Rafales : 6 nds
Température mer :
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édition du samedi 5 mars 2011
« Il y a des péniches de 100 m qui sont tellement silencieuses qu'on ne les entend même pas passer ». Nul besoin de convaincre François-Xavier Fabre des bienfaits du transport fluvial. Il n'est pas pour rien le chef de la subdivision de Frontignan de VNF (Voies navigables de France). Elle est basée sur la pointe Caramus, à un endroit où le canal de Rhône à Sète fait office de poste d'attente pour les bateaux. Car c'est chacun son tour sur le canal : la circulation est toujours à sens unique sur les 65 km séparant le port de Sète de l'écluse de Saint-Gilles (Gard) via les portes du Vidourle (limite de la compétence de la subdivision). Caramus est aussi un poste d'observation privilégié des enjeux, et non des moindres, que la Région, l'Etat et VNF doivent relever.
4 000 t = 220 semi-remorques
A l'heure du développement durable, le transport par voie d'eau offre de nombreux atouts : il est plus économe, plus respectueux de l'environnement, plus fiable et plus compétitif à grande échelle. Le transport fluvial de 4 000 tonnes équivaut à celui de 220 semi-remorques.
La Région ayant décidé d'injecter 200 M dans le port de Sète, le canal du Rhône revêt donc une importance stratégique pour son développement. « Chaque année, environ 400 000 tonnes de marchandises sont transportées sur le canal, expose François-Xavier Fabre. 80 % sont destinées au port ou en proviennent, 20 % concernent les Eaux blanches, Palavas, les Salins du Midi... ».Toutes ces marchandises (céréales, charbon, sel, sables, graviers...) sont du vrac. Et c'est justement pour que le canal puisse accueillir des porte-conteneurs de 2 500 tonnes (maximum 120 m de long et 11,40 m de large) qu'un programme de travaux a été lancé jusqu'en 2013. Il consiste à élargir le canal sur la ligne droite de Carnon (le point noir), à verticaliser les berges, à créer de nouvelles zones de croisement dont l'une aux Aresquiers où la courbe sera également rescindée... A moyen terme, le doublement du trafic représenterait le passage, par jour, d'une dizaine de bateaux. Pas plus. Soit des centaines de poids-lourds en moins sur l'A 9...
Publié le : Samedi 5 mars 2011 à 20:58
édition du jeudi 3 mars 2011
La vidéo exclusive Midi Libre qui accuse. La méthode que l'on appellera "bain coréen", révélée par un grossiste, est utilisée pour transformer le thon commun en thon rouge. Une variété prisée par les amateurs.
Pour le représentant des pêcheurs, les grandes surfaces ne pouvaient pas ne pas connaître la pratique. Il ne s’interdit pas d’aller en justice. « Tout le monde savait. » Le trafic de thon frelaté met Raphaël Scannapieco « très en colère ». Le prud’homme major, qui représente le monde de la pêche et des thoniers, précise : « Des thons venant de Corée, du sultanat d’Oman, d’Indonésie, du Yémen, etc., étaient maquillés en Espagne et dans d’autres pays et vendus par des Français jusqu’à Marseille et Rungis. » Pour garnir les étals de grandes surfaces.
Un trafic que le représentant des pêcheurs estime à 40 tonnes par mois, et qui remonterait à 2007. En pleine tourmente des quotas de pêche imposés aux thoniers. Et alors qu’une usine à sushis avait failli voir le jour à Sète. « Au départ, un mareyeur s’est enrichi avec cette combine. Puis d’autres s’y sont mis... » Il précise : « Même si elles se retranchent derrière les factures de leurs fournisseurs, les grandes surfaces ne pouvaient pas ne pas être au courant vu les prix imbattables pratiqués. On est tellement réglementés que notre profession est ruinée - sans parler de 80 petits métiers - et une autre s’est engraissée. Ce sont les mêmes grandes surfaces qui s’étaient acheté une virginité en déclarant à l’époque qu’elles ne vendraient plus de thon rouge pour protéger l’espèce. » Ce trafic fait du tort aux consommateurs qui auraient bien du mal à s’y retrouver.
