Rafales : 18 nds
Température mer : 11°C
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édition du jeudi 2 décembre 2010
Cinq personnes ont été interpellées dans le sud de la France pour le vol de bateaux de plaisance commis sur tout le littoral méditerranéen, de Nice à Port-Vendres, a-t-on appris jeudi auprès de la gendarmerie.
L'une d'elles, un habitant de Béziers, mécanicien sur bateau, est soupçonnée d'être à la tête de ce trafic qui consistait à voler des bateaux le week-end pour ensuite revendre les moteurs hors-bord et pièces détachées par le biais d'annonces sur internet. Les embarcations étaient démontées et les coques abandonnées dans la garrigue ou sur des aires d'autoroute, a expliqué la gendarmerie du Languedoc-Roussillon.
Les personnes ont été interpellées à Béziers, Hyères et La Gaude (Alpes-Maritimes). Trois d'entre elles ont expliqué que les vols étaient réalisés à la commande. L'enquête sur les pièces détachées a permis de dénombrer 14 vols, commis depuis juin 2009, pour un préjudice évalué à 500.000 euros, mais de nombreuses autres pièces restent à identifier, selon la gendarmerie.
Publié le : Vendredi 3 décembre 2010 à 08:16
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édition du mercredi 24 novembre 2010
Un coup de fil d'une agence de com, un mail et voilà comment une étude pas inintéressante du tout a atterri au bureau agathois de Midi Libre. En substance, pas de quoi remettre sur le gril la question de l'implantation d'un champ éolien au large du Cap-d'Agde, dossier abandonné (repoussé ?) par le ministère de l'Ecologie , mais qui tempère quelque peu les arguments des élus locaux, Gilles d'Ettore en tête, qui voyaient dans ce projet un risque pour l'économie touristique.
En août 2009, sur les plages et les campings du pays agathois, une étude a en effet été menée auprès des touristes français et étrangers. Commandée par une société privée qui souhaitait se positionner sur ce marché de l'éolien offshore, elle avait pour objectif de mesurer l'opinion des touristes sur la question. Photomontage à l'appui, plus des trois-quart des 312 personnes interrogées ont répondu 'non' à la question de savoir si elles éviteraient les lieux d'où les éoliennes sont visibles. Après observation de ce que serait le paysage avec les éoliennes, seuls 5,77 % des personnes se positionnent contre le projet, 55,77 % y étant favorables, même si « la population française se révèle proportionnellement plus réticente que la part étrangère », relève cette étude, aujourd'hui dans les cartons.
O. R
Publié le : Mercredi 24 novembre 2010 à 09:26
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| Photo archive Vincent ANDORRA |
édition du mardi 23 novembre 2010
RAPPORT
Le diagnostic 2009 du réseau de suivi lagunaire, présenté lundi à Mèze, révèle de bons résultats autour du bassin de Thau. Mais l'équilibre reste fragile
établi à l'échelle régionale à partir d'une somme considérables de données, le diagnostic du réseau de suivi lagunaire (RSL) est, depuis 1999, l'indicateur de la qualité des eaux dans les étangs, les canaux. Ses résultats sont certes livrés avec une année de décalage (le temps de collecter les informations) mais permettent quand même d'établir des comparaisons avec les précédentes mesures effectuées.
C'est lundi, sur l'écosite de Mèze, que le bilan 2009 a été dressé, en présence d'Yves Piétrasanta, président de la commission locale de l'eau, et des différents acteurs du territoire.
1 L'eutrophisation en recul
« Le diagnostic 2009 est parmi les meilleurs observés depuis 1999. » Ce constat, qui demeure fragile, montre que le milieu se dégrade moins, que les algues prolifèrent moins, notamment dans la crique de l'Angle (entre Balaruc et Bouzigues) où la qualité de l'eau laissait jusqu'alors à désirer.
Certes, comme le montre la carte ci-contre, l'étang de Bagnas et l'entrée du canal de La Peyrade ont encore livré des résultats plutôt médiocres mais globalement l'eutrophisation recule, surtout sur l'étang de Thau. Ce qui permet d'affirmer que le développement du virus herpès a des causes multifactorielles et n'est pas dû qu'à l'évolution des conditions du milieu aquatique.
2 Les flux de pollution modélisés
Dans le cadre du projet Omega Thau, initié par le syndicat mixte du bassin de Thau (SMBT), un niveau limite de flux admissible de pollution a pu être fixé grâce à la modélisation des phénomènes climatiques.
Si la concentration d' Escherischia Coli fait l'objet d'analyses pour mesurer notamment la qualité des eaux de baignade à un instant T, ce nouveau marqueur de la pollution bactériologique permettra d'anticiper l'impact sur les coquillages.
3 Nouvelle carte des fonds de l'étang de Thau
Comment fonctionne l'étang aujourd'hui ? Les acteurs du territoire pourront désormais mieux le comprendre puisque la cartographie des fonds de l'étang vient d'être réactualisée. Cet outil servira évidemment à l'élaboration du schéma de cohérence territoriale (Scot) et du schéma d'aménagement et de gestion des eaux (Sage).
Publié le : Mardi 23 novembre 2010 à 09:29
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édition du lundi 22 novembre 2010
En l'espace de quelques mois, le nombre de grosses unités amarrées quai de la Trinquette a augmenté. Il atteint aujourd'hui la dizaine.
Ça n'est pas encore Monaco ou Puerto Cervo, mais le Cap d'Agde peut aujourd'hui se flatter d'accueillir une dizaine de gros navires, amarrés le long du quai de la Trinquette.
Ces splendides yachts, devant lesquels les promeneurs du dimanche aiment à se faire photographier, Jean-Louis Cousin, qui a quitté la Sodéal pour rejoindre la société Monaco Services, les a convoyés depuis la Principauté, la Catalogne ou Marbella, avec un plaisir évident. Pensez donc : 6 heures de navigation suffisent pour rallier Agde à Barcelone, moyennant 800 litres de carburant à l'heure à pleine puissance !
