véhicules de prestige, aéronefs, chevaux de course, bijoux, métaux précieux, grands crus, logements de fonction ou encore certains équipements de chasse et de pêche.
Le dispositif vise les sociétés soumises à l'impôt sur les sociétés, dont les actifs dépassent 5 millions d'euros, contrôlées majoritairement par des personnes physiques et dont plus de la moitié des revenus proviennent d'activités dites « passives » (dividendes, intérêts, loyers...).
Pour les propriétaires de yachts détenus via une holding patrimoniale, la facture pourrait être particulièrement lourde. Un bateau d'une valeur de 8 millions d'euros pourrait, en théorie, générer une taxe annuelle de 1,6 million d'euros si toutes les conditions sont réunies.
L'objectif affiché par le législateur est de décourager la détention de biens de jouissance dans des structures patrimoniales et de favoriser leur affectation à une véritable activité économique.
Cette réforme, qui s'accompagne d'un mécanisme évitant une double imposition avec l'IFI, devrait conduire de nombreux détenteurs de yachts et d'actifs de prestige à revoir l'organisation de leur patrimoine avant son entrée en vigueur.
Publié le : Lundi 29 juin 2026 à 09:26

La loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse est l'un des fondements de notre démocratie. Elle protège la liberté d'expression tout en sanctionnant ses abus, notamment la diffamation.
Mais cette loi a été écrite il y a près de 145 ans, dans un monde où publier un journal nécessitait une imprimerie, des capitaux importants et une véritable entreprise de presse. Seuls quelques milliers de publications existaient en France.
Aujourd'hui, la situation est totalement différente.
Pour quelques dizaines d'euros par an, un citoyen peut créer un site Internet, publier des analyses, diffuser des documents publics et participer au débat démocratique. On estime qu'il existe désormais plusieurs centaines de milliers de sites et blogs indépendants actifs en France.
Pourtant, les règles de responsabilité demeurent largement les mêmes, qu'il s'agisse d'un grand groupe de presse disposant de juristes et de moyens financiers considérables ou d'un simple citoyen publiant bénévolement.
Il ne s'agit pas de remettre en cause le droit de chacun à défendre son honneur devant les tribunaux. Ce droit est essentiel.
En revanche, il est permis de s'interroger sur les conséquences que peuvent avoir des procédures longues et coûteuses pour les sites citoyens, les associations ou les lanceurs d'alerte qui participent au débat public sans disposer des moyens des médias professionnels.
C'est pourquoi le débat ne devrait plus porter uniquement sur la liberté de la presse, mais aussi sur la protection de la participation citoyenne au débat public à l'ère d'Internet.
Publié le : Dimanche 28 juin 2026 à 10:26

Interview de Jean-Louis Cousin
Depuis quelques semaines, la rumeur d'un développement de la grande plaisance au Cap d'Agde circule. Est-ce un projet réaliste ?
Jean-Louis Cousin : Avant tout, il faut éviter que les contribuables financent des projets qui ne correspondent pas aux réalités économiques. Certains imaginent que le Cap d'Agde pourrait rivaliser avec Saint-Tropez, Antibes ou Monaco. C'est séduisant sur le papier, mais cela ne repose pas sur les réalités du marché.
Vous connaissez pourtant très bien ce secteur.
Jean-Louis Cousin : Oui. Cela fait plus de trente ans que j'exerce dans la grande plaisance. Pendant une dizaine d'années, ma société Yachting Lodge a géré une vingtaine de yachts basés au Cap d'Agde. Cette activité faisait travailler sept salariés directement et générait des retombées importantes pour de nombreux professionnels locaux : chantiers nautiques, restaurants, hôtels, commerces...
Comment se porte aujourd'hui le marché de la plaisance ?
Jean-Louis Cousin : Après l'euphorie post-Covid, le marché s'est nettement retourné. Les ventes de bateaux neufs sont en baisse et les prix ont fortement augmenté depuis 2019. Les segments intermédiaires souffrent particulièrement. En revanche, les très grands yachts de plus de 30 mètres résistent mieux.
La grande plaisance reste donc un secteur dynamique ?
