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Régate Téléthon

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Course de voiliers virtuelle Concarneau Saint Barthélemy sur un parcours de 3890 milles nautique à travers l'océan atlantique, avec pour adversaires les embarcations représentant les différentes maladies génétique et maladies rares.

Faites naviguer le voilier du Téléthon  En cliquant ici.


Publié le : Mardi 23 novembre 2010 à 12:28

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Salon nautique de Paris

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C'est le rendez-vous annuel pour découvrir les nouveautés 2010/2011 dans le monde du nautisme.

  • Une véritable vitrine composée de près de 1 200 exposants et 1 400 marques pour une fréquentation de plus de 236 000 visiteurs
  • 1 400 bateaux exposés dont près de 300 nouveautés
  • Plus de 600 bateaux à moteur
  • Près de 500 bateaux à voile
  • 300 embarcations diverses (canoë-kayak, planche à voile)
  • Des conseils de professionnels
  • Une ambiance conviviale, un rendez-vous d'amis et de passionnés des loisirs nautiques
  • 3 pôles d'exposition :

    • Voile et tourisme (Pavillon 1)
    • Motonautisme (Pavillons 2.2 et 4)
    • équipements (Pavillon 2.1)

Publié le : Mercredi 1 décembre 2010 à 09:16

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Le sémaphore d'Agde

Ses coordonnées : position : 43°16,25'N - 003°30,45'E altitude : 123 m Agde (Hérault-34)

Cet ancien sémaphore, désarmé par la Marine depuis de nombreuses années, fut utilisé par les Affaires Maritimes à partir de 1970, sous l'appelation de Sous-CROSS Agde, comme annexe du CROSS-Med pendant la période estivale, afin de prendre en charge les opérations de sauvetage sur la partie ouest de la Méditerranée.

Il fut rénové en 1988, puis fut définitivement fermé en 2000, le centre principal du CROSS-Med à La Garde assurant seul la gestion des opérations de sauvetage.

Les sémaphores sont des unités de la Marine Nationale. Ils assurent une veille visuelle, radio et radar tout le long des côtes françaises. Initialement, 162 éléctro-sémaphores furent construits le long du littoral français, mais aussi en Algérie et en Tunisie. 59 d'entre-eux sont encore en activité.

Peu connus du grand public, les sémaphores jouent cependant un rôle indispensable tout le long des côtes françaises ; tant au niveau des missions militaires que celles de service public.

Source : Extrait du site : Les sémaphores de la Marine Nationale


Publié le : Jeudi 15 juillet 2010 à 08:54

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Les éphémérides nautiques

Connaissez-vous la rubrique "Les Ephémérides Nautiques" ?

Cette rubrique créée il y a plus d'un an est animée par notre ami Alfred Galvani. Vous la trouverez en cliquant sur le lien qui se trouve dans un bloc de droite du portail.

Vous êtes déjà nombreux à l'apprécier, merci à Tango qui la fait vivre avec beaucoup d'assiduité.

Bonne découverte à ceux qui ne connaissent pas encore....


Publié le : Jeudi 25 novembre 2010 à 07:24

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David Augeix a franchi la ligne ce matin

EDF Energies Nouvelles/VESTAS et son skipper David Augeix sont arrivés le 21/11/2010 à 02:24:14.

David aura mis 20 jours, 13 heures, 22 minutes et 14 secondes pour faire cette transat à une vitesse moyenne de 7.17 noeuds.

Il se classe 19ème sur 44 bateaux engagés dans la classe 40.

La dernière journée a été riche en évènements : tout d’abord une bagarre avec Olivier Sangelin tout autour de la Guadeloupe qui a tourné à l’avantage de ce dernier.

David, très rapide sous spi, s’est offert les plus beaux surfs de la traversée dans les risées sous le vent de l’Ile... du côté de l’anse Bertrand pour ceux qui connaissent. Des pointes de vent à 25 noeuds, des surfs à 18... le bonheur à l’état pur. Puis, il a fallu "tricoter" au près pour passer la bouée de Basse Terre. Et là, sans étai et sans solent, il a eu du mal. Mais les dauphins sont venu saluer son passage à ce pointage obligatoire.

