Rafales : 7 nds
Température mer :
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| Le corps est peut-être celui du pêcheur disparu en mer à Sète. (Archive - DOMINIQUE QUET) |
Midi Libre 24/10/2011
Macabre découverte, hier après-midi, sur la plage entre les Cabanes-de-Fleury et Saint-Pierre-la-Mer dans l'Aude. Un promeneur a aperçu un corps sans vie qui roulait dans les vagues. La mer étant particulièrement agitée.
Le corps du pêcheur disparu à Sète ?
à 13 h 30, le promeneur a averti la gendarmerie. Des militaires de la brigade locale, accompagnés d’un technicien d’identification criminelle (Tic), se sont rendus sur les lieux. Les premières constatations laissent à penser que le cadavre retrouvé serait celui du pêcheur disparu en mer, jeudi, au large de Sète.
La compagne de l’homme de 65 ans avait donné l’alerte à 17 h 45, inquiète de ne pas le voir revenir. Des recherches avaient été entreprises, sans succès. Peu après 22 h, l’embarcation, vide, était localisée par un avion à 30 km au large de Sète.
Autopsie prévue
Le corps du malheureux aurait été entraîné par les courants vers les plages audoises. Toutefois il reste à identifier formellement la victime avant de confirmer cette hypothèse. Des photos de la personne retrouvée ont été prises et vont être soumises rapidement à ses proches. Une autopsie est également prévue.
SID MOKHTARI
Publié le : Lundi 24 octobre 2011 à 12:58
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| Le "Notre Rêve" a été retrouvé sans le pêcheur. (DR) |
Midi Libre 23/10/2011
Il n’y a plus aucun espoir de retrouver vivant le plaisancier toulousain, porté disparu en mer jeudi soir.
Ce Toulousain de 65 ans, qui loue régulièrement un appartement aux Quilles, avait embarqué jeudi à 6 h 30, à bord de sa petite vedette de 5,32 m, Notre Rêve, amarrée dans la marina. A 17 h 45, inquiète de ne pas le voir revenir, sa compagne avait donné l’alerte. Il était parti seul pêcher sur son bateau. Il n’est jamais rentré.
La gendarmerie maritime privilégie l’hypothèse d’une chute accidentelle, peut-être après un malaise. Les recherches pour retrouver le pêcheur se sont poursuivies pendant plusieurs jours avant de retrouver son bateau au large.
Le bateau "Notre Rêve" a été remorqué jusqu’à Sète et rendu à la compagne du sexagénaire disparu.
PH.M
Publié le : Dimanche 23 octobre 2011 à 09:00
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| Plusieurs vedettes de la SNSM ont été engagées dans la recherche. (© D.R) |
Midi Libre 22/10/2011
Le sort d’un retraité, parti pêcher en mer jeudi et dont le bateau a ensuite été retrouvé vide, inspirait les plus vives inquiétudes hier soir.
Ce Toulousain de 65 ans, qui loue régulièrement un appartement aux Quilles, avait embarqué avant-hier matin, à 6 h 30, à bord de sa petite vedette de 5,32 m, Notre Rêve, amarrée dans la marina. A 17 h 45, inquiète de ne pas le voir revenir, sa compagne a donné l’alerte.
D’importants moyens de recherche ont alors été déployés par le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de la Méditerranée (Crossmed), dont des vedettes de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), un Falcon 50 de la Marine nationale et deux hélicoptères.
Un bateau retrouvé au large de Sète
Peu après 22 h, la vedette était localisée par l’avion à 17 milles nautiques (environ 30 kilomètres) au sud de Sète. Le bateau, qui était à l’ancre, avait vraisemblablement dérivé sur plusieurs milles vers le sud, poussé par le vent du nord. A l’intérieur, du matériel de pêche a été retrouvé. La vedette a été remorquée jusqu’à la gendarmerie maritime de Sète.
Les recherches pour retrouver le pêcheur se sont poursuivies avant d’être interrompues à la mi-journée, faute d’élément nouveau.
Hier soir, la gendarmerie maritime privilégiait l’hypothèse d’une chute accidentelle, peut-être après un malaise.
