Rafales : 4 nds
Température mer :
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| © Gilles Martin-Raget - Groupe Bel |
Le monocoque Groupe Bel skippé par Kito de Pavant a été heurté dans la matinée par un chalutier au large du Portugal.
Les dégâts sont importants et Kito est contraint de rejoindre le port portugais de Cascais.
Ce n'est pas de chance pour le régional de Port Camargue dans cette course du Vendée Globe 2012/2013.
Publié le : Lundi 12 novembre 2012 à 15:05
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Ils sont partis…
Ils étaient 20 sur la ligne de départ vers 13 heures hier. Suite à un choc avec un semi-rigide d’assistance, l’un d’entre eux, Bertrand, est rentré au port pour ne repartir que dans la nuit. 200 milles nautiques de retard sur la tête de course, c’est handicapant… Depuis, c’est malheureusement Marco qui a été contraint de rebrousser chemin. Mais lui, ce sera pour ne plus repartir : quille perdue.
Sacrées machines que ces IMOCA, sacrés marins que ces skippers… ils arrivent (parfois) à les faire tenir à l’endroit sans le principal appendice.
Bref, le Vendée Globe est bien lancé ; 5 concurrents, dont Kito notre languedocien, ont volé le départ. C’est bien un signe de l’intensité de la course qui s’annonce sur le plus beau parcours qui soit : le tour du monde par les trois grands caps. Pour l’instant c’est François, le jeune et talentueux skipper de Macif qui imprime son rythme aux ténors de la classe. Il approche déjà le cap Finistère avec 10 milles d’avance sur le second, Vincent le Terrible, à bord de PRB et déjà vainqueur de l’épreuve en 2005. Ne tirons toutefois pas de conclusions hâtives, ils n’ont parcouru que 300 milles, il leur en reste 24000… à peine.
Certains vont suivre leur progression au jour le jour, plusieurs fois par jour, d’autres vont se prendre au jeu de la régate virtuelle. Bref, nos 20 skippers (enfin, 19 maintenant), ne seront pas vraiment seuls… Même si pour aller affaler le geenaker la nuit, dans une mer formée et un vent de 25 à 30 nœuds fraîchissant, dans un air à 4°C, sous des embruns à la même température et sous pilote déboulant eux-mêmes à 25 nœuds de vitesse, là, ils seront seuls. Et ne parlons pas des joyeuses sessions à plus de 40 nœuds de vent dans la mer croisée et pyramidale de l’océan indien…
En attendant, pour l’instant, ils vont vers le chaud. Après « el cabo Finistere », clignotant à gauche, cap au sud à la faveur des Alizées portugais, bien installés et pouvant offrir de beaux surfs endiablés aux premiers. En ce moment, au large du Portugal, c’est plutôt 30 nœuds de nord et houle bien formée… De quoi creuser l’écart pour les meilleurs à 20 nœuds de moyenne ; des conditions dans lesquelles la petite erreur de manœuvre ou de barre peut coûter cher. Certains lèveront probablement le pied. Comme quoi, ce n’est pas parce que l’on va vers le chaud que c’est de tout repos…
Chaque skipper va vivre une aventure hors du commun. Profitez-en bien même si il y a des moments où vous vous demanderez ce qui a bien pu vous pousser dans une pareille galère. Vous l’avez voulu, on ne vous plaindra pas ; mais on sait tous, sous notre couette, que ce n’est pas une sinécure… Bon courage, vous en aurez bien besoin.
Allez les gars, allez Sam aussi bien sûr, on pense à vous, on sait que vous pensez aussi un peu à nous pauvres terriens. Certains vous admirent, d’autres n’arrivent pas à vous comprendre, tous savent que vous vous engagez dans quelque chose de spécial… hors normes ; et quelques-uns aimeraient bien être à votre place. Ceux-là penseront à vous le 31 décembre à minuit.
Revenez-nous avec les étoiles dans les yeux. Pour ça, on vous fait confiance.
David Augeix
Publié le : Dimanche 11 novembre 2012 à 14:54