Rafales : 3 nds
Température mer :
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édition du dimanche 20 février 2011
Après une année 2010 difficile, comme ne l'a pas caché la présidente, Nicole Sandrin, l'équipage de la Voile latine a tenu à inaugurer dignement hier, à la Plagette, son nouveau grand ber. Un travail de longue haleine que sont venus saluer le maire, André Lubrano, Emile Anfosso et le représentant de la fondation Banque populaire qui soutient l'association à la tête du dernier chantier naval traditionnel de l'île singulière.
Vincent ANDORRA
Publié le : Dimanche 20 février 2011 à 09:03
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édition du vendredi 18 février 2011
Ils n'ont pas eu le temps de souffler. Deux palettes pleines de moules étant malencontreusement tombées à l'eau, il a bien fallu aller les récupérer. D'où deux bonnes heures de travail, sous la pluie, en plus des tâches habituelles : détroquer, calibrer dans les pochons, emballer...
Pas grave. Hier matin, dans leur mas du Mourre blanc, à Mèze, Lyne et Dominique Guillard savouraient le soulagement de pouvoir enfin reprendre la commercialisation de leurs coquillages. Encore enchantés par la belle soirée de la veille : ils l'ont passée à la Maison de la Mer, au retour de la délégation d'élus et professionnels qui ont arraché in extremis à Paris la réouverture de l'étang. « Ils nous ont raconté comment ils ont réussi à convaincre les autorités. On est restés jusqu'à 1 h 30 du matin.
Cela faisait vraiment plaisir de se retrouver, de voir la profession unie », souligne Lyne.
L'issue de cette réunion de la dernière chance était bien incertaine. Mais les Guillard, eux, y croyaient. La preuve : le matin même, « on a mis les huîtres dans les bassins de purification », où elles doivent rester 48 heures pour être aptes à être vendues. « En fait, on n'a rien changé à nos habitudes ».
50 % de revenus en moins
Ce matin, comme il le fait tous les week-ends depuis cinq ans, entre septembre et mai, Dominique partira pour la région lyonnaise. Il livrera des restaurants et tiendra un étal sur les marchés de Meyzieu et Vienne. « C'est loin, mais je n'ai pas le choix. Dans la région, c'est saturé. » Lyne, elle, n'aura pas autant de route. On la retrouvera comme d'habitude sur les marchés de Montferrier-sur-Lez, demain, et de Saint-Clément-de-Rivière, dimanche.
Tous deux savent qu'il leur faudra faire de la pédagogie : « Je suis déjà allée voir mes clients, explique Lyne, tout en cloquant des huîtres, deux par deux, pour vérifier qu'elles sont bien hermétiques, Je leur ai dit que même si la DGAL (Direction générale de l'alimentation) ne voulait toujours pas nous donner le feu vert, il n'y avait aucun souci sur nos coquillages depuis le 15 janvier. » Les Guillard, qui exploitent trois tables de crassostrea gigas affinées en mer, s'attendent également à vivre encore des semaines difficiles, après trois années sombres : « C'est bien simple : en 2010, on a perdu la moitié de nos revenus. Pendant la fermeture, on a eu nos charges à payer. Et il va falloir rattraper la mévente ».
Lyne ouvre une huître, enfonce la pointe d'un couteau dans le manteau, détache l'intérieur de la coquille, et le tend à un visiteur en manque après six semaines de sevrage. « Et surtout mâchez bien ! ». Ce dont l'heureux 'coquillageomane 'ne se fait pas prier.
MARC CAILLAUD
Publié le : Vendredi 18 février 2011 à 11:24
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Photos Vincent ANDORRA, Philippe DOBROWOLSKA ET Marie-Laure MATHé |
édition du jeudi 17 février 2011
Ce fut comme un jour d'élections. Avec des hauts et des bas. Le premier SMS qui, hier vers 16 h 30, 'tombait' en provenance de la salle de réunion parisienne où se jouait l'avenir de Thau, ne laissait d'ailleurs rien augurer de bon. Les collaborateurs du ministre ne voulaient rien savoir : l'étang resterait fermé. On n'était pourtant qu'au milieu du gué puisqu'une heure plus tard, les conchyliculteurs réunis au pied de la capitainerie du port de Sète apprenaient que les élus et responsables professionnels avaient décidé de faire le forcing, là haut, à Paris, à raison.
