Votre conseiller portuaire sera amené à comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris, à une date qui reste à fixer, afin de répondre d’accusations de propos diffamatoires faisant suite à une plainte déposée par la SODEAL, relative à des prises de position concernant l’engagement de travaux de remise en état des quais, considérés comme non prévus contractuellement.
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​Infocapagde
Identification d'un détournement potentiel de fonds publics, la liste s'allonge...

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Au 1er juin 2025, la gestion du port du Cap d’Agde a été transférée, de manière unilatérale et opaque, à un Service Public Industriel et Commercial (SPIC), sans que les statuts de cette nouvelle entité n’aient pu être soumis à l’examen du Conseil portuaire. Une telle confidentialité est particulièrement choquante s’agissant d’un service public.

Depuis la création de la Sodeal, la Chambre régionale des comptes a régulièrement relevé des irrégularités, notamment l’imputation aux plaisanciers du déficit chronique de l’ordre de 300 000 euros par an du centre nautique, qui ne relève pourtant pas du périmètre légal du port de plaisance.

Faute d’action collective, ces pratiques ont perduré. La remunicipalisation aurait pu marquer un retour à la légalité. Or, elle semble surtout permettre à la Mairie d’échapper à ses responsabilités en évitant toute restitution, même partielle, des sommes indûment perçues. Il s’agirait là à priori d’une imputation contestable, au détriment des usagers portuaires, estimé à 1,5 million d’euros sur cinq ans, prescription comprise.

Plus étonnant encore, Sébastien Frey s’est engagé à reprendre l’intégralité du personnel de la Sodeal dans le SPIC. Cette décision interroge : a-t-il l’intention d’imputer l’ensemble de ces charges salariales au budget du SPIC, donc aux plaisanciers ? Ce serait un comble.

Si tel devait être le cas, des actions judiciaires seraient immédiatement engagées. Les plaisanciers, de plus en plus conscients de la nécessité de s’organiser pour défendre leurs intérêts, ne resteront pas passifs.

Le CDPCA (Comité de Défense des Plaisanciers du Cap d’Agde) est là, pleinement mobilisé et prêt à agir.

Et que cela soit clair pour tout le monde, nous ne remettons pas en cause la qualité de cet établissement qui devrait à priori être géré par l'agglo, c'est un établissement sportif et formateur de qualité. 


Publié le : Mardi 3 juin 2025 à 17:28

​Infocapagde
Conseil portuaire irrégulier annulé

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Publié le : Lundi 2 juin 2025 à 18:08

​Infocapagde
SOS, demande d'intervention urgente du Préfet

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Publié le : Lundi 2 juin 2025 à 12:47

​Infocapagde
Irrégularités, Sébastien Frey maintient le Cap dans la tempête

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La gestion des ports du Cap d’Agde suscite une inquiétude croissante, amplifiée depuis que la presse nationale s’est emparée du dossier.

En 2021, Gilles d’Ettore modifiait en toute discrétion les accords entre la SODEAL et la Mairie d'Agde, sans consulter le Conseil portuaire, pourtant obligatoire. Prétexte invoqué : la période Covid. Mais en réalité, ce Conseil n’avait même jamais été constitué. La Préfecture, via son service de contrôle de légalité, n’y avait vu que du feu. La manœuvre, bien que manifestement irrégulière, était passée inaperçue.

Quatre ans plus tard, la méthode perdure. Sébastien Frey, maire d’Agde et Président-Directeur Général de la SODEAL, cherche aujourd’hui à obtenir un avis favorable sur une nouvelle organisation du port, désormais sous statut SPIC, mise en place le 1er juin 2025 à la suite d’un vote tenu dans l’opacité la plus totale au sein du Conseil municipal.

Une réunion vide de contenu du Conseil portuaire prévue le 3 juin 2025

Une réunion du Conseil portuaire est convoquée pour le 3 juin 2025, mais le délai légal de convocation n’a pas été respecté. Plus grave encore : le dossier transmis aux conseillers est vide, une simple page blanche.

Aucun statuts du SPIC, aucune information budgétaire, aucun élément de cadrage juridique ne figure à l’ordre du jour. Ce qui devait être une séance de travail devient ainsi une mascarade réunissant des personnes pourtant déjà épinglées pour des fautes graves de gestion, des conflits d'intérêts manifestes par les magistrats de la Chambre Régionale des Comptes dans son rapport publié en septembre 2023.

