Rafales : 7 nds
Température mer : 11°C
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| Photo L. BOURRIQUEL |
édition du vendredi 4 juin 2010
La fête du nautisme débute aujourd'hui au Cap, jusqu'à dimanche. Un rendez-vous marqué par l'importante mobilisation des acteurs locaux, tout au long du week-end. Point central, un village nautique est installé en plein coeur de la station, sur les quais du Centre Port, où un Pass nautique est délivré. Il est le véritable sésame pour permettre de tester une activité nautique. Voici les temps forts de la manifestation.
Aujourd'hui : de 14 h à 18 h 30, forum "La sécurité et les plaisanciers", au Centre nautique (inscription au 04 67 01 46 46).
Demain et dimanche : quai du Beaupré, de 10 h à midi, visite du site Natura 2 000 des posidonies à bord du catamaran Shaïga, avec des animateurs de l'Adena.
Demain toute la journée et dimanche matin, démonstration et baptême de rame traditionnelle avec la SNJA. Dimanche à 13 h 30, défi de rame traditionnelle.
Samedi et dimanche à 10 h, 11 h, 14 h 30, 15 h 30 et 16 h 30, embarquement sur les voiliers de régatiers de la Sorac, découverte de la plaisance à voile avec le Cercle nautique du Cap d'Agde, initiation aux techniques de pêche avec Les Palangriers d'Agde et du Cap, présentation de matériel de pêche au gros avec Croisières-Pêche. Quai des Phéniciens : demain, initiation au stand-up – Paddle, nouveau sport de glisse.
Dimanche à 9 h 30, course "Brescou Paddle Race". Samedi, de 10 h à midi, initiation au kitesurf. Samedi à 14 h 30, démonstration de kitesurf au Centre-port. Dimanche, course d'orientation en kayak de mer. Découverte du fun-boat avec le Centre nautique et de la régate avec l'ENAC. Baptêmes de plongée pour ados et adultes avec Capes Plongée et le GPES.
Quai de la Trirème : samedi et dimanche à 14 h, découverte des activités subaquatiques et des fonds marins pour les enfants de 6 à 12 ans, avec Bélouga Plongée. Quai de la Trinquette : visite de la vedette de sauvetage de la SNSM.
Quai Jean-Miquel : samedi et dimanche à 11 h 30, promenade en mer sur les vedettes de Trans Cap Croisières.
Publié le : Vendredi 4 juin 2010 à 09:35
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| Photo Hérault Tribune |
édition du jeudi 3 juin 2010
RAPPEL : L'un des bâtisseurs du Cap d'Agde est décédé lundi à l'âge de 93 ans
A quelques semaines de la grande soirée anniversaire des 40 ans du Cap d'Agde, le 30 juillet prochain, l'un des principaux concepteurs de la station, l'architecte Jean Le Couteur, vient de mourir.
Talentueux, il était déjà renommé avant de plancher sur l'immense projet du Cap d'Agde. On lui doit notamment la basilique d'Alger, l'université de Tananarive, à Madagascar, la Maison de la culture de Reims et, en association avec Paul Herbé, les plans de l'hôpital de N'Djamena sans oublier, en 1955, la cathédrale du Sacré-Coeur d'Alger.
En 68, il crée le projet de pavillon gonflable pour l'exposition universelle d'Osaka, dont il fut le lauréat. Une construction malheureusement jamais réalisée, le commanditaire ayant décidé de changer la structure au dernier moment. En cette même année 1968, l'Etat et la ville d'Agde signent une convention avec la Sebli (société d'équipement du Biterrois et de son littoral) pour réaliser les études et les travaux, commercialiser les terrains et financer les équipements de la future station balnéaire. Le chantier débute en 1969 avec Jean Miquel, directeur de la Sebli, selon les plans de Jean Lecouteur, nommé architecte en chef de ce projet pharaonique.
La conception et la cohésion de l'aménagement s'inspirent du caractère typique des villages du Languedoc-Roussillon, en s'attachant particulièrement à l'unité architecturale dans la diversité, à l'harmonie des couleurs, à l'alternance des quartiers calmes et animés. La station s'organise peu à peu en amphithéâtre autour du port de plaisance.
Ce grand architecte éprouvait une profonde affection pour le Cap d'Agde. Il ne manquait d'ailleurs jamais de venir visiter son "bébé", comme ce fut le cas il y a encore peu, pour les 36 ans de la station. Aux côtés de l'ancien maire d'Agde, Pierre Leroy Beaulieu, décédé en 2006 et de Marie-Thérèse Miquel, veuve de Jean Miquel, il avait pu constater combien la station avait évolué ces dernières années. Mais une certaine idée de l'urbanisme, elle, est bien restée.
Une bénédiction aura lieu ce vendredi 4 juin, place Sainte-Geneviève, à Paris.
Publié le : Jeudi 3 juin 2010 à 08:10
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| Photos Vincent ANDORRA |
édition du mercredi 2 juin 2010
RAPPEL : Arrivé hier de Port-Vendres, il va rester amarré quai du Maroc jusqu'à dimanche inclus. Le public pourra le visiter ce week-end
Un trait foncé vertical, incliné, barrant l'horizon au large du brise-lame. Ce trait, c'est celui d'un mât qui culmine à 47 mètres de hauteur ! Et c'est la première image que l'on aura vue, d'ici, du plus grand trimaran océanique de course au monde, arrivé hier après-midi de Port-Vendres, presque en coup de vent.
Jusqu'à dimanche soir, le port de Sète au quai du Maroc est donc l'hôte du Maxi Banque Populaire V, de son skipper Pascal Bidégorry et de son équipage, tout juste auréolés de leur record de la traversée de la Méditerranée (en 14 heures, 20 minutes et 34 secondes).
Une pléiade d'animations sont au programme autour de cet événement. Et l'on pourra bien sûr visiter la "bête" bleue et blanche (40 mètres de long, 23 de large, plus de 1 000 m 2 de surface de voile) : ce sera samedi et dimanche, de 13 h à 20 h.
Publié le : Mercredi 2 juin 2010 à 07:48
édition du mardi 1 juin 2010
RAPPEL : Le renouvellement de la vedette de Gruissan est menacé par l'absence de financement du conseil général
« Non, la SNSM nationale ne pourra pas pourvoir au dernier quart du financement de Notre-Dame des Auzils III comme une rumeur le suggère » . Xavier de la Gorce, ex secrétaire général de la Mer et actuel vice-président national de la Société de sauvetage, chargé des relations avec les collectivités territoriales, tient à remettre les choses au point.
Pour lui, la solution ne peut que passer par le conseil général de l'Aude. Dans cette optique, il a envoyé une demande de rendez-vous à Jacques Hortala, président du Sdis 11, il y a une dizaine de jours. Et attend une réponse. Xavier de la Gorce entend bien faire le point sur les relations entre l'association et la collectivité. Avec la même force de persuasion qu'il a su montrer auprès du conseil régional. Ce qu'il va demander : « Une participation exceptionnelle de 115 000 € pour la vedette et 10 000 € de frais de fonctionnement, ce qui n'est pas une somme excessive par rapport à d'autres dépenses du Département » . Quant à la compétence déniée par l'assemblée, le vice-président précise : « La sauvegarde en mer a, sur le littoral, un intérêt local évident... En revanche, on peut discuter de modalités d'échelonnement ! C'est important pour nous financièrement mais aussi pour l'ancrage local, pour l'implication indispensable dans le contexte de développement touristique » .