Publié le : Samedi 22 octobre 2011 à 13:26
Midi Libre 21/10/2011
Un plaisancier âgé de 65 ans parti en mer hier matin, à bord d'une vedette de cinq mètres, au large entre Agde et Sète, est porté disparu depuis hier soir, 17 h 45. Ne le voyant pas revenir, sa compagne avait donné l’alerte.
D'importants moyens de recherche ont été déployés par le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de la Méditerranée (Crossmed), dont des vedettes de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), un Falcon 50 de la Marine nationale et deux hélicoptères.
Son bateau a été retrouvé vers 22 h 00 à environ une trentaine de kilomètres de la côte, mais sans personne à bord, a annoncé ce vendredi la préfecture maritime de la Méditerranée.
Les recherches se poursuivaient encore vendredi matin mais selon toute vraisemblance, elles devaient être interrompues à la mi-journée en l'absence d'élément nouveau, a précisé à l'AFP une porte-parole de la préfecture maritime.
Publié le : Vendredi 21 octobre 2011 à 23:16
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| Eté 2008, à Bouzigues : la profession (ici, Olivier Gonzales) découvre les premiers dégâts. (Archives) |
Midi Libre 16/10/2011
C’était comme un cadeau de Noël. Et le père Noël, c’était Yves Piétrasanta, président de Génération écologie mais aussi de la communauté de communes du nord du bassin de Thau. L’élu, ingénieur chimiste, annonçait début janvier qu’il était possible de mettre fin à l’action de l’ostreid herpes virus qui sévit sur tous les bassins d’élevage de la planète. Un virus mortel pour les huîtres, qui fait perdre jusqu’à 9 millions d’euros par an à la filière ostréicole sur le seul étang de Thau (9 % de la production nationale) ! Dix mois plus tard, les jeunes huîtres meurent toujours et un climat de défiance rarement observé règne en bord de lagune. Car l’annonce d’Yves Piétrasanta a suscité autant d’espoirs que les modalités d’accès au “secret” ont généré de colère.
Dans les semaines suivant son intervention, les professionnels découvraient en effet que les inventeurs du “remède”, restés anonymes, se faisaient représenter par le cabinet de consulting Ernst & Young et qu’il faudrait débourser quelques millions d’euros - on parle de 5 M€ - pour accéder au secret. Le bon sens des paysans de la lagune parlait alors : personne ne payerait pour voir.
Tous les regards se tournaient vers les frères Cambon
Malgré une clause de confidentialité et la grande prudence des avocats d’Ernst & Young, quelques informations filtraient. Non sur la solution mais sur les inventeurs : tous les regards se tournaient vers les frères Cambon, à Mèze, déjà à l’origine d’un procédé de collage : des indélicats plongeaient même dans leurs “tables” (les parcs conchylicoles, NDLR), l’espionnite battait son plein. Mais côté solution : rien.
L’affaire a resurgi il y a quelques jours, quand la demande de brevet d’invention n°10 517 24, déposée au mois de mars, a été rendue publique par l’Institut national de la propriété industrielle. On y découvre le nom des inventeurs, Philippe et Christophe Cambon, mais aussi une solution faisant appel au pouvoir filtrant des moules qui laisse conchyliculteurs et scientifiques sceptiques. "Entourer les cordes d’huîtres de cordes de moules pour voir si ces dernières peuvent fixer le virus, ça se fait déjà, et ça ne marche pas", confiait-on dernièrement au Comité régional conchylicole, où l’on estime que "la montagne - le secret jalousement gardé - a accouché d’une souris".
Fabrice Pernet, spécialiste de la physiologie des bivalves à Ifremer, est plus mesuré. Au printemps, période durant laquelle le virus est le plus virulent, lui et ses collègues ont immergé 22 000 huîtres sur une centaine de points de l’étang de Thau. "Et globalement, ces huîtres sentinelles sont mortes partout de la même façon. On a seulement remarqué que celles qui avaient été immergées à proximité de cordes de moules étaient mortes deux jours plus tard. Miser sur les moules était une bonne idée.