Jean-Louis Cousin : Oui, mais uniquement dans certaines zones très spécifiques. Les grands yachts naviguent principalement entre Saint-Tropez, Monaco, la Corse, la Sardaigne et, de plus en plus, la Croatie. Les ports qui bénéficient de cette activité disposent d'infrastructures très particulières et d'un environnement adapté.
Pourtant, le Cap d'Agde accueillait autrefois plusieurs grands yachts.
Jean-Louis Cousin : Absolument. Mais c'est moi-même qui ai progressivement transféré cette flotte vers d'autres ports mieux adaptés.
Pourquoi ce choix ?
Jean-Louis Cousin : Plusieurs raisons l'ont imposé.
D'abord, la sécurité. Nous avons subi cinq cambriolages sur dix-sept bateaux en seulement deux ans.
Ensuite, les infrastructures. Les propriétaires attendent un accès facile aux quais pour les livraisons, des possibilités d'avitaillement rapide en carburant, des services techniques performants, des installations de maintenance lourde, une clientèle haut de gamme, des hôtels de luxe, une restauration gastronomique et parfois même un accès par hélicoptère.
Or le Cap d'Agde ne dispose pas de ces équipements.
Le port est-il techniquement capable d'accueillir ces unités ?
Jean-Louis Cousin : Très partiellement. Avec un tirant d'eau d'environ trois mètres, nous sommes limités à des unités d'environ 37 mètres à coque planante. Beaucoup de grands yachts modernes nécessitent davantage de profondeur.
Par ailleurs, la zone technique du Cap d'Agde ne permet pas les interventions lourdes. Les premiers équipements réellement adaptés se trouvent à Sète, puis surtout à La Ciotat ou en Espagne.
Certains avancent que le Cap d'Agde serait plus compétitif grâce à ses tarifs.
Jean-Louis Cousin : C'est une idée largement surestimée. Pour un propriétaire de yacht, le coût de la place de port représente une faible part du budget annuel. Ce qui compte avant tout, c'est la qualité des services, la sécurité et la logistique.
Peut-on espérer développer malgré tout cette activité ?
Jean-Louis Cousin : Il faut distinguer l'accueil ponctuel de quelques unités et la volonté de bâtir une stratégie économique autour de la grande plaisance. Ce sont deux choses très différentes.
Aujourd'hui, les infrastructures du Cap d'Agde ne permettent pas d'en faire une destination majeure de ce secteur.
Quel serait selon vous le risque ?
Jean-Louis Cousin : De lancer des investissements lourds qui ne seraient jamais rentabilisés. Avant d'engager l'argent public, il faut regarder objectivement les contraintes techniques, économiques et géographiques.
Quel avenir imaginez-vous alors pour le port ?
Jean-Louis Cousin : Le Cap d'Agde possède une identité qui lui est propre. Sa clientèle est avant tout familiale, régionale et fidèle. Elle attend des installations bien entretenues, des services efficaces, des tarifs cohérents et des équipements adaptés à ses besoins.
A mon sens, c'est cette vocation qu'il faut conforter plutôt que de poursuivre un modèle qui correspond à d'autres ports méditerranéens.
Un dernier mot ?
Jean-Louis Cousin : Les rêves ont leur place, mais lorsqu'il s'agit d'investissements publics, ils doivent toujours être confrontés à la réalité du terrain. J'ai eu la chance de faire venir des yachts au Cap d'Agde grâce à mon réseau professionnel. J'ai aussi été contraint de les déplacer, parce que le port ne répondait plus aux exigences de cette clientèle.
C'est un constat, pas une opinion.
Publié le : Samedi 27 juin 2026 à 08:09
Comparaison des places à l'année avec intégration de la redevance environnementale au Cap d'Agde.
| Catégorie | Longueur maxi | La Grande Motte | Cap d'Agde | Écart |
|---|---|---|---|---|
| 1 | 0 à 5,00 m | 1 025,70 € | 1 408,30 € | +37,3 % |
| 2 | 5,01 à 6,50 m | 1 606,30 € | 1 883,06 € | +17,2 % |
| 3 | 6,51 à 8,00 m | 1 998,00 € | 2 320,78 € | +16,2 % |
| 4 | 8,01 à 9,50 m | 2 398,90 € | 2 801,04 € | +16,8 % |
| 5 | 9,51 à 11,00 m | 2 893,30 € | 3 355,39 € | +16,0 % |
| 6 | 11,01 à 13,00 m | 3 499,20 € | 4 067,98 € | +16,3 % |
| 7 | 13,01 à 15,00 m | 4 420,80 € | 4 956,28 € | +12,1 % |
| 8 | 15,01 à 18,00 m | 5 328,90 € | 6 014,23 € | +12,9 % |
| 9 | 18,01 à 24,00 m | 6 566,40 € | 7 859,78 € | +19,7 % |
Les tarifs du Cap d'Agde incluent la redevance environnementale calculée sur la longueur maximale de chaque catégorie.
