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​Revue Presse
Huit ans après, l'Edoil est toujours à quai

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édition du mardi 1 mars 2011

Huit ans que ça dure. Et toujours pas de solution en vue. Le 1er février 2003, l' Edoil entrait au port de Sète en provenance d'Italie, avec à bord huit hommes d'équipage et une cargaison d'huile de colza. L'huile a été livrée, les marins rapatriés (après de nombreux mois de galère), mais le bateau, lui, est toujours là.

Du côté de l'établissement public régional du port de Sète, on commence vraiment à trouver le temps long. Au point d'entrer dans une phase active de recherche de solution. Sauf qu'il y a un écueil de taille : ce bateau n'a plus de propriétaire. Et c'est un vrai casse-tête juridique pour les autorités portuaires. Un tribunal pourrait donc être amené à se prononcer sur cette épineuse question de la propriété du cargo. Rien ne pourra en tout cas se faire avant qu'une réponse soit apportée. Ensuite ? « On peut imaginer un découpage sur place, encore qu'il faudrait désamianter le bateau », confie-t-on sur le port. Y a-t-il d'autres hypothèses à envisager ? Pas sûr. Bref, huit ans après son arrivée, l' Edoil hante toujours les esprits des responsables du port. Et ça risque de durer encore quelque temps.

Quant au Rio Tagus, ce cargo à quai depuis quatre mois, on est toujours dans l'attente d'un éventuel départ vers un chantier naval qui pourrait prendre en charge les réparations du bateau. Mais l'armateur souhaite remplir ses cales avant de partir. En attendant, le commandant, resté à bord, doit commencer à trouver le temps long.

FRANÇOIS DORé


Publié le : Mardi 1 mars 2011 à 14:35

​Revue Presse
Installation de la commission nationale Odyssea

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édition du samedi 26 février 2011

GRUISSAN

Suite à l'accord-cadre signé par le ministre du Tourisme Hervé Novelli en novembre 2010 à l'occasion de la présentation du modèle Odyssea à Gruissan et lors du salon du patrimoine au Louvre à Paris, l'Etat a mis en place avec le groupement Odyssea, un comité interministériel regroupant autour du ministère du Tourisme, les ministères de l'écologie et du développement durable, les affaires européennes, la Culture, l'agriculture et l'aménagement du territoire (DATAR).

Cette commission nationale est chargée de rédiger le livre blanc du modèle Odyssea, afin de définir les engagements liés à l'obtention du label, la méthodologie d'accès aux territoires candidats, les étapes de mise en œuvre et l'inscrire dans les grands principes du futur schéma touristique de la France pour les années à venir.

La commission présidée par Serge Pallarès, pilotée par la direction ministérielle des destinations touristiques et coordonnée par Philippe Calamel, regroupe des experts, des fonctionnaires des différents ministères, la Fédération française des ports de plaisance, l'Association nationale des élus du littoral, l'Institut européen des itinéraires culturels du Conseil de l'Europe, ainsi que les représentants des Régions et référents de l'Italie et de l'Espagne.

A ce titre, Jean-Claude Meric, directeur de la station de Gruissan, 1er port pilote européen investi dans ce projet et soutenu par la Région Languedoc Roussillon, le département de l'Aude, l'Etat et l'Europe, a été intégré pour ses compétences au titre du tourisme et des ports dans ce groupe.

Cette nomination est une reconnaissance pour le maire de Gruissan Didier Codorniou et l'investissement touristique de la commune, notamment par son innovation exemplaire en matière d'approche territoriale, liant le développement économique du Littoral avec son arrière-pays. Mais aussi par l'utilisation de nouvelles technologies, l'aménagement innovant de son office de tourisme et de sa capitainerie et la valorisation des patrimoines de la commune dernièrement équipés.

