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​Revue Presse Hérault : le baleineau échoué sur la plage toujours accroché aux rochers

De nombreuses supputations avaient accompagné
la découverte de l'étrange animal marin (D. R.)

Midi Libre 28/01/2014

L'animal échoué fin décembre sur une plage de Vias n'a pas été emporté par les vagues comme certains le croyaient.

Le 30 décembre dernier, un baleineau rorqual commun de 6 m a été retrouvé, échoué sur la digue du Libron à Vias dans l'Hérault. Les autorités locales avaient alors indiqué qu’elles allaient tout mettre en œuvre pour évacuer au plus vite l’animal. Mais hier, des yeux perspicaces ont pu constater que l’animal était toujours accroché à ses rochers.

La mer n'a pas repris l'animal

La mer ne s’était pas décidée à reprendre son protégé, comme certains auraient pu le penser. "Nous allons nous réunir avec les responsables de la Ville, de l’Agglo, mais aussi des services de l’état afin de déterminer comment nous allons évacuer cet animal", a confirmé lundi, Nicolas de Maistre, le sous-préfet de Béziers. Et si le temps frais ralentit pour l’instant la décomposition et les odeurs, reste le problème sanitaire. Et reste à trouver un volontaire pour cette délicate tâche.


Publié le : Mardi 28 janvier 2014 à 10:58

​Revue Presse Le 3e plus grand 4-mâts du monde en escale durant trois jours à Sète

Le Juan Sebastian De Elcano pourra être visité gratuitement

Midi Libre 14/01/2014

Le "Juan Sebastian De Elcano", navire amiral de la Marine espagnole, accostera ses 113 m de long fin janvier au quai d'Alger.

Dans la hiérarchie des quatre-mâts, il y a le Sedov, le Kruzenshtern et lui, le Juan Sebastian De Elcano. Ce quatre-mâts goélette à hunier en acier, de 113 m de long, viendra faire escale à Sète durant trois jours à la toute fin du mois de janvier.

Enrique Torres, le commandant de ce navire amiral de la marine espagnole (frère jumeau de l’Esmeralda chilien), avait une grande envie de participer au festival des traditions maritimes, à Pâques. Mais à cette période de l’année, il doit se rendre aux USA. Qu’à cela ne tienne. Le commandant a proposé à Wolfgang Idiri, l’organisateur d’Escale à Sète, de venir accoster la belle coque blanche de son bateau le vendredi 31 janvier, pour trois jours.

Son arrivée, le matin, est d’ores et déjà annoncée comme triomphale. Le Juan Sebastian De Elcano (du nom d’un capitaine de Magellan) se présentera devant Sète sous voile et avec ses cadets (il y en a plus de 200 marins à bord), debout dans la mâture. Il viendra ensuite s’amarrer au quai d’Alger.

Ce 3e plus grand quatre-mâts au monde accueillera une conférence de presse d’Escale à Sète, où seront annoncées les grandes lignes du programme ainsi que quelques noms des navires invités. Certains ne seront pas petits… Puis durant tout le week-end, le navire à coque blanche pourra être visité - gratuitement - par le public. Le programme du festival y sera également distribué. Un sublime échauffement pour le rendez-vous pascal.

PHILIPPE MALRIC


Publié le : Mercredi 15 janvier 2014 à 09:49

​Revue Presse Port Camargue : un marin sétois victime d'un malaise en mer hélitreuillé

Les secours sont intervenus à 7,5 miles nautiques au large de Port Camargue

Midi Libre 08/01/2014

L'incident est survenu cet après-midi au large de Port Camargue (Gard). Le pêcheur a été victime d'un malaise. Hélitreuillé, il a été admis au CHU de Montpellier (Hérault).

Le Crossmed a reçu cet après-midi vers 14 h 15 une alerte consécutive au malaise d'un marin pêcheur professionnel qui se trouvait à bord du navire " La Maline", immatriculé à Sète.

Aussitôt mobilisé, l'hélicoptère Dragon 34 de la Sécurité civile a pris en charge l'homme âgé de 46 ans qui se plaignait de fortes douleurs à la poitrine et à la mâchoire. Il a été admis au CHU de Montpellier.


Publié le : Jeudi 9 janvier 2014 à 10:31

​Revue Presse L'affaire n'est toujours pas réglée pour le "Louis-Gaetane 2"

14 septembre 2010 : le Louis-Gaetane, un “Stento” de 1982
défiguré par le choc, mais pas coulé. (© D.R)

Midi Libre 01/01/2014

Plus de trois ans après la collision du chalutier avec un cargo et alors que la justice s'est prononcée, l'armateur ne serait pas encore indemnisé.

Tenu au silence par une clause de confidentialité paraphée à la demande de l’avocat de la partie adverse, le prud’homme major Pierre d’Acunto, armateur du Louis-Gaetane 2, a préféré ne pas s’exprimer sur le sujet. N’empêche : il se dit çà et là sur le port que l’affaire de l’éperonnage du chalutier par le cargo-bétaillère Almhmoud Transporter, le 14 septembre 2010 au large de Sète, ne serait pas close.

La simple exécution de la décision de justice “sur le fond”

Alors que, à l’issue d’un arrangement à l’amiable, Pierre d’Acunto et son équipage ne s’étaient pas constitués partie civile pour “non assistance à personne en danger”, d’autres contentieux ne seraient pas réglés. Et notamment la simple exécution de la décision de justice “sur le fond”, concernant l’établissement des responsabilités le jour de l’accident.

Car si l’affaire a été tranchée au mois de septembre, le dédommagement établi sur la base des pertes d’exploitation correspondant aux 15 mois durant lesquels le chalutier n’a pu naviguer (elles avoisineraient 200 000 €) n’aurait toujours pas été versé à l’armateur sétois.

