Rafales : 2 nds
Température mer :
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| Mr Frey à la réunion publique du 06 janvier 2012 Extrait d'une durée de 43 secondes concernant le wifi des ports du Cap d'Agde. Cliquez sur l'image ci dessus pour visualiser la déclaration du Président de la Sodeal. |
Les plaisanciers ont en mémoire l'affaire du wifi qui en 2012 a suscité un très fort mécontentement.
Pour les nouveaux plaisanciers, il faut vous informer que nous disposions jusqu'au 31 décembre 2011, d'un accès internet par un réseau WIFI privé à usage exclusif des plaisanciers.
En Janvier 2012, Le Président Directeur Général de la Sodeal, Monsieur Frey prend des dispositions autres et fait la déclaration que nous vous invitons à réécouter en visualisant la video ci dessus réalisée par les services de communication de la Sodeal.
A la mise en service de ce Wifi, les plaisanciers découvrent avec stupéfaction qu'ils n'ont plus d'accès à un réseau wifi privatif gratuit.
Le Pdg de la Sodeal a mis en place un réseau public en présentant cela comme un service aux plaisanciers alors qu'aucun avantage ne leur a été accordé : tous les utilisateurs du wifi Osmozis bénéficient de la demi-heure gratuite.
Tout ceci aurait une importance relative si on ne découvrait pas que ceci a un coût important imputé aux dépenses du port.
Quand l'argent est dépensé, il n'y en a plus pour faire le job.
Dans le document remis aux membres du CLUPP en ce début d'année, on découvre que 42732 €uros HT ont été dépensés en infrastructure sur le budget du port pour ce réseau wifi qui relève de la Mairie ou de l'office du tourisme mais en aucune manière du port.
A cet argent, ne pas oublier qu'il faut ajouter la TVA ce qui fait au total environ 50 000 €uros.
Ne pensez-vous pas que si cet argent avait été attribué au responsable technique du port pour la maintenance, il aurait pu permettre de rénover au moins deux sanitaires pour le bien être de ceux qui paient c'est à dire les clients ?
Il est inutile de s'en prendre aux salariés des SEM, chacun aura compris qu'un peu partout dans notre pays, de nombreux politiques se conduisent mal, il n'y a qu'à feuilleter les divers rapports de la Cour des Comptes qui les épinglent ici ou là.
Il faut donc recadrer ces décideurs politiques, ceux qui ne sont pas là pour leurs compétences mais par le simple fait qu'ils sont élus. Le plaisancier n'étant pas majoritairement un électeur agathois, il ne peut que réclamer l'application du code des ports pour se faire entendre.
Selon nos informations le CDPCA ne tardera pas à communiquer sur les actions concrètes qu'il mène actuellement dans cette direction.
De nombreux plaisanciers ne savent pas comment on peut accéder à internet en 3G, nous allons vous aider en faisant prochainement un article sur ce sujet.
Note de la Rédaction : 7350 €uros + 3644 €uros + 31738 €uros = 42732 €uros HT
Publié le : Mardi 15 janvier 2013 à 11:46
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| Quand Armel chausse les crocs, Mike préfère encore le bonnet… |
Stratégies et contrôles tactiques
27, 28 ou 29 janvier ? Certains s’essaient déjà à quelques pronostics sur la date d’arrivée du premier. Il est encore un peu tôt pour avoir un avis définitif sur la question. L’actuel leader le sait bien. Certes, il a l’air plutôt à l’aise ; certes, il dispose maintenant d’un « matelas » de 250 milles sur son dauphin ; mais François sait trop bien que les pièges sont encore nombreux dont le pot-au-noir et la situation de l’anticyclone des Açores. Celui-ci influera la force des alizés de l’hémisphère nord mais aussi la force et la trajectoire des dépressions atlantiques.
Le coup réalisé cette semaine est toutefois joli : une route plus longue due à un décalage à l’est par rapport à Armel pour aller chercher plus de pression et un meilleur angle. Stratégie gagnante et quelques milles grappillés qui ne cessent d’augmenter. Le premier va vers plus de vent toujours mieux orienté. Il accélère toujours avant les autres, de jours en jours… et les écarts ne peuvent que se creuser. Un resserrement sera certainement observé dans quelques jours à l’entrée dans le pot-au-noir. L’occasion pour les trois poursuivants de recoller ? Armel, Jipé, et Alex doivent y penser dans des températures qui sont de plus en plus clémentes... et bientôt suffocantes.
