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​Revue Presse Cargo contre chalut : un accident en cinq questions

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Photo V. ANDORRA

édition du jeudi 16 septembre 2010

RAPPEL : Mardi matin, le chalutier de Pierre D'Acunto a été éperonné au large

Au surlendemain de la collision dont a été victime le Louis-Gaetane II  il a failli couler après avoir été éperonné par un cargo-bétaillère qui ne s'est pas arrêté, la gendarmerie maritime poursuit ses investigations. Après avoir entendu les officiers syriens de l'Almhmoud Transporter (1), les enquêteurs ont auditionné hier les cinq hommes qui se trouvaient à bord du chalutier : Pierre D'Acunto sorti de l'hôpital hier et ses quatre matelots. Pour l'instant, rien n'a filtré de l'enquête, sinon qu'il y a bien eu « erreur de navigation ». Sans présumer des conclusions qui seront remises au Parquet, et donc des responsabilités qui seront in fine établies, cet accident pose un certain nombre de questions. Voici quelques éléments de réponse...

Cet accident est-il rare ?

Au large du littoral atlantique et dans la Manche, les collisions entre cargos et chalutiers sont hélas assez fréquentes et parfois dramatiques. En revanche, elles sont plutôt rares en Méditerranée. Ces dix dernières années, deux autres chocs importants se sont produits, dont l'un, en 2003, à la sortie de Port-Saint-Louis (Bouches-du-Rhône), entre un pétrolier et un chalutier qui a coulé sans faire de victimes. Pour la justice, les torts étaient partagés à 50 %. Pour sa part, c'est la première fois que Pierre D'Acunto vit une telle mésaventure.

Les conditions météo étaient-elles bonnes ?

Météo France nous a confirmé ce que Pierre D'Acunto avait assuré, à savoir qu'au moment du choc, la mer était belle et la visibilité bonne.

Le cargo pouvait-il ne pas avoir vu le chalutier ?

La bétaillère présente une passerelle (une timonerie) assez basse. Il arrive sur ce type de navire que de volumineux chargements, comme des balles de foin, soient stockés en proue et créent ainsi des angles morts. De la timonerie, il faut alors se pencher latéralement pour avoir plus de visibilité. Néanmoins, les radars, s'ils sont bien réglés, sont censés pallier cette éventuelle gêne. Une technologie qui a généralement plus de mal à répérer les coques bois (c'est le cas du Louis Gaetane II) que les coques acier. Mais le chalutier en question comportant nombre d'éléments métalliques, la question ne se pose pas. Quant au pilotage du cargo, à cette distance là, il doit normalement y avoir au moins deux hommes dans la timonerie : l'officier de quart et le matelot. Ils sont rejoints par le commandant lorsque le navire est en vue du port. Une telle situation aurait-elle dû alarmer le Sémaphore ? Pas forcément. En mer, de telles situations de proximité sont courantes, et des croisements à quelques dizaines de mètres seulement sont fréquents. Néanmoins, un contact VHF (radio) est normalement établi au préalable par le navire de commerce pour rassurer le bateau de pêche sur le fait qu'il a bien été repéré. Le problème de la langue entre les commandants des deux navires peut aussi avoir joué, l'anglais international étant parfois aléatoire.

Qui avait la priorité ?

En mer comme sur route, la priorité doit être laissée à droite. Le Louis Gaetane II était de toute façon d'autant plus prioritaire puisqu'en action de pêche (il traînait son chalut). Un bateau de pêche n'a en revanche pas le droit de croiser le chenal d'accès au port. Ce n'était pas le cas mardi, l'accident étant survenu selon Pierre D'Acunto à quelque 4 milles (7,2 km) de la côte.

Marc CAILLAUD et Patrice CASTAN

(1) Il devait lever l'ancre aujourd'hui mais il pourrait rester à quai selon les besoins de l'enquête.


Publié le : Jeudi 16 septembre 2010 à 09:09

​Revue Presse Chalutier éperonné, l´équipage « s´est vu couler »

édition du mardi 14 septembre 2010

Hier matin, à l’aube, à environ 7 km au large de Sète, un chalutier a été violemment heurté par un cargo bétaillère. Il y avait cinq hommes à bord, dont le patron Pierre D’Acunto, figure du monde de la pêche méditerranéenne. Par chance, le bateau n’a pas coulé et a pu rentrer au port à Sète. L’équipage n’est pas blessé, mais très choqué, il a passé quelques heures à l’hôpital. Pierre D’Acunto va encore y rester aujourd’hui en observation. Le patron-pêcheur revient sur la grosse frayeur vécue par lui et ses hommes. Tous vont porter plainte pour non assistance à personnes en danger.

« Il s’en est fallu de 50 centimètres… Je nous suis vus couler. » Sur son lit d’hôpital, Pierre D’Acunto se remet doucement, mais difficilement, de l’immense frayeur qu’il a vécue, à l’aube, avec ses quatre hommes.

Le Louis Gaetane II avait quitté le port de Sète au milieu de la nuit. Il se trouvait à environ 7 km au large de l’île Singulière, cap à l’ouest, lorsque peu avant 6 h 30, le chalutier a enregistré sur ses appareils le passage d’un cargo faisant route sur Sète : le Almhmoud Transporter, un bâtiment récent, battant pavillon panaméen, parti à vide du Liban pour venir prendre un chargement de bétail.

