Rafales : 10 nds
Température mer :
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| C’est au débouché du canal, face à Marseillan, que la pollution se fait le plus sentir. Photo V.D |
Midi Libre 10/06/2011
Je suis démoralisé. En gros, on ch… sur un ouvrage classé au patrimoine mondial de l’Unesco." C’est un tenace, Christophe Morgo. à la différence de ceux qui, élus de tous bords, sont passés à autre chose après avoir assuré que les dégazages sauvages de navires dans l’étang et le canal du Midi devaient cesser, il est allé tâter le terrain. Au risque d’être glacialement reçus, le conseiller général de Mèze et le Bouzigaud Bernard Cappart viennent en effet de pousser la porte de quelques-unes des plus importantes sociétés de location de péniches de plaisance irriguant le canal et la lagune.
Des entreprises régulièrement montrées du doigt jusque-là car accusées de ne pas informer leurs clients de la législation et des précautions à prendre en terme environnemental. Voire de louer des péniches insuffisamment équipées pour éviter les dégazages d’eaux noires et grises dans le canal et l’étang… C’est, pourtant, une réalité bien différente qui s’est imposée à l’élu.
Que ce soit chez Le Boat, à Portiragnes (qui loue de 30 à 40 péniches par jour d’avril à octobre) ou encore chez Locaboat Holidays, à Lattes, Christophe Morgo dit s’être trouvé face à "des professionnels responsables qui mettent à disposition de leurs clients non seulement un guide précis et complet, en quatre langues (lire ci-dessous) mais aussi des produits ménagers biodégradables à bord des bateaux, équipés de cuves jusqu’à 800 litres." Cuves dont la capacité serait suffisante pour éviter tout rejet dans le milieu naturel… si seulement des équipements, à terre, leur permettaient d’opérer une vidange tous les deux jours. Or, les installations privées (des loueurs) et les quelques initiatives louables, telles l’équipement des ports de Mèze et Bouzigues, ne sont rien au regard de besoins qui seraient de l’ordre d’un poste de vidange tous les 30 km.
Faute d’installations, donc, les cuves des bateaux sont “court-circuitées” de façon à ce que les eaux grises et noires, et donc les excréments, soient directement évacuées dans l’eau. "Dans le cas contraire, elles envahiraient le bateau", déplore Christophe Morgo. Qui dénonce l’attitude de l’état : "Sur la partie ouest du canal, l’état a contractualisé depuis longtemps avec les régions Midi-Pyrénées et Aquitaine. Chez nous, tout est du ressort des Voies navigables de France, émanation de l’état, qui n’ont pas les moyens. Rien que pour les berges, 100 millions d’euros seraient nécessaires..."
Ce n’est donc pas demain que les points de vidanges attendus jalonneront le canal et éviteront à l’étang de boire régulièrement des tasses bien amères. Mais au moins, nul ne pourra en conscience jeter la pierre aux seuls loueurs de péniches.
PATRICE CASTAN
Publié le : Vendredi 10 juin 2011 à 10:34
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| C’est ce type d’avion qui servait à repérer les bancs de thons. Photo F. VALENTIN |
Midi Libre 09/06/2011
Dix mille euros d’amende (ferme) : c’est la peine à laquelle a été condamné le premier prud’homme de Sète Raphaël Scannapieco, hier après-midi, par le tribunal correctionnel de Montpellier.
Quatre autres personnes - des pilotes et des observateurs - étaient également poursuivies dans le cadre de cette pêche illégale de thon rouge au large de l’égypte en 2008. Ils ont, eux, écopé d’une amende de 2 500 € avec sursis.
L’armateur et ses associés étaient prévenus d’avoir, à l’époque des faits, loué un avion pour détecter les bancs de poissons lors de la campagne 2008 et les signaler aux thoniers seneurs évoluant dans cette partie de la Méditerranée. Cette technique avait été interdite l’année précédente sur la base des dispositions adoptées par la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (Iccat).
En 2008 pourtant, les ONG écologistes et l’agence européenne de contrôle des pêches avaient repérés plusieurs survols des zones de reproduction du thon rouge par ces appareils appelés, dans le jargon "avions renifleurs".
