Rafales : 2 nds
Température mer : 11°C
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édition du mercredi 12 mai 2010
Certains les appellent les "pots", d'autres les méduses. Plus précisément, les disques gélatineux d'une dizaine de centimètres de diamètre qui, ces derniers jours, ont fait leur apparition dans les canaux et sur les plages, sont des aurelia aurita . Une petite méduse peu urticante (il est néanmoins déconseillé de barboter dans un banc d'aurelia) qui, outre la répulsion qu'elle génère auprès des vacanciers, pose en revanche des problèmes côté pêche professionnelle, obstruant ou alourdissant les filets posés dans l'étang. Pas de panique, donc, l'apparition des aurelia, récurrente en cette saison, est peu ragoûtante, gênante au pire, mais pas dangereuse...
Publié le : Mercredi 12 mai 2010 à 07:22
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édition du mercredi 12 mai 2010
Il fut un temps, pas si lointain, où le Cap d'Agde fricotait avec les "voileux" du monde entier. A l'image du trophée Clairefontaine, Régis Passérieux, l'ancien maire, n'hésitait pas à délier les cordons de la bourse quand il s'agissait d'accueillir le gratin des pontons, comme le firent si bien les voisins sétois avec les Défis français pour la coupe de l'America, avec bien plus de réussite, il est vrai.
Le cap inverse pris par la municipalité D'Ettore depuis 2001 a souvent été raillé par des opposants qui ne voyaient là qu'une démolition du travail entrepris, notamment par l'ancien directeur du Centre nautique puis des services portuaires, également élu à la Fédération française de voile, Jean-Claude Méric. Disons le tout net : la voile de haut niveau n'a plus droit de cité sur la station. Les quelques jeunes qui tirent leur épingle du jeu ont quitté le Cap pour des ports voisins (Marseillan, Mèze, Sète, Valras...), ce qui ne saurait durer trop longtemps si, d'aventure, Agde voulait renouer avec le haut niveau national.
En attendant, sous l'impulsion de Thierry Boucher, directeur de la Sodéal et Sébastien Frey, son président, un pan de la nouvelle politique maritime de la ville a été dévoilé lundi soir, au Centre nautique. L'objectif du soir : exposer les nouvelles orientations pour la structure, afin de la dynamiser. « Nous souhaitons donner une autre image du Centre nautique » , déclarait Thierry Boucher. Avec ses 130 embarcations, ses 1 000 stagiaires annuels et un encadrement top niveau, le site affiche en effet de vrais atouts. Qui ne demandent qu'à être optimisés.
Ainsi, après avoir pensé un nouveau logo, un site internet et une boutique de merchandising, la Sodéal a opéré un rapprochement avec huit associations, jusque-là hébergées au Yacht-club. A l'issue de plusieurs réunions, ces associations, à l'image de la Sorac, de l'Apac ou du Thon-club, jouissent désormais d'un petit confort dans les locaux du Centre nautique avec placard nominatif, ligne ADSL en libre service et nouveau ponton pouvant accueillir 40 bateaux lors des manifestations.
Afin d'offrir un profil plus jeune, un partenariat a également été noué avec la société Topkite, qui gère la zone de kite surf toute proche. Quant aux compétitions de voile proprement dites, le Cap accueillera après l'été les championnats interligues d'optimist. Un premier pas vers une normalisation des relations avec la Fédé de voile. « Nous sommes en contact avec les instances fédérales pour organiser des compétitions » , confirmait Thierry Boucher. A ses côtés, Sébastien Frey concluait sur un souhait : « Ancrer le port, le Centre nautique, la station du Cap d'Agde, dans une véritable politique de la mer. » Il n'est jamais trop tard pour bien faire.
Olivier RAYNAUD
Publié le : Mercredi 12 mai 2010 à 07:16
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| Ph Vincent ANDORRA |
édition du mardi 11 mai 2010
RAPPEL : Le Comité national des pêches organisait à Sète une conférence de presse censée mettre les choses au clair
Morad Kahoul , le bouillant président du Syndicat des thoniers, « retenu mais représenté », aura un peu manqué au casting.
Mais force est de reconnaître qu'il y avait du lourd, hier après-midi, quai d'Orient. Et que retrouver pêle-mêle sur un quai de Sète le directeur du Comité national des pêches et élevages marins Hubert Carret, le directeur de l'organisation de producteurs sétoise Sa. Tho. An, « 50 % du quota français » soit 890 tonnes tout de même, Bertrand Wendling, le président du Comité régional des pêches Henri Gronzio, des patrons de tous bords et de toutes envergures (Jean-François Florès, Gérald Lubrano, Généreux Avallone...), c'était du jamais ou alors très rarement vu.
D'autant qu'ils étaient presque tout sourire, avec ça, ou en tout cas largement avenants, alors que la perspective d'une campagne 2010 tronquée tant sur la durée que les volumes ne prête pas franchement à la plaisanterie.
Face à ces pêcheurs et représentants de la profession, une ringuette de journalistes de la presse écrite, radio, télévisée, qui ont assurément plus saisi là une occasion de renouer le dialogue que de titiller leurs interlocuteurs.
Et c'était bien l'objectif du Comité national des pêches : mettre cartes sur table après des années où, comme le soulignait d'emblée Hubert Carré : « Beaucoup de choses ont été dites, pas tout à fait exactes... » Sur la campagne qui débute samedi, tout aura donc été dit, hier, dans la plus grande transparence (après un petit briefing préparatoire, toutefois) : on sait que 100 % des 17 thoniers senneurs de Méditerranée seront soumis au contrôle d'un observateur Iccat (commission internationale pour la conservation des thonidés), que ce contrôle est à leur charge, que la campagne durera un mois, pas moins, pas plus (même si la météo n'est pas de la partie), que le quota global est de 1 699 tonnes, que les bateaux seront suivis par balises Argos, que la "menace" de Paul Watson et de son organisation Sea Shepherd « est la bienvenue puisqu'elle menace la pêche illégale, qui ne nous concerne pas »... Et que dans ces conditions, il sera difficile, pour les armements, de gagner leur vie. Allez, le dernier mot à l'incontournable Jean-Marie Avallone : « On contrôle, on est clair. Il était temps de siffler la fin de la partie. »
Patrice CASTAN
Publié le : Mardi 11 mai 2010 à 08:20
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édition du lundi 10 mai 2010
RAPPEL : A 4 jours du début de la campagne de pêche au thon, comité des pêches et professionnels proposent un recadrage
Le temps d'une conférence de presse, Sète sera, cet-après-midi, au centre du monde. Du monde de la pêche, s'entend.
