InfoDon
Contribution à l'indépendance du site en le soutenant financièrement

Gestion d'un port
InfoVent InfoMer
04-04-2026 à 23:09

NNE — 2 nds

Rafales : 2 nds

Température mer :

Historique

Lever du soleil : 07:22 Coucher du soleil : 20:15

🌖 Gibbeuse décroissante

InfoNavigation
InfoRigolo
Puisqu'on ne peut changer la direction du vent, il faut apprendre à orienter les voiles.
InfoLocalisation
InfoMèl
Recevez par mail les nouveautés du site.
InfoThèque

​Infocapagde
Berges flottantes pour les plaisanciers de l'Hérault

Dans le cadre du projet Tourisme 4 saisons, l’ancienne mairie aurait imaginé de transformer certaines berges de l’Hérault en plateformes flottantes pour proposer aux plaisanciers des services "premium" toute l’année… officiellement pour développer le tourisme, officieusement pour remplir un peu plus les caisses.

La nouvelle mairie a réagi avec humour :


Publié le : Mercredi 1 avril 2026 à 12:26

​Infocapagde
Un nouveau maire, un espoir pour les plaisanciers


Sodeal liquidée au 31/12/2025 © Infocapagde 

L’élection du nouveau maire d’Agde marque une véritable rupture et suscite de l’espoir chez les plaisanciers.

Au-delà des étiquettes politiques, c’est surtout la fin d’un entre-soi qui semble s’être exprimé. 

Depuis trop longtemps, une partie de la population avait le sentiment d’un fonctionnement en vase clos, de décisions prises au sein d’un cercle restreint. Or, Agde est une ville dont la richesse repose aussi sur sa diversité, sur ces habitants venus d’ailleurs qui composent aujourd’hui une large majorité qui a fini par rejeter des pratiques de clan devenues insupportables.

L’arrivée d’un maire venu de Sète, qui fait le choix de s’investir à Agde malgré le confort d’un mandat de député, mérite d’être respectée. Plus jeune, il porte l’espoir d’une vision nouvelle.

Mais c’est sur les actes qu’il sera attendu.

La gestion des ports, aujourd’hui largement critiquée, devra être profondément revue. Le port est le poumon économique de la station : il exige transparence, rigueur et compétence et les plaisanciers jugeront sur pièces.
La rupture est annoncée, elle doit maintenant se concrétiser avant les décisions de justice.

Une rencontre est d’ailleurs prévue très prochainement, première étape attendue pour engager ce dialogue.

Philippe Revilliod
Conseiller portuaire


Publié le : Dimanche 29 mars 2026 à 12:16

​Infocapagde
Nouveau maire à Agde : les ports sous tension

PHR01200326.jpg

Après 25 ans de gestion opaque, le changement est attendu

L’élection d’un nouveau maire ouvre une lueur d’espoir pour les plaisanciers du Cap d’Agde.

SODEAL liquidée, contentieux ignorés

La SODEAL, épinglée par la Cour Régionale des Comptes, a été liquidée dans la précipitation, sans que la mairie ne tienne compte des contentieux ni du passif. Le SPIC, lui, reste sous instruction judiciaire, avec de nombreuses irrégularités suspectées.

Le Conseil portuaire enfin consulté ?

Après 25 ans à se limiter à de simples comptes rendus avant chaque réunion, le Conseil portuaire pourrait-il enfin jouer son rôle de conseil et de contrôle ? Les plaisanciers attendent des réponses.

Les nominations vont-elles changer ?

Qui sera reconduit ? Le Conseil d’exploitation des ports sera-t-il revu ? Ces choix détermineront l’avenir des ports et la confiance des usagers.

Le CDPCA persiste

Le Collectif des Plaisanciers du Cap d’Agde, longtemps ignoré, persévérera plus que jamais pour défendre les intérêts des plaisanciers et veiller à ce que le nouveau maire rompe avec les pratiques du passé.

Les prochains mois seront cruciaux

Philippe Revilliod
Conseiller portuaire


Publié le : Lundi 23 mars 2026 à 13:56

​Infocapagde
Gestion des ports : intérêt général… ou logique de survie politique ?

20240529_172838.jpg

Et si la question dérangeante devait enfin être posée ?


