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édition du lundi 10 janvier 2011
Avec une moyenne de 14,9° sur les douze mois, il faut remonter à 1987 pour trouver un millésime aussi frisquet
« L’année 2010 apparaît comme la plus fraîche à Sète depuis plus de vingt ans. » Voilà ce qu’affirme Roland Mazurie, depuis le centre départemental de Météo France qu’il dirige à Montpellier-Fréjorgues. Autrement dit, la température moyenne de 2010 a été de 14,9° et il faut remonter à 1987 pour retrouver une année aussi fraîche (14,7°). Ce que Roland Mazurie explique ainsi : « En fait, les mois d’hiver, en début comme en fin d’année, ont été exceptionnellement froids. On n’a certes pas battu des records mais cela faisait longtemps que nous n’avions pas connu d’aussi longues périodes aussi froides. »
Paradoxalement pour une année aussi fraîche, l’été s’est avéré particulièrement chaud : « Du 20 juin au 15 septembre, on peut parler d’un été plus chaud que la moyenne. Les températures sont souvent montées au-delà de 34° ou 35°, nettement au-dessus de la normale », confirme le délégué départemental de Météo France. Mais cela n’a quand même pas suffi pour faire remonter la moyenne annuelle de ces températures.
Autant d’observations qui valent d’ailleurs aussi bien pour Sète que pour le reste du département de l’Hérault, les valeurs de températures ayant également été plus fraîches que la normale cette année à Bédarieux comme à Pézenas, à Montpellier comme à Béziers. Seul le Grand Montpellier se distingue clairement dans l’Hérault, au niveau de la pluviométrie. L’explication tient en l’épisode cévenol et ses 120 millimètres de pluies tombées à Montpellier, Mauguio et Lunel, les 20 et 21 octobre. à Sète, en revanche, 2010 aura été sensiblement moins pluvieuse qu’une année normale (514 mm contre 605,3, soit environ 15 % de moins).
Enfin, à la lumière de ces constats, Roland Mazurie souhaite que ne soient pas tirées de conclusions trop hâtives. Car si à Sète, en France et même dans une grande partie de l’Europe occidentale, cette année 2010 a été la plus froide depuis deux décennies, le diagnostic reste radicalement différent au niveau planétaire : « à partir des températures relevées sur les onze premiers mois, à l’échelle du globe, on peut, aujourd’hui, affirmer que 2010 restera une des trois années les plus chaudes de ces cent dernières années. »
Vincent COSTE et Marc CAILLAUD
Publié le : Mardi 11 janvier 2011 à 09:01
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édition du lundi 10 janvier 2011
RAPPEL Une réunion au sommet aura lieu mardi « La crise de la pêche ? Je m'en fous. Moi, j'achète du poisson, c'est tout. Après, chacun sa m...... » Ce vendredi aux halles de Sète, c'est plutôt calme devant les étals. Mais heureusement, tous les avis de consommateurs ne sont pas aussi grossiers.
Les fluctuations du prix du gazole et les effets néfastes qu'elles ont sur ceux qui, quotidiennement, sillonnent la Grande bleue, ne laissent pas tout le monde de marbre. Ainsi ces Néo Sétois, pêcheurs plaisanciers et amateurs de poisson de Méditerranée : « La colère des pêcheurs sétois est tout à fait compréhensible. Vous avez vu ce que coûte le gazole ? », lance Nadine. « D'accord, mais c'est pareil pour les agriculteurs », déplore son époux... Ce couple, qui défend la filière, n'est toutefois pas spécifiquement client : aux halles, il achète les crevettes qui lui serviront à pêcher le loup !
Un peu plus loin, Pierre-Yves, un Breton, observe un étal où s'ébattent des soles fraîches. Originaire du sud Finistère (Concarneau), il vit aussi à Saint-Brieuc. Alors les problèmes de la pêche, il connaît un peu. « Chez nous, ils ont résolu le problème des coquilles Saint-Jacques en mettant en place un plan de gestion drastique. » Qui, on l'imagine, contribue à stabiliser les revenus. « C'est très surveillé, y compris par hélicoptère, cette pêche côtière est bien gérée... » Quant à la crise que traversent les plus grosses unités, elle ne le surprend pas outre mesure.
« Chez nous, le port de Concarneau est en déclin depuis longtemps. Et ça fait longtemps, aussi, que l'on décore les ronds-points avec les coques de bateaux partis 'à la casse'. En revanche, il me semble qu'en Atlantique, on est déjà engagé dans une révision à la baisse des puissances moteur. » Et donc de la consommation.