« Je l’ai vu se rapprocher de nous sans dévier sa route, raconte Pierre D’Acunto. J’ai stoppé net, j’ai allumé les feux vert blanc et tous les phares, j’ai actionné la corne de brume, j’ai crié comme un fou à la radio… Rien n’y a fait. » à 6 h 40, c’est le choc. « Le cargo nous a percutés à l’avant, par babord. On avait l’impression d’être écrasés par une masse énorme. On a été comme aspirés, en gîtant beaucoup sur tribord. Cela a duré quelques secondes, mais cela m’a semblé une éternité. »

Finalement, le chalutier réussira à ne pas se faire "avaler" et à s’extirper de sa dangereuse position, qui aurait pu être critique. Le choc a été rude : la proue est défoncée, tordue de gauche à droite. L’étrave est cassée. Le bateau prend un peu l’eau. Mais il ne sombre pas. Pierre D’Acunto parviendra à le ramener à Sète, où la pilotine viendra le remorquer du Môle jusqu’à la criée. Très choqués, le patron et ses matelots ont été conduits au centre hospitalier de Sète-Bassin de Thau. Les marins en sont ressortis vers midi. Mais les médecins ont tenu à garder Pierre D’Acunto en observation jusqu’à ce soir, sinon demain.

Le Louis Gaetane II a entretemps regagné l’aire de carénage, au Môle. Les dégâts sont importants. Plusieurs mois de travaux seront sans doute nécessaires.

Mais ce ne sont là que conséquences et considérations matérielles, somme toute limitées. Que pèsent-elles face à la glaçante sensation d’avoir échappé de peu, de si peu, au pire, en pleine mer ?

Mais un autre sentiment anime depuis Pierre D’Acunto et ses hommes, sentiment partagé par l’ensemble du monde de la pêche : la colère.

Car non content de ne pas avoir dévié sa route, les bateaux en pêche étant prioritaires sur tout navire, non content d’avoir heurté le chalutier, une coquille de noix par comparaison, le cargo a continué sa route. Il ne s’est pas arrêté. « Et ça c’est inadmissible, impardonnable !, s’étrangle Pierre D’Acunto. Il a bafoué une règle fondamentale, la solidarité des gens de mer, qui doivent toujours se porter secours et assistance. »

Aussi, comme son équipage, il a d’ores et déjà décidé de porter plainte pour non assistance à personne en danger. De son côté, le commandant du cargo éperonneur a été entendu une bonne partie de la journée par la gendarmerie maritime. Rien n’a encore filtré de l’enquête, si ce n’est que des mesures conservatoires ont été prises à l’égard du bâtiment. Ce qui signifie qu’il ne lèvera sûrement pas l’ancre demain, comme prévu.

Marc CAILLAUD


Publié le : Mercredi 15 septembre 2010 à 09:05

​Revue Presse Le feu de détresse des marins de thoniers

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édition du mardi 14 septembre 2010

RAPPEL : Ils bataillent depuis des mois pour obtenir des aides d'urgence, une retraite et des prestations sociales

Ils sont repartis à l'abordage. Hier matin, vers 10 h 30, une trentaine de marins de thoniers ont fait irruption dans l'enceinte des Affaires maritimes. Ils se sont saisis de planches, chaises et autres déchets inertes entassés au fond de la cour le bâtiment est en cours de rénovation. Puis ils les ont amassés devant l'entrée avant d'y mettre le feu.

Le feu de la colère autant que de la détresse pour ces anciens matelots qui bataillent depuis des mois pour obtenir des aides d'urgence, une retraite et diverses prestations sociales. « Sans rien voir venir, sinon des promesses non tenues » , tempête Ibrahim Thiol, le délégué FO des Gens de mer, qui les défend sans relâche. Mais sans succès pour l'instant.

« On est comme une balle de tennis qui est renvoyée par deux murs sans toucher le sol » , estime un marin amateur de métaphores. Le premier mur en question, ce sont les armateurs, accusés de se préoccuper de leur sort comme de leur première casquette, pour ne pas leur avoir fourni de fiches de paie ou si peu qui leur ouvriraient le droit à une retraite. Ou pour ne pas leur avoir payé leur dû pour la campagne 2008.

L'autre mur, c'est celui formé par les administrations et leurs procédures si lentes et si complexes qu'une daurade n'y retrouverait pas ses petits.

Venu à leur rencontre, sans masquer son irritation face à cette nouvelle action, Raynald Vallée, administrateur des Affaires maritimes, a pourtant argué de sa bonne volonté : « Rien n'a été laissé de côté. Tout a été engagé pour qu'on s'occupe de vous » . Il leur a expliqué que les dossiers d'aides d'urgence devaient être instruits au niveau local. Que des procédures pouvaient être lancées au niveau pénal pour les droits à la retraite, en se portant partie civile. Que l'Enim (la "Sécu" des marins) allait convoquer les armateurs à Paris pour une table ronde, rien n'y a fait. « Nous ne partirons pas d'ici tant que nous n'aurons pas obtenu un rendez-vous à Paris » , a prévenu Ibrahim Thiol.

L'occupation des locaux proprement dite pouvait commencer. Elle s'est déroulée sous surveillance policière, sans aucun incident. Et elle s'est achevée à 18 h 20 précises lorsque Raynald Vallée a annoncé que le principe d'une réunion était validé par les services de Jean-Louis Borloo. Et que la réunion dont la date reste à fixer serait pilotée par le syndicat FO. Les matelots ont levé le camp. En espérant qu'il ne s'agira pas cette fois d'un rendez-vous de plus ...

