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​Revue Presse Volet maritime du lido : vers l'enquête publique

édition du samedi 19 mars 2011

On l'a dit et testée : la phase terrestre d'aménagement du lido de Sète à Marseillan est achevée. Mais le colossal chantier n'est pas terminé pour autant. On peut même estimer que le plus délicat reste à venir, ou tout au moins le plus expérimental, puisqu'il s'agit désormais, pour Thau agglo, de s'atteler à la protection du lido en tant que telle.

Après avoir reconstruit en retrait les axes de circulation au prix des efforts et de l'investissement que l'on sait, un 'géotube' sous-marin doit être immergé pour atténuer la houle, doublé de drains qui, sous la plage, contribueront à fixer le trait de côte. Une opération particulièrement innovante soumise bien sûr à accord préfectoral (il s'agit d'intervenir sur le domaine maritime) puis, prochainement, semble-t-il, à enquête publique. Durant celle-ci, des réunions publiques pourraient s'ajouter au traditionnel 'registre' mis à disposition du public.

Des 'boudins' immergés à 350 m du rivage

Pour l'heure, la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement a émis un avis (il sera joint au dossier d'enquête publique) soulignant que les inconvénients des différents procédés « mériteraient d'être mieux explicités » et que si le rechargement en sable est considéré par l'étude « sans impact environnemental, la problématique sera de trouver les gisements d'extraction de telles quantités sans impact sur le milieu ».

Le chapitre expérimental du volet maritime consistera plus précisément à placer deux rangées parallèles de géotubes sous-marins (sortes de boudins) à 350 m du rivage, du côté de Villeroy, sur un linéaire de 1 000 m, de façon à « renforcer la barre d'avant-côte » et ainsi « déplacer au large l'effet de déferlement ».

780 000 m3 de sable à trouver Sur 700 m, sous la plage, le procédé écolage, constitué de drains, visera, lui, à enrayer l'érosion et favoriser l'engraissement. Enfin, le trait de côte devrait bénéficier d'un rechargement d'au moins 780 000 m3 de sable, « représentant un volume sableux d'au moins 10 années d'érosion ».

Début des immersions à l'automne, selon Tau agglo.

Pa. C


Publié le : Samedi 19 mars 2011 à 11:05

​Revue Presse Chasse au trésor

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Photo CHRISTOPHE FORTIN

édition du vendredi 18 mars 2011

Arpenter la grève en hiver est un moment rare pour qui s'intéresse peu ou prou à l'histoire maritime. Oublions le chercheur de métaux précieux égarés sur le sable par ceux qui viennent y bronzer au plus chaud de l'été. Pensons plutôt fortunes de mer. Depuis toujours, dans le coin, on sait qu'après chaque coup de tabac, la houle remue à tel point la bande côtière qu'elle renvoie, sur la plage, les restes de vénérables cargaisons. C'est parfois le cas face au site archéologique dit 'de Riches Dunes', non loin du Castellas. En prenant un bol d'iode (tiens, c'est d'actualité), nez au sol, on peut ainsi tomber ici sur une pipe de marin en terre cuite, là sur des fragments de poteries médiévales ...

LES POISSONS DU JOUR à écailles...

C'est une constante après les coups de mer : le poisson à écailles sort de ses abris, ce qui fait que dès le 'tomber de mer' (l'accalmie), on le retrouve dans les filets. Les sars, dorades, pageots et borabos (ou faux pageots), sont donc présents en nombre aux Halles. Du coup, le prix s'en ressent et on ne saurait trop conseiller aux cuisiniers de s'orienter vers le borabo. également appelé 'pageot acarné' ou 'gros yeux', celui-ci est, à tort, méconnu. Car, très goûteux, il est également réputé pour être moins sec que le pageot. Compter entre 4,5 et 5 le kilo (pour des poissons de 250 g).