Après trois heures de débat, la cause était, dans tous les sens du terme, entendue : l'étang rouvrira demain.
Philippe Ortin, Président de la section régionale conchylicole : « Au bout d'1 h 30 de discussions, j'ai bien cru qu'on allait repartir. C'était bloqué, archi bloqué. Puis, peu à peu, on a trouvé des failles... »
Gilles d'Ettore, député : « Ça n'a pas été sans éclats de voix. On a négocié durant plus de 2 h 30. Au final, le ministre a convenu que dans cette affaire, il y avait eu deux poids deux mesures au détriment de l'étang de Thau. »
On ne parle plus de tests libératoires hors de prix. L'étang est simplement ouvert, comme il l'était avant la crise, a annoncé hier vers 18 h Didier Aspa. Les conchyliculteurs devront seulement passer les lots à commercialiser 48 h en bassin, contre 24 h en temps normal. La décision de réouverture du ministre a été motivée par les bons résultats des analyses en sortie de bassins, y compris au niveau des traces de norovirus. Et par le forcing des gens de Thau qui, à Paris, n'ont rien lâché.
Hier, 18 h, à Mèze Quelques minutes avant l'annonce de la réouverture, plus personne n'y croyait. Et pourtant, après trois heures d'âpres débats, la délégation de Thau emportait la décision à Paris.
Une nouvelle accueillie dans la liesse par les conchyliculteurs réunis en fin de journée à la Maison de la mer de Mèze.
Où les 'sauveurs' étaient attendus vers 22 h.
Tension A la mi-journée hier, quelque 200 conchyliculteurs de Thau avaient réuni leur petite armada de barges conchylicoles et de sapinous à l'entrée du canal maritime du port de Sète. C'est là que, pendant des heures, ils ont attendu la décision finale du ministre et de ses collaborateurs. Le désespoir était alors majoritaire...
Au front Pour les conchyliculteurs rencontrés hier toute la journée sur le terrain, les chances d'obtenir quelque chose à Paris semblaient bien minces. Aussi, personne ne ménageait sa peine.
A l'image des ces Loupianais qui, partis en cortège de leur village, tentaient vers 14 h de bloquer la RD 613 à quelques encâblures de l'entrée de Mèze. L'énergie du désespoir...
Pendant ce temps, les conchyliculteurs, qui avaient gagné Sète par l'étang, mettaient le cap sur le canal maritime après avoir observé une halte à la Pointe Courte.
A ce stade, tous s'attendaient à des débordements en soirée.
Et l'on parlait déjà çà et là de cars de CRS garés, dans l'attente, non loin de la route de Montpellier.
Le forcing mené à Paris a heureusement permis que la journée s'achève dans la liesse.
Publié le : Jeudi 17 février 2011 à 07:47
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édition du mardi 15 février 2011
Il faut que l'administration comprenne que je ne contrôle plus rien. » Le message du président de la Section régionale conchylicole Philippe Ortin est on ne peut plus clair. Il faut dire qu'à l'issue d'une entrevue avec Yves Piétrasanta, hier en mairie de Mèze, une centaine de producteurs est passée à l'action. Après avoir opéré vers 13 h 30 un mouvement vers le siège de Thau agglo, les conchyliculteurs ont incendié palettes et pneus à l'entrée de la zone d'activité Horizon Sud, puis à quelques centaines de mètres de là, bloquant la RD 2, entre Sète et Balaruc. Les dommages collatéraux, côté circulation, étaient garantis…
Mais c'est bien les élus que les professionnels entendaient, hier, mettre à l'épreuve. Afin que ceux-ci pèsent sur la Direction générale de l'alimentation qui refuse le retour sur les étals des coquillages de Thau (lire en page 3 du 2e cahier). Reçu par Yves Piétrasanta hier, par Gilles d'Ettore ce matin, et épaulé par André Lubrano sur le terrain, Philippe Ortin devait rencontrer Pierre Bouldoire, président de Thau agglo, à 18 h hier soir. Les épaisses volutes de fumées noires s'élevant face au 'bureau présidentiel' en ont décidé autrement. Et c'est à 15 h 30 que l'entrevue a eu lieu. Pendant que le gros de la troupe se dirigeait vers l'autoroute pour une opération péage gratuit, Pierre Bouldoire promettait d'organiser, aujourd'hui, une table ronde réunissant tous les maires de Thau. Comme quoi brûler des pneus, c'est pas 'écolo', mais c'est efficace.