Si la participation n'est pas acquise ? « Je n'imagine pas que le Département n'accepte pas. Pour une mission d'intérêt général. Sinon... on ne fera pas... »
Ch. V
Publié le : Mardi 1 juin 2010 à 09:58
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| Photo Louis JOURDE |
édition du mardi 1 juin 2010
RAPPEL : Le bateau, avec trois hommes à bord, était l'une des vedettes d'Escale à Sète samedi. Il a chaviré dimanche au large de Narbonne. Un équipier a été transporté d'urgence à l'hôpital
Le grand rassemblement de vieux gréements qui s'est tenu le week-end dernier à Sète a failli très mal se terminer pour l'équipage d'un des navires, le drakkar Vin land, de Canet-en-Roussillon, dont nous avions évoqué l'histoire dans notre édition de samedi.
Le vieux bateau de 17,60 m lance un appel au secours au crossmed de Toulon dimanche en fin de matinée : victime d'une voie d'eau, il n'est plus stable. Le SOS sera répercuté dans trois directions susceptibles d'intervenir à la position indiquée par le Vin land, soit environ 8 milles nautiques (près de 16 km) au large de Narbonne-Plage.
La première est celle d'un navire de plaisance, le Vox, faisant route à proximité ; la seconde... le porte-avions Charles-de-Gaulle à moins de 150 km de là qui propose de mettre un hélicoptère à disposition.
Le troisième message parvient à la SNSM de Gruissan, qui rassemble immédiatement son équipage pour appareiller un quart d'heure après l'alerte. Les huit hommes font aussitôt route vers le Vin land. Sur la mer agitée, secouée de vagues heureusement de taille encore raisonnable 1,25 m à 1,50 m, ils ne voient aucun navire dans un premier temps.
Mais finissent par découvrir, grâce à leurs gilets de sauvetage, les trois membres de l'équipage, accrochés au bateau aux trois-quarts immergé sur son flanc tribord. Georges Marco, le capitaine de la vedette de la SNSM, décide aussitôt de récupérer les naufragés. Cela malgré des conditions rendues difficiles du fait de l'état de la mer et de bouts dérivant autour de l'épave. Les trois hommes sont épuisés de leur séjour dans l'eau froide. L'un d'entre eux, Serge Dupont, âgé de 67 ans, souffrant de problèmes cardiaques, se trouve même plongé en hypothermie.
Abandonnant le drakkar, pour aller plus vite, Notre-Dame-des-Auzils II met alors le cap à vitesse maximale vers Gruissan où une ambulance des pompiers attend la victime. Le porte-avions, comme le navire de plaisance peuvent alors reprendre leur route. Le propriétaire du Vin land, le Suisse Jean-Luc Gauthier, 52 ans, et le Canétois Eric Teixier, 47 ans, ont également été soignés.
Le Vin land avait été l'une des attractions d'Escale à Sète ce week-end. Le bateau, réplique d'un drakkar du musée d'Oslo, avait été construit il y a 20 ans par Jean-Luc Gauthier. Il avait traversé l'Atlantique à deux reprises, avec six hommes à bord. Une aventure de quatre mois qui s'était heureusement mieux terminée que le retour à Canet.
Christiane VINCENT
(*) Le capitaine était secondé de Sandro Stepanoff, Denis Verpillot, Stephan Seguinaud, Robert Lecaoussin, Robert Peramont, Maxence Vanhersceker et Stéphane Camus.
Publié le : Mardi 1 juin 2010 à 09:21
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| Photo Vincent Andorra |
édition du dimanche 30 mai 2010
Satisfait de son passage en Île Singulière, le directeur de l’épreuve, Gilles Chiorri, n’exclut pas une nouvelle étape l’an prochain sur le plan d’eau sétois.
« Par expérience,j’estime qu’environ 15 000 personnes ont suivi les régates »
Le circuit européen de l’Extreme sailing sereies passe par l’Allemagne, l’Angleterre, l’Espagne, l’Italie et la France. Vous vous étiez déjà arrêtés les années précédentes à Marseille ou Hyères. Pourquoi Sète cette année ?
Nous avons été mis en relations avec les élus sétois par l’intermédiaire de Thierry Peponnet. En fait, nos discussions avec Toulon n’ont pas abouti pour des questions de dates. Ici, la ville s’est montrée très sensible à notre projet et surtout très réactive. En moins de dix jours, nous avions trouvé un accord de principe. Sète convient à notre organisation car le site réunit les trois conditions que nous nous sommes fixées : un stade sportif qui permet à nos bateaux d’évoluer, une proximité du public et la possibilité d’accueillir nos partenaires dans un espace VIP.
Installer une telle organisation coûte forcément très cher. Quel est votre budget et que demandez-vous aux villes qui vous accueillent ?
Le budget de chaque étape est d’environ 350 000 €. Et la participation ds villes est très importante. Sauf dans ce cas-ci. Vu les conditions, nous avons fait un gros effort financier en limitant la participation de la Ville à 15 000 €. Mais c’est exceptionnel.
L’accueil que vous avez reçu à Sète vous a-t-il donné satisfaction ?
Le point faible, c’est la multiplicité des interlocuteurs. Nous avons dû discuter avec la Ville, mais aussi avec la Région, avec Port Sud de France, avec la Chambre de commerce, les pêcheurs, la société nautique... Dans d’autres lieux, les grands événements sont gérés par un interlocuteur unique et ça nous facilite vraiment le travail.
Cela dit, la société nautique nous a beaucoup aidés et en privilégiant le dialogue, chacun a compris que nous n’arrivions pas ici en terrain conquis. Nous consacrons beaucoup de temps à la discussion pour que chacun soit intégré dans l’événement. J’ai eu plusieurs fois les pêcheurs au téléphone ou les organisateurs de promenade en bateau. Au final, même si les changements dans les habitudes des gens sont souvent difficile à accepter, l’accueil que nous avons reçu ici a été satisfaisant. Et puis, vous savez, quand des gens comme Peyron ou Cammas expriment leur plaisir d’être à Sète, c’est vécu comme une fierté par les habitants.
Et puis samedi, le public était au rendez-vous. Par expérience, j’estime qu’environ 15 000 personnes ont suivi les régates.
Justement, qu’ont pensé les skippers du plan d’eau ?
C’est un très beau stade nautique. Le relief avec le mont Saint-Clair rend les conditions de navigation difficiles mais le spectacle était au rendez-vous et à quelques mètres du rivage, nous avons pu assister à de très belles manœuvres.
Envisagez-vous de revenir ici l’an prochain ?
Oui, nous y songeons sérieusement. La décision sera prise en juillet-août. Le retour que j’ai pu avoir de la part des interlocuteurs sétois est favorable. Nous devrions organiser une table ronde avec les différents interlocuteurs concernés prochainement.
Recueilli par F.D
Publié le : Lundi 31 mai 2010 à 08:49
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Photos Sylvie CAMBON et Louis JOURDE |
édition du samedi 29 mai 2010
La première édition d’Escale à Sète a été largement plebiscité par le public hier. Des milliers de personnes se sont pressées sur les quais, devant la criée ou sur le Môle saint-Louis pour admirer les vieux gréements, déguster les produits de la mer, profiter des défilés et des concerts, et admirer les prouesses sportives des skippers de l’Extreme Sailing.
Les organisateurs ont même reçu les félicitations de représentants de la ville de Douarnenez, maîtres incontestés des fêtes traditionnelles maritimes.
