Rafales : 22 nds
Température mer : 11°C
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édition du mercredi 12 janvier 2011
La Ville écarte l'idée d'une voie bordant la lagune, projet qui suscitait un tollé. Mais un diagnostic écologique est en cours Une piste cyclable, voire goudronnée, le long des berges de l'étang, du Pont-Levis jusqu'au Barrou ? Une perspective qui a fait bondir les riverains, en particulier ceux de la rue des Loriots et des Grangettes, mais aussi bien des chasseurs, pêcheurs et écologistes, quand ils ont appris que la Ville voulait aménager les berges.
Fin septembre 2010, peu rassurés par une réunion avec les services municipaux, les 'riverains de la lagune de Thau' ont même constitué leur association, avec pour objectif « la préservation de l'espace maritime de l'étang de Thau ».
Mi-novembre, François Liberti s'était mué en porte-parole des opposants à toute réalisation « qui porterait atteinte à un bord d'étang dont la beauté réside précisément dans son caractère naturel ». Avec, tout au long du sentier piétonnier qui existe déjà, ses négafols, ses piquets à nacelle, ses appelants (au Pont-Levis), ses cabanes de pêcheurs, ses sapinoux échoués, ses séchoirs de filets (au Barrou)... Pour le conseiller général et ancien maire, « c'est comme s'il revenait à l'idée de raser les cabanes de la Pointe-Courte ». Bigre ! Depuis, les remous se sont estompés. Car fin novembre, dans sa réponse à François Liberti, le maire a été clair : pas de voie aménagée à l'horizon.
Mais la municipalité est prévenue : l'évolution du projet sera attentivement suivie par tous ces habitants qui se voient en quelque sorte les 'bergers' des berges...
Marc CAILLAUD
Publié le : Mercredi 12 janvier 2011 à 14:38
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édition du mardi 11 janvier 2011
Porté par la communauté d'agglomération Hérault-Méditerranée, le projet de port fluvial sur le canal du Midi, juste avant l'écluse ronde, va entrer le mois prochain, aux alentours du 15 février suivant nos informations, dans une phase plus concrète.
En effet, tout au long de l'année 2010, un cabinet d'études a été chargé d'établir plusieurs scénarios suivant une trame assez précise : requalification de la darse, reconstruction de la capitainerie, aménagement des quais et d'un parc paysager sur le site de la Méditerranéenne qui, lui, a vocation à devenir un parc économique... D'ici peu, les élus communautaires auront à se prononcer en faveur de telle ou telle approche, prélude à une seconde phase du dossier, plus concrète, celle des études opérationnelles. Une réflexion menée en concertation avec les Voies navigables de France et les architectes de Bâtiments de France, concernant notamment le devenir de l'hôtel Riquet.
La réalisation de ce port fluvial est partie d'une idée : proposer une véritable halte agathoise aux nombreuses péniches qui parcourent le canal du Midi, notamment en été, en complémentarité avec le site des Onglous, à Marseillan, là où le canal achève son cheminement dans l'étang de Thau.
Si touristiquement et économiquement, l'intérêt d'un tel projet semble cohérent (reste à savoir quand il verra le jour...), politiquement, l'affaire ne manque pas de sel.
En conseil municipal, l'élu d'opposition Serge Jené avait tancé Gilles d'Ettore en lui expliquant, en gros, que ce dernier avait repris à son compte une idée de campagne de 2008 du groupe de Fabrice Mur, 'Agde à venir'. Ce qui n'est pas faux, le maire ne l'a d'ailleurs pas nié... mais pas tout à fait exact non plus. Car durant la dernière campagne municipale, parmi les 100 propositions édictées par Gilles d'Ettore, figurait à la 100e et dernière place, la modernisation et l'extension du port fluvial autour de l'hôtel Riquet rénové. Dont acte. Enfin pas tout à fait. Car si l'on remonte un peu plus en amont, cette proposition avait également été formulée par Didier Denestèbe, alors au Parti agathois, en 2007 ! A quand le test de paternité politique ?
Olivier RAYNAUD
Publié le : Mardi 11 janvier 2011 à 09:05
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édition du lundi 10 janvier 2011
Avec une moyenne de 14,9° sur les douze mois, il faut remonter à 1987 pour trouver un millésime aussi frisquet
« L’année 2010 apparaît comme la plus fraîche à Sète depuis plus de vingt ans. » Voilà ce qu’affirme Roland Mazurie, depuis le centre départemental de Météo France qu’il dirige à Montpellier-Fréjorgues. Autrement dit, la température moyenne de 2010 a été de 14,9° et il faut remonter à 1987 pour retrouver une année aussi fraîche (14,7°). Ce que Roland Mazurie explique ainsi : « En fait, les mois d’hiver, en début comme en fin d’année, ont été exceptionnellement froids. On n’a certes pas battu des records mais cela faisait longtemps que nous n’avions pas connu d’aussi longues périodes aussi froides. »
Paradoxalement pour une année aussi fraîche, l’été s’est avéré particulièrement chaud : « Du 20 juin au 15 septembre, on peut parler d’un été plus chaud que la moyenne. Les températures sont souvent montées au-delà de 34° ou 35°, nettement au-dessus de la normale », confirme le délégué départemental de Météo France. Mais cela n’a quand même pas suffi pour faire remonter la moyenne annuelle de ces températures.
Autant d’observations qui valent d’ailleurs aussi bien pour Sète que pour le reste du département de l’Hérault, les valeurs de températures ayant également été plus fraîches que la normale cette année à Bédarieux comme à Pézenas, à Montpellier comme à Béziers. Seul le Grand Montpellier se distingue clairement dans l’Hérault, au niveau de la pluviométrie. L’explication tient en l’épisode cévenol et ses 120 millimètres de pluies tombées à Montpellier, Mauguio et Lunel, les 20 et 21 octobre. à Sète, en revanche, 2010 aura été sensiblement moins pluvieuse qu’une année normale (514 mm contre 605,3, soit environ 15 % de moins).
Enfin, à la lumière de ces constats, Roland Mazurie souhaite que ne soient pas tirées de conclusions trop hâtives. Car si à Sète, en France et même dans une grande partie de l’Europe occidentale, cette année 2010 a été la plus froide depuis deux décennies, le diagnostic reste radicalement différent au niveau planétaire : « à partir des températures relevées sur les onze premiers mois, à l’échelle du globe, on peut, aujourd’hui, affirmer que 2010 restera une des trois années les plus chaudes de ces cent dernières années. »
Vincent COSTE et Marc CAILLAUD
Publié le : Mardi 11 janvier 2011 à 09:01
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édition du lundi 10 janvier 2011
RAPPEL Une réunion au sommet aura lieu mardi « La crise de la pêche ? Je m'en fous. Moi, j'achète du poisson, c'est tout. Après, chacun sa m...... » Ce vendredi aux halles de Sète, c'est plutôt calme devant les étals. Mais heureusement, tous les avis de consommateurs ne sont pas aussi grossiers.
Les fluctuations du prix du gazole et les effets néfastes qu'elles ont sur ceux qui, quotidiennement, sillonnent la Grande bleue, ne laissent pas tout le monde de marbre. Ainsi ces Néo Sétois, pêcheurs plaisanciers et amateurs de poisson de Méditerranée : « La colère des pêcheurs sétois est tout à fait compréhensible. Vous avez vu ce que coûte le gazole ? », lance Nadine. « D'accord, mais c'est pareil pour les agriculteurs », déplore son époux... Ce couple, qui défend la filière, n'est toutefois pas spécifiquement client : aux halles, il achète les crevettes qui lui serviront à pêcher le loup !
