Rafales : 11 nds
Température mer :
![]() |
| En septembre 2002, la sardine était moins rare... |
Midi Libre 03/07/2011
Les quantités de poisson bleu débarquées à Sète ont chuté de 55 % en deux ans. Une pénurie qui a frappé de plein fouet les armements sétois et l’Organisation de producteurs Sathoan, cumulée à une “qualité moindre” des poissons pêchés. Sardines et anchois sont, en effet, plus petits qu’à l’accoutumée.
Cela fait des mois que l’on ne sait plus quel coupable pointer du doigt. La piste de la voracité des thons, un temps évoquée, n’expliquerait pas pourquoi les poissons bleus restants sont si petits. Alors certains pêcheurs parlent de cet “impact” du Rhône sur la Méditerranée et de la pollution qui, en sortie des émissaires en mer, affecterait le plancton dont les poissons se nourrissent. Mais ce ne sont là que supputations.
De son côté, Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) cherche à comprendre "l’évolution très fluctuante des stocks de ces espèces à vie courte". Et mène depuis 1993 une campagne annuelle, “Pelmed”, qui a repris lundi au large de Sète, avec pour base le navire océanographique L’Europe.
Jusqu’au 1er août, son équipage va multiplier sondages acoustiques et chalutages pour obtenir diverses données concernant les “petits pélagiques” qui font tellement défaut à la pêche sétoise. Nombre d’individus, poids, structures de taille et d’âge seront établis et les échantillonnages biologiques complétés pour les deux espèces - sardines et anchois - afin de caractériser leur état (fertilité, survie...).
Les résultats ne seront pas accessibles immédiatement. Mais l’avantage de la campagne Pelmed étant d’être annuelle, Ifremer a établi des évaluations qui, sur les 5 dernières années, confirment "une forte diminution de la partie exploitable du stock". Du reste, en 2010, la campagne avait mis en exergue "le maintien des biomasses - poids de l’ensemble des organismes vivants - à un niveau relativement bas pour la sardine (50 000 tonnes) et l’anchois (25 000 tonnes). Avec "une quasi absence des plus gros poissons ciblés par les navires pélagiques. Le stock de géniteurs de sardines s’est notamment effondré..." Quant à l’analyse des “paramètres biologiques”, elle a mis en évidence "un état physiologique dégradé - des poissons - qui pourrait expliquer les faibles taux de survie". Bref : sardines et anchois ne sont pas dans leur assiette, et d’autant moins dans les nôtres. A suivre, donc.
Patrice CASTAN
Publié le : Dimanche 3 juillet 2011 à 08:13
![]() |
| Si Pierre d’Acunto ne l’avoue pas, il a assurément manqué d’iode ces derniers mois. Photo V.D |
Midi Libre 02/07/2011
J’aurais aimé le remettre à l’eau lundi, pour fêter son 28e anniversaire." Ce ne sera pas possible. Tout comme Pierre d’Acunto ne pourra ce dimanche embarquer le saint patron des pêcheurs sur son chalutier, le vénérable Louis-Gaetane 2, mis à l’eau le 3 juillet 1983. Car le porte Saint-Pierre officiel, bien qu’en voie de guérison, n’est pas tout à fait remis du choc qui l’avait opposé, le 14 septembre dernier au large du port de Sète, à une bétaillère, lui arrachant une partie de l’étrave.
Du coup, il a fallu trouver un remplaçant au chalutier qui, depuis le début des années 1990, est le seul habilité à embarquer la statue du saint (“extraite” hier de la chapelle des Pénitents et transférée à la Décanale) pour la traditionnelle sortie en mer. Car n’embarque pas saint Pierre qui veut. Cela relève en effet d’une tradition familiale lancée il y a bien longtemps sur la catalane le Saint-Pierre, elle-même relayée par le Régine-Alex, un chalutier de 18 m appartenant à Raphaël Albano. C’est enfin, via les neveux de ce dernier, Charles et André Tesoro, eux-mêmes associés à Pierre d’Acunto, que la statue passera au fil des ans du Régine-Alex au Louis-Gaetane 1 puis au Louis-Gaetane 2.