"Plaie d’argent n’est pas mortelle..."

On se souvient que c’était déjà l’assureur du Louis-Gaetane 2 qui avait avancé une grande partie de la coquette somme destinée à couvrir les réparations effectuées sur le navire, qui se sont montées à près de 400 000 €. Plus de 3 ans après la collision, l’affaire Almhm Transporter - Louis-Gaetane 2 ne serait donc toujours pas bouclée. Les premiers concernés, l’amateur et son équipage, pourront toujours se consoler en méditant le vieil adage selon lequel "plaie d’argent n’est pas mortelle..."

Pa.C


Publié le : Jeudi 2 janvier 2014 à 22:50

​Revue Presse Une mystérieuse découverte sur la plage de Farinette à Vias

Quelle est cette étrange bête de plus de six mètres de long ? (D. C.)

Midi Libre 31/12/2013

Quelle est cette étrange bête de plus de six mètres de long venue s’échouer sur la plage de Farinette à Vias (Hérault) ? Selon les services municipaux de la commune de Vias, le gagnant pourrait être… un énorme silure écrasé dans l’une des digues.

Est-ce un cétacé, un poulpe géant, un silure de grande taille ou bien tout autre chose qui est venu s’échouer sur la plage de Farinette ? Selon les services municipaux de la commune de Vias, le gagnant pourrait être… un énorme silure écrasé dans l’une des digues. Mais Renaud Dupuy de la Grandrive, spécialiste de ce grand poisson et qui s’est rendu sur place est formel : "Ce n’est pas un silure."

Le rorqual commun peut atteindre 22 m et 50 tonnes

Mais alors ? Quelle est cette étrange bête de plus de six mètres de long ? En fait, il s’agit d’un baleineau échoué depuis quelques jours sur la digue. "C’est un rorqual commun que j’ai pu identifier grâce à sa dorsale et aux sillons ventraux, explique Renaud Dupuy de la Grandrive. Il s’est échoué là lors du dernier coup de mer selon un pêcheur." à taille adulte, le rorqual commun peut atteindre 22 m et 50 tonnes.


Publié le : Mardi 31 décembre 2013 à 08:58

​Revue Presse Surfeurs de Noël dans les vagues de Sète

La plage du Lazaret, terrain de jeu des surfeurs

Midi Libre 25/12/2013

C'est parti. reste à trouver la vague.

Une poignée de courageux ont sorti les planches ce mercredi matin.

Une douzaine de dégrés, un grand ciel bleu et surtout de belles vagues irrésistibles pour les surfeurs de Sète. Certes, ce n'est pas la vague de Mundaka au Pays basque mais ça permet quand même de s'amuser. Ils étaient cinq dès les premières heures de la matinée à s'être lancés à l'eau.


Publié le : Jeudi 26 décembre 2013 à 09:31

​Revue Presse Le scénario catastrophe de la mer qui monte

Midi Libre 20/12/2013

Le préfet de Région : "Chacun fait son truc de son côté, en créant des épis, des enrochements, c’est absurde. La mer passe à droite et à gauche. Et la mer avance, on l’a vu avec le Lido de Sète." (PHOTO - ARCHIVE - DOMINIQUE QUET)

Le préfet de la région Languedoc-Roussillon, Pierre de Bousquet a lancé un cri d’alerte lors de la conférence régionale de prévention des inondations.

Le préfet de Région, Pierre de Bousquet, a préparé le terrain jeudi, lors de la conférence régionale de prévention des inondations... Il entend bousculer les esprits et les périmètres dans les mois et les années qui viennent. Objectif : faire reculer de plusieurs centaines de mètres les campings et autres équipements touristiques, sur le littoral languedocien.

"Tout le monde veut être au bord de la plage"

Et la tâche n’est pas mince : la région compte 200 kilomètres de côtes ! "A Vias, par exemple, ils en sont à mettre des habitations de loisir sur le domaine maritime !, s’agace le préfet. Tout le monde veut être au bord de la plage. Eh bien ce n’est pas possible, et en plus il va falloir reculer de 500 mètres."

Et la mer avance

Ce n’est ni plus ni moins qu’un bouleversement touristique que dessine le préfet, peu sensible aux rafistolages existants : "Chacun fait son truc de son côté, en créant des épis, des enrochements, c’est absurde. La mer passe à droite et à gauche. Et la mer avance, on l’a vu avec le Lido de Sète."

Selon Pierre de Bousquet, seule une démarche radicale peut sauver la région d’une catastrophe. "Ça coûtera moins cher de reculer. Une crue centennale, c’est des milliards de ruines. On ne gagnera pas toujours contre la mer. Il vaut mieux quelques reculs stratégiques, aider à relocaliser les activités. Le coût, sinon, serait bien plus élevé que ces relocalisations. Même si c’est vrai qu’il faut pouvoir répondre à ceux qui nous demanderont de les aider à reconstruire."

La réglementation va être durcie

Pierre de Bousquet annonce aussi la couleur : la réglementation va être durcie. "à La Grande-Motte, par exemple, il y avait au début des garages au pied des immeubles. Et puis ils ont installé des bistrots ou des magasins. Le plan de prévention des risques impose que si un nouveau permis de construire est demandé, pour faire des travaux, pour créer un accès handicapé obligatoire, il faudra remonter de 40 ou 50 centimètres le niveau plancher imposé."

à ceux qui râlent, le préfet compte bien répondre : "Personne ne vous obligeait à transformer un garage en bistrot." Il sait que tout cela n’est pas très populaire... D’abord auprès des Languedociens : "Quand on fait reculer une route, le contribuable se dit “C’est vachement mieux avant, je ne peux plus me garer pour aller à la mer”".

