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Les plaisanciers qui choisissent de payer leur place de port en quatre fois se voient appliquer une majoration de 2 %.
Une pénalité d’autant plus contestable que le paiement s’effectue via PayFiP, un service public gratuit pour l’usager comme pour la collectivité.
Aucun frais bancaire ni technique ne justifie donc ce surcoût.
Pourtant, les tarifs ont été validés par le Conseil municipal en décembre, sans explication sur cette majoration.
Résultat : la facture payée est supérieure au tarif voté, créant une recette additionnelle de 2 %.
Une anomalie qui aurait dû alerter la Direction des finances.
Alerté lors du Conseil portuaire du 11 décembre 2025, le maire ne peut ignorer l’irrégularité de cette majoration, appliquée en toute connaissance de cause.
A noter que les ports voisins, La Grande-Motte et Port-Camargue, appliquent strictement les textes et ne facturent aucun supplément pour le paiement échelonné.
Sans réaction de la Direction du port, le CDPCA devrait envisager d’engager une procédure mettant en cause directement le Directeur du port.
Reste une question simple : où va cet argent dont l'estimation est de l'ordre de 130 000 €uros ?
Dans un service public, la facilité de paiement ne doit pas devenir une augmentation déguisée.
La preuve issue des services de l'Etat : Consulter le document
Publié le : Jeudi 29 janvier 2026 à 18:21

© FTV
La destruction de la promenade de Vias n’est pas seulement une aberration urbanistique. C’est un scandale d’État, un cas d’école de l’irresponsabilité administrative maquillée en rigueur juridique tardive.
Une promenade financée par de l’argent public, fréquentée, appréciée, intégrée au quotidien des habitants, sera purement et simplement rasée. Non pas parce qu’elle était dangereuse. Non pas parce qu’elle nuisait à l’environnement. Mais parce que l’État a laissé construire en violation de la loi Littoral, avant de se réveiller quand il était trop tard.
Et aujourd’hui, on voudrait faire croire que le problème se résume à un maire sur le banc des accusés.
COMMUNIQUE de la Préfecture de l'Hérault
La préfète de l'Hérault Chantal Mauchet prend acte de la décision du tribunal administratif de Montpellier qui enjoint la ville de Vias dans l'Hérault à démolir le promenoir (et un parking) construit sans autorisation sur le domaine public maritime.
Un jugement qui confirme l'analyse juridique des services de l'Etat (DDTM) et qui protège notre littoral.
Une situation qui aurait pu être évitée si la commune s'était conformée aux prescriptions des services de l'Etat quant au caractère illégal du projet.
Faire porter la responsabilité exclusive à l’élu local est une contre-vérité institutionnelle.
La loi Littoral est une loi nationale. Son contrôle relève exclusivement de l’État, par l’intermédiaire de la préfecture et de ses services. Lorsque ceux-ci ne réagissent pas, n’alertent pas, ne déférent pas un acte manifestement illégal, ils deviennent partie prenante du désastre.
À Vias, l’ouvrage n’a pas été construit clandestinement, de nuit, sans dossiers ni signatures. Il a nécessité :
Le plus choquant n’est pas seulement l’inaction. C’est la violence administrative différée.
L’État n’a rien fait quand il fallait empêcher.
Il frappe quand il faut détruire.
Cette méthode est irresponsable. Elle ne protège ni le littoral, ni l’argent public, ni la démocratie locale. Elle fabrique du gâchis, de la défiance et de l’injustice. Les habitants perdent un équipement utile. Les finances publiques sont dilapidées. Et l’élu devient le fusible commode d’un système qui refuse de se regarder en face.
Dans cette affaire, un fait saute aux yeux : personne ne questionne la responsabilité des services de contrôle.
L’État se juge lui-même, et s’absout dans le silence.
Ce déséquilibre est intenable. On ne peut exiger une rigueur absolue des collectivités tout en acceptant la défaillance chronique de ceux qui sont chargés de les contrôler.
La loi Littoral est brandie comme un totem après coup, mais piétinée par négligence en amont. Résultat : on détruit ce que la population utilise, on abîme la confiance citoyenne, et on alimente l’idée que le droit sert davantage à punir qu’à prévenir.
À Vias, le littoral n’a pas été protégé.
Il a été mal administré.
Il est temps de le dire clairement : les vrais responsables de ce gâchis ne sont pas seulement dans la salle d’audience, mais aussi dans les bureaux feutrés de l’État.
Tant que le contrôle de légalité restera un exercice intermittent, opaque et sans reddition de comptes, les mêmes causes produiront les mêmes effets. Et les citoyens continueront de payer pour les erreurs ou les lâchetés de ceux qui étaient censés les protéger.
Publié le : Samedi 24 janvier 2026 à 12:46
La gestion des ports d’Agde, récemment passée en régie municipale après la fin de la délégation à la SODEAL, continue de susciter de nombreuses interrogations. Lors du Conseil portuaire de ce matin, des éléments potentiellement irréguliers ont été présentés comme s’ils pouvaient être « couverts » par un simple vote de l’instance. Une méthode qui interroge, tant sur le plan juridique que démocratique.
Plusieurs juristes interrogés rappellent une règle de base du droit public : une illégalité ne peut pas être régularisée par un vote, qu’il s’agisse d’un Conseil portuaire, d’un Conseil d’exploitation ou même du Conseil municipal.
La jurisprudence administrative est constante : une décision prise en méconnaissance d’un texte, d’une procédure obligatoire ou d’un principe de droit ne peut devenir légale par la seule volonté de l’organe délibérant.
Autrement dit, si la composition d’un Conseil, une procédure de consultation, ou une tarification sont entachées d’irrégularité, les soumettre à un vote ne corrige pas le problème, cela peut même constituer une nouvelle irrégularité.