Lors du procès qui s’était tenu fin avril, Raphaël Scannapieco s’était défendu de toute pêche illégale. Il arguait que le bimoteur ne faisait que de la prospection en vue de passer des accords avec les pêcheries égyptiennes pour les futures campagnes.
L’argument avait été balayé par le procureur Patrick Desjardins. Lequel avait requis, sur l’audience, une amende de 20 000 €. Sans toutefois demander aux juges la suspension du permis de pêche.
Le jugement avait été mis en délibéré.
JEAN-FRANÇOIS CODOMIé
Publié le : Jeudi 9 juin 2011 à 09:09
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| Le prix de ce bateau construit en 2000 : 395 000 € © D.R |
Midi Libre 07/06/2011
Le panneau “à vendre” sonne comme une invitation au voyage. Et au rêve. Sur le quai d’Orient, on ne voit que lui, ou presque. La Bojaras, un ketch en acier de 27 m de long, 6,44 m de large. Dont l’actuel propriétaire, basé à l’étranger, cherche un nouvel acquéreur. à l’intérieur, cinq cabines et la possibilité d’accueillir dix personnes en plus des membres d’équipage.
Malgré les apparences, ce deux-mâts n’a pas une longue histoire sur les mers du monde. Il a été construit en 2000 sur un chantier naval de Gdansk, en Pologne. Sa construction récente lui permet d’affronter toutes les traversées, à une vitesse moyenne de 7 nœuds. Mais ce rêve à un coût : 395 000 €. Avant négociations. Les coordonnées du vendeur sont affichées sur le bateau.
Publié le : Mardi 7 juin 2011 à 09:27
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| Malgré un temps agité durant trois jours, des manches ont été organisées au large © D.R |
Midi Libre 06/06/2011
Même si la communication autour de cet événement a pu paraître un tantinet excessive, il ne faut pas s’y tromper : l’organisation des championnats de France de voile légère, qui se sont achevés hier, est tout sauf anecdotique. Sportivement, elle replace le plan d’eau capagathois (des manches ont pu être organisées non seulement en mer, mais aussi dans l’avant-port et dans le bassin d’honneur, près des quais de l’île des Pêcheurs) sur le circuit national ce qui, à l’avenir, pourrait lui permettre d’organiser d’autres rendez-vous de ce type.
Mais c’est surtout politiquement que l’avancée est la plus notable. Symbole de la municipalité Passérieux (1989-2001), la voile de haut niveau a eu longtemps droit de cité sur la station avec notamment des étapes du trophée Clairefontaine, du tour de France à la voile ou des championnats de France “espoir” et “olympique”. Mais, outre l’élection de Gilles d’Ettore en 2001, c’est surtout le départ de Jean-Claude Méric pour Gruissan qui a donné un coup d’arrêt à la voile de haut niveau sur le Cap d’Agde. Ce dernier, aujourd’hui directeur de l’office de tourisme de la station audoise, reste une personnalité importante de la Fédération française de voile, puisqu’il en est toujours le secrétaire général.
Samedi, Jean-Claude Méric est donc venu au centre nautique à ce titre, ainsi que le président de la “Fédé”, Jean-Pierre Champion, présent hier. Une preuve que le contact a été rétabli entre la municipalité, via la Sodéal, et les instances nationales d’une discipline qui ne demande qu’à évoluer au Cap d’Agde. Car si les plaisanciers sont nombreux à profiter des plaisirs de la mer, le gros point noir reste encore l’offre qui est faite aux jeunes Agathois.
D’une part en milieu scolaire, où la pratique de la voile ne va absolument pas de soi dans les écoles de la commune, mais également en compétition où les meilleurs éléments sont contraints de rejoindre les clubs voisins (Sète, Bouzigues, Marseillan...) pour espérer briller sur la scène nationale.
Bien, mais peut mieux faire donc, même si l’organisation de ces championnats de France de voile légère a permis aux huiles de la Fédération de constater que le savoir-faire de Laurent Bourriquel et toute son équipe de bénévoles - autour d’une centaine tout de même - ne s’était pas envolé avec les années. "La satisfaction est aussi d’avoir fédéré autour de ce projet les associations nautiques de la commune", se félicite ce dernier. Un engouement qu’il faudra entretenir à l’avenir.