Mais dimanche, il faudra surseoir à la tradition, et c’est sur le Jean-Licciardi (armement Serge Licciardi) que le saint patron embarquera pour l’hommage dû aux disparus. Quant au patron du Louis-Gaetane 2 et président de l’OP Sathoan Pierre d’Acunto, il n’embarquera ni sur son chalutier, ni sur un autre. Pour la première fois depuis 51 ans, c’est à terre qu’il vivra le temps fort dominical de la Saint-Pierre, auquel il assistera du Môle Saint-Louis, "comme les touristes". Ceux qui connaissent le personnage auront du mal à ne pas voir là un signe…
Pa.C
Publié le : Samedi 2 juillet 2011 à 07:45
![]() |
| Une grande nacre a été observée dans l’étang de Thau Photo Renaud Dupuy de la Grandrive/Adena |
Midi Libre 30/06/2011
Autour de son “quartier général” de la réserve naturelle du Bagnas, entre le Cap d’Agde et Marseillan-Plage, les naturalistes de l’Adena (association de défense de l’environnement et de la nature des pays d’Agde) viennent de recenser sur la zone trois espèces relativement rares, qui illustrent une fois encore la richesse de la biodiversité locale.
Sur terre, à l’occasion d’une mission conjointe avec des scientifiques du conservatoire botanique méditerranéen, la présence d’une fausse girouille des sables a été attestée. Il s’agit d’une plante rare et protégée au niveau national, qui porte à 430 le nombre d’espèces végétales relevées sur la réserve.
En mer, c’est par 30 m de fond, sur le roc de Brescou, que les plongeurs de l’Adena sont tombés nez à nez avec la blanche gorgone verruqueuse. "Une espèce peu commune en Méditerranée, jamais observée dans les eaux agathoises et inscrite sur la liste rouge des espèces menacées en Méditerranée", explique Renaud Dupuy de la Grandrive, directeur de l’association. "Elle rejoint ainsi les gorgones oranges et blanches déjà répertoriées sur le site." Enfin, c’est du côté de la lagune de Thau que l’Adena a eu la surprise de découvrir une autre espèce rare et protégée en France, la grande nacre (Pinna nobilis). Déjà présente en mer, notamment dans l’aire marine protégée du Cap d’Agde, c’est la première mention de cette espèce dans cet étang pourtant très étudié.
Publié le : Jeudi 30 juin 2011 à 09:15
|
| Dommage que, globalement, les festivités de la Saint-Pierre ont attiré si peu de monde. Et sans doute faut-il en tenir rigueur à la chaleur… © D.R |
Midi Libre 29/06/2011
Tout avait pourtant bien démarré avec l’association Cop de Blu, qui a organisé un cours de danse “Baletti” au “village des pêcheurs”, aménagé sur la place du Belvédère. Sandrine, de l’association “Lève-toi et danse” était venu de Sommières pour remplacer Bernadette Pin, blessée. Pas la foule donc pour ce rendez-vous, sous le soleil, ainsi qu’au “Baletti” qui s’en est suivi le soir avec la projection de portraits bouzigauds et les Souffleurs de rêves. Les quelques passionnés sont quand même restés sur la piste de danse jusque tard dans la nuit.
Toujours aussi peu de monde, le lendemain matin, au départ du cortège en costumes traditionnels (prêtés par la mairie), précédé par le Philarmonique de Palavas, qui s’est rendu à l’église Saint-Jacques pour la célébration de la messe. Le défilé est ensuite reparti, avec la statue de Saint-Pierre et la barque, portées par de jeunes Bouzigauds, les pains bénis et la gerbe au port de plaisance.
Là par contre, beaucoup de monde sur les quais et sur l’eau. Environ 35 bateaux, dont certains joliment pavoisés, ont accompagné les embarcations de Saint-Pierre et de la Fanfare, pour un moment très émouvant, avec le jet de la gerbe offerte par la Prud’homie.
Les Voiles Latines organisaient une course amicale l’après-midi. Un nouveau défilé bien timide a eu lieu le soir dans le village avec la Fanfare des Pêcheurs. Puis ce fut l’embrasement de la barque sur la digue du vieux port.
