Rafales : 3 nds
Température mer :
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édition du samedi 10 avril 2010
Racheté, un bateau sétois a été transformé. Il sert désormaisà l’armée. Le Jean-Marie-Christian V ne pêchera plus des thons mais des missiles !
Promis à la casse pour cause de crise dans le secteur, ce thonier-senneur sétois, en polyester, propriété du plus gros armateur français de thon rouge, Jean-Marie Avallone, a été transformé en bateau de l’armée, plus précisément de la Direction générale de l’armement (DGA). Il récupère désormais des missiles testés, au large des Landes. Histoire de protéger la technologie made in France.
Rebaptisé Jif Explorer, l’ex-thonier, construit en 1990, embarque dix marins, dont un ancien du Jean-Marie-Christian V. Il remplace un bateau "gris" (militaire), un ex-Abeille Supporter. Un fait rare. Ses deux moteurs surpuissants (1 400 chevaux chacun) et ses moteurs azimutaux (à 360°), qui lui autorisent une grande maniabilité, ont séduit les militaires à la recherche d’un nouveau navire. Le désormais Jif Explorer. « L’idée a germé fin 2009, confie Jean-Marie Avalonne. Casser un tel bateau, je ne l’aurais pas supporté. Qu’il vive encore et pour la France, c’est un honneur. » Quand les militaires sont venus voir ce thonier, « ils n’ont pas hésité », ajoute-t-il fièrement. Le Jean-Marie-Christian V a été acheté par la société Jifmar - pour un montant tenu secret - qui a signé un contrat avec la DGA.
Entre Sète et Bayonne, ce bateau de 45 mètres a abandonné ses sennes pour des équipements high-tech. Plusieurs mois ont été nécessaires au Centre de sécurité des navires afin de le rendre administrativement compatible. Et quelques semaines pour l’équiper entre autres d’un robot sous-marin "ROV" avec deux bras articulés que l’on peut téléguider sous l’eau, d’un sonar évidemment très performant et « d’un positionnement dynamique DP1 ». Pour ce faire, le pont a été totalement transformé. Réalisées à Sète et à Passajes, en Espagne, les modifications l’ont été « sous l’égide du centre de sécurité de Sète, du bureau Veritas et de l’architecte naval Mauric de Marseille », précise un responsable de Jifmar, tenu désormais par le « secret défense ».
La Jifmar, qui emploie 38 salariés, est par ailleurs chargée, en rade de Sète de l’amarrage des pétroliers au sea line, ce gros tube sous-marin qui achemine, le pétrole raffiné aux cuves du dépôt GDH de Frontignan, où se branchent 60 tankers par an.
Olivier SCHLAMA
La flotte méditerranéenne comptait 36 thoniers-senneurs, dont 22 immatriculés à Sète. Seulement 17 ont décroché un permis de pêche cette saison - dans un mois - pour un quota de 16 000 tonnes. Une dizaine de bateaux auraient bénéficié d’un plan de sortie de flotte.
Publié le : Dimanche 11 avril 2010 à 08:09
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De retour en France, après plus de 950 Milles de navigation entre les convoyages et la course, l’équipage d’Atchiki tou : Renaud CHAVARRIA & Bertrand DREUX est heureux de son résultat en Italie avec sa troisième place et premier Français.
Cette course est la première du calendrier Français de la classe mini 6.50.
Résumé de la course de l'agathois licencié au club de voile ENAC et moniteur de voile pour le club et pour le Centre Nautique du Cap d'Agde :
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"Après un départ moyen ou on a été gêné par 2 bateaux qui nous ont refusé une priorité, on pointe 10 à la bouée de dégagement. C’est grâce à l’envoi de spi rapide et une meilleure trajectoire par rapport à nos concurrents que l’on s’est placé rapidement à la tête de la course. De Talamone à l’île d’Elbe et Capria, on était au portant dans un vent moyen de 20 nœuds une belle glissade sous spi avec des pointes à 14 nœuds ! Au premier pointage à 19 heures, on était 3ème de la course au général et premier série. Je pense que sous spi on allait vite mais c’est le contournement des îles et le manque de lucidité pendant la nuit qui nous a fait défaut on est passé trop prés à chaque fois des îles et cela nous a fait perdre du temps. Le lendemain matin on était plus que 5ème au général et 3ème série place que l’on conservera jusqu’à la fin malgré un combat acharné avec Tagada le 2ème série et sister ship d’Atchiki tou."