OLIVIER RAYNAUD
Publié le : Lundi 6 juin 2011 à 09:59
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| Voile au vent © D.R |
Midi Libre 03/06/2011
La Société Nautique de Sète a organisé la 12e édition du Trophée Saint-Clair de voile habitable, régate s’inscrivant dans le circuit du championnat départemental avec Valras, le Cap d’Agde et le bassin de Thau, et prise en compte pour attribution de la coupe de la Ligue. 27 bateaux issus de huit clubs de la Région étaient au départ des quatre courses courues entre le samedi et le dimanche. A bord, ils étaient ainsi plus de 120 équipiers (dont 15 équipières).
Le premier jour, trois manches de parcours dit “banane” ont permis d’établir un premier classement. Le comité de course, sur la recommandation des organisateurs, avait implanté les parcours près de la côte, ce qui a offert aux très nombreux promeneurs du Môle et de La Corniche de Neuburg un véritable spectacle.
Tous ces sportifs, organisateurs et personnalités invitées, se sont retrouvés le soir à la Base Tabarly pour un buffet concocté entièrement par l’équipe de la présidente Marie-Hélène Leclercq, qui était donc au four et au moulin...
Le dimanche, sur un parcours dit “côtier” de plus de 25 milles nautiques, les concurrents ont dû faire face à un vent de nord-ouest assez établi, mais le classement de la veille a néanmoins été confirmé.
Et c’était donc en présence des représentants de ses partenaires (la mairie et Port-Sud de France) que Marie-Hélène Leclercq a annoncé le nouveau nom officiel du “Trophée Saint-Clair ASC”, avant de divulguer le palmarès.
Le podium “toutes classes” de cette douzième édition est donc occupé par Furtif (A31) avec André Boyer de la Sorac (Cap d’Agde). Sur la deuxième marche se trouvait Atalante 2 (First Class) avec Jean-Marc Lo Pinto, également de la Sorac. Et la victoire est revenue à Cap Elan (Elan 33 GTE) avec à son bord Laurent Potard du club de voile de l’Orb de Valras. Côté Sétois, l’équipage de Capuccino (SNS) a dû se contenter de la quatrième place.
Laurent Potard assurera donc la garde du Trophée Saint-Clair ASC 2011 jusqu’à l’an prochain. Il le faudra bien car la Société nautique de Sète est fermement décidée à pérenniser un rendez-vous qui rencontre un vrai succès auprès des connaisseurs.
27 bateaux se sont affrontés sur 4 courses.
Publié le : Vendredi 3 juin 2011 à 09:36
Midi Libre 01/06/2011
L’Hérault détient le record national du plus grand nombre de labels obtenu en 2011, avec douze communes, dont Agde et Marseillan. C’est d’ailleurs ensemble que les deux représentants, Marie-Christine Fabre de Roussac, adjointe déléguée au tourisme de Marseillan, et Sébastien Frey, premier adjoint au maire d’Agde, ont récupéré le fameux diplôme.
La cérémonie se déroulait à Saint-Cyprien dans les Pyrénées-Orientales et rassemblait les représentants de dizaines de municipalités venus de la France entière.
Publié le : Jeudi 2 juin 2011 à 09:26
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| D’ores et déjà, Jean-Loup Bertret précise que "sur le fond, la propreté des plans d’eau et des terre-pleins du port fait partie des objectifs majeurs du gestionnaire du port." |
Midi Libre 31/05/2011
Jean-Loup Bertret, directeur de Port de Sète, n’est visiblement pas insensible au combat que mène Catherine Chauzit en faveur de la propreté des eaux du port (une pétition et une plainte, nos précédentes éditions). Ainsi, une rencontre était programmée ces jours-ci pour évoquer le sujet.
D’ores et déjà, Jean-Loup Bertret précise que "sur le fond, la propreté des plans d’eau et des terre-pleins du port fait partie des objectifs majeurs du gestionnaire du port."
"Je rappelle, ajoute-t-il, qu’en 2010, les services de la Région ont réalisé des travaux lourds et coûteux de curage de l’ensemble des fonds du port de Sète. L’établissement public régional a procédé de son côté à un premier nettoyage des terre-pleins du port de pêche situés en centre-ville."
