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​Revue Presse
Journée blanche au bord de la Grande Bleue

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édition du mardi 9 mars 2010

Deux épisodes neigeux en un peu plus d'un an. L'événement, tout à fait banal en d'autres contrées, ne pouvait passer inaperçu sur les rives de la Méditerranée. Et comme annoncé par Météo France dans son bulletin d'alerte de dimanche, les Agathois se sont réveillés hier matin dans un paysage de carte postale, entre 2 et 5 centimètres de neige ayant recouvert le sol.

Contrairement à d'autres communes du département, ce beau manteau blanc n'a que très peu perturbé la circulation si l'on excepte, bien sûr, l'annulation du ramassage scolaire qui a fortement réduit l'activité des collèges et du lycée. Pour le reste, hormis quelques glissades sur le bas-côté pour des automobilistes un peu trop pressés, ce nouvel intermède hivernal s'est estompé au fil des heures, la neige ayant quasiment disparu en début d'après-midi. Pour les photographes et vidéastes amateurs, il aura surtout fallu se lever tôt afin de profiter au mieux de la blancheur immaculée des paysages agathois : le contraste saisissant d'une plage blanche agitée par une forte tempête d'Est, le calme, inhabituel au mois de mars, du golf du Cap d'Agde, sans oublier la surprenante rencontre en haut du mont Saint-Loup avec un "lugeur" venu tester de nouvelles pistes. Non loin de lui, les amandiers en fleur, pétrifiés par le froid, devaient quand même se demander s'ils ne s'étaient pas réveillés trop tôt cette année ...


Publié le : Mardi 9 mars 2010 à 08:44

​Revue Presse
A la Criée du Grau, les travaux vont bon train

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édition du samedi 6 mars 2010

« Le calendrier est respecté. Nous sommes même en avance. » Président de la Criée aux poissons du Grau d'Agde, Christian Théron ne peut que se féliciter du bon déroulement des travaux qui chamboulent actuellement le site.

En 2009, près de 120 mètres de quais ont été réceptionnés. Une trentaine l'est en ce moment – ils vont permettre d'amarrer deux thoniers, NDLR – et les 180 mètres restant le seront en juin prochain. Soit 330 mètres de quais au total, pour un montant de 9 millions € (financés à 90 % par le Département et 10 % par la Ville d'Agde et l'Agglo).

Ces aménagements sont une aubaine pour les professionnels de la pêche. Sous peu, trois nouveaux chalutiers sont attendus au port, ce qui porterait les effectifs de la flotte rattachée à la Criée d'Agde à dix chalutiers, neuf métiers au large et une cinquantaine de petits métiers. « L'année dernière, les ventes en volume de la Criée d'Agde ont augmenté de 5,8 % (les ventes en valeur ont baissé dans un même temps, NDLR) contre une baisse moyenne en France de 9 % » , se satisfait le conseiller général, Sébastien Frey.

Ce n'est pas un luxe. Depuis quelques mois en effet, la pression des acheteurs se fait plus forte. En cause, la fermeture de la Criée de Port-de-Bouc, prisée notamment des acheteurs espagnols. « Il nous manque parfois du produit » , reconnaît du bout des lèvres Christian Théron.

Pour faire face, la Criée du Grau doit donc attirer de nouveaux bateaux et augmenter les prises, d'autant que le "Carrefour market" de Marseillan, qui va ouvrir ses portes sous peu, se positionne déjà comme un gros client potentiel. « Mais nous ne souhaitons pas mettre à mal les acheteurs agathois » , s'empresse d'ajouter le président.

Dans un souci d'améliorer encore et toujours le travail des pêcheurs, le quai 77, situé juste devant le bâtiment de la Criée, sera lui aussi rénové à partir de septembre prochain, pour 1 million € supplémentaire. A ce jour, les études sont terminées et le projet bouclé.

Le dernier dossier concerne l'agrandissement de la Criée avec, notamment, la création de nouveaux boxes de conditionnement du poisson et surtout une extension de 380 m 2 . « L'installation de panneaux photovoltaïque sur le toit est également envisagée » , ajoute Sébastien Frey. Il faut dire que la note annuelle d'électricité, soit 33 000 €, a de quoi faire frémir.

Olivier RAYNAUD

Le Conseil général de l'Hérault, propriétaire de la Criée, réfléchit également à la construction de quais supplémentaires afin de porter la longueur totale à 450 mètres ! Les décideurs attendent toutefois de voir l'évolution de la pêche avant d'engager de nouveaux crédits.


Publié le : Samedi 6 mars 2010 à 08:20

​Revue Presse
Le thon, ce n´est pas le panda, il ne peut disparaître

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édition du vendredi 5 mars 2010

Jean-Marc Fromentin est l’un des experts mondiaux du thon rouge. Délégué de l’Union européenne au comité scientifique de la Commission pour la conservation des thonidés (Cicta), il a toujours préconisé un renforcement des restrictions de pêche, au grand dam des thoniers qui en ont fait leur bête noire.

L’homme s’exprime rarement mais à quelques jours de l’assemblée générale au Qatar de la Cites (l’organisation de l’ONU pour la protection des espèces en danger) qui pourrait interdire la commercialisation du thon, ce chercheur de l’Ifremer-Sète, parle. Entre jusqu’au-boutisme des ONG écologistes et activisme du lobby de la pêche, son propos remet les pendules à l’heure.

L’interdiction du commerce du thon rouge est-elle justifiée ?

Nous avons été consultés pour savoir si le thon entrait dans les critères d’une interdiction et les résultats ne sont pas probants. La Cites retient trois critères pour justifier cette interdiction : il faut que l’espèce ait un petit nombre d’individus, ce qui n’est pas le cas du thon (il y en a plus de 5 millions) ; il faut que l’habitat soit restreint ou morcelé, ce qui n’est toujours pas le cas du thon. Il faut enfin qu’il y ait un fort déclin. Seul ce dernier critère pouvait être éligible.

Comment l’avez-vous évalué ?

Nous avons d’abord établi que la population actuelle ne devait pas être inférieure à 15 % des plus hautes estimations du stock. A deux reprises, en 1958 et en 1974, la population des géniteurs a atteint 310 000 tonnes. Aujourd’hui on serait à 100 000 tonnes. La chute est considérable mais on n’est pas en dessous des 15 %. L’interdiction ne s’impose pas.

Vous êtes-vous arrêtés là ?

Non. Nous avons également analysé la biomasse vierge. Il s’agit d’un concept plus théorique. On l’évalue grâce à des modèles statistiques qui tentent de déterminer comment évoluerait le stock sans la pêche. Cette estimation est très difficile à faire car on connaît mal la dynamique des populations. Or si on retient cette biomasse vierge, le seuil des 15 % est largement dépassé : l’interdiction s’impose.

Vous n’avez donc rien conseillé à la Cites…

Nous n’avions donc pas de base solide pour le faire et il n’appartient pas aux scientifiques de trancher. Je pense personnellement que la référence à la biomasse observée est bien plus fiable. Pour moi, les critères de l’interdiction ne sont pas remplis.

On peut donc continuer de pêcher ?

Notre comité va se réunir en septembre pour procéder à de nouvelles évaluations. Nous vérifierons si les mesures d’encadrement des pêcheurs commencent à porter leurs fruits et nous dirons si le renforcement de ce dispositif, décidé cet automne par la Cicta, est suffisant pour reconstituer le stock d’ici 2023.

Avez-vous déjà une opinion ?

