Rafales : 12 nds
Température mer :
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| Bouchons sur la route, attente à l'entrée... Près de 4 000 personnes étaient présentes. © D.R |
Midi Libre 10/10/2011
L'effet de curiosité a joué à plein vendredi soir, à l'occasion de l'inauguration du centre aquatique de l'Archipel - Cité de l'eau, aux Champs Blancs. Ce sont en effet près de 4 000 personnes qui ont répondu à l'invitation du président D'Ettore et des maires de l'agglo, pour l'inauguration de ce magnifique outil. Un bijou de technologie à près de 16 millions € hors taxes, qui en a mis plein la vue aux visiteurs, dont certains attendent désormais avec impatience l'ouverture, vendredi prochain.
A la tribune, le consensus politique était de mise : Pierre Guiraud, qui s'est montré à l'écoute sur ce projet, a parlé au nom du Département de "réalisation remarquable." Une idée reprise dans les interventions d'Agnès Julian et Joël Abati, pour la Région, tandis que Gilles d'Ettore appelait le public "à avoir une pensée pour Georges Frêche", qui était présent pour la pose de la première pierre. Le député-maire d'Agde qui a par ailleurs évoqué "le lien social entre les communes de l'agglo" que représentait ce centre aquatique.
OLIVIER RAYNAUD
Publié le : Lundi 10 octobre 2011 à 13:47
Midi Libre 06/10/2011, 16 h 10
Un voilier en difficulté dans la passe est du port de Sète. Il a démâté et il est touché par une importante voie d’eau. Trois personnes sont à bord. La vedette de la SNSM se rend sur zone.
Publié le : Jeudi 6 octobre 2011 à 17:13
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| La daurade est prête à remettre le cap vers la mer. Taille minimale de capture : 20 cm. (Photo V.D.N) |
Midi Libre 01/10/2011
C’est pour bientôt ! Après être arrivées au début du printemps dans les lagunes du littoral et y avoir passé tout l’été à se nourrir, les daurades vont entamer leur migration vers la mer. Elles sentent les prémices des premiers froids arriver, diront les anciens. Oui mais pas seulement. Elles sont sensibles aux cycles quotidiens d’éclairement solaire qui régressent, annonciateurs de l’automne et dont les effets sur leur métabolisme ont une conséquence directe liée à la survie de l’espèce. C’est la période de reproduction. Elles ont, pour les plus grosses, déjà commencé à effectuer des rassemblements et attendent donc le prochain “coup d’est” ou de tramontane pour se présenter devant les graus et remonter le “rentrant” (courant) pour rejoindre des eaux hivernales plus tempérées.
Mais savez-vous qu’une fois la reproduction accomplie, les premiers rejetons de daurades que l’on appelle des larves, arrivent en bancs serrés (cohortes), courant février, au plus froid de l’hiver dans des eaux qui oscillent entre 7 et 8° ? A ce stade, ces petits poissons mesurent 12 mm en moyenne, sont transparents et puisent on ne sait où, l’énergie nécessaire pour lutter contre le froid, le mauvais temps et remonter les graus pour rejoindre les lagunes, bien avant l’arrivée de leurs parents.
Cette migration hivernale leur sauve en partie la vie. Les prédateurs habituels des larves de poissons présents dans les graus que sont les gobies, les blennies et autres petits prédateurs, sont peu actifs, leur métabolisme biologique ralenti par le froid.
Une fois l’été passé dans la lagune, ce sont des "blanquettes" d’une quinzaine de centimètres qui sortent à l’automne. C’est une prouesse que réalisent ces larves. Leur exemple force le respect et devrait nous inciter à observer quelques règles, notamment celle de la fameuse taille minimale de capture (TMC). Il suffit d’épargner la "blanquette" pour retrouver l’année suivante une belle daurade de 600 à 700 grammes. Pour la daurade, la “TMC” est de 20 cm. Une autre règle, imposée à la pêche de loisir par l’arrêté du 17 mai : le marquage des poissons pêchés. Ce marquage s’effectue en coupant la partie inférieure de la queue du poison. Il est destiné à protéger les pêcheurs professionnels contre la vente illégale. Son non-respect peut entraîner de lourdes amendes. Enfin, tout au long de l’année, n’oublions pas de ramener nos déchets. Les micro-fragments de déchets constituent une pollution que l’on retrouve dans le plancton. Et au fait, qui mange le plancton ?