Publié le : Vendredi 18 mars 2011 à 07:46

​Revue Presse Chavarria largue les amarres

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édition du jeudi 17 mars 2011

Renaud Chavarria ne tient plus en place. Après de longues semaines passées sur la zone technique du port du Cap d'Agde, à préparer son 'Béziers Méditerranée', voilier de 6,50 m avec lequel il s'alignera au départ de la prochaine transat Charente Maritime-Bahia, le Biterrois va enfin pouvoir reprendre le large.

Il va mettre le cap sur l'Italie et son championnat des minis 6,50. Dès la semaine prochaine, il prendra ainsi le départ de l'Arcipelago, dans la petite station de Talamone.

Une occasion de voir où en est son bateau en terme de préparation et de retrouver ses sensations en course au large, avant une saison qui s'annonce longue.

Car à l'issue de cette première régate, il participera au grand prix d'Italie (16 avril à Gênes). Dans la foulée, il ira à la San Remo mini-solo (12 mai) et mettra ensuite le cap sur l'Atlantique avec le trophée Map (9 juin, à Douarnenez), le mini Fasnet (19 juin, Douarnenez) et la Trans-Gascogne (24 juillet, Talomont Saint-Hilaire).

Un périple de 4 000 milles nautiques sur un voilier de 6,50 m

Son objectif est, bien entendu, d'être fin prêt à briller sur la 'Transat 6,50', dont le départ sera donné le 25 septembre 2011 de Fort Boyard à La Rochelle.

Ce défi le mènera jusqu'à Salvador de Bahia, au Brésil, via Funchal, sur l'île de Madère au Portugal.

Cela représente un périple d'environ 4 000 milles nautiques (presque 8 000 kilomètres !) sur un voilier d'à peine 6,50 m, les navigateurs en solitaire passant un peu plus de quatre semaines en mer, sans assistance, sans routage, ni communication avec la terre.

Ils seront ainsi 72 à s'élancer pour ce qui reste aux yeux des marins, une des épreuves les plus mythiques en termes de course au large.

Les meilleurs marins y ont participé. La 'mini' compte sur ses tablettes dorées des noms aussi prestigieux que ceux de Michel Desjoyaux, Ellen MacArthur, Isabelle Autissier, les frères Peyron ou encore les frangins Bourgnon.

« Pour moi, traverser l'Atlantique n'est plus un rêve mais un véritable défi sportif, explique le jeune homme de 30 ans, qui espère un jour devenir navigateur professionnel. J'ai beaucoup régaté ces dernières années et cet hiver, j'ai participé à des régates en 'dragon'. Ce sont des voiliers, où on navigue à trois et où le niveau est très relevé. Cela m'a permis de progresser sur le plan tactique. »

Le Biterrois parait bien parti dans son entreprise. Sérieux et réfléchi dans son travail, dans sa préparation du bateau et l'approche de ses navigations, il a déjà fait parler de lui l'année dernière, montant chaque fois sur le podium des sept régates auxquelles il avait aligné son petit voilier.

Dans son projet, Renaud Chavarria ne fait pas que lutter sur l'eau. Il se bat aussi sur la terre ferme pour boucler son budget.

Il a besoin de 45 000 . L'agglo Béziers-Méditerranée l'aide à hauteur de 15 000 . Il est donc encore loin du compte et va devoir prendre son bâton de pèlerin pour partir à la recherche de sponsors.

Le bateau du Biterrois sera présenté officiellement au public le 23 mai à Valras-Plage. Ce sera l'occasion de présenter le partenariat passé avec l'éducation nationale, le but étant de présenter l'embarcation et le projet aux élèves de CM1 du territoire de l'agglo Béziers-Méditerranée, afin qu'ils puissent travailler dessus lors de leur année scolaire de CM2.

Une manière pour les écoliers de larguer les amarres avec lui et de le soutenir dans un projet qu'il mérite de mener à terme tant il s'y investit.

Laurent FRANÇOIS


Publié le : Vendredi 18 mars 2011 à 07:38

​Revue Presse Un 'cata' de rêve pour des virées inoubliables

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édition du jeudi 17 mars 2011

La carte d'identité du Magic Cat

Il en a fait des envieux, le Magic Cat la semaine dernière quai d'Alger. De passage sur l'Île singulière, Bruno Mabire, son propriétaire, parle de ses projets. A la pointe de la modernité, son hôtel flottant offre des prestations à la demande pour une clientèle fortunée. Si, pour l'heure, le catamaran vogue en direction de Canet-en-Roussillon où il va subir des opérations de maintenance, son capitaine garde espoir de pouvoir un jour s'amarrer aux quais sétois.