Marc CAILLAUD


Publié le : Mardi 14 septembre 2010 à 09:17

​Revue Presse 120 éoliennes en mer attisent la guéguerre du golfe

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édition du lundi 13 septembre 2010

La France veut rattraper son retard et lancera bientôt un appel d’offres pour créer, d’ici dix ans, des gigantesques parcs éoliens offshore. L’un d’eux est envisagé dans la région, entre Agde et Valras. Ce serait une première. Droite et gauche ne sont pas hostiles mais réclament des garanties pour rendre ce projet le plus discret possible. Il s’agit de ne pas gêner l’industrie touristique ni trop empiéter sur les zones de pêche. Député UMP, Gilles d’Ettore vient d’écrire, avec plusieurs maires, à Jean-Louis Borloo, ministre de l’écologie, pour réclamer davantage de concertation. Pendant ce temps, en coulisses, deux compagnies affûtent leur projet.

1. Pourquoi l’éolien en mer réapparaît-il aujourd’hui ?

La France veut rattraper son retard tout en évitant le fiasco de 2004. Le seul projet retenu à l’époque, celui d’Enertrag, au large de Veulettes-sur-Mer (Seine-Maritime), est englué par des recours en justice.

2. Pourquoi entre Port-la-Nouvelle et Sète ?

En Méditerranée, le ministère imagine - même si rien n’est décidé - une zone de 180 km2, entre Port-la-Nouvelle et Sète pour y implanter entre 110 et 120 aérogénérateurs de 160 mètres de hauteur à moins de 10 km des plages. Chaque éolienne sera éloignée d’un kilomètre. Le vent est très présent et les contraintes techniques sont moins fortes qu’ailleurs, avec notamment un plateau continental accessible. « Dans un premier temps, 10 zones produisant au total 3 000 MW seront retenues et un appel d’offres lancé. Si le projet méditerranéen était retenu, l’investissement serait d’un milliard d’euros. »

Vu l’ampleur des parcs, ce seront plutôt des consortiums d’entreprises qui se mobiliseront. Les chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire et ceux du Havre, eux, se mobilisent comme jamais : « Ils ont compris que l’état veut construire une vraie filière industrielle, en veillant à ce que l’emploi local soit privilégié tant dans la construction que l’entretien des machines. Nous voulons utiliser le tissu des PME », confie un conseiller du ministre. Ce serait une première en France et pour le rivage languedocien. Le contexte est sans doute favorable.

3. Droite et gauche se retrouvent alliés objectifs

A droite, personne n’est contre hormis pour préserver « le fond de commerce qu’est le tourisme ». Les parlementaires de la majorité ont signé des deux mains le Grenelle de l’environnement, à l’origine du projet… Certes, Gilles d’Ettore, influent député UMP de Sète-Agde, vient d’envoyer une lettre à Jean-Louis Borloo, le ministre de l’écologie, « déplorant fortement n’avoir pas été associé à la réflexion ». Mais cette missive, cosignée par les maires de Portiragnes, Sérignan, Valras, Vendres, Vias et du député UMP de Béziers élie Aboud, propose au ministre « des solutions alternatives comme des éoliennes flottantes dont l’impact environnemental serait moindre ».

A gauche, Yves Pietrasanta, vice-président chargé de l’environnement à la Région, y est aussi favorable. Il prône une totale concertation. Même Didier Codorniou, maire de Gruissan, un temps rétif, a évolué : « Gruissan n’est pas opposé à l’éolien offshore mais l’impact visuel devra être limité. » Sénateur-maire UMP de Béziers, Raymond Couderc y est aussi favorable. « Véritables récifs artificiels, ces éoliennes permettent une meilleure biodiversité. Visuellement, ce n’est pas la catastrophe. Elles peuvent même être un atout touristique. Mais il faut clarifier le montant des redevances que les opérateurs verseront aux communes. »

Elles le seront en fonction de la population. Mais habituelle ou estivale ? Dans le premier cas, des stations qui se vident l’hiver, pourraient être lésées. Couderc déposera une question orale au Sénat en octobre. « Sinon, les gens seront vent debout contre ce projet. »

4. Les pêcheurs méfiants

« Ce sera une zone de fortes contraintes », dit le directeur de la Sa. Tho. An, coopérative de pêcheurs sétois. La zone de pêche en sera réduite. Le ministère promet là aussi concertation et de possibles aménagements, notamment un réalignement des éoliennes. « Il y a une vraie marge de négociation. »

Olivier SCHLAMA


Publié le : Mardi 14 septembre 2010 à 09:10

​Revue Presse Eoliennes en mer : des opinions qui divergent

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édition du lundi 13 septembre 2010

Le projet de l'Etat visant à favoriser l'installation d'un champ éolien en mer, à trois kilomètres au large, sur une zone comprise entre le Cap d'Agde et Valras à l'horizon 2015, ne laisse personne indifférent chez les acteurs locaux.

Le premier d'entre-eux, le député-maire d'Agde, Gilles d'Ettore, tient à rappeler qu'il n'était par principe « pas contre l'éolien. Le projet développé par exemple en Normandie prévoit l'installation d'éoliennes à 15 km des côtes. Chez nous, ce serait parfaitement envisageable. Or, on prévoit de les installer à 3 kilomètres seulement du rivage. Avec les maires concernés, nous avons émis des réserves quant à l'impact visuel et les répercussions qu'il pourrait y avoir sur le tourisme. » Selon les projets évoqués ici et là, entre 40 et 120 machines pourraient émerger de la Grande bleue d'ici cinq ans. « Nous avons fait savoir à Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Ecologie, que nous souhaitions être consultés », ajoute Gilles d'Ettore. Ce qui, pour beaucoup d'élus, semble être la moindre des choses à l'heure où la disparition de la taxe professionnelle ne permet plus à l'Etat de mieux faire passer la pilule de telles installations , fussent-elles écologiquement respectables.

