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​Infocapagde
Reprise pour Jeminy

Ce week end à Port Camargue le Dufour 36 Perfo Jeminy a participé à la première manche du championnat Méditerranée Ouest du trophée de l’UNCL 2013 (Union Nationale pour la Course au Large).

Le niveau très relevé de la compétition a permis de faire le point après la pause hivernale.

Première satisfaction Nelson et Wilfried, deux jeunes Capagathois qui préparent leur brevet d’état de voile, se sont parfaitement intégrés à l’équipage. Ils ont une grosse motivation pour naviguer et nous apportent leur fougue et leur détermination.

Deuxième satisfaction le tout nouveau spi symétrique Technique Voile qui a vraiment boosté le bateau aux allures portantes.

Prochaine étape à Marseille avec la Massilia et la SNIM qui sont les épreuves communes aux bassins Ouest et Est avec tous les meilleurs régatiers Méditerranéens et de belles bagarres en perspective.

Jeminy Sailing Team


Publié le : Mardi 5 mars 2013 à 10:28

​Vendée Globe
Bravissimo !

Le dernier skipper revient après être allé voir ce qu’il y avait au-delà de l'horizon

Alessandro a coupé la ligne ce vendredi. Et ce fût le clap de fin sur cette extraordinaire édition du Vendée-Globe... Il y a presque de quoi être triste.

Après une dernière nuit mouvementée et particulièrement difficile pour le skipper franco-italien, il en aura donc terminé en 104 jours de navigation lui qui, au départ, avouait ne pas être un régatier aguerri. Il s’était révélé à lui-même à l’occasion d’un précédent tour du monde sur un Mini 6,50 ; il s’est désormais révélé au grand public, autant que tous ses concurrents, comme un marin d’exception.

Certes, dès les premières heures de course, il accuse un certain retard sur la tête de la flotte, mais peu importe. Alessandro fait un autre type de course : celle de l’apprentissage, celle de l’engagement personnel, celle de l’aventure. Il a pour cela et avec le plus petit budget de la flotte, acquis un voilier d’ancienne génération, le seul à quille fixe. Ce bateau a déjà 3 Vendée-Globe « dans les pattes ». Le premier il l’a réalisé aux mains de Thomas Coville, le second dans celles de Sébastien Josse et le troisième avec Cali à bord. Alessandro s’entoure alors d’une équipe franco-italienne enthousiaste et prépare son projet pour tout donner mais avant tout pour « boucler la boucle ».

Objectif atteint

Pas plus que les autres les soucis ne l’auront épargné : des drisses rompues, des voiles déchirées, des mers démontées, et une cotte cassée dans un empannage intempestif. Mais rien n’y fait, il est toujours là, accompagné de son ineffable joie d’être en mer. Alors, il l’a bouclée sa boucle, et bien bouclée. Son temps est meilleur que celui du vainqueur de la troisième édition de la course. Et l’écart entre lui et François, le magnifique premier, est le plus faible jamais enregistré. Bravissimo !

Mais que va-t-on faire maintenant ?

Nous n’aurons plus les crêpes de la chandeleur en plein Atlantique d’Alessandro, nous n’aurons plus les exploits de Bernard, de Tanguy ou de Jean-Pierre, nous n’aurons plus le match invraisemblable de François et d’Armel…

L’aventure vient de se terminer, il est donc temps pour nous d’aller vivre les nôtres. Chaussez vos bottes, enfilez vos cirés et sortez voir ce qu’il y a derrière l’horizon. Si vous écoutez les skippers qui viennent d’en terminer avec ce fabuleux Vendée-Globe, ils vous diront tous que derrière, au-delà du risque, de l’inconfort et parfois de la peur, il y a tout simplement… de la magie et peut-être même du romantisme.

Bonnes navigations à tous.