Une gouvernance contestée, une légalité douteuse

Dans ce contexte de gouvernance opaque, alors que des accusations de détournement de fonds sont relayées par des médias affiliés à Franceinfo, les trois représentants titulaires élus des plaisanciers ont formellement signifié leur refus de participer à cette mascarade. Ils l’ont fait par écrit, dénonçant un simulacre de démocratie et un mépris total des obligations légales.

Le Préfet de l’Hérault et son service de contrôle de légalité administrative seront saisis par courrier dès lundi afin d’être officiellement informés de la situation et d’y donner, espérons-le, les suites qu’elle exige.


Publié le : Dimanche 1 juin 2025 à 10:10

​Infocapagde
Mise en cause de la Rédaction d'Infocapagde par Sébastien Frey

COMMUNIQUE DE REDACTION

 

Suite au communiqué de la Mairie d’Agde publié dans ici Hérault le 29 mai 2025, nous tenons à rétablir un certain nombre de faits volontairement déformés ou inexacts.

Contrairement aux affirmations de Monsieur Sébastien Frey et au contenu du communiqué de la Ville, aucune plainte en diffamation n’a été déposée contre Monsieur Philippe Revilliod, rédacteur en chef d'Infocapagde.
Le Président Directeur Général de la SODEAL n’a pas saisi la justice, mais a simplement fait adresser une mise en demeure à l’hébergeur du site Infocapagde, en date du 24 mai 2024, ce courrier portant une erreur manifeste de datation indiquant 2023.

Voir l'article

Cette mise en demeure fait directement suite à la publication sur le site Infocapagde, le 24 mars 2024, d’un article intitulé « Suspicion de détournement de 2 millions d’euros HT à la SODEAL ». Elle vise à obtenir le retrait de l’article et l’identification de son auteur, sans qu’aucune procédure judiciaire n’ait été effectivement engagée à ce jour. Voir l'article

En revanche, une plainte pénale en bonne et due forme a bien été déposée le 27 mars 2024 auprès du procureur de la République par Monsieur Philippe Revilliod en sa qualité de Conseiller portuaire représentant les plaisanciers. Elle repose sur des faits documentés :

  • le rapport fin 2023 de la Chambre régionale des comptes sur la gestion de la Sodeal 2017/2022
  • et un Maire qui refuse de porter plainte contre ses propres dirigeants, malgré des alertes circonstanciées et répétées.

Les faits dénoncés incluent :

  • le non-remboursement d’infractions tarifaires, assimilables à une escroquerie
  • un détournement de fonds publics présumé, du fait de l’imputation aux plaisanciers de travaux d’investissement lourds exclus du contrat de service public, notamment la réhabilitation des quais Beaupré et Trinquette pour un montant de 2 millions d’euros HT.
Voir l'article

La Mairie tente de qualifier ces travaux de simple « entretien et maintenance courante ». Or, quand on intervient avec pelleteuses, engins de chantier et que l’on organise une inauguration officielle en fin de chantier, il ne s’agit manifestement plus de réparations courantes.

Ces faits, reposant sur des pièces officielles et des documents contractuels, relèvent d’un signalement citoyen parfaitement légitime et justifié, et non d'une quelconque campagne de diffamation.


Publié le : Samedi 31 mai 2025 à 08:51

​Infocapagde
Echec du simulacre de concertation pour mieux imposer le fait accompli

Ce qui devait être un espace d’échange entre la municipalité et les usagers s’est mué en un théâtre bien rodé, où les discours triomphalistes remplacent les débats, et où la concertation n’est qu’un habillage de décisions déjà prises. Dernier exemple en date : la réunion du CLUPP, transformée en monologue préélectoral, et une convocation du Conseil Portuaire annulée in extremis, censée justifier en urgence la remunicipalisation des ports.

Lors de la réunion du CLUPP, au lieu d’un dialogue sur la gestion du port, les plaisanciers ont assisté à une mise en scène d’autosatisfaction. Déconnectés des attentes du public, les intervenants se sont livrés à une série de déclarations sans lien avec les véritables préoccupations des usagers. Un format unilatéral et stérile, transformant ce moment d’échange en tribune politique.