Le Cap d'Agde demeure systématiquement plus cher que La Grande Motte. L'écart est particulièrement marqué pour les petites unités avec un surcoût de 37,3 % pour les bateaux jusqu'à 5 mètres.
Pour les catégories les plus représentées dans le port (6,5 à 13 mètres), le surcoût se situe entre 16 % et 17 %.
Les grands bateaux de 18 à 24 mètres supportent un surcoût proche de 20 %.
Malgré les changements de gestion annoncés, la grille tarifaire 2026 maintient un différentiel tarifaire significatif avec le principal port concurrent du golfe du Lion.
Pour les bateaux de plaisance les plus courants (7 à 13 mètres), un plaisancier paie entre 320 € et 570 € de plus par an qu'à La Grande Motte.
Cette analyse comparative incontestable a été réalisée à l'aide d'une intelligence artificielle à partir des documents tarifaires officiels 2026 communiqués par les ports du Cap d'Agde et de La Grande Motte. Les calculs intègrent la redevance environnementale du Cap d'Agde en retenant pour chaque catégorie la longueur maximale admise.
Publié le : Jeudi 25 juin 2026 à 13:52

Conseil Portuaire 2026 : Tout change pour que rien ne change
La première réunion du Conseil Portuaire de l’ère Lopez-Liguori s’est tenue ce matin. La présente communication a pour objet d’informer les plaisanciers des principaux éléments de contexte et de fonctionnement ayant entouré cette séance.
La composition du conseil portuaire comprend une majorité de membres issus des services municipaux ou désignés par le Maire. Les représentants élus des plaisanciers sont au nombre de trois issus du CLUPP.
Cette organisation résulte du cadre réglementaire applicable aux conseils portuaires et conduit à une représentation minoritaire des usagers au sein de l’instance consultative.
Dans le cadre de la préparation de cette réunion, j’ai élaboré et transmis une note d’analyse portant sur plusieurs éléments budgétaires et de gestion inscrits à l’ordre du jour.
Cette note avait vocation à faciliter l’information des membres du conseil et à contribuer à la qualité des échanges.
Sa diffusion préalable à l’ensemble des membres du conseil n’a pas été effectuée avant la tenue de la séance, malgré une demande en ce sens auprès du Maire.
Lors de la réunion, plusieurs sujets ont été abordés, notamment des points relatifs à la gestion du port et aux conditions économiques applicables aux usagers.
Aucune réponse précise n’a été apportée à une partie des questions posées en séance. Il a été indiqué par le Maire que les travaux de la nouvelle mandature s’inscrivent dans une démarche de reprise des dossiers « à partir d’une page blanche », conduisant à différer l’examen détaillé de plusieurs points techniques à des échanges ultérieurs.
Dans ce contexte, une attente de révision à la baisse des tarifs portuaires a été exprimée, en lien avec les éléments d’analyse budgétaire et les conditions d’exploitation du service.
Il a également été mentionné, au cours des échanges, l’existence de contentieux en cours concernant la gestion passée du port. Ces procédures n’ont pas été détaillées en séance.
A titre d’exemple, il est fait état d’une procédure prud’homale opposant un ancien directeur de la SODEAL, portant sur un montant revendiqué supérieur à 1 million d’euros.
Dans le langage maritime : « Rouge sur rouge, rien ne bouge ; vert sur vert, tout est clair. »
Après cette première réunion du Conseil portuaire, beaucoup de plaisanciers ont le sentiment que les changements annoncés n'ont pas encore produit d'effets visibles.
Le remplacement de la SODEAL par un SPIC et l'arrivée d'une nouvelle équipe municipale avaient suscité de réels espoirs. Il appartient désormais aux responsables du port de démontrer, par des actes et des résultats mesurables, que cette transition n'était pas seulement un changement de pavillon.