De l'autre côté de son étal, Thierry De Ranteau, poisson en mains, compatit : « Je peux vous dire qu'à Sète, une dizaine de bateaux environ sont très très mal financièrement. Et que rembourser les aides au gazole de 2004-2006 les achèverait. » Et le président du syndicat des poissonniers de douter que le fait de 'faire les marées' (rester au moins une nuit en mer) soit une solution envisageable pour économiser du gazole : « Pour faire les marées, encore faut-il être équipé de chambres froides, les petits bateaux ne le sont pas. » Quant à l'index mis çà et là sur des marges qui bénéficieraient essentiellement aux intermédiaires, ce dernier est clair : « Nous, on fait entre 1,50 et 1,80 sur le prix d'achat. Un poisson acheté 10 en criée sera revendu aux alentours de 16 . Jamais beaucoup plus. Alors c'est sûr, le client trouvera toujours que c'est trop cher... » Et de toute façon, ce n'est apparemment pas du marché français que viendra le salut : « Ce qui a fait déborder le vase cette semaine ? C'est que malgré de bons apports en criée, les marchés italiens et espagnols n'ont pas répondu. C'est toujours pareil : là-bas, quand c'est les Rois Mages, ils n'achètent pas. »
Pa.C
Publié le : Lundi 10 janvier 2011 à 08:47
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édition du dimanche 9 janvier 2011
Le Cercle de Voile de Marseillan (CVM) a tenu son assemblée générale tout dernièrement.
Il en ressort une gestion saine et d'excellents résultats sportifs. En effet, le club marseillanais est passé en première division au classement des clubs dériveurs ; il se retrouve également premier club de la Ligue Languedoc-Roussillon. Il n'est donc pas étonnant qu'aujourd'hui, les instances dirigeantes nationales de voile ont décidé de leur octroyer l'organisation de la Coupe internationale de Printemps, qui se déroulera en avril 2011.
Pour cette grande manifestation, le club a fait un appel aux bénévoles des différentes associations marseillanaises pour l'organisation et la réussite de cet événement.
Le CVM a reçu de nombreuses candidatures, mais il peut encore en accueillir d'autres.
Des réunions et des formations ont été mises en place pour tous ces bénévoles, afin qu'ils soient opérationnels le jour 'J'.
Dans le courant du mois de février, le CVM organisera une régate au cours de laquelle les bénévoles pourront mettre en pratique ces rudiments nautiques qu'ils auront acquis durant ces formations.
Pour tous renseignements : CVM tél. 04 67 77 65 22
Publié le : Dimanche 9 janvier 2011 à 12:20
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édition du vendredi 7 janvier 2011
Nous voilà , à peu de chose près, revenus à la situation du printemps 2008. Sauf que cette fois, à la forte hausse du prix des carburants s'ajoutent quasiment tous les maux qui ont affecté la pêche méditerranéenne en général, et sétoise en particulier, depuis une bonne dizaine d'années. Maux structurels comme conjoncturels.
à la réunion de crise organisée mercredi à Sète par la prud'homie a ainsi répondu la mobilisation simultanée autour de leurs représentants des pêcheurs agathois, de ceux du Grau du Roi, de Port-Vendres et de Port La Nouvelle. Elle pourrait déboucher sur des actions avant même la visite - très - attendue du directeur des pêches Philippe Manguin, mardi, en Île singulière.
En attendant une nouvelle réunion des 'patrons' qui devait intervenir hier soir (et peut-être décider de la forme que prendra la mobilisation), le prud'homme major Raphaël Scanapiecco faisait hier, avec le directeur de l'OP Sathoan (*) Bertrand Wendling, un point effectivement alarmant de la situation des armements. Et pour cause : alors que la production annuelle de sardines a été divisée par 60 (de 3 000 à 50 tonnes !) à Sète, ce qui s'est ajouté à une pénurie d'anchois, « la quasi-totalité des chalutiers ont abandonné le pélagique pour pêcher le poisson blanc », explique Bertrand Wendling. Et le volume des prises a forcément été impacté.
Une chute de la 'production' de chaque armement à laquelle s'est donc ajoutée la hausse discontinue du prix gazole à la pompe (à 0,58 le litre, il est presque deux fois plus cher que le seuil des 0,30 promis par Nicolas Sarkozy en 2008) mais aussi la demande de remboursement du fameux Fonds de prévention des aléas de la pêche. Qui tombe bien mal.
