Votre conseiller portuaire comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Paris, à une date qui reste à fixer, afin de répondre d’accusations de propos diffamatoires faisant suite à une plainte déposée le 21 juin 2024 par la SODEAL, relative à des prises de position concernant l’engagement de travaux de remise en état des quais, considérés comme non prévus contractuellement.
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​Revue Presse Thon : la flotte n´est plus que l´ombre d´elle-même

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Le crépuscule sur un thonier sétois en pêche lors de la campagne 2010
Photo Vincent Damourette

Midi Libre 14/05/2011

On suit le corbillard et, à mon avis, c’est pour un bout de temps." En patron, et prud’homme, averti, il l’avait vu venir cette saison 2011, Raphaël Scanapiecco. Et savait qu’elle serait historique. Historiquement désastreuse. Jugez plutôt : des 17 senneurs sétois, seuls six appareilleront dimanche pour une campagne de pêche au thon qui, du reste, ne durera qu’un mois. Et cette année, aller au thon, ce sera "aller pêcher le quota alloué à la France tout en sachant que ce n’est pas rentable".

Il faut dire que les thoniers senneurs, dont Sète reste la principale base en Méditerranée, cumulent tous les handicaps, cette année. La pénalité (ou "pay back") conséquente à la surpêche estimée de 2007 déduite, les bateaux français partiront pour pêcher 700 tonnes de thon rouge. Or, le minimum de captures admissible par navire de moins de 40 m étant de 50 tonnes (et la division du quota par le nombre “d’ayants droit” atteignant à peine la moitié), il a fallu que les Sétois se regroupent pour avoir le droit de pêcher.

L’armement Scanapiecco, par exemple, ne “sortira” qu’un bateau, sur lequel il a mutualisé six quotas (soit un peu plus de 120 tonnes), l’armement Avallone deux navires, Nicolas Giordano un seul bateau… Pour que le Eric-Marin puisse sortir, Jean-François Giordano et Serge Di Rocco ont dû laisser leur bateau à quai, et transférer leur quota. Les patrons s’arrangeront ensuite. Au total, dimanche, pas plus de six bateaux sétois prendront ainsi la mer, plus un agathois et deux du quartier de Port-Vendres.

Des 220 marins et commandants de navires encore concernés en 2007 par la pêche au thon à Sète, on comptera donc tout au plus cette année 80 personnes embarquées, "sans compter les 100 autres matelots au tapis, qui travaillaient sur les thoniers libyens", interdits de pêche cette année en raison du conflit.

Bref, comme on dit, ça sent le sapin. Plus que le thon rouge, en tout cas. Et sur les quais sétois, une dizaine de thoniers ne bougeront pas d’un mètre.

Dans cette situation, on imagine que le Plan de sortie de flotte séduira les plus endettés. Quoique : un thonier senneur, c’est environ 5 M€, le Plan de sortie de flotte proposera 2 M€. De quoi se retrouver pour certains sans outil de travail, mais avec des traites à honorer. Pour les autres, la diversification s’imposera, ou la reconversion. Le lamparo traditionnel, "peu glouton en gazole mais qui demande de la main-d’œuvre", est une piste cohérente pour Raphaël Scanapiecco, "à condition que la gestion soit stricte". Quant aux thons rouges, que les Sétois iront débusquer à Malte, aux Baléares, ils vont très bien, merci. D’après le prud’homme major en tout cas, "le poisson est là".

PATRICE CASTAN


Publié le : Dimanche 15 mai 2011 à 09:22

​Revue Presse Délestages sauvages : suivre les petites péniches à la trace

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Une infime minorité des petites péniches de l’étang vidange correctement leurs eaux noires
© D.R

Midi Libre 14/05/2011

Depuis un certain temps l’étang de Thau est victime des eaux noires délestées par des petites péniches et autres bateaux habitables de passage. Ce problème récurrent a fait l’objet de nombreux échanges lors de réunions entre élus, professionnels de l’étang ou usagers. Mais il semble que ces discussions, parfois très engagées, n’aboutissent pas.