Un peu plus loin, Pierre-Yves, un Breton, observe un étal où s'ébattent des soles fraîches. Originaire du sud Finistère (Concarneau), il vit aussi à Saint-Brieuc. Alors les problèmes de la pêche, il connaît un peu. « Chez nous, ils ont résolu le problème des coquilles Saint-Jacques en mettant en place un plan de gestion drastique. » Qui, on l'imagine, contribue à stabiliser les revenus. « C'est très surveillé, y compris par hélicoptère, cette pêche côtière est bien gérée... » Quant à la crise que traversent les plus grosses unités, elle ne le surprend pas outre mesure.
« Chez nous, le port de Concarneau est en déclin depuis longtemps. Et ça fait longtemps, aussi, que l'on décore les ronds-points avec les coques de bateaux partis 'à la casse'. En revanche, il me semble qu'en Atlantique, on est déjà engagé dans une révision à la baisse des puissances moteur. » Et donc de la consommation.
De l'autre côté de son étal, Thierry De Ranteau, poisson en mains, compatit : « Je peux vous dire qu'à Sète, une dizaine de bateaux environ sont très très mal financièrement. Et que rembourser les aides au gazole de 2004-2006 les achèverait. » Et le président du syndicat des poissonniers de douter que le fait de 'faire les marées' (rester au moins une nuit en mer) soit une solution envisageable pour économiser du gazole : « Pour faire les marées, encore faut-il être équipé de chambres froides, les petits bateaux ne le sont pas. » Quant à l'index mis çà et là sur des marges qui bénéficieraient essentiellement aux intermédiaires, ce dernier est clair : « Nous, on fait entre 1,50 et 1,80 sur le prix d'achat. Un poisson acheté 10 en criée sera revendu aux alentours de 16 . Jamais beaucoup plus. Alors c'est sûr, le client trouvera toujours que c'est trop cher... » Et de toute façon, ce n'est apparemment pas du marché français que viendra le salut : « Ce qui a fait déborder le vase cette semaine ? C'est que malgré de bons apports en criée, les marchés italiens et espagnols n'ont pas répondu. C'est toujours pareil : là-bas, quand c'est les Rois Mages, ils n'achètent pas. »
Pa.C
Publié le : Lundi 10 janvier 2011 à 08:47
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édition du dimanche 9 janvier 2011
Le Cercle de Voile de Marseillan (CVM) a tenu son assemblée générale tout dernièrement.
Il en ressort une gestion saine et d'excellents résultats sportifs. En effet, le club marseillanais est passé en première division au classement des clubs dériveurs ; il se retrouve également premier club de la Ligue Languedoc-Roussillon. Il n'est donc pas étonnant qu'aujourd'hui, les instances dirigeantes nationales de voile ont décidé de leur octroyer l'organisation de la Coupe internationale de Printemps, qui se déroulera en avril 2011.
Pour cette grande manifestation, le club a fait un appel aux bénévoles des différentes associations marseillanaises pour l'organisation et la réussite de cet événement.
Le CVM a reçu de nombreuses candidatures, mais il peut encore en accueillir d'autres.
Des réunions et des formations ont été mises en place pour tous ces bénévoles, afin qu'ils soient opérationnels le jour 'J'.
Dans le courant du mois de février, le CVM organisera une régate au cours de laquelle les bénévoles pourront mettre en pratique ces rudiments nautiques qu'ils auront acquis durant ces formations.
Pour tous renseignements : CVM tél. 04 67 77 65 22
Publié le : Dimanche 9 janvier 2011 à 12:20
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édition du vendredi 7 janvier 2011
Nous voilà , à peu de chose près, revenus à la situation du printemps 2008. Sauf que cette fois, à la forte hausse du prix des carburants s'ajoutent quasiment tous les maux qui ont affecté la pêche méditerranéenne en général, et sétoise en particulier, depuis une bonne dizaine d'années. Maux structurels comme conjoncturels.
à la réunion de crise organisée mercredi à Sète par la prud'homie a ainsi répondu la mobilisation simultanée autour de leurs représentants des pêcheurs agathois, de ceux du Grau du Roi, de Port-Vendres et de Port La Nouvelle. Elle pourrait déboucher sur des actions avant même la visite - très - attendue du directeur des pêches Philippe Manguin, mardi, en Île singulière.
En attendant une nouvelle réunion des 'patrons' qui devait intervenir hier soir (et peut-être décider de la forme que prendra la mobilisation), le prud'homme major Raphaël Scanapiecco faisait hier, avec le directeur de l'OP Sathoan (*) Bertrand Wendling, un point effectivement alarmant de la situation des armements. Et pour cause : alors que la production annuelle de sardines a été divisée par 60 (de 3 000 à 50 tonnes !) à Sète, ce qui s'est ajouté à une pénurie d'anchois, « la quasi-totalité des chalutiers ont abandonné le pélagique pour pêcher le poisson blanc », explique Bertrand Wendling. Et le volume des prises a forcément été impacté.
Une chute de la 'production' de chaque armement à laquelle s'est donc ajoutée la hausse discontinue du prix gazole à la pompe (à 0,58 le litre, il est presque deux fois plus cher que le seuil des 0,30 promis par Nicolas Sarkozy en 2008) mais aussi la demande de remboursement du fameux Fonds de prévention des aléas de la pêche. Qui tombe bien mal.
Pour mémoire, ces aides au carburant versées par l'état français avaient d'emblée été dénoncées par l'Europe comme une aide directe à proscrire. Mais alors que l'Union en avait demandé le remboursement, le député de la 7e circonscription, Gilles d'Ettore, s'était voulu rassurant. à l'automne 2008, il confiait qu'il n'y aurait « aucune mesure générale concernant les demandes de remboursement ». Mesure générale ou pas, toujours est-il que des demandes de remboursement viennent bien d'être adressées aux pêcheurs sétois, représentant en moyenne… 20 000 par armement ! Et ce n'est pas tout. Enfin pas tout à fait. Car l'adaptation au nouveau maillage est encore venue emberlificoter la situation : les chalutiers, tenus de passer, cet été, à une maille de 50 mm contre 40 mm par le passé dans un objectif de protection de la ressource, ont connu quelques mésaventures : les fils imposés par l'Europe pour la réalisation des nouveaux 'culs de filets', d'un diamètre de 3 mm contre 5 par le passé, n'ont pas résisté au traitement infligé par les traits de chaluts. Ce dont plusieurs armements ont fait les frais, au propre comme au figuré. N'en jetez plus…
Patrice CASTAN
Publié le : Vendredi 7 janvier 2011 à 09:32
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| Photo archives Sylvie CAMBON |
édition du jeudi 6 janvier 2011
Depuis deux ans, les huîtres sont frappées par le virus Herpès. L’homme ne craint rien, le mollusque se fait rare. « Cette année nous avons perdu 50 % de la production », s’inquiète Mme Berlhe, derrière son étal des halles de Sète. « Depuis trois ans que ça dure, on se demande ce qui nous attend. Les ventes ont été satisfaisantes pendant les fêtes, mais on ne sait pas si on pourra continuer à fournir tout au long de l’année », insiste-t-elle en regrettant que les difficultés de l’ostréiculture ne soient « pas assez prises en compte ».
Même son de cloche chez tous les producteurs de la région, de Thau à Leucate. Philippe Ortin, président du comité régional de la conchyliculture méditerranéenne confirme : « Les fêtes se sont plutôt bien passées. Mais certains ont préféré faire l’impasse sur le jour de l’An afin de garder du produit pour le début de l’année. »
Car c’est surtout la pénurie annoncée qui inquiète les professionnels : selon les spécialistes, la chute des ventes d’huîtres a été de 10 % en 2009, de 50 % en 2010 et pourrait être de 75 % en 2011 ! Après deux années de mortalité massive des naissains (huîtres de moins d’un an), les ostréiculteurs français ne survivent que sur les stocks des années précédentes et tous les sites sont touchés. En effet, il faut trois ans pour obtenir une huître adulte sur les bords de l’Atlantique, 14 à 18 mois en Méditerranée, et l’épidémie a débuté en 2008...