Non. Il faut attendre d’avoir les informations de toutes les pêcheries mais nous n’aurons pas une révolution. Pour le thon rouge, les évolutions sont lentes. Un stock de reproducteurs ne se reconstitue qu’en 10 ou 15 ans.

Des observations aériennes montrent une recrudescence du thon dans le golfe du Lion.

C’est un signe encourageant et c’est probablement un effet des réglementations, notamment de la limitation de la taille de pêche à 30 kg.

Cette étude est à l’origine d’une polémique entre scientifiques qui contestent vos modèles…

Le débat est devenu trop manichéen. Il y a ceux qui affirment qu’il y a plein de thons et ceux qui affirment qu’il n’y en a plus. La réalité est entre les deux. Les scientifiques qui contestent nos modèles sont très minoritaires.

Mais n’avez-vous pas crié au loup trop fort au risque d’être récupérés par les écolos ?

Non, certainement pas. Depuis 1996 nous répétons qu’il y a surpêche. Il a fallu attendre 2008 pour qu’on se donne les moyens d’un contrôle effectif. Douze ans ont été perdus.

Le temps mis par les politiques à se décider, ne vous a-t-il pas incité à radicaliser votre discours ?

Le discours des experts n’a jamais varié. Un niveau de 50 000 tonnes de captures par an comme on l’a eu de 1994 à 2007, ne s’était jamais vu dans l’histoire. A l’époque où le stock se maintenait, les captures étaient de l’ordre de 25 000 tonnes. Les scientifiques ont simplement dit que si on continuait comme ça, on risquait l’effondrement.

Les écologistes parlent, eux, de disparition du thon. Est-ce réaliste ?

Le thon ne va pas disparaître. Ce n’est ni un éléphant, ni un panda, ni un requin…

Quelle différence faites-vous entre la disparition et l’effondrement ?

La disparition, c’est l’histoire du Loup de Tasmanie : il n’y en a plus et il n’y en aura jamais plus. Dans le cas d’un effondrement, l’espèce est toujours là, elle se perpétue mais à un niveau très bas. C’est le cas de la morue à Terre Neuve. La pêche n’est plus rentable et la poursuivre mettrait en péril la diversité génétique. En halieutique, nous parlons d’érosion génétique.

Une grande partie de la flotte de pêche est menacée de disparition…

Si on nous avait suivis dès 1998 quand nous préconisions de limiter les prélèvements à 25 000 tonnes, nous n’en serions peut-être pas là aujourd’hui. La pêcherie aurait été préservée.

Textes : Jean-Pierre LACAN


Publié le : Samedi 6 mars 2010 à 08:15

​Revue Presse
Sète : Les rochers immergés ne le seront plus

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édition du vendredi 5 mars 2010

RAPPEL : Les blessures des baigneurs ne sont malheureusement pas rares sur le littoral

Pièges particulièrement dangereux pour les baigneurs, les rochers immergés dans l'onde bleutée et argentée de la douce Méditerranée n'ont qu'à bien se tenir.

La Ville de Sète vient de passer un contrat avec deux entreprises pour l'entretien des plages : l'une (la Screg) sera chargée du ramassage des pierres sur la plage, l'autre (Buesa) de l'enlèvement de ces dangers sous-marins.

Ces deux sociétés se consacreront essentiellement aux zones de baignades. A terme, on espère que ces opérations de ramassage et nettoyage rendront à la plage de Sète son lustre d'antan.


Publié le : Vendredi 5 mars 2010 à 16:05

​Revue Presse
L'aventure du MV Louis Majesty

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Le paquebot MV Louis Majesty, victime d'une vague géante
au large de la Catalogne © AFP / L. Gene

Par TF1 News (D'après agence), le 04 mars 2010 à 07h09, mis à jour le 04 mars 2010

Deux personnes ont été tuées et quatorze blessées mercredi à bord d'un navire de croisière frappé par une grande vague au large de la Catalogne.

La scène a tout du film catastrophe : une vague géante qui vient percuter un navire de croisière, faisant exploser les vitres du salon ; l'eau qui s'engouffre à l'intérieur... Mais les passagers du MV Louis Majesty, un imposant paquebot de 200 mètres de long et qui compte 732 cabines, l'ont réellement vécue, mercredi au large de la Catalogne ; deux d'entre eux en sont morts, et quatorze autres ont été blessés. Selon des sources médicales citées par l'agence espagnole Europa Press, une femme de 62 ans a notamment eu les deux jambes fracturées dans l'accident.

Le MV Louis Majesty était parti du port de Carthagène pour une croisière de douze jours en Méditerranée. Le navire avait alors à son bord 1350 passagers et 580 membres d'équipage. Le drame s'est produit au large du cap de Bagur, sur la Costa Brava : sur une mer formée, le navire a été frappé de plein fouet par une vague de plusieurs mètres (huit mètres, assurent des témoignages), avant que d'autres grandes vagues ne viennent s'engouffrer par les ouvertures des baies brisées au niveau de la zone du salon.

Le MV Louis Majesty, qui faisait route vers le port italien de Gênes, s'est dérouté vers Barcelone, où il est arrivé tard mercredi soir. Les corps des deux personnes décédées devaient y être débarqués et les blessés nécessitant des soins évacués vers des hôpitaux de la ville. Selon un porte-parole du port de Barcelone, le navire devait ensuite reprendre sa route vers Gênes.


Publié le : Jeudi 4 mars 2010 à 09:34

​Revue Presse
Régate de la SNSM

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édition du vendredi 26 février 2010

Résultats Agde : régate de la SNSM Météo hivernale ce dimanche 21 février pour la régate de la SNSM dont Raymond Bresson, le président, a reçu, à la remise des résultats, un chèque de la part de la SORAC.

Une matinée avec mer peu formée et vent de secteur nord à nord-est, pour virer ensuite à l'est puis au sud, montant jusqu'à force 5-6, en creusant fortement la mer dès le début d'après-midi, mais nous gratifiant du soleil... 23 équipages au départ, pour un parcours de 16 milles, effectué sans réduction de parcours, les bateaux les plus légers ayant rapidement abandonné devant la montée en puissance des éléments. Ces conditions "musclées" ont permis à la flotte de naviguer à une moyenne supérieure à 8 noeuds pour les plus rapides.

Classement général : 1 er Windward, à M. Michat (l'un des plus petits bateaux), 2 e Lou Poul à M. Cauquil, 3 e Globule, à M. Rouhaud (un autre des plus "petits").

Le prochain rendez-vous de la SORAC se tiendra le dimanche 7 mars pour la "Coupe SODEAL", l'une des épreuves les plus importantes pour l'association.

L'ASBB voile était à Monaco Robert Marty de l'ASBB a mené un équipage à la "Primo Cup, Européen Surprise", du 10 au 14 février à Monaco avec Hégoa, champion de l'Etang 2008/2009. A la barre : Mathieu Faure ; n° 1 : Didier Vernhet ; à l'embraque : Robert Marty et Maxime Faure ; au piano : Jean-François Tudesq. Après que la course du jeudi ait été annulée pour cause de neige, fait marquant à Monaco, le vendredi départ sur l'eau avec 25 noeuds de vent mollissant. Le premier départ sera annulé, puis 2 manches à suivre dans un vent variable. Hegoa se classe 15 et 30 sur 41 "Surprise" en course. Il y a 95 bateaux sur l'eau et 480 équipiers pour cette 26 e Primo Cup. Les séries de ce week-end sont les Longtze premier, les platu 25, les Farr 30, les J24, les Melges 32.