Parmi les sujets qui enveniment les débats figure notamment la redevance environnementale, appliquée aux plaisanciers sans qu’aucune justification économique ou réglementaire n’ait été fournie.
Interrogée à plusieurs reprises, la municipalité n’a pas transmis d’étude d’impact, de base de calcul ni même d’éléments démontrant l’affectation réelle de cette redevance. Une situation problématique, car toute redevance dans un SPIC doit être en lien direct avec un service rendu ou des charges précisées.
Sans justification, la redevance pourrait être qualifiée de prélèvement sans cause ou d’imposition déguisée deux qualifications sévèrement sanctionnées par les juridictions.
Autre point de crispation : l’instauration de frais supplémentaires pour les usagers souhaitant un paiement échelonné de leurs redevances.
Dans un Service Public Industriel et Commercial (SPIC), les tarifs doivent respecter l’égalité de traitement entre les usagers placés dans la même situation. Faire payer davantage uniquement parce qu’un usager choisit un étalement alors même que ce service ne génère pas de coût supplémentaire démontré pourrait être considéré comme une discrimination injustifiée.
De plus, ces frais n’ont jamais été justifiés par un coût réel, ni présentés au Conseil avec les pièces nécessaires.
L’absence de transparence, les documents non transmis, les résolutions imprécises et les tentatives de faire valider des éléments contestables par un simple vote ont installé un climat de défiance.
Des conseillers portuaires rappellent que leur rôle ne se limite pas à « prendre acte », mais bien à assurer la représentation des usagers, la transparence et la conformité des décisions aux textes en vigueur.
En l’absence de réponses précises, il ne reste que la saisie des services de contrôle de légalité ou, à défaut, le Tribunal administratif pour faire trancher ces questions.
Pour l’heure, une certitude demeure : aucun vote ne peut couvrir une irrégularité. Les faits doivent être éclaircis, les documents transmis, et les décisions motivées.
Publié le : Jeudi 11 décembre 2025 à 12:20

À l’occasion de la réunion du Conseil portuaire du 11 décembre 2025, la Ville d’Agde présentera la nouvelle grille tarifaire du port pour l’année 2026, dans le cadre désormais régi comme Service Public Industriel et Commercial (SPIC).
Beaucoup de plaisanciers espéraient légitimement une baisse significative des tarifs, historiquement très supérieurs à ceux de ports comparables comme Port Camargue ou La Grande-Motte.
Pourtant, à la lecture du document soumis pour avis, de nombreux points restent inexpliqués et suscitent de vives interrogations.
Un passage en SPIC qui devait apporter transparence et rationalité… mais les chiffres restent opaques alors que le statut de SPIC implique que le port doit fonctionner sur la base de coûts réels identifiables et d’une égalité stricte de traitement entre les usagers.
Aucun document ne permet aujourd’hui de comprendre la structure exacte des coûts, ni les raisons justifiant le maintien de tarifs parmi les plus élevés de la région.
Plusieurs catégories d’usagers semblent bénéficier de conditions tarifaires particulières.
Or, dans un SPIC, toute différenciation doit être :
Pour l’heure, aucune justification n’a été fournie concernant ces avantages spécifiques, ni aucune mention des conventions ou accords particuliers qui devraient pourtant être communiqués au Conseil portuaire.
Le document présenté prévoit le maintien d’une redevance environnementale.
Problème : pour être légale, cette redevance doit correspondre à des dépenses réelles, identifiées et justifiables (collecte des déchets, prévention des pollutions, traitement des eaux grises, etc.).
À ce jour, aucun élément transmis ne démontre :
En l’absence de justificatif, sa légitimité est clairement contestable.
La grille inclut également des frais de gestion pour les plaisanciers qui souhaitent payer en plusieurs fois.
Dans un SPIC, ces frais ne sont légitimes que s’ils correspondent à :
Aucun document ne détaille le mode de calcul permettant de justifier ces frais.
Pour pouvoir donner un avis éclairé, le Conseil portuaire doit disposer :
Ces documents n’ont pas été fournis.
En conséquence, l’avis du Conseil portuaire et la future délibération du Conseil municipal pourraient être fragilisés, voire contestables.
Les usagers du port sont en droit de se demander :
Publié le : Mardi 9 décembre 2025 à 10:26

Fin 2022, la SODEAL commandait un rapport d’expertise au cabinet EGIS pour évaluer l’état du port d’Agde. Ce document, pourtant cité dans le rapport de la Chambre Régionale des Comptes en 2023, n’a jamais été communiqué aux élus ni aux usagers.
Ce silence a pris fin en novembre 2025, lorsque le rapport nous a été transmis par une élue, Fabienne Varesano. Les plaisanciers disposent enfin d’informations précises sur l’état réel du port.
Le rapport EGIS met en lumière des problèmes sérieux :
Ces éléments confirment que la sécurité des usagers doit rester une priorité absolue.
Le rapport propose un plan d’action concret pour sécuriser les infrastructures et améliorer la gestion. Mais à ce jour, ces recommandations n’ont pas été mises en œuvre.
Ce rapport n’est pas un simple document technique. Il est une clé pour :
Alors que le prix des places au port d’Agde est en moyenne 20 % plus élevé que dans des ports comparables comme La Grande-Motte ou Port Camargue, une question essentielle se pose : comment ces recettes ont-elles été utilisées ?
Au regard des niveaux de tarifs pratiqués, des volumes d’amarrage et des investissements réellement visibles sur le terrain, plusieurs observateurs estiment que les écarts financiers cumulés sur la durée de la délégation pourraient représenter entre 20 et 25 millions d’euros.
Ce chiffre ne constitue pas une accusation, mais une estimation basée sur la comparaison entre les recettes perçues et l’état des infrastructures décrit dans le rapport EGIS tenu secret depuis 2022.