L'objectif n'est pas de stationner là définitivement, mais plutôt d'avoir un pied à terre, une « maison », comme l'explique Bruno Mabire, pour faciliter les travaux d'entretien.

En gros, Bruno Mabine verrait bien le Magic Cat basé à Sète. Si, bien sûr, les contacts qu'il compte prendre avec les gestionnaires du port aboutissent. Parmi ses arguments : l'activité que peut générer, sur les quais sétois, l'entretien d'un tel voilier mais aussi la contribution du Magic Cat à l'attractivité de la ville. Il est vrai que ce catamaran n'est pas commun et qu'il a de quoi ravir tous ceux qui l'approcheront, initiés ou néophytes.

De 29 000 à 35 000 la semaine

Qu'ils partent en famille ou entre amis, ses locataires pourront s'offrir une virée en mer susceptible de les conduire jusqu'en Polynésie ou dans les Caraïbes. Virées durant lesquelles Bruno Mabire restera aux commandes. Il en coûtera tout de même de 29 000 à 35 000 la semaine.

Outre un site internet et des coordonnées téléphoniques, des agences de voyage font la promotion des services de la société de Bruno Mabire. On peut d'ailleurs supposer que celles-ci mettent en avant le travail architectural de Gilles Ollivier et de Franck Darnet, qui ont dessiné et conçu le navire. Design soigné, style épuré, tous les éléments sont réunis pour charmer la clientèle.

Le yacht comprend quatre cabines doubles entièrement équipées, où les passagers peuvent profiter des nouvelles technologies : lecteurs DVD, écrans plasma, connection internet en wifi... Le Magic Cat possède également de deux salons : l'un extérieur, l'autre intérieur et d'un bar où Susanna Jokkala expose ses talents de barmaid et de cuisinière exotique.

Le confort domestique est doublé d'un espace multi-loisirs. Le catamaran est doté de nombreux équipements de loisirs aquatiques : wake board, bouées, ski nautique...

Par ailleurs, la direction est en mesure de contacter sur les lieux des escales différents organismes pour varier les activités et faciliter la vie de ses usagers. Et s'il est vrai que l'équipage du bateau est continuellement sollicité par la clientèle, tous affirment en souriant qu'il s'agit d'un « mode de vie » bien plus qu'un dur labeur. A bord du Magic Cat, l'ensemble du personnel s'engage en tout cas à exaucer le moindre de vos voeux...

ROMAIN BOTELLA


Publié le : Jeudi 17 mars 2011 à 08:47

​Revue Presse Épreuve de planche à voile comptant pour le championnat de Méditerranée

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édition du mardi 15 mars 2011

La saison sportive commence en trombe pour la section planche à voile du Cercle nautique de Palavas-les-Flots.

Alicia Mathen, qui a remporté une brillante première place chez les féminines (4e du général) à la régate de La Grande-Motte, est en tête du classement des sélections pour le championnat de France.

Elle s'est également fait remarquer lors de sa participation à la Méd Cup où étaient présents des Italiens, des Espagnols et des Allemands, en se classant 2e féminine derrière Lisa Raoul de Villeneuve-d'Ascq. Les conditions météo de cette compétition ont été très mauvaises. Les coureurs n'ont pu s'affronter que le vendredi du fait d'un vent inexistant le samedi et tempétueux le dimanche.

Les 19 et 20 mars, la jeune section du Cercle nautique de Palavas, qui a vu son nombre d'adhérents doubler en un an, organise, avec le chaleureux concours des régatiers et du centre municipal Pierre-Ligneuil, un événement majeur sur le circuit des planchistes : la 3e étape du championnat de Méditerranée. L'épreuve devrait réunir 150 jeunes licenciés parmi les meilleurs nationaux dont plusieurs ont déjà participé à des championnats du monde.