Plagette et Pointe
Les pêcheurs connaissent bien ce mouvement migratoire qui passe par les graus. Les berges de La Plagette vont bientôt être surpeuplées de pêcheurs jour et nuit. Quant au quai de la Pointe, en face : les glacières sont déjà en place. Signe de propriété territoriale caractéristique des Pointus en cette période, il indique que la sortie est imminente.
Publié le : Dimanche 2 octobre 2011 à 08:13
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| Renaud Chavarria est désormais un marin à part entière et parmi les meilleurs. (© D.R) |
Midi Libre 29/09/2011
Le moniteur de voile du Cap d'Agde est sur la route de Bahia. Depuis dimanche dernier, 17 h 17, le centre nautique du Cap-d’Agde a les yeux rivés sur ses écrans d’ordinateurs pour suivre la course de l’un des leurs, Renaud Chavarria, parti de La Rochelle pour la Transat des 6,50.
Et ils ne sont pas peu fiers, à l’image du responsable du site, Laurent Bourriquel, de voir l’icône du bateau siglé, notamment de la Sodéal et de l’Agglo Hérault Méditerranée, faire la course parmi les concurrents de tête. Après une première étape à Madère, la flottille prendra la direction de Bahia, au Brésil, lieu de l’arrivée.
Il faut dire que Renaud Chavarria, Biterrois d’origine, est un peu l’enfant marin du centre nautique du Cap-d’Agde. C’est à cette porte qu’il a frappé, à l’âge de 17 ans, avec une seule envie : faire de la compétition et vivre sa passion à fond. élève doué, il est devenu, en franchissant un à un les échelons de la navigation, un moniteur apprécié.
Avec la fougue de sa jeunesse, mais également avec une volonté farouche doublée d’une envie de bien faire, il s’est approprié la mer pour tenter de mieux la dompter.
Avec l’équipe de compétition du centre nautique, il a ramassé dans ses filets bon nombre de coupes, de diplômes, de distinction. Il a été un habitué des podiums, troquant de temps en temps sa casquette pour se couvrir de couronnes de lauriers.
Et s’il a réussi à participer à cette fameuse et prestigieuse Transat en solitaire, il a d’ores et déjà gagné le plaisir et l’honneur d’y participer. C’est en effet seul contre et avec tous qu’il a, non seulement obtenu sa qualification, mais aussi qu’il a accompli un premier exploit : celui de se donner les moyens techniques, sportifs, matériels et financiers de s’aligner au départ.
Il s’est donc forgé un caractère pour mieux affronter la vie d’un marin et ainsi se lancer dans une première traversée de l’Atlantique, lors d’une compétition, véritable antichambre de celles réservées aux “grands”. Et il y est entièrement seul. Sur un petit bateau rapide comme une Formule 1 des mers, il doit lutter contre trois éléments : les eaux, ses concurrents et certainement lui-même. C’est dans une vingtaine de jours maintenant qu’il devrait rallier Bahia, si tout se passe bien.
"Arriver à se classer dans les dix premiers, ce serait un exploit. Pour Renaud, c’est sûr, mais aussi pour le centre nautique qui est sa seconde famille..." Laurent Bourriquel est tout excité de voir un de ses poulains relever un tel défi et il ne tarit pas d’éloges : "J’ai confiance en lui. C’est un bon marin, modeste et plein d’avenir."
HERVé COSTECALDE
Publié le : Vendredi 30 septembre 2011 à 13:06
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| Le voilier anglais "Tomahawk" arraisonné par la douane au large de Sète à son bord 1, 2 tonne de haschich. Il est ici dans le port de la Grande-Motte. (JEAN-MICHEL MART / MIDI LIBRE) |
Midi Libre 28/09/2011
Un voilier venant d'Espagne et transportant 1,2 tonne de cannabis a été arraisonné mardi soir à l'approche de Port-Camargue (Gard) et non au large de Sète comme indiqué précédemment par le groupe aéronaval de la direction régionale des douanes de Marseille, a-t-on appris mercredi de source proche du dossier. Le navire était suivi par avion et par bateau par les douaniers qui ont décidé de l'intercepter mardi soir en pleine mer.