Stars du jour, les vieux gréments amarrés au quai de la Marine ont été admirés toute la journée par des milliers de curieux et d’admirateurs. Il faut dire que ces bateaux d’un autre âge ont un charme incomparable et pour la plupart d’entre eux une histoire extraordinaire (notre édition d’hier). Même les représentants de la ville de Douardenez dont les fêtes marines sont une référence incontestée, ont été séduits par cette première édition d’Escale à Sète. « Vous verrez, l’an prochain, le succès sera encore plus grand », ont-ils prédit. On ne demande qu’à les croire.
Pendant que les amateurs de sports traditionnels se pressaient à la criée pour assister au tournoi de joutes et au défilé des rameurs de Cettarame, d’autres avaient investis le môle pour admirer les prouesses des skippers de l’Extreme sailing.
Publié le : Dimanche 30 mai 2010 à 09:05
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édition du samedi 29 mai 2010
Suspense, rebondissements, dépassements osés, remontées spectaculaires, manoeuvres acrobatiques. Et tout ça sous les yeux du public. C'est ça l'Extreme sailing series. Des régates à couteaux tirés. Huit bolides des mer, drivés par des équipages d'exception, qui tirent des bords à quelques mètres du rivage. Du Môle ou de la promenade Leclerc, on découvre en privilégiés les gestes précis, rodés, millimétrés des quatre hommes à bord. Comme si on y était. C'est impressionnant de professionalisme, bluffant d'efficacité.
Au micro, deux spécialistes, Sébastien Destremeau et Vincent Ballard, commentent les moindres faits de course et font profiter le public de leur connaissance de la voile régatière. Au village départ, une masse d'information permet de faire connaissance avec les skippers, tous bardés de titres - champion du monde, champion olympique- et détenteur de palmarès long comme le bras, en course au large comme en régate. Bref, cette étape sétoise du Extreme sailing tour, c'est du grand spectacle. Et c'est 100 % gratuit. A consommer sans modération jusque dimanche.
Premières régates aujourd'hui dès 14 h
Publié le : Samedi 29 mai 2010 à 09:46
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| Photo Louis JOURDE |
édition du samedi 29 mai 2010
« Mon atout cette année ? J'ai décidé d'alourdir mon équipage. Et j'ai trouvé un équipier parfait, qui fait 105 kilos ! » . Sourire de tous, jeudi, lors de la conférence de presse des Extreme Sailing Series, quand Yann Guichard, le skipper de "Groupe de Rotschild", commentait ainsi ses chances d'être meilleur que la saison dernière (où il avait terminé 2e du général, tout de même). Et surtout sourire au coin du bar où ledit "105 kilos" se fait chambrer par ses coéquipiers. Mais ce que Yann Guichard n'a pas dit (ou ne sait pas...), c'est qu'il s'est de plus attaché le service d'un local, qui connaît bien le plan d'eau sétois et les pièges de sa météo particulière.
En fait pas tout à fait un local, mais un habitué du coin. « Je suis né en Corse, mais j'ai fait mes études de Staps à Montpellier, précise Nicolas Heintz, en effet joli bébé d'un bon quintal. Et j'ai débuté la voile ici, à Mèze, en match-racing, avec Christophe André, qui coachait notre équipage d'étudiants. Puis j'ai poursuivi les compétitions de match-racing, organisées notamment ici, par la Société nautique de Sète.
Après avoir navigué avec Damien Iehl, je navigue avec un équipage breton. Cette année, Yann Guichard, qui cherchait comme il dit un équipier de poids, m'a contacté. Et voilà comment je débute ici à naviguer sur ces Extrême 40, avec le team "Gitana". » Apparemment, Yann Guichard a eu du nez. Après avoir dominé la première journée de ces Extreme Séries, le skipper de "Groupe LCF Rothschild" poursuivait hier sa domination.
A la plus grande joie de Nicolas Heintz : « C'est vraiment super de rentrer dans le vif du sujet ! Il me faut encore acquérir quelques automatismes pour être plus performant mais globalement cette entrée en matière est concluante. J'ai pris beaucoup de plaisir sur l'eau et je suis très fier de faire partie de cet équipage. » Un équipage avec qui le "séto-corse" va courir tout le circuit européen, avec Cowes, Kiel, Trappani et Almeria pour terminer. Et, entre deux régates "sur deux pattes", c'est avec un autre Sétois, Bertrand Pacé, qu'il va participer aux championnats du monde de match-racing, en Corée, en juin prochain. Décidément, très demandé, Nicolas Heintz.
J.-L. R
Publié le : Samedi 29 mai 2010 à 09:43
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édition du samedi 29 mai 2010
Ce cargo à voiles, qui sillonna la Baltique dès 1905, fait escale à Sète sur la route qui le conduit de la Suède vers la Turquie. Istanbul précisément où il deviendra un centre culturel et scientifique en hommage à son ancien propriétaire, l'artiste turco-suédois Ilhan Koman. On peut d'ailleurs admirer quelques reproductions de ses sculptures (en modèle réduit) sur le pont du voilier.
Publié le : Samedi 29 mai 2010 à 09:39
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édition du samedi 29 mai 2010
Jean-Luc Gauthier, il faut bien l'avouer, est un peu allumé. Traverser l'Atlantique aller-retour, de Granville aux Antilles, puis des Antilles à Granville, sur un Drakkar construit avec quelques copains, ça tient de l'aventure rustique avec un grand A et un grand R. Un simple pont, pas de couchettes, une voile carrée, des rames. Et c'est tout. On dort à la belle étoile, et quand il pleut, on fait le dos rond. Ils sont partis à six, sont revenus à deux...
Auparavant, Jean-Luc Gauthier le Normand (ceci explique cela) et une dizaine de copains avaient passé cinq années à construire cette réplique grandeur nature ou presque d'un drakkar exposé au musée d'Oslo.Aujourd'hui, le Vinland (le nom de l'Amérique pour les Vikings) est basé à Canet. Son propriétaire se repose. Il a juste, ces derniers mois, entrepris le pélerinage de Compostelle. Une autre aventure inscrite dans son carnet, après l'Atlantique en Drakkar donc, et le Paris-Dakar. A Vélo !
Publié le : Samedi 29 mai 2010 à 09:36
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édition du samedi 29 mai 2010
RAPPEL
Une centaine de vieux gréements sont attendus aujourd'hui dans le cadre d'Escale à Sète De la petite catalane au boutre, du pointu au drakkar, il y en a de tous les styles, de toutes les dimensions, de toutes les passions On pourra les admirer de la Savonnerie à la Criée. Et pour les plus chanceux, parfois monter à bord de ces bateaux d'exception.
Midi Libre en a visité trois en avant-première Parrallèlement, Escale à Sète fait la part belle à la gastronomie et à toutes les traditions marines Le programme est alléchant, étonnant, et forcément festif
Publié le : Samedi 29 mai 2010 à 09:29
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édition du vendredi 28 mai 2010
L’Île singulière accueille ce week-end une centaine de vieux gréements, pour une fête unique en Méditerranée
Pendant que la modernité des catas Extreme 40 file comme le vent au large de Sète, l’intérieur du port abrite, depuis hier et jusqu’à demain, le passé. Le passé de la voile tout autant que le gastronomique. Une escale dans le patrimoine. Une première en Méditerranée.
Il existe bien des rassemblements de voiles latines et/ou de catalanes au gré des ports. Mais pas une fête entière regroupant une centaine de vieux gréements de différents corps de "métier" (thoniers, goélette, bateau-espion, drakkar), des conférences historiques, des discussions, des débats, des chants marins, de la rame traditionnelle, des joutes mais aussi et surtout des recettes oubliées avec des poissons méconnus de la Méditerranée. Voilà l’idée directrice d’Escale à Sète : montrer tous les deux ans, sur le modèle de ce que l’on peut trouver en Bretagne, la force et la vivacité du patrimoine maritime au sens large du terme.