Ce rassemblement ouvert aux embarcations de la classe Windsurf bénéficie du soutien de la ville de Palavas-les-Flots et du département de l'Hérault, sans oublier celui, pour la logistique, d'Hérault Sport. Un beau spectacle en perspective qui se déroulera, pendant deux jours, sur la rive droite, face à la digue, de 9 h à 17 h.

Renseignements : Cercle nautique Palavas-les-Flots : 04 67 68 97 38


Publié le : Mercredi 16 mars 2011 à 08:23

​Revue Presse Gros coup de mer sur la côte agathoise

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édition du lundi 14 mars 2011

était-ce la quatrième, la cinquième tempête hivernale ? à vrai dire, on ne sait plus vraiment. Ce qui est sûr, en revanche, c'est que le coup de tabac qui a secoué la côte dans la soirée de samedi, puis la nuit suivante, a été impressionnant dans son intensité et sa durée. Hier matin, de nombreux badauds arpentaient les plages agathoises, observant une mer déchaînée alors que les riverains constataient les rares dégâts occasionnés par le coup de mer.

Ainsi, à la Roquille, le parapet qui sépare la plage de la promenade est recouvert de sable, ainsi que la rue adjacente. Comme ce fut déjà le cas voici quelques semaines, Le Grau-d'Agde devra également bénéficier d'un toilettage intensif puisque, là encore, le sable et des cailloux recouvrent le parking du quai Méric.

Rien de grave en somme, mais vivement le printemps !


Publié le : Lundi 14 mars 2011 à 09:04

​Revue Presse Les entreprises de la pêche sétoise proches du naufrage

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édition du samedi 12 mars 2011

Soupe de mourre, hier matin, au pied de la capitainerie. Là, quelques patrons de chalutiers, et des matelots, brûlent des pneus. Un peu plus tôt dans la matinée, un câble a été tendu en travers du canal maritime, en guise de blocus. Mais on sent plus de gravité que d'agressivité parmi ces pêcheurs-là. Il faut dire que l'heure est grave. Ou plutôt que la période est sombre, puisque la crise liée à la hausse du prix du gazole dans un secteur particulièrement énergivore ne date pas d'hier. On se souvient combien, en 2008, un litre de carburant à 0,75 avait mis le feu aux poudres.

Et si les automobilistes, qui déboursent de 1,30 à 1,60 le litre à la pompe, ont de plus en plus de mal à être solidaires des pêcheurs, un petit rappel des faits s'impose néanmoins. De la bouche de ces chefs d'entreprise sétois.

Patron - associé - du Térésina, Gaetan Liguori est abattu. En 2004, il a investi environ un million d'euros (avec aides à la construction) sur son chalutier de 25 m armé pour la pêche au poisson bleu (au pélagique, Ndlr). Un navire dont le moteur Mitsubitshi de plus de 1 000 chevaux (ce n'est pas un cas isolé) engloutit 3 000 litres de gazole par jour, soit quotidiennement 2 000 au tarif du jour (0,66 le litre à la station d'avitaillement du Môle). Pour ne pas sombrer, il lui faudrait ramener à quai, tous les jours, environ 4 000 de poisson. Ce qui n'est pas toujours le cas, d'autant que l'absence de poisson bleu l'a contraint à se réarmer au poisson de fond.

à ses côtés, Patrice Angevin, qui pratique le chalut de fond, soit la pêche au poisson blanc, défend ses collègues du pélagique. « Dans les années 2000, tous les institutionnels - Région, Affaires maritimes, état, Europe… - étaient d'accord pour imposer la modernisation de la flotte. Surtout sur le poisson bleu : on a demandé à ceux qui voulaient le pêcher d'investir dans des bateaux modernes équipés de machines de froid. Il fallait aussi une puissance moteur permettant de rallier les ports rapidement et ainsi d'avoir un poisson de grande qualité, à l'arrivée. Ceux qui ne le faisaient pas voyaient leur poisson sous-évalué à la vente. Alors qu'on ne vienne pas reprocher aujourd'hui aux patrons pêcheurs d'avoir mis des moteurs énergivores (*). On les y a poussés. Ils n'avaient pas le choix même s'il est clair que d'aller vers ces grosses puissances était une erreur. »