David Augeix


Publié le : Dimanche 24 février 2013 à 19:28

​Infocapagde
Yachting Lodge vous informe de ses promotions

Après l'accès internet wifi offert aux plaisanciers sur la zone technique, Yachting Lodge vient de créer un nouveau rayon droguerie et produits ménagers pour satisfaire aux demandes des plaisanciers.

Si vous avez oublié votre brosse à dent ou votre mousse à raser, Yachting Lodge vous dépannera.

Papier WC, sacs poubelles, assiettes en carton, gobelet en plastique et une centaine d'articles de première nécessité à prix discount sont disponibles.

Notre partenaire nous signale les promos du mois :

  • Coffret fusées hauturier 2013  stock 50 pcs  129 €.
  • Feux à main X 3 2013 stock  100 pcs  19.90 €.
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Arrivage prévu début Mars :

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  • Annexe 2.50 m x1.29 m 17kg  stock 60 pcs pour moteur 4cv 330 €.
  • Annexe 2.77m  x 1.50 20kg  stock 60 pcs  moteur 9cv  369 €.

Publié le : Mercredi 20 février 2013 à 15:47

​Vendée Globe
La victoire du cœur

Tanguy a franchi la ligne en fin de matinée après une bien belle route 

Tanguy est arrivé aujourd’hui après 98 jours de mer à bord d’Initiative Cœur. Un bien beau mécénat en faveur de l’association du même nom qui œuvre afin de permettre à des enfants atteints de déficience cardiaque d’être opérés… et sauvés.

Au-delà de son engagement aux côtés de cette association, Tanguy en aura démontré du cœur ! Parti sur l’ancien « Whirlpool » de Catherine Chabaud, bénéficiant d’une préparation bien plus courte que celle des meilleurs, il savait qu’il partait plus pour l’aventure que pour la victoire. Il aura été servi. La découverte des mers du sud, leurs lumières, leur isolement, leur beauté brute, sauvage, violente parfois… et au bout le Cap Horn, le cap de la délivrance comme on dit.

Sauf que, cette fois-ci, la délivrance n’était pas forcément au rendez-vous. Jean Le Cam, Cali ou Dominique Wavre se souviennent d’une remontée de l’Atlantique Sud plutôt laborieuse. Tanguy, lui y aura gagné le surnom de « TanGuyver ». Par trois fois, il aura « tapé » des OFNIs. La première fois, plus de peur que de mal, le safran tribord n’y a laissé que son gel-coat et sa première peau de carbone. La seconde, la plus grave, c’est la dérive bâbord arrachée, son puits éventré occasionnant une voie d’eau et la moitié du safran tribord arraché. Il lui aura fallu 48 heures d’efforts pour dégager sa dérive afin de libérer le puits en ralentissant le bateau au maximum, en plongeant à plusieurs reprises sous la coque au milieu de nulle part… Ensuite, 24 heures de plus ont été nécessaires afin de stratifier le puits et limiter ainsi les entrées d’eau dans la coque qui mettaient en péril l’homme et le bateau… MacGyver avait trouvé son maître. Enfin, moins d’une semaine avant de franchir la ligne, une nouvelle rencontre avec une bille de bois a occasionné… une nouvelle frayeur, sans plus dégâts, heureusement.

Après quelques louvoyages à l’efficacité réduite faute de dérive bâbord, Tanguy a donc coupé la ligne d’arrivée en vainqueur… Il n’aura rien lâché, il sera allé au bout de ses forces, il aura démontré toute la combativité qu’on lui connaissait déjà sur le circuit de la Class40 où il a été révélé. Bravo.

Il n’en reste plus qu’un…

C’est Alessandro, l’un des parrains de notre salon nautique d’automne. Lui aussi à bord d’un voilier d’ancienne génération file actuellement à bonne allure vers le golfe de Gascogne. Aventurier épicurien, marin exceptionnel, il devrait en terminer dans les jours qui viennent clôturant ainsi ce Vendée-Globe 2012-2013. Prends garde à toi Alessandro, même si ton bateau connait le chemin, tu sais bien que rien ne se fait contre la volonté de la mer ; nous on t’attend de pied ferme pour te célébrer comme tes 10 prédécesseurs dans le chenal des Sables.

