Rafales : 12 nds
Température mer :
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édition du vendredi 1 avril 2011
Surmotivé à l'idée de reprendre la mer après avoir passé l'hiver à peaufiner la préparation de son bateau, Renaud Chavarria n'a laissé que des miettes à ses concurrents ! En lice, en Italie, à l''Arcipelago 6.50', en compagnie de Bertrand Dreux, il a mené son mini sur la plus haute marche du podium au terme d'un parcours de 160 milles. L'épreuve s'est courue dans des conditions légères, Eole ayant oscillé entre 5 et 10 nœuds sur les deux jours de course.
Au final, Renaud Chavarria et Bertrand Dreux ont terminé premiers, toutes catégories confondues, avec 1 h 40 d'avance sur les seconds !
Publié le : Dimanche 3 avril 2011 à 12:47
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édition du samedi 2 avril 2011
La station sétoise de la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) compte 14 personnes, toutes bénévoles, dont un équipage de huit hommes d'astreinte 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, qui intervient jusqu'à 40 milles au large (74 km).
Et un canot 'tout temps' (ça n'a rien à voir avec une barque), le Marius-Oliveri , qui force le respect : 17,60 m, 900 chevaux, autoredressable, insubmersible, médicalisé, équipé tant pour la lutte contre l'incendie que pour l'assèchement. De tradition, toutes les interventions pour sauvetage de la vie humaine sont gratuites. Pas les remorquages. Quand la sirène retentit au Sémaphore, ce sont eux qui sortent.
Publié le : Samedi 2 avril 2011 à 09:09
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édition du samedi 2 avril 2011
Un hélitreuillage, ça ne s'improvise pas, surtout au-dessus de la mer. Et ça, c'est plutôt rassurant.
C'est une mécanique parfaitement huilée dont chaque rouage doit s'imbriquer. Aussi la station SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) de Sète ne refuse-t-elle jamais de se prêter aux différents exercices que proposent ses partenaires, Marine nationale, gendarmerie ou sécurité civile, comme ce fut le cas mercredi. Ce jour-là, il s'agissait de simuler l'évacuation d'un blessé du canot Patron Marius-Oliveri vers l'hélicoptère Dragon 34 de la sécurité civile. Un exercice valant formation tant pour le pilote d'hélicoptère que le mécanicien treuilliste ou encore l'équipage de la station SNSM de Sète.
L'opération s'est faite face au vent, à une vitesse de six nœuds
« Un hélitreuillage est toujours une opération délicate, explique Michel Zambrano, le président de la station de Sète. Les moyens maritimes doivent être en symbiose parfaite avec les moyens aériens. Quand c'est nous qui récupérons un naufragé, nous attendons que l'hélico nous donne le cap à prendre, puis la vitesse. »
C'est en faisant route à six nœuds (et pas au mouillage, donc) que le Patron Marius-Oliveri a, mercredi, été rejoint par le Dragon 34. Appareil qui s'est alors positionné 'en stationnaire', face au vent et dans un angle de 30 degrés, pour un hélitreuillage parfait. Puis comme toujours, dans le cas d'un blessé à bord (du canot, d'un bateau de pêche ou d'un navire de commerce), un médecin et une civière ont été préalablement envoyés vers le navire avant hélitreuillage du blessé.
Mercredi, comme souvent, l'opération s'est bien déroulée. Mais la rareté de ce type d'intervention ne dispense personne d'un tel entraînement, confirme Michel Zambrano. Au contraire. « Nous avons vécu une telle situation il y a quelques années avec un matelot de chalutier qui s'était retrouvé coincé sous le sac du chalut (du filet, Ndlr). Et en situation réelle, a fortiori par gros temps, il faut que tous nos gestes tiennent du réflexe. »
PATRICE CASTAN
Publié le : Samedi 2 avril 2011 à 09:04
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édition du vendredi 1 avril 2011
Après la coupe de la Sodéal regroupant 35 équipages, pour 2 journées de régate, les résultats ont été proclamés en fin d'après-midi de dimanche dernier, en présence de MM. Tobena et Ruiz (représentant la Mairie d'Agde) et Weiss (représentant la Sodéal).