Daniel Calli, lui, est encore plus amer. Il a acheté il y a sept ans un chalutier de polyester de 24 m. Il a des problèmes de santé, 470 000 de crédit à honorer à raison de 6 000 par mois, un commandant, et des matelots, « que l'on ne peut plus payer ». Avec un gazole à 0,40 , l'affaire était encore possible. Mais là… « Et en plus, même si je fais cadeau de mon bateau, personne n'en voudra. »

PATRICE CASTAN


Publié le : Samedi 12 mars 2011 à 11:06

​Revue Presse Des vagues de 5 à 7 mètres attendues sur le littoral samedi et dimanche

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édition du vendredi 11 mars 2011

La préfecture de l'Hérault vient de diffuser un communiqué annonçant le passage d'un fort vent de secteur Est à Sud-Est pour les journées de samedi et dimanche. Sur le littoral, le niveau de la mer devrait s'élever de 30 à 40 cm, et de fortes vagues de 5 à 7 m à l'approche du rivage sont attendues. Certaines parties du littoral pourraient être submergées par la conjugaison de ces deux phénomènes.

La préfecture de l'Aude met également en garde la population contre un risque de fortes vagues sur le littoral audois, du samedi 12 mars à 16 h au dimanche 13 mars à 13 h. Selon Météo France, les vagues à l'approche du rivage seront d'une hauteur moyenne de 5,5 m à 6,5 m, pouvant atteindre ponctuellement les 7 m.

Les autorités recommandent de limiter ses déplacements, de réduire sa vitesse sur route et autoroute, d'éviter toute ballade en forêt et en bordure du littoral. La vigilance est également recommandée en ville, devant la chute possible d'objets divers. Il ne faut en aucun cas intervenir sur les toitures, ni toucher des fils tombés au sol. Enfin, il est fortement conseillé de ranger ou fixer les objets sensibles aux effets du vent et/ou susceptibles d'être endommagés.


Publié le : Vendredi 11 mars 2011 à 21:24

​Revue Presse Les pêcheurs devant les dépôts pétroliers

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édition du jeudi 10 mars 2011

Les pêcheurs emmenés par des chalutiers graulens ont poursuivi leur mouvement (Midi Libre d’hier) suite au contrôle musclé par les affaires maritimes sur le Juliart. Ils ont décidé de bloquer aujourd’hui l’activité des dépôts de carburants, notamment à Fos (Bouches-du-Rhône), Port-la-Nouvelle (Aude) et Frontignan (Hérault).

« Nous demandons à l’état la réactivation des aides sociales du plan Barnier et le déblocage des aides européennes De Minimis - 30 000 euros sur 3 ans - que nous avions reçues en 2008 », explique Paul Gros membre du comité local des pêches. Ce dernier a par ailleurs appris que rien ne serait à attendre de la réunion programmée vendredi à Paris sur le gazole : « On a juste essayé de nous calmer ; c’est une simple réunion de travail. »

Hier, Damien Alary, président (PS) du conseil général du Gard, parlait d’« un avis de tempête » et s’inquiétait du « calme plat » du gouvernement. Il réitèrait également sa demande d’audience auprès de Bruno Le Maire, ministre de l’agriculture. « Aujourd’hui un pêcheur est arrêté parce que son filet n’a pas les bonnes mailles. Demain, ce seront près de 30 patrons de chalut et leurs équipages qui risquent de s’arrêter si les pouvoirs publics ne prennent pas de rapides dispositions », martelait l’élu. Les pêcheurs qui veulent également paralyser les services de pilotage dans les ports, assurent, quant à eux, que leur mouvement n’est pas près de s’arrêter.