Prochaine régate :
Renaud cherche des partenaires pour son projet, parlez en autour de vous !
Et n'hésitez pas à aller visiter son site
Renaud Chavarria
Publié le : Dimanche 4 avril 2010 à 08:22
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édition du mercredi 24 mars 2010
« Honnêtement, ça nous em... de faire la manche ! » Dans son bureau du Cap d'Agde, Jean-Louis Cousin, chef de bord de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), est fataliste : après dix années de bons et loyaux services, le jet ski qui permettait aux sauveteurs de passer le câble de remorquage aux navires en détresse ou d'intervenir dans la zone de baignade des 300 mètres, là où le tirant d'eau est faible, vient de rendre l'âme.
Un nouveau coup dur deux ans après la casse d'un des moteurs de la vedette, là encore juste avant la saison touristique. « Heureusement, Jean Pioch, de la Fédération de l'hôtellerie de plein air, avait à l'époque entendu notre appel et récolté 22 000 € pour réparer » , se souvient Jean-Louis Cousin. Cette fois encore, un appel aux dons est lancé. Pour financer l'achat d'un nouveau jet, la SNSM, qui gère un budget annuel de 20 000 €, doit trouver 10 000 €. « Un revendeur agathois, Matos Import, nous fournit la machine à prix coûtant et l'entretient gratuitement. »
Ce coup dur survient au mauvais moment. La trésorerie de la SNSM d'Agde est en effet mobilisée pour démarrer la construction d'un nouveau bateau, qui sera livré en 2012. Voilà donc les bénévoles sans le sou, ce qui ne manque pas d'interpeller. Le port compte en effet 3 300 bateaux de plaisance et l'on ne peut pas dire que les marins fassent preuve de beaucoup de générosité envers ces "Saint-Bernard" des mers. « Croyez-moi, lorsqu'ils sont pris dans la tempête, ils sont contents de nous voir arriver », souligne Thierry Pomarède, l'autre chef de bord. Et les deux hommes de rappeler que les treize personnes qui oeuvrent sur le bateau été comme hiver sont toutes bénévoles. Des bénévoles qui ont aujourd'hui besoin d'un sacré coup de main.
O. R.
Les dons peuvent être adressés à la capitainerie du Cap d'Agde : 04 67 26 00 20
Publié le : Mercredi 24 mars 2010 à 08:30
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| Photo BPCE/B. STICHELBAUT |
édition du mercredi 24 mars 2010
Maxi Banque Populaire V , trimaran géant de 40 m de long pour 23 m de large, effectuera une escale à Sète, du 3 au 6 juin. L'occasion pour le grand public de s'approcher de ce magnifique voilier, détenteur du record de l'Atlantique nord (New York - Cap Lizard) depuis 2009. Un record que détenait Groupama 3, qui vient de remporter le trophée Jules Verne. Le Trophée Jules Verne est justement un des objectifs du "Maxi Banque Pop" (à l'automne). Dans le cadre de sa venue à Sète, Midi Libre organisera, avec la Banque Populaire, un jeu-concours, dont le lot principal sera une régate sur le trimaran.
A suivre...
Publié le : Mercredi 24 mars 2010 à 11:41
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édition du mardi 23 mars 2010
RAPPEL : Il y a 15 jours, le cadavre d'un cétacé avait été retrouvé au brise-lames...
Un dauphin , apparemment mort depuis deux ou trois jours, a été retrouvé samedi sur la plage du lido, non loin du Castellas. Après intervention de la police municipale et des sapeurs-pompiers sétois, le cétacé a été évacué vers le centre des services techniques où il a fait l'objet, hier, d'une brève expertise. Charles Bringuier, agent technique de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et membre du réseau mammifère marins, est en effet intervenu pour établir une liste de constatations qui seront transmises vers La Rochelle pour recoupement.