Thierry Baëza, adjoint à l’environnement et au cadre de vie à la Ville de Mèze, a adressé un courrier aux présidents de Thau agglo, Hérault Méditerranée, CCNBT, SMBT (Syndicat mixte du bassin de Thau) ainsi qu’aux conseillers généraux concernés pour les sensibiliser sur ce point. Car si l’ensemble des acteurs est conscient de cette situation, aucune action ne paraît être mise en place pour trouver une solution à cette problématique qui touche le bassin de Thau, le Canal du Midi et le canal du Rhône à Sète.

"Si le tourisme est une économie non négligeable pour la région, il ne doit pas se faire au détriment des activités professionnelles de l’étang, la conchyliculture et la pêche, rappelle Thierry Baëza dans son courrier. Et la solution existe. Il reste à déterminer qui doit la mettre en place. Une action commune entre l’état, la région, le conseil général, la communauté d’agglomération, la communauté de communes, le syndicat mixte et les collectivités devrait solutionner le problème." L’élu rappelle d’ailleurs que durant le mois de juillet 2010, "une des plages de Mèze a été interdite à la baignade suite à un taux de coliformes fécaux important dû à un délestage de pénichettes. Cette fermeture a été néfaste pour l’image de la ville, de l’étang, mais aussi pour celle des activités professionnelles."

La fréquentation des petites péniches sur l’étang de Thau est évaluée à environ 10 000 par an. Seules 0,5 % vidangent leur cuve à eaux noires correctement. Sur les 1 700 petites péniches qui s’arrêtent dans les ports de Mèze et de Bouzigues (équipés de bateaux-pompes), cinquante seulement le font.

"Il serait souhaitable de mettre des bateaux à pompes à toutes les entrées du bassin de Thau, poursuit Thierry Baëza. Ainsi les pénichettes auraient les moyens de vidanger leur cuve à eaux noires avant de naviguer sur l’étang (...) Ces installations devraient être accompagnées du suivi des pénichettes et de la tenue à jour d’un carnet de bord qui serait tamponné par les capitaineries ou autres responsables des pompages lors des vidanges de cuve et présenté lors des contrôles aux autorités compétentes".


Publié le : Samedi 14 mai 2011 à 10:09

​Revue Presse Tous les plaisirs de la mer

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La société nationale de secours en mer profitera de l’occasion pour présenter ses actions.
© D.R

Midi Libre 13/05/2011

Chaque année, la fête du nautisme est le rendez-vous national incontournable pour la découverte et l’accès aux pratiques des sports et des loisirs nautiques aux quatre coins de la France. Et le rendez-vous est fixé, ce week-end.

Au Cap-d’Agde, la Sodéal, l’office de tourisme, la Ville, les professionnels et associations nautiques y participent activement.

Un programme aussi large que de qualité en fait un rendez-vous très prisé. L’objectif du programme proposé ces samedi et dimanche est d’inviter le public le plus large, familles, jeunes et moins jeunes, à découvrir les loisirs nautiques dans leur diversité et à partager une passion avec ceux qui la vivent chaque jour.

Sur les quais du Centre port en plein cœur de la station, à l’Avant-port ou au Centre nautique, il sera possible de tester une activité nautique ou de découvrir de nouveaux loisirs.

Une équipe d’animateurs sera présente de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 18 h pour accueillir le public et lui donner envie de partager ses passions.


Publié le : Vendredi 13 mai 2011 à 08:24

​Revue Presse Incendie sur le Marrakech

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Le Marrakech va rester quelques jours à quai
Photo Vincent ANDORRA

Midi Libre 11/05/2011

Le Marrakech va rester quelques jours à quai. Cette fois, ce n’est pas pour une question de facture d’essence non réglée mais pour des réparations. Hier matin alors qu’il entrait dans la passe du port de Sète avec l’aide d’un remorqueur, le ferry de la Comanav a été touché par un incendie, à l’origine inconnue.

Le feu s’est déclaré dans le local séparateur des hydrocarbures. "Un lieu sensible sur un bateau tout comme les cuisines, explique-t-on du côté de la capitainerie. à ce titre il est équipé d’un système de confinement et d’extinction." Le dispositif a parfaitement fonctionné. "L’équipage a très bien réagi à bord", commente pour sa part Jacques Belli, pilote du port de Sète, qui gérait sur la passerelle du Marrakech, l’entrée dans les eaux portuaires sétoises. Du coup, la propulsion a été coupée et le ferry "ne pouvait pas être manœuvrable", poursuit Jacques Belli.