Information complémentaire : Monsieur Hivin ne serait plus Directeur des ports et le recrutement externe d'un Directeur des ports est en cours.
Philippe Revilliod
Conseiller Portuaire
Publié le : Mercredi 24 juin 2026 à 21:03
Le Conseil portuaire des ports du Cap d'Agde se réunira le 24 juin 2026 afin d'examiner plusieurs documents relatifs au fonctionnement de la nouvelle Régie autonome portuaire mise en place après la remunicipalisation.
A la veille de cette réunion, j'ai adressé au maire d'Agde, Président du Conseil portuaire, une note d'alerte détaillée portant sur les documents transmis aux membres de l'instance.
Après analyse, plusieurs pièces jugées essentielles ne sont pas communiquées aux conseillers, notamment l'état détaillé des actifs et des dettes, la liste des biens mis à disposition de la Régie, le détail des travaux engagés ou encore les éléments justifiant certaines refacturations entre la Ville et le service public industriel et commercial (SPIC) portuaire.
Parmi les principaux sujets soulevés figure la redevance patrimoniale facturée à la Régie. Son montant, annoncé à 460 000 euros en 2025 puis 787 000 euros en 2026, interroge en l'absence d'évaluation domaniale communiquée aux membres du Conseil portuaire et de méthode de calcul explicitée.
La note évoque également les refacturations de charges administratives et de personnel effectuées par la Ville au profit du SPIC. Le document souligne l'absence d'éléments permettant de vérifier les clés de répartition utilisées et s'interroge sur la présence de certains agents dont les missions seraient extérieures au périmètre strict des activités portuaires.
Autre point sensible : les travaux réalisés ou programmés depuis la fin de la gestion par la Sodeal. Les membres du Conseil portuaire ne disposeraient pas d'informations suffisantes concernant plusieurs opérations d'investissement, les contentieux en cours ainsi que l'affectation détaillée de l'emprunt de 5,4 millions d'euros contracté dans le cadre de la transition vers la régie.
J'estime que ces éléments pourraient avoir des conséquences juridiques, financières et administratives pour la collectivité si les décisions étaient validées sans informations complémentaires.
Je demande notamment la suspension de certaines dispositions contestées, la communication des pièces justificatives manquantes ainsi que la réalisation rapide d'un audit destiné à sécuriser le fonctionnement de la nouvelle régie.
Cette intervention intervient dans un contexte toujours marqué par les suites du rapport de la Chambre régionale des comptes sur la gestion antérieure des ports du Cap d'Agde et par plusieurs procédures engagées ces dernières années.
Le Conseil portuaire du 24 juin devrait ainsi constituer une étape importante dans la poursuite de la réorganisation des ports du Cap d'Agde et dans la mise en œuvre du nouveau mode de gestion publique voulu par la municipalité.
Philippe Revilliod
Conseiller Portuaire
Publié le : Mardi 23 juin 2026 à 12:07

Le Groupe Beneteau ferme son usine américaine et prépare la cession de trois marques historiques. C’est la plaisance abordable qui disparait aux USA.
En France, pendant dix ans, les ports ont surfé sur une demande forte et ont augmenté les tarifs sans justification économique solide.
Les plaisanciers ont absorbé des hausses de 20 à 40 % dans certains ports, sans amélioration du service.
Ce modèle ne pouvait pas tenir, il reposait sur une clientèle captive… jusqu’au moment où elle ne peut plus suivre.
L’augmentation de la taxe sur les moteurs thermiques touche uniquement la plaisance populaire, pas les grandes unités.
Empêcher un plaisancier de louer ponctuellement son bateau pour amortir ses coûts, c’est la dernière bouée de sauvetage économique qu'on enlève aux propriétaires modestes.
Les ports qui ont vécu sur la rente vont découvrir la réalité : un port vide coûte plus cher qu’un port plein !
il n’est absolument pas certain que les pouvoirs publics aient compris le processus engagé.
Tout indique qu’ils sont en train de passer à côté d’un basculement structurel, en croyant qu’il s’agit d’un simple ajustement conjoncturel.