Enfin, cela a été la remontée vers Pointe a Pitre par le canal des Saintes où il a renoué avec du près bien établi et la peur, une dernière fois de voir son mât "lui tomber sur la tête" !

Tout a tenu et David a bénéficié d’un accueil extraordinaire en Guadeloupe. La place de la Victoire noire de monde a fêté longtemps les trois marins arrivés quasiment en même temps.

Félicitations à David et à toute son équipe, merci à Nany pour ses infos...


Publié le : Dimanche 21 novembre 2010 à 08:16

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David Augeix : Un "passage à niveau" pour moi tout seul

Pas facile, au bout de 19 jours de mer, de manque de sommeil, de fatigue...de rester lucide et de ne pas craquer. C’est ce qui est arrivé à David hier, il explique :

"Vous savez quoi ? j’’ai passé hier la pire de mes journées de coureur : une horreur, une abomination. Tout le monde cavalait, tout le monde avait du vent, mes prédécesseurs et mes poursuivants... oui, mais pas moi.

Pendant près de 24h, le vent, pour moi, n’a pas arrêté de tourner de 40, voire de 60 degrés, il a oscillé entre 5 et 6 noeuds...quand toute la flotte filait entre 7 et 8 noeuds de vitesse, soit avec au moins 10 noeuds de vent. Catastrophe, rien ne m’avait fait penser que ma route, très semblable à celles des autres me réserverait une telle sanction, lourde, injuste !

Trop, c’était trop : d’abord l’épisode du spi avec l’ascencion dans le mât, ensuite l’étai qui lâche et une transat toute en prudence depuis, mais... je restais dans le match, je grapillais des milles a mon prédécesseur immédiat. Et là, vlan, la pire des punitions : être le seul à vivre pareil supplice : pas de vent quand tout le monde, et même des concurrents très proches, en avaient. J’ai juré tous les diables, j’ai insulté la terre entière, j’étais très en colère !

Puis, lorsque deux concurrents m’ont doublé, lorsque mon prédécesseur m’a collé plus de 50 milles, le vent est enfin rentré. Déception certes mais soulagement : je devrais arriver en Guadeloupe cette année ! Alors, comme on n’a pas dormi de 24h, comme on est à cran, on appelle sa petite femme, on vide son sac (ca fait du bien) et on peut enfin se remettre en route. Certes la course n’est pas finie mais à moins d’un retournement inattendu, j’aurai au moins perdu 1 ou 2 places.

Il y aurait pu y avoir plus grave et puis, ce matin, en vue de la première terre depuis le départ (je croise à l’Est d’Antigua), il m’est venu une idée : et si je mettais la radio du bord de secours en mode FM ? Bingo ! J’attrape du zouk, du reggae, le soleil brille, je vois Antigua à mon tribord, la Guadeloupe est droit devant... Le mât est encore là, ça à l’air de vouloir aller au bout tout ca... Et puis avec la Guadeloupe dans mon viseur, ça va le faire ! Le Rhum n’a jamais été aussi proche ! Un bon paquet d’embruns bien salés à tous (j’ai les stocks qui explosent)."

David

Ce matin , la donne a changée, il navigue en ce moment même à 10 noeuds et il est possible que l’arrivée soit ...pour ce soir !

Nany


Publié le : Samedi 20 novembre 2010 à 18:27

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David Augeix : les derniers miles...

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David se trouvait à 143 miles de l'arrivée au dernier pointage de 08 h 00, à 7 nds de moyenne, cela lui fait encore une vingtaine d'heures de navigation soit un passage de ligne vers les 04 h 00 du matin dimanche 21 novembre 2010 en espérant qu'il ira plus vite et que ce sera plus tôt!

A suivre...


Publié le : Samedi 20 novembre 2010 à 10:33

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David Augeix : rencontre avec la pétole

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Une photo montrant David qui inspecte son mât

A l’approche de la Guadeloupe, la fatigue aidant et la malchance d’être rentré dans la "pétole" dans la nuit...le moral de David n’est pas au beau fixe ce matin :

"Dur, dur... avis de pétole, périodes à moins de 3 noeuds de vent, la plupart du temps tout juste à 5 noeuds... Les fichiers ne permettaient pas d’anticiper un truc pareil, trop erratique. En plus, je me suis fait prendre par un grain qui ne m’a pas lâché et qui m’a amené un peu trop sud j’ai l’impression. Mais je n’ai aucune certitude. La seule chose injuste c’est que je suis un des rares à subir ca. Aussi la progression vers la Guadeloupe est fortement ralentie...Je ne suis pas encore arrivé, n’anticipons pas, surtout pas, il peut se passer encore tant et tant de choses ! Ne provoquons plus le sort, il m’en veut trop.