Transitions climatiques
Après avoir vécu dans le froid intense du grand sud, on ne va quand même pas plaindre les premiers d’avoir trop chaud ? Certes non, mais en un mois, ils vont passer des rudesses du froid et des tempêtes australes à l’humidité, la canicule et la moiteur des tropiques pour enfin finir dans l’hiver européen et ses possibles coups de vent tout aussi violents que ceux qu’ils ont connu « en bas ». Les gars, il va falloir adapter votre alimentation et jongler entre le chapeau et le bonnet ; entre les bottes et les crocs ; ou encore entre le tee-shirt et le ciré. C’est aussi ça la vie de marin pressé.
Bagarres entre marins d’honneur
Les tontons flingueurs, comme on les appelle, sont encore en ciré et ne se font aucun cadeau dans les systèmes encore influencés par les dépressions australes et le courant des Malouines. Contrairement à la tête de la flotte, pour ce groupe, le vent est plutôt présent à l’arrière… d’où un resserrement des positions qui a déjà commencé et qui va se poursuivre. Le Roi Jean va certainement être fort occupé pour garder le contrôle de la meute emmenée par Mike et dans laquelle on trouve des affamés comme Cali, Javier ou encore Dominique Wavre. De la stratégie, certains sont déjà en train d’en déployer… quand d’autres vont essayer de perdre le moins possible dans le contournement de Sainte-Hélène. Cette bataille-là est aussi belle que celle qui se joue en tête. Dommage que Bernard Stamm s’en soit retiré, il y aurait joué un rôle de premier ordre…
Les derniers « pacifiques »
Dans une semaine, tout le monde devrait être en Atlantique. Pour Bertrand, le Horn c’est dans 1 jour et quelques heures. En ce qui concerne Tanguy et ensuite Alessandro, il faudra encore attendre mais la « délivrance » arrive. En attendant, Tanguy a réparé son reacher au sikaflex afin de rester en mode course…
Poursuivez vos joutes, c’est un pur bonheur de vous suivre !
David Augeix
Publié le : Dimanche 13 janvier 2013 à 21:33
Si vous êtes en train de lire cet édito c'est que la fin du monde n'est pas arrivée le 21 décembre dernier, malgré la prédiction des mayas. Le ciel ne nous est pas tombé sur la tête; le spectacle continue donc.
Par contre, à lire les chiffres de l'article ci-dessous (740 millions), on peut s'interroger sur la fin du monde ... de la plaisance. Les résultats sont catastrophiques et les prévisionnistes annoncent une baisse des ventes de 25 à 30 % pour les années à venir.
Nos économistes de la plaisance expliquent cette régression par la Crise avec un grand « C ».
La crise a bon dos.
En fait, les intervenants du monde de la plaisance souffrent depuis plusieurs armées de myopie marketing, un concept qui impose d'être à l'écoute de ses clients pour voir venir le changement et adapter son offre de produits ou de services aux nouvelles aspirations de la demande.
Depuis de nombreuses années, l'avis des plaisanciers n'est pas pris en considération.
Un exemple récent le démontre: une table ronde intitulé «Faciliter la mer: un bateau, une place! » est organisée le 7 décembre durant le Nautic sans qu'aucun plaisancier ne soit convié.
Autre exemple récent : la région Languedoc-Roussillon organise un parlement de la mer où les plaisanciers ne sont pas représentés.
Pire ! Ces 180 plaisanciers qui possèdent un bateau dans le port à sec de La Ciotat qui ont reçu une lettre de MPM (Marseille Provence Métropole) les mettant en demeure de retirer leur bateau sans solution de remplacement.
Allez ouste circulez! Quel mépris ! Messieurs, vous qui vivez grâce aux plaisanciers (ne l'oubliez pas ! Plus de plaisancier, plus de plaisance, plus de travail pour vous !), promenez-vous sur les pontons et ouvrez grandes vos oreilles.