Cela conduit à une question incontournable :
Où est passé l’argent que la SODEAL a géré pendant toutes les années où la commune lui avait confié le port ?
Un audit complet et indépendant de la chambre régionale des comptes sur le SPIC mis en place au 1 juin 2025 serait aujourd’hui indispensable pour éclaircir la situation et répondre aux interrogations légitimes des plaisanciers, qui ont payé leurs places plus cher qu’ailleurs sans en retrouver la contrepartie dans la qualité du port.
Le document public complet est désormais consultable grace aux actions menées par le CDPCA auprès de la CADA et des élus.
Chaque plaisancier et association peut s’en saisir pour protéger ses droits et sa sécurité.
Après trois ans de silence, le voile est levé sur la situation du port d’Agde. Les informations contenues dans le rapport EGIS donnent aux plaisanciers les moyens de réclamer des actions concrètes. La transparence et la sécurité doivent redevenir des priorités.
Publié le : Dimanche 7 décembre 2025 à 15:32
Le Collectif des Plaisanciers du Cap d’Agde (CDPCA) vient de voir son recours rejeté par le Tribunal administratif de Montpellier, le 18 septembre 2025.
Après plus de deux années de procédure, le tribunal a jugé la requête irrecevable pour une simple question de procédure, sans jamais examiner le fond de l’affaire.
Deux ans d’attente pour apprendre que la voie juridique n’était pas la bonne : voilà de quoi nourrir la défiance croissante des citoyens envers la justice. L’avocat de la mairie avait soulevé ce point, et le juge a suivi l’avis du rapporteur public, représentant de l’État.
Pourtant, les faits dénoncés par le CDPCA étaient bien réels : l’augmentation des tarifs portuaires avait été justifiée par une hausse fictive des coûts d’électricité, la Chambre régionale des comptes a confirmé l’opacité et la gestion chaotique de la SODEAL, la délégation de service public a été résiliée dès le 1er juin 2025, seize ans avant son terme, la SODEAL sera prochainement liquidée.
Tout ce que le CDPCA contestait s’est révélé fondé, mais la justice n’a pas permis que ces arguments soient débattus.
Le combat ne s’arrête pas là. La mairie a décidé de reprendre en main directement la gestion des ports, sous la forme d’un SPIC (Service Public Industriel et Commercial). Mais en réalité, rien ne change : la même direction est maintenue, sans répondre aux exigences de compétence que suppose la gestion d’équipements portuaires de cette importance.
Pour les usagers, la question reste entière : comment garantir une gouvernance transparente, compétente et tournée vers l’intérêt général, alors que les pratiques passées perdurent sous une autre étiquette ?
Quelle place pour les citoyens ?
Depuis plus de dix ans, les courriers et demandes de contrôle de légalité adressés à la préfecture par le CDPCA sont restés sans réponse.
Aujourd’hui, l’association est condamnée à 1 500 € pour avoir tenté de défendre les plaisanciers, ce qui fragilise sa survie.
Le CDPCA envisage de faire appel devant la Cour administrative d’appel de Toulouse, de mettre en cause la responsabilité de son avocat pour faute professionnelle, et de poursuivre son rôle de vigie citoyenne face à une gestion municipale qui change de façade sans changer de pratiques.
Au-delà du Cap d’Agde, c’est une question nationale qui se pose : que reste-t-il de l’État de droit, si les citoyens regroupés en association ne peuvent ni être entendus par la justice, ni obtenir de réponse des services de l’État ?
Article rectifié le 03/10/2025 suite erratum
Publié le : Mardi 30 septembre 2025 à 11:25

Une rupture anticipée du contrat entre la Ville d’Agde et la SODEAL, sans baisse des tarifs pour les plaisanciers, malgré un contexte de scandale financier.
Depuis le 1er juin 2025, la gestion des ports du Cap d’Agde, jusqu’alors confiée à la société d’économie mixte SODEAL, a été reprise en régie directe par la Ville. Cette décision, actée par la délibération n°6 du conseil municipal du 22 mai 2025, soulève de lourdes interrogations tant sur le fond que sur la forme.
Un avenant de transfert du contrat de délégation, transmis à la préfecture de l’Hérault le 27 mai 2025, aurait dû encadrer juridiquement cette transition. Or, ce document :
Cette opacité est d’autant plus inquiétante qu’un rapport accablant de la Chambre régionale des comptes, publié fin 2023, a mis en lumière de nombreuses irrégularités dans la gestion passée, dont certaines font aujourd’hui l’objet de procédures judiciaires en cours.
Alors que les plaisanciers attendaient une baisse immédiate des tarifs, notamment en raison :
aucune annonce n’a été faite par la mairie en ce sens.
Le différentiel tarifaire d’environ 20 % par rapport à des ports comparables (Sète, Port Camargue, La Grande Motte) demeure, suscitant l’incompréhension des usagers.
En parallèle, la "redevance environnementale" introduite par Sébastien Frey sous l'ère D'Ettore continue d’être appliquée, sans fondement juridique connu.
Des élus de l’opposition et des représentants portuaires dénoncent une reprise précipitée, réalisée sans consultation du conseil portuaire, et potentiellement en violation du Code des transports et du Code pénal (prise illégale d’intérêts).
Plusieurs référés ont été déposés au tribunal administratif de Montpellier. Une demande a également été adressée au préfet pour saisir en urgence la justice administrative et transmettre les éléments au Procureur de la République.
Les plaisanciers demandent aujourd’hui :
Le port du Cap d’Agde ne saurait être géré sur la base d’arrangements opaques ni de pratiques héritées d’un passé révolu. Les usagers ont droit à un service public efficace, équitable et transparent.