Dans la région : entre 600 000 et un million de personnes vivent en zone inondable

Et auprès des collectivités : "Les prescriptions sur les plans de prévention des risques sont assez durement ressenties dans les communes." Les habitants sont autant "d’électeurs". Et l’enjeu est colossal : selon l’état, "entre 600 000 et un million de personnes vivent en zone inondable en Languedoc-Roussillon".

Pierre de Bousquet veut aussi convaincre le conseil régional de l’urgence : "Elle a privilégié, comme toutes les collectivités, la lutte contre les inondations. Et il y avait énormément de choses à faire. La défense de la mer est, pour elle, une priorité seconde. Ça représente 15 M€ sur les 100 M€ qu’elle a investis entre 2007 et 2013 pour la lutte contre les inondations."

Un appel du pied pour en faire plus ?

La Région, qui avait lourdement investi ces dernières années, a au contraire décidé de revoir à la baisse son financement pour le prochain plan pluriannuel : elle investira 70 M€, au lieu des 100 M€ précédents. Au motif que bien des chantiers ont déjà été engagés.

Mais la Région compte bien batailler pour convaincre gouvernement et Europe de la priorité de la lutte contre les inondations, à défaut de celle de la submersion marine stricto sensu. Christian Bourquin et Pierre de Bousquet veulent inscrire ces actions au prochain contrat de plan Etat-Région, ce qui n’était pas prévu.

"Je vais m’efforcer de desserrer l’étau pour permettre de contractualiser", précise le préfet. Une petite partie de la manne européenne de 1,2 milliard d’euros pourra aussi être utilisée pour ce type de dossiers, à condition de convaincre Bruxelles qui, là non plus, n’a pas fait des inondations une de ses priorités.

L’état pourra toujours lui transmettre le résultat d’un scénario qui évalue à 85 000 le nombre de personnes directement impactées par une crue centennale littorale. Et quitte à faire un peu plus peur encore, citons ce scénario à mille ans réalisé par l’état : 110 000 personnes seraient touchées le long de la Méditerranée en Languedoc-Roussillon.

ARNAUD BOUCOMONT


Publié le : Vendredi 20 décembre 2013 à 10:18

​Revue Presse Le récit des plaisanciers disparus en mer durant une semaine

Le Seychelles III, et ses occupants, ont été retrouvés
mercredi dernier à 150 km au sud de Toulon. (DR)

Midi Libre 17/12/2013

Ils étaient partis pour une croisière en amoureux de trois semaines entre Port-Camargue et Barcelone. Joachim et Axelle ont connu "sept jours et six nuits d’enfer", avant d'être localisés par un avion, au large de Toulon. Récit.

"Honnêtement, quand ils nous ont retrouvés le septième jour, je n’y croyais plus trop", commente Axelle, le corps et l’âme encore meurtris, le sommeil ballotté par les émotions et les souvenirs. à bord du Seychelles III. Où tout est allé bien durant deux jours. Partis de Port-Camargue, les amoureux montpelliérains ont fait escale à Sète puis à Port Leucate. "Le matin, tout allait bien puis au bout de 3 heures de navigation, le temps a changé. Au large, on a pris une vague de 15 mètres. Elle s’est engouffrée dans le bateau, se souvient Axelle. Par trois fois, le voilier s’est couché sur l’eau puis s’est redressé. Je me suis vue morte." La compagne de Joachim se souvient de "toutes ces vagues qui ont suivi “le chemin” de la première", faisant entrer de l’eau dans le voilier devenu "microscopique" dans la tourmente. Axelle, 41 ans, se jette sur la VHF pour lancer un appel de détresse. "Je suis sûre d’avoir donné la bonne position inscrite sur notre GPS", assure la Montpelliéraine. Les secours les chercheront toutefois au large de Frontignan. De toute façon, les communications s’arrêteront là : "Avec l’eau, tout l’électrique a explosé."

"Je ne voyais pas le bateau tenir"

Vu la situation, le couple de navigateurs décide alors d’abandonner le Seychelles III en préparant le radeau de survie. Arraché par une lame… Joachim et Axelle s’accrochent alors à leur dernier espoir : ce voilier de 8,90 m malmené, secoué, embarquant de l’eau, livré à lui-même. "Ça a duré deux jours. Je ne voyais pas le bateau tenir." Joachim, 53 ans, reste à la barre durant 48 heures, passe trois fois à la mer. Revient miraculeusement à bord. "Heureusement qu’il est un marin expérimenté, sinon on ne serait pas sorti de là", reconnaît la Montpelliéraine. Le capitaine parvient à maintenir son voilier. Au jugé. à l’expérience. Jusqu’au samedi matin. "Et là, grand calme, grand ciel bleu. Si la situation n’avait pas été aussi grave, on se serait régalé."

Une boussole

Alors, paumé en plein milieu de nulle part et "pour ne pas se tuer le moral", le couple s’active. écope, surtout écope. "On a passé quatre jours dans l’eau", dit Axelle qui a les pieds et les mains encore flétris par ce contact prolongé avec l’eau de mer. Miraculeusement, en rangeant le cockpit du voilier désemparé, les deux Montpelliérains trouvent une boussole. Ils mettent cap au nord pour forcément toucher terre. "Sauf que ce n’était pas gagné là non plus." Visiblement la boussole avait aussi “chargé” lors de son bain de mer puisque le Seychelles III filait plus vers la Corse que vers le continent.