Les deux personnes à bord ont été placées en rétention douanière avant d'être remises à la direction inter-régionale de la police judiciaire de Marseille, selon la même source. Une conférence de presse doit être tenue jeudi à Montpellier sur l'affaire par le procureur de la République Brice Robin.
Publié le : Jeudi 29 septembre 2011 à 15:14
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L’Assistance Humanitaire Internationale et Boule de Neige, 2 associations basées à Mèze, font partie de l'UIAH (Union Internationale des Actions Humanitaire). Celle-ci regroupe 22 associations unissant leurs actions, dont Ciotat Africa, qui a organisé un premier départ de voiliers il y a 2 ans, sous l’effigie « Voiles du partage ». Transportant du matériel destiné aux pays nécessiteux, elle réitère, cette année, ce rallye humanitaire, sous le regard de son président Gérard Lamur.
2 voiliers (le Soualé et le Pythéas) viendront, le mardi 27 septembre, charger leurs soutes de matériels scolaire et médical. Destinés à Haïti ou en Casamance, les paquets ont été minutieusement confectionnés par les petites mains de l’association AHI, selon des dimensions strictes, l’espace étant réduit. Le Soualé, dont le capitaine est Alain Barbot de Sète, a d’ailleurs remporté le trophée lors du premier raid.
Intermède joyeux, puisque le Cercle Occitan Mézois, composé d’une trentaine de choristes, viendra animer ce moment de solidarité. Les voiliers prendront ensuite le large pour atteindre La Ciotat, d’où le départ sera donné le 2 octobre.
Publié le : Samedi 24 septembre 2011 à 09:07

Midi Libre 19/09/2011
Le trois mâts barque français Le Belem est arrivé à Sète sur les coups de midi.
Le navire était attendu en fin de journée. Il a été contraint de rentrer plus vite au port à cause des conditions météorologiques.
Il va rester amarré au quai d’Alger jusqu’à demain. Pour une fois, le public ne pourra le visiter puisque le navire a été “privatisé” dans le cadre de l’anniversaire d’une société.
Publié le : Mardi 20 septembre 2011 à 08:04
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| En cinq ans, 18 chalutiers ont disparu des quais sètois. (D.R) |
Midi Libre 19/09/2011
Pour déterminer la part du marin, il faut retrancher le coût du gazole de la recette brute (le chiffre d’affaires moins les taxes de criée et d’organisation de producteurs). Là où il fallait déduire 1 300 € de carburant / semaine en 2000, il faut enlever 6 500 € aujourd’hui ! Le solde se partage ainsi : 55 % pour l’armement, 45 % pour l’équipage. Pour un prix moyen du poisson à 3,50 €, et 2 800 kg débarqués par semaine (si la météo le permet), soit 9 800 € de chiffre ; il reste 9 000 € après retrait des taxes ; 2 500 € gazole, huile et glace payés, pour une part d’équipage à 1 100 €, à diviser par six. 180 € par semaine et par marin. Rien à voir avec les salaires de cadres des années 1990.
1 Patrons sans matelots Du jamais vu. Depuis quelques mois, à Sète, certains patrons ont du se résoudre à l’évidence : des matelots n’ont eu d’autre choix que de faire défection.
Il faut dire que l’effondrement total de leurs revenus, proportionnel à celui du bénéfice des armements (lire encadré), est hallucinant : parfois pas plus de quelques dizaines d’euros de salaire hebdomadaire, pour 75 heures de travail. Et chaque boulot perdu en mer en menace cinq, à terre.
2 Armements sans bénéfices Les chalutiers qui présentent les plus grosses difficultés sont les unités les plus récentes. Construits entre 2000 et 2004, ils l’avaient été afin de faire face au défi du pélagique et à celui de la qualité débarquée. Plus imposants, ils offrent plus d’espace pour travailler le poisson bleu (qui “fait volume”) ; plus puissants, ils permettent de ramener rapidement au port la pêche du jour.