"Quand ils ont dit qu’il y avait un incendie, j’ai eu un peu peur"

Une jeune passagère du ferry Alors en urgence, un deuxième remorqueur a été sollicité pour aider le navire de 127 m de long et de 1 140 tonnes à accoster à la gare maritime. "Comme il n’y avait pas de vent, on a pu le maintenir dans l’avant-port sans trop de souci en attendant l’arrivée du second remorqueur", précise-t-on à la capitainerie.

A bord, la petite centaine de passagers a vécu ces péripéties sans panique. "Il y a eu une grosse fumée de chaque côté du bateau. Puis une odeur de brûlé", a dit la majorité d’entre eux à la descente du bateau. "Moi j’étais au restaurant. Quand ils ont dit qu’il y avait un incendie, j’ai eu un peu peur", glissera cette jeune fille avant d’aller retrouver son petit ami sur le parking d’Orsetti. Pendant ce temps-là, les pompiers sétois inspectaient le ferry par mesure de précaution. "Les dégâts sont conséquents", résumera l’un d’eux.

Pour Philippe Sala, le patron d’Euromer (l’exploitant du Marrakech), cet incendie est "anecdotique et bénin". Le ferry devra quand même être réparé. "On va attendre les pièces. Une fois que nous les aurons, il y en a pour une journée de travail." L’ancien navire privé de Hassan II ne fera donc pas de rotations d’ici là. "De toute façon, vu la quarantaine de réservations que l’on avait pour le départ de mardi soir, on avait prévu de payer l’hôtel aux passagers et de les faire embarquer mercredi sur le Biladi", poursuit le patron d’Euromer. Espérons que tout se passera bien sur ce ferry...

Philippe Malric


Publié le : Mercredi 11 mai 2011 à 08:55

​Revue Presse Cinq personnes sauvées in extremis de la noyade

Midi Libre 09/05/2011

Deux personnes en difficulté au camp naturiste du Cap-d’Agde ainsi que trois autres baigneurs à Sérignan-Plage ont été sauvés in extremis de la noyade, hier, respectivement à 15 h 30 et 18 h 30.

Bilan : trois hospitalisations : un homme de 30 ans a été transporté d’urgence à l’hôpital de Sète par le Samu. Un enfant de 9 ans a été évacué pour examen de contrôle au centre hospitalier de Béziers.

Tandis que son père, âgé de 64 ans, qui avait bu beaucoup d’eau en tentant de lui porter secours, a été héliporté à l’hôpital de Béziers où il est resté sous surveillance toute la nuit.


Publié le : Mercredi 11 mai 2011 à 08:40

​Revue Presse Le port du Chichoulet va battre Pavillon bleu

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Midi Libre 09/05/2011

à peine l’encre de son inauguration séchée, que le port départemental Vendres Domitienne, récolte les lauriers de ce coup de jeune. Vendredi dernier, le palmarès 2011 des Pavillons bleus des ports de plaisance a été divulgué. Pour la première fois, le Chichoulet, passé sous délégation de la communauté des communes de la Domitienne en 2009, fera flotter au-dessus de ses anneaux, cet écolabel de qualité environnementale (lire ci dessous).

Du côté des producteurs, on se réjouit évidemment de ce label à condition que le pavillon ne donne pas d’envies mégalomaniaques : "On ne veut pas voir s’élever du béton partout, façon La Grande-Motte", explique Pascal, derrière son stand de dégustation de fruits de mer, ouvert à l’année. Ici, on déguste les coquillages et crustacées arrosés d’un petit blanc, sans façon, entre un vol de butor étoilé et un cri de mouette, les yeux sur les bateaux arrimés à une encablure.

En direct du producteur au gourmet : c’est l’esprit de ces kiosques inaugurés en juillet dernier. L’été venu, un pêcheur complète le menu. "L’atout de ce port, c’est son côté nature et sa taille humaine ; voilà ce qui attire notre clientèle essentiellement locale ; ce ne sont pas les gros bateaux qui sortent trois jours par an qui nous font vivre, mais les gens d’ici et les petits plaisanciers", continue Pascal.