Particulièrement prudent quant aux raisons qui ont causé de la mort de ce dauphin de type bleu et blanc, « très commun en Méditerranée », Charles Bringuier a néanmoins remarqué « sous l'oeil, un trou de 6 à 7 cm de diamètre qui pourrait avoir été causé par une gaffe. De même, sous les nageoires, on distingue nettement des traces de filet et une grosse plaie. » Tout porte donc à penser que, pris accidentellement dans un filet, le dauphin en aura été extrait au moyen d'une gaffe, traitement auquel il n'aura pas survécu. Néanmoins, si, « extérieurement, je n'ai décelé aucune trace de maladie, dit l'expert, un prélèvement de dents a été effectué, et transmis à Montpellier ». D'ores et déjà, l'agent de l'ONCFS estime qu'aucun rapport ne peut être établi entre cet échouage et celui d'un grand dauphin de 2,50 m, au brise-lames, le 9 mars dernier.
Pa. C
Publié le : Mardi 23 mars 2010 à 09:35
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édition du mardi 23 mars 2010
RAPPEL : Il ne reste plus que 4,3 km de voie à livrer sur les 12 km que comptait la partie "émergée" du chantier
Ça y est, c'est reparti. Il y a quelques jours, les pelleteuses ont fait leur retour sur le lido de Sète à Marseillan. Dans un premier temps, les engins s'activeront autour du concassage des déchets (minéraux, bien sûr), issus des premières phases du chantier, qui seront réutilisés. Parallèlement, un débroussaillage en règle a été effectué sur le tracé du dernier tronçon de route à réaliser : 4,3 km courant des Trois-digues à la "pinède" du Castellas.
Depuis hier, les enrochements qui protègent encore le dernier tronçon de l'ancienne route des assauts de la mer seront aussi déplacés. Or, si la dernière ligne droite de la nouvelle voie devrait être livrée comme prévu en juin, l'ultime portion de la route littorale créée dans les années 1930 devra être provisoirement conservée.
Et cela pour trois raisons : la première est la présence, sous la route de la plage, d'une conduite d'adduction d'eau venant de Florensac et alimentant Sète, que Bas-Rhône Languedoc (BRL) devra avoir déplacé avant démolition de ladite voie. La deuxième concerne le Castellas. Du fait des travaux du lido, et en préalable au transfert de son entrée principale côté pinède (au nord), le camping qui accueille 5 000 personnes en saison estivale doit modifier son plan d'assainissement et transférer les bâtiments réservés à l'accueil du public. Cette saison encore, l'accès côté mer et la voie qui y conduit, seront ainsi maintenus.
Enfin, tant que la voie verte (cyclable, piétonne...) ne sera pas achevée, l'accès à la plage via ce dernier tronçon de l'ancienne route devra être conservé puisqu'il est le seul que peuvent emprunter les secours pour accéder à ce secteur des plages sétoises. A noter enfin, côté finances, que sur un budget global de 50 M€ hors études, et 41 M€ de fonds mis à disposition pour les trois tranches terrestres, 21 M€ ont déjà été consommés. Des 20 M€ restant, 17 M€ iront à la fin des travaux routiers (voiries, réseaux, parkings, voie verte) trois autres aux expérimentations à mener en mer en vue d'une protection efficace du lido (lire ci-dessous). Car il ne s'agit pas d'avoir à reculer encore dans 20 ans.
Patrice CASTAN
Publié le : Mardi 23 mars 2010 à 09:31
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édition du vendredi 19 mars 2010
Du 27 au 30 mai, Sète va accueillir la première étape des "Extreme Sailing Series 2010". Quatre jours de fête qui vont donc voir débarquer, en Île Singulière, des monstres marins à la pointe de la technologie. Si l'on ne connaît pas encore le plateau, on sait déjà que trois skippers français sont attendus sur le circuit, ainsi que cinq autres équipes internationales.Il ne reste plus qu'à espérer que le vent soit de la partie. Pour le reste, ces immenses bateaux se chargeront d'assurer le spectacle. Les amateurs de sensations fortes sont prévenus.
