Rafales : 8 nds
Température mer :
Midi Libre 13/08/2011
Deux chalutiers sétois en polyester sont entrés en collision, vendredi après-midi, à environ 3 milles des côtes.
“L’Angevine”, qui était en pêche, a été percuté par le “Thomas-Antoine” qui faisait route vers le port.
Pas de blessé, heureusement, mais pas mal de dégâts sur “L’Angevine”, qui a été gruté au bout du Môle. Les réparations devraient nécessiter trois semaines d’immobilisation.
Publié le : Samedi 13 août 2011 à 20:13
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| Un tiers des 7 500 hectares de l’étang de Thau est recouvert de zostères. (Photo RENAUD DUPUY DE LA GRANDRIVE/ADENA) |
Midi Libre 12/08/2011
Elles portent le drôle de nom de zostères. Ces longs rubans verts sont des plantes aquatiques qui recouvrent un tiers de l’étang de Thau, dans l’Hérault.
Au mois de septembre, une classification européenne protégera la lagune, dont ces plantes font partie, au titre d’habitat exceptionnel. Ces prairies vertes abritent en effet une biodiversité très importante.
Depuis la digue du Pont-Levis à Sète, on peut les observer aisément. à gauche, les zostères “naines” forment des taches sombres dans l’eau. à droite, les “marines” peuvent faire jusqu’à 1,20 m de long. Un premier pas sera donc bientôt franchi vers le classement de la lagune en zone de conservation spéciale, au sein du réseau Natura 2 000.
Ces plantes, protégées à l’échelle européenne, sont implantées depuis toujours dans la lagune. Leur population y est stable depuis les années quatre-vingt-dix. "Ce tapis de zostères est parmi les plus grands de la Méditerranée, détaille Muriel Alexandre, en charge du programme de protection Natura 2 000 au syndicat mixte de l’étang. Localement, on en retrouve dans des baies espagnoles par exemple."
"Les zostères sont le poumon vert de l’étang"
Muriel Alexandre, responsable du programme Natura 2000
Souvent présentée comme une “nursery”, la zostère favorise le développement de poissons, crustacés et autres végétaux aquatiques. "Les gens peuvent avoir un a priori négatif et faire un amalgame avec les algues nuisibles. Or c’est tout l’inverse. C’est le poumon vert de l’étang. D’ailleurs, les zostères ne sont pas des algues mais des plantes !", précise Muriel Alexandre.
Les herbiers sont notamment très bénéfiques à la conchyliculture, principale activité de l’étang. "Les mollusques et les zostères sont très complémentaires, explique Philippe Ortin, président du Comité régional de la conchyliculture. Les uns filtrent les phosphates et les autres oxygènent le bassin. Pour nous, ces plantes sont fantastiques. Tout est préservé et la biodiversité s’en porte bien !"
Le programme d’action de septembre imposera aux conchyliculteurs la mise en place d’une étude d’impact. Rien d’inquiétant pour les professionnels que Philippe Ortin qualifie de "premières sentinelles de l’étang". "Il faut savoir que les normes pour les eaux qui accueillent des coquillages sont dix fois plus strictes que pour les eaux de baignade", confirme-t-on du côté du syndicat mixte.
Concrètement, cet automne, les zones de mouillage vont être restreintes pour éviter que les ancres n’arrachent les herbiers. D’autre part, des contrats seront proposés aux jardiniers et aux agriculteurs afin de limiter leur utilisation des produits phytosanitaires. "On ne cherche pas à mettre l’étang sous cloche, mais à orienter les usagers et les riverains vers une activité respectueuse", résume Muriel Alexandre.
AURéLIE DELMAS
Publié le : Vendredi 12 août 2011 à 21:44
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| La Grande nacre, observée au sud-ouest de l’étang. (R.D.-G / ADENA) |
Midi Libre 11/08/2011
L’équipe de l’Adena (qui gère la réserve naturelle du Bagnas, entre Marseillan et Agde) a (re)découvert en ce début d’été une nouvelle espèce pour l’étang de Thau. Il s’agit de la Grande nacre (ou Pinna nobilis) est le deuxième plus grand coquillage au monde après le bénitier.
Plusieurs individus de 5 à 20 cm de cette espèce protégée en France et peu commune en région, ont été observés par Renaud Dupuy de la Grandrive et Mathieu Foulquié, de l’Adena, dans les herbiers de la partie sud-ouest de l’étang.