Pour le coup, tous les organismes œuvrant sur le port (pêcheurs et restaurateurs) et les associations impliquées dans la préservation du patrimoine se sont fédérées autour du dossier porté par Wolfgang Idiri et ses amis. Ce jeune Sétois, membre d’un groupe de musique traditionnelle, avait été frappé, lors de prestations dans les grands festivals maritimes bretons, par le regroupement de représentants d’univers différents autour de leur patrimoine. « Après, il a fallu beaucoup de temps pour créer le même genre d’événement à Sète et réunir les divers intervenants », commente le porteur de projet.
Hier, cette aventure est entrée dans le concret avec l’arrivée des vieux gréements. Le temps du week-end, Sète retrouvera alors son profil d’antan avec tous ces vieux mâts amarrés le long du quai de La Marine.
Philippe MALRIC
Animations aujourd’hui et demain de 10 h à 22 h 30.
Publié le : Samedi 29 mai 2010 à 09:25
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| Photo L.J |
édition du vendredi 28 mai 2010
RAPPEL : Jusqu'à dimanche, le môle Saint-Louis va être le théâtre d'affrontements entre huit "Extrême 40", véritables monstres marins en carbone
Huit skippers de renommée mondiale, 61 titres de champions du monde, 20 marins ayant déjà fait le tour de la planète... Voilà de quoi faire rêver les amateurs de voile.
L'ouverture des "Extrême Sailing Series" s'est faite en grandes pompes, hier à l'AmériKclub, en présence notamment de tous ces grands noms. Parmi eux, il y avait Franck Cammas, détenteur et recordman du Trophée Jules-Verne (tour du monde en solitaire). Un champion qui s'est dit « très excité en voyant un niveau aussi excellent sur la ligne de départ. » A ses côtés, on a également retrouvé l'inoxydable Loïck Peyron, recordman du monde en nombre de victoires sur multicoques et, entre autres, vainqueur de la Transat anglaise à trois reprises. Un champion hors normes qui avouait être « ravi de (se) retrouver à Sète pour (se) bagarrer avec les meilleurs. » Il faut dire qu'il n'a pas tort. Que ce soit Mike Golding, Nick Moloney, Yann Guichard, Roman Hagara ou encore Paul Campbell James (le cadet de l'épreuve), tous font partie du gotha de la voile mondiale.
Sans parler de l'Australien Mitch Booth, co créateur de ces fameux "Extrême 40" : « Quand on a réalisé le script idéal du bateau, il y avait trois conditions. Il fallait qu'on puisse le balader facilement à travers le monde dans un conteneur, qu'on soit capable d'apporter le spectacle au public et que l'on puisse embarquer un cinquième homme à bord, un invité. » Ils sont à Sète, cinq à bord et le public est bel et bien au rendez-vous.
Jérôme BELLUIRE
Publié le : Vendredi 28 mai 2010 à 09:33
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à Gruissan, Pierre Labatut est soulagé. Le président de la station SNSM vient d'apprendre que le siège parisien de la Société nationale de sauvetage en mer a décidé de prendre à sa charge la quote-part financière du conseil général de l'Aude pour le remplacement de son bateau d'intervention arrivé en fin de vie. « Notre-Dame des Aouzils III », en construction dans un chantier naval à Carentec en Bretagne, mouillera dans le port gruissanais au cours du dernier trimestre 2010. « La continuité du sauvetage en mer est assurée pour les trente prochaines années. Sur le fond, une incompréhension persiste avec le conseil général tant que son président, Marcel Rainaud, ne sera pas correctement instruit sur le contenu de notre existence », dit Pierre Labatut.
à l'automne 2008, la SNSM avait adressé au conseil général de l'Aude une demande de subvention pour le remplacement de la vedette « Notre-Dame des Aouzils II », qui affichait à la barre trente ans de bons et loyaux services dans le port de Gruissan. Le Département avait opposé son refus, faisant valoir qu'il ne pouvait pas aller au-delà de sa contribution annuelle de 8 000 € pour les frais de fonctionnement de la station. « Un usage, qui n'est pas gravé dans le marbre, veut que le financement d'un nouveau bateau soit partagé de façon équitable entre la SNSM Paris, la station locale, la Région et le Département. Soit une contribution supplémentaire de 115 000 € pour le conseil général de l'Aude », explique Pierre Labatut.
Le Département avait avancé plusieurs explications à son refus par l'intermédiaire de Pierre Authier. Le président de la commission des finances avait tracé la ligne de défense suivante : « Avec un encours de la dette de 559 euros par habitant, nous comptons parmi les départements les plus endettés de France. Nous avons dû amputer de moitié les investissements aux communes.
Nous avons préféré maintenir notre subvention de 350 000 euros pour les frais de fonctionnement de l'hélicoptère du Samu de Carcassonne. C'est un choix, nous ne pouvons plus jouer le rôle de département providentiel ». Les restrictions budgétaires sont sourdes à une solidarité qui a permis en 20 ans, à la vedette de la SNSM, de sauver 200 vies au large du littoral gruissanais.
Un mauvais choix selon Codorniou
Pour remplacer son bateau parti à la casse, la station de la SNSM de Gruissan sera dotée d'un « V2 » long de treize mètres dont le coût est de 455 000 €. Le sauvetage en mer sur 25 km de côte gruissanaise est assuré par un équipage de 15 bénévoles, sous les ordres du Cross Méditerranée. Sollicité à hauteur d'un quart du financement de « Notre-Dame des Aouzils III », le conseil régional Languedoc-Roussillon avait refusé dans un premier temps. Il a fallu l'intervention de Didier Codorniou, aujourd'hui vice-président de la Région et maire de Gruissan, pour que la collectivité revoit sa copie et accepte de mettre la main au pot. « Je comprends les difficultés du département de l'Aude dont la dotation de fonctionnement est en baisse, dit Didier Codorniou. Cependant, c'est un mauvais choix de solidarité de ne pas participer à une aide vitale pour nous tous. Le Département n'a pas traité cette affaire par le bon bout ».
Publié le : Vendredi 28 mai 2010 à 08:56
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| Photo S. B |
édition du mercredi 26 mai 2010
Son cadavre joufflu a été aperçu dimanche, flottant sur le Canal royal. Les pompiers l'ont repêché et l'ont déposé sur le quai Adolphe-Merle. Sabrina Briski passait par là avec sa fille, et l'a pris en photo. Pas tous les jours que l'on découvre un poisson-lune échoué à Sète.
Ce spécimen-là, sans doute mort depuis plusieurs jours, devait être très jeune. Ses dimensions, certes, en imposent : environ 75 cm de long pour 45 cm de large. Mais s'il avait vécu plus longtemps, sa longueur aurait pu atteindre 1,80 mètre à l'âge adulte, et son poids... une tonne ! La môle (mola mola ), plus familièrement appelée poisson-lune en raison de sa forme sphérique, est en effet l'une des plus lourdes espèces de poisson. Elle est répandue dans les eaux tropicales et tempérées du monde entier. Sa chair et ses nageoires sont très appréciées en Extrême-Orient, notamment à Taïwan et au Japon, mais sa commercialisation est interdite dans l'Union européenne.