Deux bateaux passent

à bord, le couple qui, heureusement, a pu sauver son stock de nourriture, commence à trouver le temps long. "à force de ranger, il n’y avait plus rien à ranger", en sourit (aujourd’hui) Axelle. à l’ennui succède le découragement. Surtout quand deux bateaux passent dans leur secteur ! "L’un d’eux était un “commercial”. à l’œil nu, j’ai même vu le nom de la société “Sealink”. On a fait des appels lumineux avec notre miroir, le seul élément de sécurité qui nous restait, mais on n’a pas eu de réponse." Sur le pont, "on n’y croyait plus. On pensait ne plus revoir nos enfants."

Ils veulent récupérer leur bateau qui leur a sauvé la vie

Tout de même, Axelle a eu l’idée de déployer sous la baume un drap avec l’inscription SOS. Bonne inspiration. Ce message de détresse a été vu, par hasard, dans la matinée de mercredi par un Falcon parti de Lann Bihoué (Lorient). Les Montpelliérains ont été ensuite hélitreuillés par un Dauphin du CrossMed et placés en observation à l’hôpital Sainte-Musse de Toulon. Jeudi, ils ont pu rentrer dans leurs pénates montpelliérains. "Mais dans nos têtes, on est encore dans le bateau." Abandonné, de fait, par ses passagers, le Seychelles III dérive en ce moment au large de Marseille. Joachim et Axelle bataillent avec leur assurance pour le récupérer. "Ce n’est pas pour sa valeur. Mais on y tient." Cette “coquille de noix” les a sauvés. Elle mérite quelques égards.

PHILIPPE MALRIC


Publié le : Mercredi 18 décembre 2013 à 09:25

​Revue Presse Le Marrakech transformé en palace culturel ?

Le Marrakech n’a pas quitté le port depuis qu’il a été saisi
comme le Bni Nsar et le Biladi (désormais parti). (© D.R)

Midi Libre 17/12/2013

Un ambitieux projet pourrait s'implanter dans le ferry abandonné depuis deux ans.

Deux ans déjà… C’est en effet depuis début janvier 2012 que le Marrakech végète dans le port de Sète. Tout comme le Biladi (reparti au printemps dernier après avoir été revendu) et le Bni Nsar, il avait été saisi par les autorités françaises à cause des déboires de la compagnie marocaine Comanav-Comarit. Et depuis, alors que les Italiens de GNV ont repris la liaison entre Sète et le Maroc, son séjour s’éternise. Liquidation judiciaire, vente aux enchères ? Toujours rien à l’horizon. Sinon les traces de rouille qui s’allongent sur les flancs de ce navire de 120 m de long, amarré au poste G1.

Mais en meilleur état à l’intérieur qu’à l’extérieur. Après tout, il n’a été construit qu’en 1986. Et cet ancien fleuron du royaume chérifien au temps d’Hassan II a encore potentiellement vingt ans de service devant lui. Mais reprendra-t-il la mer ? Finira-t-il désossé dans un chantier naval ? Et s’il était voué à un tout autre avenir ? Car selon nos informations - la discrétion est de mise dans ce dossier -, le Marrakech est au cœur d’un projet économico-artistique aussi ambitieux qu’inédit. Porté des acteurs culturels sétois de premier plan, et soutenu par certains décideurs publics. De quoi s’agit-il ? De transformer le ferry en complexe hôtelier et culturel.

En confiant à un grand artiste le soin de le convertir en objet d’art, de le relooker en quelque sorte, tout en le réaménageant totalement à l’intérieur : avec 80 chambres, deux restaurants, une galerie commerciale, une salle de spectacle de 300 places, des studios (image et son), des ateliers et salles pour artistes en résidence… "Il resterait amarré toute l’année à Sète, par exemple sur le quai Paul-Riquet, là où se trouve le Rio Tagus, expose l’un des protagonistes du projet. Il pourrait accueillir des artistes, des spectacles, des expositions, permettre des échanges avec d’autres pays, notamment méditerranéens, participer à la vie culturelle sétoise et à ses festivals… Et il servirait de vitrine originale, dynamique, au port, à la région, à la ville". Voilà une opération qui se chiffrerait en tout cas à plusieurs millions d’euros. Avant même de parler gros sous, on serait curieux de savoir ce qu’en penserait un Georges Frêche…

MARC CAILLAUD


Publié le : Mercredi 18 décembre 2013 à 09:25

​Revue Presse Ca déménage aux Douanes maritimes

La remplaçante de la vedette de Sète, en fin de vie, pourrait s’amarrer à Agde
(B. CAMPELS)

Midi Libre 18/12/2013

Sète, Agde, jusqu’à Port-la-Nouvelle : chamboulement aux Douanes maritimes le long de nos côtes.

La Douane maritime est, à Sète, une institution présente dans l’enceinte même du port. Ses missions sont larges : ses huit douaniers contrôlent bateaux de fret, de plaisance et de pêche. Elle a une mission de police fiscale (droits de navigation, fraude à la TVA) et de répression de trafics illicites. L’unité détecte pollutions et dégazages et participe au sauvetage en mer. "Nous sommes leader dans la lutte contre la contrebande de cigarettes", confie un agent. Une reconnaissance qui aurait dû être parachevée par la livraison en 2015 d’une vedette moderne de 23 mètres, en remplacement de la vieillissante Vidourle (26 ans), l’une des 16 vedettes du système de surveillance des 2 000 km de côte méditerranéenne, incapable d’une action en haute mer. C’est dans son secteur que la flotte de ferries et de navires de commerce s’étoffe ; où résiste celle, encore importante, des navires de pêche. Où la plaisance est en pleine expansion et où les infractions fiscales (grande plaisance et plaisance de luxe) et les grands trafics, tels que stupéfiants, produits fortement taxés et armes, se multiplient.