Des bijoux de technologie de plusieurs millions d'euros, propriétés, entre autre, d'un joaillier suisse, du numéro 1 des canapés en Europe, d'un champion de sauts d'obstacles, de l'ancien maire de Barcelone ou de chefs d'entreprises agathois qui ont fait fortune dans la restauration ou la grande distribution.
Dire que Jean-Louis Cousin prend son pied dans cette nouvelle vie professionnelle n'est pas un vain mot. Aux petits soins pour ces riches clients, il veille sur des navires « dont les propriétaires sont vraiment amoureux. Dès qu'ils arrivent ici, il n'est pas rare de les voir sortir les tuyaux d'arrosage pour les nettoyer eux-mêmes », confie ce 'concierge' de standing.
Certains de ces navires sont proposés à la location. En été, à 40 000 € la semaine, des clients fortunés se font parfois un trip dans le triangle d'or Barcelone-Monaco-Sardaigne, à l'image du champion automobile Sébastien Loeb, venu au Cap en hélico. L'hiver également, à quai, ces bateaux peuvent être réservés, comme ce fut le cas à Noël dernier, lorsqu'une vedette de la chanson française est venue passer les fêtes de Noël avec quelques jolies filles et 120 bouteilles de champagne ! L'attrait du port est évident. Entre La Ciotat et Barcelone, pas un yacht digne de ce nom n'est amarré, mis à part au Cap d'Agde.
« En plus, grâce aux professionnels de la zone technique, nous avons aujourd'hui la capacité d'entretenir et de réparer ces bateaux », poursuit Jean-Louis Cousin. Autre attrait, le prix : à Cannes par exemple, stationner un géant des mers à l'année coûte autour de 40 000 € . 10 000 € suffisent au Cap, même si, bien entendu, les prestations portuaires ne sont pas les mêmes. Autant d'atouts qui pourraient permettre, à terme, de développer cette activité.
« De toute façon, entre Monaco, la Sardaigne et Barcelone, il manque environ 500 places pour l'hiver », annonce Jean-Louis. Une belle carte à jouer, assurément.
Olivier RAYNAUD
Publié le : Lundi 22 novembre 2010 à 08:24
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| Photo Vincent ANDORRA |
édition du samedi 13 novembre 2010
Ils risquent leur vie pour porter secours aux marins en détresse. Mais ni Jacky, ni Jean-Pierre, ni Christophe, ni Fabrice, ni Claude, un siècle de sauvetage en mer à eux tous, ne sont comptables de leurs efforts. «
Pourquoi on fait ça ?
Parce que c'est naturel, ça vient du fond du cœur», disent-ils, unanimes. Peut-être aussi pour les liens qu'ils créent avec les personnes qu'ils sauvent. Le salaire de ces bénévoles : des remerciements parfois, des poignées de mains et une bonne macaronade entre copains de temps en temps.
Publié le : Samedi 13 novembre 2010 à 08:31
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édition du samedi 13 novembre 2010
«Même les deux pieds bien calés sur la darse de béton de l'aire de carénage, les matelots de Pierre d'Acunto n'en menaient pas large, hier matin. Se remémorant le choc qui, au matin du 14 septembre, a infligé une telle blessure au Louis-GaetaneII, leur entreprise, leur gagne-pain. Les dégâts sont bien visibles, mais la robustesse du 'chalutier porte Saint-Pierre' ne fait aucun doute: il s'est sorti de sa collision avec une bétaillère «faisant route à près de 10nœuds» avec, 'seulement', la proue de bois salement amochée.
Hier matin à l'aire de carénage avait lieu la 4e réunion d'expertise depuis les faits. En présence de l'expert judiciaire mandaté par le tribunal et de deux experts pour chacune des 'parties' de l'affaire (l'armateur du cargo et Pierre d'Acunto), il s'agissait notamment de vérifier le fonctionnement du moteur et de la propulsion. Pour ce faire, le Louis-GaetaneII a bien sûr été mis à l'eau.
Et après plusieurs tentatives, le gros diesel marin a bien voulu redémarrer. Suite à quoi un prélèvement d'huile a été effectué. Si le moteur semble avoir tenu bon -seul le compte-rendu de l'expert le confirmera néanmoins-, l'investissement à consentir à ce stade pour voir le chalutier reprendre la mer est déjà conséquent.
En terme de charpenterie de marine, les travaux sont d'ores et déjà estimés à 200000. Un moteur, ce serait au moins 100000 de plus. Le tout étant bien sûr couvert par les assurances. «Reste à savoir si ça vaudra le coup de réparer ou s'il vaudra mieux investir dans un autre chalutier» ose, sur le quai, l'avocate de l'armateur. «N'y pensez même pas, rétorque Pierre d'Acunto.
Un chalutier, aujourd'hui, c'est 1,2 million d'euros!» Et peut-être pas aussi solide que le Louis-Gaetane II.
Pa.C
Publié le : Samedi 13 novembre 2010 à 08:25
édition du vendredi 29 octobre 2010
Pour sa 2e édition, le Trophée de l'agglomération Hérault Méditerranée organisé par la Sorac (sur les 3e et 4e week-end d'octobre) a réuni sur l'eau, dimanche dernier, 33 bateaux. Malgré des prévisions météo quasiment inverses par rapport aux conditions de la journée, deux régates ont pu être courues; la première sur un parcours 'banane' en deux tours, avec une mer belle, un vent entre 15 et 20 nœuds maxi, la seconde sur un parcours 'côtier' légèrement plus long entre Brescou et Marseillan-Plage, se terminant par un vent faiblissant à vue d'œil et quelques faibles rayons de soleil (avant la rincée finale de dimanche soir). En fin d'après-midi, avec le concours de la première dauphine de miss Hérault Méditerrranée, les résultats du Trophée ont été proclamés, avec le podium suivant:
1.Lou Poul, à M. Cauquil (qui remporte la coupe sculptée par Dardennes, à remettre en jeu l'an prochain....); 2. Furtif, à M. Boyer; 3.Matifou, à M.Caucat.