Le modèle Odyssea de Gruissan et demain du Grand Narbonne s'appuie sur l'organisation des flux touristiques, par la création de l'itinéraire mer/terre et des lieux organisés tant en terme d'accueil d'innovations, que de signalétique et de professionnalisation. Il permet aux territoires ruraux partenaires de Gruissan et déjà engagés comme les communes de Cucugnan, Duilhac-sous-Peyrepertuse, Lagrasse, Terme, Villerouge-Termenès, les vignerons des terroirs du vertige, principalement tournés vers l'Oenotourisme, la mise en valeur des patrimoines et des paysages via des nouvelles technologies aux standards communs. « Il s'agit là, d'une organisation collective, révélant la complémentarité des zones de forte concentration touristique : Narbonne et le littoral en lien et en solidarité avec les acteurs des territoires ruraux dont la colonne vertébrale pourraient être le canal du Midi et de la Robine. ».

Jean-Claude Meric, directeur de la station au ministère du Tourisme


Publié le : Lundi 28 février 2011 à 12:42

​Revue Presse
Le directeur du port de St Cyprien en garde à vue

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édition du mercredi 23 février 2011

Voilà un an, depuis la dernière mise en examen dans ce dossier, que l'affaire Bouille (du nom de l'ancien maire de Saint-Cyprien décédé) n'avait pas fait parler d'elle. Et voilà que le feuilleton politico-judiciaire, sans précédent dans le département (lire ci-contre), vient de connaître un nouveau rebondissement hier matin. Serge Pallarès, directeur du port de la commune, a répondu à la convocation des services de la police judiciaire de Perpignan et a été immédiatement placé en garde à vue. Hier soir, il était toujours entendu, a confirmé le procureur de la République Jean-Pierre Dreno, et cette mesure devait être maintenue jusqu'à ce matin où il sera décidé de sa prolongation ou non.

Serge Pallarès est interrogé sur commission rogatoire des deux juges d'instruction co-saisis de l'affaire Bouille dans le cadre de l'enquête pour malversations diverses, corruption... Selon les premiers éléments, il serait tenu de s'expliquer sur ses relations avec l'ancienne municipalité et notamment avec l'ancien maire, sur d'éventuels enrichissements personnels ou détournements de fonds qui auraient pu être faits à son profit. Les questions porteraient sur ses fonctions de directeur du port, mais aussi en tant qu'ancien responsable de l'EPIC et président actuel de la fédération française des ports de plaisance. Fédération au sein de laquelle, pour la petite histoire, François Bouille, le fils de l'ancien maire, avait d'ailleurs été employé à partir de septembre 2005 et qu'il poursuit désormais en justice afin de solliciter des explications sur les raisons de son licenciement en janvier 2010.

Le maire « attristé »

« Je ne savais pas que Serge Pallarès était en garde à vue. Je suis attristé politiquement et humainement parce que l'on va à nouveau reparler de Saint-Cyprien de façon négative, réagissait le maire actuel Thierry Del Poso, hier soir. Attristé aussi parce que depuis que je suis maire je travaille avec lui dans d'excellentes conditions. J'espère que cette garde à vue ne se soldera pas par une mise en examen parce que c'est quelqu'un qui participe à la vie de la commune, à son développement et à ses projets, de façon très active. Au départ, je n'avais que des soupçons sur Jacques Bouille au sens strict. J'ai été surpris que certaines personnes aient été touchées et ça me surprend encore plus deux ans après que cela concerne Serge Pallarès. Il y a trois têtes primordiales au fonctionnement de la commune : le directeur de l'office de tourisme que j'ai changé quand je suis arrivé, le directeur général des services dont je n'ai pas eu à me séparer car il a été mis en examen et le directeur du port. J'ai pris le parti de voir si on pouvait travailler ensemble. Il n'y a aucun problème. C'est quelqu'un sur qui je m'appuie. Si il y a encore des investigations, j'espère que cela va se faire rapidement pour que l'on puisse travailler sereinement. Que l'enquête se termine vite, qu'il y ait un procès et que l'on tourne la page ». Pourtant, le dossier ne serait pas encore fini...

Laure Moysset


Publié le : Samedi 26 février 2011 à 22:25

​Revue Presse
Les ports et les trois milles, là où tout se passe...