David Augeix


Publié le : Dimanche 17 février 2013 à 18:44

​Infocapagde
Conférence à Toulouse le 20 février 2013


Publié le : Dimanche 17 février 2013 à 18:38

​Vendée Globe
Rien n´est écrit

Cali (Arnaud Boissières) en approche de la ligne d’arrivée

« Rien n’est écrit à l’avance » : c’est Dominique Wavre qui l’a dit, vendredi, lors de son arrivée. Les coureurs disent aussi souvent que « tant que la ligne d’arrivée n’est pas franchie, tout peut arriver ». C’est un peu le synonyme du proverbe qui recommande de « ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué ». Sagesse indienne ? Superstition ? Probablement un peu des deux. Cette semaine nous l’a encore prouvé notamment avec les aventures de Javier et de Tanguy.

Et une quille de moins, une !

C’est Jean-Pierre Dick qui a commencé à l’admettre : les quilles sur un IMOCA 60, cela devrait être considéré comme du « consommable »… bien qu’au prix de la pièce souvent unique, cela fait cher le consommable. Mais il y a de quoi se poser quelques questions après les accidents de Marco, de JP et, cette semaine, de Javier. Sa quille rompue, ce dernier n’a pas eu la chance de stabiliser le bateau avant qu’il ne se couche sur l’eau puis se retourne. Ensuite, plus d’autre choix que le déclenchement des balises de détresse en attendant les secours. Heureusement, entre Madère et les Açores, ils ont réussi à intervenir en 6 heures… preuve de l’efficacité des moyens internationaux de secours en mer. Ce délai extrêmement court a quand même du paraître bien long à Javier dans son radeau sans combinaison de survie… Il est évident que la classe IMOCA, si elle veut survivre, doit réagir sur ce sujet qui devient de plus en plus récurent et qui représente un danger difficile à accepter pour les marins.

Quant à l’aventure de Tanguy, les règles ne peuvent rien y changer

Tanguy, plus chanceux que Vincent Riou qui a dû abandonner pour la même cause, est toutefois bien handicapé. Taper un OFNI au beau milieu de l’Atlantique et arracher dans le choc la moitié du safran, la dérive et défoncer le puits de dérive… cela aurait pu être dramatique si la voie d’eau occasionnée avait été plus importante. Tanguy a réussi, après quelques tentatives, à dégager la dérive coincée dans son puits, il a alors pu engager ses travaux de stratification autour du puits endommagé afin de colmater la voie d’eau… Il devrait ainsi pouvoir rallier l’arrivée cahin-caha avec un safran et demi, une seule dérive et… la foi. La foi sans laquelle François Gabart a reconnu que ce Vendée-Globe était une punition.

La foi, belle et nécessaire

Mais rassurons-nous, la foi, ils l’ont tous. De sorte que, loin d’être une punition, ce Vendée-Globe est une aventure extraordinaire, une étape merveilleuse dans leur vie de marin. Cali l’a exprimé de la sorte quelques heures avant d’en terminer à son tour à bord de son bel oiseau noir : « je boucle un deuxième Vendée, c’est tout et c’est énorme ». Enorme, c’est aussi le mot pour qualifier la mer que le Golfe de Gascogne a réservé à presque tous les concurrents arrivés cette semaine aux Sables : entre 40 et 50 nœuds de vent pour Jean le Cam, Mike Golding, Bernard Stamm et Dominique Wavre lors de la dernière nuit. Quant à Bertrand De Broc, il a les Sables dans son viseur aujourd’hui, mais tant que la ligne n’est pas passée…

David Augeix


Publié le : Dimanche 10 février 2013 à 11:25

​Vendée Globe
L´aventure continue

Jean-Pierre Dick, au mouillage dans l’avant-port de San Ciprian

Certes dimanche dernier François a gagné… magistralement. A peine 3 heures plus tard, c’est Armel qui a embouqué le chenal des Sables en magnifique second. Ces deux-là ont fait de cette édition du Vendée-Globe l’édition la plus disputée, la plus haletante, la plus belle.