V. BENNOUAR-BONACCHI


Publié le : Vendredi 11 mars 2011 à 10:11

​Revue Presse Le Rio Tagus transféré à Cayenne

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édition du vendredi 11 mars 2011

Non, le Rio Tagus et l'unique marin qui se trouve encore à bord (le capitaine ukrainien Olksander Davidenko) n'ont pas repris la mer. Dans l'état où se trouve le navire - il avait été victime d'une importante voie d'eau à l'automne dernier -, il ne saurait en être question. Non, le chimiquier bloqué à Sète depuis le mois d'octobre a seulement été transféré vers le bassin de Cayenne, où il pourrait avoir à patienter longtemps avant de revoir la Grande bleue. Car il ne s'agissait bien hier que d'une courte promenade...

Le Rio Tagus a été remorqué. Il ne pouvait prétendre à mieux.

C.F


Publié le : Vendredi 11 mars 2011 à 10:02

​Revue Presse La colère des chaluts

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édition du jeudi 10 mars 2011

« Un contrôle en mer sur un bateau du Grau-du-Roi mobilise les ports méditerranéens, touchés aussi par la flambée du gazole.

Ils ont embarqué comme des cow-boys sur leur vedette, ont voulu mettre des scellés sur les filets, exigé le retour au port. On ne pouvait pas laisser passer. » Paul Gros, président de la coopérative du Grau-du-Roi - Socamat - et membre du comité local des pêches, est plus qu’en colère.

Hier, c’est un contrôle des Affaires maritimes de Marseille, « qui se passe mal », sur un chalutier du Grau-du-Roi, qui a déclenché un vaste mouvement de protestation et le début d’une action.

« On n’est pas d’accord avec la réglementation européenne… Et ce n’est pas nouveau. Ce contrôle a eu lieu en zone autorisée, sur le Juliart, un chalut du Grau. Comme on est tous en contact par la VHF à la mer, on a décidé de faire route vers Marseille sur nos bateaux », explique Paul Gros, rejoint sur le Vieux-Port par Robert Crauste, vice-président du Cépralmar.

Ce dernier avait déjà soutenu les pêcheurs lors de leur refus de sortir en mer (Midi Libre du 30 janvier). Déjà mis en difficulté par les problèmes de prix du gazole, « les bateaux se sont enflammés » à la suite de cet incident. « C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. On a déjà une réglementation méditerranéenne et on ne peut pas rentabiliser nos armements avec la réglementation européenne », insiste Paul Gros qui a, par solidarité, demandé que la vedette reste et que tous les bateaux soient contrôlés.

Suite à cet incident, une réunion s’est improvisée dans les locaux des Affaires maritimes en présence de l’adjoint de M. Andrieu, directeur régional. A l’issue de cette rencontre, la trentaine de bateaux présents a décidé de commencer une action. « Au moins jusqu’à vendredi, où doit se tenir à Paris une réunion sur le problème du gazole. »

Les pêcheurs entendent désormais faire pression pour qu’on s’occupe d’eux et de leurs problèmes. « On nous mène en bateau depuis trop longtemps… » Hier en fin d’après-midi, les bateaux ont gagné Port-de-Bouc, face au terminal pétrolier de Fos… Le mouvement pourrait bien s’étendre à toute la Méditerranée dès aujourd’hui.

Véronique BENNOUAR-BONACCHI


Publié le : Jeudi 10 mars 2011 à 08:36

​Revue Presse Des pêcheurs de la région se dirigent vers Marseille pour bloquer le port

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Photo d'archives

édition du mercredi 9 mars 2011

Un simple contrôle de la gendarmerie nationale sur un chalutier, au large du Grau-du-Roi... C'est la "goutte d'eau" qui a poussé des pêcheurs de la région à mettre le cap aujourd'hui sur Marseille avec pour objectif de bloquer le port, déjà occupé par la SNCM.

Une vedette de la gendarmerie nationale a abordé ce matin un chalutier en situation de pêche, pour un contrôle de routine. Résultat : un PV dressé pour une question de taille du maillage, trop fin par rapport aux normes en vigueur.