Pour mémoire, ces aides au carburant versées par l'état français avaient d'emblée été dénoncées par l'Europe comme une aide directe à proscrire. Mais alors que l'Union en avait demandé le remboursement, le député de la 7e circonscription, Gilles d'Ettore, s'était voulu rassurant. à l'automne 2008, il confiait qu'il n'y aurait « aucune mesure générale concernant les demandes de remboursement ». Mesure générale ou pas, toujours est-il que des demandes de remboursement viennent bien d'être adressées aux pêcheurs sétois, représentant en moyenne… 20 000 par armement ! Et ce n'est pas tout. Enfin pas tout à fait. Car l'adaptation au nouveau maillage est encore venue emberlificoter la situation : les chalutiers, tenus de passer, cet été, à une maille de 50 mm contre 40 mm par le passé dans un objectif de protection de la ressource, ont connu quelques mésaventures : les fils imposés par l'Europe pour la réalisation des nouveaux 'culs de filets', d'un diamètre de 3 mm contre 5 par le passé, n'ont pas résisté au traitement infligé par les traits de chaluts. Ce dont plusieurs armements ont fait les frais, au propre comme au figuré. N'en jetez plus…
Patrice CASTAN
Publié le : Vendredi 7 janvier 2011 à 09:32
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| Photo archives Sylvie CAMBON |
édition du jeudi 6 janvier 2011
Depuis deux ans, les huîtres sont frappées par le virus Herpès. L’homme ne craint rien, le mollusque se fait rare. « Cette année nous avons perdu 50 % de la production », s’inquiète Mme Berlhe, derrière son étal des halles de Sète. « Depuis trois ans que ça dure, on se demande ce qui nous attend. Les ventes ont été satisfaisantes pendant les fêtes, mais on ne sait pas si on pourra continuer à fournir tout au long de l’année », insiste-t-elle en regrettant que les difficultés de l’ostréiculture ne soient « pas assez prises en compte ».
Même son de cloche chez tous les producteurs de la région, de Thau à Leucate. Philippe Ortin, président du comité régional de la conchyliculture méditerranéenne confirme : « Les fêtes se sont plutôt bien passées. Mais certains ont préféré faire l’impasse sur le jour de l’An afin de garder du produit pour le début de l’année. »
Car c’est surtout la pénurie annoncée qui inquiète les professionnels : selon les spécialistes, la chute des ventes d’huîtres a été de 10 % en 2009, de 50 % en 2010 et pourrait être de 75 % en 2011 ! Après deux années de mortalité massive des naissains (huîtres de moins d’un an), les ostréiculteurs français ne survivent que sur les stocks des années précédentes et tous les sites sont touchés. En effet, il faut trois ans pour obtenir une huître adulte sur les bords de l’Atlantique, 14 à 18 mois en Méditerranée, et l’épidémie a débuté en 2008...
Comme on le souligne à l’Ifremer, « l’intensification de l’élevage et les nombreuses manipulations nécessaires à l’homogénéisation des tailles affaiblissent et stressent les huîtres. Lors de la montée en température des eaux, le virus (...) profite de la faiblesse des jeunes mollusques ». Ce qui explique pourquoi Philippe Ortin fixe « au printemps » le grand rendez-vous ostréicole : « C’est le moment où les huîtres sont en pleine pousse, si la mortalité est très forte, on saura vraiment à quoi s’en tenir. »
Ainsi, 2011 pourrait devenir une date charnière pour tout un pan de l’économie régionale. « Les petites structures familiales, qui travaillent surtout sur le marché local, devraient s’en sortir. Ce sera plus dur pour les jeunes qui ont encore des crédits, qui ont investi. Mais c’est pour les plus gros que la situation risque d’être la plus difficile », explique Philippe Ortin.
Plusieurs options sont à l’étude pour tenter de répliquer à cette crise sans précédent : huîtres résistantes élaborées par Ifremer, sélection en écloseries de “familles” immunisées, importation d’huîtres japonaises “saines”... Des captages sur table sont testés sur 25 points de l’étang de Thau, qui semblent fonctionner. Mais on en saura plus au printemps. En attendant, un conseil : mangez des huîtres.
Philippe MOURET
Publié le : Jeudi 6 janvier 2011 à 08:39
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édition du mardi 4 janvier 2011
Un abordage a été évité hier matin peu avant 7 h entre le chalutier sétois d'Ange Morello, le Kelly Rocco, et le cargo de bétail l' Etab au large de l'Espiguette.