Prochains rendez-vous
Samedi 13 novembre, dans l'après-midi, régate '1 homme, 1 femme, 1 voilier'; dimanche 14, traditionnelle et annuelle régate en solitaire.
Ils étaient 33 au départ.
Publié le : Vendredi 29 octobre 2010 à 10:36
édition du jeudi 28 octobre 2010
Le salon nautique (à la zone technique du Cap d'Agde), ouvre ses portes aujourd'hui. Ce rendez-vous incontournable des amoureux de la mer est devenu, au fil de ses éditions, un événement qui attire, de toute la France. Et les inconditionnels du nautisme et les curieux pour qui la mer est une source inépuisable de rêves s'y pressent. On attend, en effet 50000visiteurs.
Pour cette année, un nouveau commissaire du salon est à la barre. Thierry Marangé est le chef d'orchestre d'une manifestation organisée par l'association des professionnels du nautisme du Cap d'Agde : « Pour moi, c'est une première. Je suis un usager du port du Cap d'Agde et, jusqu'à présent, je n'étais qu'un visiteur aussi passionné qu'attentif des précédentes éditions ».
Voilà pourquoi, cet amoureux de la mer a souhaité que ce salon mette en avant les fondamentaux du nautisme: «Pour l'organisation, la mise en partition du programme, je me suis mis à la place du visiteur, de celui, qui, non seulement vient pour découvrir des bateaux, du matériel de navigation, mais aussi, du plaisancier, actuel ou futur. De celui qui désire avoir tous les renseignements, même les plus basiques, sur tous les éléments de la navigation ».
Il s'est également attaché à s'appuyer sur des savoirs locaux : « Pour moi, aller chercher des intervenants ailleurs que dans notre proche région, n'était pas une priorité. J'ai voulu que ce salon ait une résonance nationale, tout en lui gardant son caractère local ». Il se plaît également à souligner la synergie entre de nombreux acteurs locaux : « C'est un travail de plusieurs mois qui met en scène, privés et institutionnels.
Avec, notamment l'association des professionnels du nautisme. Concurrents hier, ils deviennent, pendant toute l'organisation, des partenaires. Et c'est remarquable. Tout le monde travaille dans le même sens, avec, il faut le souligner, l'aide efficace de la Sodéal, de la Ville, de l'office de tourisme, de la chambre de commerce et d'industrie... et j'en oublie certainement ».
Cette année, le salon, comme les années précédentes, sans oublier son caractère commercial, va mettre, en figure de proue, le développement durable, l'écologie et la sécurité. « Il ne faut pas oublier aussi son caractère festif. Vous savez, pour beaucoup il est comme une vaste vitrine d'un magasin de jouets en période de Noël, certains y viennent pour découvrir des nouveaux modèles qui seront présentés en décembre au salon de Paris, d'autres, pour trouver l'embarcation qui fera quelques mètres de plus, ou encore, tout simplement pour rêver ».
Et ce rêve sera alimenté par le parrain de la manifestation : Alessandro Di Benedetto qui a fait le tour du monde, sans escale ni assistance, dans son 6,50 mètres.
H. C
Thierry Marangé est passé de l'autre côté de la barrière en devenant organisateur. « C'est un travail de plusieurs mois qui met en scène privés et institutionnels »
Publié le : Jeudi 28 octobre 2010 à 09:12
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édition du mardi 19 octobre 2010
Alfonso Zerbi est chercheur CNRS au laboratoire d'écologie lagunaire de l'université de Montpellier II.
Qui est à l'origine de ce projet et en quoi consiste-t-il ?
C'est un projet qui a démarré en 2006 et qui a été reconduit cette année. Il est conduit par l'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée-Corse, en partenariat avec l'Ifremer et le Cemagref (institut de recherche en sciences et technologies pour l'environnement) de Montpellier. Mais le même travail est mené au niveau européen. Il s'agit de construire des outils pour mieux connaître les peuplements piscicoles et pour évaluer la qualité de l'eau sur les plan physique, chimique et biologique. Pour la Méditerranée, une dizaine d'étangs sont concernés.
Quelle est précisement votre mission ?
Je suis chargé de l'étude du peuplement piscicole de l'étang de Thau. Les missions s'effectuent au printemps et à l'automne, au moment des migrations. Je prends diverses mesures, sur l'oxygène, l'acidité, la salinité, la conductivité et la température de l'eau. J'effectue des prélèvements de juvéniles que j'emporte au laboratoire. Une étudiante, Jennifer Tournois, effectue aussi des prélèvements sur le secteur de Bouzigues avec un autre pêcheur, Jean-Marie Ricard. Jennifer s'intéresse plus particulièrement aux daurades. On arrive maintenant à savoir de quel étang vient une daurade, et combien de temps elle y est restée avant de migrer.
Publié le : Mardi 19 octobre 2010 à 10:24
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édition du mardi 19 octobre 2010
RAPPEL
Un pêcheur et un chercheur du CNRS dans un bateau. Leur mission : évaluer la qualité de l'eau de l'étang et étudier la population piscicole.
L'étude porte notamment sur le nombre de juvéniles de chaque espèce.
Midi Libre a embarqué avec les deux hommes. La sphère orange vif du soleil levant flotte à l'horizon. Elle sera bientôt avalée par les nuages. Il est 8 h 30. Denis Moreno démarre le moteur de Ben Hur. Le sapinou quitte le ponton, longe les mas de Marseillan avant de faire cap au sud. Le prud'homme major des pêcheurs n'est pas seul à bord. Pour la quatrième et avant-dernière matinée d'affilée, en cette mi-octobre, Alfonso Zerbi l'accompagne. Leur mission : relever les quatre capechades aux mailles étroites placées à autant d'endroits stratégiques de cette « immense maternité », dixit Denis Moreno, qu'est l'étang de Thau.