Le spectacle des jongleurs de feu qui clôturait ce week-end a attiré beaucoup de monde avant que le calme ne retombe sur Bouzigues.
Dimanche matin, 35 bateaux, joliment pavoisés, ont salué la mémoire des pêcheurs.
Publié le : Mercredi 29 juin 2011 à 07:46
![]() |
| Belle découverte que cette jarre jusque-là engloutie © D.R |
Midi Libre 28/06/2011
Vendredi, un dolium, une sorte de vaste jarre a été repêchée dans l’étang de Thau. Repérée il y a près d’un an par un plongeur, il aura fallu préparer sa remontée en surface. La SNSM de Mèze, le club de plongée et la SRA de Frontignan ont donc organisé son retour sur la terre ferme.
Sur place, Marie-Pierre Jezegou, archéologue au DRASSM de Marseille (Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines du ministère de la Culture) estimait, "au vu de sa matière, de sa morphologie, de son diamètre de 135 cm, de sa hauteur préservée de 115 cm et de ses décorations" que ce dolium "pourrait dater d’environ 2000 ans".
En dépit des recherches, aucun autre objet n’a été trouvé à proximité. Les premiers prélèvements sont en cours d’analyses pour plus de précisions. L’argile dont il est fait ne viendrait pas de l’Hérault mais du sud du Roussillon. Ce qui signifierait donc qu’il aurait été transporté.
Pour Luc Jeanjean, président de la SNSM, "si une telle opération a pu être menée à bien c’est grâce à la disponibilité de tous ceux qui ont aidé bénévolement, et qui ont prêté le matériel pour y arriver". Le dolium a été immédiatement mis dans une cuve d’eau douce pour faire ressortir le sel de l’argile. Il devrait y rester plusieurs mois.
à terme, il pourrait rejoindre un musée des environs… Mais il n’en est pas là. Après avoir quitté l’élément dans lequel il reposait depuis tant de siècles, il sera d’abord examiné au cm² par les archéologues qui tenteront de restituer son parcours et son histoire…
Publié le : Mardi 28 juin 2011 à 07:50
|
| Les plus belles pièces de la criée de Sète partent vers l’Espagne, l’Italie, la Côte d’Azur |
Midi Libre 26/06/2011
J’ai vu du loup de plus d’un kilo se vendre près de 40 € en criée. C’est parti vers les hôtels de luxe de la Côte d’Azur. Ici, ce serait invendable. La sole ? Elle est montée jusqu’à 30 €, ça fait 36 € sur l’étal. Même le maquereau est cher. Il me faudrait le vendre 14 €. à ces prix-là, je n’achète pas..." Président du syndicat régional des poissonniers, Thierry de Ranteau en a vécu, des ventes en criée. Mais les prix affichés ces dernières semaines sur les écrans électroniques de la halle à marée de Sète l’ont souvent laissé pantois. Qu’il s’agisse de poisson noble (loups, daurades, baudroies...) ou du populaire poisson bleu. La “belle sardine”, rarissime et donc chère, se monnaye jusqu’à 4,50 € sur les étals, où le méconnu billard remplace parfois son cousin, le “vrai” maquereau... Parce que trois fois moins cher ! A Sète, premier port de pêche de Méditerranée française, les apports de poisson sont régulièrement analysés, en volume comme en valeur. Et si c’est généralement la rareté qui fait le prix, cela fait plusieurs mois que ce n’est pourtant pas le cas, côté poisson bleu.
Car alors que la chute des volumes pêchés a été de l’ordre de 55 % ces deux dernières années (la sardine a quasiment disparu, l’anchois, petit, a perdu en valeur), le prix des espèces pélagiques a aussi baissé. De 10 %. Avec la qualité. Mais c’est une moyenne. "Le chinchard - ou gascon - et le maquereau ont été épargnés", confie-t-on en criée. Ce qui explique en partie les plafonds atteints par ce dernier chez les poissonniers.