Publié le : Vendredi 19 mars 2010 à 09:08
édition du vendredi 19 mars 2010
Les six équipages du club "Les Voiles marseillanaises" (LVM), par zéro degré et un vent d'Est de 10 à 15 noeuds, ont participé à la 10e manche du challenge de Thau.
Pas moins de 52 bateaux étaient engagés pour cette régate hivernale organisée par le club de Mèze (SNBT) et 5 voiliers du club LVM ont passé la ligne d'arrivée à Mèze : Shoestring termine 2 e et Ticri 3 e en classe C ; Circe, 2 e en classe D, Vent de folie, 2 e , et Fun des chichourles, 6 e en classe R.
La prochaine régate sera organisée à Bouzigues ce dimanche 21 mars , et le club "Les Voiles marseillanaises" prépare les deux belles journées du Trophée voile, qui se déroulera le week-end des 10 et 11 avril sur le port de Marseillan-ville.
Publié le : Vendredi 19 mars 2010 à 09:02
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| Photo Vincent Andorra |
édition du mercredi 17 mars 2010
Un Sétois particulièrement crédible et féru d'histoire maritime locale nous assurait il y a quelques mois être "tombé" sur un petit gisement de monnaies anciennes - au demeurant sans valeur - sur le Lido, non loin de la tour du Castellas. Les engins venaient à cette époque de déblayer un vaste espace jouxtant le camping du même nom. Et l'on s'était plu à rappeler le passé de ce Lido, quand il n'était jadis qu'un chapelet d'îles parsemé d'autant de graus permettant d'accéder à la mer intérieure qu'était l'étang de Thau.
Un plan d'eau alors très prisé des navigateurs parce que relativement protégé des vents, mais dont l'accès n'était pas toujours aisé du fait des nombreux hauts fonds. D'où les importants sites archéologiques dénombrés entre Sète et Marseillan.
Aussi ne pouvions-nous pas rester insensibles à la "découverte" de notre photographe ce week-end sur le Lido... A quelques mètres à peine de la route (l'ancienne), face à la supérette du Castellas, là où, cet été encore, les estivants étalaient leurs serviettes sur la grève en rêvant, une épave a été mise au jour par l'action de la mer qui, en ce point précis, n'a laissé aucune chance à la plage.
Du navire on distingue parfaitement les membrures. Assez ventru, il mesure 12 m environ et affleure désormais dans quelques dizaines de centimètres d'eau. Nous laisserons à d'autres, plus experts, le soin de dire s'il s'agit là d'une épave antique ou moderne, des restes d'un simple bateau boeuf ou d'un navire de fret.
Nous contentant de nous souvenir là encore que c'est dans ce secteur-là (bien que plus au large) que, comme nous le rappelait récemment la conservatrice du musée de l'Ephèbe, Odile Bérard- Azzouz, ont été mises au jour bon nombre de ses collections.
Et la conservatrice d'évoquer ainsi le trépied étrusque du musée capagathois mais aussi le Cesarion, dont l'épave de provenance n'a pas encore été identifiée, d'ailleurs.
En son absence, nous avons pu joindre hier Marc Sauer, un de ses collaborateurs, qui a insisté sur l'importante fréquentation, jadis, des "graus du Lido", ces derniers permettant de naviguer ensuite, à l'abri, d'étang en étang. Tout au moins jusqu'au Moyen Age, époque à partir de laquelle les alluvions du Rhône et de l'Hérault constituèrent le Lido.
Hier soir, Marie-Pierre Jezegou, archéologue au Drassm (département de recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines), estimait toutefois qu'il pourrait d'agir là d'une épave déjà identifiée : celle du Malvera , un navire du début du XX e siècle. Si c'est bien le cas, les chasseurs de trésors de tous poils peuvent donc ranger leurs poêles à frire : pas de trésor antique à attendre de son exploration .