La nouvelle vedette amarrée à Agde

Tout est donc réuni pour faire de Sète un point d’appui, un levier de l’action de la Douane en Méditerranée et le cœur du futur dispositif de surveillance. Las, "non seulement la nouvelle vedette ne viendrait pas à Sète comme prévu, mais l’administration veut l’amarrer à Agde", peste Marie-Jeanne Catala, secrétaire régionale USD-FO. "La direction a changé d’avis de façon inexpliquée. Or, ce serait une aberration de muter les huit douaniers sétois à Agde où les locaux sont petits et vétustes, alors que leurs locaux ont été rénovés voici un an et qui disposent de la place pour s’agrandir. Sans parler des allers-retours." Le plus important, c’est que l’on ne "pourra plus faire des contrôles dans la zone portuaire".

"Les Douanes maritimes sont un élément constitutif du port de Sète"

Moins d’activité, c’est prendre un risque pour l’avenir de l’unité, défendent les syndicats. "D’autant plus que cette unité ne serait plus adossée aux services traditionnels des Douanes. La tentation sera alors grande, si besoin, de diminuer encore les effectifs sétois." Les unités de Port-Vendres, vers l’Espagne, ainsi que Menton vers l’Italie, seraient touchées, voire supprimées.C’est dans ce contexte qu’il faudra équiper le futur patrouilleur de haute mer, pivot de la réorganisation de la surveillance. Basé à Toulon, ce navire, financé par l’Europe, sera dédié à la lutte contre l’immigration illégale (ci-dessous). "Les Douanes maritimes sont un élément constitutif du port de Sète", proclame le conseiller régional PS, André Lubrano, qui défend "le maintien de l’ensemble des services douaniers sur place". Il rappelle que "les Douanes viennent de prolonger la location des locaux qui appartiennent à la région".

OLIVIER SCHLAMA


Publié le : Mercredi 18 décembre 2013 à 09:15

​Revue Presse Etre sauveteur en mer, c'est comme avoir deux coeurs

Jean-Pierre Albano était depuis vingt ans le patron du Marius-Oliveri

Midi Libre 16/12/2013

Après 38 ans de bénévolat à la station de sauvetage de Sète, dont 20 aux aux commandes du canot de la SNSM, Jean-Pierre Albano, atteint par la limite d'âge, passe la barre.

Vous seriez bien resté encore quelques années à la barre du Marius-Oliveri, non ?

Oui mais je suis atteint par la limite d’âge. Je l’ai d’ailleurs déjà dépassée depuis longtemps puisqu’elle est de 65 ans et que j’en aurais bientôt 70, le 26 janvier prochain. J’adresse un remerciement particulier à Fernand Pongi (le délégué départemental de la Société nationale de sauvetage en mer) et Michel Zambrano (président de la station de Sète) qui sont intervenus pour moi auprès du siège, à Paris, pour que je puisse bénéficier d’un prolongement de ma fonction pendant toutes ces années.

Que ressentez-vous au moment de passer le relais à Didier Agresta ?

Beaucoup d’émotion bien sûr. Après 38 années d’amitié, d’humilité, de solidarité et d’entraide permanente, au cours de missions toutes différentes les unes des autres, dont certaines difficiles, dangereuses, face à une mer plus forte que nous.

Lorsque la sirène du sémaphore retentira, c’est avec un pincement au cœur que je l’entendrai. Ces moments intenses vont bien sûr me manquer.

Comment êtes-vous entré à la station de Sète ?

C’était en 1975. Mon vieil ami Claude Rossignol, qui avait été aussi plongeur-scaphandrier à Frontignan comme moi, y était entré deux ans plus tôt. Et Loulou Verladoccia, le patron du Maréchal-Joffre, le canot de l’époque, m’a proposé de venir. Et quand Verla s’est retiré, je lui ai succédé, il y a vingt ans tout juste.

38 ans à la SNSM... Cela représente combien de missions ?

A raison d’une trentaine par an en moyenne, cela fait un certain nombre. Près de 1 200 ! Dont la moitié en tant que patron.

S’il fallait en retenir quelques-unes parmi les plus marquantes...

J’en retiendrai trois. Celle du 25 novembre 1995, quand nous avons sauvé d’une mort certaine les quatre occupants d’un voilier, le Laetitia, qui avait chaviré au large de Frontignan. Le voilier avait fait le grand soleil, un tour complet sur lui-même, tellement la mer était forte.

La deuxième, c’était le 22 février 1999, pour le Regina Maris, ce chalutier qui avait coulé à 12 milles au large du Cap-d’Agde. Nous avions pu récupérer quatre personnes, mais pas la cinquième...

Et puis, le 11 avril 2002, nous avions vraiment frôlé la mort en tentant de nous porter au secours du voilier-école de la Macif, en perdition au large de Port-la-Nouvelle. Il y avait une tempête de sud-est, avec des creux de 6 à 8 m. Un paquet de mer a fait exploser les vitres de l’avant ! Nous avions dû hélas rentrer car nos vies étaient en danger. Nous risquions de couler.

Depuis ce jour-là, le siège de la SNSM a décidé que les 42 canots “tout-temps” des stations françaises auraient des vitres avant en mécralon, beaucoup plus résistant.

On imagine qu’entre sauveteurs, il y a des liens particuliers, très forts...

Bien sûr. Certains sont aussi des amis de longue date.

Mais cette année, nous avons eu quatre départs. Sur une quinzaine de bénévoles, ça fait beaucoup.

Que retirez-vous de toutes ces années passées en mer ?

Qu’on est tout petits ! Que la mer est et sera toujours la plus forte. J’ai aussi frôlé la mort deux fois en tant que scaphandrier.