De 3 000 à 1 500 bacs par criée Côté poisson blanc, en revanche, le rapport entre l’offre et la demande est respecté. La hausse du prix est nette, constante et liée à une pénurie certaine : "Il y a deux, trois ans, on voyait encore des criées à 3 000 bacs (de poisson). Aujourd’hui, entre 1 000 et 1 500 bacs, c’est un maximum", explique-t-on à Sète. Ainsi, entre 2009 et 2010, alors que les apports de poisson blanc avaient chuté de 14 %, le prix moyen avait, lui, augmenté de 22 %. D’autant qu’au paramètre de la rareté s’ajoutait la qualité d’un poisson "que nos chalutiers vont chercher loin".
Un poisson bleu rare, mais dont la qualité modère parfois l’inflation et des espèces nobles qui, ne pouvant faire face à la demande, sont de plus en plus chères : on comprend mieux pourquoi le poisson d’élevage est majoritaire sur les tables de la région. Ce que confirme un restaurateur : "Un bar d’élevage acheté 8 € le kilo à Promocash peut être proposé dès 14 € à la carte. Un loup sauvage payé plus de 25 € le kilo chez un mareyeur devrait être affiché à plus de 30 € la portion. à ce prix-là, personne n’en voudrait."
PATRICE CASTAN
Publié le : Dimanche 26 juin 2011 à 10:43
![]() |
| Des hélicoptères français et italiens ont hélitreuillé les "victimes» Photo SAMUEL DUPLAIX |
Midi Libre 24/06/2011
Il était 8 h 22 lorsque la préfecture maritime de Méditerranée à Toulon et la préfecture du Gard ont été alertées. Hier matin, parti de l’aéroport de Garons près de Saint-Gilles (Gard) un Boeing 737/800 s’est abîmé en mer à plus de 10 milles nautiques du Grau-du-Roi. Pour cet exercice international de sauvetage en mer, pendant toute la matinée, les hélicoptères de la marine nationale et de la Guardi Costiera (Italie) ont hélitreuillé et transporté une partie des victimes vers le poste médical avancé, installé dans le gymnase de la station balnéaire. Quatre vedettes de la SNSM (société nationale de sauvetage en mer) venues des Saintes-Maries-de-la-Mer, Port-Camargue, La Grande-Motte et Palavas et leurs bénévoles ont secouru les passagers en détresse - joués par les élèves du lycée de la mer de Sète - dérivant dans leur canot. A terre, ce sont les pompiers, médecins du Samu qui prennent en charge les victimes. "Là, nous ne sommes pas dans un accident de trottinette ! C’est un crash d’avion", commente le médecin pompier Simonetti qui se démène auprès des premiers rescapés.
C’est aussi l’aéroport de Garons qui est mobilisé. Le personnel de Veolia et les médecins de la cellule d’urgence médico-psychologique prennent en charge les familles des victimes. "Cet exercice a pour but de tester dans le cadre de la coopération internationale, la coordination des secours aériens, maritimes en Méditerranée et les opérations de secours en mer et à terre", déclare Thierry Laurent, directeur de cabinet à la préfecture du Gard. "On a besoin de tous les moyens aériens pour localiser le crash d’un avion", poursuit le commissaire général de la marine, Jean-Loup Velut. Une heure perdue, ce sont des morts et victimes en plus. D’où l’intérêt de ces exercices de sauvetage en mer auxquels collaborent régulièrement les Italiens et Espagnols. En quelques années, sur notre zone, nous avons connu trois crashs aériens. Nous ne sommes pas là dans des cas d’école."
CATHY ROCHER
Publié le : Vendredi 24 juin 2011 à 08:28
![]() |
Midi Libre 20/06/11
La première édition de la "Route de l'Aude " à la voile ne sera pas la dernière au vu de l'enthousiasme des organisateurs et des participants. Treize voiliers complets inscrits et une vedette d'accompagnement de Port la Nouvelle, pour la sécurité et les procédures de départ chaque matin. Le conseiller général, Patrick François était présent au départ retardé de cette fête de la voile.
Trois clubs locaux de voile: Port la Nouvelle, Les Cabanes de Fleury, et le Cercle Nautique de Narbonne-Plage grand organisateur de cette première édition avec aux commandes René Delsol et le président: Olivier Benoît.