Qu'entendez-vous? Des plaisanciers écœurés qui crient haut et fort:« Ras le bol d'être plaisancier!».
Et on s'étonne que sont de plus en plus nombreux, jeunes ou moins jeunes, ceux qui décident de vendre leur bateau sans le remplacer.
« Le goût pour le bateau, le goût pour la plaisance, restent très forts chez les français.» a dit Jean-François Fountaine le président de la FIN (Fédération des Industries Nautiques).
Tout à fait d'accord mais plus dans de telles conditions.
« 21 %des plaisanciers ont plus de 70 ans, la relève arrive » disent certains. Interrogez cette relève qui voit leur père ou leur grand-père « galérer » dans ce monde de la plaisance.
Non, ne voulant pas subir le même sort, les jeunes s'orientent vers d'autres loisirs.
Un peu d'optimiste pour conclure. Tant que l'immense plaisir d'aller en mer compensera toutes ces tracasseries, il restera des plaisanciers.
«Pourvu que ça dure ! »comme disait Maria Letizia Bonaparte, mère de Napoléon.
Bon vent pour 2013
La Gazette des Pontons N° 55 Janvier-Février 2013 cliquer ici pour lire l'original
83000 TOULON
Publié le : Vendredi 11 janvier 2013 à 08:13
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| © Photo Blog Sébastien Frey |
L'emblématique, l'ardent défenseur de l'environnement, l'homme au chapeau, Renaud Dupuy de la Grandrive quitte la Direction de l'ADENA.
Cette information relevée sur le média internet Hérault Tribune nous apprend que Renaud Dupuy de la Grandrive a décidé de rejoindre la Ville d’Agde pour assurer un poste de Directeur de la gestion du milieu marin au sein d’une nouvelle direction où vont le rejoindre deux anciens collaborateurs de l’équipe mer de l’Adena, Sylvain Blouet et Edouard Chéré.
Quel avenir pour l'ADENA qui perd son équipe dirigeante?
L'engagement de Renaud Dupuy de la Grandrive prend une tournure politique et il sera intéressant de connaître les diverses réactions à ces nouvelles orientations.
L'écologie, la défense de l'environnement seront sans doute à l'ordre du jour de la future campagne municipale.
Publié le : Mercredi 9 janvier 2013 à 08:54
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| Photo réalisée sans trucage, préparation de la réunion, le premier rang... |
Monsieur le Maire d'Agde avait convoqué une réunion du CLUPP mais avait sans doute omis de lire le code des ports qui fixe le périmètre de ces comités de concertation.
Seuls les plaisanciers de la liste tenue à jour par la Sodeal et Monsieur le Maire ou le représentant qu'il désigne constituent le CLUPP.
Le fonctionnement du Conseil portuaire est totalement différent, il réunit divers acteurs dont la Sodeal avec des représentants désignés ou élus, c'est ainsi que trois plaisanciers, issus du CLUPP, y participent.
Il est donc important que la Sodeal soit transparente pour l’établissement de la liste des membres du CLUPP et que cette liste puisse être consultée par tous les plaisanciers.
Rappel du code des ports :
Article R*622-3 Modifié par Décret n°2005-255 du 14 mars 2005 - art. 1 JORF 19 mars 2005
Le comité local des usagers permanents du port comprend les titulaires d'un contrat d'amodiation ou de garantie d'usage de poste d'amarrage ou de mouillage et les bénéficiaires d'un titre de location supérieur à six mois délivré par le gestionnaire du port.
Leur liste est tenue à jour par le gestionnaire du port. L'inscription sur la liste s'effectue sur la demande de l'intéressé assortie des justifications appropriées.
Le comité local des usagers permanents du port est réuni au moins une fois par an par le maire ou son représentant. Il reçoit communication du budget du port.
Que dire de plus que ce texte n'a jamais été appliqué ces dernières années au Cap d'Agde.
Monsieur le Maire, quand aurez-vous l'intention d'organiser un CLUPP en conformité avec la loi ?
La réunion du 7 janvier ne peut être considérée comme un CLUPP mais un grand show de la communication externe de votre gestionnaire des ports.