Les deux hommes se retrouvent quatre ans après le lancement de ce projet écolo-scientifique sur les juvéniles ( lire ci-dessous). Alfonso est ravi de délaisser ses ordinateurs pour « aller sur le terrain » , dit-il avec son accent latino. Portoricain, il s'est installé à Montpellier voici quatorze ans pour suivre la Française qu'il avait rencontrée là-bas, Catherine Aliaume. Une universitaire, spécialiste, comme lui, d'écologie marine. « Ce sont les émissions de Cousteau qui m'ont donné le virus quand j'étais petit ! », sourit-il.
Premier arrêt dans le grau de Pisse-Saume. Alors que la veille, au même endroit, le tandem avait récolté 21 petites daurades, anchois et autres gobies, la prise est beaucoup plus modeste. Quelques petits mulets, des jols, une laisse reconnaissable à son point rose sur la joue... Et une blénie : « C'est intéressant , car sa présence est liée aux herbiers » , souligne Alfonso, en enfermant les poissons dans un sac plastique qu'il range dans une caisse.
Le sapinou repart pour un court trajet jusqu'à la reculée de Riac. Là encore, quelques jols, des crevettes roses, des laisses... Direction le nord pour la troisième étape, au-dessus de Marseillan. Alfonso inscrit à nouveau en anglais, sur un tableau, plusieurs relevés : la température de l'eau est de 17 °, sa salinité de 36,6 g / l, son PH de 8,06... De la capechade, Denis extirpe quelques daurades, une blénie pavo et un syngnathe, une aiguille de mer, de la famille des hippocampes.
La dernière relevée, près des mazets de Marseillan, livre ce que Denis aura pêché par milliers dans sa carrière : des anguilles. « C'est la même espèce qu'à Portorico », note Alfonso en déversant un peu d'anesthésiant dans la caisse pour que Denis puisse ensuite facilement les étendre et les mesurer. Une forte odeur de clou de girofle envahit l'air.
11 h. Ben Hur est de retour au ponton. Alfonso range sa pêche du jour dans son coffre. Il passera l'après-midi au labo et reviendra demain pour la dernière sortie dans l'étang avec le pêcheur. Le tandem se reformera au printemps. « Avec plaisir ». Et la conscience de « réaliser une mission importante pour l'avenir de l'étang ». Car comme dit le prud'homme, « de sa richesse dépend aussi celle de la Méditerranée ».
Marc CAILLAUD
Publié le : Mardi 19 octobre 2010 à 10:21
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édition du lundi 18 octobre 2010
L'audience prévue aujourd'hui devant le tribunal correctionnel de Montpellier a finalement été reportée au 13 décembre. Pierre D'Acunto et ses quatre marins vont donc devoir encore patienter pour savoir quel sort la justice réservera au commandant du Almhmoud Transporter, qui avait éperonné le Louis Gaëtane II au large de Sète le 14 septembre dernier.
En attendant, les marins n'ont toujours pas touché le moindre centime de l'Enim, la sécu des marins. « Et la situation devient très compliquée pour eux », dénonce le patron-pêcheur qui espère toutefois un déblocage dans les prochains jours.
A noter aussi le passage, dès la semaine prochaine, des experts chargés d'évaluer les travaux de réparation du Louis-Gaëtane II. Les charpentiers de marine pourraient d'ailleurs attaquer le chantier, d'une durée d'au moins cinq mois, dans la foulée. « On ne reprendra pas la mer avant six ou sept mois », pronostique Pierre D'Acunto.
Publié le : Lundi 18 octobre 2010 à 10:11
édition du vendredi 15 octobre 2010
Une conférence intitulée "Agde, port de commerce aux XVII e , XVIII e et XIX e siècles", est proposée cet après-midi, de 14 à 18 heures, dans l'auditorium du musée de l'Ephèbe, au Cap d'Agde. La place du monde maritime dans la vie agathoise, notamment aux 18e et 19e siècles est prépondérante. Odile Bérard-Azzouz, conservatrice du musée de l'Ephèbe, Francine Druart, Jean-Marie Rigal, Pierre Raffanel, Albert Abelanet et Irène Dauphin, directrice des archives de la ville d'Agde, seront chargées de faire découvrir cet important pan d'histoire de la commune, d'un point de vue économique bien sûr, mais aussi sociologique ou culturel. Une plongée très instructive dans le passé de la ville...
Entrée libre
Publié le : Vendredi 15 octobre 2010 à 08:43
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| Photo F. VALENTIN |
Édition du jeudi 14 octobre 2010
La stupeur, la tristesse et l'impuissance. Ce sont les sentiments qui prédominaient hier, en fin d'après-midi, sur le port de plaisance des Quilles, après le drame survenu vers 16 h : alors qu'il effectuait son cours de kayak hebdomadaire, un adolescent de 15 ans et demi, originaire de la région lyonnaise et scolarisé au lycée de la Mer, a perdu la vie (1). Un décès aussi brutal qu'imprévisible, vraisemblablement dû à un malaise, encore inexpliqué. « Toutes les conditions de sécurité étaient réunies, comme d'habitude », expliquaient les élus et cadres municipaux arrivés sur place tout comme le proviseur du lycée.
L'adolescent faisait partie d'un groupe de onze élèves du lycée, qui participaient comme chaque mercredi après-midi à un cours de kayak, encadré par un professeur titulaire du Brevet d'Etat et trois moniteurs. Il se trouvait dans un groupe de trois kayakistes, à une soixantaine de mètres du rivage, près de la première anse du port, à un endroit profond d'environ un mètre. C'est alors qu'il aurait porté la main à sa poitrine en disant : « J'ai une douleur... ». Perdant connaissance, sa tête s'est renversée dans l'eau. Il a été très vite secouru, y compris par un sauveteur professionnel qui effectuait un exercice à proximité. Une fois ramené sur la plage, où les pompiers sont très vite arrivés, toutes les tentatives pour le ranimer sont restées vaines. Son corps a été déposé à l'institut médico-légal de Montpellier où une autopsie permettra de déterminer l'origine du malaise subit qui lui a été fatal.