Se sont imposés : en classes R, Atalante, à M. Lo Pinto, en classes FG, Satanas, à M. Roques, en classe E, Lou Poul, à M. Cauquil, en classe D, Farfadet, à M. Coursières, en classe C, Globule, à M. Rouhaud et enfin en classe B, Tangara, à M. Cottin.
Prochains rendez-vous du Club : samedi 9 avril à 16 h pour un passage en revue du matelotage indispensable, et le 10 avril pour la régate 'du Mont Saint-Loup'.
Publié le : Vendredi 1 avril 2011 à 08:21
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| Photo VINCENT ANDORRA |
édition du jeudi 31 mars 2011
Hier, cent tonnes de denrées de première nécessité ont été embarquées depuis Sète à destination des zones de combat. Après le thon vivant, des vivres en boîtes. Hier matin, les vastes cales du thonier Saint-Antoine Marie II de l’armement Avallone accueillait des palettes entières de produits de première nécessité et des médicaments, dont des malles pédiatriques et des kits d’hygiène. Ce bateau pour la Libye frappée par le chaos est probablement une première en France. Le convoi est destiné aux combattants blessés, parfois affamés, et plus généralement aux Libyens de part et d’autre du golfe de Syrte. Une région que connaissent d’ailleurs les pêcheurs sétois pour y caler chaque été leur senne pour remonter les thons rouges.
« De quoi accompagner 20 000 personnes pendant un mois »
Jean-François Riffaud, porte-parole de la Croix-Rouge
à Sète (Hérault), à l’abri du mistral et sous ses effluves de gazole, le thonier ventru a été transformé en secret en navire humanitaire. Gare du Maroc, on s’affaire. L’opération, huilée, est organisée par la Croix-Rouge française. C’est la société de travaux marins Jifmar, basée à Marseille mais très active sur Sète, qui est à la manœuvre et a affrété le navire. Chariots élévateurs, grue : des dizaines de bidons d’huile alimentaire, des sacs de sucre et autres produits de base sont embarqués. Le navire devait prendre la mer hier soir ou le fera plus sûrement ce matin à raison de 18 km/h. En fonction des raids aériens et de l’évolution des combats.
« Ce voyage a été préparé en secret car nous craignons des représailles à l’arrivée et des tirs dans les zones de guerre. D’ailleurs le bateau ne fera qu’un touch and go et repartira immédiatement après avoir débarqué les matériels », explique un proche du dossier. « Nous embarquons en effet suffisamment de matériels et de vivre pour accompagner 20 000 personnes pendant un mois », confie Jean-François Riffaud, porte-parole de la Croix-Rouge française. L’ONG a déjà deux personnes en Libye, dont un médecin qui évalue les moyens de l’hôpital de Benghazi « pour répondre aux besoins médicaux qui semblent alarmants », souffle Jean-François Riffaud. Et la guerre n’est pas près de se terminer.
OLIVIER SCHLAMA
Publié le : Vendredi 1 avril 2011 à 08:15
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édition du mercredi 30 mars 2011
C'est ce qu'on appelle, dans le jargon, un 'marronnier'. Autrement dit un sujet qui refait surface chaque année à la même saison. Et pour le coup, c'est vraiment de surface dont il est question. Chaque année à l'approche de la saison estivale, donc, la Ville met les bouchées doubles pour proposer, dès avant les vacances de Pâques, des plages dont la superficie, comme le 'confort', sont à la hauteur d'une réputation plus qu'hexagonale. Notamment celles, dans l'anse du Lazaret, que Brassens a chantées.
150 000 investis, 15 000 m3 de sable extraits
Pour ce faire, la municipalité ne compte pas ses deniers : 150 000 (hors nettoyage printanier) sont annuellement investis sur le 'ré-engraissement' des plages du Lazaret, opération qui bénéficie d'un intéressant système de vases communicants.