Mais s’il y a bien un effet bénéfique, il est insuffisant pour sauver les huîtres du virus." Un scepticisme que l’inventeur, Philippe Cambon, joint hier, balaye d’un revers de main. Assurant que "tout n’est pas dans le brevet. Nous révélerons bientôt le petit plus qui donne toute son efficacité au procédé".
PATRICE CASTAN
Publié le : Dimanche 16 octobre 2011 à 18:47
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| Ce type de caméra a été utilisée après le crash de l'A320 au large de Perpignan AFP - BORIS HORVAT |
Midi Libre 12/10/2011
La brigade nautique de la gendarmerie d'Agde, chargée des recherches sous l'eau, bénéficie désormais d'un atout technologique supplémentaire : une caméra dernière génération pour assister l'oeil humain dans les explorations subaquatiques.
Dans les profondeurs, la vase remuée par l'eau, le mouvement des plongeurs, la météo perturbent la visibilité. "80 % des plongées se font dans des eaux sans visibilité. En plus, souvent, les conditions de mer sont difficiles. La caméra permet de voir beaucoup plus de choses, parfois très petites", explique le major Jean-Charles Caunegre, patron de la brigade d'Agde.
Repérer des corps ou des indices
Si les découvertes de corps sont régulièrement médiatisées, d'autres aspects du travail de ces plongeurs restent moins connus. Comme la collecte de pièces à conviction, qu'il s'agisse d'armes ou d'autres éléments. "Tous les indices se conservent sous l'eau", souligne le chef Alexandre Rzadkowski. Les recherches répondent au mêmes directives que sur terre. Quand il y a une victime, la caméra permet d'enregistrer la position. Ensuite, c'est comme à l'air libre : protection des extrémités, prélèvements d'empreintes ou de micro-organismes.
Le fonctionnement est simple. La caméra tenue par un gendarme reste reliée par un câble vidéo à la cabine du bateau, où les magistrats et enquêteurs peuvent suivre les évolutions sur écran et guider les recherches.
Utilisée après le crash de l'A320 au large de Perpignan
Après le crash, en novembre 2008, d'un Airbus A-320 de la compagnie Air New Zealand au large des Pyrénées-Orientales, les enquêteurs avaient ainsi passé des mois devant l'écran, guidant les plongeurs, à 40 mètres de profondeur, dans le choix des morceaux d'avion découverts à remonter.
Ce genre de recherches ne dépasse pas les 60 mètres de profondeur, au-delà, c'est un robot qui s'en charge. Agde n'est pas la seule brigade à être équipée de ce bijou technologique. La gendarmerie sur le littoral Atlantique en est également dotée.
Publié le : Jeudi 13 octobre 2011 à 13:27
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| Bouchons sur la route, attente à l'entrée... Près de 4 000 personnes étaient présentes. © D.R |
Midi Libre 10/10/2011
L'effet de curiosité a joué à plein vendredi soir, à l'occasion de l'inauguration du centre aquatique de l'Archipel - Cité de l'eau, aux Champs Blancs. Ce sont en effet près de 4 000 personnes qui ont répondu à l'invitation du président D'Ettore et des maires de l'agglo, pour l'inauguration de ce magnifique outil. Un bijou de technologie à près de 16 millions € hors taxes, qui en a mis plein la vue aux visiteurs, dont certains attendent désormais avec impatience l'ouverture, vendredi prochain.
A la tribune, le consensus politique était de mise : Pierre Guiraud, qui s'est montré à l'écoute sur ce projet, a parlé au nom du Département de "réalisation remarquable." Une idée reprise dans les interventions d'Agnès Julian et Joël Abati, pour la Région, tandis que Gilles d'Ettore appelait le public "à avoir une pensée pour Georges Frêche", qui était présent pour la pose de la première pierre. Le député-maire d'Agde qui a par ailleurs évoqué "le lien social entre les communes de l'agglo" que représentait ce centre aquatique.
OLIVIER RAYNAUD
Publié le : Lundi 10 octobre 2011 à 13:47
Midi Libre 06/10/2011, 16 h 10
Un voilier en difficulté dans la passe est du port de Sète. Il a démâté et il est touché par une importante voie d’eau. Trois personnes sont à bord. La vedette de la SNSM se rend sur zone.