La suite ne fut guère plus rassurante.

Une réunion du Conseil Portuaire avait été convoquée avec pour seul objectif apparent : donner un vernis légal à la remunicipalisation de la gestion portuaire, jusque-là assurée par la Sodeal.
La date du 1er juin est déjà arrêtée pour la mise en place d’un SPIC (Service Public Industriel et Commercial), malgré l’absence d’informations claires, de consultation sérieuse et de réponses aux nombreuses alertes formulées dans le rapport de la Chambre régionale des comptes.

Mais voilà : un contretemps, pour un cas de force majeure, a empêché la tenue de cette réunion. Une annulation qui, si elle est bien réelle, met à nu une stratégie dont le calendrier semble soigneusement calculé… jusqu’à ce que le "hasard" vienne le perturber.

Au-delà des faits, c’est la méthode qui interroge. Le maire d’Agde semble considérer ces réunions comme de simples formalités, voire comme des extensions du conseil municipal, dont il garderait le contrôle intégral. La consultation ? Un décor. Le débat ? Inexistant. Le compte-rendu ? Pré-écrit, affichant des avis favorables sans que les sujets aient été sérieusement examinés.

Cette pratique contrevient non seulement aux attentes des usagers, mais aussi aux principes fondamentaux de gouvernance locale. En contournant l’esprit de la loi et en méprisant les instances consultatives, la municipalité prend le risque de générer des contentieux judiciaires.

Pour beaucoup, trop c’est trop. L’enchaînement des irrégularités, le manque de transparence et l’opacité du processus décisionnel ne peuvent plus être balayés d’un revers de main. Le port d’Agde mérite mieux que des simulacres de démocratie : il a besoin d’une gestion claire, concertée et respectueuse des plaisanciers.

Il y aura bien eu une tentative de tenir la réunion sans la présence du Président-Maire mais en raison du changement de gestion du port, votre représentant s'y est opposé.

Compte-tenu des contraintes d'organisation d'une prochaine réunion, le Maire devra respecter le délai de convocation de 15 jours.

A suivre...
Philippe Revilliod
Conseiller Portuaire


Publié le : Mercredi 28 mai 2025 à 09:23

​Infocapagde
Tensions à la réunion des plaisanciers autour des tarifs portuaires

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Ce lundi après-midi, le centre nautique accueillait une réunion du Comité Local des Usagers Permanents du Port (CLUPP). Les plaisanciers étaient venus nombreux, profitant d’une date plus favorable que d’ordinaire, pour entendre les explications de la municipalité sur la gestion du port.

C’est un maire d’Agde décontracté qui a ouvert la séance, menant les échanges par de longues prises de parole. Mais très vite, les questions sensibles ont ramené un climat plus tendu. En première ligne : le tarif des places de port, jugé excessif par de nombreux usagers. Selon plusieurs intervenants, les prix pratiqués au Cap d’Agde seraient environ 20 % plus élevés que dans les ports voisins.

Face à ces critiques, Sébastien Frey a soigneusement évité de répondre directement, éludant également les conclusions du rapport accablant de la Cour des comptes publié en 2023 sur la gestion de la Sodeal. Le maire a défendu la remunicipalisation comme une nécessité, tout en affirmant que « rien ne changera » pour les plaisanciers.

Un nouveau SPIC imposé ?

Autre point discuté : la création d’un Service Public Industriel et Commercial (SPIC) élargi aux berges de l’Hérault, présentée par la mairie comme une obligation imposée par l’État.
Une version immédiatement contestée par Philippe Revilliod, conseiller portuaire, qui a demandé à ce que les documents évoqués soient présentés dès demain mardi au Conseil portuaire. Il a rappelé que les berges de l’Hérault ne relèvent pas du code des transports et que les Voies Navigables de France (VNF) ne sont pas concernées par la réglementation en vigueur pour les ports maritimes.