Et les caprices de la météo qui continuent : "je fais tout mon possible, cette nuit je n’ai quasiment pas dormi tellement c’était incertain. Par tranches de 10 minutes, 3 ou 4 fois, pas plus. Le vent n’arrête pas de tourner de tous les côtés ! Un coup à droite, un coup à gauche, 30 degrés, dans un sens, 60 dans l’autre ! Le tout en 2 minutes. C’est fou, ca ressemble à la Méditerrannée, personne ne peut rien y comprendre. Me serais-je trompé ? Serais-je au large des côtes d’Andalousie ou de Croatie ? Un peu de plaisanterie ne fait pas de mal dans ces moments pénibles.

Voila l’ambiance du bord à cet instant : en bagarre, en recherche de solution, dans le marasme du vent et l’incertitude...


Publié le : Vendredi 19 novembre 2010 à 18:57

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Rhum ou Farniente? Rhum et Farniente!

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Ca y est, plus que 500 petits milles d'ici à la Tête à L'Anglais qui amorce le tour de la Guadeloupe avant l'arrivée du Rhum! Tiens, ca fait à peu près un aller-retour entre chez nous et Ajaccio. Rigolo, c'est un parcours que j'ai déjà dû faire une bonne dizaine de fois... On a chacun des repères bien à soi. Moi, c'est la Corse. Et dire que pour y être allé tant de fois, je n'en connais pas une crique! Toujours en course, sans prendre 5 minutes seulement pour se baigner au large dans une bonne pétole ou aller jeter la pioche au pied de tel ou tel autre village!

Ca changerait finalement d'en profiter un peu, de faire comme la plupart d'entre vous et de penser à remplir le bar du bord avant de refaire mes épissures ou de changer le solent pour la dernière fibre hi-tech. Bon, je dis pas, une ou deux belles courses dans l'année, à ce propos, pour ceux qui en rêvent et qui n'ont jamais fait la Giraglia, lancez-vous, c'est top, c'est même top gun comme dirait un certain voilier de mes connaissances. Oui, ok pour continuer à courir, mais on va prendre le temps de lambiner un peu aussi hein?

Alors, tiens, je vais commencer des que possible. J'en ai encore pour quelques jours à mettre du charbon dans la machine, et je le fais avec bonheur sur ce bateau qui est fait pour ça (même si pour cause de rupture d'étai principal, je le fais avec retenue depuis 3 jours). Après, je me prends 2-3 semaines de repos, farniente et tout le reste entre Guadeloupe, Dominique et on verra pour la suite. Pour une fois, je prendrai le temps de lambiner et d'aller voir sous la coque ce qu'il y a, ou dans les rhumeries ce qu'on y trouve... Je ferai comme beaucoup d'entre vous, vous avez bien raison.

Un grand salut à tous ceux qui font le nautisme dans notre Commune, aux clubs que je connais (ENAC, SORAC) et les autres, à leurs adhérents, bouffez de l'écoute, bouffez de l'écoute et vous y serez peut être aussi un jour sur le Rhum, aux grutiers à qui je cause tant de soucis chaque fois que je demande une manutention (pas idée aussi d'avoir 3 mètres de tirant d'eau, de caler ce bazar sur des conformateurs parce que la coque ne supporte pas les patins classiques, d'avoir une telle perche en carbone qui ne supporte pas les chocs... etc!), aux professionnels qui m'ont accompagné et aidé depuis mes débuts en Mini, oui, il a fallu en réparer des fissures et refaire des profils de quille ou de safrans, aux amis ou aux connaissances qui tentent, comme moi l'aventure de la course au large... et à tous les mordus de la mer qui reste un des rares derniers espaces de liberté, de responsabilité et d'aventure.

Et bientôt, je trinquerai à votre santé avec autre chose que de l'eau ou du jus d'orange!