Publié le : Mercredi 30 juillet 2025 à 10:57
Je soutiens les démarches de mon conseiller portuaire
La remunicipalisation du port est une opportunité historique pour tourner la page de décennies de mauvaise gestion. Mais cette transformation ne se fera pas sans pression citoyenne. Votre Conseiller Portuaire, Philippe Revilliod, s’engage à défendre vos intérêts et a besoin de votre soutien massif.
Le rapport de la Chambre Régionale des Comptes, publié en septembre 2023, est sans appel : la gestion de la SODEAL, société délégataire du port, a été gravement défaillante. Pendant ce temps, nous, plaisanciers :
Le retour en régie municipale permet enfin de :
Mais sans vigilance et mobilisation, cette réforme risque de rester superficielle, ou de reproduire les pratiques passées.
Philippe Revilliod, élu Conseiller Portuaire représentant les plaisanciers, a déjà :
Malgré ces actions, il agit sans le soutien d’un cabinet d’avocat et sans appui institutionnel. Il est donc essentiel qu’il puisse s’appuyer sur un large soutien de la communauté des plaisanciers.
“Nous avons été spoliés. Nous devons être remboursés. Et nous devons être entendus.” déclare Philippe Revilliod, Conseiller Portuaire
Le changement est possible. Mais il dépend de vous. En soutenant Philippe Revilliod, vous défendez vos droits, vos ports, et l’avenir de la plaisance à Agde.
Publié le : Jeudi 19 juin 2025 à 11:20

A la suite de l’enquête menée par la cellule d’investigation financière du CDPCA, les révélations publiées par Infocapagde le 24 mars 2024, dans un article intitulé « Suspicion de détournement de 2 millions d’euros HT à la SODEAL » semblent désormais trouver un début de confirmation. Voir article
Dans une opacité constante, écartant systématiquement le Conseil portuaire de toutes décisions, la SODEAL a contracté en 2023 un emprunt total de 6 millions d’euros, décomposé en trois prêts bancaires distincts, cautionnés à 50 % par la Ville d’Agde. Cette décision a été entérinée lors du Conseil municipal du 13 décembre 2022 (délibération n°24 : Garantie d’emprunt accordée à la SODEAL pour le financement de ses investissements 2022-2023).
Or, ces emprunts, bien que contractualisés en 2023, concernent en réalité des travaux menés en 2023 et 2024. Aucun détail n’a été fourni quant à la nature exacte de ces investissements. Toutefois, des éléments laissent à penser qu’ils incluraient des travaux de réhabilitation des quais, des opérations normalement à la charge de la commune.
Ce montage, intervenu alors même qu’une enquête de la Chambre régionale des comptes était en cours, semble s’inscrire dans une stratégie visant à transférer frauduleusement à la SODEAL des charges relevant de la municipalité.
Cette manœuvre, initiée sous l’ancien maire et poursuivie par l’actuelle majorité, pourrait bien constituer une tentative de liquidation financière masquée, destinée à échapper aux conséquences du rapport accablant de la CRC.
Le CDPCA reste mobilisé pour faire toute la lumière sur cette affaire et alerter les autorités compétentes.
Publié le : Mercredi 18 juin 2025 à 11:59
Votre conseiller portuaire représentant les plaisanciers, refuse de participer à la réunion du Conseil portuaire prévue le 19 juin 2025. Il dénonce une gouvernance non conforme depuis la création du nouveau SPIC (Service Public Industriel et Commercial), effectif depuis le 1er juin 2025.
La composition actuelle du Conseil est illégale, des conflits d’intérêts existent, et des décisions importantes sont prises sans concertation, notamment des travaux et des tarifs inchangés malgré des marges financières accrues.
Il demande :
Une copie de sa lettre a été adressée au Préfet et à la Chambre régionale des comptes.
Les plaisanciers sont invités à rester vigilants et à exiger une gestion transparente.
Publié le : Lundi 16 juin 2025 à 13:15

Remise en ordre de la gestion de nos ports, je garde l’espoir que ceux qui représentent l’État interviennent dans un contexte marqué par des accusations de malversations financières portées par la Chambre régionale des comptes et les plaisanciers du CDPCA.
La situation est d’autant plus complexe que le PDG de la SODEAL depuis le 25 mars 2025 est Sébastien Frey le maire d'Agde.
Nous sommes en plein conflit d'intérêts, ce qui complique la prise de décisions judiciaires et préfectorales.
Parce que les Chambres régionales des comptes, en Occitanie, PACA, Bretagne et ailleurs, ont déjà alerté sur des dérives graves dans la gestion de services publics délégués à des SEM : ports, stationnement, équipements touristiques…
Elles dénoncent :
Une instruction officielle de la DGCL (Direction générale des collectivités locales) entre 2020 et 2023 appelle à :
Le rapport 2023 de la CRC sur la gestion de la SODEAL est un cas d’école car il confirme ces constats, satisfait aux critères d’alerte définis par l’État et doit déclencher une réaction.
La situation actuelle est passionnante à cet égard.
Nous sommes clairement face à un choix : STOP ou ENCORE ?
A suivre…
Philippe Revilliod
Conseiller Portuaire
Représentant des plaisanciers
Publié le : Dimanche 15 juin 2025 à 08:00

Depuis le début de l’année, le CDPCA a alerté à plusieurs reprises le Préfet de l’Hérault sur de possibles irrégularités dans le projet de remunicipalisation de la gestion des ports d’Agde. En toile de fond, une manœuvre destinée à esquiver les conséquences du rapport accablant de la Chambre régionale des comptes (CRC), qui met en lumière un système portuaire miné par l’opacité et les conflits d’intérêts.
Le maire d’Agde, Gilles D’Ettore, a été déchu de ses fonctions pour corruption, à la suite d’une enquête retentissante. Le rapport de la CRC, quant à lui, évoque des prises illégales d’intérêts, des opérations susceptibles de constituer des abus de biens sociaux, un manque total de contrôle du délégant et des actionnaires, ainsi qu’une dégradation préoccupante des infrastructures portuaires.