Le chalutier était en train de pêcher à environ 12 nautiques (22 km) du littoral lorsqu'il a vu l' Etab s'approcher dangereusement. Les appels radio n'ont eu aucun effet. Alerté, le Sémaphore est enfin parvenu à avertir le poste de commandement du cargo et le faire dévier de sa route. Les deux bateaux, pas vraiment du même gabarit, se sont croisés à 300 mètres. « Il n'y a pas eu de manœuvre urgente », a-t-on commenté du côté de la brigade de gendarmerie maritime de Sète. Les militaires sont montés à bord de l' Etab lorsqu'il s'est amarré dans le port de Sète.
Le capitaine a reconnu ses fautes et s'est excusé. Il a eu un rappel à l'ordre. Le capitaine a expliqué que le responsable du quart était sorti de la cabine pour aller aux toilettes. Le matelot resté dans le poste de commandement a paniqué et a mal réagi devant la situation.
L'an dernier, deux évitements de ce genre s'étaient produits pour la flotte sétoise. Sans oublier l'abordage du Louis Gaëtane II de Pierre d'Acunto.
Ph.M
Publié le : Mardi 4 janvier 2011 à 08:34
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| Photo Adrénaline expédition |
édition du dimanche 2 janvier 2011
C’est reparti pour Sébastien Roubinet, navigateur atypique natif des Cévennes, qui va à nouveau tenter une première, cette fois avec le Montpelliérain Rodolphe André : la traversée intégrale à la voile de l’océan arctique entre Alaska et Spitzberg durant l’été 2011. Sébastien déclarait en 2007 « avoir une envie irrésistible d’y retourner » après avoir, avec trois équipiers, franchi sans moteur à bord de Babouche, un catamaran autoconstruit, le passage du Nord-Ouest de l’Arctique. Les deux aventuriers embarqueront sur le nouveau bateau, Ti-Babouche, pour accomplir un exploit physique, une mission scientifique et témoigner de ces fascinantes contrées en péril !
Pas besoin de flèchage pour trouver la maison de Sébastien Roubinet au Mas Raynal sur le Larzac. Babouche gît devant l’entrée.
Sa coque jaune parsemée de neige mais aussi de cicatrices indique que le catamaran est en train d’être repeint… Dans son QG, Sébastien, entouré de sa famille, prépare depuis deux ans une nouvelle aventure : la traversée de l’Arctique à la voile, l’été et en autonomie.
Seb’ le Cévenol n’est pas seulement un passionné de voile, de mer et de voyages, il est également féru de technique. C’est un architecte et pour réaliser cette expédition qui part de l’Alaska pour aller au Spitzberg via le pôle Nord géographique, il a conçu Ti-Babouche. Cette nouvelle embarcation de taille modeste - 4 mètres de long pour 140 kg à vide (400 kg au départ) -, entre bateau à voile et traîneau, qu’il va falloir maîtriser et souvent pousser ou tirer à la force des bras sur 3 000 kms. « Un tiers d’eau, un tiers d’eau et de glace et un tiers de glace », résume le navigateur qui va partager cette aventure avec Rodolphe André. « Nous sommes complémentaires, Rodolphe c’est la partie glace et moi la partie technique et maritime. »
Le voyage va durer entre un mois et demi et trois mois selon les conditions météo. « S’il fait mauvais, on s’arrête, s’il fait beau on continue… A raison de 6 000 calories par jour, on emporte pour trois mois de nourriture lyophilisée », précise Sébastien. L’été la banquise fond, c’est la débâcle. La saison est particulièrement pénible sur le plan climatique, pas très froide, autour de zéro, mais humide. « Un coup sur la glace, un coup sur le bateau. On est tout le temps mouillé. »
Le départ a déjà été différé d’une année. Des essais ont été réalisés sur l’Aubrac, aux Angles dans les Pyrénées- Orientales mais aussi en baie d’Hudson, au nord du Canada. « On y retourne de janvier à mars pour naviguer sur le Saint-Laurent gelé et tester le matériel scientifique à bord. »
La préparation du bateau est très importante ; les deux aventuriers n’ont pas droit à l’erreur. « A part les quatre brise-glaces russes qui naviguent en arctique l’été, il n’y a personne. Sur la partie centrale, on ne rencontre même pas d’animaux. Si nous avons besoin d’aide, il faudra attendre du secours pendant plusieurs semaines. » Et lorsqu’on en vient à parler d’écologie, Sébastien réagit avec honnêteté. Bien sûr l’embarcation sans moteur n’engendre pas de pollution et va donner un petit coup de pouce à la science, mais « comme tous ceux qui voyagent, je pollue plus que les autres… Plus que mon voisin le berger qui sort sa voiture tous les quinze jours pour faire quelques kilomètres. »
Ghislaine GUIBAUD
Publié le : Dimanche 2 janvier 2011 à 09:35
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édition du samedi 1 janvier 2011
Cette année, le dernier bain de l'année, 22e du nom, a mis l'exploit en scène.