David Augeix


Publié le : Jeudi 18 novembre 2010 à 16:16

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David Augeix : et encore une casse !

Il est peut-être temps que la course se termine, les marins sont fatigués et les bateaux aussi. Les nouvelles de David ce matin :

"Après un début de nuit agitée, ici les milles tombent les uns après les autres. Le vent a tourné progressivement en fin de journée dernière tout en diminuant. La question se posait donc de savoir si je ne passais pas sous grand spi. Au moment de prendre mon repas, l’emmagasineur du geenaker a décide pour moi : bang ! il a cassé ! Le geenak s’est retrouvé comme un vulgaire pavillon (grand ! le pavillon) et il a fallu à nouveau batailler pour le ramener lui aussi dans le bateau. Suite à ça et au rangement du geenak, j’ai alors établi le grand spi après avoir hésité pour le petit, compte tenu de la fragilité de mon gréement. Mais bon, le vent n’étant pas fort (12-13 noeuds) et devant adonner dans la nuit, j’ai opté pour le grand en abattant franchement ma route.

Voilà le grand spi en l’air, bien gonflé, avec ses 207m2 de toile et la GV haute... et voilà le vent qui monte, qui monte, qui monte... Bref, tout dessus, une vitesse régulièrement au dessus de 15 noeuds, un cap franchement abattu, vers la Guadeloupe, le bonheur quoi... Sauf que ce bonheur, je l’avais avec en même temps la peur au ventre pour le mât. 1 a 2 heures après, le vent est retombé, il a continué d’adonner, ma route et ma vitesse sont très correctes... et le mât reste debout !

Ceci dit j’avais été prévoyant, j’ai gardé le viel emmagasineur en rechange à bord du bateau, et une fois de plus, la voile est sauvée et indemne. Là encore, la rupture d’une pièce pareille est imprévisible. D’autant qu’elle n’est pas vieille, qu’elle n’a pas été martirisée et qu’elle a laché dans du vent tout ce qu’il a de plus praticable. Mais le plus remarquable dans l’histoire c’est que pas un moment je n’ai eu de colère ni de stress trop important. Je pense que j’encaisse plus "facilement" les coups. Disons que celui-ci, avec l’établissement rapide du grand spi, j’ai pu le rendre rapidement."

Et de 3 pour les avaries depuis le départ ! Il y a un proverbe qui dit "jamais 2 sans 3", il faut espérer que notre skipper soit désormais à l’abri jusqu’à l’arrivée.

Et un dernier petit mot qui montre que la détermination de notre marin est toujours intacte :"Depuis, tout semble aller assez bien. Le sort s’est acharné mais je tiens bon, il lâchera prise avant moi. Il m’a foutu un troisième coup, je le lui ai rendu, il n’a qu’à bien se tenir et aller voir ailleurs si j’y suis..."

On croise les doigts, on touche du bois, plus que 420 milles pour arriver à la tête à l’Anglais.

Nany


Publié le : Jeudi 18 novembre 2010 à 16:11

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David Augeix : à 600 milles de l´arrivée

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Photo prise ce matin au lever du soleil

Enfin, une météo que notre skipper attendait avec impatience. Aujourd’hui, c’est dans de meilleures conditions que David s’approche de la Guadeloupe :

Ce matin : "Ici, la mer est assagie, le bateau glisse bien sous geenaker. J’ai essayé toute la nuit de naviguer en compromis sans le solent, avec le geenaker. Résultat, j’ai glissé un peu vers le sud car je ne tiens pas cette voile aussi près du vent que le solent. Les concurrents qui sont restés plus au nord ont eu plus de vent mais, pour moi, rester sous trinquette aurait été catastrophique. Mais je ne désespère pas, ça glisse, ça avance, je suis actuellement à 623 milles nautiques de l’îlot de la Tête a l’Anglais."

Les premiers des Class 40 sont attendus à partir de demain jeudi 18 novembre. L’arrivée du voilier EDF Energies Nouvelles/VESTAS ne devrait pas se faire avant dimanche ou lundi...

Nany


Publié le : Mercredi 17 novembre 2010 à 18:07

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David Augeix : bruits suspects et baffes aux romains

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Conversation avec moi-même dans les demi-sommeils. Depuis que j'ai perdu mon étais principal et que je prie pour que mon mât reste debout, je me suis surpris très attentif au bateau:

-C'est quoi ca ? De l'eau ? De l'eau dans le bateau ? Dans la cale moteur non ?