Source Consultez
Publié le : Dimanche 21 juin 2026 à 16:12

L'annonce de la gratuité de certains parkings pour les habitants d'Agde a été accueillie avec enthousiasme par de nombreux résidents. Au premier abord, la mesure apparaît comme une initiative positive permettant d'améliorer le pouvoir d'achat des Agathois et de leur offrir un avantage concret dans leur vie quotidienne.
Pourtant, en y regardant de plus près, une question mérite d'être posée : cette mesure est-elle réellement la plus efficace pour soutenir l'économie locale ?
L'objectif affiché semble être de favoriser les habitants de la commune. Mais les Agathois fréquentent déjà les commerces, les services et les équipements de la ville. La gratuité du stationnement leur permettra certes de réaliser quelques économies, mais rien ne garantit qu'elle entraînera une augmentation significative de la consommation locale.
A l'inverse, une politique de gratuité ouverte à tous les visiteurs certains jours de la semaine, notamment les week-ends, pourrait avoir un impact économique beaucoup plus important. Plusieurs collectivités ont fait ce choix afin d'attirer une clientèle extérieure, de dynamiser les centres-villes et de soutenir les commerces de proximité. Chaque visiteur supplémentaire représente potentiellement des dépenses dans les restaurants, les boutiques, les marchés ou les activités de loisirs.
La question est d'autant plus pertinente pour une ville touristique comme Agde dont l'économie dépend largement de sa capacité à attirer des visiteurs tout au long de l'année.
Un autre aspect interroge : celui des plaisanciers. Ces derniers constituent une clientèle essentielle pour l'économie locale. Ils fréquentent les commerces, les restaurants, les chantiers nautiques, les prestataires de services et participent activement à la vie économique du territoire. Pourtant, nombre d'entre eux, qui ne résident pas à Agde mais contribuent largement aux recettes de la commune et de ses entreprises, se trouvent exclus de ce dispositif.
Cette situation peut apparaître paradoxale. Alors que la municipalité affirme vouloir soutenir l'activité économique locale, elle réserve l'avantage aux seuls résidents et écarte une catégorie d'usagers qui participe pourtant fortement à la richesse du territoire.
Au-delà de la question juridique de la différenciation tarifaire entre résidents et non-résidents, le véritable débat est donc celui de l'efficacité économique.
Faut-il privilégier une mesure bénéficiant exclusivement aux habitants ou mettre en place un dispositif capable d'attirer davantage de visiteurs, de consommateurs et de plaisanciers ?
Dans le contexte économique actuel, marqué par la concurrence entre les destinations touristiques et les ports de plaisance, la question mérite d'être posée. Une politique de stationnement doit-elle être conçue comme un avantage social réservé à certains ou comme un véritable outil de développement économique au service de l'ensemble du territoire ?
Le débat est ouvert.
Publié le : Dimanche 14 juin 2026 à 11:12

Bd humoristique générée par l'IA
Parler du Cap d’Agde comme d’un « Ibiza français » relève davantage du slogan que de la réalité.
Ibiza est une destination mondiale structurée autour de la musique électronique, de clubs internationaux et d’une image construite depuis des décennies. Le Cap d’Agde n’a jamais joué dans cette catégorie, ni en termes d’infrastructures, ni en termes de positionnement touristique.
La réalité est plus simple : le Cap d’Agde a une identité touristique bien particulière, connue internationalement, notamment autour du village naturiste et d’une offre libertine qui fait partie intégrante de sa notoriété. On peut l’assumer ou le regretter, mais c’est un fait de marché.
Vouloir aujourd’hui « réinventer » la destination sans partir de cette base, c’est prendre le risque de bâtir une communication hors sol. On ne transforme pas une image internationale installée depuis des décennies par des formules ou quelques événements.
La vraie question n’est pas de rêver à une destination fantasmée, mais de savoir quelle stratégie cohérente on veut construire à partir de la réalité du Cap d’Agde, de son histoire et de son positionnement réel.
Publié le : Samedi 13 juin 2026 à 15:18

C'est une nouvelle qui bouleverse le monde maritime et bien au-delà. Charlie Dalin, vainqueur du Vendée Globe 2024-2025 et figure emblématique de la course au large française, est décédé dans la nuit du 10 au 11 juin 2026 à l'âge de 42 ans, des suites d'un cancer contre lequel il luttait depuis plus de deux ans.