Chez les écologistes justement, les avis ne sont pas vraiment tranchés. Renaud Dupuy de la Grandrive, pour l'Adena, association qui gère la réserve naturelle du Bagnas, est « aussi favorable à l'éolien qu'à la valorisation des énergies solaires, thermiques, ou les économies d'énergie que l'on peut engager. Si ce projet éolien permet à la région de "s'autonomiser" en énergie, c'est positif. Il ne faut pas que les intérêts mercantiles prennent le dessus. » Sur l'impact visuel d'une telle installation, Renaud Dupuy de la Grandrive « attend de voir. A mon avis, si elles sont installées au minimum à 3 kilomètres au large, l'impact peut être minimisé. Sur un plan positif, ces éoliennes peuvent aussi devenir une attraction éco-touristique d'envergure. » Quant à de possibles répercussions sur l'écosystème marin, le scientifique est clair : « Nous pensons que l'impact sur la biodiversité elle-même sera faible, même si des études poussées nous en diront plus. Il y a très peu de dauphins dans cette zone, qui n'est pas non plus un couloir de migration majeur. » L'opposition, c'est du côté du premier Prud'homme pêcheur, Guy Mirette, qu'on la trouve. Ce dernier reconnaît « avoir déjà rencontré et discuté avec des porteurs de projets. Nous ne sommes pas favorables à une telle implantation car cela nous enlèverait des zones de pêche et donc du chiffre d'affaire. Les éoliennes obligeraient les chaluts à de nombreuses manoeuvres sur cette zone. Dans ce projet, nous sommes perdants. » Les tractations ne font que commencer.

Olivier RAYNAUD


Publié le : Lundi 13 septembre 2010 à 11:04

​Revue Presse 21 bateaux réunis pour la Nuit agathoise

édition du lundi 13 septembre 2010

En partenariat avec le Rotary-club, qui organisait une nouvelle édition de "L'Odyssée rotarienne" au profit de la SNSM, la Sorac (Société de régates d'Agde et du Cap) a de son côté organisé la traditionnelle Nuit agathoise, moment fort de la saison de voile habitable sur la station... Pour l'occasion, 21 bateaux se sont élancés dans la soirée du samedi vers les parcs de Saint-Pierre-la-Mer, avec un retour vers le Cap d'Agde, le tour des grands parcs conchylicoles jusqu'à proximité de Sète, puis retour à nouveau vers le Cap, nouveau tour des parcs, mais cette fois en empruntant le chenal de Marseillan-Plage, pour finir sur un ou plusieurs tours d'un triangle défini entre les marques ouest et sud des parcs et la bouée Cardinale sud de Brescou.

Au total, plus de 50 milles nautiques à couvrir jusqu'au dimanche matin, où l'arrivée était pointée à partir de 8 heures. Si le vent de sud sud-ouest, entre 10 et 15 noeuds, a permis une descente relativement rapide vers Saint-Pierre, ainsi qu'un retour vent portant vers Brescou, le vent a faibli régulièrement au cours de la nuit en tournant ouest puis nord-ouest, pour finir en "pétole" au lever du soleil, contribuant à réduire sensiblement les vitesses moyennes des concurrents. Les classements ont été établis sur les vitesses moyennes pour couvrir la plus grande distance dans la fourchette d'heures entre 19 h et 8 h.

A ce petit jeu, les habituels leaders (Furtif, appartenant à M. Boyer, Lou Pou, à M. Cauquil, et Farfadet, à M. Coursières) se sont régalés durant ces 13 heures de régates nocturnes.

Prochaines échéances pour les coureurs de la Sorac : le championnat de Ligue, à Sète, les 18 et 19 septembre, puis le 3 octobre, au Cap, pour la régate "Un homme, une femme, un voilier".


Publié le : Lundi 13 septembre 2010 à 11:00

​Revue Presse Éoliennes en mer : Gruissan ne dit pas non

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édition du dimanche 12 septembre 2010

Didier Codorniou est monté au créneau contre un projet trop proche du littoral

« Gruissan n'est pas opposé à l'éolien offshore ! » C'est Didier Codorniou qui l'affirme. Le maire de Gruissan aurait-il soudainement opéré un changement de cap ? Au début de l'été, le premier magistrat gruissanot était monté au créneau, tel Don Quichotte, contre la possibilité de voir un parc éolien s'élever au large des côtes audoises.

Principal grief reproché à ce projet développé par EdF Energies Nouvelles : sa trop grande proximité avec le rivage, et notamment la plage des Chalets. Imaginez les estivants se prélasser sur le sable de la plage immortalisée par 37,2° le matin, avec un "mur" d'éoliennes plantées en mer entre 1,5 et 5 km de distance ! Voilà ce que refuse Didier Codorniou.

« Ce projet manquait de concertation et, surtout, il portait atteinte au paysage », juge l'ex petit Prince. Après s'être fait tirer l'oreille, durant plusieurs années, pour intégrer le Parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée, Didier Codorniou est désormais prêt à en défendre bec et ongles la Charte. Quitte à passer pour un empêcheur de tourner en rond. Mais lui semble savoir d'où vient le vent. D'où le rendez-vous qu'il a accordé, jeudi après-midi, à des représentants de la société Enertrag.