Réussite totale en terme d'ambiance mais aussi en terme de météo avec au programme du vent, du soleil un peu de bonne pluie pour rincer les cirés et corser la croisière. Côté culturel, le quiz sur le département de l'Aude, remis avant le départ à chaque équipage a recueilli un engouement inespéré avec un esprit de compétition renforcé sportivement par le départ quotidien « type régate » et une arrivée sportive au finish.
Les accueils dans les ports partenaires et amis: Les Cabanes de Fleury, Leucate, et Gruissan furent excellents les collectivités locales: les villes de Narbonne, Gruissan, Fleury, Port la Nouvelle et Leucate, autant que les partenaires privés: Groupama, Château de l'Hospitalet, Photo Sprint et Sieur d'Arques de Limoux ont procuré à la soixantaine de participants aux soirées, une ambiance chaleureuse autour d'un verre et d'un repas très convivial au-delà des espérances.
Vive la deuxième édition 2012.
Publié le : Mercredi 22 juin 2011 à 09:35
![]() |
| Surtout ne pas faire de vagues... Photo Vincent Andorra |
Midi Libre 22/06/2011
Fière de son Ecocano. La ville de Sète peut l’être. Il s’agit en effet du premier bateau à passagers au monde à piles au lithium. Une vedette en aluminium 100 % électrique, en service depuis septembre 2009 pour le compte de “Azur Croisières”.
En clair, un outil de transport unique qui aurait très certainement pu faire l’affaire de la ville dans le cadre de son expérimentation de navettes fluviales qui permettent d’acheminer les festivaliers aux 18 concerts du théâtre de la Mer. Mais non. L’Ecocano ne transportera personne en nocturne entre le Mas Coulet et le Cul de Bœuf. Simplement parce que c’est la société “Sète Croisières” qui a remporté le lot à l’issue d’un avis de mise en concurrence lancé par le service d’attribution des marchés publics de la Ville.
Entre les deux prestataires de croisières sur les canaux sétois et l’étang de Thau, 1 000 € d’écart. L’Ecocano proposait 18 000 € pour les 18 soirées, soit 1 000 € par soirée avec un capitaine et un matelot. “Sète Croisières” était à 17 000 €, donc moins cher. Mais plus qu’une question de tarif, la mairie avance la jauge des bateaux proposés. "L’Ecocano ne peut transporter que 52 passagers et n’a pas d’autre bateau. Sète Croisières propose deux bateaux de 42 places pour le premier et 46 places pour le second qui permettent des rotations tous les quarts d’heure."
Et quid de l’argument écolo auquel la mairie est normalement si attachée ? "Ce n’était pas une condition sine qua non, nous cherchions une navette si possible électrique. Ce qui nous importe c’est avant tout la réduction des émissions de CO2 par les voitures. Et selon nos calculs, ces émissions sont réduites de 1,2 tonnes sur le total des 18 soirées."
Du côté d’Ecocano, on veut bien entendre ces arguments-là, sauf que... "Notre concurrent avait à l’origine proposé un bateau hybride de 75 places ce qui a joué en sa faveur. Il devait avoir un moteur électrique d’une heure d’autonomie et le reste fonctionnant en thermique. Et ce bateau n’a toujours pas été livré." Et que dit l’ADEME, l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, censée financer en partie l’opération navettes ? "L’ADEME est prévenue qu’il ne s’agit pas d’un bateau électrique", répond la mairie. Surtout ne pas faire de vagues.
SANDRA CANAL
Publié le : Mercredi 22 juin 2011 à 09:26
![]() |
| Jean-Marc Deslous-Paoli est le directeur du Cépralmar qui fête ses 30 ans. |
Midi Libre 18/06/2011
Jean-Marc Deslous-Paoli. (V.A.)
à quoi doit-on la naissance du Cépralmar (*) ?
En février 1981, d’une volonté de la Régi on d’aider au développement des filières liées à la mer, pêche, conchyliculture, aquaculture. puis la gestion des milieux de production.