De la nécessité de faire naviguer en eaux calmes les 250 anneaux du port et les mas conchylicoles. La plaisance et la pêche. Le tourisme et la protection de ces étangs si précieux classés Natura 2000.

Michel Bozzarelli, le président de la communauté de communes la Domitienne confirme que cela a guidé le projet du port : "Nous faisons tout pour mettre en avant les atouts de ce secteur d’exception sis entre Vendres et Lespignan dont fait partie le Chichoulet . Les producteurs ont été associés aux discussions pour qu’ils comprennent que ces travaux, dans lesquels le Département a investi 12 M, sont un plus. Les producteurs travaillaient auparavant en autonomie, nous avons installé la collecte des eaux noires et grises et le tri sélectif".


Publié le : Lundi 9 mai 2011 à 08:47

​Revue Presse Apprendre le kitesurf sur l´étang d´Ingril est désormais possible

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La vitrine d’Optimum, une boutique sur l’avenue d’Ingril à quelques pas de l’étang.
© D.R

Midi Libre 07/05/2011

De l’eau douce, peu profonde, beaucoup de vent. L’étang d’Ingril est "un endroit où ça va bien. Il est classé dans les dix premiers spots français et son potentiel est impressionnant" estime Sylvain Hoceini qui vient de déménager son école de Palavas à Frontignan. Optimum existe depuis 1999 et son responsable est un véritable champion (lire ci-dessous) qui entraîne également, des jeunes, en compétition. "C’est pas pour ça qu’on est un meilleur professeur. Il faut chaque fois s’adapter au profil des élèves ; parfois, ça ne passe pas." Ceux qui ont envie d’apprendre cette discipline en passant par une école - "c’est plus cher mais plus efficace"- sont nombreux autant parmi les femmes que parmi les hommes.

"Le kite, c’est plus que tendance. Aujourd’hui, en France, on est 30 000 ; dans dix ans, on sera 300 000 autant que les skieurs. Du coup, il faudra trouver des aires de décollage supplémentaires." Dès qu’on atteint 25 kg, on est assez lourd pour tenir sa voile. Avant d’envisager un premier départ, il faut passer par une préparation nécessaire à terre : météo, vents, montage du matériel, règles de sécurité. Après... «Deux jambes, deux bras et un cerveau, ça suffit. Il y a quatre gestes : on pousse, on tire, on tire et on tire. Il faut savoir guider le cerf-volant." Vu comme ça, ça a l’air facile. "Oui, c’est facile, écologique et enivrant. Du coup, il faut savoir s’arrêter à temps." Un stage de quatre heures (490 ) permet d’apprendre à se débrouiller. Ensuite, il faut compter 1 500 de matériel. "Les associations, comme Inkiwi, à Frontignan, permettent de pratiquer et de progresser."

Isabelle JUPIN


Publié le : Samedi 7 mai 2011 à 09:24

​Revue Presse Petite chronique contre les grosses galères

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Le coude d’échappement : à surveiller. © D.R

Midi Libre 05/05/2011

C’ est dans un contexte idyllique que ces plaisanciers vont se retrouver à dériver pendant 72 h. En effet, non loin de l’équateur, sous un soleil de plomb, dans une pétole bien connue des marins, ils naviguent déjà depuis 2 jours au moteur avec leur voilier de 14 m quand la mécanique se met à chauffer considérablement.

Heureusement, leur bateau est équipé d’un indicateur de température (qui devrait être installé sur tous les moteurs diesel ou essence), si bien qu’ils ont pu l’arrêter avant que l’alarme ne se déclenche. Ils ont donc évité que le joint ne se déchire, ce qui aurait été beaucoup plus grave.

Pourtant leur bateau avait subi de longs mois de préparation avec révision, peintures, pose d’un gréement neuf, etc... Mais il va s’avérer que quelque chose a très certainement été négligé.