Selon certains pêcheurs, il semblerait que cette espèce était autrefois présente à Sète, du côté du Barrou.
Cette nouvelle signalisation est en tout cas intéressante et témoigne plutôt d’une bonne santé de l’étang dans ce secteur.
Cette colonisation pourrait également provenir de larves venues de la toute proche aire marine protégée du site Natura 2000 des posidonies du Cap d’Agde, où subsiste une population de cette espèce aux alentours de l’île de Brescou.
Publié le : Jeudi 11 août 2011 à 09:00
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| Toutes les sorties ne sont pas aussi fructueuses. Mais sait-on jamais... (© D.R) |
Midi Libre 11/08/2011
Chaque année à la même période, le port de plaisance de Frontignan est à la fête avec un programme d’animations variées pour satisfaire petits et grands. Cette année, la municipalité et les associations partenaires proposent, dès demain, tournoi de joutes, feu d’artifice, repas festif, soirée contes, expositions, balades (lire programme ci-dessous). Le tout bien ficelé par la Ville de Frontignan-La Peyrade et, notamment, la Société des jouteurs frontignanais, les Gréements languedociens et le Thon club.
C’est dans ce cadre que s’inscrit en effet, cet été encore, le rendez-vous des amoureux de pêche sportive organisé par le Thon club : la 24e Canne d’or doublée du 2e challenge multipêche Noël-Mauran. Pendant trois jours de compétition, de nombreux équipages concourront pour ramener à bon port les plus belles prises.
Publié le : Jeudi 11 août 2011 à 08:50
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| Cette solution est plus adaptée pour les charges faibles, explique l’expert. (DR) |
Midi Libre 10/08/2011
Pourquoi la première tentative a-t-elle échoué ?
La méthode proposée par la société Jifmar Offshore Services, et qu’a retenue l’assureur, est la plus courante en matière de renflouage. Car la plus aisée à mettre en œuvre rapidement. Il s’agit de ceinturer la coque du bateau avec des boudins remplis d’air. Grâce à une loi physique connue sous le nom de principe d’Archimède - le navire se met à flotter si le volume d’eau dont il prend la place a un poids supérieur au sien -, le bateau remonte à la surface, et on peut alors pomper l’eau qui se trouve à l’intérieur.
"Cette solution est plus adaptée pour les charges faibles, explique l’expert. Car la difficulté, c’est qu’une fois que le bateau émerge, il flotte et devient instable. C’est ce qui s’est passé pour le Jean-Ricciardi, qui pèse environ 150 tonnes, et dont la ligne de flottaison est basse. Techniquement, il n’y a pas eu de défaillance ou de casse. Mais le navire étant trop instable, il est redescendu".
Dans quel état se trouve le chalutier ?
Difficile d’établir un check-up précis du Jean-Ricciardi posé sur sa quille, par 17 m à 18 m de fond, à 800 m du brise-lame. Des plongeurs ont filmé l’épave, qui gîte légèrement, mais la visibilité est mauvaise. "Ce qui est certain, étant donné l’ampleur de la voie d’eau qui l’a fait sombrer, précise l’expert, c’est que la coque est sérieusement endommagée".
Et maintenant ?
Rappelons que la préfecture maritime a "mis en demeure l’armateur de faire cesser les dangers pour la navigation que représente l’épave", qui se situe en bordure du chenal. "Nous avons peut-être atteint les limites de cette méthode de renflouage", estime l’expert. Nous sommes en train d’étudier toutes les solutions possibles. Techniquement, il n’y a pas de problème pour retirer l’épave.
Mais c’est la mise en œuvre des moyens qui est plus délicate. Soit Jifmar trouve un partenariat avec une autre société, soit nous ferons appel à un autre prestataire. Rien n’est encore décidé." L’expert ne tient pas à avancer de chiffres sur le coût des opérations. "Mais je peux vous dire que les assureurs du Jean-Ricciardi ne sont pas dans une logique économique, alors que d’autres compagnies auraient d’emblée renoncé à couvrir les frais. Nous allons tout faire pour sauver le navire."
Publié le : Mercredi 10 août 2011 à 09:52
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On ne connaît pas les circonstances exactes du naufrage de ce thonier “sorti de flotte“ en 2010. |
Midi Libre 07/08/2011
Voilà qui devrait faire un bel abri pour les poulpes. Ou plutôt pour les poulpes des grands fonds, puisque c’est sur des profondeurs de 1 000 m que reposerait aujourd’hui, selon des échos concomitants recueillis sur le port de pêche et auprès de la Gendarmerie maritime, le Louis-Françoise 2.