En période de récession économique, les plaisanciers si vous les interrogez, vous indiqueraient qu'ils préféreraient constater que le gestionnaire des ports fait des économies.
Ce genre de comportement dispendieux sera très mal perçu des plaisanciers qui in fine devront payer la facture.
De mémoire d’agathois, nous n’avions pas encore vu de tels excès.
Publié le : Mardi 8 janvier 2013 à 00:00
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La très forte implication des plaisanciers à notre grande enquête permet de considérer que notre initiative est un succès sans précédent.
Globalement, les plaisanciers affichent un certain attachement au port du Cap d’Agde et manifestent une satisfaction incontestable à y stationner leurs bateaux.
En ce qui concerne les rapports avec les autorités portuaires, on peut considérer que l’absence de concertation se fait fortement ressentir. Trop de décisions unilatérales, prises par la société gestionnaire du port, telles que sur le wifi ou la fermeture des sanitaires en saison, génèrent un très fort mécontentement.
Les plaisanciers ne veulent pas financer le déficit chronique du Centre Nautique et réclament sa sortie du budget des ports.
Les nuisances sonores sont pour certains plaisanciers insupportables en saison. Les activités non respectueuses de la législation en la matière, notamment à l'Ile des loisirs, génèrent un très fort mécontentement qu'il est nécessaire de prendre sérieusement en compte.
La taxe environnementale est très mal perçue et sa justification doit être démontrée.
Un collectif de plaisanciers est tout naturellement né avec cette grande enquête pour faire entendre le point de vue des plaisanciers.
Infocapagde, conformément à ses engagements, publie les synthèses et l’intégralité de vos interventions en respectant les contraintes imposées par la CNIL. Cette enquête est informatiquement tracée et toutes les contributions sont conservées.
C'est maintenant à tous les acteurs dont le CDPCA d'analyser en détail cette grande enquête.
Le CDPCA ne manquera pas de rappeler la notion de service public aux autorités qui sont invitées à adopter un fonctionnement normal du CLUPP, organisme de concertation auquel tout plaisancier devrait participer ou se faire représenter.
Cliquer sur ce lien pour voir les résultats
Cliquer sur ce lien pour charger le Document au format pdf
Publié le : Samedi 20 octobre 2012 à 00:05
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| Le Cap Horn dans ses habits habituels |
Grosses conditions pour les poursuivants encore dans le Pacifique
Après les 4 premiers, ce sera au tour du Roi Jean de doubler le Horn dans la journée de Lundi. Il a réussi à « faire le trou » avec un groupe de 5 marins emmenés par Mike Golding. Tous ceux-là vont continuer à vivre dans des conditions que certains et on les croit sans difficulté qualifient de dantesques : plus de 45 nœuds dans une mer croisée, voilà le menu jusqu’à l’Atlantique pour ceux qui n’y sont pas encore. Cali avouait même boire du café froid pour éviter de se brûler quand il se le renverse dessus ; Bubbi, lui, a levé le pied pour préserver ses chariots de grand-voile qui lui donnent du soucis… pfff, vous parlez d’une croisière… ça ne vaut pas la Corse en juillet.
On pourra toujours dire que c’est « la routine du Grand Sud »… n’empêche, certains ont hâte d’emboiter le pas de François et de la quitter, cette routine. C’est que, un Vendée Globe, ça impressionne tout le monde, ça en fait rêver quelques-uns, c’est l’aboutissement ultime pour certains marins… mais c’est très exigeant. Pour le mériter, il faut se mettre en danger et en baver… ça ne le rend que plus beau.
De l’autre côté, ce n’est pas mieux
Quant aux 4 larrons qui font cap au Nord dans L’Atlantique en direction des Sables, ils en sont à « tricoter » au près dans les 40èmes, aux prises avec un flux de nord plutôt musclé et une situation météorologique assez complexe… Bref, la délivrance du Horn, même si les glaçons sont désormais derrière eux, est toute relative. Nos deux inséparables de tête ont mis fin à leur navigation collée-serrée sans pour autant diverger en stratégies totalement distinctes. Le Chacal accuse 40 milles de retard sur François, mais vu les écarts latéraux, pas de quoi tirer de conclusions hâtives. Ce d’autant plus que Jipé revient très fort par derrière. Après avoir cumulé 500 milles de retard, le voilà à moins de 250 milles dans le tableau arrière de François. Un match à trois pour remonter dans l’hémisphère nord ? A moins que ce ne soit un match à 4. Alex, malgré ses problèmes d’hydrogénérateurs, n’est « plus qu’à » 600 milles.
