Rafales : 4 nds
Température mer :
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| Photo Maurice Campert |
C'est par une belle journée ensoleillée que la dernière régate de la Sorac s'est déroulée à la satisfaction de tous les sociétaires de cette dynamique association.
Ainsi s'est achevé le trophée Sorac 2012, vive celui de 2013 dont le calendrier est consultable sur leur site.
Publié le : Dimanche 16 décembre 2012 à 19:46
L'Union des Associations de Navigateurs du Golfe du Lion, UNAN Golfe du Lion, dans sa prise de position du 14 décembre 2012, pose clairement la problématique de fond en indiquant que d’une manière générale, les autorités refusent la concertation avec les plaisanciers.
Faire référence à la loi dérange, exercer un droit de regard sur les dépenses comme la loi le prévoit est impossible malgré toutes les grandes déclarations qui ne dupent plus grand monde.
Les rapports de la Cour des Comptes s’empilent et la classe politique s’assoit dessus avec une effrayante indifférence, ces hauts magistrats se trompent, comme nous l’a déclaré le Président Directeur Général de la SODEAL en réunion du CLUPP du 04 janvier 2012.
Avec l’essor du net, l’information autrefois confidentielle est maintenant devenue accessible pour tous. Les équilibres bien bétonnés se fissurent, on le constate tous les jours dans la vie quotidienne.
L’affaire de ce Conseiller portuaire pose le problème de la manière dont il est possible d’exprimer un regard différent sur les affaires du port sans prendre le risque d’être assigné en justice.
De source informelle et fiable, l’affaire serait remontée dans les hautes instances, c'est-à-dire au Conseil Supérieur de la Navigation de Plaisance.
Une très large diffusion est en cours sur le net auprès des plaisanciers de toute la France, une affaire qui sort maintenant du microcosme agathois.
Pour mémoire nous vous invitons à relire notre communiqué du 02 juillet 2012 où nous avons tenté en vain d'être le porte-parole au dernier CLUPP de vos avis exprimés au cours de nos diverses enquêtes.
Publié le : Samedi 15 décembre 2012 à 00:00
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La régate planétaire continue, en plein océan Indien. Bernard Stamm, auteur d’une belle remontée sur le groupe de tête a même réussi à prendre le contrôle de la course pendant quelques heures. Armel, le Chacal, a fini par reprendre les commandes avec, encore et toujours, François collé à son tableau arrière. Avec Jean-Pierre Dick, ces quatre là disposent d’un voilier de toute dernière génération, d’un entraînement hors-norme, et d’un talent qui n’est plus à démontrer. La surprise serait que le vainqueur ne soit pas de ceux-là… même si la route est encore longue, très longue.
Pendant ce temps, Alex Thomson, un sujet de sa Gracieuse Majesté, aux commandes de son plan Farr 2008, tient la cadence. Et quelle cadence. Un petit tour sur la vidéo postée sur le net (ici), permet de se rendre compte de l’intensité de la navigation… en solo. Ayant choisi une route particulièrement Sud entre les deux portes de sécurité obligatoires, il a, en plus, approché des près quelques glaces dérivantes. Ces bouts de banquises peuvent, en cas de collision aux vitesses pratiquées par les marins, infliger de lourds dégâts aux bateaux. Le choc est donc interdit si l’on souhaite rester à flot.
Ainsi, en plus du stress intense, mais normal, d’une course au large, les concurrents rajoutent, chaque fois que leur route les amène plus Sud entre deux portes, une dose de stress complémentaire. Autant ils savent depuis longtemps gérer le gros temps, adapter leur voilure, lutter contre le froid, prendre du repos quand ils le peuvent par tranche de quelques minutes s’il le faut… autant rien n’existe vraiment pour détecter ces « gros glaçons ». Quelqu’un a dit roulette Russe ?
Tout le monde va y avoir droit
Ca y est, le dernier de la flotte, Alessandro Di Benedetto – certains s’en souviendront pour l’avoir croisé sur le salon nautique du Cap d’Agde l’année où il en était le parrain – va avoir son baptême du feu dans quelques heures : 40, 50 nœuds… sa première dépression dans les quarantièmes.