Publié le : Mercredi 18 mars 2026 à 10:22

​Infocapagde
Sébastien Frey face à la tempête des urnes

PHR01160326.jpg

Le premier tour des municipales à Agde a été sans appel : Sébastien Frey, maire sortant, termine troisième, devancé par Aurélien Lopez-Liguori (38,44 %) et Thierry Nadal (21,33 %).
Même une alliance de Nadal avec Frey ne suffirait pas à le sauver.

Relations tendues avec l’opposition

Depuis son élection, Frey a entretenu des relations particulièrement tendues avec l’opposition municipale, notamment avec le groupe conduit par Nadal.
Un rapprochement entre ces deux camps apparaît aujourd’hui peu crédible.

Le paysage politique agathois semble se transformer profondément.

Gestion des ports : un dossier sous tension

Le 10 mars 2026, Frey a signé une lettre de mission avec la société AUGEFi pour la mission comptable 2025-2027 du SPIC portuaire, un système déjà contesté devant la justice par le CDPCA et un conseiller portuaire.

Le CDPCA a annoncé qu’il solliciterait rapidement une réunion avec le futur maire pour examiner la situation et envisager l’avenir de la gestion portuaire.

Second tour : une issue incertaine

A quelques jours du second tour, un retrait éventuel de la liste Frey pourrait offrir aux électeurs le choix entre Lopez-Liguori et Nadal.
L’issue resterait incertaine, mais pour que ce scénario se concrétise, il faudra un peu de courage politique et des décisions claires.

Agde pourrait ainsi s’acheminer vers un changement de cap inédit.


Publié le : Lundi 16 mars 2026 à 13:29

​Infocapagde
Demande de points à inscrire à l’ordre du jour du prochain Conseil portuaire

De nombreux plaisanciers, notamment des berges de l’Hérault non concernés par le CLUPP, nous ont fait part de leur incompréhension et de leurs questions sur la gestion des ports.

Pour apporter transparence et information, j'ai demandé l’inscription à l’ordre du jour de la prochaine réunion de points essentiels : situation de la SODEAL, rapport de mission sur la remunicipalisation et le SPIC, périmètre et budget M4, et accès aux adresses des plaisanciers sous contrat avec le SPIC afin de pouvoir vous contacter indépendamment que par l'intermédiaire du site Infocapagde.

Philippe Revilliod
Conseiller Portuaire

PHR-01-110326.jpg


Publié le : Mercredi 11 mars 2026 à 11:14

​Infocapagde
Informer les plaisanciers, une démarche parfois exposée

PHR01070326.jpg

Depuis plus de vingt cinq ans, le site Infocapagde informe bénévolement les plaisanciers sur la vie et la gestion des ports du Cap d’Agde. Cette démarche a toujours eu un seul objectif : permettre aux usagers d’être informés et de participer au débat sur la gestion de leur port.

A la suite de la publication, en mars 2024, d’un article soulevant des interrogations sur certains aspects de la gestion portuaire, une procédure judiciaire pour diffamation publique a été engagée. Dans ce cadre, j’ai récemment reçu un avis préalable à une éventuelle mise en examen émanant du tribunal judiciaire de Paris.

Conformément à la procédure prévue par la loi sur la liberté de la presse, j’ai adressé au juge d’instruction des observations écrites afin d’exposer le contexte dans lequel cet article avait été publié. Celui-ci s’inscrivait dans un débat public local portant sur la gestion d’un service public portuaire et reposait sur des documents et des éléments accessibles.

J’aborde naturellement cette démarche avec sérénité et avec une totale confiance dans la justice pour examiner les faits et le contexte dans lequel ils s’inscrivent.

Cette situation met cependant en lumière une réalité peu connue : les représentants des usagers au conseil portuaire, élus pour défendre les intérêts des plaisanciers, ne bénéficient d’aucune protection juridique particulière pour faire face aux procédures ou aux frais importants qui peuvent en découler.

Pourtant, le rôle d’un représentant d’usagers est aussi d’alerter, de questionner et de contribuer à la transparence sur la gestion d’un service public qui concerne directement les plaisanciers.

