Rafales : 2 nds
Température mer :

Depuis plusieurs années, l’ancienne municipalité a entretenu l’illusion d’un repositionnement du Cap d’Agde en station haut de gamme, parfois comparée à Saint-Tropez. Cette orientation, largement affichée, repose pourtant sur une analyse éloignée de la réalité du territoire et de son identité historique.
Dès sa conception, le Cap d’Agde a été pensé comme une grande station littorale destinée à accueillir un large public.
Cette organisation n’est pas un accident, mais le résultat d’un choix clair : permettre à des ménages aux revenus moyens d’accéder à la mer, aux vacances et à la plaisance dans un cadre structuré.
Le parc de logements du Cap d’Agde illustre parfaitement cette identité. Il est composé majoritairement de petites surfaces, studios et studios-cabines, conçus pour des séjours courts ou saisonniers, souvent occupés par des familles ou des vacanciers recherchant une solution économique et fonctionnelle.
Cette structure immobilière n’est pas compatible avec un repositionnement artificiel vers une clientèle haut de gamme, qui recherche généralement des logements plus spacieux, une offre de services différente et un environnement urbain profondément transformé.
Vouloir transformer le Cap d’Agde en une destination qui n’est pas la sienne conduit à des incohérences stratégiques. On ne change pas l’identité d’une station sans remettre en cause l’ensemble de son modèle économique, urbain et social.
La plaisance elle-même est concernée par cette réalité : elle repose largement sur une clientèle de propriétaires de petites et moyennes unités, elle aussi sensible à l’évolution du coût de la vie et des loisirs.
Dans ce contexte, la vraie question n’est pas de savoir comment faire du Cap d’Agde un nouveau Saint-Tropez, mais comment valoriser et stabiliser ce qu’il est réellement.
Le Cap d’Agde dispose d’un atout majeur : son accessibilité. C’est une station qui permet encore aujourd’hui à un large public d’accéder à la mer et à la plaisance.
Dans ce contexte, le nombre d’anneaux dans un port ne constitue pas un indicateur déterminant de réussite. Ce qui compte réellement, c’est le pouvoir d’achat et la capacité économique des usagers, qui conditionnent la vitalité des ports, leur activité et leur pérennité.
Plutôt que de chercher à transformer le Cap d’Agde en vitrine élitiste, il serait plus cohérent d’assumer pleinement son identité populaire, de la moderniser, de l’améliorer, et de l’adapter aux nouveaux usages sans renier sa base.
C’est sans doute à cette condition que le port et la station pourront rester vivants, attractifs et économiquement équilibrés dans les années à venir.
Publié le : Dimanche 31 mai 2026 à 10:55
Lors de la réunion du Conseil municipal d’Agde du 26 mai 2026, plusieurs échanges ont concerné la gestion du port, le Maire déclarant en préambule vouloir rompre avec les pratiques de la précédente mandature et veiller, durant son mandat, au respect de la loi et des règles applicables à l’action publique.
Concernant la zone naturiste, il a été indiqué qu’elle relevait du domaine privé municipal. Cette affirmation interroge toutefois au regard du statut du port Ambonne, qui constitue un port public, dont l’accès ne peut normalement être entravé par une barrière à péage. Cette situation soulève donc une difficulté juridique.
Le Maire a également déclaré que le port n’était pas géré et qu’il relançait le recrutement d’un Directeur des ports.
Il a par ailleurs qualifié d’illégaux les taux d’intérêts appliqués au paiement en quatre fois des places de port.
Monsieur Eric Oulieu a évoqué un manque à gagner supérieur à 70 000 euros pour la commune, sans prendre en considération le caractère spoliatif que ces pratiques ont suscité chez de nombreux plaisanciers.
Alors que les plaisanciers n’auront plus à financer le déficit du centre nautique ni la redevance municipale, cela représente un allégement de charges de l’ordre de 1,2 million d’euros.
Dans ces conditions, les tarifs portuaires devraient connaître une baisse immédiate d’environ 20 %, ce n'était pas à l'ordre du jour.
Reste également la question du remboursement des sommes indûment perçues auprès des plaisanciers depuis une dizaine d’années. Le montant en jeu est considérable.
Pour faire face à cette situation, la commune devra probablement recourir à l’emprunt. Reste à savoir si elle le fera.
Publié le : Jeudi 28 mai 2026 à 14:45