Que les Sétois se rassurent, personne n’était à bord du thonier sétois quand le navire a sombré : “sorti de flotte” en 2010, le senneur de polyester construit à la fin des années 1970 avait été désarmé et se trouvait en remorque lors du naufrage, qui a vraisemblablement eu lieu à la fin du mois de juin.
Sans avoir pu en avoir confirmation du côté de l’armement Avallone (qui n’a pu être joint), il semblerait néanmoins que le thonier était alors convoyé vers l’île de Malte, où il devait être déconstruit. Il n’aura donc pas connu les affres de cette opération mais a rejoint, intact, la mer nourricière.
Rappelons qu’avant de prendre la direction de Malte, le navire avait été vidé de tout matériel et fluides, comme de coutume avant un “déchirage”. Il ne devrait donc être nullement nocif pour les fonds qui l’ont accueilli. Une fortune de mer qui, du reste, n’a pas fait trop de vagues.
PATRICE CASTAN
Publié le : Dimanche 7 août 2011 à 09:56
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| Opération de sensibilisation, hier au large des côtes héraultaises. Photo OLIVIER GOT |
Midi Libre 04/08/2011
On pourrait appeler cela le “syndrome Leonardo Di Caprio” ! Vous savez, quand il s’époumone : "Je suis le roi du monde..." dans Titanic. Eh bien, force est de constater que certains plaisanciers, épris de liberté et subitement avides de sensations extrêmes, présentent la même pathologie lorsqu’ils se retrouvent aux commandes d’une embarcation à moteur, face à l’immensité de la Grande Bleue.
Et ce, au risque d’oublier toutes les règles élémentaires de navigation ! Pour tenter d’endiguer le phénomène, la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM 34), la gendarmerie maritime, la brigade nautique côtière de la gendarmerie départementale, la police nationale (CRS) et les douanes veillent au grain en multipliant les contrôles quotidiens.
Hier, une opération de sensibilisation et de vigilance renforcée, chapeautée par Frédéric Blua, administrateur de la DDTM 34, a d’ailleurs mobilisé l’ensemble de ces services de sécurité maritime. Une surveillance active ciblée sur le Cap d’Agde toute la matinée, avant de s’étendre de Valras-Plage jusqu’à Palavas, l’après-midi. Avec comme double objectif : prévenir les plaisanciers insouciants mais également les sanctionner en cas de conduites à risque.
Si les vitesses excessives au sein de la bande dite des 300 mètres constituaient une des priorités de la journée, les forces de l’ordre ne se sont pas arrêtées à cela. Détention du titre de propriété et du permis de conduire, port du gilet de sauvetage muni de son système de flash lumineux, matériel de sécurité aux normes, système VHF allumé, obligation de couper les nageoires caudales pour les pêcheurs plaisanciers... Tout y est passé.
Au bilan de cette journée, si les avertissements furent le maître mot, sur 113 contrôles effectués, 58 infractions ont été constatées et 15 procès-verbaux ont été dressés. Parmi eux, cinq plaisanciers ont fait l’objet d’une convocation devant la commission de suspension des permis de bateau, qui se réunira la semaine prochaine. L’objet de leur délit : un excès de vitesse, deux navigations en zone interdite et deux défauts de matériel de sécurité.
L’un pour un couple qui naviguait avec ses deux enfants sans brassière de sécurité et l’autre à l’encontre d’un propriétaire d’un bateau d’une capacité de douze personnes, contrôlé avec quatorze individus à bord... sans gilet de sauvetage !
LAURENT VERMOREL
Publié le : Vendredi 5 août 2011 à 18:10
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| A 17 h 30, une partie du pont du Jean-Ricciardi était pourtant hors de l’eau. Photo VINCENT DAMOURETTE |
Midi Libre 02/08/2011
La maffre plane-t-elle au-dessus du Jean-Ricciardi ? Il a eu sa panne totale le 19 juillet. Les courants l’avaient poussé contre les falaises de l’AmeriKclub, il avait eu une voie d’eau puis avait coulé à 800 m de l’entrée est du port lors du remorquage. Et voilà que la première tentative de renflouage s’est soldée par un échec hier après-midi. La faute à pas de chance. Les techniciens de Jifmar en charge de l’opération n’étaient pourtant pas loin du bonheur. L’arrivée du bateau ressuscité était même annoncée pour le début de la soirée à l’aire de carénage.