Comme on le souligne à l’Ifremer, « l’intensification de l’élevage et les nombreuses manipulations nécessaires à l’homogénéisation des tailles affaiblissent et stressent les huîtres. Lors de la montée en température des eaux, le virus (...) profite de la faiblesse des jeunes mollusques ». Ce qui explique pourquoi Philippe Ortin fixe « au printemps » le grand rendez-vous ostréicole : « C’est le moment où les huîtres sont en pleine pousse, si la mortalité est très forte, on saura vraiment à quoi s’en tenir. »
Ainsi, 2011 pourrait devenir une date charnière pour tout un pan de l’économie régionale. « Les petites structures familiales, qui travaillent surtout sur le marché local, devraient s’en sortir. Ce sera plus dur pour les jeunes qui ont encore des crédits, qui ont investi. Mais c’est pour les plus gros que la situation risque d’être la plus difficile », explique Philippe Ortin.
Plusieurs options sont à l’étude pour tenter de répliquer à cette crise sans précédent : huîtres résistantes élaborées par Ifremer, sélection en écloseries de “familles” immunisées, importation d’huîtres japonaises “saines”... Des captages sur table sont testés sur 25 points de l’étang de Thau, qui semblent fonctionner. Mais on en saura plus au printemps. En attendant, un conseil : mangez des huîtres.
Philippe MOURET
Publié le : Jeudi 6 janvier 2011 à 08:39
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édition du mardi 4 janvier 2011
Un abordage a été évité hier matin peu avant 7 h entre le chalutier sétois d'Ange Morello, le Kelly Rocco, et le cargo de bétail l' Etab au large de l'Espiguette.
Le chalutier était en train de pêcher à environ 12 nautiques (22 km) du littoral lorsqu'il a vu l' Etab s'approcher dangereusement. Les appels radio n'ont eu aucun effet. Alerté, le Sémaphore est enfin parvenu à avertir le poste de commandement du cargo et le faire dévier de sa route. Les deux bateaux, pas vraiment du même gabarit, se sont croisés à 300 mètres. « Il n'y a pas eu de manœuvre urgente », a-t-on commenté du côté de la brigade de gendarmerie maritime de Sète. Les militaires sont montés à bord de l' Etab lorsqu'il s'est amarré dans le port de Sète.
Le capitaine a reconnu ses fautes et s'est excusé. Il a eu un rappel à l'ordre. Le capitaine a expliqué que le responsable du quart était sorti de la cabine pour aller aux toilettes. Le matelot resté dans le poste de commandement a paniqué et a mal réagi devant la situation.
L'an dernier, deux évitements de ce genre s'étaient produits pour la flotte sétoise. Sans oublier l'abordage du Louis Gaëtane II de Pierre d'Acunto.
Ph.M
Publié le : Mardi 4 janvier 2011 à 08:34
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| Photo Adrénaline expédition |
édition du dimanche 2 janvier 2011
C’est reparti pour Sébastien Roubinet, navigateur atypique natif des Cévennes, qui va à nouveau tenter une première, cette fois avec le Montpelliérain Rodolphe André : la traversée intégrale à la voile de l’océan arctique entre Alaska et Spitzberg durant l’été 2011. Sébastien déclarait en 2007 « avoir une envie irrésistible d’y retourner » après avoir, avec trois équipiers, franchi sans moteur à bord de Babouche, un catamaran autoconstruit, le passage du Nord-Ouest de l’Arctique. Les deux aventuriers embarqueront sur le nouveau bateau, Ti-Babouche, pour accomplir un exploit physique, une mission scientifique et témoigner de ces fascinantes contrées en péril !
Pas besoin de flèchage pour trouver la maison de Sébastien Roubinet au Mas Raynal sur le Larzac. Babouche gît devant l’entrée.
Sa coque jaune parsemée de neige mais aussi de cicatrices indique que le catamaran est en train d’être repeint… Dans son QG, Sébastien, entouré de sa famille, prépare depuis deux ans une nouvelle aventure : la traversée de l’Arctique à la voile, l’été et en autonomie.
Seb’ le Cévenol n’est pas seulement un passionné de voile, de mer et de voyages, il est également féru de technique. C’est un architecte et pour réaliser cette expédition qui part de l’Alaska pour aller au Spitzberg via le pôle Nord géographique, il a conçu Ti-Babouche. Cette nouvelle embarcation de taille modeste - 4 mètres de long pour 140 kg à vide (400 kg au départ) -, entre bateau à voile et traîneau, qu’il va falloir maîtriser et souvent pousser ou tirer à la force des bras sur 3 000 kms. « Un tiers d’eau, un tiers d’eau et de glace et un tiers de glace », résume le navigateur qui va partager cette aventure avec Rodolphe André. « Nous sommes complémentaires, Rodolphe c’est la partie glace et moi la partie technique et maritime. »
Le voyage va durer entre un mois et demi et trois mois selon les conditions météo. « S’il fait mauvais, on s’arrête, s’il fait beau on continue… A raison de 6 000 calories par jour, on emporte pour trois mois de nourriture lyophilisée », précise Sébastien. L’été la banquise fond, c’est la débâcle. La saison est particulièrement pénible sur le plan climatique, pas très froide, autour de zéro, mais humide. « Un coup sur la glace, un coup sur le bateau. On est tout le temps mouillé. »
Le départ a déjà été différé d’une année. Des essais ont été réalisés sur l’Aubrac, aux Angles dans les Pyrénées- Orientales mais aussi en baie d’Hudson, au nord du Canada. « On y retourne de janvier à mars pour naviguer sur le Saint-Laurent gelé et tester le matériel scientifique à bord. »
La préparation du bateau est très importante ; les deux aventuriers n’ont pas droit à l’erreur. « A part les quatre brise-glaces russes qui naviguent en arctique l’été, il n’y a personne. Sur la partie centrale, on ne rencontre même pas d’animaux. Si nous avons besoin d’aide, il faudra attendre du secours pendant plusieurs semaines. » Et lorsqu’on en vient à parler d’écologie, Sébastien réagit avec honnêteté. Bien sûr l’embarcation sans moteur n’engendre pas de pollution et va donner un petit coup de pouce à la science, mais « comme tous ceux qui voyagent, je pollue plus que les autres… Plus que mon voisin le berger qui sort sa voiture tous les quinze jours pour faire quelques kilomètres. »
Ghislaine GUIBAUD
Publié le : Dimanche 2 janvier 2011 à 09:35
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édition du samedi 1 janvier 2011
Cette année, le dernier bain de l'année, 22e du nom, a mis l'exploit en scène.
Sur la plage du village naturiste, alors que le thermomètre affichait gaillardement les 9°, qu'un vent balayait le sable et que l'eau était à 11°, ils ont été 265 à braver les éléments.
Cet événement est vraiment devenu international. Si, beaucoup de pays européens avaient leurs courageux représentants, il y avait une Chinoise venue se mêler à la foule.
La plus jeune, la petite Laura, n'avait que 3 ans et l'habituel doyen, répondant au doux prénom de Fulbert, affichait fièrement au compteur de sa vie les 90 ans.
à midi et demi ils sont tous partis, téméraires et heureux, goûter les joies revigorantes d'une mer dont les vagues, poussées par le vent marin étaient ourlées d'écume blanche.