Marc CAILLAUD
Publié le : Jeudi 14 octobre 2010 à 14:05
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édition du mardi 12 octobre 2010
Hier matin, un promeneur a fait une drôle de découverte sur la plage du Miroir d’eau à Port-Leucate : une tortue s’était échouée. Sans doute déposée par la forte houle des jours précédents. Malheureusement, l’animal était décédé.
Selon les premières constatations, la tortue mesurait environ 70 cm de long. Une telle trouvaille est d’ailleurs très rare dans ce secteur. Dans l’après-midi, l’animal devait être transporté vers Perpignan pour être autopsié.
Publié le : Mercredi 13 octobre 2010 à 08:42
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édition du mardi 12 octobre 2010
RAPPEL : Une nouvelle tentative pour sortir le bateau boeuf de l'Hérault a échoué. Mais l'espoir demeure
Envoyé par le fond par une bande de gamins il y a de cela plusieurs mois, alors qu'il venait d'être amarré le long des quais de l'Hérault, le bateau boeuf L'Espérance gît toujours sur les sables du fleuve.
Dernièrement, une opération de renflouage, qualifiée par certains de la dernière chance, a été lancée par l'association qui a racheté l'embarcation, "Lou Capian de Thau" et Michel Rezé, passionné de navigation et propriétaire du chantier naval tout proche. Après plusieurs tentatives infructueuses depuis le printemps dernier, c'est cette fois l'opération la moins onéreuse qui a été choisie. Financé par la Drac (direction régionale des affaires culturelles), le sauvetage, qui consistait à bâtir une sorte de "piscine" autour de la structure afin de pomper l'eau à l'intérieur, n'a malheureusement pas atteint son but. « Mais nous y sommes quasiment parvenus, regrette Michel Rezé. Malheureusement, ça a lâché au dernier moment. » Enfoncé sur bâbord avant, le bateau gît sur une sorte de marche naturelle à l'arrière. Formée par les dépôts alluvionnaires de l'inondation de 1998, cette cassure complique quelque peu les opérations de sauvetage, les planches de l'embarcation, fragiles, pouvant casser à tout moment. « Dès que l'on commence à vider le navire, il glisse de l'avant » , ajoute Michel Rezé, soucieux de préserver ce vestige du patrimoine maritime agathois (lire par ailleurs).
Bien que les importants cumuls de pluie de ces derniers jours ne vont rien arranger à l'affaire, on se veut toujours optimistes du côté des techniciens. Vraisemblablement d'ici la fin du mois d'octobre, une nouvelle opération va être mise en place, avec encore plus de moyens techniques et humains. « Nous allons faire venir une grue sur place qui nous permettra de soulager l'avant de l'Espérance et de pouvoir pomper plus tranquillement à l'arrière » , explique Michel Rezé, qui ne peut se résoudre à voir cette coque sombrer définitivement dans l'Hérault. Reste à attendre la bonne fenêtre météo, les disponibilités de chacun, notamment des plongeurs, et l'arrêté municipal qui permettra d'acheminer la grue et de la laisser stationner sur le parking qui jouxte l'espace Jeune Agathois. Des petits tracas pour une noble cause ... L'Espérance a 130 ans !
C'est en juin 2009 que l'Espérance est rentrée dans son port d'origine, Agde. Cette tartane a en effet été construite ici, par le chantier Vidal, en 1880. Propulsé par 140 m 2 de voile, ce navire de pêche était conçu pour travailler 15 ans ! Est-ce le chêne avec lequel il a été bâti, dont les études dendrométriques ont montré qu'il avait été abattu au cours du XIV e siècle ? Toujours est-il qu'il a navigué jusqu'au début des années 2000, avant d'être laissé à quai, quasiment à l'abandon. Classé "bateau d'intérêt patrimonial" en 2007, il attend désormais de quitter son lit de vase pour être restauré.
Olivier RAYNAUD
Publié le : Mardi 12 octobre 2010 à 07:50
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édition du lundi 11 octobre 2010
RAPPEL : Des dizaines de kitesurfeurs et de véliplanchistes ont profité de la houle tout le week-end
Les promeneurs de l'automne, qui aiment à profiter d'une plage redevenue paisible, n'ont pu rater le spectacle : ce week-end, samedi surtout, des dizaines et des dizaines d'amoureux de la glisse ont pris possession du "spot" situé devant le Centre nautique, sur la plage Richelieu est, face au fort Brescou.
Un rendez-vous prisé des véliplanchistes et des kitesurfeurs lorsque le vent d'est se met en rogne, comme c'est le cas depuis plusieurs jours. « En fait, la digue abrite un peu de la forte houle d'est et permet de profiter au maximum des vagues, explique Julien Quenillet, qui a ouvert avant l'été, en relation avec la Sodéal, une école de kitesurf, avec location de matériel. En plus, le "spot", qui forme une sorte de baie, est sécurisé. Ce qui attire pas mal de monde chaque week-end. » Immatriculés dans les Bouches-du-Rhône, la Drôme, le Gard voire l'Espagne, les véhicules stationnés sur le parking du Grand Large montrent à quel point le Cap est devenu, en l'espace de peu de temps, un lieu tendance de ces disciplines.
En voisin, le jeune Biterrois Paul Serrin, champion d'Europe junior de kite, vient régulièrement naviguer sur les eaux agathoises, à l'image de ces centaines d'anonymes, qui profitent à nouveau des vagues du Cap après trois mois d'interruption. « Chaque année, un arrêté préfectoral interdit la pratique du kite et de la planche à voile dans cette zone, du 15 juin au 15 septembre » , poursuit Julien. Affluence touristique oblige, c'est alors à la Tamarissière que les "voileux" se réfugient, non sans une certaine frustration d'ailleurs... Ouvert chaque week-end, le préfabriqué de Julien connaît une activité exponentielle.
