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| D’ores et déjà, Jean-Loup Bertret précise que "sur le fond, la propreté des plans d’eau et des terre-pleins du port fait partie des objectifs majeurs du gestionnaire du port." |
Midi Libre 31/05/2011
Jean-Loup Bertret, directeur de Port de Sète, n’est visiblement pas insensible au combat que mène Catherine Chauzit en faveur de la propreté des eaux du port (une pétition et une plainte, nos précédentes éditions). Ainsi, une rencontre était programmée ces jours-ci pour évoquer le sujet.
D’ores et déjà, Jean-Loup Bertret précise que "sur le fond, la propreté des plans d’eau et des terre-pleins du port fait partie des objectifs majeurs du gestionnaire du port."
"Je rappelle, ajoute-t-il, qu’en 2010, les services de la Région ont réalisé des travaux lourds et coûteux de curage de l’ensemble des fonds du port de Sète. L’établissement public régional a procédé de son côté à un premier nettoyage des terre-pleins du port de pêche situés en centre-ville."
Pour autant, Jean-Loup Bertret reconnaît que tout n’est pas parfait. Et pointe du doigt certaines responsabilités. "Malgré les actions entreprises, la pollution des bassins et des canaux reste un problème réel de salubrité publique qui dépasse la seule autorité portuaire de la Région. La lutte contre la pollution engendrée par les activités urbaines est en effet du ressort des collectivités locales".
Mais pas seulement, insiste le directeur du port qui identifie également une autre cause de pollution : "La responsabilité de la pollution incombe bien souvent à l’incivilité de certains usagers des plans d’eau insuffisamment réprimée par les forces de l’ordre."
Jean-Loup Bertret se réjouit de l’action menée par Catherine Chauzit : "Nous ne pouvons que louer cette action engagée en appui de la nôtre afin que l’ensemble de la population de la Ville de Sète et des environs, qu’il s’agisse des professionnels ou des particuliers, prenne conscience du devoir public de préserver de toute pollution les eaux du port et du milieu marin et lagunaire proche dont dépendent notre qualité de vie et bon nombre de nos activités économiques locales."
Le directeur de l’EPR dénonce aussi l’incivilité des usagers.
Publié le : Mardi 31 mai 2011 à 09:11
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| La vedette de sauvetage vit des heures agitées depuis le début de l'année © D.R |
Midi Libre 25/05/2011
D'ordinaire empli de quiétude et de sérénité, le quotidien de la Société nautique de sauvetage en mer (SNSM) du Cap d'Agde est troublé depuis plusieurs semaines par des tensions au sein même de l'équipage.
Petit retour en arrière. En janvier dernier, Thierry Pomarède, 15 ans de vedette derrière lui, est rayé du rôle sans autre forme de procès. Il faut dire que le bonhomme, connu pour son calme et sa mesure, a décidé de mettre le nez dans les comptes de l'association, présidée localement par l'inusable Raymond Bresson. "J'ai simplement demandé un peu de transparence dans les chiffres. Certaines choses me choquaient."Notamment le fait d'avoir été "envoyé au casse-pipe pour récolter des fonds lorsqu'il a fallu changer le moteur du bateau, en 2008. Il s'agissait d'une grosse dépense, que Paris (le centre névralgique de la SNSM se trouve dans la capitale, NDLR) devait normalement couvrir." En foi de quoi, des donateurs privés, la Sodéal mais aussi des exploitants de campings ont fait preuve de générosité pour payer la réparation (près de 20 000 € tout de même), opération relayée notamment par Midi Libre.
La décision d'éjecter Pomarède par-dessus bord n'a pas été sans conséquence. Dans la foulée, un autre 'historique' de la vedette, Jean-Louis Cousin, 2e chef de bord, a donné sa démission."Ils ont viré Thierry comme un malpropre. C'est une personne de la SNSM de Paris (venue tempérer, tout au moins 'arbitrer' ce conflit, NDLR) qui lui a annoncé la nouvelle."Eric O'Brière, troisième marin en colère, a lui aussi envoyé sa démission par écrit, suite à cet incident.
Patron de la vedette de sauvetage, Régis Bresson, fils de son président de père, se veut laconique sur le sujet : "Ces gens se sont engagés dans une attitude contestataire pour de mauvaises raisons. Jean-Louis Cousin, qui a déjà eu des problèmes à la Sodéal, est mal placé pour parler... Ils ont voulu monter une cabale et se sont marginalisés par rapport à la bonne marche de la SNSM."