Dans ce contexte, les nombreux messages de soutien reçus de plaisanciers et de lecteurs d’Infocapagde sont particulièrement appréciés et rappellent l’importance d’une information indépendante sur la vie du port.

Infocapagde continuera, comme il le fait depuis 2001, à informer les usagers avec sérieux et indépendance sur les sujets qui concernent la vie du port.

Philippe Revilliod
Conseiller portuaire élu représentant des plaisanciers


Publié le : Samedi 7 mars 2026 à 08:59

​Infocapagde
Quand les décisions se prennent sans les plaisanciers

refus-protection-fonctionnelle-conseiller-portuaire.jpg

A la suite du rapport publié fin 2023 par la Chambre régionale des comptes sur la gestion de la SEM SODEAL, la commune d’Agde a mis fin au contrat de délégation de service public qui liait la commune à cette société.

Depuis le 1er juin 2025, la gestion des ports est assurée en régie municipale dans le cadre d’un service public industriel et commercial (SPIC). Ces éléments constituent des faits administratifs établis et vérifiables.

Le présent article ne vise aucune personne. Il expose des questions juridiques et budgétaires qui concernent l’organisation et le financement du service portuaire.

Sur le périmètre du SPIC

Le SPIC communal inclut les berges de l’Hérault, qui relèvent pour partie de la compétence de Voies navigables de France.

La question juridique posée est la suivante :

Le périmètre retenu correspond-il exclusivement à l’activité portuaire telle que définie par les textes applicables aux services publics industriels et commerciaux ?

Il s’agit d’un débat d’interprétation juridique susceptible, si nécessaire, d’un contrôle par le juge administratif.

Sur l’imputation de certains travaux

Des travaux de remise en état de quais situés au centre du Cap d’Agde, pour un montant évoqué publiquement d’environ deux millions d’euros, ont été imputés au budget portuaire sous l’ancienne gestion, puis repris dans le budget du SPIC communal.

Ces quais sont accessibles au public, utilisés pour la promenade et contribuent à l’attractivité touristique générale. Il a été indiqué en Conseil portuaire que les travaux du quai de la Trirème seraient également imputés au budget M4 du port.

Ces faits sont tirés de documents publics et de débats officiels.

La question juridique et budgétaire qui se pose est :

Un budget annexe portuaire peut-il financer des équipements dont l’usage n’est pas exclusivement lié au service public portuaire ?

Cette formulation ne présume aucune irrégularité, elle pose simplement un débat sur l’application du principe de spécialité budgétaire et de l’équilibre entre contribuables et usagers.

Sur la consultation du Conseil portuaire

Le Code des transports prévoit la consultation du Conseil portuaire sur l’organisation, le fonctionnement et les orientations du port.

Certaines décisions ont été adoptées en Conseil municipal sans qu’une consultation préalable formelle du Conseil portuaire ne soit documentée dans les procès-verbaux accessibles au public.

La question qui se pose est :

La procédure suivie satisfait-elle pleinement aux exigences légales de consultation du Conseil portuaire ?
Encore une fois, il s’agit d’une interprétation juridique, non d’une accusation.

Sur le contrôle de légalité

Des signalements ont été adressés aux services de l’État afin que soit exercé le contrôle de légalité des décisions portuaires.

A ce jour, aucune réponse explicite n’a été communiquée.

Des recours ont donc été introduits devant le tribunal administratif afin que ces actes fassent l’objet d’un examen juridictionnel. Ces démarches concernent des actes administratifs et non des personnes.

Sur la protection fonctionnelle

La commune a refusé d’accorder la protection fonctionnelle au conseiller portuaire élu représentant les plaisanciers, au motif qu’il ne relèverait ni du statut d’agent public ni de celui d’élu local.

Cette décision fera l’objet d’un recours auprès du Préfet de l’Hérault.

La question juridique posée est :

Un conseiller portuaire exerçant une mission prévue par le Code des transports peut-il bénéficier d’un dispositif de protection lorsqu’il agit dans l’intérêt collectif des usagers ?

Cette formulation reste factuelle et juridique, sans porter d’accusation.

Une question de gouvernance pour les plaisanciers

Tous les éléments évoqués reposent exclusivement sur des documents publics, des délibérations et des débats en Conseil portuaire.