Sur la plage du village naturiste, alors que le thermomètre affichait gaillardement les 9°, qu'un vent balayait le sable et que l'eau était à 11°, ils ont été 265 à braver les éléments.
Cet événement est vraiment devenu international. Si, beaucoup de pays européens avaient leurs courageux représentants, il y avait une Chinoise venue se mêler à la foule.
La plus jeune, la petite Laura, n'avait que 3 ans et l'habituel doyen, répondant au doux prénom de Fulbert, affichait fièrement au compteur de sa vie les 90 ans.
à midi et demi ils sont tous partis, téméraires et heureux, goûter les joies revigorantes d'une mer dont les vagues, poussées par le vent marin étaient ourlées d'écume blanche.
Les spectateurs et accompagnateurs étaient encore plus nombreux, applaudissant les baigneurs, qui, pour beaucoup, avaient réussi le pari de terminer l'année les pieds dans l'eau.
Certes, ils n'y sont pas restés trop longtemps, non seulement car le froid était saisissant, mais aussi parce qu'une fois revenus sur le plancher des hommes, les attendaient des vêtements secs et un verre fumant de vin chaud offert par l'association des vignerons et des pêcheurs.
Certains avaient poussé l'amusement jusqu'à se déguiser. Parmi les personnages les plus marquants, l'un portait sur la tête un masque de poisson et n'avait pour vêtements qu'un filet de pêcheur.
Mais tous, habillés ou non, ont reçu un diplôme, une bouteille de vin, et le fameux tee-shirt millésimé, qui fait la gloire des garde-robes.
H. C
Publié le : Samedi 1 janvier 2011 à 10:38
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édition du jeudi 30 décembre 2010
Quelque 250 milliards de microfragments de plastique contamineraient la Méditerranée, des déchets minuscules avalés par les planctons, eux-mêmes mangés par les poissons et qui pourraient finir dans nos assiettes, selon les premières données de l’expédition Méditerranée en Danger (MED).
Un « ordre de grandeur » dont s’inquiète François Galgani de l’Institut français de Recherche pour l’Exploration de la Mer (Ifremer). L’Ifremer et les experts de l’Université de Liège viennent de fournir une première évaluation de l’étendue des dégâts à partir des échantillons prélevés en juillet dernier par les membres de MED sur le littoral français, du nord de l’Italie et de l’Espagne.
« Nous avons fait les premiers prélèvements sur une hauteur de 10 à 15 cm d’eau, c’est donc une extrapolation sur des microdéchets flottants, ce n’est pas sur toute la colonne d’eau », a nuancé le chef de l’expédition Bruno Dumontet, mais c’est déjà « particulièrement inquiétant ».
Le projet, monté par des bénévoles qui ont loué un voilier de 17 mètres sur leurs fonds propres pour la première campagne, est également porté par une vingtaine de chercheurs d’une dizaine de laboratoires universitaires.
« Pour 2011, on prévoit de continuer les prélèvements pour avoir une analyse globale sur toute la Méditerranée, mer relativement fermée, pas très grande et “idéale” pour étudier ce type de pollution », renchérit M. Dumontet ajoutant que son expédition est la première du genre en France et en Europe.
« 90 % des échantillons présentaient des microdéchets et vu le poids moyen (1,8 mg) des 4 371 microdéchets récoltés lors de la campagne, cela donne une valeur extrapolée d’environ 500 tonnes pour la Méditerranée », selon un commentaire du Dr Galgani.
à titre de comparaison, la « gyre dans l’Atlantique », gigantesque tourbillon formé de courants marins, contiendrait quelque 1 100 tonnes de microfragments plastiques.
Le Dr Jean-Henri Hecq, du laboratoire d’Océanologie de l’Université de Liège, associé à la campagne, a découvert pour sa part une « colonisation de ces microplastiques par des algues ».
Une pétition en ligne « un million de clics pour la Méditerranée » demande « un nouveau cadre juridique à Bruxelles imposant l’éco-conception systématique de tous les produits de grande consommation ».