C'est en effet le premier port thonier de Méditerranée que le président du Comité national des pêches Pierre-Georges Dachicourt et les représentants de la profession ont choisi afin de remettre les pendules à l'heure à quelques jours seulement d'une campagne de pêche au thon dont on sait qu'elle sera aussi limitée dans le temps (un mois) que dans les volumes de prises (les quotas) accordés aux armements français (*). Aussi la conférence de presse programmée devant le siège du Crédit Maritime, quai d'Orient, cet après-midi à 14 h 30, a-t-elle pour principal objectif de séparer le grain de l'ivraie. Autrement dit d'expliquer à la presse nationale, régionale, locale que « si le Comité des pêches fait bloc avec la profession pour éradiquer la pêche illégale », la campagne - encadrée - dans laquelle se lanceront samedi 17 thoniers méditerranéens, dont 11 immatriculés dans le quartier de Sète, n'est pas un danger pour la survie de l'espèce, répondant en tout cas aux préconisations de l'Iccat (commission internationale pour la conservation des thonidés).
D'aucuns verront bien sûr derrière cette "légitimisation" de la prochaine campagne l'ombre de Paul Watson et de son organisation, Sea Shepherd, qui a promis il y a quelques semaines d'en entraver le bon déroulement.
Menace face à laquelle organisations professionnelles et patrons feront donc bloc, ce qui permettra de voir réunis à la même tribune cet après-midi les "locaux" Bertrand Wendling (directeur de l'organisation de producteurs Sa. Tho. An) et Raphaël Scanapiecco mais aussi le Provençal et haut-en-couleurs président du syndicat des thoniers, Mourad Kahoul.
Pa.Castan
Le quota accordé à l'ensemble des thoniers français sera d'un peu plus de 1 600 tonnes une fois déduite la "pénalité" due à la surpêche estimée de 2003-2004.
Publié le : Lundi 10 mai 2010 à 08:39
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édition du dimanche 9 mai 2010
Le CVM a été représenté sur plusieurs plans d'eau nationaux pendant les vacances de Pâques. Les Optimists étaient à Saint-Raphaël pour la Coupe internationale de printemps. La meilleure performance revient à Clémence Berthez, qui se classe 33e sur 168, et 4e fille et décroche au passage sa sélection au Championnat d'Europe pour la deuxième année consécutive. Nikola Pinosa et Marie Gimenez se classent respectivement à la 11e et 122e place. Lucas Pinosa, en benjamin, occupe la 52e place sur 63 concurrents en benjamins.
L'équipage 420, Clélia Bourgois et Aude Compan, passe un peu à côté de son objectif de saison avec une place de 46 sur 101, et sort de la sélection pour le Championnat du monde ISAF. C'est néanmoins un parcours remarquable que celui de ces deux jeunes marseillanaises qui, en l'espace de seulement quelques mois ont réussi à tutoyer le meilleur niveau national.
Enfin, Gérald Allemand, chef de base du CVM, remporte le 29e Challenge Spi Dauphine à la barre de "Géranium Killer", A40 RC, avec un équipage d'élèves ingénieurs Toulonnais. Cette régate étudiante nationale a débuté à Port-Camargue, pour se terminer au Lavandou. Après avoir remporté le prologue, l'équipage ISITV de Toulon occupe la tête du classement, ne descendant pas en dessous de la 3e place au fil des manches. Vainqueur à mi-course du Trophée Deloitte, qui récompense la meilleure performance partie Ouest, "Géranium Killer" remporte la victoire lors du deuxième côtier entre Marseille et le Lavandou, couru par 25 noeuds et une mer forte, reléguant le 4e à plus d'une heure derrière lui...
Ces résultats confirment la bonne santé du club marseillanais, qui a la charge prochainement d'organiser deux grands événements sur Marseillan-plage, du 22 au 24 mai une régate inter Ligue Laser, et les 29 et 30 mai les finales du championnat de Ligue de toutes les catégories (Laser, planche à voile, 4.20, catamaran...).
Publié le : Dimanche 9 mai 2010 à 08:52
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| Photo Sylvie CAMBON |
Le Pavillon bleu récompense la propreté et plus largement les actions en faveur de l’environnement. On prend les mêmes. Et on recommence. Seize ports de plaisance du Languedoc-Roussillon se sont vu décerner hier un Pavillon bleu, en récompense de leurs efforts en faveur de l’environnement. Pas de surprise par rapport à l’année dernière : le palmarès régional était le même. Seule grande nouveauté : les lauréats de cette nouvelle édition ont été dévoilés à Port-Camargue, l’un d’entre eux et l’un des plus titrés. En 2009, le palmarès avait été lu à Sciez, près du lac Léman.
Présent dans 41 pays, le Pavillon bleu a vu le jour en France en 1985, en vue de récompenser la propreté des plages. Ce n’est que deux années plus tard que le label s’est étendu aux ports de plaisance.
En France, ils sont 77 à l’avoir reçu cette année, soit un de plus qu’en 2009. Paca et Languedoc-Roussillon sont les régions les plus récompensées, la première regroupant 22 ports de plaisance primés. Soit six de plus que la seconde.
Par département, le Var arrive en tête du classement français avec 12 Pavillons, les Bouches-du-Rhône, l’Hérault, l’Aude et la Manche suivent avec cinq lauréats chacun. Autre remarque : les ports du Languedoc-Roussillon figurent dans le peloton de tête des plus souvent primés.
Cette année, Cap-d’Agde a également reçu un prix spécial : celui du plaisancier, saluant une opération de sensibilisation, qui s’est traduite par l’adhésion à la charte Pavillons bleus de la moitié des plaisanciers basés chez lui.
Pour les communes, ce label a un réel impact sur l’activité des ports de plaisance. « Un tiers de notre clientèle y est très attentif », évalue ainsi Bernard Suzzarini à la capitainerie de Port-Camargue, le premier port à avoir décroché la norme Iso 14001. Cela dit, si les plaisanciers apprécient la propreté, la principale préoccupation des moins chanceux d’entre eux est de trouver une place dans un port. Car il en manque toujours cruellement.