Le 19 mai 2026 s’est tenue, devant la chambre du contentieux de la Cour des comptes, une audience publique relative à l’affaire n°59 concernant la gestion de la SODEAL.
Cette procédure fait suite aux constats relevés dans le rapport de la Chambre régionale des comptes portant sur la gestion de la SEM entre 2017 et 2022, publié le 13 septembre 2023.
Pour mémoire, lorsque les juridictions financières estiment que certains faits relevés lors de leurs contrôles sont susceptibles de justifier des poursuites, ceux-ci peuvent être transmis au procureur général près la Cour des comptes, avec les suites judiciaires prévues par les textes.
L’ouverture d’une procédure contentieuse devant la Cour des comptes témoigne donc de la gravité des faits examinés et de la volonté des magistrats financiers d’en apprécier les responsabilités éventuelles dans un cadre juridictionnel.
Les plaisanciers suivent naturellement cette affaire avec une attention particulière, compte tenu des enjeux concernant la gestion des ports, l’utilisation des fonds et les décisions prises au cours de la période examinée.
Il convient toutefois de souligner un point important : dans le cadre de cette instruction, les trois représentants élus des plaisanciers au Conseil portuaire n’ont pas été entendus, alors même qu’ils siègent précisément pour représenter les usagers et qu’ils ont été directement confrontés, durant plusieurs années, aux conséquences concrètes des choix de gestion aujourd’hui examinés.
Cette absence d’audition ne permet donc pas que soit portée à la connaissance de la juridiction l’expérience vécue par les usagers du port, ni les nombreuses interrogations exprimées au fil des années par les représentants des plaisanciers sur certains dossiers et certaines décisions.
Les plaisanciers resteront attentifs aux suites de cette procédure ainsi qu’à la publication de la décision qui sera rendue par la juridiction financière.
Philippe Revilliod
Conseiller Portuaire
Publié le : Mercredi 20 mai 2026 à 09:01

© Stéphane Hugonnet Président Sodeal 2015/2025
Les révélations successives de la Chambre régionale des comptes, puis l’ouverture de procédures devant la chambre du contentieux de la Cour des comptes, confirment aujourd’hui ce que de nombreux plaisanciers dénoncent depuis des années : la gestion des ports et des équipements nautiques a été profondément défaillante et opaque.
Pendant trop longtemps, les recettes importantes générées par le port de plaisance du Cap d’Agde n’ont pas été correctement réinvesties dans l’entretien et la sécurité des infrastructures. Les rapports officiels ont confirmé des choix de gestion contestables, des carences graves en matière d’investissement, ainsi que des dysfonctionnements organisationnels majeurs. Le résultat est connu de tous : des équipements vieillissants, parfois dangereux, alors même que les moyens financiers existaient.
L’ouverture de la procédure devant la Cour des comptes, ainsi que les plaintes déposées auprès du procureur de la République de Béziers, marquent une étape importante : ce dossier n’est plus seulement technique ou administratif, il devient pleinement judiciaire. Et ce n’est probablement que le début d’un processus qui devra établir les responsabilités et faire toute la lumière sur des années de gestion contestée.
Mais rien n’est acquis. Les plaisanciers doivent rester vigilants et unis. Les enjeux sont désormais clairs : sécurité des installations, transparence de la gestion, respect des investissements portuaires et défense des intérêts des usagers.
Dans cette perspective, le CDPCA demeure un outil collectif essentiel. Son action repose sur l’engagement des plaisanciers eux-mêmes. Plus il sera fort, plus la voix des usagers sera entendue face aux décisions qui engagent l’avenir du port.
Il est aujourd’hui indispensable que chaque plaisancier prenne conscience de l’importance de cette mobilisation et rejoigne le CDPCA.
C’est par l’unité, la vigilance et la participation active que les plaisanciers pourront garantir une gestion enfin transparente, rigoureuse et conforme à l’intérêt général du port du Cap d’Agde.
L'ancien Pdg de la Sodeal Stephane Hugonnet comparaitra le mardi 19 mai 2026 devant la chambre du contentieux de la Cour des comptes à Paris
Publié le : Lundi 11 mai 2026 à 11:56