L'entreprise à laquelle la Ville confie les travaux utilise en effet le sable issu du dragage opéré entre les épis, et face au canal des Quilles, pour ré-engraisser la plage toute proche tout en garantissant, de fait, l'accès des navires au port de plaisance. Au total, d'ici la fin de l'opération, les barges équipées de moto-pompes auront 'transvasé' vers la grève pas moins de 15 000 m3 de sable. Ces travaux, sous le coup de la Loi sur l'eau, sont soumis à une déclaration préalable à la Dreal (Direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement) qui garantit la salubrité du sable sur lequel s'étendront des milliers de personnes d'ici quelques semaines.
à noter également qu'une fois le ré-engraissement achevé, d'ici la fin du mois d'avril, la Ville procédera à un nettoyage mécanisé de la plage ainsi qu'à une opération de désenrochement de l'anse du Lazaret. Où des rochers affleurant - et fort dangereux - font régulièrement leur apparition.
Les conditions sine qua non pour que Sète ne soit pas taxée de publicité mensongère lorsqu'elle annonce 12 km de plages de sable… Fin.
Patrice CASTAN
Publié le : Mercredi 30 mars 2011 à 07:37
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édition du lundi 28 mars 2011
Un grossiste en poissons qui s'implante dans une zone industrielle, jusque-là, pas de quoi en faire un plat, fût-il mitonné au court-bouillon ! Ouverte depuis une quinzaine de jours, l'enseigne 'La Poissonnerie', située après la déchetterie, sur la zone des 7-Fonts, suscite l'intérêt des professionnels pour une autre raison : les trois associés dans cette affaire, Antony Garnham, Daniel Muleta et Kamel Fathi, possèdent en effet l'agrément nécessaire pour travailler le poisson et le livrer à la demande aux restaurateurs. « Le client peut très bien commander le poisson à la pièce, écaillé et vidé, explique Antony. Nous levons également les filets et nous adaptons à la demande des chefs en cuisine : s'ils veulent des tranches de 80 grammes ou des filets levés en portefeuille, on le fait. »
Un commerce de détail qui a déjà fait la réputation d'Antony sur la côte varoise. Installée à Montauroux, son enseigne sert de grands restaurants et de luxueux hôtels du littoral dans un secteur très concurrentiel, ce qui n'est pas encore le cas dans l'Hérault.
Un investissement conséquent
A Agde, les trois associés ont investi près de 300 000 . Une mise conséquente qui comprend la création d'un laboratoire dernier cri, avec notamment des espaces réservés à chaque opération effectuée sur le poisson (écaillage, filetage, emballage...), l'installation d'une vaste chambre froide et l'achat de quatre camions frigorifiques. « Pour le poisson, nous travaillons avec les criées de la région, mais aussi des grossistes de toute la France pour les poissons de l'Atlantique », ajoute Daniel Muleta, qui mise beaucoup « sur la réactivité, pour ne pas décevoir les acheteurs. Les clients passent leur commande le soir et sont livrés le lendemain matin. Mais nous avons décidé de mettre en place une astreinte téléphonique l'après-midi pour dépanner des restaurateurs en urgence. Car on sait très bien qu'au Cap d'Agde, il suffit d'un gros 'coup de feu' le midi pour vider une cuisine. »
Kamel Fathi, qui avait déjà développé l'année dernière une activité de grossiste sur ce même site avant de s'associer, se dit « optimiste. L'an passé, j'avais déjà bien travaillé. » Alors que les premiers clients ont déjà mordu à l'hameçon et que de grandes enseignes comme Intermarché font appel à leurs services, Anthony, Daniel et Kamel ne s'en cachent pas : à moyen terme, ils vivent une implantation plus globale sur l'Hérault, jusqu'à Montpellier. Un 'business-plan' qui, s'il s'avère conforme à leurs attentes, devrait permettre de rapidement créer de l'emploi sur la zone.
Olivier RAYNAUD
Publié le : Lundi 28 mars 2011 à 11:37
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édition du samedi 26 mars 2011
Victime d’une voie d’eau, le chalutier sétois a sombré jeudi après-midi, à 46 km des côtes. L’équipage est sain et sauf.
La flottille de pêche sétoise compte depuis jeudi une unité en moins. Et il y a désormais une place vide devant le bar de La Marine. Comme nous vous l’avions annoncé dans notre édition d’hier, le chalutier l’Assunta II a fait naufrage, avant-hier, en fin d’après-midi, alors qu’il s’apprêtait à rentrer au port avec sa pêche.
