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​Revue Presse Pour amarrer les multis, le bassin s'est adapté à La Grande-Motte

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édition du mardi 12 avril 2011

Sur le plan d'eau, le bosco aide à la manœuvre un Lagoon de 56 pieds, qui glisse sa poupe entre deux catamarans déjà amarrés, ponton V. Du nez du canot, Patrice et Philippe alignent le voilier entre les pieux qui encadrent les postes et ont demandé tant d'efforts aux agents du port. Car on ne loge pas une soixantaine de navires dans un bassin d'ordinaire en manque d'espace, sans se torturer un brin les méninges, et parce qu'on ne met pas à n'importe quel amarrage n'importe quel voilier.

En sept semaines, à cheval sur février et mars, l'équipe d'éric Pallier, le maître du port, aura déplacé « 250 bateaux, pour autant de clients à avertir » - et parfois convaincre - et en quatre mois modifié l'exploitation du port, pour l'adapter au cahier des charges remis « il y a un an. Il me revenait alors de voir si le projet d'un salon était possible sur notre plan d'eau », se souvient-il, son bureau de la capitainerie encombré des plans d'organisation du bassin.

« Quatre mois partagés en stratégie et travaux. »

éric Pallier, maître du port Objectif : vider l'avant-port où, en avant du terre-plein ouest, prendra ses aises le salon, et dénicher des postes pour les monocoques y demeurant à l'année, tout en sachant que les pontons sont organisés pour des gabarits de bateau. Impossible de mettre un 'gros' sur un poste taillé à la cote d'un 'petit', encore moins un catamaran, dont « la largeur atypique, observe Philippe Michel, l'organisateur du salon , complique la donne. Les ports de plaisance sont peu structurés pour ce type de voilier », encore rare, leur marché mondial n'excédant guère « un millier d'unités par an ».

Alors, entre « stratégie et travaux », la vingtaine d'agents a jonglé avec les pontons, replacé des bateaux, redimensionné des postes en ôtant et replantant des pieux d'amarrage, pour une organisation qui ne vaudra que le temps de ce salon placé à l'entrée de la saison estivale.

D'ailleurs, souffle le patron, « une fois la manifestation terminée, nous ne disposerons que de quinze jours pour remettre en l'état les pontons qui servent à l'escale durant la saison ».

Pour ce faire, tout le monde sera mis à contribution, y compris les personnels de la vigie, dès lundi. Mais en attendant, tandis que les barnums sont levés sur le terre-plein, que les exposants s'installent aujourd'hui, des catamarans accostent chaque jour, qu'il faut recevoir, guider et assister dans leur manœuvre. Parfois au terme de longues navigations démarrées pour certaines dans l'hémisphère Sud, du côté de Cape Town.

Demain midi tous devraient être là. Il le faut, deux passerelles flottantes sont à installer, pour la visite des plaisanciers.

OLLIVIER LE NY


Publié le : Vendredi 15 avril 2011 à 08:46

​Revue Presse Des actions autour du site Natura 2 000 des posidonies

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Photo R. Dupuy de la Grandrive

édition du mardi 12 avril 2011

C'est au centre nautique du Cap-d'Agde que s'est tenue récemment la réunion annuelle du comité de pilotage du site Natura 2 000 des posidonies, aire marine protégée.

Sous la présidence de la préfecture maritime de Méditerranée, qui est l'animateur officiel du site depuis l'année dernière, l'association Adena a présenté le bilan des activités menées en 2010 et les actions prévues pour 2011.

Les suivis scientifiques et techniques sont l'une des forces du site marin car comprendre et analyser permet de mieux gérer, protéger ou valoriser. Ainsi le suivi de la qualité de l'eau se poursuit, des capteurs sous-marins analysant température et luminosité ont notamment été installés sur trois sites distincts. Le coralligène - milieu naturel très important en Méditerranée et présent dans les fonds agathois - a été étudié sur le roc de Brescou. Une cartographie de ce même roc a été réalisée au sonar latéral, permettant ainsi de mieux définir ses contours. Enfin, les récifs artificiels, lieux privilégiés pour l'habitat et la reproduction des poissons, sont suivis depuis leur immersion en 2009 et donnent de bons résultats sur les modules les plus complexes.