Le skipper recherche alors l’origine du problème en commençant par la vanne de coque, vérifiant si celle ci est bien ouverte, et ensuite si le filtre à eau de mer est propre. La pompe à eau de mer est également visitée, mais tout est en parfait état. Les réfrigérants ont été démontés avant de partir donc ils ne sont pas en cause.

Pour le circuit d’eau douce, le thermostat est neuf et donc pas défectueux. Il ne présente pas de fuite apparente si ce n’est par le bouchon de surpression du réfrigérant, ce qui est normal du fait de la dilatation du liquide de refroidissement. La courroie de la pompe, quant à elle, est bien tendue (pas de risque de glissement).

Reste, lors d’un ultime essai, toujours la mystérieuse montée en température du moteur. L’eau de mer sort bien de l’échappement, mais elle n’est certes pas très virulente.

Quelle peut être la raison de cette chauffe anormale ? Voilà que la seule vérification qui n’a pas été faite concerne le coude d’échappement où se mélangent gaz d’échappement et eau de mer. C’est une pièce dite d’usure qu’il faut impérativement contrôler, car avec la conjugaison de la température et de la salinité de l’eau de mer, elle s“oxyde. La rouille freine alors la circulation d’eau jusqu’à pratiquement la boucher. Cette obturation provoque ainsi une surchauffe insidieuse du moteur : tout était là !

Pensez à réserver pour les stages du mois de juillet, prochaines dates :

  • électricité à bord, Du 16 au 17 mai
  • mécanique marine, du 9 au 13, du 18 au 19 mai
  • Polyester du 23 au 27 mai

Informations et réservations : 06 19 39 98 45


Publié le : Jeudi 5 mai 2011 à 07:35

​Revue Presse Le Lena et ses marins bloqués dans le port

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L’affréteur veut s’assurer le paiement de la part de United Marine Management.
Photo Vincent Damourette

Midi Libre 05/05/2011

Il est amarré, depuis le 10 mars, au poste H1 du port de commerce. Exactement au même endroit où est longtemps resté le Rio Tagus. Mais c’est bien là le seul point commun entre le Lena et le chimiquier. Si ce dernier n’a pas pu repartir c’est que l’armateur n’a toujours pas décidé de le faire réparer. Si le Lena, battant pavillon d’Antigua et Barbuda, est bloqué, c’est - en résumé - pour une question de gros sous.

Un affréteur de ce cargo de la société estonienne United Marine Management a fait opérer une saisie conservatoire sur le navire. Ce dispositif permet de garantir une créance. En mettant juridiquement la main sur ce navire de 83 m de long sur 13 de large pour un volume de 3 400 tonnes, cet affréteur - dont on ne connaît ni le nom, ni le pays - s’assure le paiement de sa créance. L’armateur United Marine Management disposant de plusieurs navires, il devrait rapidement pouvoir engranger des fonds pour régler sa facture. En attendant, ce sont toujours les mêmes qui payent, c’est-à-dire les marins.

Depuis le 10 mars, les six hommes d’équipage (des Estoniens, des Ukrainiens et des Russes) n’ont pas reçu le moindre salaire. Alors, comme pour les marins du Rio Tagus, ils passent leur temps entre le cargo construit en 1995 et le Seamen’s club de la rue Villaret-Joyeuse. En espérant que leur oisiveté ne dure pas plus longtemps.

PHILIPPE MALRIC


Publié le : Jeudi 5 mai 2011 à 07:13

​Revue Presse Le centre nautique surfe sur la vague de la pédagogie sportive

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Les cours de navigation sont prodigués par les moniteurs diplômés d’état. © D.R

Midi Libre 04/05/2011

Le centre nautique, formidable outil de la Sodéal pour le développement des activités sportives liées à la voile et à la navigation, avec à sa barre Laurent Bourriquel, connaît, tout au long de l’année, une activité aussi dense que riche. Et il devrait prendre plus d’ampleur encore, avec de nombreux événements qui viendront s’ancrer à sa structure.