« Quand ça veut pas, ça veut pas »
Les hydrogénérateurs, parlons-en… C’est pour réparer les siens que Bernard s’est arrêté du côté de la Nouvelle Zélande. Une rotation de vent, une ancre qui dérape et un salut dû à la mise à couple d’un navire russe stationnant dans la même baie. Assistance ou pas ? D’abord disqualifié, le jury a accepté de ré-ouvrir l’examen du cas du navigateur suisse. Quelques heures après celui-ci a percuté un objet flottant non identifié et a, à nouveau, perdu l’usage de ses hydrogénérateurs. Ayant déjà consommé tout son gasoil, il n’a donc plus de moyen de produire d’énergie à bord. Quand les batteries seront vides, il n’aura plus de pilote alors qu’il se situe encore à 1000 milles du Horn. Bref, « quand ça veut pas, ça veut pas »…
Bernard, on pense peut-être encore plus à toi qu’aux autres en ce moment précis. Tu as démontré toutes tes qualités. Tu as fait une course fabuleuse jusque-là, quoiqu’il arrive, ce Vendée-Globe aura été marqué par ton empreinte. Prenez tous soin de vous (quand vous le pouvez).
David Augeix
Publié le : Dimanche 6 janvier 2013 à 18:28
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| Philippe Nayraud Président du CDPCA |
Comment est né le CDPCA ?
La grande enquête d'Infocapagde, avec son fort taux de participation, a fait prendre conscience qu'il était devenu important de s'intéresser de près à la gestion de nos ports. Nous constatons que, depuis quelques années, les relations entre le gestionnaire et les plaisanciers se sont dégradées.
L'affaire du wifi a suscité un très fort mécontentement non assumé par le gestionnaire des ports. Les dysfonctionnements permanents du CLUPP sont maintenant connus et la redevance environnementale n'est en fait qu'une augmentation déguisée du prix de la place de port sans aucune contrepartie.
Tout ce mécontentement a donc contribué à la naissance du CDPCA qui devrait rassembler à l’avenir de très nombreux plaisanciers.
Comment vous positionnez vous au regard des autres associations existantes ?
Notre association n’a pas vocation à entrer en concurrence avec les associations ludiques existantes, nos objectifs sont très différents et nos statuts permettent d’associer les personnalités qui dirigent ces associations, ce que nous ne manquerons pas de faire après cette période de mise en route.
Il faut savoir que pour se réunir au centre nautique dont les déficits sont en permanence épongés par les plaisanciers, les associations sont contraintes de payer une location de la salle à la Sodéal.
Comment comptez-vous retenir l'attention des pouvoirs publics ?
Dès sa création, nous enregistrons une première satisfaction puisque le Président de la Sodéal reconnaît, dans un article du Midi Libre du 27 octobre 2012, le manque de représentativité des plaisanciers au CLUPP.
Il faut cependant préciser que Monsieur Frey n'y a pas sa place en qualité de Président de la Sodéal. Le CLUPP est un comité de concertation entre le premier magistrat de la ville ou son représentant et les plaisanciers titulaires d'un contrat de place de port avec la Sodéal et c'est tout.
Faites-vous confiance au Président de la Sodéal pour améliorer la concertation avec les plaisanciers ?
Je suis un homme très attaché au dialogue mais permettez- moi d'avoir quelques doutes sur les bonnes intentions des personnes actuellement en charge de la Sodéal.
Comme de nombreux plaisanciers j'ai été scandalisé par le dépôt de plainte de la Sodéal à l'égard de Monsieur Charles Robin, Conseiller Portuaire élu de nos ports.