Avec les usagers et acteurs locaux

D'autres actions sont mises en œuvre en lien étroit avec les usagers et acteurs locaux ; c'est le cas de la pêche professionnelle aux petits métiers, qui permet de mieux comprendre ce facteur pêche pour le métier et pour le compartiment poissons (suivi également en plongée) ; les pêcheurs agathois et le prud'homme major qui ont joué le jeu ont d'ailleurs été remerciés pour leur efficace contribution lors de cette réunion..

Côté mouillages écologiques, Agde est n'est pas en reste ; il a été rappelé que deux sites sont déjà équipés : le sentier sous-marin et les Tables.

Là, une étude précise a permis de démontrer un développement de 35 % en 5 ans des gorgones blanches qui ne subissent plus les ancrages directs des bateaux, notamment en période estivale ! Mais à moyen terme, le projet phare sera celui des trente mouillages prévus autour de l'île de Brescou, pour la plaisance et la plongée sous-marine.

Un premier travail de repérage effectué l'an passé sera suivi dans le courant de cette année d'un vrai projet, sans doute dans le cadre d'Odyssea, avec la mise en place de contrats Natura 2 000 avec le ministère de l'Ecologie, le tout en concertation étroite avec les usagers et avec maitrise d'ouvrage de la ville d'Agde.

Un tel partenariat déboucherait ainsi sur la création du plus grand site régional pour ce type d'équipement écologique et touristique.


Publié le : Mardi 12 avril 2011 à 09:51

​Revue Presse Sète/LibyeThonier humanitaire : 100 tonnes d´aide ont été livrées à bon port

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édition du dimanche 10 avril 2011

Un thonier sétois a réussi sa mission humanitaire dans le golfe de Syrte et pourrait même en effectuer une seconde.

Leur joie est restée secrète. Comme la mission qui les a emmenés dans l’une des zones de guerre les plus dangereuses de Méditerranée. Les hommes d’équipage de la société Jifmar, qui a affrété le thonier sétois, le Saint-Antoine Marie II, ont réussi leur mission humanitaire. Embarquées à Sète (Hérault) le 1er avril par la Croix-Rouge française, les 102 tonnes de produits de première nécessité (pâtes, riz, huile, sucre, farine...), kits d’hygiène et malles pédiatriques ont été livrées à Misrata (Libye) mercredi au Croissant rouge libyen et au Comité de secours de la ville.

De quoi accompagner 20 000 personnes pendant un mois. Cette mission est sans doute une première en France, ce qui a été salué par le ministère de la Défense. Reste qu’assurer le bateau de l’armement Avallone, par une compagnie internationale, a coûté une fortune. L’équipage avait été choisi avec minutie, certains pour avoir vécu une carrière militaire. « Nous avons eu chaud. On a accosté sous les bombardements et les tirs proches à un ou deux kilomètres de là. C’était très violent », témoigne l’un d’eux.

Le directeur des relations et opérations internationales à la Croix-Rouge française, Antoine Peigney, dit sur le site de l’organisation : « La première chose qui frappe c’est le nombre de personnes déplacées réfugiées en attendant d’être évacuées : égyptiens, Ghanéens, Tchadiens entre autres, pris au piège de ce conflit interne. » Il précise que « Misrata est une priorité absolue en matière d’aide humanitaire ».

L’opération, façon commando, a duré quelques heures : juste le temps d’accoster et de décharger. Et même d’embarquer une famille espagnole de huit personnes pour Malte. C’est d’ailleurs depuis cette île que s’imagine une seconde opération du même genre, avec sans doute une cargaison supérieure à la première. Mais si elle se fait, la livraison aura lieu dans un autre port car « nous craignons que l’effet de surprise ne marche pas une second fois... », insiste un proche du dossier. « Le mouvement de la Croix-Rouge fera des choses », se contente de dire Jean-François Riffaud, porte-parole national de l’ONG. La Croix-Rouge hésite entre communiquer sur ses actions et ne pas le faire pour protéger hommes et missions.

L’ONG a déjà deux personnes en Libye, dont un médecin qui évalue les moyens de l’hôpital de Benghazi « pour répondre aux besoins médicaux qui semblent alarmants », explique Jean-François Riffaud. Et la guerre semble s’enliser.

OLIVIER SCHLAMA


Publié le : Lundi 11 avril 2011 à 08:52

​Revue Presse Un voilier coule au pied du quai d'Alger

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édition du vendredi 8 avril 2011

Deux ans qu'ils le préparaient. Le « projet d'une vie » d'Evelyne et Bernard est tombé à l'eau. Au sens propre. Dans la nuit de mercredi à jeudi, leur voilier, un Ketch Euro 39, amarré au quai d'Alger depuis dimanche, a en effet coulé.