Vers une baisse des tarifs ? Rien n’est moins sûr

Un soulagement toutefois : les plaisanciers ne seront plus tenus de compenser le déficit du centre nautique. Logiquement, cette évolution devrait permettre une baisse des tarifs.
Christian Guerder, lui aussi membre du Conseil portuaire a indiqué que la disparition de la redevance municipale d’affermage et l’obligation d’équilibrer les comptes du SPIC, sans objectif de bénéfices, permettent une réduction des tarifs d’environ 20 %.

Une analyse financière « pertinente », selon le maire lui-même… mais qui ne débouchera sur aucun changement de tarification, a-t-il aussitôt précisé, suscitant l’incompréhension.

"Pourquoi liquider la Sodeal pour ne rien changer ?"

L’intervention d’une plaisancière a cristallisé ce sentiment de frustration : « Pourquoi liquider la Sodeal si c’est pour garder les mêmes dirigeants et ne rien changer ? » a-t-elle lancé. Une question restée sans réponse claire. Dans la salle, le mécontentement était palpable.

Alors que le port du Cap d’Agde entame un nouveau chapitre de sa gestion, les interrogations demeurent nombreuses et la défiance entre plaisanciers et municipalité semble plus forte que jamais.


Publié le : Lundi 26 mai 2025 à 20:00

​Infocapagde
Demande d'intervention du Préfet de votre conseiller portuaire

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Publié le : Lundi 26 mai 2025 à 10:24

​Infocapagde
Le budget d'un port, aspect juridique

Les règles qui régissent le budget d’un port découlent largement de son appartenance à la catégorie des services publics à caractère industriel et commercial (SPIC).

La règle de l'équilibre

Les exceptions à la règle

Et si le budget est excédentaire ?

La redevance

Une contrepartie exacte du service rendu

Les interdictions

Les modalités de mise en oeuvre

Article R5314-9

Article R5314-10


Publié le : Samedi 24 mai 2025 à 08:46

​Infocapagde
Communiqué de votre Conseiller Portuaire

COMMUNIQUE AUX PLAISANCIERS

D’après des sources informelles, il semblerait que les services du contrôle de légalité étudieraient actuellement la manœuvre qui aurait été engagée par M. Sébastien Frey, lequel serait soupçonné d’avoir sciemment induit en erreur le Conseil municipal en affirmant l’implication de services de l’État, tels qu’annoncés, dans le cadre de cette remunicipalisation des ports.

En l’absence de clarification officielle ou d’intervention des autorités compétentes, je me verrais contraint, en ma qualité de Conseiller portuaire représentant les plaisanciers, d’envisager une action conforme à l’article 40 du Code de procédure pénale. Le cas échéant, je pourrais saisir les juridictions administratives afin que toute la lumière soit faite sur ces faits et que les responsabilités soient, le moment venu, établies.

La transparence et le respect des institutions demeureraient, en toute hypothèse, des exigences fondamentales pour garantir la confiance des plaisanciers et la bonne gestion de nos ports.

Philippe Revilliod
Conseiller portuaire élu
Représentant des plaisanciers


Publié le : Vendredi 23 mai 2025 à 18:43

​Infocapagde
La remunicipalisation dans le brouillard, les élus à quai

Hier, en Conseil municipal, le Maire a refusé, une nouvelle fois, de transmettre aux élus les documents de la mission de Conseil sur la remunicipalisation du port du Cap d’Agde, malgré le contexte des conclusions accablantes de la Chambre régionale des comptes sur la gestion de la Sodeal.

Pire : une réunion du Conseil portuaire est annoncée le 27 mai 2025, avec la remunicipalisation à l’ordre du jour, mais le dossier de présentation remis aux membres est une simple page blanche.

Alors que des décisions majeures se prennent, ni les élus ni les citoyens ne disposent des informations essentielles.
Un simulacre de concertation, un déni de transparence.

Les plaisanciers doivent se mobiliser pour exiger la communication immédiate de ces documents et un véritable débat public sur l’avenir du port.

Vers les 5 minutes et 30 secondes, le Maire d'Agde précise l'implication des services de la Direction des finances publics.
Il serait bien étonnant qu'ils cautionne une méthode proche d’une "faillite organisée", transposée à une structure semi-publique, avec des conséquences graves pour l’intérêt général.