Le fonctionnement de la SNSM justement, parlons-en. Selon le capitaine Bresson, "tout fonctionne bien. nous avons recruté un nouvel équipage."Ce à quoi Jean-Louis Cousin oppose "l'inexpérience de cet équipage, qui n'est pas formé. Nous l'avons signalé aux autorités de tutelle parisiennes."
Quant à Raymond Bresson, clairement visé dans cette affaire, il reste d'un calme olympien : "Il n'y a aucun problème avec les comptes. Tous les trois mois, je transmets les opérations de trésorerie au siège parisien. Pas question de s'amuser à manipuler les chiffres..."
OLIVIER RAYNAUD
Publié le : Mercredi 25 mai 2011 à 08:32
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| à Carnon, un garçon de 6 ans a échappé à la vigilance de ses parents et a été victime d’un trou d’eau |
Midi Libre 24/05/2011
Même Neptune devrait prendre la Méditerranée au sérieux. "Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas un lac. C’est même la seconde mer la plus dangereuse au monde", avertit Frédéric Candaten, chef du secteur des plages de Palavas, Carnon et Villeneuve-lès-Maguelone (34) pour la SNSM. Vents et courants marins sont très changeants. Et au doux vent du Sud peut vite succéder un mistral surpuissant, capable d’emporter un esquif au large, qui favorisera panique et noyade. De la même façon, "on ne nage pas jusqu’à la bouée des 300 mètres en sautant de sa voiture après un trajet fatigant et une année de boulot", conseille éric Gouvernet, pompier responsable des secours à La Grande-Motte. étale comme un miroir le matin, la mer peut aussi se déchaîner en rouleaux façon “machine à laver” l’après-midi. D’autres pièges ont endeuillé samedi le littoral héraultais, pris d’assaut par les amateurs de météo estivale.
à Carnon, un garçon de 6 ans a échappé à la vigilance de ses parents, originaires de Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne) et a été victime d’un trou d’eau. Ce phénomène se forme près d’une digue ou d’un brise-lames à la faveur de forts courants. Contrairement aux baïnes et ses effets de succion, ce danger n’est pas encore entré dans les mœurs. Seuls Carnon, Palavas, Villeneuve et le Grau, les signalent, l’été, au moyen d’une grosse boule rouge flottante. Les trois-quarts de ce genre de noyade observent le même scénario : l’enfant disparaît accidentellement dans un trou d’eau. Autre piège, "ne pas surestimer ses capacités", alerte Jean-Loup Velut, adjoint au préfet maritime de Méditerranée, à Toulon. Comme ce fut sans doute le cas, samedi encore, à Sérignan où un père de famille de 36 ans s’est noyé en portant secours à ses deux enfants de 5 et 9 ans, emportés au large. "La mer est un espace de liberté et de responsabilité", résume l’adjoint au préfet maritime. "On doit se renseigner sur le milieu dans lequel on évolue (le vent tue !), sur le bateau sur lequel on navigue. J’en ai vu, sur l’eau, avec une carte... Michelin !"
"Et il faut être à l’écoute de son corps", martèle Frédéric Candaten. En mer, les noyés sont souvent des touristes de plus de 45 ans, ayant un problème de santé. Si vous avez fait un bon repas, attention, un malaise peut vous conduire à la noyade. Contrairement aux idées reçues, on peut se baigner immédiatement après manger sans risquer un choc thermique. Le risque est maximal en pleine digestion (jusqu’à une heure et demie).
Frisson, mal de tête, sensation de mal-être ou, pire, vertige : on sort immédiatement de l’eau. Boire une tasse n’est pas anodin. Si l’on a du mal à respirer, direction les urgences. Le sel peut détruire une substance qui permet un bon échange gazeux et gêner la respiration. Fatigué ? Faites la planche, sauf en cas de vagues. En difficulté, croisez et décroisez les bras façon sémaphore : le signal est sans ambiguïté pour un sauveteur. Remettez-les vite dans l’eau pour ne pas couler !
OLIVIER SCHLAMA
Publié le : Mardi 24 mai 2011 à 08:56
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Midi Libre 22/05/2011
Catherine Chauzit se bat contre la présence d’hydrocarbures. Elle lutte, elle lutte depuis février. La Sétoise Catherine Chauzit avait en effet lancé une pétition contre la pollution liée aux hydrocarbures dans le port de Sète. Quatre mois plus tard, l’action d’urgence réunit 720 signatures.