Publié le : Vendredi 31 décembre 2010 à 09:09
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édition du dimanche 26 décembre 2010
Les repérages sous-marins pour Ushuaïa nature, c’est lui. Les photos de Paris Match qui nous font visiter les océans du monde, c’est aussi lui. Et encore des beaux livres qui nous montrent poissons et crustacés comme on ne les voit jamais, surpris dans leur milieu naturel, l’Océan indien, l’Antarctique, la Méditerranée, le Salagou et le Salaison. Véritable aventurier des temps modernes, l’Héraultais Laurent Ballesta mêle compétence scientifique, expertise technique et prouesses physiques au service d’une envie : raconter des histoires.
Il cite Cousteau, forcément, le Grand Bleu, évidemment. Mais lui « n’aurait jamais laissé Rosanna Arquette sur un bateau ». En 1988, quand le film de Besson sort, Laurent Ballesta a 14 ans, les fonds marins le passionnent déjà. Il en a 23 à la mort du commandant. Toujours aussi passionné. Mais le gamin de Vendargues a eu le temps de cheminer au fil d’un rêve longtemps inavoué. Du plus profond de ses souvenirs, Laurent Ballesta ramène toujours une captivante aventure de plongée. Aujourd’hui, le biologiste marin est l’un des meilleurs experts français de prise de vue sous l’eau, conseiller scientifique de Nicolas Hulot pour Ushuaïa Nature. Et heureux chef d’entreprise d’Andromède Océanologie, entreprise d’éco-valorisation des milieux marins.
En janvier 2010, dans l’océan indien, au large de l’Afrique du Sud, Ballesta est même allé au-delà du rêve, capter pour la première fois l’image du cœlacanthe, mythique poisson préhistorique par plus de 100 mètres de fond, « un fantasme », « une histoire d’un romantisme incroyable mais aussi une révolution pour la biologie ». La performance est autant physique que technologique.
Après, il y aura toujours un autre défi, photographier un calamar géant, peut-être. Ou un petit poisson de Carnon, pour peu qu’on sache le trouver et le regarder. « Enfant, à Palavas, j’étais convaincu que ce que je vivais était extraordinaire », se souvient le plongeur. Avec pour premier public ses parents, elle, laborantine, lui, employé à la poste, « Je n’étais pas prédisposé à faire un métier original ». A devenir chercheur, au mieux, après des études en biologie marine, mais « avec l’espoir fou que je serai plongeur sur la Calypso. Quand Cousteau est mort, je me suis demandé : “Qu’est-ce que tu vas devenir ?” » se souvient Laurent Ballesta, « éternel angoissé ». Il s’est vu un temps informaticien, mais est « incapable de faire des choses qui ne me plaisent pas ».
En 1999, sa route croise celle de Nicolas Hulot, en Corse. Une « rencontre décisive ». Inespérée. « Pour moi, c’était impossible, ce type n’habitait nulle part. » « Trois jours plus tard, il me donnait ma chance : “Ça me ferait plaisir si tu partais faire un repérage pour moi en Nouvelle-Zélande”. » Le début d’une longue collaboration, d’une amitié, nourrie d’un mutuel respect. « Laurent, il a un œil incroyable saluait il y a quelque temps Hulot chez Druker, sur France 2. Vous débarquez dans une région du monde, vous faites une plongée avec des gars qui plongent là depuis vingt ans. Lui, il arrive, et il vous découvre des espèces qu’ils n’avaient jamais vues. »
Pourtant, longtemps, Laurent Ballesta a cru qu’il était né « trop tard », qu’il aurait dû vivre au 18e ou au 19e siècle pour accompagner les grandes découvertes. Aujourd’hui, il constate : « A chaque expédition, je ramène des images d’animaux jamais vus. J’ai la conviction que quand on fait l’effort de plonger là où les autres ne plongent pas, plus loin qu’eux, ou plus longuement, plus discrètement, on trouve. »
Sophie GUIRAUD
Publié le : Lundi 27 décembre 2010 à 08:39
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édition du dimanche 26 décembre 2010
Le sinistre s'est produit vers 5 h 30 samedi matin quai du Mas Coulet Deux bateaux ont été entièrement calcinés par un incendie, dont on ne connaît pas l'origine, dans les premières heures de samedi. Ces canots, amarrés au quai du Mas Coulet, juste sous le pont du même nom, ont totalement fondu sous les flammes.
Les pompiers ont réussi à maîtriser le sinistre avant qu'il ne se propage aux autres embarcations. Toutefois deux canots ont été légèrement touchés par le feu.