Quand on est sauveteur, on apprend le respect des autres comme de soi-même. Je dis souvent qu’être sauveteur, c’est comme avoir deux cœurs, un de chaque côté. Bénévoles, on est payés avec le cœur.

J’aime bien aussi cette citation de Socrate. Il disait qu’il y avait "trois catégories de gens : les vivants, les morts et les marins..."

RECUEILLI PAR MARC CAILLAUD


Publié le : Mardi 17 décembre 2013 à 08:59

​Revue Presse Un dauphin échoué sur la plage du Castellas

Les causes de l'échouage peuvent être multiples. (CHRISTINE PALASZ)

Midi Libre 13/12/2013

Le mammifère, un dauphin qui mesure environ 1,20 m, a été retrouvé ce vendredi sur la plage du Castellas, entre Sète et Marseillan.

Un dauphin a été retrouvé ce vendredi sur la plage du Castellas, entre Sète et Marseillan. Le mammifère, qui mesure environ 1,20 m, était déjà partiellement ensablé. La houle de ces dernières heures expliquant ce phénomène.

Un périmètre a été délimité

Les causes de l'échouage peuvent être multiples : blessures par une hélice, noyade après avoir été pris dans des filets, ou pathologie liée à un virus. Le périmètre a été délimité par des barrières et l'animal doit être évacué.


Publié le : Samedi 14 décembre 2013 à 09:04

​Revue Presse Plongée mortelle au Cap d'Agde : les responsables du club encore condamnés

Sandra Bossat avait 21 ans le jour de l’accident qui lui a coûté la vie. (D. R.)

Midi Libre 13/12/2013

En 2006, la jeune Sandra Bossat était décédée lors d'une plongée sous-marine. Jugés six ans plus tard, le gérant de la société Alyzée Plongée avait écopé de trois ans de prison ferme en première instance, son moniteur avait été condamné à six mois ferme. Les deux avaient fait appel.

La cour d’appel de Montpellier a confirmé ce jeudi la condamnation de Daniel Boffetti (deux ans de prison ferme), ancien patron du club de plongée Alizée, et d’Alain Berleux (six mois ferme), moniteur fédéral, jugés responsables de la mort de Sandra Bossat, noyée lors d’un baptême au Cap-d’Agde en août 2006.

Nouvelle relaxe pour celui qui encadrait l'activité

En revanche, le jeune Mickaël qui encadrait la victime a bénéficié d’une nouvelle relaxe. à l’audience, il était apparu que ce jeune n’avait pas du tout les qualifications pour encadrer cette plongée. Mais aussi que le patron et le moniteur étaient parfaitement conscients de cet état de fait et que la "chasse aux baptêmes" et à l’argent qu’ils rapportent avait prévalu sur la sécurité des plongeurs.

Y. P


Publié le : Samedi 14 décembre 2013 à 09:09

​Revue Presse Son seul domicile, un bateau sans chauffage à Frontignan

Une association caritative a tiré la sonnette d’alarme
concernant la situation de cet homme. (© D.R)

Midi Libre 13/12/2013

Jean-Christophe Chatiron vit chichement dans son voilier, un six mètres amarré à un ponton du port des Pauvres à Frontignan (Hérault).

C’est une association caritative qui a tiré la sonnette d’alarme concernant "la situation délicate" de Jean-Christophe Chatiron. "Ce serait dramatique d’apprendre qu’il est mort de froid ou asphyxié !" Âgé de 49 ans, sans domicile fixe, si ce n’est ce bateau sans chauffage où il vit depuis quatre mois, Jean-Christophe Chatiron a posé l’ancre au port des pauvres.

S’habille dans les Vestiboutiques, se douche au centre Yunus

Mécanicien diéséliste, titulaire d’un CAP, il vit de petits boulots, de missions en intérim, de contrats d’insertion, possède un scooter pour se déplacer, reçoit chaque mois un RSA de 430 €, mange grâce aux distributions des Restos du cœur, aux achats à l’épicerie sociale, fait la manche devant l’église, s’habille dans les Vestiboutiques, se douche au centre Yunus, connaît tous ses compagnons d’infortune en ville - "c’est un petit village. On est cinq" -, les supermarchés où on ne veut plus les voir à la porte.

La petite cabine de ce voilier de 6 m

Dans la hiérarchie des accidentés de la vie, l’homme se classe plutôt comme un travailleur pauvre, vêtu simplement mais proprement. "Frontignan, c’est ma seule base. Ici, les gens me connaissent un peu. J’ai acheté ce bateau pour avoir au moins un toit. On me dit que j’ai du courage de rester là." Dans la petite cabine de ce voilier de 6 m, tout est soigneusement rangé : la vaisselle d’un côté, les denrées de l’autre. Dans le coin couchette, un amas de couvertures et "un bon duvet qui va jusqu’à -25 °C. Ce n’est pas le froid qui me gêne, je suis habitué. C’est l’humidité et le vent" explique-t-il.

Aller se doucher et remplir des bouteilles d’eau au port

Bricoleur, il a installé une éolienne qui lui sert à alimenter des ampoules quand il y a suffisamment de vent. Lumière, réchaud à gaz pour cuisiner mais pas de chaleur. "On m’a déconseillé les poêles à pétrole et à gaz sur un bateau." Jusqu’à il y a peu, il avait trouvé une combine (grâce à l’entraide) pour aller se doucher et remplir des bouteilles d’eau au port mais il a été repéré.

Alors que le niveau 1 du dispositif hivernal d’urgence vient d’être activé par la préfecture, sa situation a de quoi inquiéter. Originaire de Bourges, Jean-Christophe Chatiron a dévissé il y a douze ans : divorce, perte d’emploi, alcool l’ont jeté dans la rue, les squats, les trains sans tickets, le tour de France de la débrouille, la solitude. "Ç’a été très dur pour mes filles. J’y étais très attaché" raconte-t-il.