Les spectateurs et accompagnateurs étaient encore plus nombreux, applaudissant les baigneurs, qui, pour beaucoup, avaient réussi le pari de terminer l'année les pieds dans l'eau.
Certes, ils n'y sont pas restés trop longtemps, non seulement car le froid était saisissant, mais aussi parce qu'une fois revenus sur le plancher des hommes, les attendaient des vêtements secs et un verre fumant de vin chaud offert par l'association des vignerons et des pêcheurs.
Certains avaient poussé l'amusement jusqu'à se déguiser. Parmi les personnages les plus marquants, l'un portait sur la tête un masque de poisson et n'avait pour vêtements qu'un filet de pêcheur.
Mais tous, habillés ou non, ont reçu un diplôme, une bouteille de vin, et le fameux tee-shirt millésimé, qui fait la gloire des garde-robes.
H. C
Publié le : Samedi 1 janvier 2011 à 10:38
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édition du jeudi 30 décembre 2010
Quelque 250 milliards de microfragments de plastique contamineraient la Méditerranée, des déchets minuscules avalés par les planctons, eux-mêmes mangés par les poissons et qui pourraient finir dans nos assiettes, selon les premières données de l’expédition Méditerranée en Danger (MED).
Un « ordre de grandeur » dont s’inquiète François Galgani de l’Institut français de Recherche pour l’Exploration de la Mer (Ifremer). L’Ifremer et les experts de l’Université de Liège viennent de fournir une première évaluation de l’étendue des dégâts à partir des échantillons prélevés en juillet dernier par les membres de MED sur le littoral français, du nord de l’Italie et de l’Espagne.
« Nous avons fait les premiers prélèvements sur une hauteur de 10 à 15 cm d’eau, c’est donc une extrapolation sur des microdéchets flottants, ce n’est pas sur toute la colonne d’eau », a nuancé le chef de l’expédition Bruno Dumontet, mais c’est déjà « particulièrement inquiétant ».
Le projet, monté par des bénévoles qui ont loué un voilier de 17 mètres sur leurs fonds propres pour la première campagne, est également porté par une vingtaine de chercheurs d’une dizaine de laboratoires universitaires.
« Pour 2011, on prévoit de continuer les prélèvements pour avoir une analyse globale sur toute la Méditerranée, mer relativement fermée, pas très grande et “idéale” pour étudier ce type de pollution », renchérit M. Dumontet ajoutant que son expédition est la première du genre en France et en Europe.
« 90 % des échantillons présentaient des microdéchets et vu le poids moyen (1,8 mg) des 4 371 microdéchets récoltés lors de la campagne, cela donne une valeur extrapolée d’environ 500 tonnes pour la Méditerranée », selon un commentaire du Dr Galgani.
à titre de comparaison, la « gyre dans l’Atlantique », gigantesque tourbillon formé de courants marins, contiendrait quelque 1 100 tonnes de microfragments plastiques.
Le Dr Jean-Henri Hecq, du laboratoire d’Océanologie de l’Université de Liège, associé à la campagne, a découvert pour sa part une « colonisation de ces microplastiques par des algues ».
Une pétition en ligne « un million de clics pour la Méditerranée » demande « un nouveau cadre juridique à Bruxelles imposant l’éco-conception systématique de tous les produits de grande consommation ».
Publié le : Vendredi 31 décembre 2010 à 09:09
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édition du dimanche 26 décembre 2010
Les repérages sous-marins pour Ushuaïa nature, c’est lui. Les photos de Paris Match qui nous font visiter les océans du monde, c’est aussi lui. Et encore des beaux livres qui nous montrent poissons et crustacés comme on ne les voit jamais, surpris dans leur milieu naturel, l’Océan indien, l’Antarctique, la Méditerranée, le Salagou et le Salaison. Véritable aventurier des temps modernes, l’Héraultais Laurent Ballesta mêle compétence scientifique, expertise technique et prouesses physiques au service d’une envie : raconter des histoires.
Il cite Cousteau, forcément, le Grand Bleu, évidemment. Mais lui « n’aurait jamais laissé Rosanna Arquette sur un bateau ». En 1988, quand le film de Besson sort, Laurent Ballesta a 14 ans, les fonds marins le passionnent déjà. Il en a 23 à la mort du commandant. Toujours aussi passionné. Mais le gamin de Vendargues a eu le temps de cheminer au fil d’un rêve longtemps inavoué. Du plus profond de ses souvenirs, Laurent Ballesta ramène toujours une captivante aventure de plongée. Aujourd’hui, le biologiste marin est l’un des meilleurs experts français de prise de vue sous l’eau, conseiller scientifique de Nicolas Hulot pour Ushuaïa Nature. Et heureux chef d’entreprise d’Andromède Océanologie, entreprise d’éco-valorisation des milieux marins.
En janvier 2010, dans l’océan indien, au large de l’Afrique du Sud, Ballesta est même allé au-delà du rêve, capter pour la première fois l’image du cœlacanthe, mythique poisson préhistorique par plus de 100 mètres de fond, « un fantasme », « une histoire d’un romantisme incroyable mais aussi une révolution pour la biologie ». La performance est autant physique que technologique.
Après, il y aura toujours un autre défi, photographier un calamar géant, peut-être. Ou un petit poisson de Carnon, pour peu qu’on sache le trouver et le regarder. « Enfant, à Palavas, j’étais convaincu que ce que je vivais était extraordinaire », se souvient le plongeur. Avec pour premier public ses parents, elle, laborantine, lui, employé à la poste, « Je n’étais pas prédisposé à faire un métier original ». A devenir chercheur, au mieux, après des études en biologie marine, mais « avec l’espoir fou que je serai plongeur sur la Calypso. Quand Cousteau est mort, je me suis demandé : “Qu’est-ce que tu vas devenir ?” » se souvient Laurent Ballesta, « éternel angoissé ». Il s’est vu un temps informaticien, mais est « incapable de faire des choses qui ne me plaisent pas ».
En 1999, sa route croise celle de Nicolas Hulot, en Corse. Une « rencontre décisive ». Inespérée. « Pour moi, c’était impossible, ce type n’habitait nulle part. » « Trois jours plus tard, il me donnait ma chance : “Ça me ferait plaisir si tu partais faire un repérage pour moi en Nouvelle-Zélande”. » Le début d’une longue collaboration, d’une amitié, nourrie d’un mutuel respect. « Laurent, il a un œil incroyable saluait il y a quelque temps Hulot chez Druker, sur France 2. Vous débarquez dans une région du monde, vous faites une plongée avec des gars qui plongent là depuis vingt ans. Lui, il arrive, et il vous découvre des espèces qu’ils n’avaient jamais vues. »
Pourtant, longtemps, Laurent Ballesta a cru qu’il était né « trop tard », qu’il aurait dû vivre au 18e ou au 19e siècle pour accompagner les grandes découvertes. Aujourd’hui, il constate : « A chaque expédition, je ramène des images d’animaux jamais vus. J’ai la conviction que quand on fait l’effort de plonger là où les autres ne plongent pas, plus loin qu’eux, ou plus longuement, plus discrètement, on trouve. »
Sophie GUIRAUD
Publié le : Lundi 27 décembre 2010 à 08:39
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édition du dimanche 26 décembre 2010
Le sinistre s'est produit vers 5 h 30 samedi matin quai du Mas Coulet Deux bateaux ont été entièrement calcinés par un incendie, dont on ne connaît pas l'origine, dans les premières heures de samedi. Ces canots, amarrés au quai du Mas Coulet, juste sous le pont du même nom, ont totalement fondu sous les flammes.