-Non, attends, c'est une lame qui passe sur le pont, tu l'avais oublié mais on est au près... et au près ça mouille !

-Et ça, et ça, ces craquements ? C'est du carbone ? C'est le mât?

-Rendors-toi, c'est ton panneau solaire volant qui flotte un peu au vent, il te charge les batteries.

-Bon mais ces couinements là, c'est bien les ridoirs sous le vent qui se dévissent non?-Non, là c'est simplement dans tes rêves !

Et oui, c'est qu'on l'écoute son bateau depuis que l'on navigue prudemment! Pourtant, tous ces bruits étaient déjà là avant, mais avant, je naviguais sans arrière pensée. Le pire c'est quand le bateau retombe après une vague abrupte dans le creux. C'est souvent violent, il parait que c'est fait pour... mais avec l'étai en moins ?

Astérix n'avait peur que d'une chose, c'est que le ciel ne lui tombe sur la tête.On doit être cousins parce que moi, je n'ai peur que d'une chose, c'est que le mât ne me tombe sur la tête. Ceci dit, cela ne l'a pas empêché de donner des baffes aux romains, alors ça ne devrait pas m'empêcher d'arriver à Pointe-à-Pitre.Donc de la psychose pas encore, mais de l'attention, certainement.Vivement de pouvoir ouvrir un peu les voiles et avancer un peu moins face à la mer!

En attendant, il faut que ça tienne... Aussi, inspection tous les soirs et tous les matins : tension des haubans, position du pied de mât, tension du bas-étai et de la drisse de spi en guise d'étai...Ca tiendra, ça tiendra, je croise les doigts, je touche du bois...

Dans 900 milles je suis à la Tête à l'Anglais. Je tiens le bon bout.

David AUGEIX (EDF Energies Nouvelles - VESTAS)

David s'accroche à la 18ème place malgré son bateau blessé, tiens bon la barre marin...


Publié le : Mercredi 17 novembre 2010 à 11:01

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David Augeix : deux semaines de course...et toujours du près

On entame la troisième semaine de la route du Rhum mais on attend toujours les alizés qui permettraient de meilleures conditions pour nos marins qui commencent sérieusement à être fatigués d’être "secoués"...et les bateaux aussi !

Des conditions qui n’améliorent pas les difficultés de David : "Il fait gris, on est au près, ça tape, ça cogne, ça secoue, il y a eu deux ou trois jolis grains à négocier avec de la pluie et des éclairs...Dans ce temps-là, on dirait que même les poissons volants font le gros dos, on ne les voit plus. Bref, du boulot, et avec tout cela le mât qui partait dangereusement vers l’arrière. Mais j’ai compris, les étais (le bas étai et la drisse de spi qui me sert d’étai principal) avaient rendu du mou... J’ai repris tout cela en choquant en grand la Grand Voile et c’est rentré dans l’ordre. Pour l’instant, je dis bien pour l’instant, il est 17h en France, le vent semble vouloir prendre une direction sympa... plutôt inattendu. J’en profite un peu pour faire une route plus directe que prévue, je ne sais pas si cela va durer...Repos de courte durée : tout juste 1/2 heure. Le vent reste très instable par rapport aux prévisions. C’est un temps à grains. Ca continue, du vent, pas de vent, de la pluie, des éclaircies, le vent tourne, retourne... et te fait tourner en bourrique. En effet, sans l’étai principal, je ne peux envoyer toute ma GV, je la garde à un ris. Tout à l’heure, dans du vent plus calme, j’ai essayé de la renvoyer toute : impossible ! J’ai vite compris que le mât n’aimait pas ça ! Aussi, tant pis, je reste prudent et j’ai repris mon ris..."

Notre skipper continue à avancer vers la Guadeloupe, son espoir est que le mât tienne la route jusqu’au bout (et le nôtre aussi), mais l’arrivée sera très certainement moins rapide que prévue...

Nany

David est actuellement 17 ème...


Publié le : Lundi 15 novembre 2010 à 09:23

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David Augeix : Objectif, amener le Bateau en Guadeloupe

Après la surprise, l’abattement, la colère... la DETERMINATION ! voilà les mots de David plusieurs heures après l’accident survenu hier en début d’après midi.