Tout commence vers 15 h 45. Alors qu’elle est de sortie au large du Cap-d’Agde, la vedette de la gendarmerie maritime de l’Hérault capte un appel de détresse. Il émane de l’Assunta II, un chalutier pélagique construit en 2002, à coque métal (1). Il se trouve à environ 25 milles nautiques, soit 46 km, au large de Sète. La météo est bonne. La mer est belle, le vent de sud-est souffle à 4 nœuds. Mais pour des raisons qu’il appartiendra aux enquêteurs d’éclaircir, une importante voie d’eau vient de se déclarer à babord arrière du bateau, à hauteur de la ligne d’arbres.
Deux moto-pompes en action
La vedette des gendarmes file aussitôt, à une vitesse de 25 nœuds, en direction du chalutier. 23 milles les séparent. Pendant ce temps, le Cross-Med (2), alerté par le sémaphore de Sète, prend la direction des opérations de secours. L’hélicoptère Dauphin de la Marine Nationale est également dépêché sur place. Le Charles-Gilberte II et l’Odyssée II, les deux chalutiers les plus proches de leur homologue en difficulté, rallient la zone.
Vers 16 h 30, arrivé à sa hauteur, l’Odyssée II recueille le patron-pêcheur, Jean-Philippe Rigal, et ses quatre hommes d’équipage, sains et saufs. Puis il transborde une première moto-pompe à bord de l’Assunta II. Celle du canot pneumatique de la gendarmerie maritime est aussi mise à contribution.
Peine perdue. Le bateau gîte dangereusement. Et s’enfonce inexorablement dans les eaux. Vers 17 h 30, une demi-heure après l’arrivée de l’hélicoptère, c’est le naufrage, par 95 m de fond. La balise de détresse, qui s’est déclenchée juste au moment où il a commencé à sombrer, sera récupérée par la gendarmerie maritime.
Toujours sous le choc, comme ses hommes, le patron-pêcheur n’a pas souhaité s’exprimer, hier. Le naufrage n’a certes pas fait de victimes, contrairement au dernier en date (lire ci-dessous). Mais au traumatisme psychologique subi s’ajoute la perte irréparable de son outil de travail.
MARC CAILLAUD
(1) Construit en 1970, l’Assunta tout court, lui, est un chalutier de fond à coque bois. (2) Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage en Méditerranée.
Publié le : Samedi 26 mars 2011 à 08:27
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édition du mardi 22 mars 2011
Même s'ils ont encore le temps d'attendre avant le début de la campagne, fixée pour courant mai, les thoniers sétois ont repris une certaine activité. Depuis une petite semaine, on s'occupe de l'entretien des énormes filets des bateaux. Tour à tour, les marins ont vérifié les mailles des pièges de nylon. Dans les prochaines semaines, les préparatifs vont entrer dans une phase beaucoup plus active.
VINCENT ANDORRA
Publié le : Mardi 22 mars 2011 à 07:57
édition du samedi 19 mars 2011
On l'a dit et testée : la phase terrestre d'aménagement du lido de Sète à Marseillan est achevée. Mais le colossal chantier n'est pas terminé pour autant. On peut même estimer que le plus délicat reste à venir, ou tout au moins le plus expérimental, puisqu'il s'agit désormais, pour Thau agglo, de s'atteler à la protection du lido en tant que telle.
Après avoir reconstruit en retrait les axes de circulation au prix des efforts et de l'investissement que l'on sait, un 'géotube' sous-marin doit être immergé pour atténuer la houle, doublé de drains qui, sous la plage, contribueront à fixer le trait de côte. Une opération particulièrement innovante soumise bien sûr à accord préfectoral (il s'agit d'intervenir sur le domaine maritime) puis, prochainement, semble-t-il, à enquête publique. Durant celle-ci, des réunions publiques pourraient s'ajouter au traditionnel 'registre' mis à disposition du public.