"J’ai voulu cette pétition la plus pure et la plus honnête possible. Elle a été lancée sur internet. Je n’ai pas fait de porte à porte, ni interpellé les gens dans la rue. Pour les commerçants chez lesquels je me suis rendue, ce sont les citoyens en eux que je voulais toucher. Je ne fais pas de politique ! La dégradation du milieu est ma seule motivation." Armée de photos choc, Catherine Chauzit a aussi rencontré des professionnels de la mer, plus particulièrement des petits métiers. De réunion en réunion, elle a démontré que la pollution du port et des canaux était de plus en plus importante. D’abord liée à l’incivisme mais essentiellement au rejet des hydrocarbures. Dans le viseur : le point de ravitaillement en carburant de la zone de carénage du môle Saint-Louis.
Du côté des politiques, aucune réponse malgré les nombreux dossiers envoyés aux élus de la ville, de la Région, de l’Agglo ou du syndicat mixte du bassin de Thau. "Mis à part Pietrasanta qui a accusé réception de mon courrier et pris note de ma démarche, personne n’a bougé !"
Face à cet immobilisme Catherine Chauzit a donc décidé de porter plainte contre X auprès du procureur de la République en vertu de la protection de la biodiversité. "J’attends de lui qu’il oblige la Région à prendre ses responsabilités, que la loi soit respectée, qu’une enquête soit ouverte sur le terrain et que la mise aux normes de la zone de carénage soit enclenchée." Des attentes utopiques ?
Publié le : Lundi 23 mai 2011 à 09:38
Midi Libre 23/05/2011
Le niveau de la mer pourrait s'élever d'un mètre d'ici un siècle en raison du réchauffement climatique et cela risque de multiplier les inondations dévastatrices sur les régions côtières, a conclu un rapport australien rendu public ce matin.
Le premier rapport de la "Commission climat" du gouvernement australien a indiqué que les preuves du réchauffement de la terre ne faisaient plus de doute, et que la dernière décennie avait été la plus chaude jamais enregistrée. Basée sur les données scientifiques les plus récentes collectées dans le monde, cette étude rapporte que les émissions de gaz à effet de serre sont sans aucun doute responsables de l'élévation des températures, du réchauffement des océans et de la montée du niveau de la mer.
"Je pense que la hausse moyenne du niveau de la mer en 2100 comparé à 1990 sera de 50 centimètres à 1 mètre", a écrit dans la préface du document le professeur Will Steffen, responsable de la commission. Il a indiqué que, bien que sa prévision soit supérieure à celle du Groupe d'experts intergouvernemental sur le climat (Giec en 2007), qui était en dessous des 80 cm, il n'y avait pas contradiction car le Giec avait évoqué la possibilité de chiffres plus élevés.
"On est presque 5 ans plus tard maintenant, on en sait plus sur le comportement des calottes glaciaires. On a de très bonnes informations sur le Groenland. Nous savons que la glace fond, à un taux croissant", a-t-il déclaré à la presse. "Cela nous indique qu'il faut tendre vers l'estimation haute d'un mètre. Et il y a des gens qui disent qu'il faut aller bien au delà".
Selon ce rapport, une élévation du niveau de la mer de 50 centimètres aurait un impact significatif inattendu, avec des inondations extrêmes dans les villes côtières de l'Australie telles que Sydney et Melbourne. M. Steffen a indiqué que dans certains cas, des catastrophes qui se produisent actuellement une fois par siècle, surviendraient une fois par an.
Publié le : Lundi 23 mai 2011 à 09:32
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Le porte containers a été transporté en une seule pièce depuis le Portugal |
Midi Libre 21/05/2011
Neuf cents tonnes. Une seule pièce. 70 m de haut, 105 m de long, 27 m de large. Et un voyage par la mer de 1 200 milles, de Lisbonne à Sète. Le nouveau porte containers du port est depuis hier sur la terre ferme du quai E, bassin Colbert. Et c’est un sacré exploit que viennent de réaliser les techniciens de Jumbo Shipping, une société de transport maritime spécialisée dans les “convois exceptionnels”.