PATRICE CASTAN
Publié le : Mardi 15 février 2011 à 12:24
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édition du lundi 14 février 2011
La Région a repris le 1er janvier dernier la concession plaisance, jusque-là détenue par la Chambre de commerce. Quels sont vos projets ?
Aujourd'hui comme hier avec Georges Frêche, nous avons une priorité : l'emploi. Et le projet que nous menons autour de la plaisance répond à cette priorité. Dans notre région, on doit se battre pour que nos richesses ne soient pas délocalisées mais on doit aussi tout faire pour attirer chez nous de nouvelles richesses. Et il n'y a que les aveugles pour ne pas voir que Sète est un endroit fabuleux pour développer une activité plaisance de qualité.
Concrètement, comment ces idées vont-elles se traduire ?
Notre méthode, c'est la consultation de tous les acteurs et la concertation. Il y a de nombreuses idées issues des associations, des élus, etc. Nous les écoutons toutes. Vient ensuite le temps des arbitrages. L'EPR (1) a deux mois pour me remettre un rapport avec ses propositions.
Je pense qu'au mois de mai, nous serons en mesure de présenter un projet global pour le port de Sète.
D'ici là, vous avez quand même fixé des objectifs et tracé une feuille de route ?
Les objectifs chiffrés sont ceux-là : passer de 400 à 800 anneaux d'ici 2015 et atteindre 2 000 anneaux en 2020.
Où ces anneaux seront-ils localisés ? à Cayenne ?
Il y a de fortes chances pour que le bassin de Cayenne soit utilisé. Mais je le répète, j'attends qu'on me fasse des propositions.
Se pose également la question de la gratuité des anneaux le long des canaux.
Qu'allez-vous faire ?
Ma réponse est claire. Cette pratique est terminée. Nous avons nettoyé les canaux, nous rénovons les installations, nous équipons le port. Il est normal que chaque usager contribue à cet effort. Nous réalisons aujourd'hui un inventaire de ces bateaux. Et nous appliquerons ensuite des tarifs proportionnels à la longueur des embarcations.
Vous ne craignez pas une révolution ?
Il y aura une règle. Elle s'appliquera pour tous, sans exception. Même pour les 150 à 200 personnes qui s'y opposent. Ceux-là ne passeront pas entre les mailles du filet.
Recueilli par FRANÇOIS DORé
Publié le : Lundi 14 février 2011 à 10:18
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édition du dimanche 13 février 2011
S'il fut reconstruit à l'issue de la Seconde Guerre mondiale, cela fait bien plus longtemps que le 'feu' du bout du Môle marque l'entrée du port de Sète. à l'origine, c'était néanmoins une tour carrée émergeant d'un fort intégré au système de défense sétois qui en balisait l'accès. Tour qui cohabita un temps avec le 'feu' circulaire (photo ci-contre). Jusqu'à 1944, en fait, année pour le moins mouvementée durant laquelle le Môle connut les bombardements alliés puis, à l'automne, les dégâts collatéraux de la retraite allemande. L'occupant, avant de quitter la ville, fit tout bonnement sauter tout ce qui se trouvait sur le Môle : fort, feu, etc. Un temps remplacée par un feu sur structure métallique, la fière tour de pierre fut reconstruite à l'identique en 1948.
C'est fort...
Le feu du Môle émergeait jadis d'un fort où il partageait la vedette avec une vénérable tour carrée. Un profil dont les mines allemandes eurent raison fin 1944. En 1948, seul le feu circulaire fut reconstruit, mais à l'identique. Ci-contre, c'est en effet la version d'avant 1944 qui a été immortalisée. Elle ne diffère en rien de celle que nous connaissons aujourd'hui.