Pour autant, Jean-Loup Bertret reconnaît que tout n’est pas parfait. Et pointe du doigt certaines responsabilités. "Malgré les actions entreprises, la pollution des bassins et des canaux reste un problème réel de salubrité publique qui dépasse la seule autorité portuaire de la Région. La lutte contre la pollution engendrée par les activités urbaines est en effet du ressort des collectivités locales".
Mais pas seulement, insiste le directeur du port qui identifie également une autre cause de pollution : "La responsabilité de la pollution incombe bien souvent à l’incivilité de certains usagers des plans d’eau insuffisamment réprimée par les forces de l’ordre."
Jean-Loup Bertret se réjouit de l’action menée par Catherine Chauzit : "Nous ne pouvons que louer cette action engagée en appui de la nôtre afin que l’ensemble de la population de la Ville de Sète et des environs, qu’il s’agisse des professionnels ou des particuliers, prenne conscience du devoir public de préserver de toute pollution les eaux du port et du milieu marin et lagunaire proche dont dépendent notre qualité de vie et bon nombre de nos activités économiques locales."
Le directeur de l’EPR dénonce aussi l’incivilité des usagers.
Publié le : Mardi 31 mai 2011 à 09:11
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| La vedette de sauvetage vit des heures agitées depuis le début de l'année © D.R |
Midi Libre 25/05/2011
D'ordinaire empli de quiétude et de sérénité, le quotidien de la Société nautique de sauvetage en mer (SNSM) du Cap d'Agde est troublé depuis plusieurs semaines par des tensions au sein même de l'équipage.
Petit retour en arrière. En janvier dernier, Thierry Pomarède, 15 ans de vedette derrière lui, est rayé du rôle sans autre forme de procès. Il faut dire que le bonhomme, connu pour son calme et sa mesure, a décidé de mettre le nez dans les comptes de l'association, présidée localement par l'inusable Raymond Bresson. "J'ai simplement demandé un peu de transparence dans les chiffres. Certaines choses me choquaient."Notamment le fait d'avoir été "envoyé au casse-pipe pour récolter des fonds lorsqu'il a fallu changer le moteur du bateau, en 2008. Il s'agissait d'une grosse dépense, que Paris (le centre névralgique de la SNSM se trouve dans la capitale, NDLR) devait normalement couvrir." En foi de quoi, des donateurs privés, la Sodéal mais aussi des exploitants de campings ont fait preuve de générosité pour payer la réparation (près de 20 000 € tout de même), opération relayée notamment par Midi Libre.
La décision d'éjecter Pomarède par-dessus bord n'a pas été sans conséquence. Dans la foulée, un autre 'historique' de la vedette, Jean-Louis Cousin, 2e chef de bord, a donné sa démission."Ils ont viré Thierry comme un malpropre. C'est une personne de la SNSM de Paris (venue tempérer, tout au moins 'arbitrer' ce conflit, NDLR) qui lui a annoncé la nouvelle."Eric O'Brière, troisième marin en colère, a lui aussi envoyé sa démission par écrit, suite à cet incident.
Patron de la vedette de sauvetage, Régis Bresson, fils de son président de père, se veut laconique sur le sujet : "Ces gens se sont engagés dans une attitude contestataire pour de mauvaises raisons. Jean-Louis Cousin, qui a déjà eu des problèmes à la Sodéal, est mal placé pour parler... Ils ont voulu monter une cabale et se sont marginalisés par rapport à la bonne marche de la SNSM."
Le fonctionnement de la SNSM justement, parlons-en. Selon le capitaine Bresson, "tout fonctionne bien. nous avons recruté un nouvel équipage."Ce à quoi Jean-Louis Cousin oppose "l'inexpérience de cet équipage, qui n'est pas formé. Nous l'avons signalé aux autorités de tutelle parisiennes."
Quant à Raymond Bresson, clairement visé dans cette affaire, il reste d'un calme olympien : "Il n'y a aucun problème avec les comptes. Tous les trois mois, je transmets les opérations de trésorerie au siège parisien. Pas question de s'amuser à manipuler les chiffres..."