Pour preuve, en milieu d’après-midi ils étaient parvenus à faire ressortir le chalutier du fond. Pas totalement mais tout de même. La cabine du Jean-Ricciardi et une partie du pont étaient hors d’eau. Tout cela grâce à un ingénieux système de “chameaux”. Ce dispositif consiste à gonfler d’air des bouées placées à l’intérieur du bateau. Or le chameau avant n’a pas tenu le coup. Il a explosé. L’eau est de nouveau entré dans cet endroit du chalutier qui, petit à petit, est allé rejoindre - une nouvelle fois - le fond, 17 m sous la surface.
Après la déception passée sur la barge Jif Worker, des plongeurs sont retournés sur l’épave pour se rendre compte de son état mais aussi, et surtout, pour enlever les restes du chameau défaillant. La zone du naufrage a ensuite été de nouveau balisée avec des bouées avant que tout le monde ne rentre au port. Pour mieux repartir aujourd’hui ?
PHILIPPE MALRIC
Publié le : Mardi 2 août 2011 à 10:21
Midi Libre 02/08/2011
Des traces de pollution organique ont été repérées en mer par un témoin, hier en milieu de journée, entre Sète et le Cap d’Agde. Un hélicoptère de la sécurité civile et une vedette des affaires maritimes se sont rendus sur place pour constater la présence d’une grande zone discontinue de matières fécales.
Selon le Crossmed, il n’y aurait pas de navires incriminés. La zone est trop grande, avec des traînées de 1,5 à 2 mètres. Les surveillants de la mer penchaient plus pour les émissaires (grands tuyaux qui apportent les eaux usées au large) de Sète ou d’Agde. Mais il n’y a aucune certitude. Ils précisaient que ce n’était pas la pollution qui était grande, mais la zone. Hier soir, un hélicoptère des douanes l’a située à 3/4 miles nautiques (1 mile = 1,856 kilomètre) au large de Sète. Et elle s’étire sur 7 à 10 miles.
Du côté de la préfecture, aucune mesure de précaution sanitaire n’a été prise pour les baigneurs, la pollution se situant très loin de la zone des 300 mètres. Un passage d’hélicoptère doit permettre, ce matin, d’établir un nouveau point de situation.
E. B
Publié le : Mardi 2 août 2011 à 10:25
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| © D.R |
Midi Libre 01/08/2011
Une fête traditionnelle, au cœur de l'été, dans la plus grande station balnéaire française, le contraste peut paraître saisissant. Et pourtant, année après année, la fête de la Mer ne cesse de séduire un public nouveau, comme ce fut encore le cas ce week-end, sur les quais du centre-port. Samedi soir, déjà, des milliers de personnes ont assisté au tournoi de joutes juniors de la Société nautique des jouteurs agathois. De jeunes as de la tintaine qui ne s'attendaient certainement pas à pareil accueil de la part de vacanciers friands de jolis coups de lances et de plongeons spectaculaires.
Hier, en matinée, c'est dans un cadre plus religieux que s'est poursuivie cette fête de la Mer. Pour la troisième année, une messe en plein air était en effet proposée sur le quai de Beaupré par le père Yannick Casajus. Un rendez-vous dominical suivi par près de 400 personnes et prolongé ensuite lors de la traditionnelle sortie en mer. Bien avant la sortie de l'avant-port, plusieurs dizaines d'embarcations se sont jointes au cortège, dans le sillage du bateau de promenade sur lequel avaient pris place les officiels et quelques chanceux qui avaient pu obtenir un sésame.
Une fois au large de fort Brescou, Yannick Casajus a béni une gerbe de fleurs et prononcé une prière afin d'honorer la mémoire des disparus en mer. Dans un concert de cornes de brumes et de fumigènes, le convoi s'est ensuite dispersé pour regagner le port. Là, Sébastien Frey, qui officiait en tant qu'adjoint de Gilles d'Ettore et président de la Sodéal, a convié les participants à partager le verre de l'amitié, conclusion d'une fête qui a définitivement trouvé sa place.
OLIVIER RAYNAUD
Publié le : Lundi 1 août 2011 à 10:51
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| Pour l’édition 2011 de la coupe de France, le comité d’organisation a délimité une zone de pêche qui s’étend, en gros, de Sète au large de Valras, à 4 ou 5 miles des côtes. (DR) |
Midi Libre 27/07/2011
Quatre ans après avoir quitté la Fédération française de pêche en mer, le Thon-club d’Agde et du Cap, revenu depuis au sein des instances fédérales, organise à partir de samedi (jusqu’au mardi 2 août) la coupe de France de pêche sportive en haute mer.