« Il faut être spécialiste pour débusquer le vrai du faux thon. C’est impossible pour la ménagère. » Mais une fois dans l’assiette, « ce thon-là, il a le goût de rien, un goût de paille ! » La fraude fait aussi du tort à toute la filière, dont certains acteurs tentent une reconversion. Raphaël Scannapieco évoque la situation d’un « Espagnol qui, lui, s’est convenablement équipé d’un gros bateau pouvant congeler les thons à moins 60 ° et qui ne trouve pas preneur pour ses 300 tonnes de thon de qualité ». Trop cher.
« Ce thon-là, il a le goût de rien, un goût de paille » Raphaël Scannapieco, prud’homme major
S’inquiétant des risques sanitaires pour le consommateur, Raphaël Scannapieco demande « aux pouvoirs publics d’intervenir. S’il le faut, la profession saisira la justice », affirme-t-il. La carambouille consiste à gonfler de chimie un poisson bas de gamme pour le faire passer pour un poisson de catégorie supérieure. Sa chair marron vire alors illico à un rouge vif appétissant. Avec de confortables bénéfices à la clef tout en restant en deçà du prix du marché du vrai thon rouge. Le marché du thon a évolué à partir de 2003-2004. « à l’époque, pendant qu’on était en campagne aux Baléares, se vendait déjà sur le marché des soi-disant thons rouges frais tunisiens qui étaient en fait nos propres poissons décongelés qu’on nous avait achetés en début de saison à 2 € et revendus 8 € ! »
OLIVIER SCHLAMA
Publié le : Vendredi 4 mars 2011 à 08:10
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édition du mercredi 2 mars 2011
Une quadragénaire retrouvée à distance de son bateau.
La dame vivait de temps en temps sur son voilier, amarré au quai de Port-Gruissan, dans ce bassin qui s’étire devant la gendarmerie maritime. Son corps a été retrouvé hier, à 14 h, coincé entre deux autres bateaux, le long du quai opposé, par un militaire de passage.
Le vent glacial ne prêtant guère à la promenade en ce lieu, on ignore depuis quand il flottait là, entre deux eaux, sur le ventre. Les gendarmes ont pourtant d’emblée été orientés sur la piste de cette quadragénaire (née en 1964) du fait d’une alerte lancée le matin même par des personnes qui s’inquiétaient du manège de chiens qui avaient l’habitude de monter sur son bateau.
Les gendarmes de Narbonne, Coursan et Gruissan ont été secondés par des plongeurs de Leucate et Agde, et notamment un technicien en investigation subaquatique, chargé de vérifier la présence d’éventuels indices autour du cadavre. Pour l’heure, rien n’indique que le décès soit imputable à une cause criminelle davantage qu’accidentelle. On en saura davantage après l’autopsie prévue à la fin de la semaine.
Publié le : Jeudi 3 mars 2011 à 08:55
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édition du mercredi 2 mars 2011
Le prud’homme major, Raphaël Scannapiéco confirme le trafic.
Au lendemain de notre enquête sur le thon commun transformé artificiellement en thon rouge (notre édition d’hier), les réactions sont nombreuses. Des restaurateurs sétois se disent « écœurés » par cette pratique qui utiliserait un cocktail chimique à base de nitrates, nitrites et de Bétadine pour “rougir” un poisson bas de gamme, le faire passer pour un poisson de catégorie supérieure et le vendre plus cher. Mais en deçà du prix du marché.
Des mareyeurs s’élèvent contre ces pratiques « C’est peut-être un mal pour un bien », se demande le patron d’un restaurant. « On peut espérer que les amateurs mangeront de la qualité, une fois le ménage fait. Les professionnels en pêcheront moins mais le vendront plus cher. Tout le monde y trouvera son compte. »
« Le trafic se porte plutôt sur des longes de thon albacore transformé en faux thon rouge », confirme le prud’homme Raphaël Scannapiéco. Il ajoute : « Un thon rouge, il n’y en a qu’une espèce, un thon albacore et yellow-fin (jaune) aussi. » Précisant qu’il ne faut pas s’arrêter à l’origine géographique des prises, mise en avant par certains revendeurs.