Des bateaux gloutons dont la rentabilité, il y a 7 ou 8 ans, avait été calculée sur la base d’un gazole à 30 cts d’euros. Raisonnable, quand on sait que le litre était à moins de 15 cts (un franc), en 2000. Il en coûte 65 cts aujourd’hui. Et il n’y a plus de poisson bleu. Alors ces “gros chaluts” sont allés rejoindre les autres sur le terrain du poisson blanc, réduisant d’autant la part de chacun. Là où un chalutier débarquait une tonne de merlan, baudroie, etc, en 2008, il en ramène aujourd’hui, au mieux, 500 kg. Et s’acquitte d’au moins 6 500 € de gazole... par semaine.
3 Sorties de flotte Ça a débuté en 2006. Sur la seule Méditerranée, 21 PSF (plans de sorties de flotte) avaient été demandés cette année-là. A Sète, une bonne dizaine des 18 chalutiers disparus des écrans (hors L’Asunta et le Jean-Ricciardi, qui ont coulé et le Louis-Gaetane, encore immobilisé) ont stoppé leur activité par cette voie. L’accès au PSF est soumis au dépôt d’un dossier aux Affaires maritimes, qui passe entre les mains de la Direction des pêches, puis des instances européennes idoines.
Plus le bateau “pèse” sur la ressource (au regard de ses captures de merlans), plus il a des chances d’être accepté. La vétusté et l’âge du patron entrent aussi en ligne de compte. Les indemnités vont de 400 000 € pour un chalutier âgé de 20 à 25 ans à 600 000 € pour les unités les plus récentes. Ce qui ne suffit même pas, la plupart du temps, à solder le crédit.
4 Dépression Ce n’est bien sûr pas l’ambiance des grandes années sur le port de pêche. Les armements n’ont plus de trésorerie, certains peinent à payer le gazole et la hantise de la casse est dans tous les esprits. Que les patrons soient endettés à hauteur d’un million d’euros, ou dix fois moins, d’ailleurs.
On voit même de plus en plus de pêcheurs passer les brevets Capitaine 200, ou 500, qui préparent au commandement de petites unités armées au commerce ! Au cas où la pêche sétoise tarde à sortir de cette zone dépressionnaire qui n’en finit pas d’assombrir l’horizon.
PATRICE CASTAN
Publié le : Lundi 19 septembre 2011 à 08:47
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| La coque du bateau, très endommagée, a dû être mastiquée immergée (© D.R) |
Midi Libre 19/09/2011
Martial Croajou a dirigé le renflouement du Ricciardi.
Alors, mission accomplie ?
Oui ! Nous sommes satisfaits. Le contrat est rempli et personne n’a été blessé.
Le renflouement a pris du temps. A-t-il été plus difficile que ceux que vous avez déjà effectués ?
Pas exactement. En fait, c’était la première fois que nous avions à renflouer un chalutier. Mais pour nous, il n’était pas dans la catégorie la plus difficile puisqu’il pesait 150 tonnes et n’avait que sept ans. Si le renflouement a pris un peu plus de temps que prévu, c’est surtout à cause des courants à l’endroit où il a sombré. Les premiers jours, il y avait parfois 3 nœuds. C’était très difficile pour les plongeurs d’installer des vaches (NDLR : grosses bouées) de 5,50 m de haut et de 3 m de diamètre. En fin de compte, nous avons vraiment pu travailler pendant quatre jours sur plus d’une semaine.
Dans quel état global avez-vous trouvé le bateau ? Pourquoi semble-t-il avoir été comme écrasé ?
On dirait qu’un dinosaure lui a marché dessus ! En fait, l’avant avait déjà morflé quand nous l’avons pris en charge. Et nous avons été obligés de le retourner pour pouvoir mastiquer la coque, qui était très abîmée.
Vous l’avez aussi déplacé d’un mille nautique vers l’ouest avant qu’il ne soit remorqué...