Pierre BRUYNOOGHE
Publié le : Samedi 8 mai 2010 à 08:22
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édition du vendredi 30 avril 2010
Dès le retour du printemps , le Cercle de voile de Marseillan (CVM) reprend ses cours pour les scolaires de la ville, toutes les classes primaires du CE2 au CM2 des écoles de Maffre-de-Baugé et de Frontregeire, pour 100 séances soit environ 240 d'enfants.
C'est avec Olivier, Attila ou Emmanuel, dernières recrues du CVM, tous moniteurs diplômés d'état, que les jeunes peuvent s'initier aux caprices du vent. L'équipe pédagogique assure les cours sur l'eau : découverte du support, environnement marin, passages de bouées, premiers pas de la navigation, ou perfectionnement sur le catamaran, pour les classes de 6 e du collège.
Une chance pour tous ces enfants de pouvoir profiter de ce merveilleux plan d'eau, que représente l'étang de Thau. Idéal pour l'initiation à la navigation : pas de vagues, bordé par la côte, donc entièrement sécurisé.
Dans la continuité de cette action, Le CVM propose à ces nouveaux régatiers plusieurs possibilités s'ils souhaitent continuer la pratique de la voile : stages pendant les vacances de Pâques ou d'été, ou pour ceux qui sont intéressés par la compétition, intégrer l'école de sport d'optimist dès la rentrée 2010. Avis aux amateurs, le Cercle de voile de Marseillan est classé en 1 re division nationale, au 11 e rang. Mais évidemment, même si Loïc Peyron ou d'autres régatiers de renom, disent avoir commencé leur carrière sur cette fameuse "coquille de noix" qu'est l'optimist, au CVM c'est le plaisir de naviguer qui prime.
Pour plus de renseignements : Cercle de voile de Marseillan, Quai Toulon, Marseillan, tél 04 67 77 65 22. Le club est ouvert du lundi au samedi de 9 h à midi et de 14 h à 17 h 30.
Publié le : Vendredi 30 avril 2010 à 08:05
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édition du mercredi 28 avril 2010
RAPPEL : Plus de 200 bateaux pourront désormais être stockés à l'année dans ces installations, près du parc Lano
Les concepteurs du Cap d'Agde n'avaient certainement pas envisagé ce scénario : il y a quelques mois, en conseil municipal, les élus ont pris la décision de déclasser le parking Auvergne, situé au bout du parc Lano, de l'autre côté du chenal de Port-Ambonne, zone qui sépare le village naturiste du Cap version "textile". Un parking qui, à dire vrai, n'avait aucune utilité avérée, même en plein été. Une partie de celui-ci reste néanmoins accessible.
Ce tour de passe-passe administratif avait en fait un objectif : favoriser la construction d'un port à sec d'une capacité de 220 bateaux, stockés dans des racks de 8 mètres de hauteur. Après que le commissaire enquêteur a rendu un avis favorable, il a été procédé à ce déclassement, qui s'inscrit dans le cadre de l'extension du périmètre de la délégation de service public conclue entre la Ville et la Sodeal.
A l'initiative du projet, Damien Guillen, entrepreneur bien connu de la place agathoise. Surfant sur le manque chronique de places de ports en Méditerranée, il s'est lancé dans l'aventure après mûre réflexion. « Cela fait au moins une dizaine d'années que je dis qu'il faut un nouveau port à sec au Cap. Dans les ports traditionnels, il y a au moins 2 ans et demi d'attente pour mouiller son bateau. » Fruit « d'un très gros investissement » , ce port à sec, qui ouvre ses portes ce week-end, impressionne par ses dimensions. A tel point que durant l'hiver, un recours auprès du tribunal administratif aurait été formulé par une copropriété du village naturiste, pas vraiment ravie qu'une telle activité se développe sous les fenêtres de ses résidents.
Pour les marins en revanche, il s'agit assurément d'une bonne nouvelle, d'autant que le port à sec est lié par convention à la Sodeal. « Cela implique d'une part le versement d'un loyer annuel à la Sodeal (40 000 € hors taxes, NDLR), explique Damien Guillen, mais aussi l'application d'une grille tarifaire calquée sur celle des ports du Cap d'Agde. » Ainsi, il en coûtera au plaisancier 933 € annuels pour un bateau de moins de 5 mètres, somme qui grimpe à près de 1 500 €/ an pour un navire dont la taille est comprise entre 6,51 et 8 mètres.
Autre atout mis en avant par Damien Guillen, la sécurité. « Avant, ce parking était surtout un défouloir pour les jeunes en voiture – de nombreuses seringues vides ont également été retrouvées lors du nettoyage du terrain. Désormais, le site sera mieux éclairé et relié prochainement au service de sécurité de la Sodeal, via des radars et des caméras. » En amont de ce véritable rayonnage à bateaux, un débarcadère a également été aménagé, ainsi qu'une dalle de lavage avec un système de récupération des eaux puis de séparation des hydrocarbures. Enfin, un service d'entretien basique des bateaux devrait rapidement entrer en fonction. « Ce sera vraiment un "Speedy" pour les navires, assure Damien. Il n'est pas question d'entrer en concurrence avec la zone technique. » Quant aux réservations, elles vont bon train, selon lui. « Une centaine d'emplacements ont déjà été retenus. »
Olivier RAYNAUD
Publié le : Mercredi 28 avril 2010 à 21:28
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| Photo Giles LEFRANCQ |
édition du mercredi 21 avril 2010
Les sauveteurs en mer de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), basés à Port-Camargue, ont lancé leur saison lundi après avoir préparé leur vedette de 15 m Sainte-Sarah II, insubmersible tout temps et autoredressable. « C'est le seul camion de pompiers, de dépannage, la seule ambulance à aller sur l'eau », explique Roland Dubicq, équipier et l'un des vingt bénévoles de la SNSM locale.
Avec leur vedette très demandée du golfe de Fos jusqu'à Sète, leurs deux pneumatiques (dont l'un semi-rigide à bout de souffle), ces sauveteurs gardois s'apprêtent à être très sollicités une fois encore ces prochains jours et surtout cet été. Ce qui confirmerait la tendance haussière du nombre d'interventions.