Inexplicablement, pour l'instant. « La capitainerie m'a appelé vers 7 h, raconte Bernard. Le bateau était dans l'eau, jusqu'à la bôme. » A l'intérieur : trois mois de réserves de vivres, des vêtements, etc. « Nous devions partir pour huit mois autour de la Méditerranée », poursuit ce couple de retraités originaire de la Picardie, et installé à Sète.

Partie remise ? Ils en ont bien l'intention : « Le voilier serait récupérable. A priori, il n'a pas subi de choc. » Eux sont touchés, oui. Mais pas coulés.


Publié le : Vendredi 8 avril 2011 à 10:29

​Revue Presse Le 'Sauve-qui-peut' joue les va-t-en-mer

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Photo Vincent ANDORRA

édition du jeudi 7 avril 2011

Plus de 200 personnes pour une petite coquille de noix de 5,70 m ! Le chantier de La Plagette, mardi soir, c'était the place to be, l'endroit où le Sétois et l'amoureux du patrimoine maritime se devaient d'être. C'est en effet ici que l'association de sauvegarde Voile Latine a pris à 'bras le cœur' la restauration du Sauve-qui-peut, l'un des deux mythiques esquifs de Georges Brassens.

Soleil couchant, accompagnement musical et public 'huilé', puisque les élus de tous bords s'étaient déplacés pour ce moment de grâce flottante. L'occasion de rappeler la belle histoire du Sauve-qui-peut, né en 1954 des mains du charpentier de marine André Aversa. Un petit bateau que le poète avait un temps imaginé appeler le Putain de toi...

Un petit bateau sans charme particulier, avouons-le, dont Brassens se servait pour aller pêcher sur l'étang et se baigner au phare de Roquerols.

Après plusieurs tentatives avortées de résurrection, le Sauve-qui-peut avait entre autres joué les jardinières devant le musée Paul Valéry. Relégué au fond du hangar du chantier de La Plagette, transvasé à l'extérieur, puis posé sur des tonneaux...il aura fallu attendre 2011, l'année du 30e anniversaire de la mort de Brassens pour que la Banque Populaire subventionne 'Voiles latines' à hauteur de 45 000 € et que l'embarcation sauve enfin sa peau de bois. Reste à espérer que dans le sillage de l'émotion iodée qui émanait mardi de cette mise à l'eau, les élus offriront au bateau un quai plutôt qu'un rond-point...

SANDRA CANAL

 


Publié le : Jeudi 7 avril 2011 à 08:58

​Revue Presse Un bel été en perspective

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édition du dimanche 3 avril 2011

Le littoral devrait être plébiscité cette saison grâce à la situation internationale et à la maigreur des budgets.

L’effet crise, flambée des prix du pétrole, Tunisie, Libye, Egypte, Japon etc, sont autant de raisons qui font que la France est et restera la destination privilégiée des Français », juge Grégory Sion, porte-parole France de HomeAway, qui se veut le leader mondial des locations de vacances.

Selon une étude TNS-Sofres pour HomeAway, parue récemment, 70 % de Français passeront leurs vacances dans l’Hexagone cette année, soit deux points de plus que l’an dernier.

Et le Languedoc-Roussillon devrait largement profiter de l’aubaine. La région conjugue à la fois les effets d’une offre importante s’adressant à un public populaire et ceux d’une météo estivale propre à satisfaire l’héliotropisme des vacanciers.

Des séjours plus courts

Le climat est, en effet, l’un des principaux critères de choix des destinations des Français qui veulent du soleil, mais le budget reste la priorité numéro un face à l’augmentation des charges contraintes (loyers, assurances, alimentation, énergie), souligne Guy Raffour, PDG du cabinet Raffour Interactif, dans une étude récente. « Les gens font très attention à leur porte-monnaie. In fine, ils partent toujours mais le prix reste déterminant. Les ventes de dernière minute restent fortes », poursuit-on chez Odalys (résidences de tourisme), où l’on constate une hausse de 4 % des réservations à la mer pour Pâques et de 4,5 % pour cet été.