Avec quels financements ?
Il y a sept employés, dont cinq chargés de mission. Le budget de 700 000 € est couvert à 90 % par la Région et, pour le reste, par les départements côtiers.
Qu’a fait le Cépralmar en 30 ans ?
Son action phare, même si elle ne s’est pas forcément bien terminée, fut le développement des filières d’élevage de moules en mer. Il a aussi accompagné la mise en place du prégrossissement et les travaux sur le captage naturel des huîtres.
Quels sont les “gros chantiers” à venir ?
La diversification de l’élevage, assurément. Nous travaillons sur la coquille Saint-Jacques, la pétoncle noire, le violet...
Comment travaillez-vous ?
Avec une aide en personnel, via nos chargés de mission, et, en amont, pour monter des projets. Enfin, on travaille avec les entités engagées dans les projets : Ifremer, lycée de la Mer, professionnels...
Beaucoup s’accordent à dire qu’il y a de moins en moins de poisson. Quel pourrait être votre rôle ?
La gestion de l’effort de pêche incombe aux prud’homies et au comité des pêches. Mais nous accompagnons certaines problématiques telles les difficultés des pêcheurs d’anguilles à survivre à la nouvelle règlementation et parlons valorisation des produits, points de débarquement pour les petits-métiers, options de vente directe...
Recueilli par Pa.C.
*Centre d'étude et de promotion des activités lagunaires et maritimes.
Publié le : Samedi 18 juin 2011 à 09:41
![]() |
| Sans vent, la navigation au moteur peut réserver quelques surprises. © D.R |
Midi Libre 16/06/2011
Les dernières amarres sont tirées à bord... Les bras s’agitent sur le quai, les enfants plongent dans le port autour du bateau en criant. La tension des préparatifs retombe pour ces plaisanciers qui s’enfoncent vers l’horizon. La route est longue pour atteindre leur rêve de vie ; le tour du monde avec leurs enfants. Ils sont sans contrainte de temps au départ de la Bretagne. Jusqu’à Madère tout se passe bien, l’équipage s’habitue à cette nouvelle vie, et chacun trouve sa place et son rôle.
Le bateau file ses 7 nœuds au portant. Mais après une semaine de navigation, le zéphyr est tombé, plus un souffle de vent. Le moteur est donc de mise pour continuer. Au bout de quelques minutes de fonctionnement, le témoin de chauffe s’allume et le buzzer se fait entendre, pourtant à l’extérieur la circulation d’eau se fait bien. Ils stoppent le moteur ! En ouvrant le capot, ils constatent qu’une certaine quantité de liquide de refroidissement a aspergé la machine et se retrouve en fond de cale. Après une inspection, a priori, rien d’anormal ! Courroie en bon état, thermostat neuf, les réfrigérants ont été tous visités et nettoyés, reste peut-être le bouchon de remplissage.!
Avec toutes les précautions d’usage, c’est-à-dire attendre que la température redescende, en prenant un chiffon pour ne pas se brûler et en desserrant juste le premier cran pour que la pression et vapeur s’échappent, ils enlèvent le bouchon tout en s’apercevant que celui-ci n’était pas bien dans sa position “fermé”. Ceci est peut-être la raison de la surchauffe. Le niveau étant rétabli, ils redémarrent et tout fonctionne à merveille.
En effet, lorsque le bouchon d’échangeur ou de vase d’expansion fuit, le circuit de refroidissement ne fonctionne pas sous pression. Le liquide “4 saisons“ bout à une température inférieure à celle prévue par le constructeur et s’échappe en grande quantité. Vérifier l’état du joint et du portage du clapet de surpression. Ne pas hésiter à le changer s’il est en mauvais état car dans ce bouchon vous avez un clapet de surpression qui déclenche à une pression donnée, et qui est prescrit par le constructeur. Sur le dessus du bouchon la pression maximale admissible est indiquée.
Prochains stages :
“Soudure”, du 22 au 23 juin
“Mécanique hors-bord”, du 27 juin au 1er juillet
“Météo en mer, grands voyages “, du 29 au 30 juin
“électricité à bord”, du 4 au 8 juillet.