Les pompiers ont réussi à maîtriser le sinistre avant qu'il ne se propage aux autres embarcations. Toutefois deux canots ont été légèrement touchés par le feu.
Philippe MALRIC
Publié le : Dimanche 26 décembre 2010 à 20:13
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édition du jeudi 23 décembre 2010
RAPPEL Le chimiquier a été interdit de reprendre la mer. L'équipage est en galère Par cœur. Les dix marins et le commandant du Rio Tagus connaissent le poste d'amarrage H1 du port par cœur. Depuis le 1er novembre, ils l'arpentent dans tous les sens en attendant des nouvelles de leur armateur basé en Floride.
Depuis fin octobre, où des graves problèmes de structure entraînant des fuites ont été détectés sur ce chimiquier, une interdiction de reprendre la mer est tombée. « Il n'y a pas 36 solutions : il faut le réparer. S'il quitte Sète, c'est pour un chantier naval », commente-t-on du côté du Centre de Sécurité des Navires (CSN). Cette décision incombe à l'armateur. Depuis un mois et demi : silence radio. « Ça commence à faire long », lâche un responsable du CSN.
Les marins, essentiellement des Ghanéens, sont aussi bloqués que le navire. En prime, si l'on peut dire, ils ne touchent plus de salaires qui ne sont déjà pas mirobolants (400 $, soit environ 300 ). Mais une chaîne de solidarité s'est mise en place. Mardi, ils ont reçu la visite du Foyer des marins de Sète qui leur a donné des vêtements chauds fournis par la mairie de Lavérune.
De l'argent tiré du fonds d'aide de l'Association marseillaise d'accueil des marins leur a également été avancé. Pour que les marins puissent en faire profiter leur famille. Depuis le poste H1.
Philippe MALRIC
Publié le : Jeudi 23 décembre 2010 à 08:19
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édition du jeudi 23 décembre 2010
C'est au Muséum d'Histoire Naturelle de Paris dans une cérémonie organisée par le ministère de l'écologie que la célèbre navigatrice Catherine Chabaud a remis dernièrement un Grand Prix Natura 2000 à l'Adéna, association d'environnement animatrice du site des Posidonies du Cap d'Agde représentée par Serge Teyssèdre, président et Renaud Dupuy de la Grandrive, directeur et au président du Comité de Pilotage du site, la préfecture maritime de Méditerranée représentée par Aurore Rebouleau.
Parmi les 6 catégories, un Grand Prix intitulé 'Communication, sensibilisation et animation à destination des habitants et des usagers du site' a été décerné au travail de l'Adéna pour la mise en place de la première Charte Natura 2000 marine de France dès 2008.
Un grand prix honorifique matérialisé par un trophée, des 'diplômes' et un livre résumant les actions de chaque lauréat.
Fruit d'un long travail de concertation et de persuasion, parmi l'ensemble des actions menées par l'Adéna sur le site, cette Charte marine est aujourd'hui signée par une trentaine de partenaires, institutionnels telle la commune d'Agde mais surtout par de nombreux représentants des acteurs et usagers locaux tels les professionnels et clubs amateurs de plongée sous-marine, les associations de plaisance et de voile, de pêche de loisirs, le centre nautique, sans oublier quelques entreprises et personnalités comme Albert Falco, ancien capitaine de la Calypso.
En ce sens, l'Adéna ne peut que partager ce prix avec tous ces acteurs qui ont joué le jeu sur un terrain parfois difficile au début mais sur des bases partagées maintenant.
Conçue comme un outil d'adhésion simple et sur la base du volontariat, la charte vise à tenir compte de l'environnement marin des 6 000 ha du site agathois, pour mieux le connaître, le gérer durablement et développer des comportements respectueux pour la Méditerranée. Posidonies, ces plantes marines uniques en Méditerranée, et coralligène, véritable récif vivant et fragile, les deux piliers du site aux rôles écologiques très importants, sont ainsi mieux pris en compte par les nombreux usagers d'un site adossé à la plus grande station balnéaire littorale européenne.
Par exemple, la Charte engage les plaisanciers à éviter de mouiller sur les herbiers de posidonies ou chaque usager à transmettre ses observations naturalistes en mer et participer ainsi à sa connaissance.
Le ministère de l'écologie nous a assuré l'Adéna de maintenir le cap sur les sites Natura 2000, marins notamment, et le directeur général de l'environnement de la commission européenne, Karl Falkenberg, a indiqué que dans les années à venir l'Europe mettrait l'accent sur les milieux marins et le développement d'initiatives alliant mieux écologie et économie maritime.
Publié le : Jeudi 23 décembre 2010 à 08:10
édition du lundi 20 décembre 2010
Avec des moyens limités, l'association Voile latine gère le dernier chantier naval de l'Île singulière.
Un écrin qu'elle cherche à valoriser en créant notamment un sentier du patrimoine maritime étambot, trait de Jupiter, couillettes, capion. Ici, même les mots portent à l'embarquement.
Dans ce dernier chantier naval en activité sur l'Île singulière, René Alera et ses compères de l'association Voile latine pérennisent un pan de l'histoire sétoise, réhabilitent nacelles, barquettes marseillaises et catalanes pour nous plonger, avec poésie, dans ce temps que les moins de vingt ans ne pourraient pas connaître sans eux.
Ils sont « soixante, peut-être soixante-cinq », dixit Nicole Sandrin, présidente de Voile latine, à œuvrer presque par tous les temps pour sauver ce patrimoine.
Les moyens sont modestes, même si la Fondation des Banques Populaires apporte un soutien cardinal, mais leur passion brave les coups, de mer ou d'ailleurs. Enfin, pour l'instant, car l'autorisation d'occupation temporaire (AOT), dont l'association bénéficie pour rénover les hangars du chantier naval, arrive à expiration en 2012 et nul ne sait aujourd'hui comment l'Etat articulera la gestion des bords de l'étang.
Qu'à cela ne tienne, Voile latine poursuit son effort, comme l'atteste Jean-Marc Roger, pour faire de ce coin de Plagette « un lieu ressource où l'on accueille expos et concerts ». Mieux encore : chacun travaille à la création d'un « sentier du patrimoine maritime » (lire Midi Libre du 27/11/2009), circuit touristique en boucle entre le Môle et La Plagette, qui permettrait au badaud de pouvoir contempler, en chemin, des barques traditionnelles (signalées par des panneaux informatifs), la future Maison de la Mer, les anciens chantiers navals et le dernier, donc, celui de la rue des chantiers à La Plagette.
Le projet est en marche. Il a séduit l'office de tourisme départemental mais il reste encore à conquérir quelques partenaires pour le finaliser.
Qu'on se le dise au fond des ports...
Yohan DOUCET
Publié le : Lundi 20 décembre 2010 à 09:25
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édition du jeudi 16 décembre 2010
Une histoire qui peut paraître stupide à première vue mais qui trouve tout son sens dans les calculs des constructeurs ! C'est l'aventure de nos deux plaisanciers d'aujourd'hui qui suite à la vente de leur bateau devaient le convoyer de Tunis à Port-Vendres. Ils veulent ramener par la même occasion 3 moteurs 10 CV diesel qu'ils ont achetés à bon prix. C'est un bateau à moteur d'une longueur de 7,50 m (cabine, 2 couchettes), propulsé par un moteur de 18 CV qui lui assure un bon 6 nœuds. Cette opération a été prévue sans escales pour des contraintes de temps.