Ce superbe ensemble situé au Cap- d’Agde, avec le fort Brescou comme toile de fond, accueille neuf associations, toutes liées aux activités de la mer, qui y ont élu leur siège social. Il y a, pour la voile, la Sorac et l’énac, pour la plaisance, l’Apac et le CNGA, pour les plongeurs, le BPES et l’Harpon-club, les Palangriers pour les pêcheurs auquel est venu s’ajouter tout récemment, le cercle des pêcheurs du Cap-d’Agde et la nouvelle association de jet-ski la team Caposud. Par ailleurs, le centre nautique ouvre ses portes à des associations voisines et d’autres structures, comme la brigade nautique de la gendarmerie, dont les bureaux se trouvent au rez-de-chaussée, qui a pignon sur rue. Si la société nationale de secours en mer utilise aussi ses locaux, des stages pour les sauveteurs y sont enfin organisés.

Bref, il ressemble à une véritable ruche où les activités sont légion. Car il ne faut pas oublier son rôle pédagogique.

Il accueille les écoliers, les collégiens d’Agde pour des activités de voile, mais aussi les deux collèges privés de Béziers, et bien d’autres établissements scolaires de l’Hexagone qui le choisissent pour organiser des classes de mer.

Et comme si cela ne suffisait pas à son bonheur, les moniteurs diplômés du centre y donnent des cours de navigation à voile destinés aux débutants comme aux “voileux” plus confirmés pendant les vacances.

C’est d’ailleurs cette facette que Laurent Bourriquel et son équipe souhaitent développer : "Il faut nous adapter à une nouvelle demande. Les gens veulent, désormais, apprendre vite et bien. Et nous nous tournons donc, vers les professionnels du nautisme pour que leurs clients, nouveaux propriétaires d’un bateau, aient la possibilité de naviguer et de sortir du port, où, bien souvent, les embarcations servent plus de résidences secondaires, sans prendre la mer."

Le centre nautique, dont l’importance stratégique, en matière sportive et touristique devrait aller crescendo, se situe donc dans un maillage économique, voulu par la Ville, l’office de tourisme et la Sodéal : "Et nous n’oublierons jamais notre rôle premier qui est de former des jeunes pour leur donner l’envie de pratiquer la mer avec envie et passion."

HERVé COSTECALDE


Publié le : Mercredi 4 mai 2011 à 07:26

​Revue Presse 16e édition du trophée de la ville de Valras

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Les voiliers devraient être nombreux sur l'eau tout ce week-end. © D.R

Midi Libre 30/04/2011

Le programme du 16e trophée de la Ville avec le Cercle de voile de l'Orb (CVO) est le suivant : aujourd'hui, inscriptions de 9 h à 12 h 30, salle Valmer au CVO ; briefing vers 13 h. Proclamation des premiers résultats autour du verre de l'amitié vers 18 h 30 ; repas vers 20 h 30 (15 € par participant). Demain, petit-déjeuner au CVO à 8 h 30 ; mise à disposition sur l'eau à 10 h 30 ; dégustation de fruits de mer vers 18 h 30, devant le CVO avant la remise des prix.


Publié le : Samedi 30 avril 2011 à 08:11

​Revue Presse Accusé d´avoir utilisé un avion “renifleur” pour le thon rouge

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Midi Libre avait révélé l’information le 12 juin 2008. © D.R

Midi Libre 29/04/2011

Je connais la loi ! Je suis représentant professionnel ! Si j’avais fait de la pêche aérienne, est-ce que vous pensez que j’aurais établi des contrats de travail marqués “pêche au thon” ?" Face au tribunal correctionnel de Montpellier, Raphaël Scannapieco, premier prud’homme de la pêche sétoise, se défend bec et ongle.

Il conteste avoir embauché deux pilotes et trois observateurs pour qu’à bord d’un avion de sa société, ils repèrent les bancs de thon rouge et transmettent les informations par radio à ses deux thoniers seneurs, lors de la campagne 2008, dans les eaux égyptiennes. Soit une année après l’interdiction formelle d’utiliser ces avions “renifleurs” pour traquer “l’or rouge” à l’avenir incertain.

Pourtant, les associations “écolos” et l’agence de contrôle européenne avaient constaté la présence d’engins au sol et en l’air, appartenant tous à Raphaël Scannapieco...

Ce dernier, lors de l’enquête (1), a affirmé qu’il cherchait à revendre sa société de travail aérien aux égyptiens. A l’audience, ses explications évoluent sur la présence du bimoteur.