Les questions ouvertes sont les suivantes :

Les décisions relatives au port sont-elles prises dans des conditions assurant pleinement la consultation des représentants des plaisanciers ?
Les règles de spécialité budgétaire et d’équité entre contribuables et usagers sont-elles respectées dans les imputations des budgets ?

Informer et poser ces questions relève d’un débat public sur la gouvernance, et peut, si nécessaire, être soumis à l’arbitrage du juge administratif.

Philippe Revilliod
Conseiller portuaire élu représentant des plaisanciers


Publié le : Mercredi 25 février 2026 à 16:46

​Infocapagde
Information aux plaisanciers


Publié le : Vendredi 20 février 2026 à 17:20

​Infocapagde
Voile populaire : pourquoi devient-elle moins accessible que le camping-car ?

PHR01110226.jpg

Le camping-car incarne toujours une liberté accessible : on achète son véhicule, on circule, on trouve des aires d’accueil dans toute la France. Les collectivités ont compris l’intérêt touristique et économique de cette pratique.

Résultat : la voile populaire, celle des familles, des retraités, des passionnés de longue date, est progressivement écartée au profit d’une plaisance plus élitiste.

Pourtant, comme le camping-car, la petite et moyenne plaisance fait vivre les commerces locaux, les chantiers, les shipchandlers, les restaurants et toute l’économie littorale.

Si rien ne change, la mer deviendra un espace réservé à quelques-uns.

Préserver la voile populaire, ce n’est pas défendre un privilège, c’est défendre l’accès à la mer pour tous.

Philippe Revilliod
Conseiller Portuaire élu représentant des plaisanciers


Publié le : Mercredi 11 février 2026 à 14:29

​Infocapagde
Affaire des quais : mise en cause d’Infocapagde par la Sodeal

La Rédaction souhaite informer ses lecteurs qu’une plainte en diffamation aurait été déposée par la SODEAL visant un article publié sur notre site.

L’article concerné est intitulé : « Suspicion de détournement de 2 millions d’euros HT à la SODEAL », publié le 24 mars 2024.
Lire l'article

A noter que, dans le cadre de la préparation de cet article, la rédaction d’Infocapagde avait sollicité le directeur du port, qui n’avait pas donné suite à cette demande.
Par ailleurs, la SODEAL n’avait pas exercé son droit de réponse, conformément aux règles en vigueur.

Contexte de publication de l’article

Cet article s’inscrivait dans un contexte précis et documenté.
A la fin de l’année 2023, la Chambre régionale des comptes (CRC) avait en effet attiré l’attention de la SODEAL sur la nature de certains travaux à réaliser sur des quais à vocation essentiellement touristique, situés au cœur du Cap d’Agde.
La CRC avait alors expressément indiqué que ces travaux n’avaient pas vocation à être financés par le budget portuaire, mais qu’ils relevaient de la responsabilité financière de la municipalité.

Une information d’intérêt public

L’article mis en cause ne formulait aucune accusation définitive, mais faisait état de suspicions, en s’appuyant sur :

  • des documents publics,
  • les observations de la Chambre régionale des comptes,
  • et les principes de bonne gestion des fonds publics applicables à un service public portuaire.

Ces éléments relèvent du droit à l’information et du débat d’intérêt général, dès lors qu’ils concernent l’utilisation de fonds publics et l’équilibre financier d’un service payé par les usagers.

Une démarche déjà portée devant la justice

Une question légitime

On peut légitimement s’interroger : pourquoi viser un média associatif de plaisanciers, plutôt que les magistrats de la CRC qui ont établi les observations à l’origine de l’article ?
Informer sur un rapport public, poser des questions sur l’usage des fonds publics et sur leur imputation budgétaire relève du débat d’intérêt général et ne constitue pas à priori une diffamation.

Transparence et sérénité

Infocapagde réaffirme son attachement :

  • à une information rigoureuse et factuelle,
  • au respect de la présomption d’innocence,
  • et à la coopération pleine et entière avec les autorités judiciaires.

Le média reste naturellement à la disposition de la justice pour fournir tout élément utile à la manifestation de la vérité et continuera à informer ses lecteurs en toute indépendance, dans le respect du droit et de l’intérêt général.