OLIVIER RAYNAUD
Publié le : Mercredi 25 mai 2011 à 08:32
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| à Carnon, un garçon de 6 ans a échappé à la vigilance de ses parents et a été victime d’un trou d’eau |
Midi Libre 24/05/2011
Même Neptune devrait prendre la Méditerranée au sérieux. "Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas un lac. C’est même la seconde mer la plus dangereuse au monde", avertit Frédéric Candaten, chef du secteur des plages de Palavas, Carnon et Villeneuve-lès-Maguelone (34) pour la SNSM. Vents et courants marins sont très changeants. Et au doux vent du Sud peut vite succéder un mistral surpuissant, capable d’emporter un esquif au large, qui favorisera panique et noyade. De la même façon, "on ne nage pas jusqu’à la bouée des 300 mètres en sautant de sa voiture après un trajet fatigant et une année de boulot", conseille éric Gouvernet, pompier responsable des secours à La Grande-Motte. étale comme un miroir le matin, la mer peut aussi se déchaîner en rouleaux façon “machine à laver” l’après-midi. D’autres pièges ont endeuillé samedi le littoral héraultais, pris d’assaut par les amateurs de météo estivale.
à Carnon, un garçon de 6 ans a échappé à la vigilance de ses parents, originaires de Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne) et a été victime d’un trou d’eau. Ce phénomène se forme près d’une digue ou d’un brise-lames à la faveur de forts courants. Contrairement aux baïnes et ses effets de succion, ce danger n’est pas encore entré dans les mœurs. Seuls Carnon, Palavas, Villeneuve et le Grau, les signalent, l’été, au moyen d’une grosse boule rouge flottante. Les trois-quarts de ce genre de noyade observent le même scénario : l’enfant disparaît accidentellement dans un trou d’eau. Autre piège, "ne pas surestimer ses capacités", alerte Jean-Loup Velut, adjoint au préfet maritime de Méditerranée, à Toulon. Comme ce fut sans doute le cas, samedi encore, à Sérignan où un père de famille de 36 ans s’est noyé en portant secours à ses deux enfants de 5 et 9 ans, emportés au large. "La mer est un espace de liberté et de responsabilité", résume l’adjoint au préfet maritime. "On doit se renseigner sur le milieu dans lequel on évolue (le vent tue !), sur le bateau sur lequel on navigue. J’en ai vu, sur l’eau, avec une carte... Michelin !"
"Et il faut être à l’écoute de son corps", martèle Frédéric Candaten. En mer, les noyés sont souvent des touristes de plus de 45 ans, ayant un problème de santé. Si vous avez fait un bon repas, attention, un malaise peut vous conduire à la noyade. Contrairement aux idées reçues, on peut se baigner immédiatement après manger sans risquer un choc thermique. Le risque est maximal en pleine digestion (jusqu’à une heure et demie).
Frisson, mal de tête, sensation de mal-être ou, pire, vertige : on sort immédiatement de l’eau. Boire une tasse n’est pas anodin. Si l’on a du mal à respirer, direction les urgences. Le sel peut détruire une substance qui permet un bon échange gazeux et gêner la respiration. Fatigué ? Faites la planche, sauf en cas de vagues. En difficulté, croisez et décroisez les bras façon sémaphore : le signal est sans ambiguïté pour un sauveteur. Remettez-les vite dans l’eau pour ne pas couler !
OLIVIER SCHLAMA
Publié le : Mardi 24 mai 2011 à 08:56
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Midi Libre 22/05/2011
Catherine Chauzit se bat contre la présence d’hydrocarbures. Elle lutte, elle lutte depuis février. La Sétoise Catherine Chauzit avait en effet lancé une pétition contre la pollution liée aux hydrocarbures dans le port de Sète. Quatre mois plus tard, l’action d’urgence réunit 720 signatures.
"J’ai voulu cette pétition la plus pure et la plus honnête possible. Elle a été lancée sur internet. Je n’ai pas fait de porte à porte, ni interpellé les gens dans la rue. Pour les commerçants chez lesquels je me suis rendue, ce sont les citoyens en eux que je voulais toucher. Je ne fais pas de politique ! La dégradation du milieu est ma seule motivation." Armée de photos choc, Catherine Chauzit a aussi rencontré des professionnels de la mer, plus particulièrement des petits métiers. De réunion en réunion, elle a démontré que la pollution du port et des canaux était de plus en plus importante. D’abord liée à l’incivisme mais essentiellement au rejet des hydrocarbures. Dans le viseur : le point de ravitaillement en carburant de la zone de carénage du môle Saint-Louis.