Le samedi, 4 manches sont courues pour toutes les séries avec des bascules de vent de 30 à 40 degrés en permanence, et un clapot infernal... Hegoa défend les couleurs de l'ASBB Voile avec des places honorables : 22, 12,12 16 et se place 21 au général après 6 courses, malgré une disqualification sur la première manche de vendredi pour un contact avec la bouée de départ. Dimanche 14 février, 2 manches, encore dans un vent variable faible et de la houle croisée. Hegoa se classe 18 e et 19 e et au classement général final 21 e sur 41. Fédération de voile Assemblée générale de la Ligue de voile du Languedoc-Roussillon L'assemblée générale de la Ligue de voile aura lieu aujourd'hui, à 19 h, salle "A l'Ecoute", Port Canet-en-Roussillon.

On attend les rapports du président et du secrétaire général, le compte-rendu financier, la présentation du budget prévisionnel 2010, le compte-rendu des commissions, la présentation de l'action Jeunes Arbitres, la remise des médailles FFVoile et la remise du Trophée au club Champion de Ligue Habitable.

Renseignements Ligue de Voile du Languedoc Roussillon – Espace Voile Bat C – Le Patio Santa Monica – 1815 Avenue Marcel Pagnol – 34470 PEROLS ligue.voile.lr@wanadoo.fr A venir Sète : s'initier aux règles de la régate avec les " RIR " La SNS organise un challenge organisé avec les "RIR" pour inciter ses membres à renouer avec la régate comme au bon vieux temps. Les RIR, "Règles d'introduction à la régate", sont une version simplifiée et pédagogique des règles de course à la voile. Elles permettent de débuter (ou de se rafraîchir la mémoire) et l'arbitre est présent et applique les règles en direct avec les équipages et beaucoup d'explications ! Le samedi 6 mars la "Régate de printemps" ouvrira la saison. Rendez-vous Base Tabarly à partir de 10 h. Le soir, repas en commun pour les participants.


Publié le : Mercredi 3 mars 2010 à 12:08

​Revue Presse
Le plus grand bateau solaire du monde inauguré en Allemagne

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Philipp Guelland DDP/AFP

Le plus grand bateau solaire du monde, selon ses constructeurs, a été inauguré jeudi à Kiel, dans le nord de l'Allemagne avant une tournée européenne cette année et un tour du monde en 2011.

"C'est un sentiment unique de voir aujourd'hui un bateau dont j'ai tant rêvé", a affirmé Raphael Domjan, l'initiateur du projet et futur capitaine de ce catamaran.

Long de 30 mètres et large de 16 mètres, le navire est équipé de plus de 500 m2 de panneaux solaires photovoltaïques et sera "propre et silencieux", selon PlanetSolar, nom à la fois de la compagnie et du bateau.

Le multicoque pourra atteindre une vitesse maximale de 15 noeuds (25 km/heure) et pourra accueillir jusqu'à 50 personnes.

Le PlanetSolar sera mis à l’eau à la fin mars pour effectuer ses premiers tests avant d'être la vedette lors des cérémonies en mai du 821e anniversaire du port de Hambourg, second port d'Europe après Rotterdam (Pays-Bas).

Pour le tour du monde, les deux membres de l'équipage comptent rester le plus près possible de l'Equateur pour bénéficier d'un ensoleillement maximal.

Le voyage de quelque 40.000 kilomètres est prévu pour durer environ 140 jours, en partant du principe que le bateau puisse maintenir une vitesse moyenne de 8 noeuds, "une vitesse considérable pour un bateau fonctionnant à l'énergie solaire", selon PlanetSolar.

Le multicoque traversera l'Océan Atlantique, le Canal de Panama, l'Océan Pacifique, et l'Océan Indien avant de passer par le Canal de Suez pour rejoindre la Mer Méditerranée.


Publié le : Jeudi 25 février 2010 à 21:51

​Revue Presse
Sète, le quai du Sud, terminus de la Méditerranée

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Illustrations collection Jacques VIé

édition du lundi 22 février 2010

Avant d'être baptisé Quai Aspirant-Herber, il s'appelait Quai du Sud. Et portait bien son nom. C'est là en effet que des navires d'assez fort tonnage, entre le yacht et le paquebot, venaient accoster. C'étaient les "courriers".

A l'image du Gouverneur Général Cambon (photo ci-contre), ils étaient souvent armés par des compagnies mixtes et faisaient à la fois du fret et du trafic passager, avec toute la Méditerranée et plus particulièrement l'Algérie.

Cette, qui fut longtemps une des principales destinations des vins d'Afrique du Nord, accueillait donc régulièrement ces vapeurs, qui voisinaient quai du sud avec des bateaux chargés de fûts, immédiatement pris en charge par les dockers cettois. Des muids et demi-muids de vins qui allaient rejoindre les établissements de divers transitaires négociants, tels les établissements Boggiano et fils, devenus Boggiano et Brouillonet en 1919.

Ci-contre, on observe, outre les négociants, des employés de la société en train de pomper le contenu des fûts pour procéder à des coupages avec des vins locaux, mais aussi élaborer des apéritifs. Prise dans la cour de chez Boggiano quai du Sud, cette photo immortalise également une pompe dont la force motrice est assurée par un moteur Chaise, mécaniques jadis utilisées dans les mines qui rendront aussi de grands services sur les grosses "barquasses" de l'étang. Du type increvable ...
Pa.Castan 


Publié le : Lundi 22 février 2010 à 09:35

​Revue Presse
Le pêcheur doit être accompagné

édition du vendredi 12 février 2010

« Quand le gazole était au plus haut, nous réfléchissions à la meilleure façon de consommer moins. Aujourd'hui, il nous faut prouver à l'Union européenne que nous pouvons aussi nous engager dans une exploitation toujours plus responsable de la ressource. Car la volonté, on l'a ... »

Le président de l'Amop et de la SaThoAn, Pierre d'Acunto, est bien sûr conscient de la nécessité de soigner l'image de la pêche, et plus encore du chalutage, régulièrement accusé de compter parmi les types de pêche ayant la plus néfaste influence sur les fonds marins. Un jugement qui n'est bien sûr pas unanimement partagé, d'autant moins depuis que les chalutiers ont accepté mais avaient-ils bien le choix ? des élargissements successifs des mailles employées dans les "culs de filets".

Des mailles plus larges « qui réduisent d'autant le volume de poisson impropre à la consommation (sous-taille, Ndlr) ramené à bord ». Pas assez, pour certains, mais c'est déjà ça. Car comme le rappelle Pierre d'Acunto, « le pêcheur est prêt beaucoup de concessions dans la limite de la rentabilité de son entreprise. C'est pour cela qu'il nous faut être accompagnés, qu'en échange de nos efforts, il faudra qu'on nous donne un coup de pouce. Car si ce n'est pas le cas, les pêcheurs se remettront à faire ce qu'ils veulent. Et puis la pêche chalutière, on en dit ce qu'on veut, mais en tout cas, elle ne cache rien, on peut comptabiliser 100 % des prises. Et pour cause : tout passe en criée... »


Publié le : Vendredi 12 février 2010 à 08:49

​Revue Presse
Raphaël Scanapiecco « Il y a eu des abus.... »

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Photo Christophe FORTIN

édition du lundi 8 février 2010

VOS PAPIERS :

Nom : Scanapiecco Prénom : Raphaël Age : 50 ans Profession : patron thonier Signe particulier : a été élu en 2009 prudhomme major de Sète face à Pierre D'Acunto. Il représente à ce titre l'ensemble de la profession, thoniers, chalutiers et petits-métiers. Il arbitre également les conflits qui peuvent naître entre pêcheurs.