Une solution défendue en 2023 par Gilles D’Ettore dans sa lettre à la CRC, mais appliquée depuis sans changement réel de gouvernance.
Sébastien Frey, premier adjoint devenu Maire, poursuit la politique contestée.
En novembre 2024, il inaugure la réhabilitation des quais de la Trinquette et du Beaupré… en imputant ces dépenses à la Sodeal. Or, celles-ci relèvent normalement du budget de la commune. Une dérive dénoncée par les représentants des plaisanciers, qui y voient un possible détournement de fonds publics. Des plaintes ont été déposées au Parquet.
Dans ce climat de défiance, l’absence remarquée du Préfet de l’Hérault lors de cette inauguration interroge. Surtout lorsqu’on compare sa présence remarquée à l’ouverture festive de Vinocap.
Face à l’inaction préfectorale, le CDPCA, soutenu par son avocat, a saisi la justice en déposant un référé pour suspendre la création du SPIC (Service public industriel et commercial) voulu par la Ville.
Le juge des référés a rejeté la demande, estimant que l’urgence n’était pas démontrée, tout en reconnaissant que confier le SPIC aux mêmes responsables déjà mis en cause risquait de perpétuer des pratiques problématiques.
Le contrat de la Sodeal courait jusqu’en 2041. Rien ne justifie une précipitation. A l’inverse, il y a urgence à mettre fin aux dysfonctionnements soulignés par la CRC.
Aujourd’hui, la responsabilité du Préfet est engagée. Il peut encore intervenir pour stopper une dynamique jugée toxique.
A moins que la proximité des élections municipales ne paralyse toute décision, et que l’État se refuse à ouvrir une crise politique à Agde.
Alors, une question se pose : faut-il politiquement sauver Sébastien Frey ?
Publié le : Samedi 14 juin 2025 à 10:41
Facturation illégale par la SODEAL après le 31 mai 2025 – que faire ?
Depuis le 1er juin 2025, la gestion des ports de la commune d’Agde ne relève plus de la SODEAL. Le contrat de délégation de service public signé avec cette société a officiellement pris fin le 31 mai 2025 à minuit, et une régie municipale sous la forme d’un SPIC (Service Public Industriel et Commercial) a été mise en place par la commune pour en assurer la continuité.
Des plaisanciers m'ont alerté sur une facturation de la Sodeal antidatée pour un service réalisé le 06 juin 2025 et réglé le 07 juin 2025 à la capitainerie.
En ma qualité de conseiller portuaire représentant les plaisanciers, j’ai saisi officiellement le Préfet de l’Hérault pour exiger un contrôle renforcé de la légalité des actes pris par la commune d’Agde et par la SODEAL.
Un signalement a également été préparé pour la Chambre régionale des comptes, afin de faire la lumière sur la transition opaque et potentiellement irrégulière de la gestion portuaire.
Votre vigilance est essentielle : ne laissez pas prélever ou facturer des sommes indues.
Vous avez le droit à une gestion transparente, à des comptes clairs, et à des prestations facturées légalement.
N'hésitez pas à me faire remonter tout élément suspect ou toute facture douteuse.
Philippe Revilliod
Conseiller portuaire élu
Représentant des plaisanciers du Cap d'Agde
Publié le : Lundi 9 juin 2025 à 12:08
Grace à une partie des bénéfices réalisés lors de son rituel « RALLYE PÉDESTRE » qui s’est déroulé le dimanche 1er décembre 2024 au Domaine St Martin d’Agde, le Rotary Club Agde-Cap d’Agde a offert à l’AASS34 (Association Agathoise de Sauvetage et de Secourisme) tout un lot de matériel de formation et de secourisme nécessaire à l’activité de l’Association pour un montant total de 2594 €
Une cérémonie de remise officielle de tout ce matériel s’est déroulée le mardi 3 juin 2025 dans les locaux de l’AASS34, en présence de 7 membres de l’AASS34 dont le Président Jean-Louis CANTAGRILL , et de 6 membres du Rotary Club Agde-Cap d’Agde dont le Vice-Président Jacques PAINCHAUD
Après les discours habituels des 2 Présidents la cérémonie s’est clôturée dans une bonne ambiance autour d’un petit déjeuner offert par les membres de l’Association AASS34.
Publié le : Lundi 9 juin 2025 à 18:54
Depuis la fin de la délégation de service public confiée à la SODEAL, la gestion des ports de la commune d’Agde a été reprise en régie dotée de la seule autonomie financière, sous la forme d’un Service Public Industriel et Commercial (SPIC).
Si ce changement de mode de gestion est légal, sa mise en œuvre doit cependant respecter un cadre réglementaire rigoureux. A ce titre, l’absence de validation par le conseil municipal d’un protocole de transfert clair et complet constitue un manquement grave, aux conséquences juridiques, financières et administratives potentiellement lourdes pour le Maire.
Conformément à l’article L2121-29 du Code général des collectivités territoriales (CGCT), le conseil municipal est seul compétent pour délibérer sur :
En clair : le Maire ne peut pas décider seul dans une opération aussi structurante, encore moins en shuntant la consultation préalable du Conseil portuaire, pourtant obligatoire en vertu du Code des transports.
L’absence de validation par le conseil municipal d’un protocole de transfert clair et complet fragilise toute l’opération de reprise en régie des ports d’Agde. Ce manquement compromet la continuité du service public et place la commune sous une menace juridique sérieuse.
Dans cette opération conduite avec précipitation et amateurisme, Sébastien Frey semble avoir voulu éviter un conflit politique aux conséquences dommageables pour son image et sa candidature.