Dans un premier temps, le portique a été soulevé, puis transféré, centimètre par centimètre au-dessus du quai. Dans le même temps, le cargo a été ballasté pour rééquilibrer son centre de gravité. Au total, l’opération a duré plus de quatre heures.
Il faudra encore un mois de travail pour que le porte containers soit opérationnel.
Ce nouvel équipement aura forcément un impact sur l’activité du port. "Nous allons pouvoir doubler notre capacité de déchargement", explique Marc Chevallier, le président de l’établissement public régional (EPR) qui gère le port de Sète. Et atteindre une cadence de 50 containers à l’heure contre 20 aujourd’hui.
Un argument auquel les armateurs ne sont pas insensibles. "Pour eux, le temps c’est de l’argent et ils ont la volonté d’en perdre le moins possible sur les escales".
Le port de Sète, qui a débuté son activité containers en octobre dernier, table sur une prévision de 40 000 unités en 2011, une part non négligeable de son activité.
FRANÇOIS DORé
Publié le : Samedi 21 mai 2011 à 08:19
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| Arrivant de Calvi, le paquebot s’amarrera quai Colbert le quai d’Alger étant trop exigü. |
Midi Libre 19/05/2011
Attention les yeux ! Ce n’est pas une frêle coquille de noix qui va faire escale aujourd’hui au port. Mais un véritable immeuble flottant de 243 m de long et de 31,7 m de hauteur. Avec à son bord 1 600 passagers. Un peu moins que sa contenance maximale (1 830, pour 636 hommes et femmes d’équipage), mais tout de même…
Le Thomson Dream, c’est le fleuron de la flotte de la compagnie maritime italienne Costa Croisières. Mis en service en 1986, il s’appelait d’ailleurs le Costa Europa avant de changer de nom en naviguant sous les couleurs de la société britannique Thomson, même s’il appartient toujours aux Italiens.
Ses équipements donnent la mesure du train de vie à bord : quatre restaurants, deux piscines, deux jacuzzis (whirlpools, en anglais), cinq bars, un night-club, un casino...
évidemment, ce genre de navire, ça ne se gare pas n’importe où. Le quai d’Alger étant trop exigü, c’est au Bassin Colbert que le Thomson Dream viendra s’immobiliser entre 8 h 30 et 9 h. Et ce au terme d’une délicate manœuvre de pilotage, anticipée depuis plusieurs semaines à l’aide de simulateurs. Les pilotes seront rapidement rodés à l’exercice puisqu’il va ensuite se répéter pas moins de onze fois d’ici le 20 octobre. C’est bien simple : à lui seul, le Thomson Dream, arrivant de Calvi et repartant pour Barcelone, va assurer la moitié des escales de l’année à Sète. Amenant avec lui, si l’on compte bien, environ 20 000 passagers cumulés. Presque la moitié de la population sétoise !
MARC CAILLAUD
Publié le : Jeudi 19 mai 2011 à 08:17
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| Photo VINCENT ANDORRA |
Midi Libre 17/05/2011
Transporté en une seule pièce sur un bateau venu du Portugal, le nouveau portique du port de Sète est en vue. On peut l’apercevoir depuis hier matin au large, majestueux.
Annoncée dimanche, l’arrivée du bateau avait été retardée pour ne pas exposer le portique aux vents.
Celui-ci restera au large jusqu’à jeudi ou vendredi, le temps qu’une place se libère sur les quais du port.
Publié le : Mardi 17 mai 2011 à 08:32
Midi Libre 16/05/2011
Aux côtés des palangriers d'Agde et du Cap et du Thon-club, il faudra désormais compter avec le Cercle des pêcheurs capagathois, qui vient d'être porté sur les fonts baptismaux. Une association qui regroupe déjà une cinquantaine de bateaux et d'équipages, et qui se veut respectueuse de la ressource halieutique, selon la règle du 'no kill', qui consiste à remettre à la mer toutes les prises, notamment les thons, qui sont capturés puis marqués.
D'autres manifestations, dites 'au tout venant', seront ouvertes à tous les pêcheurs dans un cadre bien défini, le 'pêché-mangé', la préservation de la faune aquatique restant une priorité.
Le club est ouvert à tous les passionnés, notamment les dames, puisque le 'Trophée des sirènes', programmé le samedi 6 août, leur est spécialement destiné. A noter qu'une formation d'observateur-marqueur (OM) se déroulera le 22 juin.