Du côté des politiques, aucune réponse malgré les nombreux dossiers envoyés aux élus de la ville, de la Région, de l’Agglo ou du syndicat mixte du bassin de Thau. "Mis à part Pietrasanta qui a accusé réception de mon courrier et pris note de ma démarche, personne n’a bougé !"
Face à cet immobilisme Catherine Chauzit a donc décidé de porter plainte contre X auprès du procureur de la République en vertu de la protection de la biodiversité. "J’attends de lui qu’il oblige la Région à prendre ses responsabilités, que la loi soit respectée, qu’une enquête soit ouverte sur le terrain et que la mise aux normes de la zone de carénage soit enclenchée." Des attentes utopiques ?
Publié le : Lundi 23 mai 2011 à 09:38
Midi Libre 23/05/2011
Le niveau de la mer pourrait s'élever d'un mètre d'ici un siècle en raison du réchauffement climatique et cela risque de multiplier les inondations dévastatrices sur les régions côtières, a conclu un rapport australien rendu public ce matin.
Le premier rapport de la "Commission climat" du gouvernement australien a indiqué que les preuves du réchauffement de la terre ne faisaient plus de doute, et que la dernière décennie avait été la plus chaude jamais enregistrée. Basée sur les données scientifiques les plus récentes collectées dans le monde, cette étude rapporte que les émissions de gaz à effet de serre sont sans aucun doute responsables de l'élévation des températures, du réchauffement des océans et de la montée du niveau de la mer.
"Je pense que la hausse moyenne du niveau de la mer en 2100 comparé à 1990 sera de 50 centimètres à 1 mètre", a écrit dans la préface du document le professeur Will Steffen, responsable de la commission. Il a indiqué que, bien que sa prévision soit supérieure à celle du Groupe d'experts intergouvernemental sur le climat (Giec en 2007), qui était en dessous des 80 cm, il n'y avait pas contradiction car le Giec avait évoqué la possibilité de chiffres plus élevés.
"On est presque 5 ans plus tard maintenant, on en sait plus sur le comportement des calottes glaciaires. On a de très bonnes informations sur le Groenland. Nous savons que la glace fond, à un taux croissant", a-t-il déclaré à la presse. "Cela nous indique qu'il faut tendre vers l'estimation haute d'un mètre. Et il y a des gens qui disent qu'il faut aller bien au delà".
Selon ce rapport, une élévation du niveau de la mer de 50 centimètres aurait un impact significatif inattendu, avec des inondations extrêmes dans les villes côtières de l'Australie telles que Sydney et Melbourne. M. Steffen a indiqué que dans certains cas, des catastrophes qui se produisent actuellement une fois par siècle, surviendraient une fois par an.
Publié le : Lundi 23 mai 2011 à 09:32
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Le porte containers a été transporté en une seule pièce depuis le Portugal |
Midi Libre 21/05/2011
Neuf cents tonnes. Une seule pièce. 70 m de haut, 105 m de long, 27 m de large. Et un voyage par la mer de 1 200 milles, de Lisbonne à Sète. Le nouveau porte containers du port est depuis hier sur la terre ferme du quai E, bassin Colbert. Et c’est un sacré exploit que viennent de réaliser les techniciens de Jumbo Shipping, une société de transport maritime spécialisée dans les “convois exceptionnels”.
Dans un premier temps, le portique a été soulevé, puis transféré, centimètre par centimètre au-dessus du quai. Dans le même temps, le cargo a été ballasté pour rééquilibrer son centre de gravité. Au total, l’opération a duré plus de quatre heures.
Il faudra encore un mois de travail pour que le porte containers soit opérationnel.
Ce nouvel équipement aura forcément un impact sur l’activité du port. "Nous allons pouvoir doubler notre capacité de déchargement", explique Marc Chevallier, le président de l’établissement public régional (EPR) qui gère le port de Sète. Et atteindre une cadence de 50 containers à l’heure contre 20 aujourd’hui.