Comme quoi, le projet de s'installer ici était tout à fait viable. Et pour faire vivre ce lieu un peu plus encore, les projets ne manquent pas. « Nous adhérons à l'association Kite Languedoc-Roussillon , aidée par la Région, qui aide au développement de la pratique du kitesurf et surtout à la création d'une véritable entité régionale, à l'image du surf au Pays Basque. » Dans les cartons également, une grande compétition multi-glisse, organisée au Cap d'Agde. « Il y aurait du kite et de la planche à voile bien sûr, mais aussi du paddle, qui est une nouvelle discipline très en vogue, et du surf. » Des surfeurs qui, justement, ont eux aussi ressorti les planches ce week-end, mais cette fois du côté de la plage du Grau d'Agde.
Comme quoi, le mauvais temps fait aussi beaucoup d'heureux.
Olivier RAYNAUD
Publié le : Lundi 11 octobre 2010 à 08:49
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édition du samedi 9 octobre 2010
Actuellement à Valencia, Sébastien Col et son équipage d'All4One ont réussi un joli coup en terminant à la troisième place du parcours côtier lors des championnats du monde de TP52.
Après un départ sous un ciel couvert, l'éclaircie est arrivée et le soleil a accompagné la flotte des TP52. Dans un vent de 14 à 18 noeuds, les concurrents de ces championnats du monde ont fait le spectacle, notamment lors de l'arrivée puisque la ligne était mouillée en plein dans le port America's Cup.
All4One a donc terminé à la troisième place, ce qui permet au team franco-allemand de reprendre encore une place au classement général provisoire. Il reste encore deux jours de compétition pour tenter d'accrocher une 3 e place sur le podium.
« Nous avons fait une longue course qui s'apparentait à un vieux triangle olympique des années 80, avec trois bords de près, dont deux de 4 miles, deux bords de vent arrière, deux longs bords de largue et une arrivée dans le port America's Cup, ce qui était très sympa, déclare le tacticien sétois. Nous avons d'abord pris un départ correct en milieu de flotte, puis nous avons réussi tout de suite à être dans les trois, quatre premiers à la première bouée au vent, et nous sommes ensuite parvenus à maintenir cette avance. « Nous avons eu un petit moment difficile sur les bords de largue, car notre spinnaker est un petit peu plus creux que les autres. Donc nous avions du mal à tenir la voile, là où les autres avaient un spinnaker un peu plus plat. Il faudra donc anticiper cela pour l'année prochaine. Mais nous avons réussi à tenir notre rang et à finir troisièmes, juste derrière Cristabella qui a fait une super manche avec à bord John Cutler, notre tacticien sur le Louis-Vuitton Trophy.
C'est donc une belle journée pour All4One en général ! »
Publié le : Samedi 9 octobre 2010 à 16:05
Le 7 octobre vers 17h30, le sous-CROSS Corse est alerté qu'un homme, agé de 71 ans, s'est noyé en baie d'Ajaccio.
Le sous-CROSS Corse dépêche immédiatement sur zone la vedette de la SNSM d'Ajaccio, la vedette des pompiers Corifen et l'hélicoptère de la gendarmerie d'Ajaccio. Vers 18h00, le corps est récupéré par l'hélicoptère de la gendarmerie.
Publié le : Vendredi 8 octobre 2010 à 08:59
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| Photo V. ANDORRA |
édition du jeudi 7 octobre 2010
RAPPEL : Le 14 septembre, au large, leur chalutier avait été éperonné par un cargo bétaillère
« On est encore sous le choc », confie Pierre D'Acunto. Trois semaines après avoir été éperonnés au large par un cargo bétaillère, le patron-pêcheur du Louis-Gaétane II et ses quatre matelots sont toujours suivis, une fois par semaine, par un psychologue.
Pour le reste, « on occupe nos journées comme on peut , Tant qu'on a de quoi s'occuper, ça va. Mais c'est dur d'attendre... ». D'attendre d'abord les allocations que l'Enim – la Sécu des marins – « ne nous a pas encore versées ». D'attendre ensuite que débutent les travaux de réparation du chalutier. Et surtout qu'ils soient achevés : « Il y en aura bien pour 4, 5 mois, voire plus... » , indique Pierre D'Acunto, en précisant que c'est un chantier français qui s'en chargera.
Et d'attendre aussi, mais cette fois à court terme, les deux échéances judiciaires à venir. D'abord, le 18 octobre, devant le tribunal correctionnel de Montpellier, où le commandant du Almhmoud Transporter comparaîtra pour mise en danger de la vie d'autrui et non assistance à personne en danger. Ensuite, le 5 novembre, devant le tribunal de commerce, à qui l'armateur du cargo battant pavillon panaméen a déjà dû verser une caution de 400 000 € pour les réparations.
Au moins, depuis le 14 septembre, le patron et ses hommes auront-ils pu compter sur « le soutien massif du monde de la pêche et de nombreux Sétois, tous bords confondus ».
Marc CAILLAUD
Publié le : Jeudi 7 octobre 2010 à 08:45
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| Photo V.A |
édition du mercredi 6 octobre 2010
RAPPEL : Lundi matin, très peu de chaluts sont sortis à cause du mauvais temps. Résultat, moins de choix chez les poissonniers
Aux halles hier , trois poissonniers proposaient leur marchandise comme tous les mardis. Après le coup de vent, ils ont dû accuser le coup. Et les coûts. C'est le cas de Loïc Jouanjean. Selon le jeune exploitant, certains prix se sont envolés lundi à la Criée. « Parfois de 20 à 30 % plus cher. Et il n'y avait pas beaucoup de choix : pas de queues de lottes, pas de merlans, ni de baudroies et pas de poissons bleus... », déclare-t-il.