Philippe MALRIC
Publié le : Dimanche 26 décembre 2010 à 20:13
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édition du jeudi 23 décembre 2010
RAPPEL Le chimiquier a été interdit de reprendre la mer. L'équipage est en galère Par cœur. Les dix marins et le commandant du Rio Tagus connaissent le poste d'amarrage H1 du port par cœur. Depuis le 1er novembre, ils l'arpentent dans tous les sens en attendant des nouvelles de leur armateur basé en Floride.
Depuis fin octobre, où des graves problèmes de structure entraînant des fuites ont été détectés sur ce chimiquier, une interdiction de reprendre la mer est tombée. « Il n'y a pas 36 solutions : il faut le réparer. S'il quitte Sète, c'est pour un chantier naval », commente-t-on du côté du Centre de Sécurité des Navires (CSN). Cette décision incombe à l'armateur. Depuis un mois et demi : silence radio. « Ça commence à faire long », lâche un responsable du CSN.
Les marins, essentiellement des Ghanéens, sont aussi bloqués que le navire. En prime, si l'on peut dire, ils ne touchent plus de salaires qui ne sont déjà pas mirobolants (400 $, soit environ 300 ). Mais une chaîne de solidarité s'est mise en place. Mardi, ils ont reçu la visite du Foyer des marins de Sète qui leur a donné des vêtements chauds fournis par la mairie de Lavérune.
De l'argent tiré du fonds d'aide de l'Association marseillaise d'accueil des marins leur a également été avancé. Pour que les marins puissent en faire profiter leur famille. Depuis le poste H1.
Philippe MALRIC
Publié le : Jeudi 23 décembre 2010 à 08:19
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édition du jeudi 23 décembre 2010
C'est au Muséum d'Histoire Naturelle de Paris dans une cérémonie organisée par le ministère de l'écologie que la célèbre navigatrice Catherine Chabaud a remis dernièrement un Grand Prix Natura 2000 à l'Adéna, association d'environnement animatrice du site des Posidonies du Cap d'Agde représentée par Serge Teyssèdre, président et Renaud Dupuy de la Grandrive, directeur et au président du Comité de Pilotage du site, la préfecture maritime de Méditerranée représentée par Aurore Rebouleau.
Parmi les 6 catégories, un Grand Prix intitulé 'Communication, sensibilisation et animation à destination des habitants et des usagers du site' a été décerné au travail de l'Adéna pour la mise en place de la première Charte Natura 2000 marine de France dès 2008.
Un grand prix honorifique matérialisé par un trophée, des 'diplômes' et un livre résumant les actions de chaque lauréat.
Fruit d'un long travail de concertation et de persuasion, parmi l'ensemble des actions menées par l'Adéna sur le site, cette Charte marine est aujourd'hui signée par une trentaine de partenaires, institutionnels telle la commune d'Agde mais surtout par de nombreux représentants des acteurs et usagers locaux tels les professionnels et clubs amateurs de plongée sous-marine, les associations de plaisance et de voile, de pêche de loisirs, le centre nautique, sans oublier quelques entreprises et personnalités comme Albert Falco, ancien capitaine de la Calypso.
En ce sens, l'Adéna ne peut que partager ce prix avec tous ces acteurs qui ont joué le jeu sur un terrain parfois difficile au début mais sur des bases partagées maintenant.
Conçue comme un outil d'adhésion simple et sur la base du volontariat, la charte vise à tenir compte de l'environnement marin des 6 000 ha du site agathois, pour mieux le connaître, le gérer durablement et développer des comportements respectueux pour la Méditerranée. Posidonies, ces plantes marines uniques en Méditerranée, et coralligène, véritable récif vivant et fragile, les deux piliers du site aux rôles écologiques très importants, sont ainsi mieux pris en compte par les nombreux usagers d'un site adossé à la plus grande station balnéaire littorale européenne.
Par exemple, la Charte engage les plaisanciers à éviter de mouiller sur les herbiers de posidonies ou chaque usager à transmettre ses observations naturalistes en mer et participer ainsi à sa connaissance.
Le ministère de l'écologie nous a assuré l'Adéna de maintenir le cap sur les sites Natura 2000, marins notamment, et le directeur général de l'environnement de la commission européenne, Karl Falkenberg, a indiqué que dans les années à venir l'Europe mettrait l'accent sur les milieux marins et le développement d'initiatives alliant mieux écologie et économie maritime.