Cette entreprise allemande emploie 390 personnes et possède des filiales dans cinq pays - dont la France - exclusivement dédiées aux énergies renouvelables (parcs éoliens et photovoltaïques). Son chiffre d'affaires s'élève à environ 250 millions d'euros pour l'année 2009.

Objet de cette rencontre : présenter à Didier Codorniou et ses proches collaborateurs le projet de parc éolien qu'Enertrag compte bien voir se dresser au large des côtes languedociennes à l'horizon 2017-2018 (lire en exergue). Car, bien entendu, la société allemande est déjà dans les starting-blocks pour répondre à l'appel d'offres que doit lancer l'Etat français, d'ici la fin septembre, pour s'équiper en éoliennes offshore (Midi Libre de samedi). Bon point pour Enertrag : les aérogénérateurs s'élèveraient à… 10 km du rivage, dans une zone comprise entre Valras, dans l'Hérault, et Gruissan.

A l'hôtel de ville de la cité de Barberousse, on se dit « OK pour le principe. Ce projet s'inscrit dans le cadre du développement durable ». Cerise sur le gâteau : il éloigne considérablement le "risque" éolien des plages du littoral narbonnais. « Nous sommes conscients que les énergies fossiles vont s'épuiser. Pourquoi ne pas faire du vent un atout ? » questionne Daniel Nouvel. Le directeur de cabinet de Didier Codorniou ajoute aussitôt : « Notre richesse, c'est le tourisme. C'est notre force et la qualité d'accueil est primordiale. L'impact visuel du parc éolien devra être limité ».

Pour autant, Didier Codorniou semble bien décidé à laisser une chance au projet Enertrag. En effet, loin de la grève gruissanaise, ce parc offshore n'est pas dénué de retombées économiques pour le département et la région. « Soixante-dix emplois seraient générés pour l'entretien des machines », explique-t-on à la mairie de Gruissan. Sans compter que la voisine, Port-la-Nouvelle, verrait arriver par voie maritime les différents éléments des éoliennes. Celles-ci seraient assemblées dans le port audois avant de rejoindre le large. Enfin, la cimenterie Lafarge pourrait participer à la réalisation des fondations des aérogénérateurs marins. Fondations qui, à leur tour, serviraient d'abris à poissons.

Face à ce tableau idyllique, Didier Codorniou nuance pourtant : « Ce n'est pas l'aspect financier qui nous décidera. Le projet d'Enertrag nous a séduits mais la société devra faire tout un travail pédagogique auprès des diverses communes concernées, des professionnels de la pêche et du tourisme… A Gruissan, nous sommes dans une méthode de travail participative pour faire aboutir les projets. Nous ne dérogerons pas à cette règle ».

On le voit, hors de question de tout sacrifier sur l'autel du Grenelle de l'environnement, même si celui-ci est régionalisé… Enertrag est donc prévenue. Sa rigueur toute allemande lui sera bien utile. Et en premier lieu pour être retenue dans l'appel d'offres que va lancer la France.

Un projet : deux options

Le parc éolien offshore d'Enertrag compte 70 machines disposées sur quatre rangs entre Valras et Gruissan, soit une zone de 180 km². L'unité produirait entre 350 et 420 MGw. Une deuxième option propose 30 éoliennes réparties sur trois rangs à 9 km au large de Sète, Marseillan et Agde, soit 65 km². Puissance : de 150 à 180 MGw.

René FERRANDO


Publié le : Lundi 13 septembre 2010 à 10:58

​Revue Presse Il aura fallu....

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Photo Vincent ANDORRA

édition du mardi 31 août 2010

Il aura fallu attendre le dernier tournoi de la saison dans les eaux sétoises. Mais il n'est jamais trop tard pour bien faire. Dimanche, lors du tournoi organisé par la Lance sportive sétoise, Maxime Molto a effectivement triomphé pour la première fois de sa carrière dans sa ville, à Sète.

Il était évident que cela arriverait un jour, et même plusieurs fois. Mais cela aurait été dommage d'attendre 2011, compte tenu de la superbe saison réalisée par le sociétaire de l'Amicale des pêcheurs Sète-Môle. Déjà vainqueur à Palavas l'an dernier, puis à Balaruc en août, Maxime Molto a donc certainement décroché dimanche sa plus belle victoire.

A l'issue des éliminatoires, douze hommes étaient encore en course, parmi lesquels on ne dénombrait pas moins de sept jouteurs de la Lance sportive sétoise ! Pour démarrer les revanches, Christophe Bancilhon (LSS) et Fabrice Mur (SNJA) se neutralisaient. Opposé à Stéphan Petroff (AJPC), le finaliste malheureux de la Saint-Louis, David Aprile (LSP) laissait ensuite filer sa lance avant de piquer son adversaire à bout portant.

Après un gros choc qui aurait pu coûter une ou deux dents à Stéphane Abellan (LSS), Fabien Rojas (LSS) faisait la différence à la 2 e passe sur un beau coup de lance. Mais en fin de saison, un Abellan peut souvent en cacher un autre. Et face à David Gras (LSS), Sébastien Abellan (LSS) vengeait alors son frère. Pour finir ce premier tour, Arnaud Jean (LSS) se faisait prendre en deux temps par le gaucher Patrick Timothée (LSP) et Maxime Molto (APSM) jetait Olivier Rojas (LSS) en puissance.

Fabien Rojas et David Aprile s'étant neutralisés, on passait directement à la deuxième demi-finale. Un combat rapide, remporté par Patrick Timothée à l'issue d'une belle passe face à Sébastien Abellan.