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Photo S.F

édition du vendredi 25 février 2011

« La ressource est là, sous les bateaux, dans les ports et dans les trois milles. C'est là que tout se passe. Le moindre litre de gazole ou toute pollution provenant du bassin versant a des effets dévastateurs. Il est vrai que la pression de pêche existe, mais si on chouchoute le larvaire, nous n'aurons plus de problème de ressource. » Michel Cantou précise aussi quelles sont les espèces que l'on trouve dans le port, et à quelle période elles y entrent. En février, mars et avril débarquent les larves de loups et de daurades ; en avril et mai, elles croisent le sar commun.

En mai, juin, juillet et août entreront les sars tambour, les oblades et le pataclet. Enfin, en novembre et décembre arrivent les cohortes de saupes, sars à tête noire, 'sars pointus'. Tous vivront une partie de leur croissance dans le port avant de le quitter pour la mer ou l'étang. Mais entre prédation, cannibalisme et pollution, peu s'en sortiront. Aussi le plongeur propose-t-il d'« envisager une optimisation écologique des ports en prenant en compte la dimension larvaire ».


Publié le : Vendredi 25 février 2011 à 11:07

​Revue Presse
Le gazole dans le biberon des poissons, c'est pas bon

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édition du vendredi 25 février 2011

Elle ne croit peut-être pas si bien dire, la Sétoise Catherine Chauzit, quand elle fustige la pollution du port de Sète par des nappes d'hydrocarbures (sa pétition, sur internet, a déjà recueilli 165 signatures). Car ces quelques dizaines de litres (centaines ?) d'eau souillée par le gazole qui, quotidiennement, glissent sous le pont de la Civette, sont bien moins inoffensives qu'elles le paraissent.

Des cohortes de 3 000 larves qui viennent chercher refuge

Les investigations menées ces derniers mois par Michel Cantou, le plongeur scientifique de l'Université de Montpellier, dans différents ports, dont celui de Sète, tendent à confirmer ce que l'apnéiste subodorait : offrant de multiples refuges à l'abri des courants, et des prédateurs, les ports (comme les étangs) sont les nourrisseries de la Méditerranée.

« Longtemps, explique-t-il, on ne savait pas où pondaient les poissons, où grandissaient les larves. En observant le comportement des adultes, je me suis rendu compte que les poissons (hors grands pélagiques) pondent très près de la zone littorale, où se trouvent les nutriments, les lieux où se cacher. » Selon ses observations, c'est à l'âge de 10 jours environ que les larves entrent dans les ports.

Aux Quilles, derrière le Brise-lames, les loups, sars, daurades privilégient les zones de faible profondeur, parfois couvertes d'herbiers, qui les protègent des prédateurs. Tandis que les carènes de bateaux les mettent à l'abri des courants. Elles arrivent par centaines, par milliers : « Ce sont des cohortes de 300 à 3 000 poissons qui ne mesurent pas plus de 12 mm… », explique le plongeur. à ce stade, les larves ont une faible capacité natatoire.

Leur seule défense est leur transparence. Arme inefficace contre la redoutable nappe de gazole. Les larves n'y survivent pas, quand elles montent à la surface pour prendre une bulle d'air. Et chaque fois que cela se produit, ce sont potentiellement des tonnes de poissons qui n'iront pas peupler la Méditerranée. Ni les filets de pêche.

PATRICE CASTAN


Publié le : Vendredi 25 février 2011 à 11:02

​Revue Presse
Le jambon de thon a êté présenté au salon de l'Agriculture

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édition du jeudi 24 février 2011

Grande gueule certes, mais aux idées larges. Patron bien connu de la Casa Pépé, restaurant du centre-ville, Aimé Catanzano est monté à Paris.

Un aller-retour express pour l'ancien pêcheur qui, à l'invitation du maire de Marseillan, Yves Michel, est allé présenter au salon de l'Agriculture, sur le stand de la région Languedoc-Roussillon, ce nouveau produit. On connaissait les tielles agathoises (meilleures que celles de Sète dans le cas d'Aimé...), il convient désormais d'accueillir dans la grande famille des spécialités locales le 'cathonzano' ! En fait, une sorte de jambon de thon - la chair du poisson a séché plusieurs semaines - que l'on peut découper et servir comme un jambon classique.