"S’il faut tendre la main à quelqu’un, on le fera"

Jean-Christophe Chatiron a bien pensé demander une place pour l’hiver au port de plaisance où il pourrait bénéficier de l’eau et, surtout, de l’électricité pour se chauffer. "Avec mon RSA, je peux payer" assure-t-il. Inscrit sur liste d’attente, l’homme n’a que peu de chances d’être accepté. "La résidence permanente à bord d’un bateau est interdite par le règlement", justifie Gérard Arnal même s’il existe une tolérance pour certains déjà sur place. "C’est une situation que connaissent tous les ports de la Méditerranée. Or, le port se doit d’avoir une gestion financière équilibrée. On est obligé d’émettre des recettes." L’adjoint au tourisme ne ferme pas la porte définitivement et consent à étudier la question : "S’il faut tendre la main à quelqu’un, on le fera mais les services sociaux sont là, et mieux armés qu’un port de plaisance, pour lui proposer un logement en hiver. Il y trouvera plus de confort qu’à tout vent et à tout air sur le port."

Isabelle Jupin


Publié le : Samedi 14 décembre 2013 à 09:00

​Revue Presse Thau : pas de radioactivité sur les phares

Heureusement, pas de radioactivité sur les phares de l’étang. (V.A.)

Midi Libre 12/12/2013

Mercredi, le service Phares et Balises a effectué une tournée d’inspection sur l'étang

Accompagnés par un service de pompiers spécialisé dans la recherche de radioactivité, des agents de Phares et balises - une antenne de la Direction Inter-régionale de la Mer - sont allés inspecter mercredi matin le phare de l’Homme Mort, au large du Barrou, et celui des Onglous, à Marseillan.

"A une époque, certains paratonnerres des balises françaises ont été remplacés par d’autres, contenant de la radioactivité. On est allé vérifier si ces deux phares en étaient porteurs", explique André Grémillet, de Phares et balises. Levons immédiatement tout doute : aucun des deux sites inspectés n’a fait réagir les capteurs spécialisés.

"Et ce n’est pas plus mal puisqu’on travaille somme toute régulièrement sur ces phares", commente André Grémillet.

“Phares et balises”, dont les bureaux sont basés à Sète, doit gérer pas moins de 300 “établissements” entre l’Espiguette et Cerbère.


Publié le : Vendredi 13 décembre 2013 à 08:08

​Revue Presse Partis de Sète : les occupants du voilier Seychelles III retrouvés saufs

Dans un piteux état...

Midi Libre 11/12/2013

Parti de Sète (Hérault) jeudi après une escale d’une nuit, le voilier Seychelles III avait lancé un appel de détresse vendredi. Aucune trace n'avait été alors retrouvée.

Les occupants du Seychelles III , un voilier parti de Sète le jeudi après une escale d’une nuit, ont été retrouvés, .Ils avaient lancé un appel de détresse vendredi matin mais malgré les moyens employés, rien n'avait été retrouvé.

"Leur 'mayday' a été capté par l’émetteur du Néoulous"

Finalement c'est un Falcon 50 qui les a survolé par hasard aujourd'hui. Ils étaient à 150 km au sud de Toulon et portaient un panneau SOS. Ils ont été hélitreuillés et évacués vers l'hôpital de Toulon. Ils sont en bonne santé. "Leur “mayday” a été capté par l’émetteur du Néoulous (NDLR situé à la frontière franco-espagnole)", expliquait-t-on auprès de la préfecture maritime de Toulon.

PH.M


Publié le : Jeudi 12 décembre 2013 à 08:55

​Revue Presse Détresse en mer : comment les secours s´organisent

Ponctuellement, le CrossMed peut demander un appui visuel au Sémaphore
(ARCHIVES)

Midi Libre 10/12/2013

Vendredi, le Seychelles III a bien disparu au large de Sète. Son "mayday" avait été transmis aux services de secours

Ce n’était donc pas un canular. L’appel de détresse lancé vendredi matin par un voilier - le Seychelles III - en train de couler a été authentifié par le CrossMed (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage en Méditerranée), basé à Toulon. Cet appel avait entraîné le déploiement de grands moyens pour retrouver l’embarcation, partie de Sète le jeudi après une escale d’une nuit. "Leur “mayday” a été capté par l’émetteur du Néoulous (NDLR situé à la frontière franco-espagnole)", explique-t-on auprès de la préfecture maritime de Toulon.

Cet appel de détresse - “mayday” signifie un danger grave et imminent pour un bateau et son équipage - a été passé sur le canal 16 de la VHF. Cette fréquence est uniquement réservée aux messages de navigation et donc aussi aux urgences. Les annonces de ce type - qui peuvent aussi être communiquées via le 112 sur les téléphones mobiles - convergent obligatoirement vers le CrossMed de Toulon. Soit directement si les antennes de ce site le captent, soit par ricochet par le biais des autres navires en mer ou des sémaphores implantés le long de la côte.

Une fois l’information collectée, le CrossMed évalue la situation, l’analyse, et peut envoyer sur zone l’ensemble des moyens dont il dispose. C’est ainsi que vendredi dernier, pour cette urgence vitale signalée par l’équipage du Seychelles III, cette véritable tour de contrôle de la navigation en Méditerranée française a, forcément, alerté les membres de l’équipage sétois du canot de sauvetage de la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) en direct sur leurs “bips” ou par le biais de la sonnerie du sémaphore.