L’occasion pour Robert Vion, le président revenu aux affaires en ce début d’année et les 70 sociétaires du Thon-club, de réarmer correctement les bateaux et de partir chasser les gros thons qui font tout le sel de ces compétitions. "Avec les restrictions qui nous sont désormais imposées, le quota est fixé à un poisson de 100 kg ou plus par jour et par équipage. Si, au terme de ces trois journées de pêche, on en ramène trois ou quatre au port, nous serons déjà bien contents", note Robert Vion. Loin, très loin des 29 thons pêchés en 2001...
La pêche sportive est donc de retour au Cap, ce qui réjouit les nombreux amateurs locaux. Pour l’occasion, 24 navires venus de La Grande-Motte, Martigues, Saint-Cyprien, Frontignan, Narbonne et Le Cap-d’Agde rejoindront l’Avant-Port ce vendredi, avant de participer à trois journées de compétition, samedi, dimanche et mardi prochain, lundi étant une journée de repos. "C’est excitant car tout le monde est en train de se préparer pour cette compétition", poursuit le président.
Les deux derniers étés, le club avait participé au Défi méditerranéen selon la règle du “no-kill”, qui consiste à relâcher toutes les prises. Un concept en vogue pour préserver durablement la ressource, mais qui a quelque peu laissé les pêcheurs sur leur faim. "Personnellement, je pêche au Cap depuis 1985. Déjà, en 1995, nous avions noté une baisse du nombre de thons. La population était remontée autour des années 2000, avant de chuter à nouveau. Mais des gros thons, il y en a toujours près de nos côtes...» Ainsi, en 2008, un spécimen de 232 kilos avait été accroché à la balance.
Pour l’édition 2011 de la coupe de France, le comité d’organisation a délimité une zone de pêche qui s’étend, en gros, de Sète au large de Valras, à 4 ou 5 miles des côtes. Comme l’exige le règlement, la pêche s’effectuera au mouillage, selon la technique du “broumé”, mais aussi en dérive. Chaque matin, les bateaux embarqueront entre 30 et 70 kilos de sardines aux alentours de 6 heures, avec une levée des lignes prévue à 17 h. "Comme de coutume, les prises seront pesées devant le public vers 18 heures", ajoute Robert Vion. Pas trop longtemps toutefois. Car “l’hygiénisme” ambiant a également frappé de plein fouet la pêche au gros. Dix minutes, c’est le temps durant lequel les prises pourront être exposées avant d’être remisées dans un camion frigorifique. Par ailleurs, la traditionnelle vente des thons aux mareyeurs, afin de récolter des fonds pour les bonnes œuvres, est désormais proscrite. "Si l’on pêche beaucoup de thons, on les découpera et on les donnera", se désole-t-on du côté du club.
Reste une inconnue : la météo. Avec des vents jusqu’à force 4, la pêche aux thons reste tout à fait possible. à force 6, la direction de l’épreuve ne peut pas donner le feu vert. Et ce week-end, la tramontane est encore annoncée.
OLIVIER RAYNAUD
Publié le : Mercredi 27 juillet 2011 à 20:33
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| Les autorités maritimes estiment que l'épave peut gêner le trafic et générer un risque pour l'environnement. (D.R) |
Midi Libre 27/07/2011
Les grandes manœuvres devaient débuter hier. La météo en a décidé autrement. Si elle est plus avenante, c’est donc aujourd’hui que devraient commencer les opérations de renflouement du Jean-Ricciardi. Le chalutier, rappelons-le, gît depuis mardi 19 à 800 m au large du brise-lame. Il avait sombré après avoir été remorqué depuis la falaise de l’AmeriKclub où, à la suite d’une panne totale de ses moteurs et appareils, la houle l’avait déporté. Les chocs contre les rochers ont ouvert sa coque, créant une ou plusieurs voies d’eau. Fort heureusement, le patron-pêcheur, Patrick Ricciardi, et ses deux hommes, avaient été récupérés sains et saufs.
L’épave reposant par seulement 17 m de fond, les autorités maritimes estiment qu’elle peut représenter un danger pour la navigation. Ils ont donc mis en demeure l’armateur de mettre en œuvre tous les moyens pour retirer le Jean-Ricciardi de l’eau.