© Infocapagde
Ce simulateur pédagogique, développé par Infocapagde, a pour objectif de rendre accessibles les bases de la navigation à la voile de manière simple, visuelle et interactive.
En jouant uniquement sur deux paramètres essentiels, le cap du bateau et le réglage de la bôme, l’utilisateur peut comprendre concrètement comment un voilier se déplace par rapport au vent. Le vent est volontairement fixé à 10 nds au chargement pour faciliter la lecture et permettre de se concentrer sur les notions fondamentales : les allures, l’efficacité du réglage de la voile et leur impact direct sur la vitesse. Vous pouvez modifier de 0 à 20 nds la force du vent qui souffle du Nord.
Le calcul de vitesse est basé par défaut sur un voilier de croisière lourd, représentant un bateau stable mais moins performant au près et en accélération.
Vous pouvez modifier ce comportement grâce à l’interrupteur pour basculer vers un voilier rapide, plus performant, plus réactif et optimisé pour la vitesse et les angles de navigation.
Chaque action se traduit immédiatement à l’écran :
Ce simulateur privilégie une approche pédagogique claire plutôt qu’un modèle physique complexe. Il permet ainsi aux plaisanciers, débutants comme confirmés, de mieux comprendre les principes essentiels sans entrer dans des calculs techniques.
Un outil simple, concret et efficace pour visualiser ce qui, sur l’eau, demande souvent du temps à appréhender.
Publié le : Vendredi 1 mai 2026 à 20:02

© Visuel Mairie Agde
Le projet de passerelle estimé à environ 8,5 millions d’euros continue de susciter des discussions à Agde, en raison de contraintes financières évoquées qui pourraient limiter toute évolution ou remise en cause du projet.
Selon la nouvelle municipalité, un désistement ou une modification importante pourrait entraîner des coûts élevés, rendant la situation difficilement réversible.
Cette évolution pourrait soulever des questions au regard de certaines préconisations de la Chambre régionale des comptes (CRC) et des principes de fonctionnement d’un Service Public Industriel et Commercial (SPIC), notamment en matière d’équilibre financier.
Des démarches juridiques ou contentieuses seraient par ailleurs évoquées localement par certains acteurs, sans qu’elles soient à ce jour stabilisées.
Sans conclusion définitive, plusieurs hypothèses sont évoquées pour expliquer ces situations, comme une anticipation financière imparfaite ou une sous-évaluation de certains coûts et risques.
L’entretien insuffisant de certaines infrastructures portuaires a été relevé dans plusieurs observations, notamment par la Chambre régionale des comptes.
Les besoins de remise en état sont importants et posent la question de leur financement et de leur répartition.
Certains éléments évoquent également des transferts financiers passés au sein de la gestion locale, ce qui alimente des interrogations sur l’équilibre global des comptes.
Ces différents éléments appellent des clarifications sur les engagements passés et sur les marges de manœuvre actuelles, dans un contexte où les enjeux financiers et portuaires restent particulièrement sensibles.
Publié le : Mercredi 29 avril 2026 à 16:56
Le conseil municipal du 22 avril 2026 se distingue par une avancée en matière de transparence, avec sa retransmission en direct sur Facebook, marquant une rupture avec les pratiques passées.
Plusieurs décisions concernent directement les ports. La commune a désigné ses représentants à l’Association des Communes Maritimes d’Occitanie ainsi que les membres du conseil d’exploitation des ports, incluant des élus et des personnalités qualifiées.
A noter l’absence du CDPCA, la seule association de défense des plaisanciers, ce qui interroge sur la représentativité des usagers.
Le projet CAP’EAU PROPRE vise à réduire de 70 à 80 % les pollutions issues des eaux de carénage, avec un investissement de 810 000 € HT.
Toutefois, ces travaux sur la zone technique peuvent surprendre au regard de la réhabilitation réalisée il y a un an, ce qui soulève la question de la cohérence et de la planification des investissements portuaires.
Concernant la SODEAL, le processus de dissolution engagé fin 2025 se poursuit, avec la désignation des représentants de la Ville.
Une subvention de 2 000 € a également été attribuée à la SNSM.
Enfin, la séance a été marquée par l’absence totale de questions de l’opposition, laissant ces sujets sans véritable débat.
Publié le : Vendredi 24 avril 2026 à 20:21