Que dire d’Alex Thomson, à bord d’un voilier de génération antérieure complétant un bien beau podium moins de trois jours plus tard ? En manque d’énergie pendant une très grande partie du parcours, ce British-là aura rendu une bien belle copie sur l’eau malgré son lot de « galères » (hydrogénérateurs, barres de liaison de safrans…).

Jean-Pierre Dick encore en course

Mais ce qui nous occupe actuellement c’est le parcours de Jean-Pierre. Souvenez-vous il y a 10 jours, alors en troisième position, le voilà qui perd sa quille… et qui continue. Il aura certainement fallu que la réaction de JP soit rapide pour que cette perte n’occasionne pas de chavirage : sauter sur les écoutes et choquer les voiles tout en se mettant bout au vent ; c’est certainement la première des choses à faire. Réduire la toile et remplir les ballasts (plus de 4500 litres) c’est la seconde. Enfin, jongler entre la puissance des voiles, les dérives et ces mêmes ballasts… et voilà le bel oiseau bleu de Jean-Pierre progressant, certes à allure réduite, mais progressant tout de même vers les Sables. Cela reste faisable – même si c’est toute une aventure – tant que le vent ne franchit pas les 30 nœuds et que la mer reste « maniable ». Voilà pourquoi, le rattrapant, Alex Thomson s’était dérouté pour naviguer de concert avec lui pendant qu’un coup de vent balayait leur zone de navigation. Beau geste de la part d’Alex, même si c’est normal pour un marin.

Voilà aussi pourquoi JP s’est arrêté 48 heures sur un coffre à l’abri de la digue du port de San Ciprian, laissant passer le fort flux d’ouest dans le golfe de Gascogne. Il a repris sa route ce matin… et, même s’il a « confié » sa troisième place à Alex, il pourrait conserver la quatrième devant Jean le Cam ou Mike Golding.

Arrivées en cascade

Ces deux-là vont se disputer les honneurs jusqu’au bout. Jean fait « le tour du rond-point » des Açores – entendez, il contourne l’anticyclone par le nord afin de rester dans des flux portants – alors que Mike « coupe le fromage » - entendez, il tente un passage dans des flux légers au près mais sur une route plus courte. Derrière, nous avons trois mousquetaires qui cravachent : Dom, Cali et Javier remontent enfin l’Atlantique à bonne allure. Il risque d’y avoir quelques embouteillages dans le chenal des Sables la semaine prochaine ! Si nos marins attendent probablement tous la ligne d’arrivée avec impatience, aucun doute qu’ils regretteront que ce soit « déjà terminé » une fois le pied posé à terre… ils sont comme ça les marins.

On croise les doigts pour Tanguy

Un choc avec un OFNI a arraché un safran, gravement endommagé une dérive et surtout provoqué une voie d’eau sur son puits. Bref, à 500 milles de l’archipel du Cap Vert, Tanguy entre en mode « survie ». Souhaitons-lui de solutionner cette avarie et de ramener son bateau à bon port.

Les gars, vos routes ne sont pas faciles ; c’est aussi pour ça qu’elles sont belles.

David Augeix


Publié le : Dimanche 3 février 2013 à 15:17

​Infocapagde
Les travaux du centre port


Publié le : Dimanche 3 février 2013 à 08:58

​Infocapagde
Respect du Code des ports, les lignes bougent...

Monsieur le Maire d'Agde répond à la lettre de Monsieur Revilliod membre du CLUPP qui réclamait un fonctionnement normal du comité et de ses réunions.