Publié le : Jeudi 6 octobre 2011 à 17:13
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| La daurade est prête à remettre le cap vers la mer. Taille minimale de capture : 20 cm. (Photo V.D.N) |
Midi Libre 01/10/2011
C’est pour bientôt ! Après être arrivées au début du printemps dans les lagunes du littoral et y avoir passé tout l’été à se nourrir, les daurades vont entamer leur migration vers la mer. Elles sentent les prémices des premiers froids arriver, diront les anciens. Oui mais pas seulement. Elles sont sensibles aux cycles quotidiens d’éclairement solaire qui régressent, annonciateurs de l’automne et dont les effets sur leur métabolisme ont une conséquence directe liée à la survie de l’espèce. C’est la période de reproduction. Elles ont, pour les plus grosses, déjà commencé à effectuer des rassemblements et attendent donc le prochain “coup d’est” ou de tramontane pour se présenter devant les graus et remonter le “rentrant” (courant) pour rejoindre des eaux hivernales plus tempérées.
Mais savez-vous qu’une fois la reproduction accomplie, les premiers rejetons de daurades que l’on appelle des larves, arrivent en bancs serrés (cohortes), courant février, au plus froid de l’hiver dans des eaux qui oscillent entre 7 et 8° ? A ce stade, ces petits poissons mesurent 12 mm en moyenne, sont transparents et puisent on ne sait où, l’énergie nécessaire pour lutter contre le froid, le mauvais temps et remonter les graus pour rejoindre les lagunes, bien avant l’arrivée de leurs parents.
Cette migration hivernale leur sauve en partie la vie. Les prédateurs habituels des larves de poissons présents dans les graus que sont les gobies, les blennies et autres petits prédateurs, sont peu actifs, leur métabolisme biologique ralenti par le froid.
Une fois l’été passé dans la lagune, ce sont des "blanquettes" d’une quinzaine de centimètres qui sortent à l’automne. C’est une prouesse que réalisent ces larves. Leur exemple force le respect et devrait nous inciter à observer quelques règles, notamment celle de la fameuse taille minimale de capture (TMC). Il suffit d’épargner la "blanquette" pour retrouver l’année suivante une belle daurade de 600 à 700 grammes. Pour la daurade, la “TMC” est de 20 cm. Une autre règle, imposée à la pêche de loisir par l’arrêté du 17 mai : le marquage des poissons pêchés. Ce marquage s’effectue en coupant la partie inférieure de la queue du poison. Il est destiné à protéger les pêcheurs professionnels contre la vente illégale. Son non-respect peut entraîner de lourdes amendes. Enfin, tout au long de l’année, n’oublions pas de ramener nos déchets. Les micro-fragments de déchets constituent une pollution que l’on retrouve dans le plancton. Et au fait, qui mange le plancton ?
Plagette et Pointe
Les pêcheurs connaissent bien ce mouvement migratoire qui passe par les graus. Les berges de La Plagette vont bientôt être surpeuplées de pêcheurs jour et nuit. Quant au quai de la Pointe, en face : les glacières sont déjà en place. Signe de propriété territoriale caractéristique des Pointus en cette période, il indique que la sortie est imminente.
Publié le : Dimanche 2 octobre 2011 à 08:13
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| Renaud Chavarria est désormais un marin à part entière et parmi les meilleurs. (© D.R) |
Midi Libre 29/09/2011
Le moniteur de voile du Cap d'Agde est sur la route de Bahia. Depuis dimanche dernier, 17 h 17, le centre nautique du Cap-d’Agde a les yeux rivés sur ses écrans d’ordinateurs pour suivre la course de l’un des leurs, Renaud Chavarria, parti de La Rochelle pour la Transat des 6,50.
Et ils ne sont pas peu fiers, à l’image du responsable du site, Laurent Bourriquel, de voir l’icône du bateau siglé, notamment de la Sodéal et de l’Agglo Hérault Méditerranée, faire la course parmi les concurrents de tête. Après une première étape à Madère, la flottille prendra la direction de Bahia, au Brésil, lieu de l’arrivée.