En effet, l'an dernier, la SNSM locale, qui ne vit que de dons et de remorquages de bateaux en difficulté pour assurer un budget de fonctionnement de 40 000 €, a secouru 240 personnes et est intervenue 88 fois, soit une hausse de 100 % par rapport à 2005. Port Camargue, déjà premier port de plaisance d'Europe, possède donc la première station de sauvetage en Méditerranée pour son nombre d'interventions et la deuxième sur l'ensemble du territoire national métropolitain. Les raisons de ce surcroît d'activité sont multiples selon Roland Dubricq : « Il y a de plus en plus de monde sur l'eau et les plaisanciers n'ont pas forcément les bons réflexes. » A La Grande-Motte, la SNSM possède un autre équipage composé d'une vingtaine de bénévoles. « En 2009, on a réalisé une vingtaine d'interventions, essentiellement de l'assistance » , note Patrice Delprat, l'un des équipiers. Pour eux aussi, la saison se prépare. Le Vidourle, vedette de 9 m, s'apprête à subir un entretien avant la grosse saison.
Ces bénévoles assurent une veille tous les jours de l'année 24 heures sur 24 avec un départ d'intervention sous 15 minutes . Ils n'interviennent qu'après avoir reçu l'autorisation du Crossmed de Toulon géré par la Marine nationale.
Yan BARRY
A Port-Camargue, la SNSM recrute toute personne ayant connaissance du milieu maritime et du premier secours. Tél : 04 66 88 96 49
Publié le : Vendredi 23 avril 2010 à 11:17
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| Photo Franck VALENTIN |
édition du jeudi 22 avril 2010
RAPPEL : Proposée par l'office de tourisme, une sortie encadrée par un skipper professionnel
Bob sur la tête, lunettes fumées, visage bronzé, allure décontractée : Jean-Luc Tollemer correspond bien à l'archétype du marin tel qu'on se l'imagine. Il est d'ailleurs natif de Saint-Malo. Pourtant, il fut longtemps éducateur auprès de la jeunesse difficile et des handicapés avant de revenir à ses premières amours maritimes. Non pas en Bretagne, mais dans le Sud, où il s'est installé en 1988. Et il a fini par jeter l'ancre à Bouzigues : « J'ai eu un coup de coeur pour l'étang de Thau. C'est l'un des rares milieux préservés, authentiques, présentant une vraie richesse écologique, que l'on puisse trouver sur les bords de la Méditerranée ». Moniteur fédéral de voile, formé aux Glénans, Jean-Luc a d'abord donné des cours au sein d'une association avant de se lancer dans le bain professionnel en créant Carbone Free, une structure rattachée à une société coopérative basée dans le nord de l'Hérault.
Depuis l'été dernier, il propose de voguer sur l'étang de Thau tout en s'initiant à la navigation. La formule a séduit l'office de tourisme, qui l'a intégrée depuis l'an dernier dans son programme d'activités.
Les sorties se font à bord du Vas-y-mollo , un catamaran de huit mètres, construit en 1992 en Ecosse, dans les légendaires chantiers Fife où fut construit en 1898 le Pen Duick I. Outre le skipper, sept personnes peuvent y prendre place. Pédagogue souriant, le skipper ne se contente pas de fournir des rudiments de navigation, de décrire la fonction de tel ou tel boute (l'écoute pour la grand-voile, l'aussière pour amarrer...) : il invite aussi à tenir la barre quelques instants. Quitte, en bon marin, à chambrer gentiment ...
Marc CAILLAUD
Publié le : Jeudi 22 avril 2010 à 08:47
édition du mercredi 21 avril 2010
10 à 15 noeuds de vent de secteur nord-est à est, mer belle à peu agitée, soleil quasi printanier, températures devenant bien sympathiques... Bref, tous les ingrédients étaient réunis pour une belle journée de navigation en régate lors de la coupe du président organisée par la Sorac, dimanche dernier. Où un seul abandon a été noté sur les 31 bateaux au départ des deux courses prévues dans la journée. Parmi ceux-ci, notons la participation exceptionnelle du coureur hauturier David Augeix qui en a profité pour pratiquer quelques entraînements sur son "Class 40 EDF / Vestas".
Au terme du premier parcours "banane", d'environ 3 milles à tourner trois fois pour les plus gros bateaux et deux fois pour les plus petits, c'est pourtant lui qui l'a emporté, en sauvant son handicap (malgré un bateau pas vraiment fait pour ce genre de petites courses de proximité).
Le second parcours côtier d'environ 12 milles a vu trois des plus petits bateaux de la flotte s'adjuger le podium.
Au classement général de la journée, c'est finalement Atalante, à M. Lo Pinto, qui gagne, devant Windward, à M. Michat, et Furtif, un tout nouveau'A31', à M. Boyer ; EDF / Vestas se classant tout de même en 4 e position.
Dès le début du mois de mai, bon nombre des coureurs de la Sorac se retrouveront sur le plan d'eau de Val- ras pour la première des quatre épreuves du challenge départemental des voiliers habitables.
Suivra, du 13 au 15 mai, la régate l'Escalagde (6 e anniversaire), conjointe avec lecClub catalan de l'Escala (départ d'Espagne le vendredi 14 au matin, les premiers bateaux étant attendus dans la nuit du 14 au 15). Viendront ensuite les régates, sur place, des Voiles agathoises, les 15 et 16, dans le cadre de l'anniversaire des 40 ans du Cap-d'Agde.
Publié le : Mercredi 21 avril 2010 à 08:02
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édition du vendredi 16 avril 2010
Sandra Sautu affiche certainement l'un des plus beaux sourires des ports du Cap d'Agde.
Récemment installée dans la station balnéaire, vivant sur son bateau en compagnie de son mari, Axel, et de ses deux merveilleux enfants, Sanson et Calypso, elle pétille comme le meilleur des champagnes dans une flûte en cristal de bohème : avec finesse et délicatesse.
Elle est Argentine et brille comme l'or quand elle parle de voile et vous éclabousse d'enthousiasme au moment où, avec un délicieux accent porté par les vents d'Amérique latine, elle allie sa passion pour la mer et sa féminité.
Ingénieur physicienne, caparaçonnée de diplômes, elle a déjà vécu de nombreuses expériences professionnelles et sportives à travers le monde et sur une bonne partie des mers du globe. A chacune des escales de sa vie, elle a marqué de son empreinte le lieu et les gens qu'elle y a rencontrés. Et le Cap d'Agde ne fera pas exception à une règle qui s'apprécie plus en milles marins qu'en centimètres.