Vu la situation, le Dragon 34 de la Sécurité civile (qui a un rayon d’action de 60 milles, soit 110 km) a aussi été sollicité par deux fois dans la journée. Cet aéronef rapide et doté d’un treuil pour une évacuation rapide a ensuite été secondé par son “cousin” gendarme (portée de 40 km) puis par un Falcon 50 de la Marine nationale. "On peut aussi faire appel à un hélicoptère Dauphin qui a un rayon d’action de 120 milles (220 km), mais là on a “pris” ce qui était le plus proche du secteur concerné", précise la préfecture Maritime. En outre, guidé par le CrossMed, le chalutier L’Angevine, qui était en action de pêche dans la zone, est venu renforcer le dispositif de recherche. Tout comme le paquebot le Queen Elisabeth qui passait dans les environs le samedi. Mais il aurait pu y avoir toute la flotte de Méditerranée, personne n’aurait rien pu voir. Le Seychelles III était en détresse, selon l’enquête du CrossMed, finalement non loin de la frontière espagnole. Les indications orales d’une occupante du navire, prise de panique, avaient en effet laissé penser que le voilier se trouvait au large de Sète.

Philippe MALRIC


Publié le : Mardi 10 décembre 2013 à 20:19

​Revue Presse Un voilier a effectivement disparu au large

De grands moyens ont été engagés. Mais pas au bon endroit. (Illustration)

Midi Libre 09/12/2013

Un appel de détresse avait été envoyé vendredi matin. Mais il y a eu une erreur de localisation...

Des grands moyens avaient été déployés vendredi matin pour rechercher les occupants, paniqués, d'un voilier annonçant qu'ils étaient en train de couler au large de Sète. Malgré les efforts entrepris, aucune trace n'avait été retrouvée. Et la Préfecture maritime subodorait que cet appel pouvait être un canular.

Il n'en est rien. Après vérifications des communications et triangulation, il s'avère que le voilier, appelé Seychelles 3, se trouvait au large de l'Espagne. Il était parti de Sète mercredi matin après une nuit d'escale. Et, dans la panique, les marins à bord, ont fait une erreur de relevé GPS pour donner leur position.

Un couple se trouvait à bord. Les recherches entreprises par les secouristes espagnols n'ont rien donné.

PH.M


Publié le : Mardi 10 décembre 2013 à 08:28

​Revue Presse Thon rouge : rien n´est acquis pour les Sétois

Depuis 2008, les petits-métiers de la pêche, et notamment les anciens pêcheurs
à la thonaille, réclament leur part du gâteau. (Archives)

Midi Libre 07/12/2013

Une délégation de pêcheurs artisanaux du Syndicat des petits-métiers de Méditerranée a été reçue à Montpellier par le ministre, Frédéric Cuvillier, et la directrice des pêches. Les pêcheurs ont renouvelé leur demande d'une rallonge de 20 tonnes de quota à se partager, soit 0,8 % du quota global. Et ce n'est pas gagné...

Les pêcheurs réunis au sein du Syndicat des petits-métiers de la pêche du Languedoc-Roussillon ne savent pas sur quel pied danser.

Après avoir couru derrière le ministre de la Mer, mardi toute la journée (ils devaient le rencontrer le matin à Carnon, rencontre décalée à 12 h 30 à Montpellier, puis à 16 h 30), ils ont enfin obtenu une entrevue avec Frédéric Cuvillier aux alentours de 17 h 30. Elle a duré 40 minutes. Le plat de résistance de cette rencontre étant, bien sûr, le nombre et la répartition des AEP (Autorisations européennes de pêche) permettant de pêcher le thon rouge (ces autorisations ont succédé aux PPS attribués aux anciens thonailleurs).

Sur 2 400 tonnes de quota global, leur requête semble raisonnable...

A savoir que les petits-métiers du syndicat, qui représentent des centaines de professionnels répartis sur toute la région, demandent toujours une “rallonge” de 0,8 % du quota national de thon rouge pour la Méditerranée, soit 20 tonnes sur les... 2 400 tonnes que se partagent aujourd’hui les senneurs et quelques heureux élus côté petite-pêche.

Or, bien que ce tonnage soit symbolique, Frédéric Cuvillier et la directrice des pêches, présente lors de cette entrevue, "ont renvoyé les professionnels à leurs divisions", assure éric Bellone, vice-président du Syndicat des petits-métiers. "On lui a pourtant bien précisé que nous ne voulons pas devenir des spécialistes du thon rouge mais seulement ajouter cette pêche à notre polyvalence, histoire de vivre de notre activité. Nous avons même proposé, en cas d’obtention des fameuses autorisations, de ne pas pêcher au palangre mais à la canne..." Or, après avoir invoqué l’an dernier un problème de niveau de quotas ne lui permettant pas d’honorer les demandes des petits-métiers, la directrice des pêches aurait cette fois parlé d’un autre souci, arguant du fait que les AEP sont limitées, en nombre, par l’Europe.

Ce dont la plupart des spécialistes du thon présents ce mardi à Montpellier doutent franchement. Selon eux, il pourrait s’agir d’"un problème administratif franco-français". Et d’une façon de botter en touche ?

Pa. C


Publié le : Dimanche 8 décembre 2013 à 08:03

​Revue Presse Le porte hélicoptère Le Tonnerre est arrivé à Sète

Midi Libre 03/12/2013

Une escale prévue dans le cadre des Assises de l'Economie Maritime.

Alors que les congressistes, dont le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault, se retrouvent à Montpellier pour les Assises de l'Economie Maritime, le porte-hélicoptère Le Tonnerre est arrivé à Sète au lever du jour. Il accueillera ce mardi soir une soirée de gala.


Publié le : Mardi 3 décembre 2013 à 16:47