Comment un représentant de cette espèce pélagique a-t-il pu se retrouver dans le port de Sète ? Pour Renaud Dupuy de la Grand-Rive, directeur de la réserve naturelle du Grand-Bagnas, « il a certainement été victime de ce qui menace le plus souvent ses congénères : être pris au piège des filets, sans doute d'un chalutier ».
Mais pour Michel Cantou, plongeur scientifique, « il est très probable qu'il soit arrivé de lui-même dans le canal. En effet, en raison de la prolifération de méduses, on a relevé la présence de nombreux poissons-lune sur tout le littoral ». Ce "petiot" aurait-il été victime de sa gourmandise ?
En tout cas, resté plusieurs heures affalé sur le quai, il a subi les attaques des mouettes avant d'être finalement ramassé par les services municipaux d'astreinte. Et le poisson-lune s'est définitivement éclipsé ...
Marc CAILLAUD
Publié le : Mercredi 26 mai 2010 à 08:22
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| Photo Judy JANUARIUS |
édition du mardi 25 mai 2010
CONTEXTE
Créée en 2008, la Compagnie de transport maritime à la voile (CTMV) est une société irlandaise dont l'activité commerciale est d'importer principalement des vins du Languedoc-Roussillon Elle utilise des vieux grééments qu'elle "loue" à différents armateurs en fonction de la taille de la cargaison La société des alcools de Québec, premier importateur mondial de vins, utilise ce transport écologique Le développement de l'activité a incité les 15 associés de la CTMV à créer un bureau à Sète Pour assurer sa promotion ici, la société a fait visiter au public, sur le quai d'Alger, vendredi et samedi dernier, le Earl of Pembroke.
Qui l'eut cru ? Qui aurait pensé que le vent du commerce soufflerait à nouveau sur les voiles de ces fameux trois-mâts, construits dans un premier temps pour transporter des marchandises et qui, face à la concurrence des porte-conteneurs, n'accueillaient plus que des passagers en quête de sensations ? Frédéric Albert, Jean-Jacques Vidal, Michel Perry et une dizaine d'autres personnes y ont non seulement pensé mais ont franchi le cap, en 2008, en créant la Compagnie de transport maritime à la voile (CTMV). Une idée géniale, à l'heure où la notion de développement durable induit un « transport propre, respectueux de l'environnement ».
Evidemment, pas question d'affrêter des voitures, du bois ou du bétail. Non, dès l'avènement de la CTMV, c'est le transport de vin en bouteilles, sur palette, qui a été privilégié : « Ce sont des vins languedociens, élaborés dans le respect de la nature, que nous avons sélectionnés, souligne Jean-Jacques Vidal, directeur général. Du vin qui va en plus se bonifier pendant le voyage. » Les premières liaisons ont été opérées entre des ports français de l'Atlantique et l'Irlande, où est installé le siège de la CTMV, ainsi que le Danemark. La goélette Kathleen and May (construite en 1900), l'Etoile de France (goélette à huniers construite en 1938) et le Belem (construit en 1896) ont ainsi été loués à leurs armateurs pour livrer des sociétés britanniques telles que Gilbeys of Ireland ou encore Diageo, la plus importante entreprise mondiale sur le marché des alcools et spiritueux.
Malgré une année 2009 chaotique, dû au fait que le coût de ce type de transport se ressent sur le prix de la bouteille (+ 10 %), 2010 marque le véritable essor de la société. D'abord parce que la CTMV va affrêter le Bessie Ellen (construit en 1904) pour livrer une cargaison de vin (28 palettes) à Montréal.
Le contrat passé avec la Société des alcools de Québec (SAQ), premier importateur de vins au monde, en coopération avec le vieux Port de Montréal et la société de développement commercial du vieux Montréal (la CCI locale), offre désormais cette perspective transatlantique : « Le Kaskelot (construit en 1948) livrera ensuite 50 palettes. A terme, la SAQ devrait réaliser 4 % de son flux avec le transport à la voile. » Une véritable manne pour la CTMV qui, dans la foulée, s'est mise à la recherche de locaux à Sète pour y installer un bureau : « On parle d'un jumelage entre le port de Sète et le vieux Port de Montréal. Faire partir les voiliers d'ici n'est pas pénalisant, au contraire puisque nous exportons des vins languedociens.
Par ailleurs, notre présence à Sète pourrait nous permettre de développer notre activité en Méditerranée. Il y a beaucoup de produits naturels qui viennent du Maghreb. » Alternative au transport routier, la voile possède un atout majeur : « C'est 80 % de réduction des émissions de CO2 par rapport au transport routier et 30 % par rapport au transport maritime conventionnel. » Du coup, « pour coller au marché », la CTMV envisage même de faire contruire « deux voiliers cargos modernes, un de 50 mètres pour l'Europe avec une cale pour 220 tonnes de marchandises et un trois-mâts de 80 mètres pour les liaisons transatlantiques, qui permettra l'acheminement de 800 tonnes de marchandises ».
La présence du Earl of Pembroke, vendredi et samedi dernier sur le quai d'Alger, constituait une opération promotion. Les badauds ont été conquis. Les décideurs devraient suivre.
Yohan DOUCET
Publié le : Mardi 25 mai 2010 à 08:19
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édition du dimanche 23 mai 2010
C'était certainement une demande des commerçants dont les terrasses s'étalent au soleil, tout au long du quai du Commandant Méric au Grau d'Agde.
Il est vrai que les pontons des restaurants situés les plus en amont avaient vieilli. Leurs structures laissaient à désirer et les simples conditions de sécurité n'étaient respectées qu'à la marge. Voilà pourquoi, la ville d'Agde, depuis quelques années, en avait le projet de construction. Et c'est hier, en fin d'après-midi, en présence notamment du sous-préfet Chopin, du conseiller général Sébastien Frey, d'une délégation du conseil municipal, de l'association des commerçants du Grau, qu'une première tranche a été inaugurée.
Sous un soleil enfin estival, Gilles d'Ettore a profité de l'occasion pour présenter quelques futures réalisations qui vont émailler l'avenir du Grau d'Agde, avec l'édification d'une maison des services publics regroupant mairie annexe, poste de police municipale et Poste, des moyens à mettre en oeuvre pour que la magnifique plage ne se réduise pas au fil des années... la rue Jean-Jaurès prolongée.
Pour les pontons, le maire a précisé qu'une prochaine tranche (ceux en aval) devrait être programmée pour 2015. Cependant déjà, les nouveaux, sur une longueur de 80 m, ont suscité la curiosité de visiteurs et ils ont pu découvrir, tout au long des discours que leur édification n'avait pas été chose facile. « Ils sont le fruit d'une vaste concertation, avec l'intervention de l'état, car nous sommes dans le domaine maritime et dans un espace patrimonial protégé, du conseil général qui nous a aidés au financement, car les nouveaux pontons sont accessibles aux personnes à mobilité réduite, et les commerçants du Grau qui nous ont donné leur avis et soumis leurs souhaits », indiquait le député maire.
Et dans un même vent d'enthousiasme, le sous-préfet Chopin insistait sur l'intérêt de ce nouvel équipement, permettant, notamment, aux personnes handicapées de pouvoir accéder aux terrasses des établissements dominant le fleuve au niveau de son embouchure.