Il faut dire que Renaud Chavarria, Biterrois d’origine, est un peu l’enfant marin du centre nautique du Cap-d’Agde. C’est à cette porte qu’il a frappé, à l’âge de 17 ans, avec une seule envie : faire de la compétition et vivre sa passion à fond. élève doué, il est devenu, en franchissant un à un les échelons de la navigation, un moniteur apprécié.
Avec la fougue de sa jeunesse, mais également avec une volonté farouche doublée d’une envie de bien faire, il s’est approprié la mer pour tenter de mieux la dompter.
Avec l’équipe de compétition du centre nautique, il a ramassé dans ses filets bon nombre de coupes, de diplômes, de distinction. Il a été un habitué des podiums, troquant de temps en temps sa casquette pour se couvrir de couronnes de lauriers.
Et s’il a réussi à participer à cette fameuse et prestigieuse Transat en solitaire, il a d’ores et déjà gagné le plaisir et l’honneur d’y participer. C’est en effet seul contre et avec tous qu’il a, non seulement obtenu sa qualification, mais aussi qu’il a accompli un premier exploit : celui de se donner les moyens techniques, sportifs, matériels et financiers de s’aligner au départ.
Il s’est donc forgé un caractère pour mieux affronter la vie d’un marin et ainsi se lancer dans une première traversée de l’Atlantique, lors d’une compétition, véritable antichambre de celles réservées aux “grands”. Et il y est entièrement seul. Sur un petit bateau rapide comme une Formule 1 des mers, il doit lutter contre trois éléments : les eaux, ses concurrents et certainement lui-même. C’est dans une vingtaine de jours maintenant qu’il devrait rallier Bahia, si tout se passe bien.
"Arriver à se classer dans les dix premiers, ce serait un exploit. Pour Renaud, c’est sûr, mais aussi pour le centre nautique qui est sa seconde famille..." Laurent Bourriquel est tout excité de voir un de ses poulains relever un tel défi et il ne tarit pas d’éloges : "J’ai confiance en lui. C’est un bon marin, modeste et plein d’avenir."
HERVé COSTECALDE
Publié le : Vendredi 30 septembre 2011 à 13:06
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| Le voilier anglais "Tomahawk" arraisonné par la douane au large de Sète à son bord 1, 2 tonne de haschich. Il est ici dans le port de la Grande-Motte. (JEAN-MICHEL MART / MIDI LIBRE) |
Midi Libre 28/09/2011
Un voilier venant d'Espagne et transportant 1,2 tonne de cannabis a été arraisonné mardi soir à l'approche de Port-Camargue (Gard) et non au large de Sète comme indiqué précédemment par le groupe aéronaval de la direction régionale des douanes de Marseille, a-t-on appris mercredi de source proche du dossier. Le navire était suivi par avion et par bateau par les douaniers qui ont décidé de l'intercepter mardi soir en pleine mer.
Les deux personnes à bord ont été placées en rétention douanière avant d'être remises à la direction inter-régionale de la police judiciaire de Marseille, selon la même source. Une conférence de presse doit être tenue jeudi à Montpellier sur l'affaire par le procureur de la République Brice Robin.
Publié le : Jeudi 29 septembre 2011 à 15:14
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L’Assistance Humanitaire Internationale et Boule de Neige, 2 associations basées à Mèze, font partie de l'UIAH (Union Internationale des Actions Humanitaire). Celle-ci regroupe 22 associations unissant leurs actions, dont Ciotat Africa, qui a organisé un premier départ de voiliers il y a 2 ans, sous l’effigie « Voiles du partage ». Transportant du matériel destiné aux pays nécessiteux, elle réitère, cette année, ce rallye humanitaire, sous le regard de son président Gérard Lamur.
2 voiliers (le Soualé et le Pythéas) viendront, le mardi 27 septembre, charger leurs soutes de matériels scolaire et médical. Destinés à Haïti ou en Casamance, les paquets ont été minutieusement confectionnés par les petites mains de l’association AHI, selon des dimensions strictes, l’espace étant réduit. Le Soualé, dont le capitaine est Alain Barbot de Sète, a d’ailleurs remporté le trophée lors du premier raid.