Plusieurs mareyeurs s’étaient élevés contre ces pratiques « frauduleuses sur le marché européen et français ». à l’image d’Henri Barba, mareyeur à Frontignan (Hérault), qui a écrit à ses clients : « Ces produits chimiques dangereux sont importés en France à des prix incohérents avec la vérité du marché et peuvent entraîner des risques sanitaires. »
Chargée de l’enquête, la Direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes à Paris n’a pas répondu à nos sollicitations.
OLIVIER SCHLAMA
Publié le : Jeudi 3 mars 2011 à 08:52
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| Photo C. FORTIN |
édition du mercredi 2 mars 2011
Le commandant hollandais et l'équipage anglais du Devil's Advocate n'en finissaient plus de remercier leur sauveteurs. Ce qui est assez rare pour être remarqué, confiait un des bénévoles du canot sétois de la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer).
Il faut dire que c'est en pleine nuit (hier vers 3 h du matin) que les 'bip' ont retenti. Un quart d'heure après, les hommes du Patron Marius-Oliveri mettaient le cap sur le large et atteignaient rapidement, à 5 milles des côtes, le navire en détresse. Un yacht de 23 m victime d'une avarie moteur, ou plus précisément d'une panne du système de refroississement de l'échappement ayant généré un important dégagement de fumée.
Pris immédiatement en charge par l'équipe de la SNSM, le navire a été remorqué jusqu'au port de Sète (où son équipage a pu, au passage, assister au départ des chalutiers) avant d'être 'plaqué' contre le quai d'Alger. Une opération facturée par la SNSM, à la différence des sauvetages dans lesquels des vies humaines sont en jeu. Avant que ne survienne la panne, le Devil's Advocate , en provenance de Canet-en-Roussillon, faisait route vers Toulon pour y être caréné.
Publié le : Mercredi 2 mars 2011 à 20:37
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édition du mardi 1 mars 2011
Des sociétés espagnoles transforment artificiellement du thon commun en thon rouge. Une enquête est ouverte.
Même un thon peut être maquillé. Plusieurs mareyeurs s’alarment de « pratiques frauduleuses sur le marché européen et français dans les longes de thon de mauvaise qualité ». Des transformateurs peu scrupuleux, notamment espagnols, fixent artificiellement la couleur du poisson avec des produits chimiques interdits.
Un rouge puissant, appétent, attirant le chaland. Forcément. Le poisson subit des injections de nitrates, des nitrites et de la bétadine. « Le procédé est très difficile à détecter. C’est un peu comme si on vendait un vin de table en AOC, ose un fin connaisseur du dossier. Le thon ainsi traité garde sa couleur vive intacte plus d’un mois ! De la magie. »
Un mareyeur produit des attestations « 100 % naturel »
Le but ? Vendre du thon bas de gamme, de conserve, en le faisant passer pour une espèce de qualité. Ce thon-là est revendu depuis au moins dix-huit mois en steak sur certains étals à un prix défiant toute concurrence (moins 30 %). L’astucieuse fraude permet ainsi de rafler des marchés tout en se faisant de confortables bénéfices.
La répression des fraudes s’est saisie du dossier. Son homologue espagnole aussi : deux entreprises de Catalogne sont suspectées. Un échantillon de thons suspects serait en cours d’analyses à Marseille. « Ces produits chimiques dangereux sont importés et commercialisés en France à des prix incohérents avec la vérité du marché et peuvent entraîner des risques sanitaires pour la population », témoigne Henri Barba, mareyeur à Frontignan (Hérault).
Sans parler d’une « concurrence déloyale », comme le précise le chef d’entreprise qui ne veut pas être éclaboussé par cette affaire. Dans un échange avec ses clients, notamment des acheteurs de grandes surfaces, Henri Barba contre-attaque en mettant la dernière main à des cahiers des charges garantissant des « bonnes pratiques commerciales ». Inquiet que le consommateur se détourne du produit, il brandit même des attestations affirmant que ses « thonidés sont 100 % naturels, sans additifs ni OGM ».