H. C
Publié le : Dimanche 23 mai 2010 à 07:54
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édition du samedi 22 mai 2010
RAPPEL : Depuis 20 jours, les "junéviles" meurent
Comme quoi croiser les doigts ne sert à rien. Mais hélas, les ostréiculteurs n'avaient pas d'autre alternative en ce printemps, alors qu'ils appréhendaient un possible retour d'une surmortalité des jeunes huîtres sur l'étang. Le président fraîchement réélu de la SRC, Philippe Ortin, l'avait rappelé sans trop vouloir y croire : « Généralement, la mortalité fait des dégâts dès que l'eau de l'étang atteint 16°, et coincide avec l'arrivée des dorades... » Il ne croyait pas si bien dire : depuis une vingtaine de jours, et l'arrivée des premières dorades, donc (bien que celles-ci n'y soient pour rien), les mortalités sont de retour sur toutes les zones de l'étang.
« Environ 90 % des jeunes huîtres mises en pernettes pour le pré-grossissement sont mortes, et jusqu'à 100 % pour celles concernées par le suivi d'Ifremer », explique le président de la SRC. Il s'agit là d'huîtres mesurant de 8 à 25 mm, achetées aux écloseries et déposées dans de sortes de paniers (les pernettes) en attendant qu'elles parviennent à une taille permettant de les coller sur cordes. Ce qui ne les sauve pas pour autant. « Si les huîtres collées avant Noël ont survécu, on constate là aussi des mortalités sur les huîtres collées mesurant entre 30 et 35 mm » plus ou moins directement liées à la réapparition du désormais redouté herpès virus.
Voilà qui repose la question d'une huître résistante au virus pré-cité, qui fait actuellement l'objet de sélections sur des échantillons plus ou moins larges, « l'objectif étant d'opérer désormais une sélection sur des critères de résistance plutôt que de productivité », explique Philippe Ortin. En août, on saura si les tentatives portent leurs fruits. Car à cette date, les écloseries seront en mesure de fournir (équitablement et en nombre limité) des huîtres R (pour "résistantes") aux ostréiculteurs, en attendant mieux (lire ci-dessous).
Pour mémoire, en 2009, les ostréiculteurs de Thau avaient accusé près de dix millions d'euros de pertes (barème calamité agricole), énormément plus si l'on parle de pertes réelles subies. Quant à imaginer les dégâts collatéraux...
Patrice CASTAN
Publié le : Samedi 22 mai 2010 à 08:09
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| Photo Ph VA |
édition du samedi 22 mai 2010
RAPPEL : En position basse depuis le 11 janvier pour cause de travaux, il devait se rouvrir le 7 mai. Il faudra attendre le 4 juin, au mieux.
Un seul pont mobile vous manque... et ce sont toutes les activités nautiques locales qui tanguent. Car ce n'est pas n'importe lequel : c'est l'un des cinq (1) qui jalonnent l'itinéraire obligé des voiliers allant de la mer à l'étang de Thau, et inversement. Seulement voilà : les travaux au pont SNCF alias le pont Maréchal-Foch, figé en position basse depuis le 11 janvier, durent plus longtemps que prévu.
Explications et conséquences
Au mauvais moment, sa réfection, il est vrai, était compliquée. Il s'agissait d'abord de décaper entièrement l'ouvrage métallique. De récupérer ensuite les débris et poussières de l'ancienne peinture posée en 1960, tout en respectant les nouvelles normes de protection de l'environnement d'où son emballage paquet-cadeau ou façon Christo. Et enfin de le repeindre en gris, sa couleur d'origine. Tout devait être terminé pour le 7 mai. Mais, pour diverses raisons (météo, difficultés techniques...), le chantier a été reconduit d'un mois, jusqu'au 3 juin inclus. Une prolongation qui arrive au mauvais moment, en début de saison. Et qui n'est pas sans répercussions au parc aquatechnique comme autour des pontons qui parsèment l'étang, Parc aquatechnique : des voiliers bloqués.
Les entreprises nautiques commencent à trouver le temps long. De même que leurs clients. Nombre de bateaux des charters, notamment se retrouvent en effet coincés à quai, ne pouvant sortir de l'étang ou y entrer à cause du "barrage" constitué par le pont ferroviaire. Et le canal du Rhône à Sète n'offre pas un tirant d'eau suffisant. Reste le démâtage. Mais « seuls les monocoques démâtés peuvent passer sous le pont , explique Guillaume Chirié, le patron de Navi Bois (menuiserie-ébénisterie marine). Pour les catamarans c'est impossible. Et entre le démâtage et le remâtage, il y a 20 heures de boulôt ». Et donc un coût supplémentaire, comme pour les transports : « Pour les bateaux qui ne pouvaient venir jusqu'à chez nous, il a fallu se déplacer : au môle, mais aussi au Cap d'Agde, à la Grande-Motte... ».
Guillaume Chirié a chiffré le préjudice global à environ 15 000 €. De son côté, son voisin de Sterne Voiles, Lionel Bessamandjian, redoute « de perdre des clients, surtout si la fin des travaux est encore repoussée ». « Soyons clair, tient à préciser Guillaume Chirié , « les travaux du pont sont évidemment nécessaires. Nous avons un bon dialogue avec RFF (Réseau Ferré de France) qui est consciente des conséquences de ce retard. Il y aura peut-être des dédommagements. Nous aurions toutefois préféré que le chantier ait eu lieu entre novembre et mars. La prochaine fois, quand il faudra remplacer les moteurs du pont, d'ici deux ou trois ans, il devrait y avoir une meilleure anticipation ».
24 Heures de Thau : 40 bateaux en moins La 46e édition des 24 Heures de Thau qui se déroule ce week-end (départ de Mèze demain à 15 heures) va être amputée d'une quarantaine de concurrents. Tous ceux qui devaient arriver par la mer. Ils ne seront qu'une petite cinquantaine à participer à cette course à la voile. Le président de la société nautique du bassin de Thau, André Pomiès, est déçu, mais résigné : « On n'y peut rien... ».
Trois multicoques de légende coincés Grosse déception également chez les skippers des légendaires multicoques de course qui mouillent dans l'étang. Moxie, Rebel ( ex-Umupro Jardin) et Aile Bleue devaient tous trois participer ce week-end à Canet-en-Roussillon au ressemblement annuel des "Golden Oldies". Ils resteront à la maison... « C'est vraiment dommage d'être obligés de ne pas honorer notre grande fête annuelle », déplore Stéphane François, skipper de Moxie (vainqueur de la Transat en solitaire 1980).
Marc CAILLAUD
(1) Avec les ponts Sadi-Carnot, de la gare, Tivoli et de la Victoire.
Publié le : Samedi 22 mai 2010 à 08:01
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| Photo DR |
édition du mardi 18 mai 2010
Le dernier échouage de cétacé, à Sète, date du 21 mars dernier. Ce jour-là, un dauphin avait été retrouvé non loin du Castellas, sur la plage du Lido, 15 jours à peine après qu'un autre mammifère ait été retrouvé mort, sur le brise- lames cette fois. Et, dimanche, c'est à nouveau à cet endroit que des Sétois ont découvert, lors de leur escapade hebdomadaire, un autre dauphin.
Il pourrait une nouvelle fois s'agir d'une espèce très répandue en Méditerranée, le dauphin bleu et blanc. Mais hier, à défaut d'avoir été informés en temps voulu de cette macabre découverte, les correspondants des réseaux Mammifères marins et Cétacés en Méditerranée ne pouvaient founrir plus de précisions sur les causes de la mort de l'animal.
A suivre, donc...
Publié le : Mardi 18 mai 2010 à 08:03
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| Photo M. PIEYRE |
édition du samedi 15 mai 2010
Cent vingt accidents de plongée ont fait neuf morts en 2009 en Méditerranée. Et déjà 19 accidents cette année dont trois mortels vendredi et hier. C’est pourquoi la préfecture maritime a organisé à Toulon les premières Assises de la plongée. « Les clubs doivent aller au-delà des exigences réglementaires afin que la sécurité soit optimale », affirme le préfet maritime. Le spécialiste Michel Hugon, chef à Toulon du service hyperbare à l’hôpital Sainte-Anne, donne des conseils, tout en appelant à la prudence, notamment dans la pratique de l’apnée, parfois mal maîtrisée.