Il était plus facile de travailler avec moins de profondeur. De toute façon, nous ne voulions pas prendre le risque de le rentrer par la passe Est. Car alors si, par malchance, il avait recoulé, cela aurait pu bloquer toute l’activité du port... Aucune entrée, aucune sortie !
Pourquoi contenait-il encore de l’eau quand vous l’avez amené au carénage ?
Par souci de protéger la mer. C’était une eau sale, pleine de gazole. Il y en avait pas loin de 15 tonnes. Il n’était pas question pour nous de la rejeter en mer. Le navire était un peu alourdi mais l’état du portique ne nous a pas aidés. On a mis huit heures à le mettre sur cales à sec, alors que cela aurait dû nous prendre deux heures.
Il se murmure qu’il y avait une clause dans votre contrat stipulant qu’en cas d’échec, vous ne seriez pas payés. C’est vrai ?
Effectivement. Mais ce n’est pas exceptionnel dans notre métier.
L’armateur, Patrick Ricciardi, est-il venu voir son bateau ?
Oui. Nous avions bien conscience qu’il a avant tout perdu son outil de travail. Alors, quand j’ai appelé la capitainerie pour avertir qu’on allait le rentrer, j’ai hissé le pavillon bleu-blanc-rouge. Au carénage, Patrick Ricciardi est venu me voir. Il m’a dit “merci”. Il était bouleversé.
Publié le : Lundi 19 septembre 2011 à 08:41

Nicolas Charbonnier. ( PHOTO © JEAN-MARIE LIOT/TCE )
Midi Libre 11/09/2011
Nicolas Charbonnier a remporté dimanche à La Grande-Motte le 22e Trophée Clairefontaine, qui oppose chaque année des champions issus de la course océanique à ceux de la voile olympique sur des catamarans de 7,65 mètres de long, rigoureusement identiques.
Un total de neuf régates ont été disputées depuis jeudi et Charbonnier -médaillé de bronze en 470 aux JO de Pékin en 2008 avec Olivier Bausset- s'est imposé devant le champion de France 2010 de course au large en solitaire François Gabart et le coureur océanique Pascal Bidégorry.
Michel Desjoyeaux, double vainqueur du Vendée Globe, a pris la 4e place. Charbonnier, également vice-champion du monde de 470 en 2010, succède au palmarès du Trophée Clairefontaine à Loïck Peyron, vainqueur en 2010.
Classement général final du 22e Trophée Clairefontaine:
1. Nicolas Charbonnier (FRA) 58 points
2. François Gabart (FRA) 55 pts
3. Pascal Bidégorry (FRA) 48
4. Michel Desjoyeaux (FRA) 48
5. Carolijn Brouwer (NED) 43
6. Armel Le Cléac'h (FRA) 38
7. Roland Jourdain (FRA) 35
8. Jean-Pierre Dick (FRA) 24
Publié le : Vendredi 16 septembre 2011 à 08:22

Emergé aux deux-tiers avant-hier, le bateau a été remis à flot dans la nuit avant d’être remorqué,
hier matin, jusqu’à l’aire de carénage. (Photos VINCENT ANDORRA)
Midi Libre 15/09/2011
Enfin ! Après plus d’une semaine d’efforts intensifs, y compris de nuit, l’entreprise MRM (Monaco Remorque Maritime) a réussi à ramener hier matin le Jean-Ricciardi au port. Le chalutier n’y était pas revenu depuis ce funeste 19 juillet, où, à la fois victime d’une panne de ses moteurs et du mauvais temps, la houle l’avait comprimé contre les rochers, entre le Môle et le théâtre de la Mer. Le bateau avait été remorqué au large du brise-lame, avant de sombrer, à 800 m du chenal Est.