Entre Alessandro et la tête de course certains évoluent, en ce moment, dans des airs plutôt maniables sous le cap de Bonne Espérance. Chacun sait cependant que, pendant encore 1 mois pour les plus rapides, ou près de 2 mois pour les derniers, il va falloir jongler entre les dépressions, les portes de sécurité et la stratégie qui va avec… mais aussi avec les glaçons.
Foncez les gars, on continue à vous suivre… mais prenez garde quand même.
David Augeix
Publié le : Dimanche 9 décembre 2012 à 19:51
Le site va faire l'objet d'une importante opération de maintenance et risque quelques perturbations.
La situation redeviendra normale progressivement, merci de votre compréhension durant cette phase de travaux.
Pour votre information, nous avons suspendu la partie forum du site. Il est possible que cette suspension devienne définitive en raison de la très faible participation actuelle.
Publié le : Mardi 4 décembre 2012 à 18:20
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Les trois premiers sont par 40 degrés de latitude sud… et 0,7 mille d’écart sépare le premier du second au pointage de 11 heures ce matin, après 21 jours de course… édifiant. Pourtant, Dame Sainte Hélène et son valet l’anticyclone ont bien tenté de bouleverser le classement, de creuser les écarts. Mais non, rien n’y fait. François, Jean-Pierre et Armel (l’ordre de ce matin) sont toujours dans un mouchoir.
C’est d’abord Jean-Pierre Dick qui est parti travers à la route, cap au Sud-Ouest pour contourner la bordure de l’anticyclone avec laquelle Armel le Cléac’h a dangereusement mais magnifiquement fleurté. L’élastique s’est tendue entre ces deux-là au point que Jean-Pierre ait accusé plus de 300 milles de retard. Oui mais voilà, les sudistes ont logiquement touché le vent espéré bien plus tôt que le leader et les compteurs se sont alors affolés. A tel point que le record de distance en solo sur 24 h est tombé à quatre reprises dans la journée d’hier : d’abord François, puis Jean-Pierre, puis Alex, puis encore Jean-Pierre. Pour l’instant, nous en sommes à 503 milles en 1 jour qui dit mieux ? Au final, deux options radicalement différentes qui accouchent d’un regroupement presque parfait en tête de flotte : rare.
Et derrière, le match est tout aussi intense. Alex Thomson et Bernard Stamm, à moins de 100 milles, ne se font pas décrocher ; le Roi Jean a « fait la cuillère » à Mike et, avec Dominique Wavre, ils sont 3 quinquas en embuscade navigant à la quasi perfection entre vitesse, prise de risque et gestion du matériel. Misent-ils sur un essoufflement au passage de la porte des Aiguilles ? A leur place je ferai brûler un cierge sur le sujet mais pas sûr qu’ils en aient à bord…
Les portes ? Quesaco ?
A propos, un peu d’explication sur le thème des portes : le tour du monde, pour les furieux du Vendée-Globe consiste, entre-autres, à faire le tour du continent Antarctique avec son lot de glaces dérivantes. C’est pour éviter aux marins de venir fleurter avec les icebergs et leurs growlers que l’organisateur défini des portes par deux points au-dessus desquelles ils doivent passer, du moins en partie. La position des portes est définie avant le départ mais peut évoluer en fonction des observations recueillies. Une fois arrêtée, la position d’une porte restera la même pour le premier comme pour le dernier des concurrents. Cette année, il y aura 6 ou 7 portes.
Portes ou pas, les gars vont plonger dans les quarantièmes rugissants et dans les cinquantièmes hurlants, le royaume de l’albatros, des camaïeux de gris, des déferlantes… et des couches de polaires sur le dos. Au revoir les tee-shirts, bonjours les bottes… et la poudre anti-mycoses pour les pieds (et oui, il y a des choses dont on ne parle pas souvent mais qui sont bien réelles).