En attendant, nous, on continue de rêver.
Patrice CASTAN
Publié le : Mercredi 17 mars 2010 à 09:10
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| Photo Vincent DAMOURETTE |
édition du mardi 16 mars 2010
RAPPEL : Le nettoyage du fond des canaux et bassins durera jusqu'au mois d'août prochain
Ils sont à pied d'oeuvre depuis une semaine dans le port de Sète, où plus de 300 épaves ont été recensées (Midi Libre du 2 mars), dont 150 voitures au fond du seul bassin du Midi ! Et c'est par les quais canaux du centre-ville, notamment les zones situées entre les ponts fixes, que le nettoyage de grande envergure a débuté. Ce premier "atelier" devrait durer un mois et demi. Alors que parallèlement, la société mandatée par l'Etablissement public régional qui gère le port de Sète s'attaquera au nettoyage des bassins (du Midi, Colbert, Orsetti...), mais par des moyens mécaniques cette fois et jusqu'au mois d'août prochain.
Un plongeur a ainsi inspecté les fonds du Cadre royal en fin de semaine dernière. Et découvert l'habituel inventaire : batteries, pneus, bouteilles, panneaux de signalisation, ferraille, etc. Les épaves comme les petits objets polluants seront retirés d'ici la fin du mois et triés avant d'être valorisés. Bientôt, les premières autos devraient être extraites des fonds de Cayenne.
Au total ce grand nettoyage, le tout premier de cette envergure depuis la création du port, coûtera 836 000 €.
Publié le : Mardi 16 mars 2010 à 10:36
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édition du dimanche 14 mars 2010
Connu comme le loup blanc sur la station, Pierre Weiss, 56 ans, est un précurseur du sport agathois.
En 1974, il est l'un des premiers moniteurs de voile du Cap. Au milieu des années 80, voilà qu'il se lance dans une toute nouvelle discipline, le triathlon, en participant notamment à plusieurs éditions du triathlon de Nice. Bref un sportif, un vrai, sur qui les années n'ont pas vraiment de prise.
Pour preuve, le dernier défi en date que s'est fixé ce salarié de la Sodéal : rallier la Corse au continent à la rame, sur un aviron. Soit entre quatre et cinq jours de mer, à raison de 16 heures d'efforts quotidiens.« Il y a un aspect sportif qui me pousse bien sûr, mais pas seulement. La préparation technique de cette traversée, la logistique, le routage, sont autant de secteurs qui me passionnent » , explique-t-il.
Le 18 août prochain, son embarcation sera chargée sur un bateau suiveur, direction Calvi. « Si la fenêtre météo est favorable, on enchaîne immédiatement par la traversée » , ajoute Pierre.
Le cap : Calvi – Hyères dans un premier temps, avant de rallier Agde le long de la côte méditerranéenne sur un aviron de mer revu et corrigé pour l'occasion. « Ces bateaux, qui ne sont pas habitables mais taillés pour le sprint, viennent des rivières. Il a donc fallu adapter une dérive pour faire face aux courants marins, ainsi qu'une barre commandable au pied. » Ravie de bénéficier d'un banc d'essai un peu exceptionnel, la société MPS Composite, basée dans la région toulousaine, a mis gracieusement à disposition de Pierre Weiss un aviron "double" réaménagé pour une utilisation solo. « Entre les vivres et le matériel, j'aurai environ 50 kg de charge » , poursuit le rameur, qui sera assisté d'un bateau suiveur, « essentiellement pour des questions de sécurité. Afin d'éviter les collisions, le bateau surveillera les alentours durant les plages de repos. En été, la Méditerranée est un "terrain de jeu" fréquenté. Tout seul, ça ne serait pas raisonnable. » A sa connaissance – « mais ça mérite d'être vérifié » s'empresse t-il d'ajouter -, cette traversée sur un aviron "simple" n'a jamais été effectuée. Un plongeon dans l'inconnu où rien n'est laissé au hasard, à l'image des données scientifiques : « L'évolution des courants marins sera déterminante. Nous allons les exploiter en utilisant les données de l'Ifremer. La partie routage est très fine d'autant qu'en Méditerranée, même si nous n'avons pas de grandes marées, les courants varient quasiment d'heure en heure. » Déjà bien affûté, Pierre Weiss s'astreint en ce moment à six ou sept heures de travail physique par semaine, avant d'augmenter les charges progressivement, pour culminer entre 12 et 14 heures hebdomadaires juste avant le départ. « Une discipline comme le triathlon m'a permis de bien connaître mon corps. Je sais par exemple que je suis moins performant le matin que le soir. J'ai donc adapté mes 16 heures de rames quotidiennes en fonction de mon rythme biologique. » 450 kilomètres, c'est ce que doit parcourir Pierre Weiss pour réussir son pari, soit autant que la distance qui sépare Agde de Bordeaux, à la seule force des bras et des jambes.