COLL. JACQUES VIé
Publié le : Dimanche 13 février 2011 à 09:19
édition du samedi 12 février 2011
Le Dragon 34, l'hélicoptère de la Sécurité civile, est intervenu, hier matin pour effectuer un sauvetage en mer. Selon les informations transmises aux quatre membres de l'équipage par le Crossmed, il s'agissait de secourir l'un des marins du chalutier sétois le Charles-Gilberte, lequel s'était sectionné un doigt.
Le bateau ayant transmis ses coordonnées, l'hélicoptère est alors parti à sa recherche. Mais les conditions météo n'aidant pas, impossible de trouver la trace de l'embarcation une fois sur zone.
Le pilote du Dragon a alors rusé en utilisant un appareil automatique (l'ADF pour les connaisseurs), sorte de système permettant, par triangulation goniométrique, de finir par localiser le bateau, en se calant sur sa fréquence radio, à 72 kilomètres de la côte et à 18 kilomètres de la position initialement donnée ! Une fois à la verticale, le plongeur a été descendu avant de remonter avec la victime, un homme âgé de 40 ans. Une fois à bord, le médecin l'a examiné et constaté que la blessure était moins grave qu'annoncé. Le Dragon a alors gagné le centre hospitalier de l'Île Singulière avant de confier la victime aux bons soins d'une équipe du Smur.
JEAN-FRANÇOIS CODOMIé
Publié le : Samedi 12 février 2011 à 09:32
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édition du jeudi 10 février 2011
Exit les termes qui effraient. Sachez qu'aujourd'hui, on ne détruit plus, on déconstruit. Un terme en vogue, dans le milieu du nautisme y compris, comme en témoigne la dernière innovation de la Sodéal, société qui gère les ports du Cap.
Lancée il y a un peu plus d'un an, la procédure visant à mettre en place un chantier de déconstruction sur la zone technique vient en effet d'aboutir. Une sorte de cimetière des éléphants pour embarcations en fin de vie qui répond à plusieurs problématiques. La première est, bien sûr, environnementale. « Jusqu'à aujourd'hui, les propriétaires de vieux bateaux ne savaient souvent pas comment s'en débarrasser, explique Pierre Weiss, chef de port. Il se faisait un peu tout et n'importe quoi. Désormais, on peut répondre à cette problématique. » Moyennant une somme rondelette, bien sûr. Pierre Weiss l'estime « à une fois et demi le prix d'une place de port à l'année. » Soit un peu plus de 2 000 € pour un petit bateau.
Bois, plastique, acier... les ouvriers qui s'affairent sur le chantier trient tout ce qu'il est possible de recycler. à quelques exceptions près. « La fibre nous pose problème, nuance Pierre Weiss. Pour l'instant, nous la stockons en attendant de trouver des interlocuteurs fiables au niveau national pour trouver des solutions de recyclage. »
Les problèmes de déconstruction sont régulièrement évoqués dans les salons nautiques. Sans grandes avancées concrètes, il faut bien le reconnaître. Le Cap d'Agde fait donc figure de précurseur sur ce secteur - nos confrères de Voiles et Voiliers ont passé deux jours sur le port pour traiter le sujet, NDLR -, où bien des habitudes pourraient s'en trouver bouleversées. « Dans les bassins de la station, nous avons recensé une vingtaine d'unités susceptibles d'être démontées. Nous avons donc contacté les propriétaires en ce sens. Après, c'est à eux de voir...» La chose mérite d'être étudiée. Certains bateaux ne sont pas sortis du port depuis des lustres, ce qui n'exonère pas leurs propriétaires de payer leur droit de place. « On trouve parfois des personnes qui ont hérité de l'embarcation et qui ne savent pas qu'en faire...», note Pierre Weiss, dont l'objectif est désormais « de dynamiser la filière afin de faire baisser les coûts de déconstruction. »
à ce jour, quatre navires attendent de passer sur le billard, en attendant mieux bien sûr. Car l'autre enjeu pour les autorités portuaires est de récupérer ces anneaux supplémentaires qui manquent tant, notamment en période estivale. à terme, cette activité pourrait aussi permettre aux concessionnaires de navires de vendre quelques unités.