Elle nourrit deux projets et met tout en oeuvre pour que les vents de la réussite gonflent les voiles de sa passion. Tout d'abord, elle est en passe de monter une association, qui, à elle seule, résume sa philosophie "Femmes et voiliers". Puis, quand elle aura de nouveaux diplômes et notamment ceux, d'état, lui permettant d'enseigner la navigation, elle souhaite diriger son école de voile. Et l'on ne pourrait même pas imaginer qu'elle échoue, tant sa volonté, son charisme et ses nombreuses expériences sont autant d'atout pour réussir.
Pour elle, la féminité, dans toute l'acception du terme, doit trouver sa place dans la navigation à voile : « Je milite déjà dans de nombreuses associations féministes situées dans de nombreux pays. Et pour moi, une femme doit pouvoir se faire une place dans un monde souvent dominé par les hommes. Même si je dois reconnaître qu'au plus haut niveau, des femmes savent s'imposer. » Avec son association, elle veut proposer une navigation pour et par les femmes, « croyez bien que je n'exclus pas les hommes... » . En fait, Sandra Sautu souhaite promouvoir des séjours dans la région que les visiteurs pourront déguster à des rythmes " féminins" : « Calmes, détendus, en toute sécurité, adaptés à la vie de la femme et à ses aspirations. » Si, pour l'heure, elle vit en famille dans un superbe voilier, le "Far away", elle en attend un autre qui lui servira d'outil de travail, le "Maitairoa", qui devrait s'installer au Cap prochainement.
Avec un CV plus long qu'une traversée du Pacifique, elle arrivera à séduire les acteurs locaux pour l'aider dans sa passion : faire partager les mers au plus grand nombre, et aux femmes en particulier.
H. C
Publié le : Vendredi 16 avril 2010 à 07:38
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édition du samedi 10 avril 2010
Racheté, un bateau sétois a été transformé. Il sert désormaisà l’armée. Le Jean-Marie-Christian V ne pêchera plus des thons mais des missiles !
Promis à la casse pour cause de crise dans le secteur, ce thonier-senneur sétois, en polyester, propriété du plus gros armateur français de thon rouge, Jean-Marie Avallone, a été transformé en bateau de l’armée, plus précisément de la Direction générale de l’armement (DGA). Il récupère désormais des missiles testés, au large des Landes. Histoire de protéger la technologie made in France.
Rebaptisé Jif Explorer, l’ex-thonier, construit en 1990, embarque dix marins, dont un ancien du Jean-Marie-Christian V. Il remplace un bateau "gris" (militaire), un ex-Abeille Supporter. Un fait rare. Ses deux moteurs surpuissants (1 400 chevaux chacun) et ses moteurs azimutaux (à 360°), qui lui autorisent une grande maniabilité, ont séduit les militaires à la recherche d’un nouveau navire. Le désormais Jif Explorer. « L’idée a germé fin 2009, confie Jean-Marie Avalonne. Casser un tel bateau, je ne l’aurais pas supporté. Qu’il vive encore et pour la France, c’est un honneur. » Quand les militaires sont venus voir ce thonier, « ils n’ont pas hésité », ajoute-t-il fièrement. Le Jean-Marie-Christian V a été acheté par la société Jifmar - pour un montant tenu secret - qui a signé un contrat avec la DGA.
Entre Sète et Bayonne, ce bateau de 45 mètres a abandonné ses sennes pour des équipements high-tech. Plusieurs mois ont été nécessaires au Centre de sécurité des navires afin de le rendre administrativement compatible. Et quelques semaines pour l’équiper entre autres d’un robot sous-marin "ROV" avec deux bras articulés que l’on peut téléguider sous l’eau, d’un sonar évidemment très performant et « d’un positionnement dynamique DP1 ». Pour ce faire, le pont a été totalement transformé. Réalisées à Sète et à Passajes, en Espagne, les modifications l’ont été « sous l’égide du centre de sécurité de Sète, du bureau Veritas et de l’architecte naval Mauric de Marseille », précise un responsable de Jifmar, tenu désormais par le « secret défense ».
La Jifmar, qui emploie 38 salariés, est par ailleurs chargée, en rade de Sète de l’amarrage des pétroliers au sea line, ce gros tube sous-marin qui achemine, le pétrole raffiné aux cuves du dépôt GDH de Frontignan, où se branchent 60 tankers par an.
Olivier SCHLAMA
La flotte méditerranéenne comptait 36 thoniers-senneurs, dont 22 immatriculés à Sète. Seulement 17 ont décroché un permis de pêche cette saison - dans un mois - pour un quota de 16 000 tonnes. Une dizaine de bateaux auraient bénéficié d’un plan de sortie de flotte.
Publié le : Dimanche 11 avril 2010 à 08:09
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De retour en France, après plus de 950 Milles de navigation entre les convoyages et la course, l’équipage d’Atchiki tou : Renaud CHAVARRIA & Bertrand DREUX est heureux de son résultat en Italie avec sa troisième place et premier Français.
Cette course est la première du calendrier Français de la classe mini 6.50.
Résumé de la course de l'agathois licencié au club de voile ENAC et moniteur de voile pour le club et pour le Centre Nautique du Cap d'Agde :
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"Après un départ moyen ou on a été gêné par 2 bateaux qui nous ont refusé une priorité, on pointe 10 à la bouée de dégagement. C’est grâce à l’envoi de spi rapide et une meilleure trajectoire par rapport à nos concurrents que l’on s’est placé rapidement à la tête de la course. De Talamone à l’île d’Elbe et Capria, on était au portant dans un vent moyen de 20 nœuds une belle glissade sous spi avec des pointes à 14 nœuds ! Au premier pointage à 19 heures, on était 3ème de la course au général et premier série. Je pense que sous spi on allait vite mais c’est le contournement des îles et le manque de lucidité pendant la nuit qui nous a fait défaut on est passé trop prés à chaque fois des îles et cela nous a fait perdre du temps. Le lendemain matin on était plus que 5ème au général et 3ème série place que l’on conservera jusqu’à la fin malgré un combat acharné avec Tagada le 2ème série et sister ship d’Atchiki tou."
Prochaine régate :
Renaud cherche des partenaires pour son projet, parlez en autour de vous !