Extrait du PV du Conseil administration Sodeal 25/03/2025

screenshot.130.jpg

Nota : cette prise en charge concernerait la défense de M. Hugonnet dans une procédure devant la Chambre du contentieux de la Cour des comptes, liée à ses fonctions de PDG de la Sodeal.
La Caisse des Dépôts et Consignations-Banque des Territoires était représentée par Mme Lucie VIDAL en visioconférence.

Philippe Revilliod
Responsable du site Infocapagde
Conseiller Portuaire élu représentant des plaisanciers

Nota : les sources de cet article proviennent de la Direction de la Police Judiciaire


Publié le : Mercredi 4 février 2026 à 09:24

​Infocapagde
Tarif portuaire : "NO LIMIT"

PHR01290126.png
Les plaisanciers qui choisissent de payer leur place de port en quatre fois se voient appliquer une majoration de 2 %.
Une pénalité d’autant plus contestable que le paiement s’effectue via PayFiP, un service public gratuit pour l’usager comme pour la collectivité.

Aucun frais bancaire ni technique ne justifie donc ce surcoût.
Pourtant, les tarifs ont été validés par le Conseil municipal en décembre, sans explication sur cette majoration.

Résultat : la facture payée est supérieure au tarif voté, créant une recette additionnelle de 2 %.
Une anomalie qui aurait dû alerter la Direction des finances.

Reste une question simple : où va cet argent dont l'estimation est de l'ordre de 130 000 €uros ?
Dans un service public, la facilité de paiement ne devrait pas devenir une augmentation déguisée.

La preuve issue des services de l'Etat : Consulter le document

Philippe Revilliod
Responsable du site Infocapagde
Conseiller Portuaire élu représentant des plaisanciers


Publié le : Jeudi 29 janvier 2026 à 18:21

​Infocapagde
Affaire de Vias : le scandale d’État derrière le bouc émissaire local

PHR01240126.jpg
© FTV

La destruction de la promenade de Vias n’est pas seulement une aberration urbanistique. C’est un scandale d’État, un cas d’école de l’irresponsabilité administrative maquillée en rigueur juridique tardive.

Une promenade financée par de l’argent public, fréquentée, appréciée, intégrée au quotidien des habitants, sera purement et simplement rasée. Non pas parce qu’elle était dangereuse. Non pas parce qu’elle nuisait à l’environnement. Mais parce que l’État a laissé construire en violation de la loi Littoral, avant de se réveiller quand il était trop tard.

Et aujourd’hui, on voudrait faire croire que le problème se résume à un maire sur le banc des accusés.

Le mensonge du “maire seul responsable”

Faire porter la responsabilité exclusive à l’élu local est une contre-vérité institutionnelle.

La loi Littoral est une loi nationale. Son contrôle relève exclusivement de l’État, par l’intermédiaire de la préfecture et de ses services. Lorsque ceux-ci ne réagissent pas, n’alertent pas, ne déférent pas un acte manifestement illégal, ils deviennent partie prenante du désastre.

À Vias, l’ouvrage n’a pas été construit clandestinement, de nuit, sans dossiers ni signatures. Il a nécessité :

  • des marchés publics,
  • des financements,
  • des validations administratives.
  • Chaque étape constituait une alerte rouge. Toutes ont été ignorées.

Un État défaillant, puis brutal

Le plus choquant n’est pas seulement l’inaction. C’est la violence administrative différée.

L’État n’a rien fait quand il fallait empêcher.
Il frappe quand il faut détruire.

Cette méthode est irresponsable. Elle ne protège ni le littoral, ni l’argent public, ni la démocratie locale. Elle fabrique du gâchis, de la défiance et de l’injustice. Les habitants perdent un équipement utile. Les finances publiques sont dilapidées. Et l’élu devient le fusible commode d’un système qui refuse de se regarder en face.

Le vrai scandale : l’impunité administrative

Dans cette affaire, un fait saute aux yeux : personne ne questionne la responsabilité des services de contrôle.

  • Aucun préfet inquiété.
  • Aucun chef de service auditionné.
  • Aucune inspection générale diligentée.

L’État se juge lui-même, et s’absout dans le silence.