Ce n’est pas tout. Les longes de thon sont le plus souvent congelées. Plus la température est basse (l’hypercongélation à -60° C est conseillée), plus le thon est cher car il garde sa couleur en décongelant. Or, ce fameux thon gonflé de chimie est aussi souvent congelé à des températures insuffisamment basses. Sa couleur est alors maussade et le recours à une teinture est indispensable pour la masquer. Ces manipulations peuvent avoir un effet sur la production d’histamine par le thon, stressé, faisant craindre des chocs allergiques sévères chez l’homme. La mode des sushis n’arrange rien.
OLIVIER SCHLAMA
Publié le : Mercredi 2 mars 2011 à 20:32
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édition du mardi 1 mars 2011
Huit ans que ça dure. Et toujours pas de solution en vue. Le 1er février 2003, l' Edoil entrait au port de Sète en provenance d'Italie, avec à bord huit hommes d'équipage et une cargaison d'huile de colza. L'huile a été livrée, les marins rapatriés (après de nombreux mois de galère), mais le bateau, lui, est toujours là.
Du côté de l'établissement public régional du port de Sète, on commence vraiment à trouver le temps long. Au point d'entrer dans une phase active de recherche de solution. Sauf qu'il y a un écueil de taille : ce bateau n'a plus de propriétaire. Et c'est un vrai casse-tête juridique pour les autorités portuaires. Un tribunal pourrait donc être amené à se prononcer sur cette épineuse question de la propriété du cargo. Rien ne pourra en tout cas se faire avant qu'une réponse soit apportée. Ensuite ? « On peut imaginer un découpage sur place, encore qu'il faudrait désamianter le bateau », confie-t-on sur le port. Y a-t-il d'autres hypothèses à envisager ? Pas sûr. Bref, huit ans après son arrivée, l' Edoil hante toujours les esprits des responsables du port. Et ça risque de durer encore quelque temps.
Quant au Rio Tagus, ce cargo à quai depuis quatre mois, on est toujours dans l'attente d'un éventuel départ vers un chantier naval qui pourrait prendre en charge les réparations du bateau. Mais l'armateur souhaite remplir ses cales avant de partir. En attendant, le commandant, resté à bord, doit commencer à trouver le temps long.
FRANÇOIS DORé
Publié le : Mardi 1 mars 2011 à 14:35
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édition du samedi 26 février 2011
GRUISSAN
Suite à l'accord-cadre signé par le ministre du Tourisme Hervé Novelli en novembre 2010 à l'occasion de la présentation du modèle Odyssea à Gruissan et lors du salon du patrimoine au Louvre à Paris, l'Etat a mis en place avec le groupement Odyssea, un comité interministériel regroupant autour du ministère du Tourisme, les ministères de l'écologie et du développement durable, les affaires européennes, la Culture, l'agriculture et l'aménagement du territoire (DATAR).
Cette commission nationale est chargée de rédiger le livre blanc du modèle Odyssea, afin de définir les engagements liés à l'obtention du label, la méthodologie d'accès aux territoires candidats, les étapes de mise en œuvre et l'inscrire dans les grands principes du futur schéma touristique de la France pour les années à venir.
La commission présidée par Serge Pallarès, pilotée par la direction ministérielle des destinations touristiques et coordonnée par Philippe Calamel, regroupe des experts, des fonctionnaires des différents ministères, la Fédération française des ports de plaisance, l'Association nationale des élus du littoral, l'Institut européen des itinéraires culturels du Conseil de l'Europe, ainsi que les représentants des Régions et référents de l'Italie et de l'Espagne.
A ce titre, Jean-Claude Meric, directeur de la station de Gruissan, 1er port pilote européen investi dans ce projet et soutenu par la Région Languedoc Roussillon, le département de l'Aude, l'Etat et l'Europe, a été intégré pour ses compétences au titre du tourisme et des ports dans ce groupe.