Avec un peu de recul, comment analysez-vous la position française sur la pêche au thon rouge ?

C'est une décision politicienne qui ne satisfait personne. On flatte les sensibilités. En plus, c'est une usine à gaz. On n'a pas aujourd'hui les décrets d'application mais on sait déjà que cette décision sera inapplicable. Quel sort pour les bateaux ? Quelles mesures d'accompagnement ? Quelles dérogations pour les petits-métiers ? Et comment cette décision sera-t-elle accueillie à Doha (1) ? On ne sait vraiment pas où ils veulent aller.

Mais la pêche au thon rouge est-elle viable, selon vous ? Ne fallait-il pas agir ?

Joe Borg, le commissaire européen chargé des affaires maritimes, le dit lui même. Cette décision, c'est l'échec de la politique communautaire sur le thon rouge. Les questions liées à cette pêche ont été anticipées. Il y a six mois, l'Iccat (commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique nord) s'était prononcée pour une nouvelle réduction des volumes de 20 à 30 %. Nous avons fait des efforts depuis quatre ans. Nous sommes des professionnels responsables.
Il y a eu des abus, certes mais ce temps est révolu. Nous avons tenu compte des avis scientifiques. Mais le gouvernement, lui, n'en tient pas compte.

La pêche est-elle rentable avec un quota de 50 t, qui sera celui attribué à chaque bateau en 2010 ?

Absolument pas. Avec 100 tonnes, on peut à peine équilibrer les comptes. Les armements qui disposent de plusieurs bateaux laisseront un bateau à quai et reporteront leur quota sur un seul équipage. Les autres seront en grandes difficultés, notamment ceux qui possèdent des bateaux récents qu'ils n'ont pas encore fini de payer.

Quelles solutions s'offrent à eux ?

La principale solution, c'est la sortie de flotte. Une aide de 1,5 M€ est octroyée. Mais il faut rembourser au prorata-temporis les aides versées lors de l'acquisition. Pour certains, cette solution coûtera donc de l'argent !

Les bateaux ne peuvent-ils pas s'orienter vers d'autres pêches ?

On pourrait, avec des équipages, réduits partir pêcher à l'hameçon. Mais c'est illusoire. Le problème, c'est que douze des treize bateaux sétois font plus de 25 m. La législation ne permet pas de les recycler. Si des dérogations sont accordées, ces bateaux pourront par exemple pêcher le poisson bleu à la senne sur des époques bien définies. Mais on n'en est pas là.

Si c'était le cas, les chalutiers auraient certainement du mal à l'accepter ?

Evidemment. L'équilibre de la Méditerranée tient dans la polyvalence et la diversité des métiers. Si on supprime un métier, on remet en cause cet équilibre et on crée des problèmes de cohabitation. Il y a un exemple frappant. Depuis cinq ans, on ne pêche plus le thon rouge dans le Golfe du Lion. Que se passe-t-il aujourd'hui ? Il y a une pénurie de sardines et d'anchois. Et les scientifiques commencent à reconnaître que ces espèces sont victimes d'un prédateur : le thon rouge.

Les professionnels de la pêche au thon rouge réclament un rendez-vous avec Nicolas Sarkozy. Que demandez-vous ?

D'abord des explications pour comprendre cette décision. Mais au-delà, nous demandons une véritable étude scientifique. Non seulement pour savoir où en est le stock mais aussi pour connaître les zones de pêche, comme le Golfe du Lion, sur lesquelles on pourrait exercer une activité maîtrisée et complémentaire.

Ne payez-vous pas les abus et les fraudes des belles années ?

Il y a eu des erreurs, il y a eu des fraudes, notamment avec la vente de quotas par des bateaux qui restaient à quai. Mais aujourd'hui, nous sommes sévèrement contrôlés. Nous avons fait notre mea culpa et nous nous sommes engagés dans une pêche durable et responsable.

Recueilli par F.D.

Conférence du 17 au 25 mars au cours de laquelle 175 pays doivent se prononcer sur l'inscription du thon rouge à l'annexe 1 de la Cites (inventaire des espèces menacées).


Publié le : Lundi 8 février 2010 à 14:01

​Revue Presse
Pêche « Avec des moyens, on peut gérer dans la durée »

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édition du samedi 6 février 2010

ENTRETIEN : éric Bellone est pêcheur à Frontignan

Quelles suites ont été données à votre montée au créneau concernant le chalutage dans la bande des 3 milles marins ?

Les autorités, après un entretien avec le procureur de la République, ont rencontré les patrons de chalutiers puis nous ont convoqués. Il y avait là une quinzaine de petits-métiers, des prud'hommes de la région, les représentants des Affaires maritimes et le président du comité régional des pêches Henri Gronzio.

Qu'en est-il ressorti ?

On a beaucoup parlé mais on n'en a pas retenu grand-chose si ce n'est qu'ils devraient en principe multiplier les plans de vols pour une meilleure surveillance des trois milles. Ceci sous réserve de matériel disponible. Or, ils ont apparemment peu de disponibilités.

Mais vous avez tout de même parlé sanctions...

Apparemment, un chalutier pris dans les trois milles sera dérouté vers le port le plus proche. Il sera ensuite soumis à une visite complète : sécurité, engin de pêche... Le bateau ne devrait pouvoir être récupéré qu'après versement d'une caution.

De quel montant ?

On n'a pu avoir aucune information sur le montant de la caution, qui conditionne tout.

On parle de sanctions pouvant aller de 1 500 à 22 500 € en fonction de l'infraction...

Je n'ai pas eu ces informations-là.

Vous ne voyez donc rien de positif ?

Si. Positive est par exemple l'initiative de Raphaël Scanapiecco de faire enfin se rencontrer petits-métiers et patrons de chalutiers. On a pu recadrer deux ou trois trucs. On a même parlé d'immersion de récifs artificiels, y compris au large. Dommage qu'il ait fallu que l'Europe lâche les thoniers et reparle pêche artisanale pour que l'on se penche sur le sujet.

Et les thoniers, justement ?

La question du thon éclabousse tout. On ne parle plus que de pêcheur-destructeur alors qu'en mettant les moyens, on peut gérer une pêcherie dans la durée : regardez les Australiens avec les langoustes et les ormeaux.

Recueilli par Patrice CASTAN


Publié le : Samedi 6 février 2010 à 11:25

​Revue Presse
Escale de 25 missionnaires sur le "Love boat"

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Photo C. FORTIN

édition du vendredi 5 février 2010

CONTEXTE : Ces jeunes Pentecôtistes veulent rendre service et parler de leur foi

Next Wave, le coquet deux- mâts est amarré sur le quai d'Alger jusqu'au 17 février. Mais le surnom que l'on pourrait lui donner serait plutôt The Love boat. Les vingt-cinq passagers et membres d'équipage sont en effet des fans de l'amour, de l'amour de Dieu. Tous adhérents à l'association internationale Youth with a mission (Jeunesse en mission, en sétois), ces jeunes hommes et femmes suivent un processus de formation impulsé par l'église de Pentecôte. Après une formation théorique, ces missionnaires partent de part le monde et viennent rendre service.