Il aura fallu se faire malmener en réunion du CLUPP en juin 2012 et quitter la salle le 07 janvier 2013 en signe de protestation contre un rassemblement présenté comme un CLUPP pour que Monsieur le Maire s'interroge sur les raisons pouvant justifier une telle prise de position.

Dans la lettre de Monsieur le Maire, on peut retenir qu'il prend acte du fait que le CLUPP n'a pas à voter quoi que ce soit en dehors de la désignation des trois représentants des plaisanciers siégeant au Conseil Portuaire et de leurs suppléants.

C'est une évolution importante, plus conforme à un fonctionnement normal du CLUPP.

On notera aussi la volonté de dialogue de Monsieur le Maire mais il reste encore du chemin à parcourir pour que le code des ports soit enfin appliqué à Agde.

Ce n'est pas au gestionnaire du port d'organiser ces réunions mais à la Direction de l'Environnement de la mairie d'Agde qui en a la gestion.

La Sodeal est une société dont les activités sont diversifiées. C'est à Monsieur le Maire et à ses conseillers municipaux qu'il revient d'en contrôler le fonctionnement et non aux plaisanciers qui n'en sont que des "clients".

Ce n'est pas à la Sodeal de présenter un budget de nos ports mais aux services de la mairie d'Agde à qui il incombe d’en fournir un budget autonome.

A ces réunions de CLUPP, on peut comprendre que Monsieur le Maire se fasse accompagner d'un responsable technique du port pour mieux répondre aux diverses questions des plaisanciers, mais en aucune manière il est tolérable que la Sodeal en soit l'organisatrice, ce n'est pas son rôle. Il semble une fois de plus nécessaire de rappeler que le Code des Ports maritimes ne prévoit pas sa présence.

Il n'en est pas de même pour le Conseil portuaire où le gestionnaire des ports y a deux représentants dont un représentant de son personnel. Il est précisé dans l'arrêté municipal que Mr Boucher, Directeur, a été désigné sur proposition des organisations syndicales les plus représentatives comme représentant du personnel.

On notera aussi qu'à ces conseils portuaires, c'est aussi le plus grand désordre où le gestionnaire du port Sodeal vient à chaque réunion en nombre au mépris du code des ports. Les compte-rendus en apportent le témoignage.

Faudra t-il que les plaisanciers viennent aussi en nombre au prochain Conseil portuaire pour se faire respecter ?

Considérant que la position de Monsieur le Maire évolue dans le bon sens, il semble souhaitable de le rencontrer prochainement pour l'établissement d'un nécessaire dialogue. Une demande de rendez-vous lui sera présentée dans les prochains jours.

A suivre...

Nota : cliquer sur les liens en bleu pour prendre connaissance des documents.


Publié le : Mercredi 30 janvier 2013 à 11:18

​Vendée Globe
Victoire de François

Mais que vas-tu faire maintenant ?

Ce n’est pas le clap de fin. Il en reste encore 11 en mer. Mais c’est une superbe victoire. Peut-être la plus belle parce que la plus disputée. Dans quelques heures, il n’en restera d’ailleurs plus que 10… tant les deux premiers se sont tenus et depuis le début en deux ou trois fois rien. Ce tour du monde ils l’auront élevé à la hauteur d’une véritable régate planétaire. Pensez, quelques jours avant le passage du cap Horn au milieu des glaçons, ils se sont tenus pendant quelques heures en 0,2 milles !

Certes, la configuration de la course, avec ses nombreuses « portes des glaces » favorise ce type de configuration, n’empêche… Ces deux-là, sont de sacrés marins. De sacrés marins à la tête de sacrées équipes et aux commandes de sacrés bateaux, minutieusement préparés et fiabilisés. Cette nuit encore, les moyennes se sont affolées : 18, 20 nœuds. Ben oui, avec Armel le Chacal aux trousses, nulle possibilité pour François de lâcher prise. Il n’a eu course gagnée qu’au moment de franchir la ligne d’arrivée, pas avant : peu après 15 heures cet après-midi.