Propulsé en finale, Maxime Molto n'allait alors pas laisser passer sa chance. Après deux passes face au Palavasien, le Pêcheur trouvait la faille à la troisième, signant un de ses coups de lance dont le public raffole. Maxime pouvait exulter, le Cadre royal lui a enfin souri.

Jérôme BELLUIRE


Publié le : Mardi 31 août 2010 à 07:59

​Revue Presse Pierre Weiss vaincu par une mauvaise météo

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édition du lundi 30 août 2010

RAPPEL : L'Agathois Pierre Weiss, directeur du port du Cap d'Agde, a abandonné le défi de rallier Calvi au Cap à la rame, épuisé par la première journée où la météo n'a pas été clémente

Pierre Weiss est rentré de Calvi voilà une semaine jour pour jour. Il a décidé de jouer la carte de la prudence et d'abandonner la réalisation du défi qu'il s'était fixé voilà huit mois : rallier Calvi au Cap à la rame en solitaire et sans assistance.

Parti du Cap d'Agde mardi 17 août, il a été chaleureusement accueilli à Calvi le lendemain. En contact très fréquemment avec le centre de météorologie le plus proche, il avait fixé son départ le vendredi matin à 7 h. « La veille, j'avais passé une demi-heure avec les prévisionnistes pour décider du meilleur moment de départ », raconte le rameur.

Au début du parcours, tout va bien, les conditions étaient exactement les mêmes que dans ses prévisions. « C'était presque euphorisant, je ramais à 6 kilomètres à l'heure comme dans mes estimations. » C'est aux alentours de 11 h, en fin de matinée que la météo a commencé à se gâter avec un vent de nord-est qui s'est renforcé. « J'étais à 20 kilomètres de la côte, la mer commençait vraiment à monter. » Vers 12 h 30, les vagues forment des creux de deux mètres, le vent de nord-est est estimé à vingt noeuds. « La difficulté en mer, ce n'est pas le creux mais la pente. Là, le courant n'était pas dans le même sens que la mer, donc la pente était raide. » Cette météo agitée perturbe les temps d'arrêts et l'alimentation, d'autant plus qu'elle perdure. Vers 15 h, Pierre Weiss chavire. Il réussit cependant à se redresser et continue d'avancer dans une mer tourmentée.

Complètement épuisé, il s'arrête à 21 h après treize heures de rame non-stop, bien décidé à profiter de la nuit pour se reposer. « Régulièrement, les vagues recouvraient le bateau, je n'ai réussi à m'endormir que vers 4 h 30 le matin. » Levé à 6 h, c'est l'heure du bilan. Après un rapide check-up, Pierre Weiss ne se sent pas de continuer l'aventure, trop entamé physiquement par la première journée et une trop courte nuit. « Cette agitation était prévue mais pas aussi forte ni aussi longue », souligne Pierre Weiss. Les conditions météo étaient donc bien au-delà des limites qu'il s'était fixées. Si le rameur est déçu, il nuance son bilan : « Je n'ai pas de regret sur le plan technique, cette mise en pratique a été conforme aux limites fixées. » Aurait-il alors envie de retenter sa chance ? « Peut-être... »

Anne-Lise BERTIN


Publié le : Lundi 30 août 2010 à 10:04

​Revue Presse Valides et non valides s'affrontent à armes égales

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Photo Guillaume SANSAC

édition du vendredi 27 août 2010

RAPPEL : Le championnat de France handivoile National Miniji 2010 se termine aujourd'hui, à Balaruc-les-Bains

Au terme de trois jours de régates, on connaîtra ce soir le palmarès de l'édition 2010 du National Miniji. Une compétition unique choisie par la Fédération française de voile et la Fédération française handisport pour donner l'occasion aux coureurs valides et non valides de s'affronter à armes égales sur un plan d'eau. Le "miniji", ce petit quillard de 3,65 m, très accessible, permet de "gommer" en course le handicap pour laisser la place à la passion commune du sport et de la compétition, au besoin d'aller au-delà de ses limites. Et pour bien montrer qu'en miniji, on ne sait plus qui est valide et qui est handicapé, le palmarès de l'édition 2009, disputée à Martigues, est éloquent. Le vainqueur, Hervé Tourneux, est champion de France handisport. La championne de France, Magali Moraines, première féminine et 7 e au classement général, appartient au club Voile handi voile en Midi-Pyrénées.

Et mercredi soir, lors de la cérémonie d'ouverture du championnat, tous les intervenants ont été unanimes. Du maire de Balaruc-les-Bains, Gérard Canovas, en passant par André Lubrano représentant la Région, des membres des fédérations de voile et handisport, au directeur de DRJSCS, le parrain de l'épreuve Nicolas Berenger, chacun a souligné le caractère exceptionnel de cette épreuve née de la volonté de deux fédérations de poser un autre regard sur l'univers du handisport et de la compétition. Et tous ont remercié les initiateurs et organisateurs, mais aussi et surtout l'ensemble des "minijistes" venus des quatre coins de France donner une belle leçon de solidarité et d'esprit d'équipe.


Publié le : Vendredi 27 août 2010 à 07:42

​Revue Presse Une énorme tortue pêchée au large du Grau-du-Roi !

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Photo F. A

édition du mardi 24 août 2010

Salsa pourrait devenir la nouvelle mascotte du Seaquarium, au Grau-du-Roi (Gard). En toute discrétion, le musée de la mer soigne depuis quelques jours une tortue aux dimensions impressionnantes : près d’un mètre de diamètre et plus de 60 kg sur la balance. Du jamais vu en vingt ans, selon Jean-Marc Groul, responsable du site. D’ici un mois, la tortue devrait être relâchée en mer et suivie, à l’aide d’une balise Argos qui en dévoilera peut être un peu plus sur les aventures de cet animal marin. Car pour l’instant, les spécialistes s’interrogent sur son apparition au large de nos côtes.