Architecte naval de formation, skipper d'exception et homme unanimement respecté pour sa discrétion et son professionnalisme, Charlie Dalin avait marqué l'histoire de la voile en remportant le Vendée Globe 2024-2025 dans un temps record de 64 jours, 19 heures, 22 minutes et 49 secondes, pulvérisant de plus de neuf jours le précédent record de l'épreuve.
Son exploit avait d'autant plus impressionné qu'il menait simultanément un combat personnel contre une tumeur gastro-intestinale diagnostiquée à l'automne 2023. Avec courage et détermination, il avait poursuivi sa préparation, adaptant son quotidien et son entraînement pour continuer à vivre sa passion et atteindre son rêve. Cette histoire de résilience avait inspiré bien au-delà du cercle des marins.
Né au Havre et installé depuis de nombreuses années en Bretagne, Charlie Dalin laisse derrière lui l'image d'un marin d'exception. Vainqueur de nombreuses grandes courses océaniques, double champion de France de course au large, lauréat de la Transat Jacques Vabre et de la Fastnet Race, il incarnait l'excellence de la voile française.
Au-delà de son immense palmarès, ceux qui l'ont côtoyé saluent aujourd'hui un homme humble, rigoureux, passionné et profondément humain. Le monde de la course au large perd un champion, mais aussi l'un de ses plus beaux ambassadeurs.
La rédaction d' infocapagde adresse ses sincères condoléances à sa famille, à ses proches et à l'ensemble de la communauté maritime.
Bon vent Charlie.
Publié le : Jeudi 11 juin 2026 à 14:22

Lors du conseil municipal du 26 mai 2026, le maire d'Agde, Aurélien Lopez-Liguori, annonçait sa volonté de désigner un liquidateur indépendant pour la Sodeal, après la démission de Mme Raphanel, afin de garantir la transparence de la liquidation de l'ancienne SEM.
Moins de quinze jours plus tard, un arrêté municipal du 8 juin 2026 confie pourtant à David Masella, ancien dirigeant opérationnel de la Sodeal et aujourd'hui directeur des infrastructures portuaires, une délégation de signature particulièrement étendue.
Cette délégation lui permet notamment de recouvrer les créances de la Sodeal, de régler les sommes dues jusqu'à un million d'euros, d'effectuer des opérations bancaires entre les comptes de la Sodeal et ceux de la régie des ports et de signer de nombreux actes liés à l'ancienne société.
Cette décision soulève une question simple : pourquoi annoncer la nomination d'un liquidateur indépendant tout en confiant à l'un des principaux responsables de l'ancienne organisation des pouvoirs aussi importants sur les opérations liées à la liquidation ?
Il ne s'agit pas d'affirmer une quelconque irrégularité, mais de s'interroger sur la cohérence du dispositif mis en place.
Quel sera exactement le rôle du futur liquidateur ? Comment seront réparties les responsabilités ? Qui exercera le contrôle des opérations engagées ?
Alors que la gestion des ports fait déjà l'objet de nombreuses interrogations de la part des plaisanciers, la municipalité gagnerait à apporter rapidement des réponses précises.
En matière de liquidation comme en matière de finances publiques, la confiance repose avant tout sur la transparence.
Publié le : Mercredi 10 juin 2026 à 08:55
Lors du conseil municipal du 5 juin 2026, le Maire d’Agde a indiqué avoir rencontré le Directeur des finances publiques et précisé que le dossier de la régie portuaire avait été abordé.
Si une page a été tournée avec la mise en place d’une régie autonome, il aurait été souhaitable que le Maire informe également que cette régie, créée par son prédécesseur, présente de nombreux problèmes juridiques et financiers qui auraient pu être évités si les préconisations de la Direction des finances publiques avaient été suivies. Ces lacunes ont généré de nombreuses demandes d’arbitrage devant la justice administrative.
Par ailleurs, le CDPCA, la plus importante des associations de plaisanciers, n’est toujours pas consulté, et les comptes 2025 n’ont pas été corrigés. À titre d’exemple, les 2 millions d’euros d’emprunt contractés pour financer les travaux de remise en état des quais continuent de peser lourdement sur l’équilibre financier des comptes.