Des 'boudins' immergés à 350 m du rivage
Pour l'heure, la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement a émis un avis (il sera joint au dossier d'enquête publique) soulignant que les inconvénients des différents procédés « mériteraient d'être mieux explicités » et que si le rechargement en sable est considéré par l'étude « sans impact environnemental, la problématique sera de trouver les gisements d'extraction de telles quantités sans impact sur le milieu ».
Le chapitre expérimental du volet maritime consistera plus précisément à placer deux rangées parallèles de géotubes sous-marins (sortes de boudins) à 350 m du rivage, du côté de Villeroy, sur un linéaire de 1 000 m, de façon à « renforcer la barre d'avant-côte » et ainsi « déplacer au large l'effet de déferlement ».
780 000 m3 de sable à trouver Sur 700 m, sous la plage, le procédé écolage, constitué de drains, visera, lui, à enrayer l'érosion et favoriser l'engraissement. Enfin, le trait de côte devrait bénéficier d'un rechargement d'au moins 780 000 m3 de sable, « représentant un volume sableux d'au moins 10 années d'érosion ».
Début des immersions à l'automne, selon Tau agglo.
Pa. C
Publié le : Samedi 19 mars 2011 à 11:05
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| Photo CHRISTOPHE FORTIN |
édition du vendredi 18 mars 2011
Arpenter la grève en hiver est un moment rare pour qui s'intéresse peu ou prou à l'histoire maritime. Oublions le chercheur de métaux précieux égarés sur le sable par ceux qui viennent y bronzer au plus chaud de l'été. Pensons plutôt fortunes de mer. Depuis toujours, dans le coin, on sait qu'après chaque coup de tabac, la houle remue à tel point la bande côtière qu'elle renvoie, sur la plage, les restes de vénérables cargaisons. C'est parfois le cas face au site archéologique dit 'de Riches Dunes', non loin du Castellas. En prenant un bol d'iode (tiens, c'est d'actualité), nez au sol, on peut ainsi tomber ici sur une pipe de marin en terre cuite, là sur des fragments de poteries médiévales ...
LES POISSONS DU JOUR à écailles...
C'est une constante après les coups de mer : le poisson à écailles sort de ses abris, ce qui fait que dès le 'tomber de mer' (l'accalmie), on le retrouve dans les filets. Les sars, dorades, pageots et borabos (ou faux pageots), sont donc présents en nombre aux Halles. Du coup, le prix s'en ressent et on ne saurait trop conseiller aux cuisiniers de s'orienter vers le borabo. également appelé 'pageot acarné' ou 'gros yeux', celui-ci est, à tort, méconnu. Car, très goûteux, il est également réputé pour être moins sec que le pageot. Compter entre 4,5 et 5 le kilo (pour des poissons de 250 g).
Publié le : Vendredi 18 mars 2011 à 07:46
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édition du jeudi 17 mars 2011
Renaud Chavarria ne tient plus en place. Après de longues semaines passées sur la zone technique du port du Cap d'Agde, à préparer son 'Béziers Méditerranée', voilier de 6,50 m avec lequel il s'alignera au départ de la prochaine transat Charente Maritime-Bahia, le Biterrois va enfin pouvoir reprendre le large.
Il va mettre le cap sur l'Italie et son championnat des minis 6,50. Dès la semaine prochaine, il prendra ainsi le départ de l'Arcipelago, dans la petite station de Talamone.
Une occasion de voir où en est son bateau en terme de préparation et de retrouver ses sensations en course au large, avant une saison qui s'annonce longue.
Car à l'issue de cette première régate, il participera au grand prix d'Italie (16 avril à Gênes). Dans la foulée, il ira à la San Remo mini-solo (12 mai) et mettra ensuite le cap sur l'Atlantique avec le trophée Map (9 juin, à Douarnenez), le mini Fasnet (19 juin, Douarnenez) et la Trans-Gascogne (24 juillet, Talomont Saint-Hilaire).
Un périple de 4 000 milles nautiques sur un voilier de 6,50 m
Son objectif est, bien entendu, d'être fin prêt à briller sur la 'Transat 6,50', dont le départ sera donné le 25 septembre 2011 de Fort Boyard à La Rochelle.