Mais ce faisant, en contournant les règles fondamentales de la démocratie locale, il pourrait bien avoir dégoupillé une grenade… qui explosera entre les mains du prochain Maire.
Dans un État de droit, les élus municipaux, les agents concernés et les usagers du port sont pleinement légitimes à exiger :
Il ne s’agit pas de s’opposer au changement de gestion, mais de rappeler que la fin ne justifie pas tous les moyens, et que même dans une remunicipalisation, la démocratie locale reste la règle.
Publié le : Dimanche 8 juin 2025 à 11:41

Depuis le 1er juin 2025, la gestion du port du Cap d’Agde a été reprise en régie directe par la commune d’Agde, sous la forme d’un Service Public Industriel et Commercial (SPIC). Ce changement de statut, lourd de conséquences juridiques et budgétaires, impose désormais à la municipalité une gestion rigoureuse, conforme aux principes de la comptabilité publique.
Or, rien n’a été modifié dans les pratiques héritées de la SODEAL, ancien gestionnaire, pourtant vivement critiqué par la Chambre régionale des comptes dans son rapport de septembre 2023. Une première correction devrait toutefois s’imposer rapidement.
Dans un SPIC, les charges du service (personnel, matériel, entretien des équipements) doivent être couvertes par les seules redevances payées par les usagers. Cela signifie concrètement que les plaisanciers qui louent une place à l’année financent déjà, via leur redevance, l’entretien de la zone technique, les salaires du personnel de grutage, et l’amortissement des engins de manutention.
Dans ces conditions, les faire payer à nouveau pour un levage standard constitue une double facturation, juridiquement contestable. C’est pourquoi, afin de se mettre en conformité avec la réglementation, la commune va devoir intégrer au moins un levage annuel dans le forfait des usagers permanents, sans augmentation tarifaire.
Cette mesure, qui n’avait visiblement pas été anticipée par le maire d’Agde, constitue la première conséquence directe du passage en SPIC.
Au-delà de la correction nécessaire sur le plan juridique, cette évolution pourrait avoir des effets positifs sur le terrain. En intégrant un levage annuel dans les services portuaires, la fréquentation de la zone technique devrait repartir à la hausse, après plusieurs années de stagnation.
Cela profitera directement aux entreprises locales, qui pourront retrouver une clientèle régulière. Pour les plaisanciers permanents, c’est aussi une incitation à entretenir leurs bateaux dans de meilleures conditions, à un coût plus raisonnable.
Précision importante : cette évolution ne concerne que les usagers permanents du port, c’est-à-dire ceux qui paient une redevance annuelle. Les plaisanciers extérieurs ou de passage continueront à payer les prestations à l’acte, ce qui reste conforme aux règles en vigueur dans les ports à gestion publique.
En résumé, le passage en SPIC n’est pas une simple formalité administrative : il engage la commune à respecter des règles précises, qui ont un impact direct sur les services portuaires. Ce levage annuel inclus n’est sans doute que le début des ajustements à venir.
Publié le : Samedi 7 juin 2025 à 12:44
Le CDPCA, soucieux de la transparence dans la gestion portuaire et du respect du droit, informe ses adhérents et l’ensemble des usagers du port des démarches engagées depuis plusieurs mois auprès des autorités compétentes.
Le 27 janvier 2025, le CDPCA a adressé un premier signalement à Monsieur le Préfet de l’Hérault concernant l’inclusion des berges de l’Hérault dans le périmètre de gestion des ports du Cap d’Agde. Ce courrier est, à ce jour, resté sans réponse.
Le 28 avril 2025, une seconde démarche a été entreprise : le CDPCA a demandé au représentant de l’État de bien vouloir examiner la légalité de la délibération N°10 portant sur la création d’un Service Public Industriel et Commercial (SPIC) pour la gestion portuaire. Cette demande est également demeurée sans suite.
En l’absence de réponse de la préfecture, et dans le respect des voies de droit, le CDPCA a mandaté son avocat pour déposer ce matin un référé sur le fond ainsi qu’un référé suspension devant le tribunal administratif, portant sur la décision de création du SPIC.
Le CDPCA estime que cette création intervient dans un contexte institutionnel sensible, alors que les conclusions de la Chambre Régionale des Comptes publiées en 2023 ont mis en lumière de graves irrégularités dans la gestion passée du port. Ces éléments appellent à une vigilance accrue quant aux dispositifs mis en œuvre aujourd’hui, et à la nécessité de garantir leur conformité juridique et leur transparence.
Notre collectif agit dans l’intérêt des plaisanciers du Cap d’Agde pour :
Nous continuerons à défendre avec détermination les droits des plaisanciers, dans le respect du dialogue et des procédures légales.
Evelyne Portier
Présidente du CDPCA
Publié le : Vendredi 6 juin 2025 à 12:35

Le maire d’Agde, Sébastien Frey, a convoqué un Conseil portuaire pour le 19 juin 2025 afin de tenter de faire valider, a posteriori, sa décision unilatérale de remunicipaliser la gestion du port. Une démarche qui ne respecte pas la consultation des usagers, pourtant obligatoire avant toute modification de ce type.
Aujourd’hui, le Conseil est réuni pour entériner une décision déjà actée. Une mascarade démocratique dénoncée par plusieurs membres : « On nous demande de jouer un rôle dans un film déjà tourné. »
Ironie de la situation : M. Frey déclarait récemment que « force doit rester à la loi ». Mais laquelle ? Celle du fait accompli ?
Le Conseil portuaire du 19 juin 2025 s’annonce donc comme un rendez-vous sous tension.
Reste à savoir si les représentants des usagers accepteront de cautionner cette régularisation rétroactive… ou s’ils choisiront, au contraire, de décliner l'invitation.