Belle, très très belle victoire, beau, très, très beau parcours. Finalement, ta seule erreur sur ce Vendée-Globe a été ton départ prématuré (avec Armel et quelques autres d’ailleurs), vite effacé par ta première place dès la première nuit. Tu auras marqué ces joutes extraordinaires de ton empreinte, de ta bonne humeur et de ta parfaite maîtrise. La vista dont tu as fait preuve est impressionnante, même et surtout pendant la remontée de l’Atlantique alors que la fin des mers du Sud, la fatigue accumulée, le matériel éprouvé font parfois faire quelques erreurs aux meilleurs… pas à toi, tu es un très grand marin.

Mais alors, que vas-tu faire maintenant ? Pour Armel, on s’en doute… On devrait le revoir dans 4 ans sur la ligne de départ. 2 fois deuxième, ça doit donner des envies d’y retourner à en avoir des fourmis dans les jambes. D’autant que, si lors de son premier tour du monde, il avait parfois admis naviguer vite mais « à son rythme et sans forcer le destin », cette fois, le match que vous avez joué tous les deux ne l’aura pas plus ménagé que toi. Mais justement, en ce qui te concerne, gagner le Vendée-Globe à 29 ans ce n’est pas un peu trop tôt ? Tu vas faire quoi après ? Du tricot ? Du bilboquet ? Allez, rassure-nous et dit nous que l’on va continuer à te voir sur le circuit. Ne remise pas ton ciré dans ton placard, c’est bien trop tôt.

Maintenant que tu es connu au-delà du cercle des initiés, prends garde à ne pas avoir la tête ni les chevilles qui enflent. Mais pour t’avoir vu fonctionner jusqu’à présent, il serait très étonnant que cela t’arrive.

Allez, en attendant prends une douche, mange ce qui te plaît mais surtout des produits frais, dors dans un lit à plat, au calme… tu as perdu l’habitude ? Le silence te réveille ? Tu le sais, ça passera assez vite. Ceci dit, la vie dans un « shaker » en course est tellement excitante que cela te manquera probablement tout aussi vite. Ça aussi, tu le sais.

Avec tes camarades de jeu, avec Armel, tu nous as fait vibrer. A bientôt sur les pontons,

David Augeix


Publié le : Dimanche 27 janvier 2013 à 15:32

​Infocapagde
Communiqué de la rédaction

COMMUNIQUE

Nous avons décidé de relayer l'article d'Olivier Raynaud pour informer les plaisanciers que le projet  du service d'urgence à l'hopital d'Agde était abandonné.

En période estivale la population agathoise atteint des niveaux de population très important et il est très surprenant que l'administration n'ait pas pris en compte cette donnée fondamentale.

Les plaisanciers qui sont en nombre en période estivale sont concernés. La rédaction d'infocapagde a décidé d'accorder son soutien inconditionnel à ceux qui luttent avec détermination et courage contre cette très mauvaise décision.

Agde n'est plus un village, la santé est un droit inscrit dans la Constitution.


Publié le : Samedi 26 janvier 2013 à 09:50

​Infocapagde
C'est l'anniversaire de notre responsable éditorial


Publié le : Jeudi 24 janvier 2013 à 10:58

​Vendée Globe
Tensions et usures

Le geenaker d’Alessandro en situation peu académique

Quand on évoque le Vendée Globe, on parle souvent des mers du sud, de leur violence virile, du froid et du danger représenté par les icebergs et leurs growlers. On aurait finalement tendance à croire que l’océan Atlantique n’est qu’une étape de « liaison »… que nenni !

On l’a bien vu au départ où 6 bateaux ont été hors course avant même d’avant franchi l’équateur. Prendre le large depuis l’Europe en novembre dans le golfe de Gascogne et dans l’Atlantique nord n’a rien d’une sinécure. On se souvient du mât de Samantha comme du vérin de quille de Jérémy Beyou.