"Moi j’étais à Tripoli, à 1 000 km de là... L’avion c’était pour faire de la prospection, pour des accords futurs avec l’égypte, pour savoir s’il y avait des poissons dans leurs eaux et récupérer leur quota, c’était du business." Qu’il a tenu secret pour ne pas se faire voler un marché qui s’est révélé au final infructueux, faute de thon...

"Et si votre avion avait repéré un banc ? Vos bateaux sur place, qu’est-ce qu’ils auraient fait ?", lance le procureur Patrick Desjardins.

"Le banc, on l’aurait regardé passer", jure, main sur le cœur, le pêcheur. Des affirmations qui n’ont pas convaincu le représentant de l’accusation. Se basant sur la présence simultanée du Cessna et des deux thoniers en mer, mais aussi sur les déclarations des pilotes et observateurs défavorables à leur employeur, il estime qu’il y avait bien action de pêche. Et requiert 20 000 d’amende : "Envoyer un avion en pleine campagne de pêche et dire que c’est pour l’année suivante, ce n’est pas crédible ! Mais je ne demande pas la suspension du permis de pêche." Délibéré le 1er juin.

YANICK PHILIPPONNAT


Publié le : Vendredi 29 avril 2011 à 08:55

​Revue Presse Course internationale de printemps : parcours sans fautes

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Plus de quatre cents concurrents avaient investi Marseillan-Plage. © D.R

Midi Libre 28/04/2011

Pour la première fois de son histoire, la course internationale de printemps en optimist s'est déroulée à Marseillan. Plus de 400 concurrents et leurs accompagnants ont investi Marseillan-Plage pour une semaine de régate en mer. Les premiers jours étaient consacrés aux entraînements et, en milieu de semaine, les choses sérieuses ont commencé pour ces jeunes champions (9 à 15 ans), venus des quatre coins de France, d'Espagne, d'Italie, de Grande-Bretagne, de Monaco, d'Algérie, etc. Au total, dix nations étaient représentées.

Les deux premiers jours de régates se sont enchaînés sur la mer. Pour l'occasion, un village avait été dressé sur le port de la station, permettant d'accueillir au mieux les coureurs. Malheureusement, une mauvaise météo et des vagues impressionnantes obligeaient les organisateurs à déplacer l'épreuve sur l'étang.

Direction Marseillan-Ville. Tous les concurrents ont, cette fois, envahi le parc de Tabarka et sa plagette. Un véritable tour de force pour les organisateurs qui ont été d'une efficacité remarquable, aidés par la centaine de bénévoles et la municipalité. Une solidarité et un exemple de réactivité qui feront date dans la vie associative marseillanaise. La compétition a pu ainsi se dérouler dans d'excellentes conditions permettant à tous les petits 'voileux' de participer aux épreuves sans prendre de risques. Constat unanime des membres de la Fédération française de voile et des participants : "Grand coup de chapeau à l'organisation, représentée par Michèle Adgé, la présidente et Gérald Lallement, le directeur du CVM !"

Dimanche soir, les résultats étaient proclamés sous le soleil, enfin de retour.

Ces quatre jours de compétitions se sont déroulés sans problème malgré les aléas d'une météo capricieuse et Marseillan pourrait transformer ce coup d'essai réussi, en organisant d'autres manifestations aussi importantes.

Du côté des coureurs, le Cercle de voile de Marseillan était représenté par trois jeunes qui ont réalisé des performances honorables à ce niveau international : Mat Argentin en D2 termine 21e sur 113 participants, Lucas Pinosa en benjamin finit 28e sur 83, et Marie Jimenez 98e sur 207 en D1.


Publié le : Jeudi 28 avril 2011 à 09:33

​Revue Presse Pour que décolle le kitesurf

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Photo JEAN SOUVILLE

Midi Libre 28/04/2011 

Discipline reine du Mondial du Vent, cette grand-messe annuelle de la glisse à Leucate-La Franqui, le kitesurf génère désormais du plaisir... et de l’argent.