Souhaitons-leur de poursuivre cette régate planétaire acharnée pour leur plus grand bonheur mais aussi pour notre plus grand plaisir. Foncez, préservez-vous, saluez les albatros pour nous, dites-vous bien que nous sommes nombreux à vous suivre quotidiennement… et qu’il y en a quelques-uns qui aimeraient bien être parmi vous…
David Augeix
Publié le : Dimanche 2 décembre 2012 à 13:34
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Organisée par le Centre nautique Capagathois, une régate de classe 1 mètre s'est déroulée dans une ambiance chaleureuse sur le plan d'eau du Cap d'Agde le 25 novembre 2012.
Quatorze régates se sont parfaitement déroulées dans la journée, la manifestation fut très réussie.
Neuf coureurs étaient venus de Toulouse, Toulon et Strasbourg et il faut regretter l'absence des espagnols qui ont eu peur de la pluie annoncée.
Les conditions finalement ont été bonnes toute la journée avec un vent de 5 à 10 nds de NE-E. Un plan d'eau très tactique avec un long parcours qui permettait de s'exprimer pleinement.
Chacun aura pu apprécier la bonne humeur de la dernière manifestation de l'année.
C'est le toulousain Jacques Pomarede qui devance d'une courte tête le régional Laurent Bourriquel.
Rendez-vous est pris pour l'année prochaine.
Publié le : Samedi 1 décembre 2012 à 15:28
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Dans les Alizés du Sud Est, sous l’équateur, rares sont les moments où le speedo n’affiche pas des vitesses à deux chiffres. La nuit dernière c’est Jean-Pierre Dick et le Roi Jean qui ont affolé les compteurs avec des moyennes à 17 et 15 nœuds pendant plusieurs heures.
Pas beaucoup d’options tactiques cette dernière semaine
Le passage du pot au noir, nous a toutefois donné pas mal de plaisir. Armel le Cléac’h, premier ralenti et premier sorti de cette immense zone orageuse aux grains parfois dangereux a conservé son (petit) matelas de 50 milles. Derrière, les 5 poursuivants se tenaient parfois en 3 milles... 5 bateaux en 3 milles, c’est la distance de l’entrée du port du Cap à l’embouchure de l’Hérault au Grau ! Il y a des écarts parfois plus importants lors des régates de la SORAC. Preuve s’il en est de la bataille acharnée et du niveau extrêmement homogène et relevé cette année sur le Vendée Globe…
Imaginez héler votre concurrent à 1500 milles de toute côte pour lui « faire un tribord » après 17 jours de course. Eh bien c’est ce qu’ont vécu François et Jean-Pierre, sous les cumulo-nimbus du pot-au-noir. Cali (Arnaud Boissière), lui, n’a pas été heureux. Il a été un des concurrents qui a le plus souffert de cette zone météo complexe.
Sainte Hélène, soyez clémente
Tous en sont maintenant sortis. Cap au Sud, les premiers commencent à « prendre un tout petit peu d’Est ». Il faut dire, que, comme il y a 4 ans, l’anticyclone de Sainte Hélène a pris ses quartiers plutôt au Sud. Il va être long son contournement avant d’accrocher le train des dépressions antarctiques. On verra probablement dans 5 ou 6 jours une hiérarchie un peu plus stable s’établir dans le groupe de tête (Armel mis à part, même s’il n’est à l’abri de rien).
Entre ceux qui vont tenter de « couper le fromage », les poursuivants qui doivent commencer à prier pour que l’anticyclone remonte et prenne un peu d’Est histoire de « tirer plus droit » que leurs prédécesseurs (on peu rêver), sûr que cela cogite dur en ce moment.
Course «à élimination »
En attendant, tous ont prévu de grimper au mât ces prochains jours afin d’effectuer un contrôle exhaustif du gréement avant d’attaquer le gros morceau des mers du Sud. Avant de devoir abandonner pour cause de collision avec une tonne de port de commerce à la dérive, Vincent le Terrible l’avait programmé. Malheureusement, il rejoint Jérémy Beyou et Guteck, le polonais, au rang des abandons de la semaine. Bernard Stamm, lui, aura réussi à réparer son solent bien que, pour cause de hook récalcitrant, cela lui ai demandé deux ascensions dans le mât. Les mers du Sud sont un gros morceau mais la traversée de l’Atlantique n’est pas anodine. Le Vendée Globe a rarement autant mérité son surnom de « course à élimination ».