OLIVIER RAYNAUD
Publié le : Jeudi 10 février 2011 à 08:44
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édition du mercredi 9 février 2011
Il y a une quinzaine d'années, on s'en souciait peu. Il faut dire qu'il y en avait moins.
Mais, depuis, la prolifération de méduses est devenue préoccupante.
Peu ragoûtantes pour tous les amateurs de bronzette quand elles s'échouent sur les plages, les aurelia aurita (assez peu urticantes, au demeurant) sont carrément la hantise des pêcheurs languedociens. Quand, à la belle saison, elles colonisent littoral, canaux et étangs, elles s'introduisent en effet dans leurs filets au gré des courants, filets qu'elles finissent, bien sûr, par colmater.
Aux professionnels de la pêche de ramener à bord les filets forcément alourdis, et d'en extraire les méduses, à défaut de poisson... « Mais on peut aussi imaginer qu'un jour, une forte concentration de méduses finisse par boucher les crépines des systèmes de refroidissement d'une centrale nucléaire située en zone littorale », explique Loïc Quelen. Et là, les 'zooplanctons gélatineux' seraient impardonnables...
Publié le : Mercredi 9 février 2011 à 12:16
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édition du mercredi 9 février 2011
Le trio en a pour 18 mois. Un an et demi durant lequel, tous les 15 jours, les trois jeunes scientifiques embarqueront pour effectuer des prélèvements, en mer comme dans l'étang.
Objectif : déterminer les causes de prolifération des planctons gélatineux, et plus précisément des zooplanctons gélatineux que le commun des mortels nomme - non sans une pointe de dégoût - les méduses.
Ces méduses qui, dès le printemps et plus encore l'été, surprennent ou effraient le touriste, sur la plage, dans le Cadre royal, et agacent le professionnel de la pêche. Des aurelia aurita (ou méduses bleues) essentiellement, dont la présence s'est faite de plus envahissante depuis une quinzaine d'années. En mer comme dans l'étang.
Friands de méduses, les poissons lunes se rapprochent de la côte
Les prélèvements réalisés par Loïc Quelen et sa petite équipe sont analysés dans un premier temps « pour déterminer l'abondance d'individus de zooplanctons » (comprenez de méduses potentielles).
Puis ils sont confrontés aux conditions climatiques constatées les jours où ils ont été prélevés. « On veut savoir pourquoi chaque bloom (*) génère une telle prolifération de méduses, explique Loïc Quelen. Ensuite, seulement, on pourra envisager des moyens de lutte. »
Vu le nombre de méduses qui déferle sur le littoral à la belle saison, difficile d'imaginer néanmoins une solution via des prédateurs naturels, même si certains, comme les poissons lunes, se rapprochent déjà de nos côtes pour se gaver de méduses quand la saison s'y prête.
« Reste bien une solution, ose Loïc Quelen : en Asie, ils les mangent... » Bon appétit.
PATRICE CASTAN
Publié le : Mercredi 9 février 2011 à 12:12
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édition du mardi 8 février 2011
En début de semaine, le président de la Section régionale conchylicole (SRC) Philippe Ortin a rencontré le conseiller sanitaire de Bruno Le Maire, Mathieu Grégory. Le collaborateur du ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation et de la Pêche ne lui a pas promis monts et merveilles.
Il lui a juste garanti que le suivi (concernant les traces d'ADN de norovirus qui n'avaient pas permis d'autoriser le retour sur les étals des coquillages de Thau) serait opéré semaine après semaine de façon à pouvoir rouvrir la lagune dès la situation stabilisée.
« Les aides, l'Europe les bloquerait de toute façon, admet Philippe Ortin. Quant à un classement en calamités agricoles, il ne faut pas y compter : nous n'avons pas perdu de produit. »
Plusieurs témoins sont en tout cas au vert, ou tout au moins à l'orange, qui peuvent laisser espérer une réouverture imminente : « Les traces d'ADN de norovirus ont chuté de 50 % ces derniers jours, comme les cas recensés par le réseau sentinelle gastro-entérites », explique le président de la SRC. « Si la faible pluviométrie persiste, le tout devrait permettre de rouvrir enfin. »
Il est aisé de comprendre que les conchyliculteurs de Thau tirent un peu la langue. On avait rarement connu une telle crise sur l'étang et même les consommateurs commencent à se languir des 'Bouzigues'.