Le kitesurf est devenu plus qu’un simple jeu pour monte-en-l’air. Car ce sport de glisse, dont on date la naissance (pas au carbone 14, mais plutôt à la 1664) vers le milieu des années 90, a développé à la fois un circuit mondial, mais aussi une industrie florissante. Pour, on schématise, ce surf tracté par un cerf-volant né à la fois sur le rivage hawaïen et sur la plage entre Carnon et Palavas, c’est désormais l’âge de raison. Après avoir profité de la baisse de régime de la planche à voile, le “kite” s’est installé durablement et solidement dans le paysage des sports de glisse. Et particulièrement en Languedoc-Roussillon, véritable paradis pour sa pratique avec ses 280 kilomètres de côte, sans parler des plans d’eau intérieurs.

Discipline reine du Mondial du Vent, cette grand-messe annuelle de la glisse à Leucate-La Franqui, le kitesurf génère désormais du plaisir... et de l’argent. "On n’en est pas à l’industrie du ski, tempère Raphaël Salles, ancien windsurfer de haut niveau, boss de F-One, troisième fabricant mondial de kite, aile et flotteur, dont les bureaux sont installés à Lattes. Nous, on compte en milliers, pas en millions. Mais c’est vrai que, depuis qu’on a créé F-One, en 1997, on progresse de 10 % en moyenne par an. Et les ventes en Languedoc-Roussillon représentent environ 3 % du chiffre d’affaires. C’est pas si mal que ça".

Du côté des instances fédérales, on se frotte également les mains. "Le nombre de licenciés augmente chaque année et on a de plus en plus de demandes au sein des écoles de “kite”, se félicite Yves Gilles, le président de la ligue régionale de vol libre, dont la fédération, la FFVL, a “piqué” le kitesurf à celle de voile il y a quelques années. On a enfin mis en place une véritable formation de moniteur dans la région, les communes suivent pour délimiter des zones de pratique. On compte 1 200 licenciés en France, dont 300 en Languedoc-Roussillon. Et l’on sent désormais une volonté politique de développer ce sport".

Une volonté des instances régionales qu’avait insufflée Georges Frêche. Et que son successeur compte bien poursuivre. "On sent une véritable volonté, précise Régis Mortier, le patron de KiteKonsulting, le cabinet chargé d’étudier toutes les branches de la filière kitesurf dans la région. On s’est inspiré de ce qu’avait fait le surf en Aquitaine. Au début, le surf était comme le kite ici. Désormais, c’est 6 000 emplois et plus de 1,4 milliard d’euros de ressources. Le “kite”, en Languedoc-Roussillon, pour l’instant, c’est 250 personnes à temps plein, environ un petit millier d’emplois saisonniers. Le quart des écoles en France sont dans la région. On ne compte plus le nombre de magasins et de fabricants. Il y a une véritable filière à développer ici. D’ailleurs, des communes comme Leucate, avec le Mondial du Vent, mais aussi Port-Barcarès et La Grande-Motte y travaillent sérieusement. Il faut créer un véritable pôle".

Comme quoi, il n’y a pas que sur la plage des Coussoules, à La Franqui, que le kitesurf décolle...

JEAN-LOUP ROBERTIER


Publié le : Jeudi 28 avril 2011 à 08:06

​Revue Presse Un chalut transformé en club-house

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Un bateau récupéré par miracle
Photo V.ANDORRA

Midi Libre 27/04/2011

Comme un effluve de “La Graine et le mulet”. C’est l’histoire d’un bateau voué à la destruction, récupéré par miracle et transformé non pas en restaurant mais en club-house de Cettarames ! Il y a trois ans, Annick Artaud récupère le chalut de la famille Talano.

"Durant neuf mois j’ai bataillé avec les affaires maritimes pour en faire le siège du club. Un jour, j’ai pleuré plus fort auprès d’un représentant du Ministère. Il m’a répondu que j’avais gagné !" Exit le moteur et le portique. Coup de peinture. C’est sur ce chalut amarré bassin de Cayenne que les rameurs se retrouvent, que les scolaires font classe. Haut-lieu de convivialité flottante, à préserver absolument ! Annick Artaud a dû batailler...


Publié le : Mercredi 27 avril 2011 à 09:33