Extrait de la réunion du Conseil municipal du 23/05/2025


Publié le : Vendredi 23 mai 2025 à 12:05

​Infocapagde
Une préfecture silencieuse face à la dérive municipale

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La mise en détention provisoire de Gilles D’Ettore, maire d’Agde, le 22 mars 2024, pour des faits de corruption d’une ampleur inédite, a ouvert une crise politique majeure. Sa démission de tous ses mandats, intervenue le 31 mai 2024, n’a pourtant pas suffi à assainir la situation. Son premier adjoint, Sébastien Frey, lui a succédé sans rupture visible.
Et pendant ce temps, la préfecture de l’Hérault, restée passive pendant des années, n’a jamais exercé pleinement son rôle de garde-fou républicain.

Le 22 mars 2024, Gilles D’Ettore, maire d’Agde depuis 2001, est placé en détention provisoire pour des faits graves de corruption, trafic d’influence et détournement de fonds publics. Après deux mois d’incarcération, il démissionne de tous ses mandats le 31 mai 2024. Son successeur, désigné sans réelle surprise par la majorité municipale, est Sébastien Frey, son premier adjoint.

Mais ce changement de visage n’est pas synonyme de renouveau. Il illustre au contraire la profonde continuité d’un système local verrouillé, qui semble vouloir tourner la page sans jamais l’avoir vraiment lue.

Une préfecture complice par son silence

Durant toute la gouvernance D’Ettore, la préfecture de l’Hérault a validé sans sourciller des délibérations et décisions municipales aujourd’hui remises en cause. Plans d’aménagements, concessions portuaires, marchés publics : rien n’a été véritablement bloqué, malgré des alertes récurrentes d’opposants et d’usagers.

Des élus toujours en place, toujours muets

Plus troublant encore, malgré les révélations judiciaires, aucun des conseillers municipaux n’a quitté ses fonctions. Pourtant, tous ont participé aux décisions, voté les budgets, validé les actes contestés. Ce silence, cette immobilité, laisse penser à une acceptation tacite, voire à une complicité passive, d’un système aujourd’hui délégitimé.

La succession Frey : prolongement ou opportunisme ?

En élisant Sébastien Frey au poste de maire, la majorité municipale a fait le choix de la continuité, en opposition totale avec les attentes d’un renouveau démocratique. Bras droit de D’Ettore, Frey était au cœur de la machine municipale. Le message est clair : changer sans rien changer.

Une démocratie municipale fragilisée

Ce qui se joue à Agde dépasse un simple fait divers politique. C’est le modèle démocratique local qui est en crise. Concentration du pouvoir, absence de transparence, citoyens écartés des décisions majeures, opposition réduite au silence : tous les marqueurs d’un glissement vers une "démocrature" locale sont réunis.

Une manœuvre finale aux lourdes conséquences : la remunicipalisation des ports

Cerise sur le gâteau : le nouveau maire fera voter la remunicipalisation des ports, effective au 1er juin 2025, avec l’approbation d’un conseil municipal complaisant et peu soucieux du respect des cadres juridiques. Cette opération, présentée comme un retour à la gestion publique, masque en réalité une manœuvre brutale et opaque : la liquidation de la SODEAL, gestionnaire historique des ports, à la hussarde.

Derrière cette décision précipitée se cache une stratégie de "défausse" juridique, visant à :

  • faire disparaître les responsabilités civiles et contractuelles futures,
  • rendre sans objet ou extrêmement complexes les recours juridiques des usagers,
  • éviter les poursuites pour gestion de fait, détournement ou manquement au devoir de contrôle de la collectivité concédante, en l’occurrence la mairie d’Agde.

La chute de Gilles D’Ettore ne doit pas masquer l’essentiel : ce n’est pas un homme qu’il faut juger, c’est tout un système. Une gouvernance locale qui a prospéré sous le regard indifférent de l’État, avec le soutien actif ou passif d’élus sans scrupule.

Tant que l’État, la justice administrative, et surtout les citoyens et les plaisanciers eux-mêmes n’exigeront pas de véritables comptes, la "démocrature agathoise" poursuivra son chemin.

En silence, mais en toute impunité.