Voici le programme des manifestations à venir. Samedi 11 juin : pêche au tout venant ; 23 et 24 juillet : master halieutique ; 3 septembre et 1er octobre : pêche à la bonite.
Contact : cpca.agde@gmail.com
Publié le : Lundi 16 mai 2011 à 08:20
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| Le crépuscule sur un thonier sétois en pêche lors de la campagne 2010 Photo Vincent Damourette |
Midi Libre 14/05/2011
On suit le corbillard et, à mon avis, c’est pour un bout de temps." En patron, et prud’homme, averti, il l’avait vu venir cette saison 2011, Raphaël Scanapiecco. Et savait qu’elle serait historique. Historiquement désastreuse. Jugez plutôt : des 17 senneurs sétois, seuls six appareilleront dimanche pour une campagne de pêche au thon qui, du reste, ne durera qu’un mois. Et cette année, aller au thon, ce sera "aller pêcher le quota alloué à la France tout en sachant que ce n’est pas rentable".
Il faut dire que les thoniers senneurs, dont Sète reste la principale base en Méditerranée, cumulent tous les handicaps, cette année. La pénalité (ou "pay back") conséquente à la surpêche estimée de 2007 déduite, les bateaux français partiront pour pêcher 700 tonnes de thon rouge. Or, le minimum de captures admissible par navire de moins de 40 m étant de 50 tonnes (et la division du quota par le nombre “d’ayants droit” atteignant à peine la moitié), il a fallu que les Sétois se regroupent pour avoir le droit de pêcher.
L’armement Scanapiecco, par exemple, ne “sortira” qu’un bateau, sur lequel il a mutualisé six quotas (soit un peu plus de 120 tonnes), l’armement Avallone deux navires, Nicolas Giordano un seul bateau… Pour que le Eric-Marin puisse sortir, Jean-François Giordano et Serge Di Rocco ont dû laisser leur bateau à quai, et transférer leur quota. Les patrons s’arrangeront ensuite. Au total, dimanche, pas plus de six bateaux sétois prendront ainsi la mer, plus un agathois et deux du quartier de Port-Vendres.
Des 220 marins et commandants de navires encore concernés en 2007 par la pêche au thon à Sète, on comptera donc tout au plus cette année 80 personnes embarquées, "sans compter les 100 autres matelots au tapis, qui travaillaient sur les thoniers libyens", interdits de pêche cette année en raison du conflit.
Bref, comme on dit, ça sent le sapin. Plus que le thon rouge, en tout cas. Et sur les quais sétois, une dizaine de thoniers ne bougeront pas d’un mètre.
Dans cette situation, on imagine que le Plan de sortie de flotte séduira les plus endettés. Quoique : un thonier senneur, c’est environ 5 M€, le Plan de sortie de flotte proposera 2 M€. De quoi se retrouver pour certains sans outil de travail, mais avec des traites à honorer. Pour les autres, la diversification s’imposera, ou la reconversion. Le lamparo traditionnel, "peu glouton en gazole mais qui demande de la main-d’œuvre", est une piste cohérente pour Raphaël Scanapiecco, "à condition que la gestion soit stricte". Quant aux thons rouges, que les Sétois iront débusquer à Malte, aux Baléares, ils vont très bien, merci. D’après le prud’homme major en tout cas, "le poisson est là".
PATRICE CASTAN
Publié le : Dimanche 15 mai 2011 à 09:22
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| Une infime minorité des petites péniches de l’étang vidange correctement leurs eaux noires © D.R |
Midi Libre 14/05/2011
Depuis un certain temps l’étang de Thau est victime des eaux noires délestées par des petites péniches et autres bateaux habitables de passage. Ce problème récurrent a fait l’objet de nombreux échanges lors de réunions entre élus, professionnels de l’étang ou usagers. Mais il semble que ces discussions, parfois très engagées, n’aboutissent pas.
Thierry Baëza, adjoint à l’environnement et au cadre de vie à la Ville de Mèze, a adressé un courrier aux présidents de Thau agglo, Hérault Méditerranée, CCNBT, SMBT (Syndicat mixte du bassin de Thau) ainsi qu’aux conseillers généraux concernés pour les sensibiliser sur ce point. Car si l’ensemble des acteurs est conscient de cette situation, aucune action ne paraît être mise en place pour trouver une solution à cette problématique qui touche le bassin de Thau, le Canal du Midi et le canal du Rhône à Sète.