La plongée peut tuer. Et ce week-end, c’est la loi des séries : trois personnes sont décédées dans le Var en moins de 24 heures.
Hier matin, à Saint-Raphaël, une femme de 47 ans, originaire de Normandie, a été emportée par un malaise en remontant d’une plongée par 40 m de fond. Quelques heures plus tard, un équipier de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) de 40 ans, est mort lui aussi à la suite d'un malaise au cours d'une plongée sous-marine à La Seyne-sur-Mer.
Et la veille à Saint-Raphaël aussi, c’est un homme de 60 ans qui, en se baignant près d’un bateau de plongée, a lui été terrassé par une syncope fatale. L’an passé, 9 plongeurs ont perdu la vie en Méditerranée, 5 en apnée, 4 en bouteilles. C’est pourquoi, la préfecture maritime a mis la prévention au cœur des premières Assises de la plongée, lundi à Toulon.
1 L’expertise des clubs
Lors d’un accident de plongée, les tout premiers témoignages sont fondamentaux. Les paliers ont-ils été respectés ? A quelle profondeur a débuté le malaise ? Plus le diagnostic est précis, meilleures seront les chances de s’en sortir.
Les clubs de plongées 550 en Méditerranée réunissant des centaines de milliers de pratiquants ont une vraie expertise. Peggy Froger, de la Direction départementale de la cohésion sociale du Var, précise : « Il faut que l’organisateur de la sortie fasse une fiche de palanquée, avec le topo exact et minutieux du site. Ce mémo sur qui fait quoi, comment et où peut sauver des vies. » Surtout quand il s’agit de reconstituer le scénario d’une plongée. Le préfet maritime, Yann Tainguy, va plus loin : « Les clubs ont tout intérêt à aller au-delà des exigences réglementaires afin que la sécurité soit optimale. » Ce sera peut-être demain un argument commercial.
2 Etre en bonne santé et entretenir le matériel
Il faut, cela va de soi, entretenir et vérifier détendeurs et bouteilles qui ne doivent pas être corrodés. Ne pas plonger seul. Etre en bonne santé physique, s’être entraîné plusieurs mois et ne pas sauter de sa voiture - après des mois de travail - pour coincer la bulle au fond de l’eau. Michel Hugon, chef du service hyperbare à l’hôpital Saint-Anne, à Toulon, insiste : « Sur les 120 plongeurs traités par an dans notre caisson hyperbare, une bonne partie n’est pas passée par la chaîne des secours et vient nous voir plus tard. Car parfois, les symptômes apparaissent tardivement, jusqu’à 24 h après une plongée. Là aussi, le recueil des infos initiales est capital. »
3 Comment réagir en cas de malaise
Un plongeur victime d’un malaise risque la noyade. Il doit être vite sorti de l’eau et il faut appeler immédiatement les secours. Plongeurs, attention si vous ressentez un essoufflement ou une gêne respiratoire anormale, ou si vous évacuez des crachats sanglants. Idem pour le fameux "coup de poignard" dans le bas du dos. Cela peut être le signe d’un problème neurologique grave. Si vous ressentez des fourmillements dans les membres ou que vous constatez des mouvements anormaux, il faut passer sans tarder par un caisson hyperbare pour évacuer des gaz et / ou réoxygéner les tissus. Asthmatique ? La plongée n’est pas pour vous. « Même des allergies génèrent des risques, précise Michel Hugon. Et une banale allergie, au pollen par exemple, peut avoir un impact sur les poumons. Et est donc à prendre en considération. »
4 Apnée et hyperventilation
« Le palme-tuba, c’est la plongée qui tue le plus. » Par cette formule, Michel Hugon pointe les nombreux apnéistes fans de plongées profondes qu’ils essaient de faire durer en repoussant leurs limites. Ils pratiquent ce que l’on appelle l’hyperventilation.
On inspire beaucoup d’oxygène pour remplacer le gaz carbonique qui déclenche le besoin de respirer par davantage d’oxygène. Sauf que, mal maîtrisée, la technique peut engendrer une hypoxie à la remontée : une syncope. Car les habituels signaux d’alerte arrivent trop tard et c’est la noyade « bête » qui ne « prévient pas ».
Textes : Olivier SCHLAMA
Publié le : Dimanche 16 mai 2010 à 10:05
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| Photos Vincent DAMOURETTE |
11 bateaux sétois sont engagés dans la campagne de pêche qui débute samedi
RAPPEL
La "saison", qui ne durera qu'un mois, est également très limitée en terme de volumes de prises Trois senneurs qui ont choisi d'aller pêcher à Malte avaient décidé d'appareiller hier Une équipe de Greenpeace a tenté de les en empêcher. Seule l'intervention des gendarmes leur a permis de prendre la mer « Ça commence bien ... » Il est à peine plus de 9 h, hier, sur le port de pêche de Frontignan. Généreux Avallone, patron de trois des quatre thoniers de l'armement éponyme, qui doivent appareiller vers Malte, fait grise mine : matelots à bord, radars tournant, ses bateaux doivent prendre la mer au plus vite pour être sur zone avant le « gros temps annoncé en fin de semaine. On a 48 h ». Mais voilà : dix membres de l'organisation Greenpeace, embarqués sur un semi-rigide et deux canots, comptent les en empêcher.
Après une campagne 2009 avortée, et des mois de tergiversations sur l'opportunité ou non d'inscrire le thon rouge au rang des espèces protégées, les armements sétois (11 senneurs tout de même sur les 17 bateaux français autorisés cette année à partir en pêche en Méditerranée) espéraient bien pouvoir appareiller sans encombres pour une campagne qui n'excédera pas 30 jours.
D'autant qu'épaulés par le comité national des pêches, ils avaient pris les devants, cette semaine, conviant les médias locaux et nationaux à une mise au point à même les quais de Sète.
Ils avaient dit combien la transparence présiderait à cette campagne éclair, des observateurs de l'Iccat (Commission internationale pour la conservation des thonidés) embarqués pouvant d'ailleurs garantir que les « maigres » quotas seraient respectés. Et qu'à ce titre, les organisations écologistes avaient bien mieux à faire, dans l'est de la Méditerranée par exemple, que de venir mettre des bâtons dans les hélices de la flottille sétoise.
Las. Si Paul Watson et Sea Shepperd (on annonçait hier qu'un de ses navires entrait dans les eaux méditerranéennes) ont réitéré leur position de concentrer leurs efforts sur la ressource prélevée illégalement, il n'en va pas de même de Greenpeace qui considère, comme le confirme ci contre le chargé de campagne "Océans" de l'organisation, que seule l'option d'un moratoire (une suspension de la pêche au thon rouge) est acceptable . D'où la présence hier, sur le port de Frontignan, du petit commando brandissant aux médias, dont le nombre a grandi au fur et à mesure de la journée, ses banderoles jaunes : "Thon rouge : liquidation avant fermeture".
Les patrons présents ont bien sûr peu goûté la plaisanterie. Pas plus que la quarantaine de matelots, dont certains invectivaient les militants écologistes dans une ambiance encore à peu près bon enfant, parsemée de jets d'oeufs et de rares insultes.