Beaucoup de préparatifs en perspective pour la traversée, à commencer par l'aspect sécurité, les vivres, le gasoil et des vêtements chauds pour les quarts de nuit. Avant de partir ils calculent la quantité de gasoil qu'il leur faut et l'estiment d'après la consommation moyenne, à 3 l/h. Ce qui donne à peu près 300 l avec une bonne marge. Le réservoir ne contenant que 150 l, ils embarquent l'appoint dans des bidons.
Ils appareillent avec une mer quelque peu formée, un ciel bleu azuré que l'on connaît bien en Méditerranée, pour 4 jours de navigation non-stop. Les marques de franc-bord (ligne maximale d'enfoncement du bateau) sont largement noyées ce qui rend la navigation plus rude, les vagues passent très rapidement sur le pont. Au bout de trois jours, le moteur se met à avoir des ratés et stoppe ! Pas de doute, après avoir mis toutes leurs réserves en gasoil, et vidé le réservoir : c'est la panne sèche ! Ils appellent le CROSSA pour demander assistance et se faire remorquer vers le port le plus proche.
Que s'est-il passé ! Et bien leurs calculs ont été faits pour des conditions normales de navigation. Or, quand le bateau est surchargé ou lorsque la mer est mauvaise on peut doubler la consommation.
Conseil : Les constructeurs établissent des courbes de consommation à pleine charge en fonction du régime moteur qui sont dans les caractéristiques techniques. Nous voyons dans cette avarie qu'il n'est pas négligeable de les consulter !
Publié le : Jeudi 16 décembre 2010 à 09:16
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édition du mercredi 15 décembre 2010
Le sinistre, encore indéterminé, est survenu dans la nuit de mardi à mercredi.
Trois épaves calcinées encore flottantes, une autre sous l’eau : c’est ce qui reste de quatre bateaux de plaisance stationnés en bas du Môle, face à la criée, après un incendie d’origine encore indéterminé survenu dans la nuit de mardi à mercredi.
L’alerte a été donnée vers 0 h 30. Sitôt sur place, les pompiers ont rapidement éteint les flammes, attisées par un fort mistral, qui s’étaient emparées de quatre embarcations, dont un Estaou 730, une ancienne Catalane et une barque. Pour éviter qu’elles ne se propagent aux bateaux voisins, les soldats du feu ont coupé quelques amarres. Leur intervention s’est déroulée sous les yeux de plusieurs propriétaires, promptement contactés vers 1 heure du matin par la capitainerie.
Plusieurs d’entre eux, ou leurs proches, sont revenus sur place quelques heures plus tard, à la lumière du jour, pour constater les dégâts. « Et dire que mon fils doit encore finir de payer le crédit des réparations qu’il venait de faire... », soupirait Mohamed, alias Biz Biz, devant les restes de la barque. A quelques mètres de là, un plaisancier épargné reconnaissait, lui, « avoir eu de la chance... ».
Accident, geste volontaire, remake de l’“affaire des filets de Scanapiecco “(1) ? Aucune piste n’est privilégiée pour l’instant. Mais plusieurs témoins auraient confié à la police avoir vu un individu suspect rôder dans les parages ces derniers jours. D’autres évoquent une altercation qui serait survenue quelques jours plus tôt entre le propriétaire de l’un des bateaux et un sans-abri qui s’y était réfugié. On pouvait par ailleurs constater hier que de nombreuses canettes de bière jonchaient les pavés du Môle. Juste quelques mètres au-dessus du sinistre...
Marc CAILLAUD
(1) Un SDF avait affirmé leur avoir involontairement mis le feu à deux reprises, le 12 septembre 2009 et le 10 octobre dernier.
Publié le : Jeudi 16 décembre 2010 à 09:10
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édition du mardi 14 décembre 2010
Le 14 septembre, un bateau de pêche est percuté par un cargo dont le commandant vient d’être jugé.
« Il dit : ''c’est le chalutier qui a perdu le contrôle, moi j’avais un énorme cargo, je ne pouvais rien faire, je n’avais aucune intention de provoquer cet accident'' », traduit l’interprète.
à la barre du tribunal correctionnel de Montpellier, Ahmad Aabidah, Syrien de 52 ans, se défend comme il peut. Pour lui, le 14 septembre dernier, il n’a pas commis d’erreur lorsque son cargo bétailler a éperonné le Louis Gaëtane II, petit chalutier du patron-pêcheur Pierre d’Acunto, à cinq milles du port de Sète. Ce dernier et son équipage, qui rentraient d’une nuit de travail, ont eu une grosse frayeur, puis une grosse colère, mais n’ont pas été blessés et n’ont pas coulé.
Le commandant conteste également ne pas avoir porté assistance à ceux qu’il venait de percuter, en continuant sa route. « Après la collision, je n’ai vu aucun dégât sur le chalutier. J’ai averti le port et j’ai été guidé, j’étais sous le contrôle du pilote du port » promet le quinquagénaire pour qui cette affaire revêt la plus grande importance.
Car si le pêcheur a retiré sa plainte, contre arrangement financier, ce commandant risque gros s’il est condamné. Parce qu’il a déjà été mis à pied par sa société et qu’il a cinq enfants à nourrir alors qu’il est issu d’une grande lignée de marins.
« Vous n’êtes pas un délinquant des mers, souligne le procureur-adjoint Desjardins. Mais vous n’aviez pas la priorité, il y a une faute, une méconnaissance délibéré des règles de sécurité. Et en plus vous avez continué votre route, presque en accélérant, ce n’est pas le comportement d’un marin. » 30 000 € d’amende sont requis, dont 25 000 avec sursis.
De son côté, Me Bernié, avocat du commandant, a estimé que le tribunal n’était pas compétent pour juger cette affaire. Et il a aussi plaidé que les torts étaient partagés : « Mon client a confondu le chalutier et la pilotine. Et sur le chalutier, il n’y avait personne à la manœuvre, on était en pilotage automatique, le capitaine était en train de prendre son café et téléphoner à sa femme, là aussi il y a un manquement de sécurité. »
Yanick PHILIPPONNAT
Délibéré le 31 janvier 2011
Publié le : Mercredi 15 décembre 2010 à 08:41
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| Photo Sylvain BLOUET |
édition du mardi 14 décembre 2010
La dynamique équipe de l'Adena (Association de défense de l'environnement et de la nature des pays d'Agde) intervient depuis plusieurs mois maintenant sur différents secteurs environnementaux.
La dernière campagne de baguage des oiseaux a ainsi révélé que la réserve naturelle du Bagnas - située entre Agde et Marseillan, NDLR - est devenue un lieu d'habitat privilégié de la rémiz penduline, un beau passereau qui se complaît dans les roseaux. Les tortues cistudes, réintroduites, sont toujours bien présentes et une action sera prochainement mise en œuvre en partenariat avec la Gaule agathoise, du président Luc Séco, sur le site des Verdisses.
Moins réjouissant en revanche, les animateurs de l'Adena ont découvert que la jussie, une plante introduite et invasive, très nocive au bon fonctionnement des milieux humides, est arrivée vers le petit Bagnas. Ce qui prouve si besoin était que tout aménagement réalisé en amont doit tenir compte de l'écologie de cette espèce et qu'une gestion partenariale et continue, notamment avec la ville d'Agde, est nécessaire.
Dans le domaine marin, l'activité de l'association est aujourd'hui très importante : les actions programmées sur le site Natura 2000 des 'Posidonies du Cap d'Agde', dont l'Adena assure la gestion, ont bien été engagées, tant dans le domaine technique et scientifique (coralligène, faisabilité des mouillages à Brescou, marquage de langoustes, suivi de la fréquentation des plaisanciers sur le roc de Brescou et de la pêche professionnelle...) D'autres missions sont assurées avec, par exemple, le suivi scientifique des récifs artificiels d'Agde, dont les premiers résultats seront disponibles d'ici quelques jours et partagés avec les pêcheurs professionnels. La cartographie des herbiers aquatiques de l'étang de Thau a également été affinée grâce à du matériel de haute technologie.