"Si le tourisme est une économie non négligeable pour la région, il ne doit pas se faire au détriment des activités professionnelles de l’étang, la conchyliculture et la pêche, rappelle Thierry Baëza dans son courrier. Et la solution existe. Il reste à déterminer qui doit la mettre en place. Une action commune entre l’état, la région, le conseil général, la communauté d’agglomération, la communauté de communes, le syndicat mixte et les collectivités devrait solutionner le problème." L’élu rappelle d’ailleurs que durant le mois de juillet 2010, "une des plages de Mèze a été interdite à la baignade suite à un taux de coliformes fécaux important dû à un délestage de pénichettes. Cette fermeture a été néfaste pour l’image de la ville, de l’étang, mais aussi pour celle des activités professionnelles."
La fréquentation des petites péniches sur l’étang de Thau est évaluée à environ 10 000 par an. Seules 0,5 % vidangent leur cuve à eaux noires correctement. Sur les 1 700 petites péniches qui s’arrêtent dans les ports de Mèze et de Bouzigues (équipés de bateaux-pompes), cinquante seulement le font.
"Il serait souhaitable de mettre des bateaux à pompes à toutes les entrées du bassin de Thau, poursuit Thierry Baëza. Ainsi les pénichettes auraient les moyens de vidanger leur cuve à eaux noires avant de naviguer sur l’étang (...) Ces installations devraient être accompagnées du suivi des pénichettes et de la tenue à jour d’un carnet de bord qui serait tamponné par les capitaineries ou autres responsables des pompages lors des vidanges de cuve et présenté lors des contrôles aux autorités compétentes".
Publié le : Samedi 14 mai 2011 à 10:09
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| La société nationale de secours en mer profitera de l’occasion pour présenter ses actions. © D.R |
Midi Libre 13/05/2011
Chaque année, la fête du nautisme est le rendez-vous national incontournable pour la découverte et l’accès aux pratiques des sports et des loisirs nautiques aux quatre coins de la France. Et le rendez-vous est fixé, ce week-end.
Au Cap-d’Agde, la Sodéal, l’office de tourisme, la Ville, les professionnels et associations nautiques y participent activement.
Un programme aussi large que de qualité en fait un rendez-vous très prisé. L’objectif du programme proposé ces samedi et dimanche est d’inviter le public le plus large, familles, jeunes et moins jeunes, à découvrir les loisirs nautiques dans leur diversité et à partager une passion avec ceux qui la vivent chaque jour.
Sur les quais du Centre port en plein cœur de la station, à l’Avant-port ou au Centre nautique, il sera possible de tester une activité nautique ou de découvrir de nouveaux loisirs.
Une équipe d’animateurs sera présente de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 18 h pour accueillir le public et lui donner envie de partager ses passions.
Publié le : Vendredi 13 mai 2011 à 08:24
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| Le Marrakech va rester quelques jours à quai Photo Vincent ANDORRA |
Midi Libre 11/05/2011
Le Marrakech va rester quelques jours à quai. Cette fois, ce n’est pas pour une question de facture d’essence non réglée mais pour des réparations. Hier matin alors qu’il entrait dans la passe du port de Sète avec l’aide d’un remorqueur, le ferry de la Comanav a été touché par un incendie, à l’origine inconnue.
Le feu s’est déclaré dans le local séparateur des hydrocarbures. "Un lieu sensible sur un bateau tout comme les cuisines, explique-t-on du côté de la capitainerie. à ce titre il est équipé d’un système de confinement et d’extinction." Le dispositif a parfaitement fonctionné. "L’équipage a très bien réagi à bord", commente pour sa part Jacques Belli, pilote du port de Sète, qui gérait sur la passerelle du Marrakech, l’entrée dans les eaux portuaires sétoises. Du coup, la propulsion a été coupée et le ferry "ne pouvait pas être manœuvrable", poursuit Jacques Belli.
"Quand ils ont dit qu’il y avait un incendie, j’ai eu un peu peur"
Une jeune passagère du ferry Alors en urgence, un deuxième remorqueur a été sollicité pour aider le navire de 127 m de long et de 1 140 tonnes à accoster à la gare maritime. "Comme il n’y avait pas de vent, on a pu le maintenir dans l’avant-port sans trop de souci en attendant l’arrivée du second remorqueur", précise-t-on à la capitainerie.