Continuez à attaquer, soyez prudents… et ayez de la réussite ; nous, on continue à vous suivre.
David Augeix
Publié le : Dimanche 25 novembre 2012 à 19:52
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Après deux années de refit emménagements intérieur, menuiseries, salle de bain hyper luxe et autres jacuzzis, le motor Yacht FANTASY nous a quitté.
La mécanique a été effectuée aux ateliers Yachting Lodge du Cap d'Agde ainsi que la fabrication des meubles qui ont été installés à Sète.
Ces travaux ont mobilisé deux employés à temps complet.
Le propriétaire, un richissime américain est venu en personne prendre livraison de son Yacht DE 108 pieds.
L'équipage convoie le bateau à San Remo où il sera chargé sur Deck flottant direction la Floride ou Miami qui sera son nouveau port d'attache.
Bye bye Fantasy que la mer te soit clémente.
Info Yachting Lodge
Publié le : Lundi 19 novembre 2012 à 22:41
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| Un beau développement orageux dans le pot-au-noir lors de ma mini-transat en 2005… |
Certains parlent de poisse, d’autres ne comprennent pas comment ces accidents peuvent arriver à des marins aussi avertis : comment, alors que nous sommes maintenant équipés d’AIS une collision telle que celle qu’a vécue Kito lundi ou Louis mardi avec un navire de pêche est-elle encore possible ?
Vous avez déjà navigué avec un AIS qui hurle toutes les 10 minutes parce que vous vous trouvez à 5 milles du cargo tartempion ou du pêcheur machin ? A la première alarme, vous vous félicitez d’avoir investi dans l’AIS… à la vingtième, vous éteignez ce satané appareil et vous vous fiez à votre veille visuelle. C’est ce qui arrive parfois dans les zones fréquentées comme le large du Portugal, zone de pêche et de circulation maritime plutôt dense. Bref, Kito et Louis nous ont démontré, à leurs dépens, toute la limite de notre sport et de la navigation en solitaire. Qui n’avait pas son AIS en veille le coureur ou le pêcheur ? Peu importe, les deux sont, réglementairement, en faute ; et un coureur en solitaire sait qu’il va se mettre en faute plusieurs fois par jour.
Et la quille ou le mât qui tombe ? On a trop tendance à oublier que le golfe de Gascogne et l’Atlantique nord, au mois de novembre… ça peut cogner, longtemps ; surtout quand on est en course et que les ris descendent après avoir matossé au vent, basculé la quille, puis rempli les ballasts… Alors, oui, la casse matérielle, pour être difficile à anticiper et pour laisser un goût amer à tout marin qui la subit, n’en demeure pas moins une des autres évidences que tout coureur accepte. Les autres comme Sam et Marco.
Reste que la bataille est magnifique. François, tu nous régales. Ta maestria en ce début de course a surpris le grand public… pas ceux qui te connaissent. Superbe descente dans les alizés portugais, belle négociation du front par le trou de souris que tu as été le seul à attraper par le sud… Bon, tu as été un peu gourmant aux Canaries et un petit recalage à l’ouest aurais été opportun il y a quelques jours mais on continue à compter sur toi.
Ceci étant tu n’es pas le seul à avoir bossé ton sujet avec talent. Armel le Chacal qui t’a proprement dépossédé du leadership, Vincent le terrible, JP, Bernard, Alex, le british. Ces cinq-là avec toi, cela fait 6 furieux qui nous régalez et qui imprimez un rythme d’enfer à cette course. C’est beau, c’est fluide. L’archipel du Cap Vert est déjà dans le sillage quand le second groupe composé de ténors comme Jérémy, le Roi Jean, Mike (un autre british) et Dominique s’accrochent à votre rythme et doivent commencer à miser sur le pot-au-noir pour recoller dans votre tableau arrière.