Pour la première fois ils ont largué les amarres à Sète. Depuis leur arrivée, ils ont rencontré les églises locales et se sont portés volontaires auprès de la Croix-Rouge. Les missionnaires, originaires de 12 pays différents, ont aussi sillonné la région pour rencontrer des religieux et rendre divers services tout en parlant de leur foi.

Ces jeunes évangélistes, de retour dans leurs pays respectifs, ont la vocation de s'impliquer dans la vie de leur communauté. En attendant ils seront à Sète jusqu'à mi-février. Prochaine étape : Ibiza. Y'a plus moche comme destination pour évangéliser les foules.

Philippe MALRIC


Publié le : Vendredi 5 février 2010 à 19:37

​Revue Presse
Le thonier remisé prend feu durant son découpage

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édition du samedi 30 janvier 2010

LES FAITS : Les étincelles dégagées par une disqueuse ont enflammé des éléments

Bien que construit en 1995 à Port-Vendres, le Golfe du Lion V est bien sétois : il est mort deux fois. L'ancien thonier senneur de Jean-Louis Jalabert, racheté en 2008 par Jean-Marie Avallone, a fait l'objet d'une sortie de flotte. Première mort. Et hier, vers 16 h, lors du chantier de déchirage (découpage en terme marin) il a pris feu. Deuxième mort.

Alors qu'un tiers du bateau est déjà coupé en morceaux - façon puzzle - sur le sol, des ouvriers continuaient leur oeuvre hier en découpant le pont à coup de disqueuse. « Tout d'un coup, cela s'est enflammé en dessous, raconte l'un des leurs, on a déguerpi vite fait. Les pompiers sont arrivés super rapidement, cinq minutes plus tard. » Les étincelles dégagées avaient enflammé notamment le polystyrène encore présent à l'intérieur de la coque. La présence de ce matériau a obligé la dizaine de pompiers présents à remplir l'intérieur de la carcasse décharnée avec de la mousse carbonique. Puis, pour refroidir le tout, une lance a copieusement arrosé le pont. Enfin, sous l'oeil de touristes amassés contre le parapet du Môle, un ouvrier a percé la coque avec un chalumeau pour que la mousse puisse s'évacuer.

La semaine prochaine, le chantier de déchirage du Golfe du Lion V pourra reprendre comme si de rien n'était.

Philippe MALRIC


Publié le : Samedi 30 janvier 2010 à 10:26

​Revue Presse
Pêche à la ligne : « Une taxe va arriver... »

édition du samedi 23 janvier 2010

RAPPEL : La fédération nationale des pêcheurs plaisanciers et sportifs préfère, elle, favoriser l'information...

Décidément, les pêcheurs récréatifs apprécient moyennement de se voir reprocher, fut-ce pour l'heure à demi-mots, de mettre en danger la ressource. Suite à l'article consacré à ce sujet, hier dans nos colonnes, plusieurs lecteurs réagissent.

Le premier rapproche « les quantités de poissons pêchés à la ligne à Sète et ses alentours » d'un coup de filet dont tout le monde parle ces jours-ci : « Un bateau pêchant au lamparo (longue senne coulissante) a débarqué à Marseille près de vingt tonnes de loup pêchées à deux pas d'une réserve », assure ce lecteur. « Et vous savez pourquoi ? Parce que le poisson se regroupe actuellement près des côtes pour frayer.

Difficile dans ce cas de donner des leçons de respect aux pêcheurs à la ligne... »

Dans la même veine, un lecteur mézois nous écrit : « Si, effectivement, certains pêcheurs amateurs oublient de remettre à l'eau des poissons qui ne font pas la maille, que penser de ces poissonniers qui à Sète exposent sur leur étal et vendent des loups de 20 ou 22 cm (la maille est à 25)... »

Autres réactions, mais d'internautes, celles-là : « Je ne suis pas pêcheur, mais je pense qu'une taxe quelconque va arriver(horodateur, permis de pêche etc.). » Ou encore, concernant cette fois la spécificité des canaux sétois, particulièrement attractifs pour les pêcheurs à la ligne : « Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est l'usine à pêche, entassés les uns sur les autres, où est le plaisir ? » Mais ce lecteur pense certainement au temps fort de la sortie des dorades vers la mer à l'automne ...

Pa.C


Publié le : Samedi 23 janvier 2010 à 09:05

​Revue Presse
La pêche récréative victime de son succès ?

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Photo Vincent ANDORRA

édition du vendredi 22 janvier 2010

RAPPEL : De l'époque de la dorade à celle du loup, des centaines de pêcheurs à la ligne peuplent Sète, ses côtes et ses canaux...

« Hier soir, je suis allé au loup avec un copain. On s'est gelés une demi-heure, y avait rien. Pas grave, on a discuté et on est rentrés... » Cet habitué des quais n'en veut pas aux canaux sétois de ne lui avoir pas versé son tribut... Il ressort du magasin avec l'anneau qui faisait défaut à sa canne, et quelques appâts, pour la soirée. Il fait partie, comme plusieurs centaines de Sétois, rejoint par au moins autant "d'estrangers", de ces pêcheurs à la ligne qui, été comme hiver ou automne, d'ailleurs fixent leur sillon, ou leur bouchon un peu partout en ville mais aussi sur l'étang et même en mer. Jamais bien loin en tout cas. Paisibles sauf à la Pointe, parfois.

Sauf que voilà. Depuis quelques années, et avec plus d'insistance depuis quelques mois, on entend çà et là monter les griefs à l'égard de ces pêcheurs-là. Et pas uniquement au regard des boîtes d'appâts que certains abandonnent un peu trop facilement sur les quais. Non, certains leur reprochent de "dépeupler la mer", de puiser dans la ressource à un point que la pêche professionnelle pourrait en être affectée ! Dans la même veine, encore plus nombreux sont ceux y compris parmi les pêcheurs récréatifs qui déplorent que les mailles des poissons (car il en existe) soient rarement respectées.

Pour y voir plus clair, rien de tel que de remonter à la source. C'est donc du côté des professionnels de la vente de matériel et d'appâts, et de leurs clients, que nous sommes allés pêcher quelques informations... Installé quai de Bosc, à deux cents mètres d'« un coin de pêche à la dorade mythique » , Bernard Rolouis n'est pas surpris par de telles "accusations", même si, selon lui, elles relèvent d'une minorité, comme les excès de certains de ses clients d'ailleurs.

Ainsi, celui-ci compte parmi ses habitués « d'anciens patrons pêcheurs à la retraite. Et je peux vous dire que pour se retrouver aujourd'hui dans la peau d'un pêcheur plaisancier, ils savent bien que le seau du pêcheur à la ligne est plus souvent vide que plein. » Même si « certains voudront toujours en tirer profit », Bernard Rolouis assure qu'en moyenne, le kilo de poisson revient plutôt très cher aux amateurs de pêche à la ligne (lire ci-contre). Par ailleurs, la passion qui conduit des centaines d'amateurs à se geler des nuits entières pour traquer le loup, ou à jouer des coudes pour remplir leur seau de dorades, irrigue toute une économie : « Un pêcheur régulier , confie le détaillant, investit 500 à 600 € par an entre plombs, fils, cannes, moulinets et surtout appâts. » Pour exemple, 12 crevettes vivantes se vendent 2,80 €, « et il faut en prévoir le double pour la soirée, sans être sûr de pêcher, d'ailleurs ». Quant au "bibi de Sète", un gros ver dont les dorades raffolent, « c'est 1,40 € le moyen, 2 € le gros. Et puis il y a le plomb, qui est de l'or. Alors moi, je vais vous dire : quand on me dit que les pêcheurs à la ligne pêchent pour en vivre, ça me fait rire. Surtout quand la dorade se vend 2 € en criée. C'est moins cher que le bibi ! »

Patrice CASTAN


Publié le : Vendredi 22 janvier 2010 à 08:52

​Revue Presse
La grande colère des petits-métiers côtiers

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Photo Vincent ANDORRA

édition du dimanche 17 janvier 2010

Ces pêcheurs dénoncent les incursions incessantes des chalutiers dans la zone qui leur est réservée. Réunion de crise ce matin à Sète. Ils devraient converger ce matin de tous les ports de la région vers les Affaires maritimes de Sète (Hérault). Car qu’ils soient basés "aux Saintes", au Grau-du-Roi, à Agde, à Frontignan ou encore à Sète, justement, les petits-métiers côtiers de la pêche en ont ras-le-bol.