Chez Belambra (ex-VVF Vacances, clubs de vacances en France), la tendance est « bonne surtout depuis deux-trois semaines », tant pour Pâques que pour l’été, avec une progression des ventes de respectivement 30 % et 20 % chaque semaine.

Pour Didier Arino, directeur de Protourisme, les Français devraient moins partir en vacances cette année (66 % contre 72 % en 2010). Surtout, leur budget devrait baisser sensiblement (-7,2 %).

Fait inédit : l’hébergement devrait souffrir plus particulièrement cette année, tant pour Protourisme que pour HomeAway, témoignant de contraintes toujours plus fortes qui profitent plus aux courts qu’aux longs séjours.

Des disparités plus grandes se font jour entre catégories sociales : les plus fragiles ne partent plus ou guettent les prix bradés, alors que les plus aisées affirment vouloir partir à tout prix et se disent prêtes à dépenser plus.

La façade méditerranéenne de l’Hexagone devrait également bénéficier des mouvements de révolte dans les pays du Maghreb. Si les reports de vacances de nationaux et d’étrangers vers l’Hexagone sont pour l’instant difficilement quantifiables, Odalys affirme constater « une hausse des réservations en provenance des marchés étrangers ». Belambra mise ainsi sur ses formules-clubs prisées particulièrement par les familles habituées à la Tunisie, et qui pourraient cette année opter pour la France.

Dans ce contexte, le Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d'Azur et le Sud-Atlantique devraient donc afficher complet.


Publié le : Lundi 4 avril 2011 à 08:37

​Revue Presse Chavarria déjà en forme

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édition du vendredi 1 avril 2011

Surmotivé à l'idée de reprendre la mer après avoir passé l'hiver à peaufiner la préparation de son bateau, Renaud Chavarria n'a laissé que des miettes à ses concurrents ! En lice, en Italie, à l''Arcipelago 6.50', en compagnie de Bertrand Dreux, il a mené son mini sur la plus haute marche du podium au terme d'un parcours de 160 milles. L'épreuve s'est courue dans des conditions légères, Eole ayant oscillé entre 5 et 10 nœuds sur les deux jours de course.

Au final, Renaud Chavarria et Bertrand Dreux ont terminé premiers, toutes catégories confondues, avec 1 h 40 d'avance sur les seconds !


Publié le : Dimanche 3 avril 2011 à 12:47

​Revue Presse Quatorze hommes, un canot, 900 chevaux...

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édition du samedi 2 avril 2011

La station sétoise de la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) compte 14 personnes, toutes bénévoles, dont un équipage de huit hommes d'astreinte 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, qui intervient jusqu'à 40 milles au large (74 km).

Et un canot 'tout temps' (ça n'a rien à voir avec une barque), le Marius-Oliveri , qui force le respect : 17,60 m, 900 chevaux, autoredressable, insubmersible, médicalisé, équipé tant pour la lutte contre l'incendie que pour l'assèchement. De tradition, toutes les interventions pour sauvetage de la vie humaine sont gratuites. Pas les remorquages. Quand la sirène retentit au Sémaphore, ce sont eux qui sortent.


Publié le : Samedi 2 avril 2011 à 09:09

​Revue Presse Numéro d'équilibriste au dessus du Marius-Oliveri

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édition du samedi 2 avril 2011

Un hélitreuillage, ça ne s'improvise pas, surtout au-dessus de la mer. Et ça, c'est plutôt rassurant.

C'est une mécanique parfaitement huilée dont chaque rouage doit s'imbriquer. Aussi la station SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) de Sète ne refuse-t-elle jamais de se prêter aux différents exercices que proposent ses partenaires, Marine nationale, gendarmerie ou sécurité civile, comme ce fut le cas mercredi. Ce jour-là, il s'agissait de simuler l'évacuation d'un blessé du canot Patron Marius-Oliveri vers l'hélicoptère Dragon 34 de la sécurité civile. Un exercice valant formation tant pour le pilote d'hélicoptère que le mécanicien treuilliste ou encore l'équipage de la station SNSM de Sète.