Vous avez dit exploit ?
Olivier RAYNAUD
Publié le : Dimanche 14 mars 2010 à 11:15
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Certains fruits de mer contiennent des toxines provoquant des dysfonctionnements cérébraux.
Des toxines libérées par certaines micro-algues et présentes dans certains poissons et fruits de mer pourraient provoquer des symptômes neurologiques sévères pour l'Homme, selon des travaux menés par des chercheurs du CNRS et du CEA, publiés dans la revue PNAS. L'équipe de chercheurs a identifié le mécanisme d'action de deux de ces toxines néfastes pour l'Homme afin de mettre au point, à long terme, des antidotes.
Coquillages et poissons contaminés par ces biotoxines marines peuvent provoquer chez l'Homme des symptômes diarrhéiques, paralytiques ou encore neurologiques sévères. En étudiant deux de ces toxines sur des souris de laboratoire, les chercheurs ont pu constater qu'il s'agissait de neurotoxines "à action rapide" qui pouvaient générer des symptômes neurologiques mortels en quelques minutes.
Ces deux toxines s'attaqueraient au récepteur "nicotinique à l'acétylcholine", un transmetteur essentiel pour les êtres vivants. Selon les résultats de ces travaux, les toxines en question peuvent bloquer de manière quasi-irréversible la fonction du récepteur; ce qui provoquerait des dysfonctionnements musculaires et cérébraux.
Information publiée sur le site topsante.com
Publié le : Vendredi 12 mars 2010 à 12:41
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| Photo Vincent ANDORRA |
édition du jeudi 11 mars 2010
Macabre découverte, mardi, peu avant 17 h, sur le brise-lames, côté Sète. Un dauphin s'y était échoué, sans doute il y a plusieurs jours, étant donné sa couleur blanchâtre. Les pompiers ont amarré le cadavre et ont alerté l'ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage), dont la direction régionale se trouve à Juvignac.
Hier matin, Charles Bringuier , agent technique à la brigade Est, basée à Villeveyrac, du service départemental de l'ONCFS , s'est rendu sur place, avec un pompier spécialisé. « Nous avons constaté que l'animal n'avait plus de queue et qu'un bout de filet y était accroché. Mais j'ai renoncé à faire des analyses étant donné son état de décomposition avancée. » Etant long d'environ 2,50 mètres, « il pourrait s'agir d'un grand dauphin plutôt qu'un dauphin bleu et blanc, l'espèce la plus courante en Méditerranée , explique Charles Bringuier. En tout cas c'est très vraisemblablement un mâle ».
Le cétacé a été remorqué jusqu'à Cayenne où il a été de nouveau amarré, le temps qu'une entreprise d'équarrissage mandatée par la ville vienne le récupérer.
Publié le : Jeudi 11 mars 2010 à 09:36
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édition du mardi 9 mars 2010
Deux épisodes neigeux en un peu plus d'un an. L'événement, tout à fait banal en d'autres contrées, ne pouvait passer inaperçu sur les rives de la Méditerranée. Et comme annoncé par Météo France dans son bulletin d'alerte de dimanche, les Agathois se sont réveillés hier matin dans un paysage de carte postale, entre 2 et 5 centimètres de neige ayant recouvert le sol.