Au fait, qui passera le mieux ce pot-au-noir ? Beaucoup d’heures peuvent se perdre ou se gagner du 7ème au 3ème parallèle, juste avant l’équateur. Certains disent que cette zone c’est « pile ou face », d’autres prétendent avoir la science pour y passer sans encombre, une recette semble partagée par tous : une fois que tu y es, fais du sud, rien que du sud. Et une fois passé l’équateur, n’oubliez pas l’offrande à Neptune, cela reste nécessaire pour arriver au bout de la route… voire attraper le premier les vents d’ouest sous l’anticyclone de Sainte-Hélène…
Allez, rendez-vous dans une semaine, vous nous raconterez…
David Augeix
Publié le : Dimanche 18 novembre 2012 à 17:13
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Les observateurs de la vie portuaire du Cap d’Agde n’ont pas manqué d’apercevoir l’imposante silhouette du catamaran géant en aluminium. Il incarnera l’ambitieux projet d’un bateau d’assistance en expédition scientifique qui partira du Cap d’Agde en 2015.
Le parcours : La Méditerranée – Les Antilles- l’Atlantique- La Manche- l’Afrique de l’Ouest jusqu’au Gabon pour un retour en 2017.
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L’objectif : réaliser une mission de collecte, d’analyse et de transmission des sons de la mer. Un travail de 3 ans pour mieux comprendre les nuisances sonores sous-marines engendrées par l’homme et leurs impacts sur le monde et les animaux marins.
Les escales permettront d’aller à la rencontre de différents territoires et d’alerter dirigeants et populations sur cette vie marine aujourd’hui menacée par des bouleversements écologiques majeurs.
Un vaste programme de sensibilisation mis en place en partenariat avec le milieu scolaire, des associations, des collectivités et des entreprises mécènes.
Ces voyages itinérants participatifs sont ouverts à tous et l’équipe de marins et de scientifiques de l’association Terre Marine vous fera participer à leurs travaux de recherche. Vous pénètrerez dans les sanctuaires marins et aurez ainsi le privilège d’admirer ces animaux prestigieux que sont les baleines et les dauphins.
Une banque a financé cette opération accompagnée de partenaires mais afin de boucler son bugdet de 500 000 € pour la construction du catamaran Sea Explorer, l’association lance un appel à soutien en vous proposant de mettre votre nom sur les coques du bateau qui naviguera sur les mers du monde. Montant de la cotisation : 15 €. Vous serez adhérant de l’association reconnue d’intérêt général et vous bénéficierez de la réduction fiscale de 66% pour les particuliers. Si vous êtes une entreprise, profitez également du voyage , logo apposé bien en vue sur le bateau.
Un beau projet qui part du Cap d’Agde, un bateau construit par les entreprises de la zone technique, soutenu par la ville d’Agde, l’Office du Tourisme, la Sodeal qui gère le port et… vous amis et entreprises agathoises pour montrer que notre belle station est tournée vers la mer et pour la mer.
Sophie Bourguignon
Association Terre Marine
Tél : 06 12 75 10 06
Publié le : Vendredi 16 novembre 2012 à 12:48
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| © Gilles Martin-Raget - Groupe Bel |
Le monocoque Groupe Bel skippé par Kito de Pavant a été heurté dans la matinée par un chalutier au large du Portugal.
Les dégâts sont importants et Kito est contraint de rejoindre le port portugais de Cascais.
Ce n'est pas de chance pour le régional de Port Camargue dans cette course du Vendée Globe 2012/2013.
Publié le : Lundi 12 novembre 2012 à 15:05
David Augeix nous a proposé de faire le point de la course du Vendée Globe tous les dimanches, un rendez-vous hebdomadaire qui devrait passionner nos lecteurs.
Bien que cela ne soit pas des informations locales, il nous a semblé qu'il était intéressant pour nos lecteurs de pouvoir bénéficier du ressenti de David Augeix qui est le navigateur agathois le plus expérimenté de la course au large.