Est-ce mal agir qu'écrire dans la presse un article s'appuyant sur des informations publiques telles que les éléments du rapport de la Chambre Régionale des Comptes ?
C'est pour moi une attitude totalement scandaleuse de la part des dirigeants de la Sodéal et personne ne m'a encore informé d'un retrait de plainte.
Qu'en pense Monsieur le Maire d'Agde ?
Avant la fin de l'année, je souhaiterais le rencontrer pour lui réclamer l'application du code des ports maritimes et l'éclairer sur le bien-fondé de notre démarche.
Je lui remettrais en main propre le rapport de la grande enquête réalisée par Infocapagde.
Je lui indiquerais clairement notre volonté constructive et espère très sincérement que Monsieur le Maire comprendra les intérêts personnels qu’il pourrait retirer de cette attention à l’égard des plaisanciers.
Nous aurons aussi l'occasion de parler de cette plainte en justice, n'oublions pas qu'il a autorité sur la Sodéal et qu’il est en son pouvoir de mettre un terme à ce fâcheux contentieux.
Quel est le message que vous souhaitez passer aux plaisanciers ?
Il est simple : s'unir, se rassembler, nous placera dans une situation où nous serons entendus et respectés.
Je les invite à nous rejoindre par l'adhésion au CDPCA, la cotisation a été volontairement réduite à 10 €uros.
Une équipe dynamique de plaisanciers agathois est en cours de constitution, cette force constructive ne pourra qu'être entendue de l'autorité municipale qui est de par la législation notre interlocuteur privilégié.
Publié le : Jeudi 22 novembre 2012 à 07:53
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| Banque Populaire, vu de Macif, à l’approche du Horn |
Ouf, Bernard a enfin repris sa course. Après l’abri relatif des îles Aukland et le mouillage devant le port de Dunedin, le voilà revenu parmi ses petits camarades, hydrogénérateurs apparemment en place et chargeant les batteries du bord. Il aura perdu sa superbe 4ème place mais pourra, on l’espère, boucler la boucle avec la manière. Il colle déjà au tableau arrière de Cali… visiblement il est bien revenu, et pas pour plaisanter. Tant mieux, exprime-toi Bernard et fais-toi plaisir.
Javier, dit Bubi, n’a pas eu besoin de s’arrêter pour réparer une deuxième fois son rail de grand-voile… mais au prix d’un numéro d’équilibriste en tête de mât au beau milieu de… nulle part. Malgré ses avaries, voilà un ibérique qui donne une belle répartie aux grands noms de la course au large et qui démontre une belle combativité.
Quant à nos deux leaders, un coup 3 milles d’avance pour l’un, un coup 0,2 mille d’avance pour l’autre, ils foncent désormais vers le Cap Horn… Hier soir, ils naviguaient encore à vue. Invraisemblable. On a du mal à imaginer ce que cela suppose en termes d’engagement physique et psychologique. Un match d’une telle intensité en tête de course dans des conditions pour le moins difficiles, des bateaux tout sauf confortables, le froid intense, l’humidité, la mer, le vent passant parfois allègrement la barre des 40 nœuds… le tout 24 heures sur 24. Les derniers témoignages de Jean-Pierre Dick, de Jean Le Cam et d’Alex Thomson sont d’ailleurs éloquents à l’évocation de leur fatigue, stress ou lassitude. On ne les plaindra pas, ils savaient, surtout eux, où ils allaient, mais cela donne le ton. Aussi chapeaux bas messieurs et prenez garde, autant que vous le pourrez d’autant plus que, vous le savez, une nouvelle embûche se présente.
En effet, devant vous, le Cap Horn, le Cap Dur, ou aussi, pour vous, le Cap de la Délivrance. Une fois doublé, clignotant à gauche et cap au nord, direction Les Sables et des conditions climatiques moins extrêmes… enfin. Ceci étant cette année, sur votre route, vous allez rencontrer de gros, de très gros glaçons et leur cortège de growlers quasi-indétectables au radar. Les dernières observations satellites ont en effet montré un nombre relativement important de glaces dérivantes très près du Horn. En plus de l’adversaire qui ne lâche rien, il n’est pas là pour ça, en plus des conditions météorologiques, en plus de mettre du charbon dans la machine, vous allez avoir à veiller ce danger sournois. Radar en marche, veille visuelle la plus fréquente possible… et pensez aussi à brancher votre bonne étoile. Ce danger vous concernera au moins vous 4, en tête de course… et pour une fois, je n’aimerais vraiment pas être à votre place.