Au Grau-du-Roi, sur les quais de la criée comme dans les coulisses du Seaquarium, tout le monde s’accorde : « On n’a jamais vu une tortue comme ça ! » Avec ses 80 cm de diamètre et ses 65 kg, cette tortue mâle pêchée la semaine passée défraie la chronique. Jean-Marc Groul, responsable du Seaquarium, et spécialiste des animaux marins : « C’est franchement un phénomène étonnant. Les tortues mâles sont très rares. La carapace est superbe ! On se demande comment il a fait pour arriver jusque-là. »

L’histoire débute jeudi après-midi au large du Grau-du-Roi sur le chalutier Sainte Salsa II. A bord, Thomas Boniface, pêcheur depuis plus de vingt ans, et les trois hommes de son équipage, s’apprêtent à réaliser la dernière cale de l’après-midi, avant retour au port. « D’un coup, on a bien vu que quelque chose de bizarre se passait. Au départ, on pensait que c’était une pierre. Quand on a vu que c’était une tortue, avec ses nageoires, ses griffes, sa grande carapace, on n’y croyait pas », témoigne le patron.

Driss, l’un des pêcheurs, parvient malgré tout à la libérer : « Pas si facile, elle était lourde. Et un peu ensuquée à cause des filets. On l’a gardée à bord, on l’a arrosée de temps en temps. »

Les pêcheurs se photographient avec leurs téléphones portables, pour le souvenir, et très vite, contactent le Seaquarium. A leur arrivée à quai, ils remettent l’animal aux mains de spécialistes. Et la tortue hors norme rejoint les bassins du Cestmed, basé dans les locaux du Seaquarium. Ce centre d’étude et de sauvegarde des tortues marines en Méditerranée, unique sur le littoral sud français, soigne chaque année une quinzaine de reptiles marins. « Celui-là est exceptionnel, confie Jean-Baptiste Senegas, le responsable, encore surpris par ce nouveau patient désormais surnommé Salsa. D’après nos observations, la tortue n’a ni plaie, ni fracture, ni traumatisme crânien, mais nous le garderons encore plusieurs semaines en observation avant, sans doute, de le relâcher. »

Comme les deux autres tortues actuellement soignées au centre, Salsa est une caouanne, la tortue la plus répandue en mer Méditerranée. Elle est capable d’effectuer entre 30 et 40 km par jour et peut vivre jusqu’à 80 ans. Apparue il y a 130 millions d’année, la caouanne, carnivore, est aujourd’hui une espèce en voie de régression, et donc protégée.

Avec sa carapace en forme de cœur et sa tête presqu’aussi grosse qu’un ballon de rugby, Salsa ne rentrerait pas dans une baignoire ordinaire, ni même une piscine gonflable ! Au repos dans les bassins du centre de soin, il va faire l’objet d’un suivi détaillé. Car pour Jean-Baptiste Senegas et Amélie Laencina, soigneuse au Cestmed, cette aventure reste incroyable. « Des tortues femelles, nous sommes habitués à en soigner. Elles viennent pondre dans la Méditerranée. Mais les mâles sont vraiment très rares. Celui-ci doit avoir 50 ans. Et leur population est si faible au large de nos cotes que la possibilité d’en retrouver dans les mailles d’un filet de pêche est infime ! »

Si Salsa ne montre aucun signe de faiblesse, il sera relâché le mois prochain, avec une balise argos au large de Marseille. La ville de Martigues et le département des Bouches du Rhône se disent candidats pour financer l’étude de ses déplacements dans la Grande Bleue, un peu comme les oiseaux qu’on bague avant leur envol. « Nous pourrons suivre le périple de Salsa, explique Amélie Laencina. Et en terme scientifique et pédagogique, cela devrait être très enrichissant. »

Agathe BEAUDOUIN


Publié le : Mercredi 25 août 2010 à 09:33

​Revue Presse Les OFNI sont de retour au Cap-d'Agde

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Photo d'archives DR

édition du vendredi 20 août 2010

A l'occasion de ses 40 ans, le Cap-d'Agde renoue avec la course des OFNI (objets flottants non identifiés), ce dimanche 22 août, à 18 h, à l'avant-port du Cap-d'Agde.

Cette compétition originale a marqué les premières années de la station, où les inventions les plus folles n'ont pas toujours payé dans la course au trophée, la désormais célèbre "Passoire d'Or".

Née le 14 août 1976 à l'initiative de l'un des pionniers du Cap, Gérard Denestèbe, sur une idée de l'architecte Serge Lecouteur, cette course a ponctué huit étés consécutifs de compétition acharnée, d'ingéniosité diabolique et de fous rires mémorables.

1999 et 2000 avaient vu le retour de cette animation bon enfant. Et 2010 se devait, dans le cadre des 40 ans, de remettre cette course au goût du jour. Le principe est toujours le même : réaliser un objet en matériaux de récupération dont la flottabilité et la propulsion sont assurées par tout moyen hormis coque de bateau ou moteur.

Pagaies, rames ou tout autre "ustensile" sont acceptés pour faire avancer l'engin au plus vite et couper en premier la ligne d'arrivée, sous les encouragements enthousiastes du public composé d'anonymes... et des fans-clubs des rameurs !Depuis plusieurs semaines, les équipages peaufinent, dans le plus grand secret, la mécanique et la décoration de leur embarcation, afin de défendre les couleurs de la "bannière" sous laquelle ils sont engagés.