Sa dernière course Québec-Saint Malo fut une réelle performance jusqu'à ce qu'une fois de plus la pièce avant de l'étai ne casse...une rupture de matériel totalement indépendante du navigateur.
Pour vous aider à suivre cette chronique exceptionnelle, un accès dans un nouveau bloc vient d'être créé sur votre droite avec un lien vers la cartographie de suivi de la course.
Merci David pour ce premier récit, à suivre...
Publié le : Dimanche 11 novembre 2012 à 15:05
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Ils sont partis…
Ils étaient 20 sur la ligne de départ vers 13 heures hier. Suite à un choc avec un semi-rigide d’assistance, l’un d’entre eux, Bertrand, est rentré au port pour ne repartir que dans la nuit. 200 milles nautiques de retard sur la tête de course, c’est handicapant… Depuis, c’est malheureusement Marco qui a été contraint de rebrousser chemin. Mais lui, ce sera pour ne plus repartir : quille perdue.
Sacrées machines que ces IMOCA, sacrés marins que ces skippers… ils arrivent (parfois) à les faire tenir à l’endroit sans le principal appendice.
Bref, le Vendée Globe est bien lancé ; 5 concurrents, dont Kito notre languedocien, ont volé le départ. C’est bien un signe de l’intensité de la course qui s’annonce sur le plus beau parcours qui soit : le tour du monde par les trois grands caps. Pour l’instant c’est François, le jeune et talentueux skipper de Macif qui imprime son rythme aux ténors de la classe. Il approche déjà le cap Finistère avec 10 milles d’avance sur le second, Vincent le Terrible, à bord de PRB et déjà vainqueur de l’épreuve en 2005. Ne tirons toutefois pas de conclusions hâtives, ils n’ont parcouru que 300 milles, il leur en reste 24000… à peine.
Certains vont suivre leur progression au jour le jour, plusieurs fois par jour, d’autres vont se prendre au jeu de la régate virtuelle. Bref, nos 20 skippers (enfin, 19 maintenant), ne seront pas vraiment seuls… Même si pour aller affaler le geenaker la nuit, dans une mer formée et un vent de 25 à 30 nœuds fraîchissant, dans un air à 4°C, sous des embruns à la même température et sous pilote déboulant eux-mêmes à 25 nœuds de vitesse, là, ils seront seuls. Et ne parlons pas des joyeuses sessions à plus de 40 nœuds de vent dans la mer croisée et pyramidale de l’océan indien…
En attendant, pour l’instant, ils vont vers le chaud. Après « el cabo Finistere », clignotant à gauche, cap au sud à la faveur des Alizées portugais, bien installés et pouvant offrir de beaux surfs endiablés aux premiers. En ce moment, au large du Portugal, c’est plutôt 30 nœuds de nord et houle bien formée… De quoi creuser l’écart pour les meilleurs à 20 nœuds de moyenne ; des conditions dans lesquelles la petite erreur de manœuvre ou de barre peut coûter cher. Certains lèveront probablement le pied. Comme quoi, ce n’est pas parce que l’on va vers le chaud que c’est de tout repos…
Chaque skipper va vivre une aventure hors du commun. Profitez-en bien même si il y a des moments où vous vous demanderez ce qui a bien pu vous pousser dans une pareille galère. Vous l’avez voulu, on ne vous plaindra pas ; mais on sait tous, sous notre couette, que ce n’est pas une sinécure… Bon courage, vous en aurez bien besoin.
Allez les gars, allez Sam aussi bien sûr, on pense à vous, on sait que vous pensez aussi un peu à nous pauvres terriens. Certains vous admirent, d’autres n’arrivent pas à vous comprendre, tous savent que vous vous engagez dans quelque chose de spécial… hors normes ; et quelques-uns aimeraient bien être à votre place. Ceux-là penseront à vous le 31 décembre à minuit.
Revenez-nous avec les étoiles dans les yeux. Pour ça, on vous fait confiance.
David Augeix
Publié le : Dimanche 11 novembre 2012 à 14:54