Remontées chaotiques

Au retour, en remontant, et bien qu’il y ait apparemment moins de casse, c’est n’est pas forcément plus simple. Parlez-en à Jean le Cam qui revendique la couronne du plus malchanceux (sauf ceux qui ont abandonné). C’est vrai que la pétole ne l’aura pas épargné. Maintenant, il joue à saute-mouton depuis plusieurs jours dans une mer formée avec un vent très oscillant et de face… Non seulement ça ne va pas vite, mais en plus le matériel souffre, c’est inconfortable, et les petits copains reviennent par derrière. Les 330 milles d’avance qu’il avait sur Mike Golding alors qu’il était en approche du Horn ont fondu à 10 petits milles ce dimanche. Le tout à cause de ces satanées hautes pressions peu organisées, stationnaires et difficile à modéliser. De quoi perdre sa bonne humeur devant les côtes brésiliennes. Force est de constater que l’élastique s’est bien tendu entre ce groupe de 5 où on trouve aussi Javier, Cali et Dominique et les hommes de tête. Le déficit entre Jean le Cam et François Gabart est maintenant de plus de 2500 milles.

Les marins de tête, parlons-en. Après avoir construit une belle avance sur son dauphin – plus de 250 milles – le pot-au-noir a bien handicapé le solide leader de ce tour du monde. Bien plus difficile pour François que pour Armel, ce dernier a un temps recollé à 60 milles… moins que d’ici à Marseille. François a eu « chaud aux fesses ». Il sait qu’il n’a pas course gagnée bien que depuis, il a pu reconstruire son avance pour la porter ce soir à 150 milles.

Un dernier casse-tête reste à négocier : le franchissement de la barrière anticyclonique des Açores. Si les fichiers météo sont fiables – normalement ils le sont dans cette zone – François devrait pointer le bout de son nez aux Sables sous 7 jours… Mais pas de plan sur la comète de sa part, ce n’est pas son genre. Il ne vendra pas la peau d’Armel avant d’en avoir terminé. Tous deux savent bien que, tant que la ligne n’est pas franchie, tout peut arriver… et Armel n’est pas du style à relâcher ses efforts.

Le meilleur, ce serait presque pour les poursuivants

Ce sont bien Alessandro, Tanguy malgré son choc avec un rondin de bois et Bertrand de Broc qui affichent les meilleures progressions. Entre eux et le groupe des 5, l’élastique s’est, cette fois, détendu. Alessandro avoue toutefois certains problèmes de voile d’avant (geenaker et spi). Le matériel, comme les hommes, a 70 jours de mer dans des conditions qui n’ont pas toujours été calmes (c’est un euphémisme)… ceci expliquant très probablement cela.

Comme depuis 70 jours, naviguez vite, à la limite… mais soyez prudents, d’autant que vous êtes en solo. On vous avait dit que l’exercice était facile ?

David Augeix


Publié le : Dimanche 20 janvier 2013 à 22:58

​Infocapagde
Technique Voile a le vent en poupe

Un article sur Technique Voile passera dans la revue Class 40 2013 version Européenne en Anglais/Français dans les prochains jours.

Même les Chinois plébiscitent nos voiles !

1,5 milliards de clients bientôt ?

Pascal ALLILAIRE


Publié le : Samedi 19 janvier 2013 à 10:22

​Infocapagde
Il neige sur nos bateaux...

Cette image a été prise ce matin par notre ami Maurice, toujours disposé à vous faire partager ses instantanés photographiques, nous le remercions, nous qui sommes loin de nos ports.

La température est tombée brutalement à -3°c et il y avait plus de 3 cm de neige sur le sol.

Il faut espérer que chacun aura bien remisé son bateau, sans cela, il y aura quelques surprises désagréables.


Publié le : Jeudi 17 janvier 2013 à 14:53

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