Contrairement à d'autres communes du département, ce beau manteau blanc n'a que très peu perturbé la circulation si l'on excepte, bien sûr, l'annulation du ramassage scolaire qui a fortement réduit l'activité des collèges et du lycée. Pour le reste, hormis quelques glissades sur le bas-côté pour des automobilistes un peu trop pressés, ce nouvel intermède hivernal s'est estompé au fil des heures, la neige ayant quasiment disparu en début d'après-midi. Pour les photographes et vidéastes amateurs, il aura surtout fallu se lever tôt afin de profiter au mieux de la blancheur immaculée des paysages agathois : le contraste saisissant d'une plage blanche agitée par une forte tempête d'Est, le calme, inhabituel au mois de mars, du golf du Cap d'Agde, sans oublier la surprenante rencontre en haut du mont Saint-Loup avec un "lugeur" venu tester de nouvelles pistes. Non loin de lui, les amandiers en fleur, pétrifiés par le froid, devaient quand même se demander s'ils ne s'étaient pas réveillés trop tôt cette année ...
Publié le : Mardi 9 mars 2010 à 08:44
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édition du samedi 6 mars 2010
« Le calendrier est respecté. Nous sommes même en avance. » Président de la Criée aux poissons du Grau d'Agde, Christian Théron ne peut que se féliciter du bon déroulement des travaux qui chamboulent actuellement le site.
En 2009, près de 120 mètres de quais ont été réceptionnés. Une trentaine l'est en ce moment – ils vont permettre d'amarrer deux thoniers, NDLR – et les 180 mètres restant le seront en juin prochain. Soit 330 mètres de quais au total, pour un montant de 9 millions € (financés à 90 % par le Département et 10 % par la Ville d'Agde et l'Agglo).
Ces aménagements sont une aubaine pour les professionnels de la pêche. Sous peu, trois nouveaux chalutiers sont attendus au port, ce qui porterait les effectifs de la flotte rattachée à la Criée d'Agde à dix chalutiers, neuf métiers au large et une cinquantaine de petits métiers. « L'année dernière, les ventes en volume de la Criée d'Agde ont augmenté de 5,8 % (les ventes en valeur ont baissé dans un même temps, NDLR) contre une baisse moyenne en France de 9 % » , se satisfait le conseiller général, Sébastien Frey.
Ce n'est pas un luxe. Depuis quelques mois en effet, la pression des acheteurs se fait plus forte. En cause, la fermeture de la Criée de Port-de-Bouc, prisée notamment des acheteurs espagnols. « Il nous manque parfois du produit » , reconnaît du bout des lèvres Christian Théron.
Pour faire face, la Criée du Grau doit donc attirer de nouveaux bateaux et augmenter les prises, d'autant que le "Carrefour market" de Marseillan, qui va ouvrir ses portes sous peu, se positionne déjà comme un gros client potentiel. « Mais nous ne souhaitons pas mettre à mal les acheteurs agathois » , s'empresse d'ajouter le président.
Dans un souci d'améliorer encore et toujours le travail des pêcheurs, le quai 77, situé juste devant le bâtiment de la Criée, sera lui aussi rénové à partir de septembre prochain, pour 1 million € supplémentaire. A ce jour, les études sont terminées et le projet bouclé.
Le dernier dossier concerne l'agrandissement de la Criée avec, notamment, la création de nouveaux boxes de conditionnement du poisson et surtout une extension de 380 m 2 . « L'installation de panneaux photovoltaïque sur le toit est également envisagée » , ajoute Sébastien Frey. Il faut dire que la note annuelle d'électricité, soit 33 000 €, a de quoi faire frémir.
Olivier RAYNAUD
Le Conseil général de l'Hérault, propriétaire de la Criée, réfléchit également à la construction de quais supplémentaires afin de porter la longueur totale à 450 mètres ! Les décideurs attendent toutefois de voir l'évolution de la pêche avant d'engager de nouveaux crédits.
Publié le : Samedi 6 mars 2010 à 08:20