« A vous de juger la pertinence des positions écologistes, pestait sur place Jean-Marie Avallone. Qu'ils s'en prennent à des bateaux illégaux, on pourrait comprendre, mais là... Que cherchent-ils, la confrontation ? Je vais vous dire : ils voient que nous sommes clairs, réguliers, et veulent revenir au premier plan. » Un peu plus loin patron et gendarme discutent sur la méthode à adopter : « Vous allez discuter avec eux... On va leur demander tranquillement de lever le camp. » Mais les membres de l'ONG n'ont apparemment pas envie de prendre langue, et il faut finalement les déloger manu militari : deux vedettes, trois semi-rigides, plus d'une quinzaine d'hommes seront nécessaires. L'opération s'achevant, les matelots applaudissent l'action des gendarmes. A 17 h, enfin, le cap est mis sur Malte.
Patrice CASTAN
Publié le : Jeudi 13 mai 2010 à 08:52
édition du jeudi 13 mai 2010
RAPPEL : Emmanuel Buovolo, est le chargé de campagne Océans pour l'organisation écologiste
Les thoniers dont vous entravez le départ pêchent en toute légalité et ont embarqué des observateurs de l'Iccat. Greenpeace ne devait-il pas se concentrer sur la pêche illégale ?
Greenpeace n'a pas la même position que Sea Shepperd sur la question. Et je vous ferai remarquer que cette campagne n'a pas suivi les avis des scientifiques de l'Iccat : ils avaient spécifié qu'avec un quota de 8 000 tonnes, on avait une chance sur deux de voir le stock de thon rouge se reconstituer d'ici 2022. Or, le quota total accordé cette année est de 13 500 t (dont 1 699 pour les Français en Méditerranée), bien au-delà des recommandations. En fait, on joue à la roulette russe avec une ressource millénaire.
Que voulez-vous ?
Que la France se calque sur la position de l'Italie : ce pays a imposé un moratoire à ses thoniers senneurs et les indemnisera pour qu'ils restent à quai. Voilà ce qu'il faut : un moratoire et la création de réserves marines où le thon rouge se reproduit, aux Baléares par exemple. Mais ni l'Europe, ni la France, ni même l'Iccat ne sont cohérentes. Les thoniers partent aujourd'hui pêcher le thon en pleine période de reproduction : le thon se regroupe en bancs et en surface : le pêcher à la senne est ainsi assez aisé.
Pourquoi n'intervenez-vous pas prioritairement autour des armements de l'est du bassin méditerranéen qui, moins contrôlés, travaillent souvent dans l'illégalité ?
Les Turcs pêchent dans le cadre de l'Iccat. Mais je suis d'accord : ils sont moins contrôlés que le sont la plupart des pays européens. On est déjà intervenus en Turquie, on s'est fait caillasser, encercler par des armements locaux... Mais le problème est ailleurs : il s'agit de savoir si l'Iccat est capable d'encadrer ce type de pêche : nous disons que non et répétons que le nombre de thons rouges adultes a diminué de 80 % en 20 ans.
Des observations ont pourtant récemment fait état, dans le golfe du Lion, de rassemblements importants de thons...
Il faut relativiser : ils en ont vu beaucoup mais ce sont essentiellement de jeunes thons qui ne peuvent pas participer à la reconstitution des stocks.
Vous assumez donc le fait de vous attaquer à des d'armements qui travaillent tout à fait légalement ?
Tout ce qui est légal n'est pas forcément légitime. Par cette action, nous voulons d'abord interroger le gouvernement français, l'Union européenne et l'Iccat, qui a failli à sa mission. Et nous comprenons que les pêcheurs sont aussi les victimes, dans cette affaire.
Nous, ce que nous souhaitons, c'est inscrire de l'emploi durable dans une pêche durable. Quant au déroulement de la journée, nous ne serons délogés d'ici que par les autorités compétentes (ce qui est arrivé en fin d'après-midi, Ndlr).
Publié le : Jeudi 13 mai 2010 à 08:45
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édition du mercredi 12 mai 2010
Publié à 10 h 50 - Mis à jour à 13 h 48 - Des militants de Greenpeace bloquent aujourd'hui, dans le port de Frontignan (Hérault), trois thoniers senneurs qui s'apprêtaient à prendre la mer pour la campagne de thon rouge, une espèce que l'association considère en voie de disparition.
Les militants, au nombre de 14 selon Greenpeace, ont pris place sur trois canoës et un zodiac pour empêcher le départ des trois navires, selon Greenpeace. Ils ont aussi entouré ces bateaux de lignes flottantes ancrées dans le port. Les militants ont également déployé une bannière sur laquelle est écrit: "Thon rouge, liquidation totale avant fermeture". Tous ces éléments ont été confirmés par la gendarmerie maritime.
"On demande qu'il y ait un moratoire sur la pêche au thon rouge en France", a déclaré, au téléphone, le "chargé de campagne Océans" chez Greenpeace, présent à Frontignan. "La France laisse partir ses thoniers senneurs et les laisse contribuer à la surpêche d'une espèce extrêmement menacée", a-t-il ajouté, affirmant que "le nombre de thons rouges adultes a diminué de 80% au cours des vingt dernières années".
Greenpeace demande la fermeture provisoire de cette pêche afin que se reconstituent les stocks de thon rouge. Cette année, 17 thoniers senneurs français (contre 28 en 2009 et 36 en 2008) vont s'engager dans la campagne de pêche, qui va durer un mois, du 15 mai au 15 juin. .
Une majorité d'Etats parties à la Convention internationale sur le commerce des espèces sauvages menacées (CITES) avait finalement rejeté cette proposition. Une position inverse aurait signifié de facto l'arrêt de la pêche industrielle.
Les trois bateaux bloqués appartiennent au même armement sétois, Avallone. Ils devaient partir mercredi matin pour Malte avec une quarantaine de personnes au total, a précisé Jean-Marie Avallone, le patron de l'armement qui travaille notamment avec son fils et deux de ses petits fils à bord.
"On marche sur la tête, a-t-il déploré. Notre profession est réglementée, structurée, on embarque des contrôleurs à bord" chargés de vérifier la taille, le poids et les quotas des thons pêchés, a-t-il affirmé, ajoutant: "on ne comprend plus rien".
Pour M. Avallone, les quotas garantissent la pérennité de l'espèce. "En plus, on ne peut pas laisser ces prédateurs (les thons rouges, ndlr)" sans les pêcher, a-t-il estimé car "si on ne laisse que ces prédateurs, on ne trouvera plus ni anchois, ni sardines, ni merlans, il faut un équilibre des espèces et les quotas garantissent cet équilibre". Sur place, la situation était calme à la mi-journée, a constaté un journaliste.
Cette année, 17 thoniers senneurs français (contre 28 en 2009 et 36 en 2008) vont s'engager dans la campagne de pêche, qui va durer un mois, du 15 mai au 15 juin. Pour préserver l'espèce, les quotas de prise ont été revus à la baisse et ramenés à 13.500 tonnes contre 22.000 en 2009. Pour les Français, les quotas de prise sont de 2.000 T (contre 3.017 en 2009), dont 1.699 T pour les senneurs.
En mars, à Doha, avait été étudiée une proposition visant à interdire le commerce international de "thunnus thynnus", une espèce très prisée par les Japonais. Une majorité d'Etats parties à la Convention internationale sur le commerce des espèces sauvages menacées (CITES) avait finalement rejeté cette proposition. Une position inverse aurait signifié de facto l'arrêt de la pêche industrielle.
Publié le : Mercredi 12 mai 2010 à 14:57