Cette nomination est une reconnaissance pour le maire de Gruissan Didier Codorniou et l'investissement touristique de la commune, notamment par son innovation exemplaire en matière d'approche territoriale, liant le développement économique du Littoral avec son arrière-pays. Mais aussi par l'utilisation de nouvelles technologies, l'aménagement innovant de son office de tourisme et de sa capitainerie et la valorisation des patrimoines de la commune dernièrement équipés.
Le modèle Odyssea de Gruissan et demain du Grand Narbonne s'appuie sur l'organisation des flux touristiques, par la création de l'itinéraire mer/terre et des lieux organisés tant en terme d'accueil d'innovations, que de signalétique et de professionnalisation. Il permet aux territoires ruraux partenaires de Gruissan et déjà engagés comme les communes de Cucugnan, Duilhac-sous-Peyrepertuse, Lagrasse, Terme, Villerouge-Termenès, les vignerons des terroirs du vertige, principalement tournés vers l'Oenotourisme, la mise en valeur des patrimoines et des paysages via des nouvelles technologies aux standards communs. « Il s'agit là, d'une organisation collective, révélant la complémentarité des zones de forte concentration touristique : Narbonne et le littoral en lien et en solidarité avec les acteurs des territoires ruraux dont la colonne vertébrale pourraient être le canal du Midi et de la Robine. ».
Jean-Claude Meric, directeur de la station au ministère du Tourisme
Publié le : Lundi 28 février 2011 à 12:42
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édition du mercredi 23 février 2011
Voilà un an, depuis la dernière mise en examen dans ce dossier, que l'affaire Bouille (du nom de l'ancien maire de Saint-Cyprien décédé) n'avait pas fait parler d'elle. Et voilà que le feuilleton politico-judiciaire, sans précédent dans le département (lire ci-contre), vient de connaître un nouveau rebondissement hier matin. Serge Pallarès, directeur du port de la commune, a répondu à la convocation des services de la police judiciaire de Perpignan et a été immédiatement placé en garde à vue. Hier soir, il était toujours entendu, a confirmé le procureur de la République Jean-Pierre Dreno, et cette mesure devait être maintenue jusqu'à ce matin où il sera décidé de sa prolongation ou non.
Serge Pallarès est interrogé sur commission rogatoire des deux juges d'instruction co-saisis de l'affaire Bouille dans le cadre de l'enquête pour malversations diverses, corruption... Selon les premiers éléments, il serait tenu de s'expliquer sur ses relations avec l'ancienne municipalité et notamment avec l'ancien maire, sur d'éventuels enrichissements personnels ou détournements de fonds qui auraient pu être faits à son profit. Les questions porteraient sur ses fonctions de directeur du port, mais aussi en tant qu'ancien responsable de l'EPIC et président actuel de la fédération française des ports de plaisance. Fédération au sein de laquelle, pour la petite histoire, François Bouille, le fils de l'ancien maire, avait d'ailleurs été employé à partir de septembre 2005 et qu'il poursuit désormais en justice afin de solliciter des explications sur les raisons de son licenciement en janvier 2010.
Le maire « attristé »
« Je ne savais pas que Serge Pallarès était en garde à vue. Je suis attristé politiquement et humainement parce que l'on va à nouveau reparler de Saint-Cyprien de façon négative, réagissait le maire actuel Thierry Del Poso, hier soir. Attristé aussi parce que depuis que je suis maire je travaille avec lui dans d'excellentes conditions. J'espère que cette garde à vue ne se soldera pas par une mise en examen parce que c'est quelqu'un qui participe à la vie de la commune, à son développement et à ses projets, de façon très active. Au départ, je n'avais que des soupçons sur Jacques Bouille au sens strict. J'ai été surpris que certaines personnes aient été touchées et ça me surprend encore plus deux ans après que cela concerne Serge Pallarès. Il y a trois têtes primordiales au fonctionnement de la commune : le directeur de l'office de tourisme que j'ai changé quand je suis arrivé, le directeur général des services dont je n'ai pas eu à me séparer car il a été mis en examen et le directeur du port. J'ai pris le parti de voir si on pouvait travailler ensemble. Il n'y a aucun problème. C'est quelqu'un sur qui je m'appuie. Si il y a encore des investigations, j'espère que cela va se faire rapidement pour que l'on puisse travailler sereinement. Que l'enquête se termine vite, qu'il y ait un procès et que l'on tourne la page ». Pourtant, le dossier ne serait pas encore fini...