La nouvelle a visiblement exaspéré les pêcheurs qui se trouvaient aux alentours, dans un contexte de tensions avec les autorités sur fond de hausse du prix du gasoil. Les autres patrons de pêche du secteur se sont mis en route vers Marseille, avec pour objectif de bloquer le port aux côtés de la SNCM, qui a durci son mouvement dans la journée de mardi. Au dernier décompte, une vingtaine de navires ont pris cette direction.

Les rangs devraient rapidement grossir : les quartiers de pêche de Port-la-Nouvelle (Aude) et d'Agde se sont réunis à leur tour, et ont décidé d'aller rejoindre l'opération. Le port de Sète était lui aussi le théâtre d'une réunion, qui pourrait fournir de nouveaux participants au blocage annoncé du port phocéen.


Publié le : Mercredi 9 mars 2011 à 23:15

​Revue Presse Réserve naturelle nationale du Bagnas : une grande activité

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édition du mardi 8 mars 2011

La Réserve naturelle nationale du Bagnas, deuxième zone humide en réserve en superficie de la côte méditerranéenne après la Camargue, site du Conservatoire du littoral, jouera sur la partition de la continuité après l'année internationale de la biodiversité décrétée par les Nations Unies qui s'est achevée fin 2010.

Le travail accompli par le gestionnaire en 2010, l'association Adena, a été salué par tous les membres du comité consultatif qui s'est tenu dernièrement, et notamment par son président, Philippe Chopin, sous-préfet de Béziers, et par le député maire d'Agde, Gilles d'Ettore.

Le bilan 2010 des actions menées est très satisfaisant tant en 'management' d'une équipe de quatre personnes à temps plein, que d'interventions sur la surveillance, la gestion des habitats et des espèces, notamment pour les espèces envahissantes et le contrôle hydraulique, ou les très nombreux suivis et études scientifiques, sans oublier la gestion dite quotidienne et multitâche.

De même, un gros effort technique (et financier) a été mené pour entreprendre des travaux visant à sécuriser les missions du gestionnaire : ainsi, avec des crédits conséquents du ministère de l'écologie et du Conservatoire du littoral (plus de 200 000 ), la maison de la Réserve a été restaurée, des bâtiments en ruines et des chemins d'accès ont été réhabilités.

Côté information du public et communication, l'Adena a aussi joué le jeu puisqu'elle considère que c'est là un moyen de faire connaître et mieux partager les actions entreprises sur la réserve.

Les points plus problématiques sont l'arrivée de la jussie (plante aquatique) vers le secteur intermédiaire de la réserve, une situation préoccupante qui mobilisera la gestionnaire et la Ville d'Agde en 2011. Autres points à régler : le manque d'animateurs nature pour répondre aux multiples demandes émanant des scolaires, mais aussi du grand public et certains calages administratifs avec les collectivités pour optimiser la gestion avec une convention adaptée.

Qualifié de « joyau de nature qui mérite toute notre attention », par le député maire d'Agde et le sous-préfet, les objectifs, actions et budgets 2011 pour le Bagnas ont tous été adoptés à l'unanimité des membres du comité.

Des objectifs ont notamment été affichés pour 2011 : renforcer l'équipe de gestion avec le recrutement d'une animatrice, notamment poursuivre les travaux nécessaires au fonctionnement de la réserve dans les normes compléter les études scientifiques poursuivre la gestion agropastorale réaliser le nouveau plan de gestion 2011-2015.

Autre gros dossier, le plan de gestion de la réserve pour les 5 ans à venir qui devrait être bouclé pour l'été 2011.

Les nombreuses actions envisagées nécessitent des financements estimés globalement à 400 000 en 2011, mobiliseront toutes les énergies de tous les partenaires locaux, départementaux, régionaux et nationaux


Publié le : Mardi 8 mars 2011 à 07:54

​Revue Presse Un sport tout nouveau, le 'longe côte'

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édition du lundi 7 mars 2011

à Agde, l'association affiliée à la fédération EPMM sports Pour Tous qui valorise entre autre les activités de pleine nature a organisé dernièrement, une marche longe côte : les 55 adhérents de la marche nordique (nordic walking) quelques nageurs se sont lancés pour cette aventure, encouragés par leurs amis de l'association.