A bord, la petite centaine de passagers a vécu ces péripéties sans panique. "Il y a eu une grosse fumée de chaque côté du bateau. Puis une odeur de brûlé", a dit la majorité d’entre eux à la descente du bateau. "Moi j’étais au restaurant. Quand ils ont dit qu’il y avait un incendie, j’ai eu un peu peur", glissera cette jeune fille avant d’aller retrouver son petit ami sur le parking d’Orsetti. Pendant ce temps-là, les pompiers sétois inspectaient le ferry par mesure de précaution. "Les dégâts sont conséquents", résumera l’un d’eux.
Pour Philippe Sala, le patron d’Euromer (l’exploitant du Marrakech), cet incendie est "anecdotique et bénin". Le ferry devra quand même être réparé. "On va attendre les pièces. Une fois que nous les aurons, il y en a pour une journée de travail." L’ancien navire privé de Hassan II ne fera donc pas de rotations d’ici là. "De toute façon, vu la quarantaine de réservations que l’on avait pour le départ de mardi soir, on avait prévu de payer l’hôtel aux passagers et de les faire embarquer mercredi sur le Biladi", poursuit le patron d’Euromer. Espérons que tout se passera bien sur ce ferry...
Philippe Malric
Publié le : Mercredi 11 mai 2011 à 08:55
Midi Libre 09/05/2011
Deux personnes en difficulté au camp naturiste du Cap-d’Agde ainsi que trois autres baigneurs à Sérignan-Plage ont été sauvés in extremis de la noyade, hier, respectivement à 15 h 30 et 18 h 30.
Bilan : trois hospitalisations : un homme de 30 ans a été transporté d’urgence à l’hôpital de Sète par le Samu. Un enfant de 9 ans a été évacué pour examen de contrôle au centre hospitalier de Béziers.
Tandis que son père, âgé de 64 ans, qui avait bu beaucoup d’eau en tentant de lui porter secours, a été héliporté à l’hôpital de Béziers où il est resté sous surveillance toute la nuit.
Publié le : Mercredi 11 mai 2011 à 08:40
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Midi Libre 09/05/2011
à peine l’encre de son inauguration séchée, que le port départemental Vendres Domitienne, récolte les lauriers de ce coup de jeune. Vendredi dernier, le palmarès 2011 des Pavillons bleus des ports de plaisance a été divulgué. Pour la première fois, le Chichoulet, passé sous délégation de la communauté des communes de la Domitienne en 2009, fera flotter au-dessus de ses anneaux, cet écolabel de qualité environnementale (lire ci dessous).
Du côté des producteurs, on se réjouit évidemment de ce label à condition que le pavillon ne donne pas d’envies mégalomaniaques : "On ne veut pas voir s’élever du béton partout, façon La Grande-Motte", explique Pascal, derrière son stand de dégustation de fruits de mer, ouvert à l’année. Ici, on déguste les coquillages et crustacées arrosés d’un petit blanc, sans façon, entre un vol de butor étoilé et un cri de mouette, les yeux sur les bateaux arrimés à une encablure.
En direct du producteur au gourmet : c’est l’esprit de ces kiosques inaugurés en juillet dernier. L’été venu, un pêcheur complète le menu. "L’atout de ce port, c’est son côté nature et sa taille humaine ; voilà ce qui attire notre clientèle essentiellement locale ; ce ne sont pas les gros bateaux qui sortent trois jours par an qui nous font vivre, mais les gens d’ici et les petits plaisanciers", continue Pascal.
De la nécessité de faire naviguer en eaux calmes les 250 anneaux du port et les mas conchylicoles. La plaisance et la pêche. Le tourisme et la protection de ces étangs si précieux classés Natura 2000.
Michel Bozzarelli, le président de la communauté de communes la Domitienne confirme que cela a guidé le projet du port : "Nous faisons tout pour mettre en avant les atouts de ce secteur d’exception sis entre Vendres et Lespignan dont fait partie le Chichoulet . Les producteurs ont été associés aux discussions pour qu’ils comprennent que ces travaux, dans lesquels le Département a investi 12 M, sont un plus. Les producteurs travaillaient auparavant en autonomie, nous avons installé la collecte des eaux noires et grises et le tri sélectif".
Publié le : Lundi 9 mai 2011 à 08:47