Les deux premiers sont attendus dans le 1er janvier au Cap Horn, Jean-Pierre devrait y avoir une journée de retard, Alex 2 ou 3. Derrière, ils ouvriront un nouveau chapitre. La remontée au large des côtes argentines, dans une zone de cyclogenèse, là où les dépressions naissent, pourrait en effet donner aux deux larrons en tête des raisons de se séparer, aux poursuivants des raisons d'espérer recoller… bref, la situation argentine, avec trois dépressions en formation dans la première semaine de janvier pourrait nous délecter de quelques belles options météorologiques.
En attendant, passez le Horn, au milieu des glaces et sans les toucher. On croise les doigts, on pense à vous…
David Augeix
Publié le : Lundi 31 décembre 2012 à 08:47
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En cette veille de Noël, nous aurons une pensée pour tous les marins qui sont en mer en cette période de fêtes de fin d'année, plus particulièrement tous ceux du Vendée Globe.
Joyeux Noël à tous nos lecteurs.
Publié le : Dimanche 23 décembre 2012 à 00:00
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A l’heure où nos enfants attendent leurs jouets, où nos compagnes se verront comblées de bijoux et de parfums… certains concurrents du Vendée-Globe aimeraient probablement avoir un peu d’aide sur des sujets comme la stratification, l’électricité, la couture ou encore l’énergie embarquée. A l’image d’Alex Thomson, gérant depuis plus de 10 jours sa consommation d’énergie à l’ampère près. Des deux hydrogénérateurs embarqués, il en a au moins un qui est définitivement hors-service. Ayant peu de gasoil à bord, les heures moteur sont comptées. De la même façon, avec si peu de soleil sous les latitudes dans lesquelles ils naviguent, il est impossible de compter sur les panneaux solaires… Bref, plus qu’une solution : économiser l’énergie et consacrer le peu dont il dispose pour les seuls usages du pilote et du recueil de l’information météo : vie « monacale » sous les 50èmes hurlants.
Bernard Stamm s’est trouvé dans les mêmes difficultés. Il a rompu ses deux supports tenant ces hydrogénérateurs sur le tableau arrière. Aussi, à proximité des îles Auckland, il a choisi de faire un stop dans une baie et mouiller le temps de réaliser la réparation nécessaire. Clin d’œil du destin, il s’agit de la même baie que celle qu’avait choisie, il y a 4 ans, un certain Marco (Marc Guillemot) pour réparer un rail de grand-voile défectueux. Ainsi, après la couture sur le spi, le solent ; après les ennuis de hook, après s’être réalisé lui-même un amalgame sur une dent cassée… voilà Bernard en train de bricoler ses supports d’hydrogénérateurs. Polyvalence et capacité d’adaptation…
Pendant ce temps, la course… et le Pacifique
Quant à nos deux leaders, toujours bord à bord, à portée de fusil l’un de l’autre, s’ils n’avaient pas fait le trou avec leurs illustres poursuivants, on se demanderait presque s’ils ne « s’attendent » pas. Attendre ? C’est certainement un mot banni de leur vocabulaire, comme de celui du roi Jean qui a réussi cette semaine à distancer les deux compères avec lesquels il faisait route depuis le Brésil.
Sauf à l’arrière, l’ensemble de la flotte a, soit la quille, soit les pensées dans le Pacifique. L’Indien aura laissé des traces dans les organismes, sur le matériel, et dans les esprits. La tête de la course est encore à 3000 milles du Horn, le dernier concurrent en a encore pour plus de 7000 milles. Quand la fatigue commence à peser, beaucoup de choses peuvent se passer. Et ils ont encore devant eux le plus grand désert liquide à traverser… autour de 50 degrés de latitude sud et 5 degrés de température moyenne…
Bon vent, bonne mer, soyez rapides… et prudents.