Assez « des intrusions de plus en plus fréquentes » des chalutiers dans une "bande des trois milles" - marins - où seuls les petits-métiers ont normalement le droit de pêcher. Alors certes, ces soucis de cohabitation ne datent pas d’hier et la réunion qui, ce matin à Sète, mettra côte à côte pêcheurs, Affaires maritimes, gendarmerie maritime, pru- d’homies et comité régional des pêches, n’est pas la première du genre.

Mais cette fois, c’est du sérieux, assurent les intéressés : plutôt individualistes, les petits-métiers auraient enfin décidé de parler d’une seule voix.

Pêcheur à Frontignan, éric Bellone assure en tout cas n’avoir jamais observé une telle mobilisation pour défendre cette zone des trois milles qui est leur garde-manger. Il faut dire, aussi, que « pas assez sanctionnés » quand ils dérapent, les chalutiers auraient, ces derniers jours, dépassé les bornes, notamment « après le gros coup de mer de jeudi. Le poisson était "en plage", dans les trois milles, des chalutiers l’ont suivi », au mépris d’une réglementation assez difficile à faire respecter. Résultat : certains bateaux auraient débarqué des tonnes de poisson "puisées" dans la zone réservée aux petits-métiers. « Nous savons qu’un chalutier a sorti quatre tonnes de dorades, confie ce pêcheur. Quatre tonnes de poisson qui auraient pu faire vivre deux bons bateaux de petits-métiers pendant un an… »

Patrice CASTAN


Publié le : Lundi 18 janvier 2010 à 07:55

​Revue Presse
Pêche« Les chalutiers ont dépassé les bornes »

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Photo V. ANDORRA

édition du dimanche 17 janvier 2010

ENTRETIEN : Eric Bellone et ses collègues, petits-métiers, s'insurgent contre le chalutage illégal dans les 3 milles marins

Depuis le milieu de la semaine, la colère gronde parmi les petits-métiers. A quel sujet ?

Toujours pareil : l'intrusion des chalutiers dans la zone des trois milles, où ils n'ont pas le droit de travailler. En fait, ça a commencé mercredi. Nous avons été contactés par des collègues agathois qui avaient vu un chalutier débarquer 450 bacs de dorades et de gascons. Un bateau qui avait justement été aperçu vers 6 - 7 h du matin en train de chaluter en toute illégalité dans les trois milles, non loin des filières de Marseillan. Le bouche-à-oreille a vite fonctionné : dès la fin de la matinée, tous les petits-métiers de la région étaient au courant.

Ce qui n'a pas réglé le problème...

Au contraire. Les chalutiers ont ensuite dépassé les bornes : après le "gros coup de sud" de jeudi, ça a été l'anarchie.

Pourquoi ?

Chacun sait qu'après un coup de vent marin, au "tomber" de mer, les eaux se réchauffent et le poisson se rapproche des côtes. Et depuis toujours, des chalutiers viennent se servir dans les trois milles. Un tomber de mer, c'est toujours l'anarchie. Mais généralement, chacun gueule de son côté. Sauf que là, on s'est tous entendus pour exprimer notre ras-le-bol. C'est la première fois que je vois ça : ceux d'Agde ont appelé Frontignan, puis on a contacté le Grau-du-Roi, les Saintes-Maries, Sète... Il n'y a pas de meneur mais la colère monte car cet hiver a été très dur pour nous.

Auprès de qui vous êtes-vous plaints de la situation ?

Vendredi, nous sommes allés aux Affaires maritimes, où nous devrions être reçus demain, puis à la gendarmerie maritime, qui devrait se joindre à cette réunion.

Vendredi, ça a donc été le coup de chalut qui fait déborder le vase...

En quelque sorte. Tout est parti de nos collègues d'Agde, qui sont nombreux. Ils ont considéré que c'était une fois de trop. Et tout le monde a suivi, avec une grosse différence dans la démarche par rapport à nos coups de gueule du passé.

Jusque-là, on parlait surtout des dégâts occasionnés par les chalutiers, de nos filets qui sont emportés, etc. Cette fois, ce qui nous préoccupe, c'est la ressource.

A savoir...

Les poissons qui, cette semaine, ont été chalutés illégalement dans les trois milles, constituent des stocks qui restent ensuite près des côtes. C'est en puisant sur ces stocks-là que les petits-métiers vivent au printemps. Pour vous donner un ordre d'idée, les quatre tonnes de dorades que le chalutier, surpris mercredi dans les trois milles, a sorties de l'eau, ça aurait pu faire vivre deux bons bateaux de petits-métiers pendant un an. Et ce n'est pas le seul préjudice car autant de poisson débarqué d'un coup en criée, ça fait dégringoler les prix et ça ne fait les affaires de personne.

J'aimerais bien connaître les quantités qui ont été débarquées entre Sète, Agde et le Grau du Roi, vendredi. Je suis sûr que l'on a jeté du poisson...

Recueilli par Patrice CASTAN


Publié le : Dimanche 17 janvier 2010 à 09:30

​Revue Presse
Le Cap au Salon de la Plongée à Paris

édition du mardi 5 janvier 2010

Du 15 au 18 janvier , le Cap d'Agde participe pour la 5e année consécutive au Salon de la plongée sous-marine qui ouvre ses portes pour la 12e édition à Paris.

L'Office de Tourisme du Cap d'Agde met ainsi en avant cette activité accessible à toute la famille mais aussi sur toutes les possibilités offertes au Cap d'Agde pour découvrir le monde marin dans un environnement naturel riche et original car volcanique : sentier sous-marin, matinées "pieds dans l'eau", Aquarium, Musée d'archéologie sous-marine...Rassemblant tous les acteurs du monde subaquatique, ce salon est leader dans son domaine. Il bénéficie d'une très forte notoriété, rassemblant 386 exposants dont 30 % étrangers.

Il a attiré 39 114 visiteurs en 2008 dont 40 % de Franciliens, 50 % venant de province et 10 % de l'étranger.

Pour sa cinquième participation, l'Office de Tourisme du Cap d'Agde s'est entouré des acteurs nautiques qui font partager et découvrir la passion des fonds marins à une clientèle qui va de l'enfant à l'adulte, et du débutant au plongeur confirmé, avec, notamment : Cap Bleu, Abyss Plongée, Belouga Plongée, 0² Mer, l'Ecole Française de Plongée Serge Mas, qui sont tous membres du Groupement des écoles professionnelles de plongée du Cap d'Agde (GEPPCA), et signataires de la charte "Agde Qualité Plongée".