© BD
Vendredi 06 mars 2026, le maire de Menton, Yves Juhel (LR), a été condamné en première instance par la justice à une peine de trois ans de prison, dont un an ferme. Le tribunal a également prononcé à son encontre une peine de dix ans d’inéligibilité.
Les faits retenus concernent des infractions graves : détournement de fonds publics et blanchiment. Cette décision, susceptible d’appel, marque néanmoins une étape importante dans la reconnaissance par la justice de manquements aux obligations fondamentales liées à l’exercice de responsabilités publiques.
Au-delà du cas individuel, cette condamnation rappelle avec force les principes essentiels qui doivent guider l’action publique : transparence, rigueur dans la gestion des fonds, et responsabilité vis-à-vis des citoyens.
Dans le domaine portuaire comme ailleurs, ces exigences prennent une dimension particulière. Les budgets liés aux ports de plaisance, à leur gestion et à leurs investissements, concernent directement les usagers, notamment les plaisanciers qui contribuent financièrement à leur fonctionnement.
Pour les plaisanciers du Cap d’Agde et d’ailleurs, cette affaire souligne l’importance d’une vigilance constante quant à l’utilisation des ressources publiques. La gestion des ports, qu’elle soit assurée en délégation ou en régie, doit répondre à des standards élevés de probité et de traçabilité.
Les usagers ont toute légitimité à demander des comptes sur les décisions prises, les investissements réalisés et l’affectation des budgets portuaires.
Dans un contexte où la gestion portuaire évolue, notamment avec des changements récents dans l’organisation et la gouvernance des ports, cette décision judiciaire résonne particulièrement.
Elle rappelle que la confiance entre les gestionnaires publics et les usagers repose avant tout sur une gestion exemplaire et transparente.
Publié le : Mardi 7 avril 2026 à 18:09

Dans le cadre du projet Tourisme 4 saisons, l’ancienne mairie aurait imaginé de transformer certaines berges de l’Hérault en plateformes flottantes pour proposer aux plaisanciers des services "premium" toute l’année… officiellement pour développer le tourisme, officieusement pour remplir un peu plus les caisses.
La nouvelle mairie a réagi avec humour :
Publié le : Mercredi 1 avril 2026 à 12:26

Sodeal liquidée au 31/12/2025 © Infocapagde
L’élection du nouveau maire d’Agde marque une véritable rupture et suscite de l’espoir chez les plaisanciers.
Au-delà des étiquettes politiques, c’est surtout la fin d’un entre-soi qui semble s’être exprimé.
Depuis trop longtemps, une partie de la population avait le sentiment d’un fonctionnement en vase clos, de décisions prises au sein d’un cercle restreint. Or, Agde est une ville dont la richesse repose aussi sur sa diversité, sur ces habitants venus d’ailleurs qui composent aujourd’hui une large majorité qui a fini par rejeter des pratiques de clan devenues insupportables.
L’arrivée d’un maire venu de Sète, qui fait le choix de s’investir à Agde malgré le confort d’un mandat de député, mérite d’être respectée. Plus jeune, il porte l’espoir d’une vision nouvelle.
Mais c’est sur les actes qu’il sera attendu.
La gestion des ports, aujourd’hui largement critiquée, devra être profondément revue. Le port est le poumon économique de la station : il exige transparence, rigueur et compétence et les plaisanciers jugeront sur pièces.
La rupture est annoncée, elle doit maintenant se concrétiser avant les décisions de justice.
Une rencontre est d’ailleurs prévue très prochainement, première étape attendue pour engager ce dialogue.
Philippe Revilliod
Conseiller portuaire
Publié le : Dimanche 29 mars 2026 à 12:16

L’élection d’un nouveau maire ouvre une lueur d’espoir pour les plaisanciers du Cap d’Agde.
La SODEAL, épinglée par la Cour Régionale des Comptes, a été liquidée dans la précipitation, sans que la mairie ne tienne compte des contentieux ni du passif. Le SPIC, lui, reste sous instruction judiciaire, avec de nombreuses irrégularités suspectées.
Après 25 ans à se limiter à de simples comptes rendus avant chaque réunion, le Conseil portuaire pourrait-il enfin jouer son rôle de conseil et de contrôle ? Les plaisanciers attendent des réponses.
Qui sera reconduit ? Le Conseil d’exploitation des ports sera-t-il revu ? Ces choix détermineront l’avenir des ports et la confiance des usagers.
Le Collectif des Plaisanciers du Cap d’Agde, longtemps ignoré, persévérera plus que jamais pour défendre les intérêts des plaisanciers et veiller à ce que le nouveau maire rompe avec les pratiques du passé.
Les plaisanciers observent, attentifs. L’heure n’est plus aux promesses : il est temps de montrer que la gestion des ports peut enfin être transparente, équitable et tournée vers l’avenir.
Philippe Revilliod
Conseiller portuaire
Publié le : Lundi 23 mars 2026 à 13:56