C'est après l'avoir découvert que le maire de Marseillan, Yves Michel, a proposé à Aimé Catanzano de faire partie de la délégation marseillanaise pour le salon de l'Agriculture. « J'ai trouvé cette innovation culinaire très sympa, explique Yves Michel. Comme nous allions à Paris avec les conchyliculteurs du bassin de Thau et des vignerons, j'ai proposé à Aimé de venir avec nous. » Hier soir, quelques chanceux ont donc pu goûter à ce plat, à l'avenir toutefois incertain. Car trouver des thons sur les étals relève aujourd'hui de la chasse au trésor.


Publié le : Jeudi 24 février 2011 à 08:35

​Revue Presse
Triste fin pour le dauphin, échoué parmi les déchets

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Photo R. L

édition du mercredi 23 février 2011

Quand on a passé sa vie à arpenter la Grande Bleue, à faire le fou en croisant les étraves des bateaux, finir comme ça, c'est pas très beau. Bon, c'est sûr, pour un dauphin blessé par une hélice, un filet ou pris dans un chalut, puis rendu à la mer, il n'y a pas cinquante solutions : c'est souvent la noyade, et l'échouage. Sauf qu'échouer sur une plage, c'est plus sympa. Lui a dû se contenter d'un recoin du Cul de bœuf, contre le Môle, farci de déchets. 


Publié le : Mercredi 23 février 2011 à 14:22

​Revue Presse
Coupe du Président

édition du mardi 22 février 2011

Du vent (entre 20 et 25 nœuds), du soleil, pas mal d'embruns dans le nez, et donc une mer légèrement formée ont été le lot des équipages qui se sont affrontés pour cette Coupe du Président 2011.

Pas moins de 35 bateaux (performance habituelle pour le club) à l'émargement matinal de cette belle journée d'hiver languedocien.Une fois n'est pas coutume, tous se sont élancés, face au nord-ouest (Tramontane), direction Valras (jusque devant les digues de l'Orb) où les 'gros' bateaux devaient virer autour d'un bateau du comité de course, soit, depuis le port du Cap d'Agde, une distance de près de 19 milles (aller-retour) à parcourir, et, pour les plus petits bateaux, une bouée à virer au large de la Maïre de Portiragnes, pour une distance totale d'environ 13 milles. Du fait de ces tracés un peu différents, et de la régularité des conditions météo, le classement général a été établi sur les vitesses moyennes des bateaux, le gros de la flotte étant arrivé relativement groupé.

à cet exercice, le podium (en l'absence d'un favori qui a dû abandonner après une avarie) a été le suivant : 1er Atalante II à M. Lo Pinto, 2e Navicap à M. Castelvi, 3e Furtif à M. Boyer, tous trois habitués des places d'honneur (sur 32 classés et 3 abandons).


Publié le : Mardi 22 février 2011 à 08:37

​Revue Presse
'Emotion' attendu à la course de l'Edhec

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Photo Vincent ANDORRA

édition du lundi 21 février 2011

Le trimaran Emotion, ex-Sopra, actuellement basé quai d'Alger à Sète, va participer, du 9 au 16 avril prochains, au plus grand évènement sportif étudiant d'Europe : la course-croisière de l'Edhec.

L'an dernier, 170 bateaux ont pris le départ de cette épreuve qui accueillera donc pour la première fois un voilier de l'envergure d'Emotion, c'est-à-dire un trimaran de 60 pieds.

Et c'est un équipage sétois qui a été choisi pour rallier Lorient, lieu de départ de la course. Ce convoyage de 16 jours au total (aller et retour) en passant par le détroit de Gibraltar sera déjà, en soi, une véritable épreuve sur cette formule 1 des mers dont l'allure de croisière oscille entre 25 et 30 nœuds (45 à 55 km / h). Et une garantie de fortes émotions...


Publié le : Lundi 21 février 2011 à 07:36

​Revue Presse
La Voile latine a inauguré son grand ber

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édition du dimanche 20 février 2011

Après une année 2010 difficile, comme ne l'a pas caché la présidente, Nicole Sandrin, l'équipage de la Voile latine a tenu à inaugurer dignement hier, à la Plagette, son nouveau grand ber. Un travail de longue haleine que sont venus saluer le maire, André Lubrano, Emile Anfosso et le représentant de la fondation Banque populaire qui soutient l'association à la tête du dernier chantier naval traditionnel de l'île singulière.