Renseignements et inscriptions : 06 19 39 98 45
Publié le : Jeudi 16 juin 2011 à 09:51
|
| Les élus ont officiellement inauguré les nouvelles installations. © D.R |
Midi Libre 15/06/2011
Pour les pêcheurs du Grau d’Agde, le confort des nouveaux aménagements portuaires est incontestable. Des travaux dont le montant total avoisine 8,3 M€, financés à 90 % par le conseil général de l’Hérault, propriétaire du port de pêche, et qui concernent 330 mètres linéaires de quai, qui remplacent les anciens appontements. Des quais qui ont également bénéficié d’une modernisation en matière de distribution des fluides (eau, électricité) et de l’éclairage.
Dernièrement, les élus ont sacrifié à la traditionnelle coupure de ruban et inauguré ces réalisations. Ceux du Département, le président André Vezinhet en tête, les conseillers généraux Sébastien Frey (Agde), Pierre Guiraud (Pézenas) et Henri Cabanel (Servian), accompagnés du député-maire d’Agde, Gilles d’Ettore et son adjoint Christian Théron, président de la Criée. Ce dernier s’est d’ailleurs évertué à présenter sous son meilleur jour un outil souvent cité en exemple au niveau national, notamment en terme de gestion sanitaire et de qualité des produits.
Parlant du port du Grau comme "d’un enjeu économique majeur pour la commune", il rappelait également la diversité des débouchés pour les professionnels avec de nombreux acheteurs locaux (grandes surfaces, restaurateurs...), mais aussi des clients étrangers, dont une société espagnole qui approvisionne Barcelone.
OLIVIER RAYNAUD
Publié le : Mercredi 15 juin 2011 à 08:15
![]() |
| Seuls des petits spécimens inoffensifs ont été repérés |
Midi Libre 14/06/2011
Les petits peau-bleue et autres requins renards ont disparu de nos côtes comme ils étaient arrivés. Sans que l’on crie gare.
L’épisode a duré quinze jours, fin mai, avec les grosses chaleurs. Ce sont les pêcheurs aux petits métiers calant leur filet entre le Grand-Travers et les Aresquiers, par 5 m de fond environ, qui ont remarqué leur présence en premier. "Un par jour au minimum, des petits spécimens d’1 m, guère plus, pesant entre 5 et 10 kg, étaient pris dans nos filets, explique Jean-Pierre, professionnel installé sur le port de Carnon.
Rien de dangereux pour l’homme. Quand ils étaient encore en vie, nous les relâchions. Comme on le fait pour les balistes ou petits mérous. De plus gros spécimens n’ont pas été repérés." Et pas de conséquence sur les autres prises. "Cette année, c’est la dèche", rumine Jean-Pierre.
Publié le : Mardi 14 juin 2011 à 08:07
![]() |
| Thierry Fassi, syndic et barreur du Deimos, un ex de la marine marchande. Photo BRUNO CAMPELS |
Midi Libre 13/06/2011
Sur l’écran couleur de la passerelle, le Thibault-Laura, un chalutier du Grau-du-Roi, fait route parallèlement à la côte, à 3,14 milles précisément, révèle une manipulation opérée en quelques clics par Thierry Fassi. Le syndic principal des Affaires maritimes, à la barre du Deimos, vedette grise de 16 m poussée par 1 000 cv, le surveille du coin de l’œil, en tenant le cap au 270 vers Port-Camargue : "Ils sont toujours à la limite de 3 milles, le poisson qui les intéresse est là, la lotte, le rouget" et il est tentant "quand on n’est pas là" d’aller chaluter plus près de la terre, où les eaux sont plus riches.
"On n’est pas des marins mais des fonctionnaires se servant de bateaux"
Stéphane Cluzel, contrôleur Ce ne sera pas le cas, mais l’exemple illustre le quotidien, une "bonne centaine de jours" et de nuits par an, de l’unité littorale de la direction départementale des territoires et de la mer. Huit hommes basés à Sète, sous la responsabilité de Stéphane Cluzel. Le garçon a les galons horizontaux d’un capitaine mais le grade de contrôleur, géographe par formation qui passe son temps sur l’eau : "Nous ne sommes pas des marins, observe-t-il, mais des fonctionnaires de l’état se servant de bateaux pour exercer leur métier."