Laure Moysset
Publié le : Samedi 26 février 2011 à 22:25
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| Photo S.F |
édition du vendredi 25 février 2011
« La ressource est là, sous les bateaux, dans les ports et dans les trois milles. C'est là que tout se passe. Le moindre litre de gazole ou toute pollution provenant du bassin versant a des effets dévastateurs. Il est vrai que la pression de pêche existe, mais si on chouchoute le larvaire, nous n'aurons plus de problème de ressource. » Michel Cantou précise aussi quelles sont les espèces que l'on trouve dans le port, et à quelle période elles y entrent. En février, mars et avril débarquent les larves de loups et de daurades ; en avril et mai, elles croisent le sar commun.
En mai, juin, juillet et août entreront les sars tambour, les oblades et le pataclet. Enfin, en novembre et décembre arrivent les cohortes de saupes, sars à tête noire, 'sars pointus'. Tous vivront une partie de leur croissance dans le port avant de le quitter pour la mer ou l'étang. Mais entre prédation, cannibalisme et pollution, peu s'en sortiront. Aussi le plongeur propose-t-il d'« envisager une optimisation écologique des ports en prenant en compte la dimension larvaire ».
Publié le : Vendredi 25 février 2011 à 11:07
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édition du vendredi 25 février 2011
Elle ne croit peut-être pas si bien dire, la Sétoise Catherine Chauzit, quand elle fustige la pollution du port de Sète par des nappes d'hydrocarbures (sa pétition, sur internet, a déjà recueilli 165 signatures). Car ces quelques dizaines de litres (centaines ?) d'eau souillée par le gazole qui, quotidiennement, glissent sous le pont de la Civette, sont bien moins inoffensives qu'elles le paraissent.
Des cohortes de 3 000 larves qui viennent chercher refuge
Les investigations menées ces derniers mois par Michel Cantou, le plongeur scientifique de l'Université de Montpellier, dans différents ports, dont celui de Sète, tendent à confirmer ce que l'apnéiste subodorait : offrant de multiples refuges à l'abri des courants, et des prédateurs, les ports (comme les étangs) sont les nourrisseries de la Méditerranée.
« Longtemps, explique-t-il, on ne savait pas où pondaient les poissons, où grandissaient les larves. En observant le comportement des adultes, je me suis rendu compte que les poissons (hors grands pélagiques) pondent très près de la zone littorale, où se trouvent les nutriments, les lieux où se cacher. » Selon ses observations, c'est à l'âge de 10 jours environ que les larves entrent dans les ports.
Aux Quilles, derrière le Brise-lames, les loups, sars, daurades privilégient les zones de faible profondeur, parfois couvertes d'herbiers, qui les protègent des prédateurs. Tandis que les carènes de bateaux les mettent à l'abri des courants. Elles arrivent par centaines, par milliers : « Ce sont des cohortes de 300 à 3 000 poissons qui ne mesurent pas plus de 12 mm… », explique le plongeur. à ce stade, les larves ont une faible capacité natatoire.
Leur seule défense est leur transparence. Arme inefficace contre la redoutable nappe de gazole. Les larves n'y survivent pas, quand elles montent à la surface pour prendre une bulle d'air. Et chaque fois que cela se produit, ce sont potentiellement des tonnes de poissons qui n'iront pas peupler la Méditerranée. Ni les filets de pêche.
PATRICE CASTAN
Publié le : Vendredi 25 février 2011 à 11:02
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édition du jeudi 24 février 2011
Grande gueule certes, mais aux idées larges. Patron bien connu de la Casa Pépé, restaurant du centre-ville, Aimé Catanzano est monté à Paris.