Ce défi le mènera jusqu'à Salvador de Bahia, au Brésil, via Funchal, sur l'île de Madère au Portugal.
Cela représente un périple d'environ 4 000 milles nautiques (presque 8 000 kilomètres !) sur un voilier d'à peine 6,50 m, les navigateurs en solitaire passant un peu plus de quatre semaines en mer, sans assistance, sans routage, ni communication avec la terre.
Ils seront ainsi 72 à s'élancer pour ce qui reste aux yeux des marins, une des épreuves les plus mythiques en termes de course au large.
Les meilleurs marins y ont participé. La 'mini' compte sur ses tablettes dorées des noms aussi prestigieux que ceux de Michel Desjoyaux, Ellen MacArthur, Isabelle Autissier, les frères Peyron ou encore les frangins Bourgnon.
« Pour moi, traverser l'Atlantique n'est plus un rêve mais un véritable défi sportif, explique le jeune homme de 30 ans, qui espère un jour devenir navigateur professionnel. J'ai beaucoup régaté ces dernières années et cet hiver, j'ai participé à des régates en 'dragon'. Ce sont des voiliers, où on navigue à trois et où le niveau est très relevé. Cela m'a permis de progresser sur le plan tactique. »
Le Biterrois parait bien parti dans son entreprise. Sérieux et réfléchi dans son travail, dans sa préparation du bateau et l'approche de ses navigations, il a déjà fait parler de lui l'année dernière, montant chaque fois sur le podium des sept régates auxquelles il avait aligné son petit voilier.
Dans son projet, Renaud Chavarria ne fait pas que lutter sur l'eau. Il se bat aussi sur la terre ferme pour boucler son budget.
Il a besoin de 45 000 . L'agglo Béziers-Méditerranée l'aide à hauteur de 15 000 . Il est donc encore loin du compte et va devoir prendre son bâton de pèlerin pour partir à la recherche de sponsors.
Le bateau du Biterrois sera présenté officiellement au public le 23 mai à Valras-Plage. Ce sera l'occasion de présenter le partenariat passé avec l'éducation nationale, le but étant de présenter l'embarcation et le projet aux élèves de CM1 du territoire de l'agglo Béziers-Méditerranée, afin qu'ils puissent travailler dessus lors de leur année scolaire de CM2.
Une manière pour les écoliers de larguer les amarres avec lui et de le soutenir dans un projet qu'il mérite de mener à terme tant il s'y investit.
Laurent FRANÇOIS
Publié le : Vendredi 18 mars 2011 à 07:38
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édition du jeudi 17 mars 2011
La carte d'identité du Magic Cat
Il en a fait des envieux, le Magic Cat la semaine dernière quai d'Alger. De passage sur l'Île singulière, Bruno Mabire, son propriétaire, parle de ses projets. A la pointe de la modernité, son hôtel flottant offre des prestations à la demande pour une clientèle fortunée. Si, pour l'heure, le catamaran vogue en direction de Canet-en-Roussillon où il va subir des opérations de maintenance, son capitaine garde espoir de pouvoir un jour s'amarrer aux quais sétois.
L'objectif n'est pas de stationner là définitivement, mais plutôt d'avoir un pied à terre, une « maison », comme l'explique Bruno Mabire, pour faciliter les travaux d'entretien.
En gros, Bruno Mabine verrait bien le Magic Cat basé à Sète. Si, bien sûr, les contacts qu'il compte prendre avec les gestionnaires du port aboutissent. Parmi ses arguments : l'activité que peut générer, sur les quais sétois, l'entretien d'un tel voilier mais aussi la contribution du Magic Cat à l'attractivité de la ville. Il est vrai que ce catamaran n'est pas commun et qu'il a de quoi ravir tous ceux qui l'approcheront, initiés ou néophytes.
De 29 000 à 35 000 la semaine
Qu'ils partent en famille ou entre amis, ses locataires pourront s'offrir une virée en mer susceptible de les conduire jusqu'en Polynésie ou dans les Caraïbes. Virées durant lesquelles Bruno Mabire restera aux commandes. Il en coûtera tout de même de 29 000 à 35 000 la semaine.