En résumé, tout est à revoir, en veillant à ce que les plaisanciers ne subissent pas les conséquences des errements de l’ancien Maire, qui n’a jamais voulu corriger les dérives de la Sodeal.
Publié le : Mardi 9 juin 2026 à 10:55
Nous invitons les plaisanciers à découvrir les extraits du Conseil municipal du 5 juin 2026 qui concernent directement la gestion du port et les intérêts des usagers.
Le Bureau du CDPCA se réunira prochainement afin de procéder à une analyse approfondie des interventions et des décisions annoncées. Les conclusions de cette analyse seront portées à la connaissance des plaisanciers.
A l'issue de ce Conseil municipal, le nouveau Maire a, semble-t-il, pris une orientation de nature à rassurer les usagers du port sur certains points qui avaient suscité des interrogations. Cette évolution mérite toutefois d'être examinée avec attention afin d'en apprécier la portée exacte et les conséquences concrètes pour les plaisanciers.
Comme toujours, Infocapagde poursuivra sa mission d'information dans un esprit de transparence, d'objectivité et de défense des intérêts des usagers du Port du Cap d'Agde.
Publié le : Samedi 6 juin 2026 à 11:36

Afin de garantir une information complète et transparente des plaisanciers du Port du Cap d'Agde, Infocapagde met désormais à disposition un espace recensant l'ensemble des démarches, interventions, courriers, recours et actions entrepris par le Conseiller portuaire, également Vice-Président du CDPCA, dans l'exercice de ses missions de représentation et de défense des intérêts des usagers du port.
Cette rubrique a pour objectif de permettre à chacun de suivre les initiatives engagées auprès des différentes autorités, administrations et organismes concernés par la gestion portuaire, qu'il s'agisse des questions relatives à la gouvernance du port, à la tarification, aux investissements, aux conditions d'occupation des emplacements ou à toute autre problématique intéressant la communauté des plaisanciers.
Dans le même souci de transparence et afin que chacun puisse disposer d'une information complète, est également mis à la disposition des plaisanciers le dossier relatif à la procédure engagée par la SODEAL pour diffamation. Les documents rendus publics permettent ainsi à chacun d'apprécier les faits, les positions exprimées et le déroulement de cette procédure.
Infocapagde continuera à mettre régulièrement à jour cet espace afin de porter à la connaissance des plaisanciers les actions entreprises, les réponses obtenues et les évolutions concernant les sujets d'intérêt général pour les usagers du Port du Cap d'Agde.
Accéder au recensement des actions entreprises : Consultez
Consulter le dossier relatif à la procédure engagée par la SODEAL pour diffamation : Consultez
Publié le : Vendredi 5 juin 2026 à 12:30
Le choix d'une régie autonome dotée de l'autonomie financière mais dépourvue de personnalité morale n'est probablement pas le fruit du hasard.
Après les observations de la Chambre régionale des comptes, la résiliation anticipée de la concession confiée à la SODEAL et la remunicipalisation du port, il est vraisemblable que les autorités de contrôle aient été particulièrement attentives à la mise en place d'un mode de gestion offrant davantage de transparence financière.
La création d'un budget annexe M4 associé à une régie autonome permet précisément d'individualiser les recettes et les dépenses du port, de retracer clairement les flux financiers et d'éviter toute confusion avec les autres activités de la commune.
C'est pourquoi la question soulevée aujourd'hui est fondamentale : si l'objectif était de garantir une autonomie financière réelle du service portuaire, comment justifier la mise en place de mécanismes conduisant à prélever chaque année des sommes importantes sur les ressources du port au profit du budget principal de la commune ?
En d'autres termes, si la remunicipalisation devait corriger les dysfonctionnements du passé, elle ne peut se limiter à un changement de structure juridique ; elle doit également se traduire par une évolution des pratiques financières.
Pourquoi avoir dissous la SODEAL et créé une régie autonome si les mécanismes financiers contestés hier sont maintenus aujourd'hui sous une autre forme ?
La régie a changé, le budget a changé, les statuts ont changé, le Maire a changé
Reste à savoir si les habitudes ont changé elles aussi.
Philippe Revilliod
Conseiller portuaire
Publié le : Jeudi 4 juin 2026 à 14:40