Ce second et victorieux renflouement s’est déroulé en plusieurs temps : une fois relevé, le chalutier a été déplacé d’un mille nautique vers le Sud-Ouest, sur une zone moins profonde (11 m), avant que le remorqueur de l’entreprise portuaire Chambon-Biso le tire jusqu’à l’aire de carénage. Encore gorgé d’eau, le Jean-Ricciardi est resté sanglé sous le portique, le temps de terminer le pompage, avant d’être calé à 18 h 15. Mais l’état de sa coque, à bâbord, du pont et du poste de pilotage, dont le toit a été comprimé, laisse peu d’espoirs de le revoir un jour repartir en pêche…
MARC CAILLAUD
Publié le : Jeudi 15 septembre 2011 à 08:32
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| 1969, le Cap-d’Agde est en construction Photo “Cap d’Agde : 1970-2000”, éditions Georges Renault |
Midi Libre 14/09/2011
Heureuse initiative que celle de Jean Sagnes, président du groupe de recherches historiques agathoises, et de son équipe. Vendredi et samedi prochain, au palais des Congrès, le Grhista propose en effet un colloque national, rien de moins, sur Le Cap-d’Agde et son histoire qui, heureux hasard, se déroule pile poil le week-end où se tiennent les journées du patrimoine.
Un projet mûri "depuis des mois", qui trouve sa source dans l’ouvrage Agde, 2 600 ans d’histoire, paru il y a 5 ans. "On s’est alors rendu compte qu’il fallait encore creuser", reconnaît l’universitaire. Ainsi, des archéologues ont été contactés pour évoquer l’histoire primitive du site. à l’image de Iouri Bermond (Drac), Hervé Pomarède (Inrap) ou de Marie-Pierre Jézégou, qui évoquera les sites sous-marins majeurs de Port Ambonne à l’Hérault, c’est tout un pan méconnu de l’histoire cap-agathoise qui sera exposé.
Directrice des archives municipales d’Agde, Irène Dauphin interviendra sur le Cap du XVIIIe au milieu du XX e siècle, ainsi que sur les grandes étapes de la construction de la station. Plus étonnant, les membres du Grhista sont parvenus à retrouver la trace du médecin Jean Cousserans, ancien directeur de l’organisme chargé de la démoustication du littoral méditerranéen. Ce dernier parlera d’une époque où l’on n’oubliait jamais d’éteindre la lumière en été, tant les insectes pullulaient sur ce Cap-d’Agde qui n’était que vignes et marécages !
Sur un plan plus humain, la vie de la station sera abordée sous l’angle de l’évolution de la clientèle touristique par Christian Bèzes, directeur de l’office de tourisme, et surtout du positionnement des Agathois de souche, de 1962 et 1971, entre adhésion au projet de station littorale et opposition.
Bref, un colloque on ne peut plus complet auquel les Agathois, dont certains prétendent connaître l’histoire de leur cité sur le bout des doigts, seraient bien inspirés d’assister.
O. R
Publié le : Mercredi 14 septembre 2011 à 21:58

Deux champions de Ligue seront désignés ce week-end, en Régate et en Croisière. (© D.R)
Midi Libre 14/09/2011
Après la saison des “croisières-vacances” pendant laquelle bon nombre de sociétaires ont parcouru la Méditerranée, la Société nautique reprend ses activités sportives.
Pour la troisième année consécutive, la Ligue de voile Languedoc-Roussillon a confié au club sétois l’organisation du championnat régional des voiliers habitables qui consacrera deux champions de Ligue, l’un en filière “Régate”, l’autre en filière “Croisière”, afin de mieux répartir les compétiteurs en fonction des catégories de bateaux.
La SNS attend une quarantaine de voiliers qui vont pendant deux jours, les 17 et 18 septembre, offrir le spectacle habituel entre le théâtre de la Mer et Villeroy. Et toute l’équipe de la SNS est déjà sur le pont pour préparer cette manifestation, d’autant que le samedi sera mis en jeu le troisième Challenge Régional “Georges-Frêche” que le président Christian Bourquin a tenu à pérenniser.
On attend donc du beau monde à la Base Tabarly avec tout le gratin de la voile régionale et les représentants de la FFV, de la Ligue, de la Région, Port Sud de France et bien entendu de la Ville de Sète qui apporte une aide matérielle à l’organisation.
Les mois d’octobre et de novembre verront également sur le plan d’eau sétois trois électives de Match Racing, ce type de régates dont la SNS s’est désormais fait une spécialité.