Un aller-retour express pour l'ancien pêcheur qui, à l'invitation du maire de Marseillan, Yves Michel, est allé présenter au salon de l'Agriculture, sur le stand de la région Languedoc-Roussillon, ce nouveau produit. On connaissait les tielles agathoises (meilleures que celles de Sète dans le cas d'Aimé...), il convient désormais d'accueillir dans la grande famille des spécialités locales le 'cathonzano' ! En fait, une sorte de jambon de thon - la chair du poisson a séché plusieurs semaines - que l'on peut découper et servir comme un jambon classique.
C'est après l'avoir découvert que le maire de Marseillan, Yves Michel, a proposé à Aimé Catanzano de faire partie de la délégation marseillanaise pour le salon de l'Agriculture. « J'ai trouvé cette innovation culinaire très sympa, explique Yves Michel. Comme nous allions à Paris avec les conchyliculteurs du bassin de Thau et des vignerons, j'ai proposé à Aimé de venir avec nous. » Hier soir, quelques chanceux ont donc pu goûter à ce plat, à l'avenir toutefois incertain. Car trouver des thons sur les étals relève aujourd'hui de la chasse au trésor.
Publié le : Jeudi 24 février 2011 à 08:35
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| Photo R. L |
édition du mercredi 23 février 2011
Quand on a passé sa vie à arpenter la Grande Bleue, à faire le fou en croisant les étraves des bateaux, finir comme ça, c'est pas très beau. Bon, c'est sûr, pour un dauphin blessé par une hélice, un filet ou pris dans un chalut, puis rendu à la mer, il n'y a pas cinquante solutions : c'est souvent la noyade, et l'échouage. Sauf qu'échouer sur une plage, c'est plus sympa. Lui a dû se contenter d'un recoin du Cul de bœuf, contre le Môle, farci de déchets.
Publié le : Mercredi 23 février 2011 à 14:22
édition du mardi 22 février 2011
Du vent (entre 20 et 25 nœuds), du soleil, pas mal d'embruns dans le nez, et donc une mer légèrement formée ont été le lot des équipages qui se sont affrontés pour cette Coupe du Président 2011.
Pas moins de 35 bateaux (performance habituelle pour le club) à l'émargement matinal de cette belle journée d'hiver languedocien.Une fois n'est pas coutume, tous se sont élancés, face au nord-ouest (Tramontane), direction Valras (jusque devant les digues de l'Orb) où les 'gros' bateaux devaient virer autour d'un bateau du comité de course, soit, depuis le port du Cap d'Agde, une distance de près de 19 milles (aller-retour) à parcourir, et, pour les plus petits bateaux, une bouée à virer au large de la Maïre de Portiragnes, pour une distance totale d'environ 13 milles. Du fait de ces tracés un peu différents, et de la régularité des conditions météo, le classement général a été établi sur les vitesses moyennes des bateaux, le gros de la flotte étant arrivé relativement groupé.
à cet exercice, le podium (en l'absence d'un favori qui a dû abandonner après une avarie) a été le suivant : 1er Atalante II à M. Lo Pinto, 2e Navicap à M. Castelvi, 3e Furtif à M. Boyer, tous trois habitués des places d'honneur (sur 32 classés et 3 abandons).
Publié le : Mardi 22 février 2011 à 08:37
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| Photo Vincent ANDORRA |
édition du lundi 21 février 2011
Le trimaran Emotion, ex-Sopra, actuellement basé quai d'Alger à Sète, va participer, du 9 au 16 avril prochains, au plus grand évènement sportif étudiant d'Europe : la course-croisière de l'Edhec.
L'an dernier, 170 bateaux ont pris le départ de cette épreuve qui accueillera donc pour la première fois un voilier de l'envergure d'Emotion, c'est-à-dire un trimaran de 60 pieds.
Et c'est un équipage sétois qui a été choisi pour rallier Lorient, lieu de départ de la course. Ce convoyage de 16 jours au total (aller et retour) en passant par le détroit de Gibraltar sera déjà, en soi, une véritable épreuve sur cette formule 1 des mers dont l'allure de croisière oscille entre 25 et 30 nœuds (45 à 55 km / h). Et une garantie de fortes émotions...
Publié le : Lundi 21 février 2011 à 07:36