Explications de notre skipper : "Si la perte de l’étai principal aurait pû faire tomber le mât, cela n’a pas eu lieu car je prends toujours la précaution, sur de longs bords comme celui-là, d’établir le bas étai. Dans l’immédiat, le plus handicapant est l’impossibilité d’établir le solent (on l’appelle aussi le génois). Pour l’instant, je ne m’en tire pas trop mal. Ce qu’il va falloir gérer aussi c’est la fragilité plus importante du mât. En effet, sans son étai principal, il est moins bien tenu. J’ai mis la drisse de spi en guise d’étai pour l’instant. Après, on verra. Il reste beaucoup de milles à parcourir, c’est dommage que cela arrive si tôt ! 1300 milles avant la pointe nord de la Guadeloupe... Il faudra que je sois prudent et que je veille à arriver avec le mât debout avant toute chose. Le classement va en pâtir mais l’essentiel est maintenant ailleurs : il faut que j’arrive en Guadeloupe, ce sera ma plus belle victoire."

Les conditions de mer de cette nuit ont été assez difficiles mais le bateau et la mât ont tenu le coup. Dans la journée, David a navigué sous le soleil et du vent modéré au près. Avec uniquement la trinquette, ce n’est pas le top au niveau vitesse.

Les nouvelles de cet après-midi : "En plus, le mât n’etant tenu que moyennement tout là haut, je redoute de renvoyer le premier ris dans la GV, de peur d’y tirer trop en arrière. Bref, j’ai une vitesse environ 10% inférieure à ce qu’elle devrait être. Mais j’avance et j’essaie de tirer les bons bords dans ce vent ahurissant. On ne le dira jamais assez : ici c’est du jamais vu en cette saison."

Malgré un moral qui passe par des hauts et des bas, il continue a progresser vers la Guadeloupe mais il avoue :"le challenge s’est transformé, il ne s’agit plus de courir pour le classement, mais de relever un nouveau défi : amener un bateau blessé au port."

Souhaitons que la situation météo s’améliore et que son voeu se réalise.

Nany


Publié le : Samedi 13 novembre 2010 à 22:16

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Grosse avarie pour David Augeix

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L’annonce de David faite à 16h24 :

Bonjour, j’annonce une avarie qui aurait pu être lourde de conséquence : rupture de l’étai principal.
C’était il y a environ 2 heures, je prenais un peu de repos après avoir pris un ris dans la GV. GV 1 ris, solent à l’avant, j’avais la bonne combinaison pour attaquer et passer la vague au bon plein. Oui mais voilà, dans une vague un peu plus grosse que les autres, l’étai s’est rompu en tête de mât : sectionné net ! Quel bruit, comme une détonation ! Tout est parti à l’eau... heureusement que mon bas étai est toujours en position sur des longs bords comme ceux-là ! Bref, lève-toi, habille-toi, n’oublie pas ton harnais ni ta longe (tu as fais une promesse avant de partir) et va mettre de l’ordre là dedans... Remets le solent sur le pont, avec un bon petit 18 noeuds de vent et la mer qui va avec, sors les lattes du solent, déralingue-le de son étai sans le remettre à l’eau, bourre tout ça dans le cockpit, range provisoirement l’étai sur le pont, range le solent dans le bateau (je crois qu’il est indemne)... Entre temps et dès que possible, établi la trinquette dès que le pont est clair et reprends une route et une vitesse au moins correctes, on n’est pas là pour lambiner ! Bref, tout est à peu près en ordre maintenant. Le plus ralant est que cette avarie était imprévisible, invérifiable. A mieux y regarder, la section en acier qui a rompu présentait une petite concentration de contrainte... mais invisible dans le cadre d’un entretien courant... tant que ça n’a pas bassement et traitreusement lâché ! Satanée casse matérielle que tout le monde redoute...

Mais je m’en sors bien, le mât est debout, il me reste la trinquette et le geenaker, mes deux spis...
Je vous fais grâce de ma déception car même si le handicap va être lourd, ce n’est pas fini.

David AUGEIX - EDF Energies Nouvelles - VESTAS


Publié le : Vendredi 12 novembre 2010 à 19:34