Et n'hésitez pas à aller visiter son site
Renaud Chavarria
Publié le : Dimanche 4 avril 2010 à 08:22
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édition du mercredi 24 mars 2010
« Honnêtement, ça nous em... de faire la manche ! » Dans son bureau du Cap d'Agde, Jean-Louis Cousin, chef de bord de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), est fataliste : après dix années de bons et loyaux services, le jet ski qui permettait aux sauveteurs de passer le câble de remorquage aux navires en détresse ou d'intervenir dans la zone de baignade des 300 mètres, là où le tirant d'eau est faible, vient de rendre l'âme.
Un nouveau coup dur deux ans après la casse d'un des moteurs de la vedette, là encore juste avant la saison touristique. « Heureusement, Jean Pioch, de la Fédération de l'hôtellerie de plein air, avait à l'époque entendu notre appel et récolté 22 000 € pour réparer » , se souvient Jean-Louis Cousin. Cette fois encore, un appel aux dons est lancé. Pour financer l'achat d'un nouveau jet, la SNSM, qui gère un budget annuel de 20 000 €, doit trouver 10 000 €. « Un revendeur agathois, Matos Import, nous fournit la machine à prix coûtant et l'entretient gratuitement. »
Ce coup dur survient au mauvais moment. La trésorerie de la SNSM d'Agde est en effet mobilisée pour démarrer la construction d'un nouveau bateau, qui sera livré en 2012. Voilà donc les bénévoles sans le sou, ce qui ne manque pas d'interpeller. Le port compte en effet 3 300 bateaux de plaisance et l'on ne peut pas dire que les marins fassent preuve de beaucoup de générosité envers ces "Saint-Bernard" des mers. « Croyez-moi, lorsqu'ils sont pris dans la tempête, ils sont contents de nous voir arriver », souligne Thierry Pomarède, l'autre chef de bord. Et les deux hommes de rappeler que les treize personnes qui oeuvrent sur le bateau été comme hiver sont toutes bénévoles. Des bénévoles qui ont aujourd'hui besoin d'un sacré coup de main.
O. R.
Les dons peuvent être adressés à la capitainerie du Cap d'Agde : 04 67 26 00 20
Publié le : Mercredi 24 mars 2010 à 08:30
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| Photo BPCE/B. STICHELBAUT |
édition du mercredi 24 mars 2010
Maxi Banque Populaire V , trimaran géant de 40 m de long pour 23 m de large, effectuera une escale à Sète, du 3 au 6 juin. L'occasion pour le grand public de s'approcher de ce magnifique voilier, détenteur du record de l'Atlantique nord (New York - Cap Lizard) depuis 2009. Un record que détenait Groupama 3, qui vient de remporter le trophée Jules Verne. Le Trophée Jules Verne est justement un des objectifs du "Maxi Banque Pop" (à l'automne). Dans le cadre de sa venue à Sète, Midi Libre organisera, avec la Banque Populaire, un jeu-concours, dont le lot principal sera une régate sur le trimaran.
A suivre...
Publié le : Mercredi 24 mars 2010 à 11:41
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édition du mardi 23 mars 2010
RAPPEL : Il y a 15 jours, le cadavre d'un cétacé avait été retrouvé au brise-lames...
Un dauphin , apparemment mort depuis deux ou trois jours, a été retrouvé samedi sur la plage du lido, non loin du Castellas. Après intervention de la police municipale et des sapeurs-pompiers sétois, le cétacé a été évacué vers le centre des services techniques où il a fait l'objet, hier, d'une brève expertise. Charles Bringuier, agent technique de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et membre du réseau mammifère marins, est en effet intervenu pour établir une liste de constatations qui seront transmises vers La Rochelle pour recoupement.
Particulièrement prudent quant aux raisons qui ont causé de la mort de ce dauphin de type bleu et blanc, « très commun en Méditerranée », Charles Bringuier a néanmoins remarqué « sous l'oeil, un trou de 6 à 7 cm de diamètre qui pourrait avoir été causé par une gaffe. De même, sous les nageoires, on distingue nettement des traces de filet et une grosse plaie. » Tout porte donc à penser que, pris accidentellement dans un filet, le dauphin en aura été extrait au moyen d'une gaffe, traitement auquel il n'aura pas survécu. Néanmoins, si, « extérieurement, je n'ai décelé aucune trace de maladie, dit l'expert, un prélèvement de dents a été effectué, et transmis à Montpellier ». D'ores et déjà, l'agent de l'ONCFS estime qu'aucun rapport ne peut être établi entre cet échouage et celui d'un grand dauphin de 2,50 m, au brise-lames, le 9 mars dernier.
Pa. C
Publié le : Mardi 23 mars 2010 à 09:35
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édition du mardi 23 mars 2010
RAPPEL : Il ne reste plus que 4,3 km de voie à livrer sur les 12 km que comptait la partie "émergée" du chantier
Ça y est, c'est reparti. Il y a quelques jours, les pelleteuses ont fait leur retour sur le lido de Sète à Marseillan. Dans un premier temps, les engins s'activeront autour du concassage des déchets (minéraux, bien sûr), issus des premières phases du chantier, qui seront réutilisés. Parallèlement, un débroussaillage en règle a été effectué sur le tracé du dernier tronçon de route à réaliser : 4,3 km courant des Trois-digues à la "pinède" du Castellas.
Depuis hier, les enrochements qui protègent encore le dernier tronçon de l'ancienne route des assauts de la mer seront aussi déplacés. Or, si la dernière ligne droite de la nouvelle voie devrait être livrée comme prévu en juin, l'ultime portion de la route littorale créée dans les années 1930 devra être provisoirement conservée.
Et cela pour trois raisons : la première est la présence, sous la route de la plage, d'une conduite d'adduction d'eau venant de Florensac et alimentant Sète, que Bas-Rhône Languedoc (BRL) devra avoir déplacé avant démolition de ladite voie. La deuxième concerne le Castellas. Du fait des travaux du lido, et en préalable au transfert de son entrée principale côté pinède (au nord), le camping qui accueille 5 000 personnes en saison estivale doit modifier son plan d'assainissement et transférer les bâtiments réservés à l'accueil du public. Cette saison encore, l'accès côté mer et la voie qui y conduit, seront ainsi maintenus.