Ce déséquilibre est intenable. On ne peut exiger une rigueur absolue des collectivités tout en acceptant la défaillance chronique de ceux qui sont chargés de les contrôler.

Un littoral sacrifié à l’incompétence

La loi Littoral est brandie comme un totem après coup, mais piétinée par négligence en amont. Résultat : on détruit ce que la population utilise, on abîme la confiance citoyenne, et on alimente l’idée que le droit sert davantage à punir qu’à prévenir.

À Vias, le littoral n’a pas été protégé.
Il a été mal administré.

Assez d’hypocrisie

Il est temps de le dire clairement : les vrais responsables de ce gâchis ne sont pas seulement dans la salle d’audience, mais aussi dans les bureaux feutrés de l’État.

Tant que le contrôle de légalité restera un exercice intermittent, opaque et sans reddition de comptes, les mêmes causes produiront les mêmes effets. Et les citoyens continueront de payer pour les erreurs ou les lâchetés de ceux qui étaient censés les protéger.


Publié le : Samedi 24 janvier 2026 à 12:46

​Infocapagde
Des irrégularités potentielles mises au vote peuvent-elles être « régularisées » ?

Une gouvernance portuaire sous tension

La gestion des ports d’Agde, récemment passée en régie municipale après la fin de la délégation à la SODEAL, continue de susciter de nombreuses interrogations. Lors du Conseil portuaire de ce matin, des éléments potentiellement irréguliers ont été présentés comme s’ils pouvaient être « couverts » par un simple vote de l’instance. Une méthode qui interroge, tant sur le plan juridique que démocratique.

Mettre au vote une irrégularité ne la rend pas régulière

Plusieurs juristes interrogés rappellent une règle de base du droit public : une illégalité ne peut pas être régularisée par un vote, qu’il s’agisse d’un Conseil portuaire, d’un Conseil d’exploitation ou même du Conseil municipal.

La jurisprudence administrative est constante : une décision prise en méconnaissance d’un texte, d’une procédure obligatoire ou d’un principe de droit ne peut devenir légale par la seule volonté de l’organe délibérant.

Autrement dit, si la composition d’un Conseil, une procédure de consultation, ou une tarification sont entachées d’irrégularité, les soumettre à un vote ne corrige pas le problème, cela peut même constituer une nouvelle irrégularité.

Redevance environnementale : toujours aucune justification

Parmi les sujets qui enveniment les débats figure notamment la redevance environnementale, appliquée aux plaisanciers sans qu’aucune justification économique ou réglementaire n’ait été fournie.

Interrogée à plusieurs reprises, la municipalité n’a pas transmis d’étude d’impact, de base de calcul ni même d’éléments démontrant l’affectation réelle de cette redevance. Une situation problématique, car toute redevance dans un SPIC doit être en lien direct avec un service rendu ou des charges précisées.

Sans justification, la redevance pourrait être qualifiée de prélèvement sans cause ou d’imposition déguisée deux qualifications sévèrement sanctionnées par les juridictions.

Des frais pour paiement échelonné qui interrogent

Autre point de crispation : l’instauration de frais supplémentaires pour les usagers souhaitant un paiement échelonné de leurs redevances.

Dans un Service Public Industriel et Commercial (SPIC), les tarifs doivent respecter l’égalité de traitement entre les usagers placés dans la même situation. Faire payer davantage uniquement parce qu’un usager choisit un étalement alors même que ce service ne génère pas de coût supplémentaire démontré pourrait être considéré comme une discrimination injustifiée.

De plus, ces frais n’ont jamais été justifiés par un coût réel, ni présentés au Conseil avec les pièces nécessaires.

Une gouvernance fragilisée

L’absence de transparence, les documents non transmis, les résolutions imprécises et les tentatives de faire valider des éléments contestables par un simple vote ont installé un climat de défiance.

Des conseillers portuaires rappellent que leur rôle ne se limite pas à « prendre acte », mais bien à assurer la représentation des usagers, la transparence et la conformité des décisions aux textes en vigueur.

A quand une clarification ?

En l’absence de réponses précises, il ne reste que la saisie des services de contrôle de légalité ou, à défaut, le Tribunal administratif pour faire trancher ces questions.