L'opération s'est faite face au vent, à une vitesse de six nœuds

« Un hélitreuillage est toujours une opération délicate, explique Michel Zambrano, le président de la station de Sète. Les moyens maritimes doivent être en symbiose parfaite avec les moyens aériens. Quand c'est nous qui récupérons un naufragé, nous attendons que l'hélico nous donne le cap à prendre, puis la vitesse. »

C'est en faisant route à six nœuds (et pas au mouillage, donc) que le Patron Marius-Oliveri a, mercredi, été rejoint par le Dragon 34. Appareil qui s'est alors positionné 'en stationnaire', face au vent et dans un angle de 30 degrés, pour un hélitreuillage parfait. Puis comme toujours, dans le cas d'un blessé à bord (du canot, d'un bateau de pêche ou d'un navire de commerce), un médecin et une civière ont été préalablement envoyés vers le navire avant hélitreuillage du blessé.

Mercredi, comme souvent, l'opération s'est bien déroulée. Mais la rareté de ce type d'intervention ne dispense personne d'un tel entraînement, confirme Michel Zambrano. Au contraire. « Nous avons vécu une telle situation il y a quelques années avec un matelot de chalutier qui s'était retrouvé coincé sous le sac du chalut (du filet, Ndlr). Et en situation réelle, a fortiori par gros temps, il faut que tous nos gestes tiennent du réflexe. »

PATRICE CASTAN


Publié le : Samedi 2 avril 2011 à 09:04

​Revue Presse Les bateaux de la Sorac toutes voiles dehors pour la Sodéal

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édition du vendredi 1 avril 2011

Après la coupe de la Sodéal regroupant 35 équipages, pour 2 journées de régate, les résultats ont été proclamés en fin d'après-midi de dimanche dernier, en présence de MM. Tobena et Ruiz (représentant la Mairie d'Agde) et Weiss (représentant la Sodéal).

Se sont imposés : en classes R, Atalante, à M. Lo Pinto, en classes FG, Satanas, à M. Roques, en classe E, Lou Poul, à M. Cauquil, en classe D, Farfadet, à M. Coursières, en classe C, Globule, à M. Rouhaud et enfin en classe B, Tangara, à M. Cottin.

Prochains rendez-vous du Club : samedi 9 avril à 16 h pour un passage en revue du matelotage indispensable, et le 10 avril pour la régate 'du Mont Saint-Loup'.


Publié le : Vendredi 1 avril 2011 à 08:21

​Revue Presse Libye : thonier, version humanitaire

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Photo VINCENT ANDORRA

édition du jeudi 31 mars 2011

Hier, cent tonnes de denrées de première nécessité ont été embarquées depuis Sète à destination des zones de combat. Après le thon vivant, des vivres en boîtes. Hier matin, les vastes cales du thonier Saint-Antoine Marie II de l’armement Avallone accueillait des palettes entières de produits de première nécessité et des médicaments, dont des malles pédiatriques et des kits d’hygiène. Ce bateau pour la Libye frappée par le chaos est probablement une première en France. Le convoi est destiné aux combattants blessés, parfois affamés, et plus généralement aux Libyens de part et d’autre du golfe de Syrte. Une région que connaissent d’ailleurs les pêcheurs sétois pour y caler chaque été leur senne pour remonter les thons rouges.

« De quoi accompagner 20 000 personnes pendant un mois »
Jean-François Riffaud, porte-parole de la Croix-Rouge

à Sète (Hérault), à l’abri du mistral et sous ses effluves de gazole, le thonier ventru a été transformé en secret en navire humanitaire. Gare du Maroc, on s’affaire. L’opération, huilée, est organisée par la Croix-Rouge française. C’est la société de travaux marins Jifmar, basée à Marseille mais très active sur Sète, qui est à la manœuvre et a affrété le navire. Chariots élévateurs, grue : des dizaines de bidons d’huile alimentaire, des sacs de sucre et autres produits de base sont embarqués. Le navire devait prendre la mer hier soir ou le fera plus sûrement ce matin à raison de 18 km/h. En fonction des raids aériens et de l’évolution des combats.

« Ce voyage a été préparé en secret car nous craignons des représailles à l’arrivée et des tirs dans les zones de guerre. D’ailleurs le bateau ne fera qu’un touch and go et repartira immédiatement après avoir débarqué les matériels », explique un proche du dossier. « Nous embarquons en effet suffisamment de matériels et de vivre pour accompagner 20 000 personnes pendant un mois », confie Jean-François Riffaud, porte-parole de la Croix-Rouge française. L’ONG a déjà deux personnes en Libye, dont un médecin qui évalue les moyens de l’hôpital de Benghazi « pour répondre aux besoins médicaux qui semblent alarmants », souffle Jean-François Riffaud. Et la guerre n’est pas près de se terminer.