Cela commencera avec la sélective Bassin Méditerranée pour le championnat de France Espoir, suivie d’Octobre à Sète et de Novembre à Sète, deux régates sélectives pour les championnats de France seniors. Sans oublier la “Régate des Châtaignes” comptant pour le challenge du club.
Un programme bien rempli pour ce début de saison.
Publié le : Mercredi 14 septembre 2011 à 14:54

Photo Vincent Andorra
Midi Libre 14/09/2011
Le Jean-Ricciardi aura donc passé 56 jours au fond de l’eau, tout près du port d’où il était sorti au matin du mardi 19 juillet dernier. L’étrave et la cabine portent les stigmates des mouvements sous-marins qui se sont produits au cours des manœuvres successives liées à son renflouage. Même si une bonne partie de la coque était encore immergée, hier, on sait qu’elle est aussi très abîmée.
Il aura fallu d’importants moyens (un remorqueur, une barge, des hommes et beaucoup de matériel) mais aussi de la patience pour que MRM parvienne à enfin extirper le bateau de l’eau. D’imposants éléments gonflables semblables à de petits parachutes ont permis de hisser le bateau à la surface.
Après l’échec de la première tentative, le 1er août dernier, le renflouement du chalutier qui avait sombré le 19 juillet semble, cette fois, bien parti. La seconde tentative avait commencé jeudi dernier. La poupe du Jean-Ricciardi était apparue à la surface. Brièvement. Car MRM (Monaco Remorque Maritime) avait préféré redescendre le chalutier au fond de l’eau, le colmatage n’étant pas terminé.
Pour le faciliter, l’entreprise monégasque a décidé de déplacer l’épave à un endroit moins profond (11 m), tout près du milieu du brise-lame, à un mile nautique du lieu du naufrage. Et c’est là qu’hier après-midi, l’étrave et la cabine du chalutier ont émergé. En piteux état. Mais l’essentiel, pour MRM, était bien de pouvoir commencer à pomper l’eau se trouvant à l’intérieur du bateau, puis à y injecter de l’air, étapes nécessaires avant le remorquage final au port, qui pourrait avoir lieu aujourd’hui.
MARC CAILLAUD
Publié le : Mercredi 14 septembre 2011 à 11:54
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| Les opérations pourraient reprendre demain. (V.D.) |
Midi Libre 11/09/2011
Ça s’est passé le 19 juillet dernier à 6 h 14 du matin. Le Jean-Ricciardi, un chalutier sétois de 17 mètres, coulait devant le port de Sète, après avoir été violemment drossé contre les falaises de l’AmeriKlub.
Le sauvetage est en marche. Sortira, sortira pas ? Depuis deux mois, c’est un pas en avant, deux pas en arrière. Après les essais infructueux de la société Jifmar Off shore service, dont l’assureur du chalutier a décidé de se séparer à la fin du mois d’août, c’est Monaco Remorquage Maritime (MRM) qui galère désormais à 800 m du Brise-lames.
Le 1er août, après une préparation en bonne et due forme des plongeurs de Jifmar, le navire avait replongé. En cause, les mauvaises conditions météo doublées de la défaillance d’un des “chameaux”, ces bouées d’air placées à l’intérieur du bateau.
Par la suite, MRM s’est attelé à la tâche et a bien failli, jeudi dernier (après un souci dû à la courantologie mercredi) parvenir au bout de son action.
Sauf que le Jean-Ricciardi s’est présenté par la poupe alors même que l’étanchéisation de la coque au mastic (afin de le gonfler d’air), n’était pas achevée.
Du coup, depuis vendredi et durant le week-end, il s’est surtout agi de repositionner le navire au fond de l’eau afin de poursuivre les opérations de colmatage.
Demain, si la météo s’y prête, les opérations reprendront sur zone.
Pour l’assureur sétois Christophe Georges, "il s’agit-là d’une opération particulièrement délicate et compliquée dans la mesure où le bateau mesure 25 mètres, qu’il pèse 150 tonnes, est donc très lourd et rempli d’eau."
Alors, sortira, sortira pas ?
A suivre.
Publié le : Dimanche 11 septembre 2011 à 09:04