Qui pilote réellement la gestion de nos ports aujourd’hui ?
Des acteurs guidés par une vision à long terme, par l’intérêt des plaisanciers et du territoire… ou par une nécessité plus terre-à-terre, celle de préserver un revenu, un poste, une position ?
Peut-on sérieusement ignorer le fait que certains intervenants gravitent depuis toujours dans des fonctions financées par l’argent public, sans jamais avoir exercé ailleurs ?
Dans ce contexte, leurs décisions sont-elles toujours dictées par des convictions… ou parfois par la nécessité de rester en place ?
Lorsque la gestion portuaire devient un enjeu politique, peut-on garantir que les choix opérés, investissements, tarifs, priorités, répondent uniquement à l’intérêt général ?
Ou faut-il se demander si certaines orientations ne servent pas d’abord à maintenir un système, des équipes, des équilibres… voire des carrières ?
Les plaisanciers, eux, attendent de la transparence et de l’efficacité. Mais peuvent-ils avoir pleinement confiance lorsque ceux qui décident dépendent entièrement de la continuité du système qu’ils sont censés gérer ou réformer ?
Dans notre ville, où la gestion des ports est au cœur des enjeux économiques et locaux, la question mérite d’être posée sans détour, assistera-t-on à une gouvernance tournée vers l’avenir… ou à une mécanique où l’essentiel sera de durer ?
Peut-on parler d’indépendance de décision lorsque l’existence professionnelle dépend directement des choix politiques en cours ?
Et dans ce cas, qui osera vraiment remettre en cause ce qui devrait l’être ?
Enfin, une interrogation simple, mais essentielle : la gestion de nos ports sera-t-elle pensée pour les usagers… ou pour ceux qui en vivent ?
Un système en place depuis plus de 25 ans vient de tomber dimanche dernier. Une page s'est tournée, mais pour aller vers quoi ?
Le nouveau maire saura-t-il rompre avec les pratiques du passé ou les reconduira-t-il sous une autre forme ?
Pour l’heure, c’est une inconnue… qu’il faudra rapidement lever.
Publié le : Mercredi 18 mars 2026 à 10:22

Le premier tour des municipales à Agde a été sans appel : Sébastien Frey, maire sortant, termine troisième, devancé par Aurélien Lopez-Liguori (38,44 %) et Thierry Nadal (21,33 %).
Même une alliance de Nadal avec Frey ne suffirait pas à le sauver.
Depuis son élection, Frey a entretenu des relations particulièrement tendues avec l’opposition municipale, notamment avec le groupe conduit par Nadal.
Un rapprochement entre ces deux camps apparaît aujourd’hui peu crédible.
Le paysage politique agathois semble se transformer profondément.
Le 10 mars 2026, Frey a signé une lettre de mission avec la société AUGEFi pour la mission comptable 2025-2027 du SPIC portuaire, un système déjà contesté devant la justice par le CDPCA et un conseiller portuaire.
Le CDPCA a annoncé qu’il solliciterait rapidement une réunion avec le futur maire pour examiner la situation et envisager l’avenir de la gestion portuaire.
A quelques jours du second tour, un retrait éventuel de la liste Frey pourrait offrir aux électeurs le choix entre Lopez-Liguori et Nadal.
L’issue resterait incertaine, mais pour que ce scénario se concrétise, il faudra un peu de courage politique et des décisions claires.
Agde pourrait ainsi s’acheminer vers un changement de cap inédit.
Publié le : Lundi 16 mars 2026 à 13:29
De nombreux plaisanciers, notamment des berges de l’Hérault non concernés par le CLUPP, nous ont fait part de leur incompréhension et de leurs questions sur la gestion des ports.
Pour apporter transparence et information, j'ai demandé l’inscription à l’ordre du jour de la prochaine réunion de points essentiels : situation de la SODEAL, rapport de mission sur la remunicipalisation et le SPIC, périmètre et budget M4, et accès aux adresses des plaisanciers sous contrat avec le SPIC afin de pouvoir vous contacter indépendamment que par l'intermédiaire du site Infocapagde.
Philippe Revilliod
Conseiller Portuaire

Publié le : Mercredi 11 mars 2026 à 11:14