Intermède joyeux, puisque le Cercle Occitan Mézois, composé d’une trentaine de choristes, viendra animer ce moment de solidarité. Les voiliers prendront ensuite le large pour atteindre La Ciotat, d’où le départ sera donné le 2 octobre.
Publié le : Samedi 24 septembre 2011 à 09:07

Midi Libre 19/09/2011
Le trois mâts barque français Le Belem est arrivé à Sète sur les coups de midi.
Le navire était attendu en fin de journée. Il a été contraint de rentrer plus vite au port à cause des conditions météorologiques.
Il va rester amarré au quai d’Alger jusqu’à demain. Pour une fois, le public ne pourra le visiter puisque le navire a été “privatisé” dans le cadre de l’anniversaire d’une société.
Publié le : Mardi 20 septembre 2011 à 08:04
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| En cinq ans, 18 chalutiers ont disparu des quais sètois. (D.R) |
Midi Libre 19/09/2011
Pour déterminer la part du marin, il faut retrancher le coût du gazole de la recette brute (le chiffre d’affaires moins les taxes de criée et d’organisation de producteurs). Là où il fallait déduire 1 300 € de carburant / semaine en 2000, il faut enlever 6 500 € aujourd’hui ! Le solde se partage ainsi : 55 % pour l’armement, 45 % pour l’équipage. Pour un prix moyen du poisson à 3,50 €, et 2 800 kg débarqués par semaine (si la météo le permet), soit 9 800 € de chiffre ; il reste 9 000 € après retrait des taxes ; 2 500 € gazole, huile et glace payés, pour une part d’équipage à 1 100 €, à diviser par six. 180 € par semaine et par marin. Rien à voir avec les salaires de cadres des années 1990.
1 Patrons sans matelots Du jamais vu. Depuis quelques mois, à Sète, certains patrons ont du se résoudre à l’évidence : des matelots n’ont eu d’autre choix que de faire défection.
Il faut dire que l’effondrement total de leurs revenus, proportionnel à celui du bénéfice des armements (lire encadré), est hallucinant : parfois pas plus de quelques dizaines d’euros de salaire hebdomadaire, pour 75 heures de travail. Et chaque boulot perdu en mer en menace cinq, à terre.
2 Armements sans bénéfices Les chalutiers qui présentent les plus grosses difficultés sont les unités les plus récentes. Construits entre 2000 et 2004, ils l’avaient été afin de faire face au défi du pélagique et à celui de la qualité débarquée. Plus imposants, ils offrent plus d’espace pour travailler le poisson bleu (qui “fait volume”) ; plus puissants, ils permettent de ramener rapidement au port la pêche du jour.
Des bateaux gloutons dont la rentabilité, il y a 7 ou 8 ans, avait été calculée sur la base d’un gazole à 30 cts d’euros. Raisonnable, quand on sait que le litre était à moins de 15 cts (un franc), en 2000. Il en coûte 65 cts aujourd’hui. Et il n’y a plus de poisson bleu. Alors ces “gros chaluts” sont allés rejoindre les autres sur le terrain du poisson blanc, réduisant d’autant la part de chacun. Là où un chalutier débarquait une tonne de merlan, baudroie, etc, en 2008, il en ramène aujourd’hui, au mieux, 500 kg. Et s’acquitte d’au moins 6 500 € de gazole... par semaine.
3 Sorties de flotte Ça a débuté en 2006. Sur la seule Méditerranée, 21 PSF (plans de sorties de flotte) avaient été demandés cette année-là. A Sète, une bonne dizaine des 18 chalutiers disparus des écrans (hors L’Asunta et le Jean-Ricciardi, qui ont coulé et le Louis-Gaetane, encore immobilisé) ont stoppé leur activité par cette voie. L’accès au PSF est soumis au dépôt d’un dossier aux Affaires maritimes, qui passe entre les mains de la Direction des pêches, puis des instances européennes idoines.