Un argument auquel les armateurs ne sont pas insensibles. "Pour eux, le temps c’est de l’argent et ils ont la volonté d’en perdre le moins possible sur les escales".
Le port de Sète, qui a débuté son activité containers en octobre dernier, table sur une prévision de 40 000 unités en 2011, une part non négligeable de son activité.
FRANÇOIS DORé
Publié le : Samedi 21 mai 2011 à 08:19
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| Arrivant de Calvi, le paquebot s’amarrera quai Colbert le quai d’Alger étant trop exigü. |
Midi Libre 19/05/2011
Attention les yeux ! Ce n’est pas une frêle coquille de noix qui va faire escale aujourd’hui au port. Mais un véritable immeuble flottant de 243 m de long et de 31,7 m de hauteur. Avec à son bord 1 600 passagers. Un peu moins que sa contenance maximale (1 830, pour 636 hommes et femmes d’équipage), mais tout de même…
Le Thomson Dream, c’est le fleuron de la flotte de la compagnie maritime italienne Costa Croisières. Mis en service en 1986, il s’appelait d’ailleurs le Costa Europa avant de changer de nom en naviguant sous les couleurs de la société britannique Thomson, même s’il appartient toujours aux Italiens.
Ses équipements donnent la mesure du train de vie à bord : quatre restaurants, deux piscines, deux jacuzzis (whirlpools, en anglais), cinq bars, un night-club, un casino...
évidemment, ce genre de navire, ça ne se gare pas n’importe où. Le quai d’Alger étant trop exigü, c’est au Bassin Colbert que le Thomson Dream viendra s’immobiliser entre 8 h 30 et 9 h. Et ce au terme d’une délicate manœuvre de pilotage, anticipée depuis plusieurs semaines à l’aide de simulateurs. Les pilotes seront rapidement rodés à l’exercice puisqu’il va ensuite se répéter pas moins de onze fois d’ici le 20 octobre. C’est bien simple : à lui seul, le Thomson Dream, arrivant de Calvi et repartant pour Barcelone, va assurer la moitié des escales de l’année à Sète. Amenant avec lui, si l’on compte bien, environ 20 000 passagers cumulés. Presque la moitié de la population sétoise !
MARC CAILLAUD
Publié le : Jeudi 19 mai 2011 à 08:17
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| Photo VINCENT ANDORRA |
Midi Libre 17/05/2011
Transporté en une seule pièce sur un bateau venu du Portugal, le nouveau portique du port de Sète est en vue. On peut l’apercevoir depuis hier matin au large, majestueux.
Annoncée dimanche, l’arrivée du bateau avait été retardée pour ne pas exposer le portique aux vents.
Celui-ci restera au large jusqu’à jeudi ou vendredi, le temps qu’une place se libère sur les quais du port.
Publié le : Mardi 17 mai 2011 à 08:32
Midi Libre 16/05/2011
Aux côtés des palangriers d'Agde et du Cap et du Thon-club, il faudra désormais compter avec le Cercle des pêcheurs capagathois, qui vient d'être porté sur les fonts baptismaux. Une association qui regroupe déjà une cinquantaine de bateaux et d'équipages, et qui se veut respectueuse de la ressource halieutique, selon la règle du 'no kill', qui consiste à remettre à la mer toutes les prises, notamment les thons, qui sont capturés puis marqués.
D'autres manifestations, dites 'au tout venant', seront ouvertes à tous les pêcheurs dans un cadre bien défini, le 'pêché-mangé', la préservation de la faune aquatique restant une priorité.
Le club est ouvert à tous les passionnés, notamment les dames, puisque le 'Trophée des sirènes', programmé le samedi 6 août, leur est spécialement destiné. A noter qu'une formation d'observateur-marqueur (OM) se déroulera le 22 juin.
Voici le programme des manifestations à venir. Samedi 11 juin : pêche au tout venant ; 23 et 24 juillet : master halieutique ; 3 septembre et 1er octobre : pêche à la bonite.
Contact : cpca.agde@gmail.com
Publié le : Lundi 16 mai 2011 à 08:20