Dernier né des sports aquatiques, la marche dans l'eau, à hauteur de poitrine pour ne pas fatiguer les lombaires, nécessite peu de matériel. Une combinaison (les balades durent une heure).

C'est un exercice garanti sans courbatures, l'objectif étant de « mettre tout le monde à la mer ». Pour cette première sortie, matinale, une douzaine de marcheurs, de 25 à 68 ans, s'essayaient à cette randonnée pédestre aquatique. Ambiance café et gâteau chocolat avant le barbotage, et vin chaud après l'effort.

Doux, mais tonique, le longe côte permet de « travailler la respiration, l'endurance et tous les muscles du corps », explique Marie jo, animatrice de l'association, venue accompagner le groupe. Depuis septembre, la météo n'a fait peur à personne, aucune séance annulée, à raison de 2 séances de 1 h 30 par semaine la marche nordique fait partie des sports d'endurance et donc engendre une forte consommation de calories tout en ne diminuant que modérément la pression sanguine.

Association Santé et sports pour tous (06 80 84 58 11 ou 04 67 37 77 26)


Publié le : Lundi 7 mars 2011 à 08:34

​Revue Presse Henri Grizel : « L´herpès virus, c´est pas nouveau »

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édition du lundi 7 mars 2011

Le scientifique pense qu’il est possible de sauver l’huître gigas. Via le respect des périodes d’ensemencement, des quantités prônées...

Un virus tel l’Ostreid herpès, auquel sont dues les fortes mortalités d’huîtres sur l’étang, ça débarque comment ?

Il faut demander à Dieu, s’il existe. Ce que l’on sait, c’est que l’herpès est un virus opportuniste, il se manifeste chez les vertébrés comme les invertébrés, profite d’une situation de fatigue, de stress, comme l’herpès que vous pouvez voir apparaître sur votre lèvre. Ça peut être un stress d’ordre psychologique, thermique...

Quand s’est-on aperçu de sa présence ?

Sur l’étang, on en parle vraiment depuis 2007-2008, avec la quasi généralisation

des mortalités. Mais dès les années 1990 avaient été constatées des mortalités anormales, par taches. Et l’herpès virus fut décrit en 1992. Nous l’avions identifié au laboratoire de La Tremblade.

Quand on cherche à expliquer les ravages de ce virus, on désigne l’huître triploïde (*), les écloseries. Qu’en est-il réellement ?

Ce sont des contre vérités. L’herpès virus existait avant l’huître triploïde. Et une guerre contre les écloseries est inutile, même si on ne peut nier que des lots contaminés ont été commercialisés.

Quelle analyse faire, alors ?

Ce que l’on sait, c’est qu’entre 2000 et le gros clash de 2007, dans tous les bassins, quatre facteurs ont changé qui, à mon avis, jouent un rôle. D’abord, une multiplication des tranferts inter bassins. Ils ont été nombreux et surtout en toutes saisons. Ensuite une forte augmentation des biomasses avec, aussi, la dynamique de la triploïde. Le marché des consommateurs estivals était là, il fallait y répondre. Par ailleurs, on a noté une augmentation de la production des écloseries, fournissant 25 % des naissains mis en production contre 15 % par le passé. Enfin, la demande ayant été très forte et les écloseurs ne parvenant plus à fournir sur une période déterminée, on s’est mis à ensemencer toute l’année.

Parce que ce n’était pas la règle ?

Non. Il faut se souvenir que, lorsque l’on a commencé à travailler avec les “gigas” (la japonaise), on ensemençait uniquement de fin janvier à fin avril. Et encore, les huîtres que l’on immergeait faisaient déjà 1 cm, pas quelques millimètres comme on le voit parfois aujourd’hui.

Recueilli par PATRICE CASTAN

* Issue des recherches d’Ifremer, l’huître triploïde, stérile, pousse plus rapidement. Elle est en outre dépourvue de laitance, le tout lui donnant un profil idéal pour séduire le consommateur estival.


Publié le : Lundi 7 mars 2011 à 08:30