Aucune information n’a filtré, tant de la part de l’armateur, de son assureur, de son courtier que des experts, sur le mode opératoire adopté pour le renflouer. Mais selon nos informations, une barge, plus exactement un ponton-grue, devait arriver sur zone, vraisemblablement du Maroc.
Une fois la barge solidement arrimée, des plongeurs descendront placer des élingues sous la coque du chalutier. Pour qu’il puisse être hissé plus aisément à la surface, des ballons pourraient être également fixés à la coque. Pour tout renflouement, un vieux principe est en effet essentiel : celui d’Archimède. Un navire flotte si le volume d’eau dont il prend la place a un poids supérieur au sien. En l’occurrence : de l’ordre de 160 voire 180 tonnes. Une fois le navire à la surface, il faudra repérer les brèches, les colmater puis pomper l’eau.
De mauvaises conditions météo peuvent conduire à un échec. Ce fut le cas, fin décembre 1998, au large de la Bretagne, pour le Galaxie, un chalutier de 35 m. Les tentatives de renflouement répétées avaient trop endommagé sa coque. En revanche, plus près de nous, en décembre 2008, le chalutier Marcel-d’Isanto, qui avait coulé dans le chenal du Grau-d’Agde, avait été “repêché” sans anicroche par la société Jifmar Offshore Services. Celle-là même qui est au chevet du Jean-Ricciardi.
MARC CAILLAUD
Publié le : Mercredi 27 juillet 2011 à 20:13
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| Peu de monde sur les plages de Sète. Photo V.A |
Midi Libre 25/07/2011
Le vent du nord, ces derniers jours, a considérablement fait baisser la température de l’eau sur les plages de Sète. Hier matin, les sauveteurs ont relevé un tout petit 14° qui ferait peur au moindre orteil.
Dans la journée, la température de l’eau est montée jusqu’à 18° du côté de Villeroy et du Lazaret, mais pas plus de 16° au Castellas. Autant dire qu’il n’y avait pas la grande foule sur le sable. Le vent complique aussi la baignade avec des risques accentués, notamment pour les vacanciers embarqués sur des engins gonflables. Prudence donc. On attend une amélioration pour mercredi.
Publié le : Lundi 25 juillet 2011 à 10:41
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| Les zostères sont indispensables au maintien de la biodiversité. Et de l’hippocampe. |
Midi Libre 24/07/2011
En langage technique, on appelle ça les herbiers de zostères. De vastes prairies immergées (parmi les plus grandes d’Europe), en fait, qui couvrent un tiers des 7 500 hectares de l’étang de Thau. Et leur rôle est loin d’être négligeable.
D’abord, ils indiquent la bonne qualité des eaux du bassin. Mais ils servent surtout de nurseries et de lieu de résidence pour de nombreux animaux marins. Dans ces vastes étendues de plantes vivaces aquatiques, qui se développent très rapidement, d’innombrables espèces ont trouvé refuge, et protection. Et notamment la star de l’étang, le fameux hippocampe de Thau.
Ces herbiers, s’ils ne sont pas réellement menacés, vont prochainement toucher une belle assurance-vie en décrochant le titre européen de Site d’importance communautaire, avec à la clé un classement en zone Natura 2000.
Ce classement, pour lequel le Syndicat mixte du bassin de Thau travaille depuis 2009, sera officialisé en septembre. Et permettra de protéger le milieu sans toutefois tirer un trait sur les activités économiques du bassin. Ainsi, l’usage des produits phytosanitaires et des engrais synthétiques sera limité pour les agriculteurs du bassin versant. Et les zones protégées seront exclusivement réservées aux pêcheurs professionnels. Plus question pour les touristes embarqués sur des péniches de plaisance de venir y mouiller (et parfois vider leurs cuves !).
Bref, il s’agit surtout ici de trouver le bon équilibre entre protection du milieu et préservation des activités humaines. Autrement dit, de vivre en harmonie.
Patrick LOUISY ET M.P
Publié le : Dimanche 24 juillet 2011 à 11:16
Midi Libre 24/07/2011
Hier, en fin de journée trois hommes sont tombés en panne de moteur à la sortie du port de Vendres (près de Béziers). Là ils ont dérivé. Les secours ont déclenché une opération de recherche vers 22 h 30 avec d’énormes moyens humains et matériels engagés.
Deux d’entre eux ont été retrouvés. Le troisième, âgé de 32 ans, est porté disparu.
Publié le : Dimanche 24 juillet 2011 à 11:09