OLIVIER SCHLAMA


Publié le : Vendredi 1 avril 2011 à 08:15

​Revue Presse Pas de pétrole au Lazaret mais un inestimable gisement de sable

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édition du mercredi 30 mars 2011

C'est ce qu'on appelle, dans le jargon, un 'marronnier'. Autrement dit un sujet qui refait surface chaque année à la même saison. Et pour le coup, c'est vraiment de surface dont il est question. Chaque année à l'approche de la saison estivale, donc, la Ville met les bouchées doubles pour proposer, dès avant les vacances de Pâques, des plages dont la superficie, comme le 'confort', sont à la hauteur d'une réputation plus qu'hexagonale. Notamment celles, dans l'anse du Lazaret, que Brassens a chantées.

150 000 investis, 15 000 m3 de sable extraits

Pour ce faire, la municipalité ne compte pas ses deniers : 150 000 (hors nettoyage printanier) sont annuellement investis sur le 'ré-engraissement' des plages du Lazaret, opération qui bénéficie d'un intéressant système de vases communicants.

L'entreprise à laquelle la Ville confie les travaux utilise en effet le sable issu du dragage opéré entre les épis, et face au canal des Quilles, pour ré-engraisser la plage toute proche tout en garantissant, de fait, l'accès des navires au port de plaisance. Au total, d'ici la fin de l'opération, les barges équipées de moto-pompes auront 'transvasé' vers la grève pas moins de 15 000 m3 de sable. Ces travaux, sous le coup de la Loi sur l'eau, sont soumis à une déclaration préalable à la Dreal (Direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement) qui garantit la salubrité du sable sur lequel s'étendront des milliers de personnes d'ici quelques semaines.

à noter également qu'une fois le ré-engraissement achevé, d'ici la fin du mois d'avril, la Ville procédera à un nettoyage mécanisé de la plage ainsi qu'à une opération de désenrochement de l'anse du Lazaret. Où des rochers affleurant - et fort dangereux - font régulièrement leur apparition.

Les conditions sine qua non pour que Sète ne soit pas taxée de publicité mensongère lorsqu'elle annonce 12 km de plages de sable… Fin.

Patrice CASTAN


Publié le : Mercredi 30 mars 2011 à 07:37

​Revue Presse 'La Poissonnerie' veut simplifier la vie des restaurateurs

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édition du lundi 28 mars 2011

Un grossiste en poissons qui s'implante dans une zone industrielle, jusque-là, pas de quoi en faire un plat, fût-il mitonné au court-bouillon ! Ouverte depuis une quinzaine de jours, l'enseigne 'La Poissonnerie', située après la déchetterie, sur la zone des 7-Fonts, suscite l'intérêt des professionnels pour une autre raison : les trois associés dans cette affaire, Antony Garnham, Daniel Muleta et Kamel Fathi, possèdent en effet l'agrément nécessaire pour travailler le poisson et le livrer à la demande aux restaurateurs. « Le client peut très bien commander le poisson à la pièce, écaillé et vidé, explique Antony. Nous levons également les filets et nous adaptons à la demande des chefs en cuisine : s'ils veulent des tranches de 80 grammes ou des filets levés en portefeuille, on le fait. »

Un commerce de détail qui a déjà fait la réputation d'Antony sur la côte varoise. Installée à Montauroux, son enseigne sert de grands restaurants et de luxueux hôtels du littoral dans un secteur très concurrentiel, ce qui n'est pas encore le cas dans l'Hérault.

Un investissement conséquent

A Agde, les trois associés ont investi près de 300 000 . Une mise conséquente qui comprend la création d'un laboratoire dernier cri, avec notamment des espaces réservés à chaque opération effectuée sur le poisson (écaillage, filetage, emballage...), l'installation d'une vaste chambre froide et l'achat de quatre camions frigorifiques. « Pour le poisson, nous travaillons avec les criées de la région, mais aussi des grossistes de toute la France pour les poissons de l'Atlantique », ajoute Daniel Muleta, qui mise beaucoup « sur la réactivité, pour ne pas décevoir les acheteurs. Les clients passent leur commande le soir et sont livrés le lendemain matin. Mais nous avons décidé de mettre en place une astreinte téléphonique l'après-midi pour dépanner des restaurateurs en urgence. Car on sait très bien qu'au Cap d'Agde, il suffit d'un gros 'coup de feu' le midi pour vider une cuisine. »