Publié le : Jeudi 23 décembre 2010 à 08:10
édition du lundi 20 décembre 2010
Avec des moyens limités, l'association Voile latine gère le dernier chantier naval de l'Île singulière.
Un écrin qu'elle cherche à valoriser en créant notamment un sentier du patrimoine maritime étambot, trait de Jupiter, couillettes, capion. Ici, même les mots portent à l'embarquement.
Dans ce dernier chantier naval en activité sur l'Île singulière, René Alera et ses compères de l'association Voile latine pérennisent un pan de l'histoire sétoise, réhabilitent nacelles, barquettes marseillaises et catalanes pour nous plonger, avec poésie, dans ce temps que les moins de vingt ans ne pourraient pas connaître sans eux.
Ils sont « soixante, peut-être soixante-cinq », dixit Nicole Sandrin, présidente de Voile latine, à œuvrer presque par tous les temps pour sauver ce patrimoine.
Les moyens sont modestes, même si la Fondation des Banques Populaires apporte un soutien cardinal, mais leur passion brave les coups, de mer ou d'ailleurs. Enfin, pour l'instant, car l'autorisation d'occupation temporaire (AOT), dont l'association bénéficie pour rénover les hangars du chantier naval, arrive à expiration en 2012 et nul ne sait aujourd'hui comment l'Etat articulera la gestion des bords de l'étang.
Qu'à cela ne tienne, Voile latine poursuit son effort, comme l'atteste Jean-Marc Roger, pour faire de ce coin de Plagette « un lieu ressource où l'on accueille expos et concerts ». Mieux encore : chacun travaille à la création d'un « sentier du patrimoine maritime » (lire Midi Libre du 27/11/2009), circuit touristique en boucle entre le Môle et La Plagette, qui permettrait au badaud de pouvoir contempler, en chemin, des barques traditionnelles (signalées par des panneaux informatifs), la future Maison de la Mer, les anciens chantiers navals et le dernier, donc, celui de la rue des chantiers à La Plagette.
Le projet est en marche. Il a séduit l'office de tourisme départemental mais il reste encore à conquérir quelques partenaires pour le finaliser.
Qu'on se le dise au fond des ports...
Yohan DOUCET
Publié le : Lundi 20 décembre 2010 à 09:25
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édition du jeudi 16 décembre 2010
Une histoire qui peut paraître stupide à première vue mais qui trouve tout son sens dans les calculs des constructeurs ! C'est l'aventure de nos deux plaisanciers d'aujourd'hui qui suite à la vente de leur bateau devaient le convoyer de Tunis à Port-Vendres. Ils veulent ramener par la même occasion 3 moteurs 10 CV diesel qu'ils ont achetés à bon prix. C'est un bateau à moteur d'une longueur de 7,50 m (cabine, 2 couchettes), propulsé par un moteur de 18 CV qui lui assure un bon 6 nœuds. Cette opération a été prévue sans escales pour des contraintes de temps.
Beaucoup de préparatifs en perspective pour la traversée, à commencer par l'aspect sécurité, les vivres, le gasoil et des vêtements chauds pour les quarts de nuit. Avant de partir ils calculent la quantité de gasoil qu'il leur faut et l'estiment d'après la consommation moyenne, à 3 l/h. Ce qui donne à peu près 300 l avec une bonne marge. Le réservoir ne contenant que 150 l, ils embarquent l'appoint dans des bidons.
Ils appareillent avec une mer quelque peu formée, un ciel bleu azuré que l'on connaît bien en Méditerranée, pour 4 jours de navigation non-stop. Les marques de franc-bord (ligne maximale d'enfoncement du bateau) sont largement noyées ce qui rend la navigation plus rude, les vagues passent très rapidement sur le pont. Au bout de trois jours, le moteur se met à avoir des ratés et stoppe ! Pas de doute, après avoir mis toutes leurs réserves en gasoil, et vidé le réservoir : c'est la panne sèche ! Ils appellent le CROSSA pour demander assistance et se faire remorquer vers le port le plus proche.
Que s'est-il passé ! Et bien leurs calculs ont été faits pour des conditions normales de navigation. Or, quand le bateau est surchargé ou lorsque la mer est mauvaise on peut doubler la consommation.
Conseil : Les constructeurs établissent des courbes de consommation à pleine charge en fonction du régime moteur qui sont dans les caractéristiques techniques. Nous voyons dans cette avarie qu'il n'est pas négligeable de les consulter !
Publié le : Jeudi 16 décembre 2010 à 09:16