Publié le : Mercredi 21 mai 2025 à 16:02

​Infocapagde
Lettre de votre Conseiller Portuaire à Monsieur le Maire

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Publié le : Samedi 17 mai 2025 à 14:26

​Infocapagde
Réunion du CLUPP le 26 mai 2025 au centre nautique 14 h 30

Si vous êtes plaisanciers en contrat avec la Sodeal, vous pouvez participer à cette réunion d'informations sur la gestion de nos ports.
Nous vous invitons à venir en nombre si vous êtes sur place.

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Publié le : Samedi 17 mai 2025 à 12:37

​Infocapagde
Une remunicipalisation en eaux troubles

La transparence et la légalité du processus de remunicipalisation des ports du Cap d’Agde sont au cœur d’une vive controverse. Entre décisions municipales contestées, absence de consultation du Conseil portuaire et manque d'information des élus, les fondations juridiques de cette opération semblent de plus en plus fragiles.

Un changement de gestion sans concertation

Le 12 mars 2025, le Conseil municipal d’Agde a voté la création d’un Service Public Industriel et Commercial (SPIC) pour reprendre en main la gestion des ports. Une décision lourde de conséquences, prise sans consulter le Conseil portuaire, pourtant légalement compétent pour se prononcer sur toute question relative à l’organisation et au fonctionnement des installations portuaires.

Selon l’article R5314-20 du Code des transports, le Conseil portuaire doit être obligatoirement consulté avant toute modification substantielle. Son absence de consultation constitue une irrégularité manifeste, susceptible d'entraîner l’annulation de la délibération municipale.

Documents stratégiques tenus secrets

Autre point d’achoppement : le refus de la majorité municipale de communiquer aux élus d’opposition les documents émis par une mission de conseil chargée d’assister la mairie dans ce processus complexe. Ces documents stratégiques, qui fondent la décision politique et financière, n’ont jamais été mis à disposition, malgré plusieurs demandes officielles.

Une violation claire de l’article L2121-13 du Code général des collectivités territoriales, qui garantit à tout conseiller municipal le droit à une information complète et préalable sur les affaires à débattre. Cette opacité fragilise encore davantage la légitimité du projet.

Une gestion déjà déléguée à la Sodeal jusqu’en 2041

La situation est d’autant plus complexe que la gestion des ports est aujourd’hui confiée à la Société d’Économie Mixte SODEAL, en vertu d’un contrat courant jusqu’en 2041. La création d’un SPIC pour reprendre cette activité pourrait constituer une remise en cause anticipée du contrat, sans motif légal explicite, ce qui expose la Ville à un contentieux lourd avec son partenaire.

Le collectif des plaisanciers saisit la Préfecture

Face à ces nombreuses irrégularités, le Collectif de Défense des Plaisanciers du Cap d’Agde (CDPCA) a saisi le contrôle de légalité de la Préfecture de l’Hérault. L’objectif : faire invalider la délibération municipale et exiger le respect des procédures, en particulier la consultation du Conseil portuaire et la transparence des travaux préparatoires.

Une gouvernance sous tension

Dans ce contexte tendu, une nouvelle réunion du Conseil portuaire est prévue le 27 mai 2025. Mais là encore, les membres convoqués n’ont reçu aucun dossier préparatoire, malgré la présence à l’ordre du jour de sujets majeurs tels que le budget portuaire et... la remunicipalisation elle-même.

Cette rétention d’information, contraire à l’exigence de transmission « suffisamment à l’avance » des documents (article R5314-20), alimente les critiques d’un pilotage opaque d’un dossier stratégique pour le territoire.

Ce qu’il faut retenir

Le Conseil portuaire aurait dû être consulté avant toute décision sur la gestion des ports.
Les élus d’opposition n’ont pas eu accès aux documents préparatoires, en violation des règles de transparence.
Un contrat lie déjà la SODEAL à la Ville jusqu’en 2041, rendant toute remunicipalisation juridiquement risquée.
Le collectif des plaisanciers a saisi la Préfecture, et se prépare à contester la légalité de la délibération en justice.

Affaire à suivre

  • La Préfecture rendra-t-elle un avis défavorable ?
  • La justice sera-t-elle saisie ?

Une chose est sûre : dans ce dossier, le manque de transparence semble bien avoir éclipsé les principes de bonne gouvernance.

Philippe Revilliod
Conseiller portuaire représentant les plaisanciers


Publié le : Jeudi 15 mai 2025 à 15:39