Kamel Fathi, qui avait déjà développé l'année dernière une activité de grossiste sur ce même site avant de s'associer, se dit « optimiste. L'an passé, j'avais déjà bien travaillé. » Alors que les premiers clients ont déjà mordu à l'hameçon et que de grandes enseignes comme Intermarché font appel à leurs services, Anthony, Daniel et Kamel ne s'en cachent pas : à moyen terme, ils vivent une implantation plus globale sur l'Hérault, jusqu'à Montpellier. Un 'business-plan' qui, s'il s'avère conforme à leurs attentes, devrait permettre de rapidement créer de l'emploi sur la zone.

Olivier RAYNAUD


Publié le : Lundi 28 mars 2011 à 11:37

​Revue Presse La triste fin de l´Assunta II

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édition du samedi 26 mars 2011

Victime d’une voie d’eau, le chalutier sétois a sombré jeudi après-midi, à 46 km des côtes. L’équipage est sain et sauf.

La flottille de pêche sétoise compte depuis jeudi une unité en moins. Et il y a désormais une place vide devant le bar de La Marine. Comme nous vous l’avions annoncé dans notre édition d’hier, le chalutier l’Assunta II a fait naufrage, avant-hier, en fin d’après-midi, alors qu’il s’apprêtait à rentrer au port avec sa pêche.

Tout commence vers 15 h 45. Alors qu’elle est de sortie au large du Cap-d’Agde, la vedette de la gendarmerie maritime de l’Hérault capte un appel de détresse. Il émane de l’Assunta II, un chalutier pélagique construit en 2002, à coque métal (1). Il se trouve à environ 25 milles nautiques, soit 46 km, au large de Sète. La météo est bonne. La mer est belle, le vent de sud-est souffle à 4 nœuds. Mais pour des raisons qu’il appartiendra aux enquêteurs d’éclaircir, une importante voie d’eau vient de se déclarer à babord arrière du bateau, à hauteur de la ligne d’arbres.

Deux moto-pompes en action

La vedette des gendarmes file aussitôt, à une vitesse de 25 nœuds, en direction du chalutier. 23 milles les séparent. Pendant ce temps, le Cross-Med (2), alerté par le sémaphore de Sète, prend la direction des opérations de secours. L’hélicoptère Dauphin de la Marine Nationale est également dépêché sur place. Le Charles-Gilberte II et l’Odyssée II, les deux chalutiers les plus proches de leur homologue en difficulté, rallient la zone.

Vers 16 h 30, arrivé à sa hauteur, l’Odyssée II recueille le patron-pêcheur, Jean-Philippe Rigal, et ses quatre hommes d’équipage, sains et saufs. Puis il transborde une première moto-pompe à bord de l’Assunta II. Celle du canot pneumatique de la gendarmerie maritime est aussi mise à contribution.

Peine perdue. Le bateau gîte dangereusement. Et s’enfonce inexorablement dans les eaux. Vers 17 h 30, une demi-heure après l’arrivée de l’hélicoptère, c’est le naufrage, par 95 m de fond. La balise de détresse, qui s’est déclenchée juste au moment où il a commencé à sombrer, sera récupérée par la gendarmerie maritime.

Toujours sous le choc, comme ses hommes, le patron-pêcheur n’a pas souhaité s’exprimer, hier. Le naufrage n’a certes pas fait de victimes, contrairement au dernier en date (lire ci-dessous). Mais au traumatisme psychologique subi s’ajoute la perte irréparable de son outil de travail.

MARC CAILLAUD

(1) Construit en 1970, l’Assunta tout court, lui, est un chalutier de fond à coque bois. (2) Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage en Méditerranée.


Publié le : Samedi 26 mars 2011 à 08:27

​Revue Presse Les thoniers commencent déjà à monter aux filets

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édition du mardi 22 mars 2011

Même s'ils ont encore le temps d'attendre avant le début de la campagne, fixée pour courant mai, les thoniers sétois ont repris une certaine activité. Depuis une petite semaine, on s'occupe de l'entretien des énormes filets des bateaux. Tour à tour, les marins ont vérifié les mailles des pièges de nylon. Dans les prochaines semaines, les préparatifs vont entrer dans une phase beaucoup plus active.

VINCENT ANDORRA


Publié le : Mardi 22 mars 2011 à 07:57