Vincent ANDORRA


Publié le : Dimanche 20 février 2011 à 09:03

​Revue Presse
Les huîtres de Thau font leur grand retour aujourd'hui

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édition du vendredi 18 février 2011

Ils n'ont pas eu le temps de souffler. Deux palettes pleines de moules étant malencontreusement tombées à l'eau, il a bien fallu aller les récupérer. D'où deux bonnes heures de travail, sous la pluie, en plus des tâches habituelles : détroquer, calibrer dans les pochons, emballer...

Pas grave. Hier matin, dans leur mas du Mourre blanc, à Mèze, Lyne et Dominique Guillard savouraient le soulagement de pouvoir enfin reprendre la commercialisation de leurs coquillages. Encore enchantés par la belle soirée de la veille : ils l'ont passée à la Maison de la Mer, au retour de la délégation d'élus et professionnels qui ont arraché in extremis à Paris la réouverture de l'étang. « Ils nous ont raconté comment ils ont réussi à convaincre les autorités. On est restés jusqu'à 1 h 30 du matin.

Cela faisait vraiment plaisir de se retrouver, de voir la profession unie », souligne Lyne.

L'issue de cette réunion de la dernière chance était bien incertaine. Mais les Guillard, eux, y croyaient. La preuve : le matin même, « on a mis les huîtres dans les bassins de purification », où elles doivent rester 48 heures pour être aptes à être vendues. « En fait, on n'a rien changé à nos habitudes ».

50 % de revenus en moins

Ce matin, comme il le fait tous les week-ends depuis cinq ans, entre septembre et mai, Dominique partira pour la région lyonnaise. Il livrera des restaurants et tiendra un étal sur les marchés de Meyzieu et Vienne. « C'est loin, mais je n'ai pas le choix. Dans la région, c'est saturé. » Lyne, elle, n'aura pas autant de route. On la retrouvera comme d'habitude sur les marchés de Montferrier-sur-Lez, demain, et de Saint-Clément-de-Rivière, dimanche.

Tous deux savent qu'il leur faudra faire de la pédagogie : « Je suis déjà allée voir mes clients, explique Lyne, tout en cloquant des huîtres, deux par deux, pour vérifier qu'elles sont bien hermétiques, Je leur ai dit que même si la DGAL (Direction générale de l'alimentation) ne voulait toujours pas nous donner le feu vert, il n'y avait aucun souci sur nos coquillages depuis le 15 janvier. » Les Guillard, qui exploitent trois tables de crassostrea gigas affinées en mer, s'attendent également à vivre encore des semaines difficiles, après trois années sombres : « C'est bien simple : en 2010, on a perdu la moitié de nos revenus. Pendant la fermeture, on a eu nos charges à payer. Et il va falloir rattraper la mévente ».

Lyne ouvre une huître, enfonce la pointe d'un couteau dans le manteau, détache l'intérieur de la coquille, et le tend à un visiteur en manque après six semaines de sevrage. « Et surtout mâchez bien ! ». Ce dont l'heureux 'coquillageomane 'ne se fait pas prier.

MARC CAILLAUD


Publié le : Vendredi 18 février 2011 à 11:24

​Revue Presse
Étang de Thau : la délivrance

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Photos Vincent ANDORRA, Philippe DOBROWOLSKA ET Marie-Laure MATHé

édition du jeudi 17 février 2011

Ce fut comme un jour d'élections. Avec des hauts et des bas. Le premier SMS qui, hier vers 16 h 30, 'tombait' en provenance de la salle de réunion parisienne où se jouait l'avenir de Thau, ne laissait d'ailleurs rien augurer de bon. Les collaborateurs du ministre ne voulaient rien savoir : l'étang resterait fermé. On n'était pourtant qu'au milieu du gué puisqu'une heure plus tard, les conchyliculteurs réunis au pied de la capitainerie du port de Sète apprenaient que les élus et responsables professionnels avaient décidé de faire le forcing, là haut, à Paris, à raison.

Après trois heures de débat, la cause était, dans tous les sens du terme, entendue : l'étang rouvrira demain.