C'est d'autant plus râlant que, comme le rappelle Philippe Ortin, « ces tests - concernant les norovirus - sont aléatoires. On peut en déceler des traces sans rien pouvoir établir de la virulence… »
économiquement parlant, en tout cas, c'est violent.
PATRICE CASTAN
Publié le : Mardi 8 février 2011 à 11:04
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édition du samedi 5 février 2011
étang : Alors que ça cogite sévère autour de l'avenir de la conchyliculture sur l'étang, il est un 'sage' qui n'avait encore pas dit un mot (il faut dire que c'est plutôt sous l'eau qu'on le croise). Pourtant, Michel Cantou, ancien champion de chasse en apnée et plongeur scientifique pour l'Université de Montpellier (*), a bien sa petite idée. Que des responsables professionnels lui auraient récemment demandé de préciser.
Des dattes de mer, des pétoncles et même des ormeaux…
Pour le célèbre apnéiste, le salut de la conchyliculture pourrait en effet passer par une diversification qui consisterait à élever d'autres espèces que les huîtres et les moules.
Des espèces endémiques et présentes à l'état sauvage mais pas exploitées jusque-là. Et le recensement qu'il a opéré au fond de l'étang est étonnant : « On y trouve des clamis (pétoncles) , des violets, mais aussi des dattes de mer et même des ormeaux. » La 'datte de mer', coquillage proche de la moule et qui se loge dans le sédiment, est notamment réputée en Italie pour ses qualités gustatives. Quant aux ormeaux, « s'ils poussent plus lentement qu'ailleurs dans l'étang, on peut imaginer en optimiser la croissance ».
Pour passer la moitié de sa vie sous l'eau, Michel Cantou sait en revanche combien « il faut rester humble avec la nature ». Aussi se contente-t-il aujourd'hui de faire des tests « pour définir quelles sont les périodes de reproduction de chacune de ces espèces mais aussi le type de capteurs » qui permettraient d'en prélever les larves. « On pourrait aussi avoir pas mal de bonnes surprises, escompte le plongeur . En voulant capter des huîtres plates, j'ai capté des cigales de mer et des crevettes ! »
Répartir entre mer et étang ?
Ensuite, tout serait question de réorganisation de la production. Ce à quoi, selon Michel Cantou, il n'est pas inopportun de penser, « vu la détresse dans laquelle se trouvent les entreprises conchylicoles. Des zones 'off shore' (en mer, Ndlr) pourraient être créées, poursuit-il, tout en maintenant une partie de la production dans l'étang, qui serait aussi une zone de repli. » Bien sûr, l'apnéiste anticipe les réserves (dont « le surplus de travail pour la profession ») et les écueils (« à grande échelle, qu'est-ce que donnerait la production d'ormeaux ? »). Mais il est sûr d'une chose : « La monoculture, c'est jamais très bon… »
PATRICE CASTAN
Publié le : Samedi 5 février 2011 à 09:12
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édition du mercredi 2 février 2011
Relaxé! Un mois et demi après l'audience qui s'était tenue devant le tribunal correctionnel de Montpellier, c'est un jugement très favorable qui a donc été rendu en délibéré à l'égard d'Ahmad Aabidah. Ce Syrien de 52 ans était le commandant du cargo-bétaillère Almhmoud transporter qui, le 14 septembre dernier, à environ 7 km au large du port de Sète, avait éperonné le Louis Gaetane II, le chalutier de Pierre d'Acunto, avant de poursuivre sa route. Bien que très endommagé, le bateau n'avait pas coulé et avait pu regagner le port. Le patron-pêcheur et ses quatre hommes n'avaient pas été physiquement blessés dans cet accident, mais en étaient ressortis très choqués. Ils avaient donc porté plainte pour mise en danger de la vie d'autrui et non-assistance à personne en danger.