A l'étal voisin, Cyril Caumette renchérit : « Il n'y avait pas de raie en vente. Je n'ai pas acheté de pisseurs, ni de merlans »... Karine Di-Maio Bellanger préfère regarder le bon côté des choses : « Il y avait des poulpes et de la daurade mais plus chers ». Les quatre chaluts sortis lundi n'ont pas pu ramener les poissons les plus appréciés. « On est presque sorti pour rien car beaucoup de poissons n'ont pas trouvé d'acquéreur » déplore un marin parti pêcher malgré les mauvaises conditions.
Sur son étal, Loïc Jouanjean a dû s'adapter : « J'ai complété avec un peu plus de poissons de l'Atlantique », raconte-t-il. Ont-ils dû monter les prix pour entrer dans leurs frais ? « Surtout pas ! », répondent les trois poissonniers, « Quand c'est trop cher, les clients n'achètent pas ». Annie vient s'approvisionner aux halles tous les jours. Penchée sur les dorades, elle s'arrête sur le prix : 7 €. « J'en ai souvent vu à 5 €... Mais c'est vrai qu'elle est belle », reconnaît -elle et ajoute « Aujourd'hui, il y en a moins du coup, tout le monde se rabat sur les mêmes poissons » Pendant ce temps, les soles partent comme des petits pains.
Sophie DELPONT
Publié le : Mercredi 6 octobre 2010 à 07:53
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édition du mardi 5 octobre 2010
RAPPEL : Pendant trois jours, 65 clubs se sont affrontés sur le front de mer sétois
La plage du Lido a fait le plein durant trois jours, avec l'organisation des championnats de France d'aviron de mer. Sur place, 186 bateaux étaient présents, soit 523 rameurs représentant 65 clubs issus de toute la France, sans oublier les Antilles.
Côté palmarès, on retiendra notamment la médaille d'argent remportée dans la catégorie critérium juniors, par le double de l'Aviron Club du Bassin de Thau composé d'Alexandre Esclapes et Jean Anguille. Les deux rameurs ont bouclé la distance de 6 km en 33'36'', soit 1'24'' de plus que les vainqueurs, Hennebont.
On notera également la participation d'un "quatre mixte" (Carole Tron, Aurélie Dessein, Alexandre Esclapes et Jean Anguille), ainsi que d'un double mixte (Isabelle Salabert et Thibaut Meyre).
Dimanche, lors du Critérium longue distance, le double seniors composé de Kévin Sansiquet et Julien Le Ster a réalisé le deuxième chrono sur un parcours de 3x6 km.
Pour la responsable de l'ACBT Lindsay Legeay, ces trois jours de compétition ont été l'occasion pour les membres du club de montrer leur savoir-faire. « L'organisation a fait l'unanimité. Nous nous sommes adaptés à tous les souhaits, comme quand il a fallu aménager la ligne de départ le samedi pour que le public voit mieux. » Ou lorsqu'il a fallu, le dimanche, se replier sur l'étang pour disputer le Critérium longue distance. Il faut dire qu'avec une soixantaine de bénévoles présents sur trois jours, l'ACBT avait tout prévu.
Sauf, peut-être, le succès rencontré par la manifestation. Après quatorze éditions des championnats de France, l'étape sétoise est en effet la quatrième en terme de fréquentation. De quoi donner des idées aux instances fédérales pour de prochaines grandes échéances ...
J. B
Publié le : Mardi 5 octobre 2010 à 08:54
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| Photo Vincent ANDORRA |
édition du mardi 5 octobre 2010
Deux remorqueurs ont été mobilisés pour escorter un paquebot au large de Sète dimanche soir, « une procédure normale quand il y a un vent fort », déclare la capitainerie.
En effet, dans la nuit de dimanche à lundi, les rafales ont atteint jusqu'à 90 km / h avec un vent de Sud-Est. Le premier coup de vent de la saison avait de quoi décoiffer au large avec des creux pouvant atteindre trois mètres. A Météo France, Roland Mazurie rappelle qu'« il n'y a pas de couleur spécifique pour la houle et le risque de submersion », c'est aux marins d'apprécier la situation. Comme Pascal Germa, peu se sont risqués à prendre la mer. « Trois ou quatre bateaux, plutôt petits, sont sortis mais les conditions étaient mauvaises », remarque le patron pêcheur. Hier, vers midi, le vent a tourné et c'est la tramontane qui a pris le dessus. Un retour à la normale est prévu dans les heures qui viennent selon Météo France.
S.D
Publié le : Mardi 5 octobre 2010 à 08:32
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édition du samedi 2 octobre 2010
C'est l'une des curiosités agathoises du moment. Le chantier du centre aquatique de l'Archipel, sur la zone des Champs Blancs, est en effet entré dans la phase où l'on prend pleinement conscience de l'importance du projet. « Du gigantisme » ironiseront certains, notamment dans l'opposition, persuadés que Gilles D'Ettore a vu trop grand dans cette affaire.
Arrimé à ses deux tours de béton, le "squelette" de la bête est aujourd'hui en place. Une avancée importante qui rappelle aux acteurs de ce dossier que l'ouverture, prévue, aux dernières nouvelles, pour le mois de mai 2011, se rapproche à grands pas. A ce titre, le dernier conseil municipal, dont les débats furent dans un premier temps éclipsés par la polémique sur le village naturiste, a permis de prendre connaissance du budget prévisionnel de fonctionnement du centre aquatique.
L'investissement, à savoir la construction du centre en elle-même, partagé entre la ville d'Agde et l'Agglo, se chiffre – montant annoncé cet été par Gilles D'Ettore en qualité de président de la communauté d'agglomération – à 13 M € HT (18,8 M € HT pour la piscine et les équipements extérieurs tels que le parking ou le rond-point devant le camping Mer et Soleil, desquels il faut retrancher 5,8 millions € de subventions). La gestion de l'équipement, à la charge exclusive de la municipalité cette fois, coûtera autour d'1 M € chaque année. A titre de comparaison, la piscine "Tournesol" situé près du stade Sanguin, induit 200 000 € annuels de frais de fonctionnement aux contribuables, pour un résultat très décevant.