Philippe Ortin, Président de la section régionale conchylicole : « Au bout d'1 h 30 de discussions, j'ai bien cru qu'on allait repartir. C'était bloqué, archi bloqué. Puis, peu à peu, on a trouvé des failles... »

Gilles d'Ettore, député : « Ça n'a pas été sans éclats de voix. On a négocié durant plus de 2 h 30. Au final, le ministre a convenu que dans cette affaire, il y avait eu deux poids deux mesures au détriment de l'étang de Thau. »

On ne parle plus de tests libératoires hors de prix. L'étang est simplement ouvert, comme il l'était avant la crise, a annoncé hier vers 18 h Didier Aspa. Les conchyliculteurs devront seulement passer les lots à commercialiser 48 h en bassin, contre 24 h en temps normal. La décision de réouverture du ministre a été motivée par les bons résultats des analyses en sortie de bassins, y compris au niveau des traces de norovirus. Et par le forcing des gens de Thau qui, à Paris, n'ont rien lâché.

Hier, 18 h, à Mèze Quelques minutes avant l'annonce de la réouverture, plus personne n'y croyait. Et pourtant, après trois heures d'âpres débats, la délégation de Thau emportait la décision à Paris.

Une nouvelle accueillie dans la liesse par les conchyliculteurs réunis en fin de journée à la Maison de la mer de Mèze.

Où les 'sauveurs' étaient attendus vers 22 h.

Tension A la mi-journée hier, quelque 200 conchyliculteurs de Thau avaient réuni leur petite armada de barges conchylicoles et de sapinous à l'entrée du canal maritime du port de Sète. C'est là que, pendant des heures, ils ont attendu la décision finale du ministre et de ses collaborateurs. Le désespoir était alors majoritaire...

Au front Pour les conchyliculteurs rencontrés hier toute la journée sur le terrain, les chances d'obtenir quelque chose à Paris semblaient bien minces. Aussi, personne ne ménageait sa peine.

A l'image des ces Loupianais qui, partis en cortège de leur village, tentaient vers 14 h de bloquer la RD 613 à quelques encâblures de l'entrée de Mèze. L'énergie du désespoir...

Pendant ce temps, les conchyliculteurs, qui avaient gagné Sète par l'étang, mettaient le cap sur le canal maritime après avoir observé une halte à la Pointe Courte.

A ce stade, tous s'attendaient à des débordements en soirée.

Et l'on parlait déjà çà et là de cars de CRS garés, dans l'attente, non loin de la route de Montpellier.

Le forcing mené à Paris a heureusement permis que la journée s'achève dans la liesse.


Publié le : Jeudi 17 février 2011 à 07:47

​Revue Presse
Conchyliculture : pas de fumée sans feu

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édition du mardi 15 février 2011

Il faut que l'administration comprenne que je ne contrôle plus rien. » Le message du président de la Section régionale conchylicole Philippe Ortin est on ne peut plus clair. Il faut dire qu'à l'issue d'une entrevue avec Yves Piétrasanta, hier en mairie de Mèze, une centaine de producteurs est passée à l'action. Après avoir opéré vers 13 h 30 un mouvement vers le siège de Thau agglo, les conchyliculteurs ont incendié palettes et pneus à l'entrée de la zone d'activité Horizon Sud, puis à quelques centaines de mètres de là, bloquant la RD 2, entre Sète et Balaruc. Les dommages collatéraux, côté circulation, étaient garantis…

Mais c'est bien les élus que les professionnels entendaient, hier, mettre à l'épreuve. Afin que ceux-ci pèsent sur la Direction générale de l'alimentation qui refuse le retour sur les étals des coquillages de Thau (lire en page 3 du 2e cahier). Reçu par Yves Piétrasanta hier, par Gilles d'Ettore ce matin, et épaulé par André Lubrano sur le terrain, Philippe Ortin devait rencontrer Pierre Bouldoire, président de Thau agglo, à 18 h hier soir. Les épaisses volutes de fumées noires s'élevant face au 'bureau présidentiel' en ont décidé autrement. Et c'est à 15 h 30 que l'entrevue a eu lieu. Pendant que le gros de la troupe se dirigeait vers l'autoroute pour une opération péage gratuit, Pierre Bouldoire promettait d'organiser, aujourd'hui, une table ronde réunissant tous les maires de Thau. Comme quoi brûler des pneus, c'est pas 'écolo', mais c'est efficace.