A ce jour, on compte une dizaine d'inscriptions.

Elles représentent les professionnels de la commune comme la Sodeal, Intermarché, le Jungle Beach, Luna Park, la menuiserie Ga ly, Hérault Tribune, les Papy-So lex de la Solex'Cap et... l'office de tourisme, bien sûr.

Il y aura donc du spectacle. Une sorte de grand show où le dérisoire deviendra essentiel, où, encore, les lois du fameux Archimède, un mathématicien plein de principes, seront mises à rude épreuve. Lui qui disait en substance que tout corps plongé dans l'eau reçoit une poussée équivalente au volume d'eau déplacé devrait servir d'arbitre posthume à une compétition déjà fameuse.

Rien ne saurait arrêter ces ingénieux sportifs aux muscles nourris de bonne humeur.

Les nombreux spectateurs pourront donc apprécier leurs évolutions dans le port du Cap-d'Agde pour le meilleur et, pour certains, pour le pire. Quelques embarcations auront même du mérite pour arriver à franchir la ligne d'arrivée. Un véritable Graal pour des OFNI. Et s'ils ne sont pas toujours identifiables, ils devront flotter. C'est sans doute là que se posera l'épineux problème résumé doctement sous le blason de Paris : « Fluctuat nec mergitur ». Les spécialistes du genre y perdront peut-être leur latin.


Publié le : Vendredi 20 août 2010 à 08:56

​Revue Presse Pierre Weiss est parti hier pour rejoindre Calvi

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édition du mercredi 18 août 2010

RAPPEL : Pierre Weiss est parti hier du Cap pour aller à Calvi et ensuite rallier les deux villes à la rame

Hier midi, juste avant le grand départ, Pierre Weiss était sur le pied de guerre. également directeur d'exploitation du port du Cap-d'Agde pour le compte de la Société de développement économique d'Agde et du littoral (Sodéal), il lui fallait encore passer quelques coups de fils avant de partir, tout en remplissant les cales de la yole de mer sur laquelle il va réaliser le défi. « Cela fait huit mois qu'on sait que l'on va partir, et dans la dernière demi-heure, tout se bouscule ! » , s'exclame-t-il. Pourtant, Pierre Weiss a véritablement pensé à tout. De la sécurité à la nourriture en passant par l'approvisionnement en eau, tout a été minutieusement étudié. Pour rallier Calvi-Le Cap, le trajet est estimé à 450 km que Pierre Weiss pense parcourir en cinq jours. Par précaution, il a avec lui sept jours d'autonomie en eau et nourriture.

Hier midi, aux alentours de 14 h, il a quitté le port du Cap- d'Agde pour rejoindre la ville de Calvi. Selon les dernières prévisions météorologiques, il devrait partir jeudi midi ou vendredi matin. Un départ qui a été légèrement retardé à cause d'un vent de nord-ouest qui devrait persister jusqu'à mercredi sur la Corse. Le retour est prévu mardi, en journée.

Pendant tout le trajet, il sera suivi d'un équipage de deux personnes chargées de sa sécurité la nuit. « Les zones les plus dangereuses, c'est quand on sera en pleine mer sur la route des ferrys qui rallient la Corse mais aussi dans le golf de Fos-sur-Mer où beaucoup de cargos et de pétroliers circulent », juge le capitaine du bateau suiveur, Roland Toustard. Sans oublier la présence d'animaux marins qui peuvent représenter un danger. Mais Pierre Weiss semble serein, très zen et, surtout, impatient d'y être.

Anne-Lise BERTIN


Publié le : Mercredi 18 août 2010 à 07:50

​Revue Presse Quand le Cadre se barre, la Saint-Louis est en vue

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édition du vendredi 13 août 2010 

Tous les ans pour la Saint-Louis, le canal Royal devient "route barrée". Pour accueillir les nombreux visiteurs de ce sommet de la saison estivale, le service animation de la mairie fait installer une tribune transversale entre le quai de la Résistance et le quai Suquet. Ce sont près de 4 00 places de plus qui sont disponibles grâce à cette estrade. Son aménagement devrait être terminé aujourd'hui, pour permettre aux commissions de sécurité de vérifier que tout est en ordre. Il y a trois semaines, les services techniques de la ville avaient déjà fait inspecter l'état du fond du canal par un plongeur, pour s'assurer que rien, au fond, ne représente un danger pour les futurs usagers du Cadre. Seul hic : les bateaux n'ont plus accès au Cadre royal depuis mardi. Il leur faut désormais passer devant le quai d'Alger.


Publié le : Vendredi 13 août 2010 à 15:46

​Revue Presse Maintenu au mouillage, le pétrolier est aux ordres

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Photo Vincent DAMOURETTE

édition du jeudi 12 août 2010

Depuis plusieurs jours, un pétrolier est au mouillage au large de Sète. Rassurez-vous il n'est pas en panne. Ce n'est pas, non plus, un nouveau représentant de ces bateaux poubelles comme l'Edoil qui rouille d'ennui dans le port.

Ce pétrolier à coque rouge a déchargé toute sa cargaison en fin de semaine dernière au sea line. Depuis il s'est mis au mouillage pour quelques travaux. Il a également changé de pavillon et de nom. Le - désormais - Gunhildkirk est maintenant aux ordres. Il attend des instructions de son nouveau propriétaire pour appareiller et aller chercher du pétrole où on lui dira de le faire.


Publié le : Jeudi 12 août 2010 à 20:55