David Augeix
Publié le : Lundi 24 décembre 2012 à 11:48
Le Président du tribunal de Béziers a accepté ce matin la demande de report présentée par l'avocat de la Sodeal et de Mr Boucher, son Directeur, dans l'affaire qui l'oppose au Conseiller portuaire élu représentant des plaisanciers Charles Robin.
Une nouvelle date d'audience a été fixée au 18 mars 2013.
Publié le : Vendredi 21 décembre 2012 à 15:25
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C’est vendredi 21 décembre 2012 que le Conseiller portuaire Charles Robin, représentant élu des plaisanciers, se présentera devant la justice au Tribunal correctionnel de Béziers pour répondre des accusations de diffamation à l’égard de la SODEAL et de son directeur, Monsieur Thierry BOUCHER.
Rappel des faits :
Suite à la réunion du CLUPP du 04 janvier 2012 où ce représentant des plaisanciers s’est senti agressé verbalement par les autorités portuaires, celui-ci n’ayant plus d’autre possibilité pour exercer son mandat a proposé un article au Média Internet Hérault Tribune pour exprimer sa vision des choses sur la gestion des ports du Cap d’Agde.
Pour ce motif ce représentant des plaisanciers est accusé de s’être rendu coupable de diffamation publique à l’égard de la SODEAL et de son directeur, Monsieur Thierry BOUCHER.
C’est la première fois qu’une telle situation se produit alors que pendant dix ans cet élu a été le Président de l’Association des usagers des ports de plaisance du Cap d’Agde, UPCA, qu’il siège au CLUPP et au Conseil portuaire depuis 1995 et qu’il n’a pas manqué d’intervenir chaque fois que les intérêts des plaisanciers étaient en jeu.
L’appel à la modération du Président du CDPCA n’a pas suffi pour régler ce différend dans la concertation, l’affaire suit son cours et la justice va donc se prononcer.
Nul doute que ce jugement marquera les rapports entre les plaisanciers et les représentants institutionnels de nos ports.
Publié le : Jeudi 13 décembre 2012 à 00:02
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| © Bertrand de Broc / Votre Nom autour du Monde avec EDM Projets |
Pas de révolution mais une évolution en tête de course
Ils étaient 5 inséparables en tête, ils ne sont plus que 2. François et Armel ont "fait le trou" cette semaine. Jean-Pierre Dick pointe à plus de 450 milles quand le retard d'Alex et de Bernard fleurte avec les 1000 milles. Certes, rien n'est fait mais la flotte s'étire et les 2 hommes de tête naviguent maintenant dans un système météorologique qui leur est propre.
François a passé le cap Leuwin sous l'Australie il y a trois jours en navigant à plus de 20 noeuds de moyenne; Armel est resté accroché à son tableau arrière.
Ces deux-là, s'ils ne cassent pas...
Le baston, c'est pour tout le monde maintenant
Pendant ce temps, Cali (Arnaud Boissieres) a essuyé, au coeur de l'Indien, un de ses plus forts coups de vent: 63 noeuds en rafales et la mer qui va avec...
Quand on sait que certains voient leur huile d'olive geler dans la cambuse on se doute des conditions actuelles de navigation pour ces fous qui veulent vérifier par eux-mêmes que la Terre est bien ronde. Leurs couches de polaires sont nombreuses, leurs cirés ne sèchent plus vraiment, et leur confort auditif est tout relatif dans ces coques en carbone.
Bientôt le Pacifique
A 1000 milles au sud de l'Australie, les leaders vont entamer le Pacifique probablement en fin de semaine. Avant cela il aura fallu empanner dans une mer encore formée et plus de 20 noeuds de vent sur un 60 pieds Open en solo. Tout ça pour aller chercher la porte "Australie Est". Au bout du Pacifique, ils trouveront le mythique Horn. Entre temps, il y aura encore quelques dépressions, quelques frissons (au propre comme au figuré), et quelques
surfs endiablés. Mangez quelques calories, vous en aurez besoin. 6000 par jour, c'est bien un minimum avec la vie que vous menez.
Asta la vista.
David Augeix
Publié le : Dimanche 16 décembre 2012 à 23:07