Dans le cadre du programme Odyssea - l'Union pour la Méditerranée ambitionne de donner un nouveau souffle à la coopération euro-méditerranéenne lancée en 1995 et expérimente actuellement le modèle Odyssea avec des villes et territoires pilotes, via les réseaux régionaux des ports de plaisance, villes portuaires et territoires ruraux- l'Adena a proposé plusieurs projets à la ville d'Agde en matière de création d'un observatoire marin au Cap, qui permettrait ainsi d'affirmer la 'signature' marine et maritime de la cité, d'accueillir du public, de renforcer aussi le sentier sous-marin ou de créer un écokiosque au Grau d'Agde.
Côté travaux, 2010 a été une année spéciale pour le Bagnas. La Maison de la Réserve a en effet été rénovée et mise aux normes handicapés, grâce au soutien financier important du ministère de l'Ecologie et du Conservatoire du Littoral. Les principaux chemins du grand Bagnas ont été refaits et des bâtiments en ruine menaçant la sécurité des actions au Grand Bagnas ont été détruits, en attendant d'autres travaux importants en 2011 sur d'autres bâtiments, un pont et des ouvrages hydrauliques .
Mauvaise nouvelle : la jussie, une plante invasive, a fait son apparition dans la réserve du Bagnas
Publié le : Mardi 14 décembre 2010 à 09:13
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édition du samedi 11 décembre 2010
Le salon nautique, où sont exposés plus de 850 bateaux, s’achève aujourd’hui à Paris. Il a attiré près de 250 000 visiteurs. Autant de curieux ou de passionnés qui ont pu constater qu’après une période de crise très dure, le marché se stabilise, voire progresse.
La production française a, en effet, enregistré un chiffre d’affaires en hausse de 7 %, à 815 millions d’euros sur l’année terminée en août 2010. Mais la prudence reste de mise... Regard sur une industrie très présente sur les côtes du Languedoc-Roussillon dans laquelle les ports, en pleine mutation, ont un rôle majeur à jouer...
Si aujourd’hui la Méditerranée est le premier espace de tourisme nautique mondial, avec 275 millions de personnes qui fréquentent chaque année les 700 ports de la Grande Bleue, elle est aussi un marché de 180 milliards d’euros, fortement disputé. D’autant que l’enquête de la Chambre de commerce et d’industrie de Marseille Provence, menée en collaboration avec celle de Malaga, révèle un marché presque saturé au Nord, avec 54 000 places manquantes.
En France et en Espagne, on compte en moyenne un port abri tous les 15 km contre un tous les 100 km au Maroc. Aussi pour tirer leur épingle du jeu, les ports de la région n’hésitent plus à s’engouffrer dans des niches porteuses d’espoir. Ainsi Leucate et le Cap-d’Agde, qui disposaient de fonciers, ont pu créer des ports à sec. Et Port-Camargue, dans le Gard, premier port de plaisance européen, n’est pas en reste avec un projet à l’étude.
En attendant, la cité marine a hissé son grand pavois sur le marché du tourisme nautique d’entreprise. S’il est encore balbutiant, et quelque peu chahuté par la crise, il n’en reste pas moins alléchant avec une dépense d’escale supérieure à la moyenne (entre 175 et 218 euros par jour, selon la Fédération française des ports) et les retombées indirectes sur l’économie locale. « Un séminaire nautique de quelques jours ou une régate d’entreprise, comme celle du groupe Bel, représente un budget de plus de 65 000 euros », précise un spécialiste.
Aussi, l’annonce au Salon nautique de Paris d’une nouvelle flotte de vingt voiliers série Camargue de 37 pieds (un peu plus de 11 m), spécialement conçue pour accueillir des groupes sur le même type de bateaux habitables, suscite quelques convoitises chez les rares concurrents. Ceux-ci ne peuvent aligner qu’une armada disparate ou encore une flottille de Grand Surprise, davantage destinée aux sorties sportives.
Fruit d’un partenariat entre Port-Camargue, un spécialiste gardois de la location et la gestion de flotte, Thalassa Cup, et le chantier rochelais Dufour, les bateaux devraient être livrés en mai. « Même si la location avec ou sans skipper est ouverte aux particuliers, ce projet vient renforcer notre offre », explique Bernard Suzzarini, de la capitainerie de Port-Camargue. Il ne cache pas ses ambitions : « Organisées sur les ailes de nos saisons, les régates d’entreprise représentent un chiffre d’affaires de 675 000 euros, avec notamment 16 625 nuitées. Chiffre que l’on peut vite doubler. Le marché des loisirs, avec les stages de voile et autres sorties sous-marines, pèse de son côté plus de 6,5 millions d’euros sur la station nautique de Port-Camargue. »
Textes : Zoé CADIOT et Anthony JONES
Publié le : Dimanche 12 décembre 2010 à 07:38
édition du jeudi 9 décembre 2010
De grands moyens ont été déployés pour mettre fin à une prise d’otages avec 22 morts
De sa terrasse, un grand-père ne lâche pas ses jumelles, intrigué par la noria qui s’agite au pied de l’imposant Napoléon-Bonaparte, ferry de la flotte SNCM. En contrebas, entre poste médical avancé, cellule psychologique, PC sécurité, etc., sont à l’œuvre cinq cent cinquante personnes en gilets fluo ou treillis : militaires, forces spéciales, protection civile, et pompiers. Tous participaient à un exercice grandeur nature, hier, à Sète (Hérault). La simulation millimétrée - une première en Méditerranée - s’est déroulée sous l’égide du préfet de Méditerranée arrivé en hélicoptère, Yann Tainguy, du préfet de Région, Claude Baland et du parquet antiterroriste de Paris, consistait à déclencher le plan Vigipirate Mer selon un scénario catastrophe.
Tout débute dans la nuit de lundi à mardi, au large de Sète. Un commando de terroristes prend les commandes du Napoléon-Bonaparte « pour des raisons idéologiques ». 48 heures plus tard, après négociation et recueil de renseignements, GIGN et commando de marines reprennent possession du navire. Au final, l’exercice qui n’existe que depuis une poignée d’années se conclut par 22 tués au cours de fusillades - dont le commandant du Napoléon - et 14 blessés, évidemment fictifs, parmi les 231 figurants et 85 membres d’équipage. Sur les 22 tués, se trouvaient 14 terroristes dont 2 étaient de faux croisiéristes.
à terre, aucun affolement, le tri des morts, des blessés, des urgences vitales ou des choqués se fait sans panique. « Toutes les victimes sont enregistrées, équipées d’un bracelet d’identification et bénéficient d’un réconfort psychologique », résume Gilles Thérond, président de la Protection civile de l’Hérault.
« C’est un exercice de crise de niveau national », explique l’amiral Yann Tainguy. Les forces françaises se rodent, notamment au regard de la recrudescence d’actes terroristes, à l’image du célébrissime voilier le Ponant, dans l’Océan Indien en 2008. Et, en vue des JO de Londres en 2012, le trafic entre Grande-Bretagne et l’Hexagone sera l’objet de toutes les attentions. « On veut savoir comment différentes administrations se coordonnent. On a essayé d’être le plus réaliste possible ». Le commandant du Napoléon se sent-il prêt à toute éventualité ? érik Lacoste émet des réserves. Le responsable de la flotte de la SNCM, Christian de Fruyt, ajoute en substance : « Nos 1200 salariés bénéficient de nombreuses heures de formation. » Mais rien ne remplace l’exercice pour savoir « comment rassurer nos passagers et comment faire pour répondre à la vague d’appels de leurs familles. »
Olivier SCHLAMA
Publié le : Vendredi 10 décembre 2010 à 09:36
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| Photo Vincent ANDORRA |
édition du dimanche 5 décembre 2010
Pour les vieux loups de mer et les blasés, c’est de la rigolade. D’autres ne se lassent pas de ce spectacle d’une mer démontée. Hier, avec un vent de sud de 30 nœuds, accompagné de rafales à 35 nœuds (70 km/h), Sète a pris des airs bretons.