Des navires, ils en ont trois, taillés pour répondre à des missions couvrant mer et étangs, entre l’Aude et le golfe de Beauduc, à l’orée des Bouches-du-Rhône, missions dont la pêche est le cœur.
"Nous avons compétence sur toute la filière, développe le patron du Deimos, ça veut dire du chalutier en pêche dont on surveillera qu’il respecte les règles, aux pêcheries, poissonneries, jusqu’en supermarché." Et sur la route quand ils dressent des barrages à l’aveugle, en arrière du trait de côte, pour vérifier que le poisson a la taille requise, est correctement transporté, ou bien traquer les braconniers aux trafics juteux. "La civelle, par exemple, évoque Jean-Michel Ulmer. à 1 000 € le kilo…"
Au large de La Grande-Motte, elle n’est pas le sujet du jour. Ce matin, la vedette des Affaires maritimes mène une opération de contrôle des plaisanciers, armement, présence et conformité des documents du bord. Un autre quotidien pour l’équipage, entre interception de ce pilote de jet ski trop pressé de sortir du port et de surcroît sans permis, contrôle des gilets de sauvetage d’un bateau de promenade en mer ou encore remorquage d’un canot au moteur en rade. L’ordinaire, mais en bas, dans le carré, la sauce au basilic mitonne ; "c’est une tradition de la marine de bien manger à bord !"
OLLIVIER LE NY
Publié le : Lundi 13 juin 2011 à 09:07
![]() |
| Pour certains producteurs, les moules adoucissent la crise |
Midi Libre 10/06/2011
Toujours pas de remède miracle à la surmortalité des huîtres. Dès que la température monte, les jeunes huîtres meurent. à des “degrés divers”.
Comme ce fut le cas à partir du 18 mai dernier, quand les eaux de la lagune ont dépassé, par endroits, les 25 degrés. Rebelote, donc, en ce printemps : "En trois jours, les huîtres qui étaient en prégrossissement sont mortes à 90 %", constate Philippe Ortin, le président du Comité régional conchylicole (CRC). Parmi les victimes de ces nouveaux ravages de l’herpès virus, "de l’huître d’écloserie et la première génération d’huîtres “R”", ou “Résistantes”, qui n’ont pas mieux résisté que les autres.
Fatalistes, les producteurs de Thau s’adaptent. Par exemple, ils ensemencent moins au printemps, "puisque c’est généralement pour tout perdre". Et doivent “charger” leurs tables en trois mois seulement (dès septembre) contre six auparavant. Irréalisable avec la main d’œuvre disponible.
Du coup, des tables restent vides. Ce qui a donné à certains producteurs l’idée de se recentrer sur les moules : "L’étang en produira cette année de 10 à 20 % de plus", estime Philippe Ortin. La production pourrait ainsi atteindre 5 500 tonnes, contre 4 000 habituellement. Que les producteurs ne devraient pas avoir de mal à écouler, la moule de Thau étant un produit gustativement réputé.
Côté huîtres, quelques lueurs d’espoir tout de même : les lots de “Résistantes de 2e génération” mis au point par Ifremer ont résisté à 90 % à l’assaut du virus, et ce dans toute la France ! Les producteurs de Thau devraient pouvoir s’en procurer d’ici octobre. Idem pour les huîtres issues du captage naturel : les “individus” déjà collés sur cordes ont tous résisté au virus, ceux placés en prégrossissement n’ont succombé que dans une proportion de 20 %.
Pas sûr que les producteurs auront besoin d’attendre le remède miracle un temps promis du côté de Mèze pour sortir la tête de l’eau. Du reste, la profession a préféré mettre l’affaire du “remède miracle” entre les mains de la DPMA (Direction des pêches maritimes et de l’aquaculture). Au cas où il y ait anguille sous roche…
PATRICE CASTAN
Publié le : Vendredi 10 juin 2011 à 10:40