Plus le bateau “pèse” sur la ressource (au regard de ses captures de merlans), plus il a des chances d’être accepté. La vétusté et l’âge du patron entrent aussi en ligne de compte. Les indemnités vont de 400 000 € pour un chalutier âgé de 20 à 25 ans à 600 000 € pour les unités les plus récentes. Ce qui ne suffit même pas, la plupart du temps, à solder le crédit.
4 Dépression Ce n’est bien sûr pas l’ambiance des grandes années sur le port de pêche. Les armements n’ont plus de trésorerie, certains peinent à payer le gazole et la hantise de la casse est dans tous les esprits. Que les patrons soient endettés à hauteur d’un million d’euros, ou dix fois moins, d’ailleurs.
On voit même de plus en plus de pêcheurs passer les brevets Capitaine 200, ou 500, qui préparent au commandement de petites unités armées au commerce ! Au cas où la pêche sétoise tarde à sortir de cette zone dépressionnaire qui n’en finit pas d’assombrir l’horizon.
PATRICE CASTAN
Publié le : Lundi 19 septembre 2011 à 08:47
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| La coque du bateau, très endommagée, a dû être mastiquée immergée (© D.R) |
Midi Libre 19/09/2011
Martial Croajou a dirigé le renflouement du Ricciardi.
Alors, mission accomplie ?
Oui ! Nous sommes satisfaits. Le contrat est rempli et personne n’a été blessé.
Le renflouement a pris du temps. A-t-il été plus difficile que ceux que vous avez déjà effectués ?
Pas exactement. En fait, c’était la première fois que nous avions à renflouer un chalutier. Mais pour nous, il n’était pas dans la catégorie la plus difficile puisqu’il pesait 150 tonnes et n’avait que sept ans. Si le renflouement a pris un peu plus de temps que prévu, c’est surtout à cause des courants à l’endroit où il a sombré. Les premiers jours, il y avait parfois 3 nœuds. C’était très difficile pour les plongeurs d’installer des vaches (NDLR : grosses bouées) de 5,50 m de haut et de 3 m de diamètre. En fin de compte, nous avons vraiment pu travailler pendant quatre jours sur plus d’une semaine.
Dans quel état global avez-vous trouvé le bateau ? Pourquoi semble-t-il avoir été comme écrasé ?
On dirait qu’un dinosaure lui a marché dessus ! En fait, l’avant avait déjà morflé quand nous l’avons pris en charge. Et nous avons été obligés de le retourner pour pouvoir mastiquer la coque, qui était très abîmée.
Vous l’avez aussi déplacé d’un mille nautique vers l’ouest avant qu’il ne soit remorqué...
Il était plus facile de travailler avec moins de profondeur. De toute façon, nous ne voulions pas prendre le risque de le rentrer par la passe Est. Car alors si, par malchance, il avait recoulé, cela aurait pu bloquer toute l’activité du port... Aucune entrée, aucune sortie !
Pourquoi contenait-il encore de l’eau quand vous l’avez amené au carénage ?
Par souci de protéger la mer. C’était une eau sale, pleine de gazole. Il y en avait pas loin de 15 tonnes. Il n’était pas question pour nous de la rejeter en mer. Le navire était un peu alourdi mais l’état du portique ne nous a pas aidés. On a mis huit heures à le mettre sur cales à sec, alors que cela aurait dû nous prendre deux heures.
Il se murmure qu’il y avait une clause dans votre contrat stipulant qu’en cas d’échec, vous ne seriez pas payés. C’est vrai ?
Effectivement. Mais ce n’est pas exceptionnel dans notre métier.
L’armateur, Patrick Ricciardi, est-il venu voir son bateau ?
Oui. Nous avions bien conscience qu’il a avant tout perdu son outil de travail. Alors, quand j’ai appelé la capitainerie pour avertir qu’on allait le rentrer, j’ai hissé le pavillon bleu-blanc-rouge. Au carénage, Patrick Ricciardi est venu me voir. Il m’a dit “merci”. Il était bouleversé.
Publié le : Lundi 19 septembre 2011 à 08:41