Dans les grandes lignes, ce budget se décompose comme suit : 500 000 € pour les salaires et les charges ; 267 000 € pour l'eau, le gaz et l'électricité ; 60 000 € pour la promotion du centre, la communication, le téléphone, les assurances et autres frais divers ; 42 000 € pour les "services extérieurs" comme les analyses d'eau et les visites techniques ; 34 000 € au titre des fournitures entretien et petit équipement. Si le chiffre de 9 000 € est avancé pour les contrats de maintenance de l'ascenseur ou de l'oxygène, les ailes et les contrôles d'accès, tout comme les marchés concernant l'entretien des locaux, le traitement de l'eau, du chauffage ou le traitement de l'air n'ont pas encore été estimés.
Côté recettes – il en faudra ! – 480 000 € d'entrées et d'abonnements sont espérés, 105 000 € pour les activités paraquatiques et 35 000 € pour les locations de lignes d'eau. Dans cette ligne budgétaire, 120 000 € de subvention de la ville d'Agde abonderont les recettes. Ils correspondent en fait aux intérêts annuels (auxquels il faut ajouter 382 000 € de capital) que la Ville rembourse à l'Agglo durant 15 ans pour assurer sa part du chantier (6,5 M € HT).
Reste une inconnue : ce que va rapporter le secteur balnéothérapie, qui va être concédé à un ou plusieurs opérateurs privés. Pour Gilles D'Ettore, l'objectif est clair : « Nous permettre de gagner de l'argent via les loyers et faire baisser la note du contribuable. » Quant à la présence, à une centaine de mètres, du luxueux spa Balnéocap, le député-maire estime qu'abondance de biens de nuit pas. « Deux établissements côte à côte, c'est complémentaire et je suis sûr que ça attirera du monde. » Reste à convaincre des opérateurs privés de se lancer dans l'aventure du centre aquatique.
Olivier RAYNAUD
Publié le : Samedi 2 octobre 2010 à 08:54
édition du jeudi 30 septembre 2010
Le Département a demandé à la communauté d'agglomérations Hérault Méditerranée de participer financièrement, à hauteur de 250 000 €, à l'immersion de récifs artificiels de nouvelle génération (pour un coût total de ce projet, baptisé "biodiref", de 5 313 260 € HT).
Dans un premier temps, le président d'Ettore s'est déclaré favorable, arguant notamment que l'immersion de tels récifs pouvait fixer le sable sur les plages et favoriser la pêche. D'ailleurs, la délibération avait été rédigée dans ce sens, avec la mise en valeur de nombreux bénéfices, comme « l'enrichissement de l'écosystème, l'augmentation de la diversité spécifique, avec la restauration d'un habitat d'importance très forte sur les plaines et les fonds sablo-vaseux, la colonisation puis le développement d'espèces "cibles"... ». Il était également question de la réduction des distances à parcourir pour accéder aux zones de pêche, de la limitation des coûts d'exploitation, avec une action sur la rentabilité des entreprises.
Bref, pour l'Agglo, ce projet tenait bien la mer. Et il s'est mis à tanguer, quand Richard Druille, spécialiste de la pêche et des fonds marins, a apporté un bémol : « Je ne sais pas encore si ces récifs seront installés au large de notre Agglo ou à proximité. Il semblerait qu'ils se situent bien plus à l'est. »
Fort de cette interrogation, le président a fait modifier la délibération en précisant que si ces récifs étaient immergés non loin de ses côtes, il était d'accord pour que l'Agglo participe : « Si c'est au regard de Frontignan ou de Palavas, nous ne participerons pas. »
Publié le : Jeudi 30 septembre 2010 à 09:19
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| Arch. F. TALLIEU |
édition du jeudi 30 septembre 2010
Lors du dernier conseil communautaire , qui s'est déroulé à Pézenas, les élus de la communauté d'agglomération Hérault Méditerranée ont adopté une motion demandant à l'état de revoir sa copie au sujet de l'installation de deux parcs éoliens en mer, au large du littoral agathois et biterrois.
Deux projets ont été présentés : l'un, porté par EDF comprendrait 34 éoliennes situées à moins de 10 km de la côte ; le second, par la société "énertrag" serait composé de 60 éoliennes...Pour le président de l'Agglo, ces deux projets ne sont pas adaptés au littoral dont le visuel pourrait être détérioré.
Plusieurs points ont été révélés : la création d'une nuisance visuelle évidente ; des incidences sur la richesse patrimoniale et environnementale ; la forte perturbation de l'organisation professionnelle
de la pêche ; l'impact négatif sur les sites naturels des infrastructures de réseau, de bases logistiques et de transformateurs ; l'absence d'évaluation d'impact sur la flore et la faune ; une atteinte au développement touristique et de faibles retombées financières.
Sur ce point, le président Gilles d'Ettore a insisté dans un sourire pudique : « En l'absence de taxe professionnelle... » Bref, avec cette motion votée à l'unanimité, les élus ont demandé à l'état de prendre le temps de la réflexion en envisageant toutes les hypothèses afin de ne pas mettre en péril, d'une manière irréversible, le devenir des stations touristiques du littoral.
En effet, ces éoliennes de nouvelles générations, hautes de 160 m, seraient visibles des communes situées entre Agde et Vendres.
Le conseil d'Agglo a donc suivi les voeux des conseils municipaux des six communes concernées pour donner un avis défavorable aux projets, tout en demandant à l'état qu'une large concertation soit mise en oeuvre sur les problématiques d'implantation d'éoliennes en mer, tout en précisant que la communauté d'agglomération est favorable au développement des énergies nouvelles et renouvelables.
H. C
Publié le : Jeudi 30 septembre 2010 à 09:14