Outre un site internet et des coordonnées téléphoniques, des agences de voyage font la promotion des services de la société de Bruno Mabire. On peut d'ailleurs supposer que celles-ci mettent en avant le travail architectural de Gilles Ollivier et de Franck Darnet, qui ont dessiné et conçu le navire. Design soigné, style épuré, tous les éléments sont réunis pour charmer la clientèle.
Le yacht comprend quatre cabines doubles entièrement équipées, où les passagers peuvent profiter des nouvelles technologies : lecteurs DVD, écrans plasma, connection internet en wifi... Le Magic Cat possède également de deux salons : l'un extérieur, l'autre intérieur et d'un bar où Susanna Jokkala expose ses talents de barmaid et de cuisinière exotique.
Le confort domestique est doublé d'un espace multi-loisirs. Le catamaran est doté de nombreux équipements de loisirs aquatiques : wake board, bouées, ski nautique...
Par ailleurs, la direction est en mesure de contacter sur les lieux des escales différents organismes pour varier les activités et faciliter la vie de ses usagers. Et s'il est vrai que l'équipage du bateau est continuellement sollicité par la clientèle, tous affirment en souriant qu'il s'agit d'un « mode de vie » bien plus qu'un dur labeur. A bord du Magic Cat, l'ensemble du personnel s'engage en tout cas à exaucer le moindre de vos voeux...
ROMAIN BOTELLA
Publié le : Jeudi 17 mars 2011 à 08:47
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édition du mardi 15 mars 2011
La saison sportive commence en trombe pour la section planche à voile du Cercle nautique de Palavas-les-Flots.
Alicia Mathen, qui a remporté une brillante première place chez les féminines (4e du général) à la régate de La Grande-Motte, est en tête du classement des sélections pour le championnat de France.
Elle s'est également fait remarquer lors de sa participation à la Méd Cup où étaient présents des Italiens, des Espagnols et des Allemands, en se classant 2e féminine derrière Lisa Raoul de Villeneuve-d'Ascq. Les conditions météo de cette compétition ont été très mauvaises. Les coureurs n'ont pu s'affronter que le vendredi du fait d'un vent inexistant le samedi et tempétueux le dimanche.
Les 19 et 20 mars, la jeune section du Cercle nautique de Palavas, qui a vu son nombre d'adhérents doubler en un an, organise, avec le chaleureux concours des régatiers et du centre municipal Pierre-Ligneuil, un événement majeur sur le circuit des planchistes : la 3e étape du championnat de Méditerranée. L'épreuve devrait réunir 150 jeunes licenciés parmi les meilleurs nationaux dont plusieurs ont déjà participé à des championnats du monde.
Ce rassemblement ouvert aux embarcations de la classe Windsurf bénéficie du soutien de la ville de Palavas-les-Flots et du département de l'Hérault, sans oublier celui, pour la logistique, d'Hérault Sport. Un beau spectacle en perspective qui se déroulera, pendant deux jours, sur la rive droite, face à la digue, de 9 h à 17 h.
Renseignements : Cercle nautique Palavas-les-Flots : 04 67 68 97 38
Publié le : Mercredi 16 mars 2011 à 08:23
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édition du lundi 14 mars 2011
était-ce la quatrième, la cinquième tempête hivernale ? à vrai dire, on ne sait plus vraiment. Ce qui est sûr, en revanche, c'est que le coup de tabac qui a secoué la côte dans la soirée de samedi, puis la nuit suivante, a été impressionnant dans son intensité et sa durée. Hier matin, de nombreux badauds arpentaient les plages agathoises, observant une mer déchaînée alors que les riverains constataient les rares dégâts occasionnés par le coup de mer.
Ainsi, à la Roquille, le parapet qui sépare la plage de la promenade est recouvert de sable, ainsi que la rue adjacente. Comme ce fut déjà le cas voici quelques semaines, Le Grau-d'Agde devra également bénéficier d'un toilettage intensif puisque, là encore, le sable et des cailloux recouvrent le parking du quai Méric.
Rien de grave en somme, mais vivement le printemps !
Publié le : Lundi 14 mars 2011 à 09:04