Pour l’heure, une certitude demeure : aucun vote ne peut couvrir une irrégularité. Les faits doivent être éclaircis, les documents transmis, et les décisions motivées.

Philippe Revilliod
Responsable du site Infocapagde
Conseiller Portuaire élu représentant des plaisanciers


Publié le : Jeudi 11 décembre 2025 à 12:20

​Infocapagde
Tarif 2026 proposé au Conseil portuaire du 11 décembre 2025

PHR01091225.jpg

À l’occasion de la réunion du Conseil portuaire du 11 décembre 2025, la Ville d’Agde présentera la nouvelle grille tarifaire du port pour l’année 2026, dans le cadre désormais régi comme Service Public Industriel et Commercial (SPIC).

Beaucoup de plaisanciers espéraient légitimement une baisse significative des tarifs, historiquement très supérieurs à ceux de ports comparables comme Port Camargue ou La Grande-Motte.
Pourtant, à la lecture du document soumis pour avis, de nombreux points restent inexpliqués et suscitent de vives interrogations.

Un passage en SPIC qui devait apporter transparence et rationalité… mais les chiffres restent opaques alors que le statut de SPIC implique que le port doit fonctionner sur la base de coûts réels identifiables et d’une égalité stricte de traitement entre les usagers.

Aucun document ne permet aujourd’hui de comprendre la structure exacte des coûts, ni les raisons justifiant le maintien de tarifs parmi les plus élevés de la région.

Des avantages accordés à certains usagers… sans justification connue

Plusieurs catégories d’usagers semblent bénéficier de conditions tarifaires particulières.
Or, dans un SPIC, toute différenciation doit être :

  • justifiée par un critère objectif,
  • établie de manière transparente,
  • connue du Conseil portuaire et inscrite dans une décision formelle.

Pour l’heure, aucune justification n’a été fournie concernant ces avantages spécifiques, ni aucune mention des conventions ou accords particuliers qui devraient pourtant être communiqués au Conseil portuaire.

Redevance environnementale : un maintien difficilement explicable

Le document présenté prévoit le maintien d’une redevance environnementale.
Problème : pour être légale, cette redevance doit correspondre à des dépenses réelles, identifiées et justifiables (collecte des déchets, prévention des pollutions, traitement des eaux grises, etc.).

À ce jour, aucun élément transmis ne démontre :

  • à quoi correspond exactement cette redevance,
  • quelles dépenses elle finance,
  • et pourquoi son montant est maintenu à ce niveau.

En l’absence de justificatif, sa légitimité est clairement contestable.

Des frais sur les paiements fractionnés sans explication des coûts réels

La grille inclut également des frais de gestion pour les plaisanciers qui souhaitent payer en plusieurs fois.

Dans un SPIC, ces frais ne sont légitimes que s’ils correspondent à :

  • un coût réel et mesurable (par exemple : frais bancaires, gestion administrative),
  • et non à une marge déguisée ou à une pénalité arbitraire.

Aucun document ne détaille le mode de calcul permettant de justifier ces frais.

Une décision tarifaire fragilisée par un manque de documents essentiels


Pour pouvoir donner un avis éclairé, le Conseil portuaire doit disposer :

  • du compte d’exploitation prévisionnel de la régie,
  • de la décomposition précise des coûts,
  • des conventions particulières impactant les recettes,
  • et des éléments démontrant la conformité juridique des redevances proposées.

Ces documents n’ont pas été fournis.
En conséquence, l’avis du Conseil portuaire et la future délibération du Conseil municipal pourraient être fragilisés, voire contestables.

Des questions essentielles pour les plaisanciers

Les usagers du port sont en droit de se demander :

  • Pourquoi les tarifs restent-ils aussi élevés malgré le passage en SPIC ?
  • Quelles catégories bénéficient d’avantages particuliers, et sur quels critères ?
  • À quoi sert réellement la redevance environnementale ?
  • Sur quelle base sont calculés les frais liés aux paiements fractionnés ?
  • Pourquoi les documents indispensables n’ont-ils pas été mis à disposition du Conseil portuaire ?

Consulter le document

Philippe Revilliod
Responsable du site Infocapagde
Conseiller Portuaire élu représentant des plaisanciers


Publié le : Mardi 9 décembre 2025 à 10:26