Ce label garantit le meilleur accueil et le maximum de confort aux plongeurs, ainsi que l'application des règles de sécurité. Il a pour but également de protéger l'environnement. Ainsi, les sites visités sont choisis de façon à respecter la vie sous marine et la faune et la flore. L'Adéna sera bien entendu présente avec le Sentier sous-marin. Le premier du genre à avoir été créé en Languedoc-Roussillon. Il a pour but de rendre facilement accessible la faune, la flore et les paysages sous-marins en plongée libre ou la taille dans l'eau.


Publié le : Mardi 5 janvier 2010 à 08:15

​Revue Presse
Ils "visitent" plusieurs bateaux avant d'être arrêtés en flagrant délit

édition du vendredi 1 janvier 2010

LE BARCARèS.

L'intervention menée mercredi soir est à mettre à l'actif d'une patrouille de réservistes de la gendarmerie de St- Laurent-de-la-Salanque venus renforcer la Cie de Rivesaltes pendant les fêtes.

Vers 22 h, les gendarmes sont alertés par un témoin qui s'étonne du va et vient de plusieurs individus sur un ponton. Quand les militaires arrivent sur place, ils interceptent deux individus qui tentent de s'échapper. Après vérifications, ils constatent que trois bateaux ont été forcés et visités. Les deux individus mineurs, originaires d'Amélie-les- Bains, sont placés en garde à vue. Ils ont reconnu les faits pendant leurs auditions. Ils seront présentés ultérieurement devant le tribunal pour enfants.


Publié le : Dimanche 3 janvier 2010 à 09:30

​Revue Presse
Parkings payants : le bilan 2009 a été dévoilé

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édition du mercredi 30 décembre 2009

RAPPEL : Une réunion du comité de pilotage des parkings payants s'est tenue en mairie

Discrètement coincée entre les deux réveillons, la dernière réunion de l'année du comité de pilotage des parkings payants du Cap d'Agde, qui regroupe non seulement des élus, mais aussi des techniciens de la Ville, des commerçants et des représentants des résidents, s'est avérée fort instructive. Pour les observateurs, ce fut en effet l'occasion d'avoir accès au bilan comptable de l'exercice 2009, mais aussi d'évoquer des pistes pour améliorer le dispositif. Les chiffres. En tout, 390 837 véhicules ont fréquenté les parkings payants du Cap l'été dernier, dont 201 421 pour le seul parking Alsace-Lorraine, face au Centre Port. « Et encore, environ 100 000 entrées n'ont pas été comptabilisées dans le bilan à cause des problèmes techniques », rappelait le maire, Gilles d'Ettore, qui présidait la réunion.

Sur l'ensemble de l'été, le ticket moyen s'élève à 2,21 €. Au total, 750 000 € sont rentrés dans les caisses de la Ville, pour un investissement d'1,8 M€ (mise aux normes des parkings, installation des barrières, informatisation...). « L'année prochaine, nous visons 1 M€ de recettes », annonçait Gilles d'Ettore. « En deux saisons, l'investissement serait ainsi amorti ».

Les "ratés". Ils ont été nombreux. Prévue à la mi-juin 2009, l'ouverture des parkings n'a été effective que début juillet, soit une quinzaine de jours de manque à gagner. Durant la saison, les incidents techniques se sont également multipliés sur les différents parkings (bornes bloquées, barrières levées en permanence...), entraînant ainsi un manque à gagner pour la municipalité. Thalès, l'opérateur, a poliment mais fermement été prié de remédier à ces dysfonctionnements.

La contestation du printemps dernier a vécu. Aujourd'hui, les commerçants, après une saison 2009 très satisfaisante, sont rentrés dans le rang. Claude Clavel, un de leurs représentants, opposant acharné aux parkings payants, était présent lors de cette réunion et a fait valoir ses arguments de manière constructive. Rien de nouveau dans la position des professionnels du Centre Port, si ce n'est quelques inquiétudes sur l'activité des mois à venir. Des modifications. Certains aménagements ont été évoqués, à savoir la modification des entrées du parking Alsace-Lorraine (ce qui, au plus fort de l'été, semble inévitable...) et la baisse des tarifs de nuit. La mise en paiement des parkings n'est pas modifiée : elle s'étalera du 15 juin au 15 septembre 2010.

Olivier RAYNAUD


Publié le : Mercredi 30 décembre 2009 à 10:17

​Revue Presse
Les lingots de Sète sont conservés au musée

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Photo V. ANDORRA

édition du jeudi 24 décembre 2009

Le 27 octobre dernier, au large de Sète, une mission archéologique menée par les services du DRASSM de Marseille, sous la responsabilité de Marie-Pierre Jézégou, secondée par Laurence Serra (archéologue indépendante et chercheuse au CNRS), a mis au jour un ensemble de onze lingots de cuivre, de forme plano-convexe, pesant entre 60 et 80 kg. Une découverte déclarée au préalable par Eric Bellonne et Raymond Vallon, deux plongeurs sétois.

Les premières études et constatations effectuées par les spécialistes permettent d'établir une datation aux alentours du 1 er ou 2 e siècle de notre ère. Cette découverte pourrait mettre en lumière une cargaison de matière première (cuivre) venant de Bétique (sud de l'Espagne, aujourd'hui l'Andalousie) afin d'alimenter le commerce des ateliers de bronziers. Des marques constatées à la surface des lingots sont en cours d'étude par des chercheurs de l'université de Toulouse.

Dès leur sortie de l'eau, les lingots ont été immergés dans des bacs remplis d'eau déminéralisée (PH neutre) afin d'éviter leur altération au contact de l'oxygène. Cette première phase, passive, d'extraction des chlorures va durer plusieurs mois. La seconde phase, plus active, consiste à plonger les lingots dans une solution alcaline de sesquicarbonate de sodium ayant pour but de dissoudre en solution les ions chlorures restant dans le métal.

Les temps de réactions des diverses étapes sont aléatoires. Ils sont dépendants de la taille des objets et de leur degré d'altération, pouvant aller jusqu'à une année. Le laboratoire Moïra Conservation, spécialisé dans le traitement de mobilier archéologique sous-marin et installé depuis peu au sein du musée du Cap d'Agde, a pour mission le contrôle et la restauration de cet ensemble de lingots.

D'ici plusieurs mois, le public pourra admirer ces vestiges qui seront placés dans le département des Bronzes du musée de l'Ephèbe


Publié le : Jeudi 24 décembre 2009 à 08:44

​Revue Presse
Un "marinas" de force 7 a succédé au calme glacial

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Photo Vincent ANDORRA

édition du mardi 22 décembre 2009

Plus violente que rapide. Voilà comment on aurait pu définir, hier, la subite intrusion d'un vent de secteur sud après plusieurs jours de calme glacial. Car si, dès 11 h 30, la préfecture plaçait le département de l'Hérault en niveau de vigilance orange, annonçant des rafales « pouvant atteindre 100 à 120 km / h », du côté du Sémaphore sétois, les militaires indiquaient un vent de force 7 à 8, soit environ 30 noeuds, approximativement 55 km/h. Un coup de vent balayant du reste un golfe heureusement vide de bateaux mais aussi des routes et une Île singulière où les conseils de prudence méritaient d'être appliqués. Du fait du risque de chutes de pierres conséquentes aux assauts de la mer, la promenade Maréchal-Leclerc était ainsi interdite aux véhicules en milieu de journée.

Pour mémoire, en pareille situation, il est conseillé de limiter ses déplacements, d'éviter de se promener sur le littoral et d'être vigilant, en ville, aux chutes d'objets divers... Hier soir, le vent de sud perdait toutefois de son mordant. 