Certes, ce n’était pas la pointe du Raz mais on a quand même vu des creux de 4,80 m. Evidemment, aucun bateau de plaisance n’a pris la mer. Et seuls quelques navires de commerce, au large, ont traversé l’œil du Sémaphore. Des cargos en attente d’une place au port et qui ont préféré rester loin des côtes pour éviter de s’échouer en cas de problème au mouillage.
Publié le : Lundi 6 décembre 2010 à 09:45
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édition du lundi 6 décembre 2010
A Sète, la pêche chalutière est souvent montrée du doigt quand il s'agit d'expliquer l'absence de récifs artificiels. Qu'en pensez-vous ?
Je n'adhère pas à cette thèse. Les patrons de chalutiers sont des pêcheurs comme les autres : ils croient en ce qu'ils voient. à partir du moment où l'efficacité d'un dispositif est prouvée, ils n'ont aucune raison de ne pas y adhérer.
Entre Agde et Marseillan (où des récifs artificiels ont été implantés dès le milieu des années 1990, Ndlr), on a constaté le retour des poissons 'de sable', soles, turbots, ainsi que des pointus (les escargots, Ndlr) qui constituent une véritable richesse pour les petits-métiers. Même si ce sont là des retours empiriques, issus des constats faits par les pêcheurs et dont ils discutent entre eux.
Pour les preuves scientifiques, il faudra attendre encore un peu, mais ce dont on est sûr, c'est qu'il ne s'agit pas d'une concentration ponctuelle, qui évoluerait, mais bien d'une 'production' liée aux récifs. Ces premiers constats démontrent aussi deux choses : d'une part que l'implantation de récifs n'a pas généré de destruction des fonds meubles et qu'il faut en revanche établir un plan de gestion des zones ainsi protégées pour éviter un afflux trop important de pêcheurs.
Existe-t-il des récifs adaptés au chalutage ?
à ma connaissance non. Il y a certes des récifs qui ne feront pas couler le navire mais celui-ci laissera tout de même son filet au fond. Quant aux récifs plats testés jusque-là, ça ne marche pas.
La solution pour s'adapter au chalutage serait d'implanter les récifs par lignes, pour chaluter au centre, ou en îlots. Mais on peut aussi imaginer essaimer des récifs sur des zones inintéressantes pour les chalutiers, celles qui sont couvertes de vase par exemple. Au Japon, ça chalute énormément plus qu'ici et, même si les fonds ont été malmenés, comme partout, il reste des espèces côtières. Mais cela a un prix : ils ont mis en place une gestion draconienne de la ressource, qui permet à 500 000 pêcheurs d'en vivre.
Pensez-vous que la côte sétoise est adaptée à la mise en place de récifs artificiels ?
Le type de fonds que nous avons ici est idéal. C'est plat, le sédiment est compact, il y a très peu de vase. Nous pourrions y immerger plusieurs types de récifs.
Parmi les récifs à chaluts, il y a ce que l'on appelle des récifs à sardines, anchois et thons, assez volumineux et qui permettent d'assurer la production de phytoplancton, dont le poisson bleu se nourrit.
D'autres récifs sont adaptés aux poissons de fond, plus sombres et dotés de cavités. Enfin, 'à la côte', il faudrait immerger des structures aptes à fixer les espèces côtières : sars, pageots, rascasses...
Que manque-t-il donc selon vous à ce jour pour qu'une immersion de récifs ait lieu ici ?
La priorité est à mon avis à une entente à terre, entre pêcheurs, sur des projets de gestion. Car ensuite, aménager la mer n'est plus un problème.
Nous (la société Egis Eau, Ndlr) avons mis au point des récifs de 2e génération très ciblés et déposé le brevet de structures composées d'un béton mêlé de coquilles d'huîtres du bassin de Thau.
Avez-vous eu à ce jour des contacts avec des pêcheurs ou des élus sétois ?
à Sète, tout le monde semble aujourd'hui d'accord pour une immersion de récifs mais nous n'avons été sollicités pour aucun projet précis. Je pense qu'il ne manque que l'étincelle, la rencontre, le contact. Et ça vaudrait d'autant plus le coup qu'ici, nous avons la chance d'avoir des fonds exceptionnels.
J'ai plongé du côté de Venise, de la Baie de Somme, c'est atroce. Ici, les fonds sont magnifiques et adaptés, ce serait le lieu idéal.
Recueilli par Patrice CASTAN
Publié le : Lundi 6 décembre 2010 à 09:50
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édition du samedi 4 décembre 2010
Le petit monde des plages privées bruisse de mille bruits en cette fin d'année. Il faut dire que la période est propice aux rumeurs : les candidatures pour l'attribution des 18 concessions, pour une durée de 7 ans, sont actuellement à l'étude, avec tout ce que cela comporte de lobbying, de promesses plus ou moins appuyées et de petits jeux d'influence. Rien que de très habituel en somme, dans un milieu où l'économique et le politique fricotent étroitement.
Les élus, justement, étaient appelés à se prononcer il y a peu sur la possibilité pour les exploitants d'ouvrir leurs établissements sur une période de 8 mois. et ce « afin de répondre à une demande permanente de la clientèle de pouvoir bénéficier d'établissements en bord de plage, en amont de la saison estivale, dès le printemps et après l'affluence, sur la période automnale », comme le spécifiait la note de synthèse remise aux conseillers municipaux.
Une vision un peu idyllique, en tout cas tronquée, des réalités auxquelles sont confrontés les professionnels. Car ces derniers, qui ont acté cette décision, mettront essentiellement à profit cet allongement de la durée d'ouverture pour monter et démonter plus sereinement leurs établissements.
Reste un problème, et pas des moindres... Comme l'a lui-même souligné le député-maire Gilles d'Ettore, « la procédure a pris du retard. Mais le Préfet de l'Hérault m'a promis de l'aide pour que tout soit fait dans les délais. » Argument qui, au passage, n'a pas vraiment convaincu la conseillère municipale Florence Denestèbe : « Une fois cette procédure d'appel d'offres lancée, il faudra encore entre 3 et 4 mois avant la décision finale. Or, certains exploitants déjà en place souhaitent investir mais aucun établissement bancaire ne prêtera d'argent puisqu'ils n'ont pas encore l'assurance officielle de poursuivre leur activité. Je vous propose donc de proroger les autorisations existantes d'un an. » Un statu quo que Gilles d'Ettore souhaiterait éviter. « Si le délai n'est pas raisonnable, on prorogerait. Mais il y a des prévisions budgétaires derrière. Donc, pour l'instant, on va vers cet appel d'offres. »
Une course contre la montre qui n'a rien d'anodin. Car à l'occasion de ce nouvel appel à candidatures, la municipalité a pris le parti d'augmenter la redevance annuelle que doivent lui verser les plagistes, cette dernière passant de 19 000 environ à près de 30 000 .
Soit une 'culbute' de 150 000 pour la Ville qui, finalement, ne s'en sort pas si mal dans cette affaire.
Olivier RAYNAUD
Publié le : Samedi 4 décembre 2010 à 08:06