Mais entre-temps, ayant accepté le dédommagement proposé par l'armateur du cargo, ils ne se sont pas constitués partie civile. Une décision qui a sans doute pesé lourd dans le jugement. « Quand on n'entend qu'une cloche, on n'entend qu'un son… », commentait hier soir l'avocat de Pierre d'Acunto et son équipage.
Reste à savoir si le Parquet interjettera appel de ce jugement. à l'audience, le procureur adjoint Desjardins avait requis 30 000 d'amende, dont 25 000 avec sursis, à l'encontre du commandant, alors que le défenseur de ce dernier avait estimé que le tribunal n'était pas compétent et que les torts étaient partagés.
MARC CAILLAUD
Publié le : Mercredi 2 février 2011 à 20:02
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édition du mardi 1 février 2011
Il ne fait pas bon être poulpe. Et le fait de représenter la noble famille des poufres de rocs (qui se distinguent des poulpes de chalut par leurs deux rangées de tentacules) n'y fait rien. Au contraire. Dans le milieu de la pêche, c'est un secret de Polichinelle mais pour l'observateur lambda, ça reste surprenant... Savez-vous, donc, comment un pêcheur fait sortir un poulpe du pot qui a servi à sa capture ? Il lui balance de l'eau de Javel, et le poufre sort illico. Il paraît qu'on ne fait pas mieux.
Certains ont certes tenté de se tenir à la bonne vieille méthode du sel jeté sur l'animal. Mais c'était bien trop long. Aussi, depuis, c'est la Javel. Et ce pêcheur sétois de faire, en même temps que son mea culpa, une remarque fort pertinente : « Imaginez la pollution que ça génère, un petit coup de Javel sur des milliers de pots ! »
CH. PALASZ
Publié le : Mardi 1 février 2011 à 14:30
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édition du lundi 31 janvier 2011
1/Chalutiers
« Les chalutiers qui travaillent dans les 3 milles sont une minorité. Deux ou trois, pas plus, on les connaît. L'administration aussi. Mais les mots utilisés par Bellone et Vaudo à leur adresse font mal à tout le monde. Et ce n'est pas à nous de dénoncer... Quand il y a un contentieux, il faut le régler à la prud'homie. »
2/Le nombre de petits-métiers
« Contrairement à ce que dit ce syndicat, il y a vraiment un risque de surnombre des petits-métiers. Vous verrez que cet été, il y aura des conflits. Et c'est normal. Ceux qui travaillent au filet de fond, et tout l'art dormant, d'ailleurs, devraient poser leur matériel le soir et l'enlever au matin. C'est pas souvent le cas. Et entre les filets, les pots à poulpes et les nasses, ceux qui pratiquent la pêche au filet tournant ne savent plus où travailler. Il y a de tout partout... »
3/Polyvalence
« Les représentants de ce syndicat nous disent qu'avec les permis spéciaux (PPS *) , l'administration veut tuer la polyvalence et mettre leurs entreprises en péril. Mais peut-être que, justement, il faut passer par là pour faire respecter une vraie polyvalence, qui ne consiste pas à poser des engins un peu partout et faire mille choses à la fois, mais à désarmer un travail quand on en commence un autre. »
4/Permis spéciaux
« La plupart de ceux qui vous parlent de permis spéciaux pour le thon ne sont motivés que par la jalousie, dans la mesure où ils n'ont pas les bateaux pour pratiquer cette pêche. En revanche, il est vrai qu'il n'est pas très normal que les PPS soient devenus l'objet d'un commerce entre pêcheurs. Et je vais vous dire mieux : parfois, ça se loue ! En fait, chacun profite du vide juridique... »
5/Gestion
« Si on avait su se gérer seuls, l'administration ne parlerait pas de PPS pour chaque espèce. Regardez autour de nous : à Agde, ils se gèrent entre-eux et cohabitent très bien dans l'espace. Ici, chacun se dit : si je capture ça, ça fait un billet de plus, un autre billet par là... »
Recueilli par Patrice CASTAN
Publié le : Lundi 31 janvier 2011 à 08:26