Publié le : Mardi 22 décembre 2009 à 20:25

​Revue Presse
La Grande Bleue menacée de marée noire

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édition du dimanche 20 décembre 2009

Un tiers du trafic mondial de pétrole passe au large de nos côtes. Les pêcheurs s’inquiètent. Plus de 20 000 navires empruntent chaque année le canal de Corse, soit autant que sur le rail d'Ouessant, à l'entrée de la Manche, et plus de 30 % du trafic pétrolier mondial transite par la Méditerranée.

Prévenir les risques d'une catastrophe comme le naufrage des pétroliers Erika (1999) ou Prestige (2002) est donc un « enjeu majeur », ont mis en garde des responsables de la surveillance et de la sécurité réunis cette semaine à Bastia. Le professeur de biologie marine Nardo Vicente de l'université d'Aix-Marseille a souligné « l'amélioration » de la qualité des eaux constatée le long des deux mille kilomètres de côtes françaises de la Méditerranée. Mais, déplorant l'absence d'une législation adaptée en Italie, il a plaidé pour « une gestion intégrée du littoral à l'échelon européen ».

Des centaines de pollutions sont recensées. Elles ont souvent lieu de nuit, provoquées par des équipages peu scrupuleux qui procèdent à des dégazages. Selon l'adjoint au préfet maritime de Méditerranée, le commissaire général de la Marine Jean-Louis Velut, « de gros progrès ont été réalisés ces dernières années grâce à la mise en œuvre d'avions détecteurs de nuit et à la coopération internationale ». Il a ainsi évoqué une opération conjointe d'avions espagnols, français et italiens, en octobre, sur l'axe Gênes-Barcelone, qui a permis d'intercepter deux navires en flagrant délit, dont l'un de nuit. Cette interception a été réalisée par un appareil de surveillance espagnol dans une zone maritime française, ce qui était juridiquement impossible auparavant. La difficulté, a-t-il ajouté, vient de la pratique des « bateaux intelligents qui font du yo-yo entre la France et l'Italie » pour dégazer dans les eaux des deux pays, le « décloisonnement juridique » obtenu avec l'Espagne ne l'étant pas avec l'Italie.

Il s’est aussi félicité de la trentaine de mises en demeure effectuées chaque année par la préfecture maritime de Méditerranée. Cette procédure lui permet de se substituer à l'armateur pour ordonner à un navire suspect de s’éloigner ou de rejoindre le port le plus proche. Mais, avec d'autres intervenants, il a déploré l'opacité sur l’origine et la propriété réelle de nombreux navires croisant en Méditerranée.

Face à l'augmentation de la menace, notamment avec l'accroissement du trafic de matières dangereuses, le président du Comité régional des pêches de Corse, Gérard Romiti, a suggéré l'établissement d'un « véritable chenal de navigation comme à Ouessant » dans le canal de Corse « où les bateaux font ce qu'ils veulent ». Il a prôné la participation de pêcheurs à des « brigades de la mer » chargées de la surveillance maritime.


Publié le : Lundi 21 décembre 2009 à 09:21

​Revue Presse
Un plongeur sauvé au large des Quilles

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édition du dimanche 20 décembre 2009

LES FAITS : L'homme avait perdu le contact avec son bateau support et a dérivé. La SNSM l'a récupéré

Les membres du Marius Oliveri, le canot de sauvetage de la Société nationale de sauvetage en mer, ont eu leur cadeau de Noël avant l'heure. « Sauver un gars comme ça, c'est un beau cadeau » , explique Michel Zambrano, le président de la section.

Hier peu avant 15 h, le sémaphore leur a donné l'alarme : un plongeur avait disparu aux Quilles. Son accompagnateur sur le bateau support ne le voyait plus. A 15 h 06 précises, le canot quittait sa base au Môle et dix minutes plus tard le plongeur était à bord. Sain et sauf. Ramené à terre il est immédiatement rentré chez lui. Non sans avoir, sans nul doute, fait une bonne prière.

Alors qu'il plongeait en bouteilles dans le secteur, il a lentement dérivé vers le large poussé par un vent proche de 20 noeuds et dans une mer formée à 3-4. Son accompagnateur l'a perdu de vue depuis le bateau support. Et lui ne le voyait plus depuis l'eau. Inexorablement il a été poussé. Quand le canot de sauvetage l'a détecté lors de cette intervention "record" il était à un demi-mille (environ un kilomètre) au droit des Quilles.

Philippe MALRIC


Publié le : Dimanche 20 décembre 2009 à 09:47

​Revue Presse
La croisière de la coke échoue à Frontignan-Plage

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Photo F. VALENTIN

édition du vendredi 18 décembre 2009

Cent quarante et un kilos de cocaïne pure, cinq arrestations, 25 000 €, dont de la fausse monnaie et un pistolet automatique saisi : le Service régional de police judiciaire de Montpellier a mis fin avec succès à une importante importation de drogue par voilier, jeudi vers 16 h 30 au port de Frontignan-Plage (Hérault).

En quelques instants s’est dénouée une enquête de plusieurs semaines à laquelle ont participé plusieurs pays européens, ainsi que la "Drug enforcement administration" (DEA), le service anti-drogue américain. C’est en effet la DEA qui a donné l’alerte à la fin de l’été, signalant à plusieurs services de police qu’un voilier allait partir du Venezuela, avec une importante cargaison de drogue.

« Le renseignement mettait en cause des gens résidant sur mon ressort », explique Brice Robin, le procureur de la République de Montpellier, qui confie l’enquête à la PJ. Car c’est à La Grande-Motte qu’un repris de justice de 76 ans, qui a déjà passé près de 40 ans en détention, a loué avec un skipper héraultais le Cyam, un catamaran de 14 mètres, pour une croisière vers les Antilles. Tous deux ont largué les amarres à la mi-septembre : en attendant leur retour, la police met en place des écoutes téléphoniques.

Courant novembre, tout s’accélère : le catamaran est repéré par la police espagnole à Almeria, et longuement fouillé, sans résultat. Idem, quelques jours plus tard, à Barcelone. D’importants moyens aériens et nautiques sont déployés sous l’égide du CeCLAD (Centre de coordination de la lutte anti-drogue) en Méditerranée pour repérer le navire à l’approche des côtes française. Mercredi, la police comprend qu’il a accosté, mais ignore où : au petit matin, des repérages sont effectués dans tous les ports héraultais, jusqu’à la découverte du Cyam, amarré au quai d’accueil, à Frontignan-Plage.

Une surveillance est alors montée sur place, jusqu’à ce que des individus sortent du bateau en portant de grosses valises, vers 16 h 30 : la PJ passe à l’action, et interpelle l’équipe. Une femme, quatre hommes, dont un voyou nîmois chevronné, déjà condamné pour braquage et proxénétisme. « On est là face à des organisations criminelles qui ont les reins solides, capables d’une mise de fonds solide », estime Gilles Soulié, le directeur de la PJ de Montpellier : le montage de cette opération est estimé à 500 000 €. Elle devait rapporter au moins 4 M€.

L’enquête va être confiée à la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille, à qui les trafiquants seront déférés au cours du week-end. Ils risquent jusqu’à trente ans de prison. Les fêtards montpelliérains, gros consommateurs de cocaïne, font grise mine : cette année, il n’y aura sans doute pas beaucoup de "neige" à Noël.

François BARRèRE


Publié le : Samedi 19 décembre 2009 à 12:13