Enfin, tant que la voie verte (cyclable, piétonne...) ne sera pas achevée, l'accès à la plage via ce dernier tronçon de l'ancienne route devra être conservé puisqu'il est le seul que peuvent emprunter les secours pour accéder à ce secteur des plages sétoises. A noter enfin, côté finances, que sur un budget global de 50 M€ hors études, et 41 M€ de fonds mis à disposition pour les trois tranches terrestres, 21 M€ ont déjà été consommés. Des 20 M€ restant, 17 M€ iront à la fin des travaux routiers (voiries, réseaux, parkings, voie verte) trois autres aux expérimentations à mener en mer en vue d'une protection efficace du lido (lire ci-dessous). Car il ne s'agit pas d'avoir à reculer encore dans 20 ans.
Patrice CASTAN
Publié le : Mardi 23 mars 2010 à 09:31
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édition du vendredi 19 mars 2010
Du 27 au 30 mai, Sète va accueillir la première étape des "Extreme Sailing Series 2010". Quatre jours de fête qui vont donc voir débarquer, en Île Singulière, des monstres marins à la pointe de la technologie. Si l'on ne connaît pas encore le plateau, on sait déjà que trois skippers français sont attendus sur le circuit, ainsi que cinq autres équipes internationales.Il ne reste plus qu'à espérer que le vent soit de la partie. Pour le reste, ces immenses bateaux se chargeront d'assurer le spectacle. Les amateurs de sensations fortes sont prévenus.
Publié le : Vendredi 19 mars 2010 à 09:08
édition du vendredi 19 mars 2010
Les six équipages du club "Les Voiles marseillanaises" (LVM), par zéro degré et un vent d'Est de 10 à 15 noeuds, ont participé à la 10e manche du challenge de Thau.
Pas moins de 52 bateaux étaient engagés pour cette régate hivernale organisée par le club de Mèze (SNBT) et 5 voiliers du club LVM ont passé la ligne d'arrivée à Mèze : Shoestring termine 2 e et Ticri 3 e en classe C ; Circe, 2 e en classe D, Vent de folie, 2 e , et Fun des chichourles, 6 e en classe R.
La prochaine régate sera organisée à Bouzigues ce dimanche 21 mars , et le club "Les Voiles marseillanaises" prépare les deux belles journées du Trophée voile, qui se déroulera le week-end des 10 et 11 avril sur le port de Marseillan-ville.
Publié le : Vendredi 19 mars 2010 à 09:02
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| Photo Vincent Andorra |
édition du mercredi 17 mars 2010
Un Sétois particulièrement crédible et féru d'histoire maritime locale nous assurait il y a quelques mois être "tombé" sur un petit gisement de monnaies anciennes - au demeurant sans valeur - sur le Lido, non loin de la tour du Castellas. Les engins venaient à cette époque de déblayer un vaste espace jouxtant le camping du même nom. Et l'on s'était plu à rappeler le passé de ce Lido, quand il n'était jadis qu'un chapelet d'îles parsemé d'autant de graus permettant d'accéder à la mer intérieure qu'était l'étang de Thau.
Un plan d'eau alors très prisé des navigateurs parce que relativement protégé des vents, mais dont l'accès n'était pas toujours aisé du fait des nombreux hauts fonds. D'où les importants sites archéologiques dénombrés entre Sète et Marseillan.
Aussi ne pouvions-nous pas rester insensibles à la "découverte" de notre photographe ce week-end sur le Lido... A quelques mètres à peine de la route (l'ancienne), face à la supérette du Castellas, là où, cet été encore, les estivants étalaient leurs serviettes sur la grève en rêvant, une épave a été mise au jour par l'action de la mer qui, en ce point précis, n'a laissé aucune chance à la plage.
Du navire on distingue parfaitement les membrures. Assez ventru, il mesure 12 m environ et affleure désormais dans quelques dizaines de centimètres d'eau. Nous laisserons à d'autres, plus experts, le soin de dire s'il s'agit là d'une épave antique ou moderne, des restes d'un simple bateau boeuf ou d'un navire de fret.
Nous contentant de nous souvenir là encore que c'est dans ce secteur-là (bien que plus au large) que, comme nous le rappelait récemment la conservatrice du musée de l'Ephèbe, Odile Bérard- Azzouz, ont été mises au jour bon nombre de ses collections.
Et la conservatrice d'évoquer ainsi le trépied étrusque du musée capagathois mais aussi le Cesarion, dont l'épave de provenance n'a pas encore été identifiée, d'ailleurs.
En son absence, nous avons pu joindre hier Marc Sauer, un de ses collaborateurs, qui a insisté sur l'importante fréquentation, jadis, des "graus du Lido", ces derniers permettant de naviguer ensuite, à l'abri, d'étang en étang. Tout au moins jusqu'au Moyen Age, époque à partir de laquelle les alluvions du Rhône et de l'Hérault constituèrent le Lido.
Hier soir, Marie-Pierre Jezegou, archéologue au Drassm (département de recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines), estimait toutefois qu'il pourrait d'agir là d'une épave déjà identifiée : celle du Malvera , un navire du début du XX e siècle. Si c'est bien le cas, les chasseurs de trésors de tous poils peuvent donc ranger leurs poêles à frire : pas de trésor antique à attendre de son exploration .
En attendant, nous, on continue de rêver.
Patrice CASTAN
Publié le : Mercredi 17 mars 2010 à 09:10
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| Photo Vincent DAMOURETTE |
édition du mardi 16 mars 2010
RAPPEL : Le nettoyage du fond des canaux et bassins durera jusqu'au mois d'août prochain
Ils sont à pied d'oeuvre depuis une semaine dans le port de Sète, où plus de 300 épaves ont été recensées (Midi Libre du 2 mars), dont 150 voitures au fond du seul bassin du Midi ! Et c'est par les quais canaux du centre-ville, notamment les zones situées entre les ponts fixes, que le nettoyage de grande envergure a débuté. Ce premier "atelier" devrait durer un mois et demi. Alors que parallèlement, la société mandatée par l'Etablissement public régional qui gère le port de Sète s'attaquera au nettoyage des bassins (du Midi, Colbert, Orsetti...), mais par des moyens mécaniques cette fois et jusqu'au mois d'août prochain.
Un plongeur a ainsi inspecté les fonds du Cadre royal en fin de semaine dernière. Et découvert l'habituel inventaire : batteries, pneus, bouteilles, panneaux de signalisation, ferraille, etc. Les épaves comme les petits objets polluants seront retirés d'ici la fin du mois et triés avant d'être valorisés. Bientôt, les premières autos devraient être extraites des fonds de Cayenne.