Publié le : Jeudi 5 juin 2025 à 14:50

Au 1er juin 2025, la gestion du port du Cap d’Agde a été transférée, de manière unilatérale et opaque, à un Service Public Industriel et Commercial (SPIC), sans que les statuts de cette nouvelle entité n’aient pu être soumis à l’examen du Conseil portuaire. Une telle confidentialité est particulièrement choquante s’agissant d’un service public.
Depuis la création de la Sodeal, la Chambre régionale des comptes a régulièrement relevé des irrégularités, notamment l’imputation aux plaisanciers du déficit chronique – de l’ordre de 300 000 euros par an – du centre nautique, qui ne relève pourtant pas du périmètre légal du port de plaisance.
Faute d’action collective, ces pratiques ont perduré. La remunicipalisation aurait pu marquer un retour à la légalité. Or, elle semble surtout permettre à la Mairie d’échapper à ses responsabilités en évitant toute restitution, même partielle, des sommes indûment perçues. Il s’agit là d’un détournement volontaire de fonds publics, au détriment des usagers portuaires, estimé à 1,5 million d’euros sur cinq ans, prescription comprise.
Plus étonnant encore, Sébastien Frey s’est engagé à reprendre l’intégralité du personnel de la Sodeal dans le SPIC. Cette décision interroge : a-t-il l’intention d’imputer l’ensemble de ces charges salariales au budget du SPIC, donc aux plaisanciers ? Ce serait un comble.
Si tel devait être le cas, des actions judiciaires seraient immédiatement engagées. Les plaisanciers, de plus en plus conscients de la nécessité de s’organiser pour défendre leurs intérêts, ne resteront pas passifs.
Le CDPCA (Comité de Défense des Plaisanciers du Cap d’Agde) est là, pleinement mobilisé et prêt à agir.
Et que cela soit clair pour tout le monde, nous ne remettons pas en cause la qualité de cet établissement qui devrait à priori être géré par l'agglo, c'est un établissement sportif et formateur.
Publié le : Mardi 3 juin 2025 à 17:28

La gestion des ports du Cap d’Agde suscite une inquiétude croissante, amplifiée depuis que la presse nationale s’est emparée du dossier.
En 2021, Gilles d’Ettore modifiait en toute discrétion les accords entre la SODEAL et la Mairie d'Agde, sans consulter le Conseil portuaire, pourtant obligatoire. Prétexte invoqué : la période Covid. Mais en réalité, ce Conseil n’avait même jamais été constitué. La Préfecture, via son service de contrôle de légalité, n’y avait vu que du feu. La manœuvre, bien que manifestement irrégulière, était passée inaperçue.
Quatre ans plus tard, la méthode perdure. Sébastien Frey, maire d’Agde et Président-Directeur Général de la SODEAL, cherche aujourd’hui à obtenir un avis favorable sur une nouvelle organisation du port, désormais sous statut SPIC, mise en place le 1er juin 2025 à la suite d’un vote tenu dans l’opacité la plus totale au sein du Conseil municipal.
Une réunion du Conseil portuaire est convoquée pour le 3 juin 2025, mais le délai légal de convocation n’a pas été respecté. Plus grave encore : le dossier transmis aux conseillers est vide, une simple page blanche.
Aucun statuts du SPIC, aucune information budgétaire, aucun élément de cadrage juridique ne figure à l’ordre du jour. Ce qui devait être une séance de travail devient ainsi une mascarade réunissant des personnes pourtant déjà épinglées pour des fautes graves de gestion, des conflits d'intérêts manifestes par les magistrats de la Chambre Régionale des Comptes dans son rapport publié en septembre 2023.
Dans ce contexte de gouvernance opaque, alors que des accusations de détournement de fonds sont relayées par des médias affiliés à Franceinfo, les trois représentants titulaires élus des plaisanciers ont formellement signifié leur refus de participer à cette mascarade. Ils l’ont fait par écrit, dénonçant un simulacre de démocratie et un mépris total des obligations légales.
Le Préfet de l’Hérault et son service de contrôle de légalité administrative seront saisis par courrier dès lundi afin d’être officiellement informés de la situation et d’y donner, espérons-le, les suites qu’elle exige.
Publié le : Dimanche 1 juin 2025 à 10:10
Suite au communiqué de la Mairie d’Agde publié dans ici Hérault le 29 mai 2025, nous tenons à rétablir un certain nombre de faits volontairement déformés ou inexacts.
Contrairement aux affirmations de Monsieur Sébastien Frey et au contenu du communiqué de la Ville, aucune plainte en diffamation n’a été déposée contre Monsieur Philippe Revilliod, rédacteur en chef d'Infocapagde.
Le Président Directeur Général de la SODEAL n’a pas saisi la justice, mais a simplement fait adresser une mise en demeure à l’hébergeur du site Infocapagde, en date du 24 mai 2024, ce courrier portant une erreur manifeste de datation indiquant 2023.
Cette mise en demeure fait directement suite à la publication sur le site Infocapagde, le 24 mars 2024, d’un article intitulé « Suspicion de détournement de 2 millions d’euros HT à la SODEAL ». Elle vise à obtenir le retrait de l’article et l’identification de son auteur, sans qu’aucune procédure judiciaire n’ait été effectivement engagée à ce jour. Voir l'article
En revanche, une plainte pénale en bonne et due forme a bien été déposée le 27 mars 2024 auprès du procureur de la République par Monsieur Philippe Revilliod en sa qualité de Conseiller portuaire représentant les plaisanciers. Elle repose sur des faits documentés :
Les faits dénoncés incluent :
La Mairie tente de qualifier ces travaux de simple « entretien et maintenance courante ». Or, quand on intervient avec pelleteuses, engins de chantier et que l’on organise une inauguration officielle en fin de chantier, il ne s’agit manifestement plus de réparations courantes.