PATRICE CASTAN


Publié le : Mardi 15 février 2011 à 12:24

​Revue Presse
Navarro : « La gratuité des anneaux, c'est terminé »

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édition du lundi 14 février 2011

La Région a repris le 1er janvier dernier la concession plaisance, jusque-là détenue par la Chambre de commerce. Quels sont vos projets ?

Aujourd'hui comme hier avec Georges Frêche, nous avons une priorité : l'emploi. Et le projet que nous menons autour de la plaisance répond à cette priorité. Dans notre région, on doit se battre pour que nos richesses ne soient pas délocalisées mais on doit aussi tout faire pour attirer chez nous de nouvelles richesses. Et il n'y a que les aveugles pour ne pas voir que Sète est un endroit fabuleux pour développer une activité plaisance de qualité.

Concrètement, comment ces idées vont-elles se traduire ?

Notre méthode, c'est la consultation de tous les acteurs et la concertation. Il y a de nombreuses idées issues des associations, des élus, etc. Nous les écoutons toutes. Vient ensuite le temps des arbitrages. L'EPR (1) a deux mois pour me remettre un rapport avec ses propositions.

Je pense qu'au mois de mai, nous serons en mesure de présenter un projet global pour le port de Sète.

D'ici là, vous avez quand même fixé des objectifs et tracé une feuille de route ?

Les objectifs chiffrés sont ceux-là : passer de 400 à 800 anneaux d'ici 2015 et atteindre 2 000 anneaux en 2020.

Où ces anneaux seront-ils localisés ? à Cayenne ?

Il y a de fortes chances pour que le bassin de Cayenne soit utilisé. Mais je le répète, j'attends qu'on me fasse des propositions.

Se pose également la question de la gratuité des anneaux le long des canaux.

Qu'allez-vous faire ?

Ma réponse est claire. Cette pratique est terminée. Nous avons nettoyé les canaux, nous rénovons les installations, nous équipons le port. Il est normal que chaque usager contribue à cet effort. Nous réalisons aujourd'hui un inventaire de ces bateaux. Et nous appliquerons ensuite des tarifs proportionnels à la longueur des embarcations.

Vous ne craignez pas une révolution ?

Il y aura une règle. Elle s'appliquera pour tous, sans exception. Même pour les 150 à 200 personnes qui s'y opposent. Ceux-là ne passeront pas entre les mailles du filet.

Recueilli par FRANÇOIS DORé


Publié le : Lundi 14 février 2011 à 10:18

​Revue Presse
Le feu sacré du Môle

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édition du dimanche 13 février 2011

S'il fut reconstruit à l'issue de la Seconde Guerre mondiale, cela fait bien plus longtemps que le 'feu' du bout du Môle marque l'entrée du port de Sète. à l'origine, c'était néanmoins une tour carrée émergeant d'un fort intégré au système de défense sétois qui en balisait l'accès. Tour qui cohabita un temps avec le 'feu' circulaire (photo ci-contre). Jusqu'à 1944, en fait, année pour le moins mouvementée durant laquelle le Môle connut les bombardements alliés puis, à l'automne, les dégâts collatéraux de la retraite allemande. L'occupant, avant de quitter la ville, fit tout bonnement sauter tout ce qui se trouvait sur le Môle : fort, feu, etc. Un temps remplacée par un feu sur structure métallique, la fière tour de pierre fut reconstruite à l'identique en 1948.

C'est fort...

Le feu du Môle émergeait jadis d'un fort où il partageait la vedette avec une vénérable tour carrée. Un profil dont les mines allemandes eurent raison fin 1944. En 1948, seul le feu circulaire fut reconstruit, mais à l'identique. Ci-contre, c'est en effet la version d'avant 1944 qui a été immortalisée. Elle ne diffère en rien de celle que nous connaissons aujourd'hui.

COLL. JACQUES VIé


Publié le : Dimanche 13 février 2011 à 09:19

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