Au total ce grand nettoyage, le tout premier de cette envergure depuis la création du port, coûtera 836 000 €.
Publié le : Mardi 16 mars 2010 à 10:36
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édition du dimanche 14 mars 2010
Connu comme le loup blanc sur la station, Pierre Weiss, 56 ans, est un précurseur du sport agathois.
En 1974, il est l'un des premiers moniteurs de voile du Cap. Au milieu des années 80, voilà qu'il se lance dans une toute nouvelle discipline, le triathlon, en participant notamment à plusieurs éditions du triathlon de Nice. Bref un sportif, un vrai, sur qui les années n'ont pas vraiment de prise.
Pour preuve, le dernier défi en date que s'est fixé ce salarié de la Sodéal : rallier la Corse au continent à la rame, sur un aviron. Soit entre quatre et cinq jours de mer, à raison de 16 heures d'efforts quotidiens.« Il y a un aspect sportif qui me pousse bien sûr, mais pas seulement. La préparation technique de cette traversée, la logistique, le routage, sont autant de secteurs qui me passionnent » , explique-t-il.
Le 18 août prochain, son embarcation sera chargée sur un bateau suiveur, direction Calvi. « Si la fenêtre météo est favorable, on enchaîne immédiatement par la traversée » , ajoute Pierre.
Le cap : Calvi – Hyères dans un premier temps, avant de rallier Agde le long de la côte méditerranéenne sur un aviron de mer revu et corrigé pour l'occasion. « Ces bateaux, qui ne sont pas habitables mais taillés pour le sprint, viennent des rivières. Il a donc fallu adapter une dérive pour faire face aux courants marins, ainsi qu'une barre commandable au pied. » Ravie de bénéficier d'un banc d'essai un peu exceptionnel, la société MPS Composite, basée dans la région toulousaine, a mis gracieusement à disposition de Pierre Weiss un aviron "double" réaménagé pour une utilisation solo. « Entre les vivres et le matériel, j'aurai environ 50 kg de charge » , poursuit le rameur, qui sera assisté d'un bateau suiveur, « essentiellement pour des questions de sécurité. Afin d'éviter les collisions, le bateau surveillera les alentours durant les plages de repos. En été, la Méditerranée est un "terrain de jeu" fréquenté. Tout seul, ça ne serait pas raisonnable. » A sa connaissance – « mais ça mérite d'être vérifié » s'empresse t-il d'ajouter -, cette traversée sur un aviron "simple" n'a jamais été effectuée. Un plongeon dans l'inconnu où rien n'est laissé au hasard, à l'image des données scientifiques : « L'évolution des courants marins sera déterminante. Nous allons les exploiter en utilisant les données de l'Ifremer. La partie routage est très fine d'autant qu'en Méditerranée, même si nous n'avons pas de grandes marées, les courants varient quasiment d'heure en heure. » Déjà bien affûté, Pierre Weiss s'astreint en ce moment à six ou sept heures de travail physique par semaine, avant d'augmenter les charges progressivement, pour culminer entre 12 et 14 heures hebdomadaires juste avant le départ. « Une discipline comme le triathlon m'a permis de bien connaître mon corps. Je sais par exemple que je suis moins performant le matin que le soir. J'ai donc adapté mes 16 heures de rames quotidiennes en fonction de mon rythme biologique. » 450 kilomètres, c'est ce que doit parcourir Pierre Weiss pour réussir son pari, soit autant que la distance qui sépare Agde de Bordeaux, à la seule force des bras et des jambes.
Vous avez dit exploit ?
Olivier RAYNAUD
Publié le : Dimanche 14 mars 2010 à 11:15
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Certains fruits de mer contiennent des toxines provoquant des dysfonctionnements cérébraux.
Des toxines libérées par certaines micro-algues et présentes dans certains poissons et fruits de mer pourraient provoquer des symptômes neurologiques sévères pour l'Homme, selon des travaux menés par des chercheurs du CNRS et du CEA, publiés dans la revue PNAS. L'équipe de chercheurs a identifié le mécanisme d'action de deux de ces toxines néfastes pour l'Homme afin de mettre au point, à long terme, des antidotes.
Coquillages et poissons contaminés par ces biotoxines marines peuvent provoquer chez l'Homme des symptômes diarrhéiques, paralytiques ou encore neurologiques sévères. En étudiant deux de ces toxines sur des souris de laboratoire, les chercheurs ont pu constater qu'il s'agissait de neurotoxines "à action rapide" qui pouvaient générer des symptômes neurologiques mortels en quelques minutes.
Ces deux toxines s'attaqueraient au récepteur "nicotinique à l'acétylcholine", un transmetteur essentiel pour les êtres vivants. Selon les résultats de ces travaux, les toxines en question peuvent bloquer de manière quasi-irréversible la fonction du récepteur; ce qui provoquerait des dysfonctionnements musculaires et cérébraux.
Information publiée sur le site topsante.com
Publié le : Vendredi 12 mars 2010 à 12:41
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| Photo Vincent ANDORRA |
édition du jeudi 11 mars 2010
Macabre découverte, mardi, peu avant 17 h, sur le brise-lames, côté Sète. Un dauphin s'y était échoué, sans doute il y a plusieurs jours, étant donné sa couleur blanchâtre. Les pompiers ont amarré le cadavre et ont alerté l'ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage), dont la direction régionale se trouve à Juvignac.
Hier matin, Charles Bringuier , agent technique à la brigade Est, basée à Villeveyrac, du service départemental de l'ONCFS , s'est rendu sur place, avec un pompier spécialisé. « Nous avons constaté que l'animal n'avait plus de queue et qu'un bout de filet y était accroché. Mais j'ai renoncé à faire des analyses étant donné son état de décomposition avancée. » Etant long d'environ 2,50 mètres, « il pourrait s'agir d'un grand dauphin plutôt qu'un dauphin bleu et blanc, l'espèce la plus courante en Méditerranée , explique Charles Bringuier. En tout cas c'est très vraisemblablement un mâle ».
Le cétacé a été remorqué jusqu'à Cayenne où il a été de nouveau amarré, le temps qu'une entreprise d'équarrissage mandatée par la ville vienne le récupérer.
Publié le : Jeudi 11 mars 2010 à 09:36