Ces faits, reposant sur des pièces officielles et des documents contractuels, relèvent d’un signalement citoyen parfaitement légitime et justifié, et non d'une quelconque campagne de diffamation.
Publié le : Samedi 31 mai 2025 à 08:51
Ce qui devait être un espace d’échange entre la municipalité et les usagers s’est mué en un théâtre bien rodé, où les discours triomphalistes remplacent les débats, et où la concertation n’est qu’un habillage de décisions déjà prises. Dernier exemple en date : la réunion du CLUPP, transformée en monologue préélectoral, et une convocation du Conseil Portuaire annulée in extremis, censée justifier en urgence la remunicipalisation des ports.
Lors de la réunion du CLUPP, au lieu d’un dialogue sur la gestion du port, les plaisanciers ont assisté à une mise en scène d’autosatisfaction. Déconnectés des attentes du public, les intervenants se sont livrés à une série de déclarations sans lien avec les véritables préoccupations des usagers. Un format unilatéral et stérile, transformant ce moment d’échange en tribune politique.
Une réunion du Conseil Portuaire avait été convoquée avec pour seul objectif apparent : donner un vernis légal à la remunicipalisation de la gestion portuaire, jusque-là assurée par la Sodeal.
La date du 1er juin est déjà arrêtée pour la mise en place d’un SPIC (Service Public Industriel et Commercial), malgré l’absence d’informations claires, de consultation sérieuse et de réponses aux nombreuses alertes formulées dans le rapport de la Chambre régionale des comptes.
Mais voilà : un contretemps, pour un cas de force majeure, a empêché la tenue de cette réunion. Une annulation qui, si elle est bien réelle, met à nu une stratégie dont le calendrier semble soigneusement calculé… jusqu’à ce que le "hasard" vienne le perturber.
Au-delà des faits, c’est la méthode qui interroge. Le maire d’Agde semble considérer ces réunions comme de simples formalités, voire comme des extensions du conseil municipal, dont il garderait le contrôle intégral. La consultation ? Un décor. Le débat ? Inexistant. Le compte-rendu ? Pré-écrit, affichant des avis favorables sans que les sujets aient été sérieusement examinés.
Cette pratique contrevient non seulement aux attentes des usagers, mais aussi aux principes fondamentaux de gouvernance locale. En contournant l’esprit de la loi et en méprisant les instances consultatives, la municipalité prend le risque de générer des contentieux judiciaires.
Pour beaucoup, trop c’est trop. L’enchaînement des irrégularités, le manque de transparence et l’opacité du processus décisionnel ne peuvent plus être balayés d’un revers de main. Le port d’Agde mérite mieux que des simulacres de démocratie : il a besoin d’une gestion claire, concertée et respectueuse des plaisanciers.
Il y aura bien eu une tentative de tenir la réunion sans la présence du Président-Maire mais en raison du changement de gestion du port, votre représentant s'y est opposé.
Compte-tenu des contraintes d'organisation d'une prochaine réunion, le Maire devra respecter le délai de convocation de 15 jours.
A suivre...
Philippe Revilliod
Conseiller Portuaire
Publié le : Mercredi 28 mai 2025 à 09:23

Ce lundi après-midi, le centre nautique accueillait une réunion du Comité Local des Usagers Permanents du Port (CLUPP). Les plaisanciers étaient venus nombreux, profitant d’une date plus favorable que d’ordinaire, pour entendre les explications de la municipalité sur la gestion du port.
C’est un maire d’Agde décontracté qui a ouvert la séance, menant les échanges par de longues prises de parole. Mais très vite, les questions sensibles ont ramené un climat plus tendu. En première ligne : le tarif des places de port, jugé excessif par de nombreux usagers. Selon plusieurs intervenants, les prix pratiqués au Cap d’Agde seraient environ 20 % plus élevés que dans les ports voisins.
Face à ces critiques, Sébastien Frey a soigneusement évité de répondre directement, éludant également les conclusions du rapport accablant de la Cour des comptes publié en 2023 sur la gestion de la Sodeal. Le maire a défendu la remunicipalisation comme une nécessité, tout en affirmant que « rien ne changera » pour les plaisanciers.
Autre point discuté : la création d’un Service Public Industriel et Commercial (SPIC) élargi aux berges de l’Hérault, présentée par la mairie comme une obligation imposée par l’État.
Une version immédiatement contestée par Philippe Revilliod, conseiller portuaire, qui a demandé à ce que les documents évoqués soient présentés dès demain mardi au Conseil portuaire. Il a rappelé que les berges de l’Hérault ne relèvent pas du code des transports et que les Voies Navigables de France (VNF) ne sont pas concernées par la réglementation en vigueur pour les ports maritimes.
Un soulagement toutefois : les plaisanciers ne seront plus tenus de compenser le déficit du centre nautique. Logiquement, cette évolution devrait permettre une baisse des tarifs.
Christian Guerder, lui aussi membre du Conseil portuaire a indiqué que la disparition de la redevance municipale d’affermage et l’obligation d’équilibrer les comptes du SPIC, sans objectif de bénéfices, permettent une réduction des tarifs d’environ 20 %.
Une analyse financière « pertinente », selon le maire lui-même… mais qui ne débouchera sur aucun changement de tarification, a-t-il aussitôt précisé, suscitant l’incompréhension.
L’intervention d’une plaisancière a cristallisé ce sentiment de frustration : « Pourquoi liquider la Sodeal si c’est pour garder les mêmes dirigeants et ne rien changer ? » a-t-elle lancé. Une question restée sans réponse claire. Dans la salle, le mécontentement était palpable.
Alors que le port du Cap d’Agde entame un nouveau chapitre de sa gestion, les interrogations demeurent nombreuses et la défiance entre plaisanciers et municipalité semble plus forte que jamais.
Publié le : Lundi 26 mai 2025 à 20:00