Rafales : 11 nds
Température mer :
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| © D.R |
Midi Libre 01/08/2011
Une fête traditionnelle, au cœur de l'été, dans la plus grande station balnéaire française, le contraste peut paraître saisissant. Et pourtant, année après année, la fête de la Mer ne cesse de séduire un public nouveau, comme ce fut encore le cas ce week-end, sur les quais du centre-port. Samedi soir, déjà, des milliers de personnes ont assisté au tournoi de joutes juniors de la Société nautique des jouteurs agathois. De jeunes as de la tintaine qui ne s'attendaient certainement pas à pareil accueil de la part de vacanciers friands de jolis coups de lances et de plongeons spectaculaires.
Hier, en matinée, c'est dans un cadre plus religieux que s'est poursuivie cette fête de la Mer. Pour la troisième année, une messe en plein air était en effet proposée sur le quai de Beaupré par le père Yannick Casajus. Un rendez-vous dominical suivi par près de 400 personnes et prolongé ensuite lors de la traditionnelle sortie en mer. Bien avant la sortie de l'avant-port, plusieurs dizaines d'embarcations se sont jointes au cortège, dans le sillage du bateau de promenade sur lequel avaient pris place les officiels et quelques chanceux qui avaient pu obtenir un sésame.
Une fois au large de fort Brescou, Yannick Casajus a béni une gerbe de fleurs et prononcé une prière afin d'honorer la mémoire des disparus en mer. Dans un concert de cornes de brumes et de fumigènes, le convoi s'est ensuite dispersé pour regagner le port. Là, Sébastien Frey, qui officiait en tant qu'adjoint de Gilles d'Ettore et président de la Sodéal, a convié les participants à partager le verre de l'amitié, conclusion d'une fête qui a définitivement trouvé sa place.
OLIVIER RAYNAUD
Publié le : Lundi 1 août 2011 à 10:51
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| Pour l’édition 2011 de la coupe de France, le comité d’organisation a délimité une zone de pêche qui s’étend, en gros, de Sète au large de Valras, à 4 ou 5 miles des côtes. (DR) |
Midi Libre 27/07/2011
Quatre ans après avoir quitté la Fédération française de pêche en mer, le Thon-club d’Agde et du Cap, revenu depuis au sein des instances fédérales, organise à partir de samedi (jusqu’au mardi 2 août) la coupe de France de pêche sportive en haute mer.
L’occasion pour Robert Vion, le président revenu aux affaires en ce début d’année et les 70 sociétaires du Thon-club, de réarmer correctement les bateaux et de partir chasser les gros thons qui font tout le sel de ces compétitions. "Avec les restrictions qui nous sont désormais imposées, le quota est fixé à un poisson de 100 kg ou plus par jour et par équipage. Si, au terme de ces trois journées de pêche, on en ramène trois ou quatre au port, nous serons déjà bien contents", note Robert Vion. Loin, très loin des 29 thons pêchés en 2001...
La pêche sportive est donc de retour au Cap, ce qui réjouit les nombreux amateurs locaux. Pour l’occasion, 24 navires venus de La Grande-Motte, Martigues, Saint-Cyprien, Frontignan, Narbonne et Le Cap-d’Agde rejoindront l’Avant-Port ce vendredi, avant de participer à trois journées de compétition, samedi, dimanche et mardi prochain, lundi étant une journée de repos. "C’est excitant car tout le monde est en train de se préparer pour cette compétition", poursuit le président.
Les deux derniers étés, le club avait participé au Défi méditerranéen selon la règle du “no-kill”, qui consiste à relâcher toutes les prises. Un concept en vogue pour préserver durablement la ressource, mais qui a quelque peu laissé les pêcheurs sur leur faim. "Personnellement, je pêche au Cap depuis 1985. Déjà, en 1995, nous avions noté une baisse du nombre de thons. La population était remontée autour des années 2000, avant de chuter à nouveau. Mais des gros thons, il y en a toujours près de nos côtes...» Ainsi, en 2008, un spécimen de 232 kilos avait été accroché à la balance.
Pour l’édition 2011 de la coupe de France, le comité d’organisation a délimité une zone de pêche qui s’étend, en gros, de Sète au large de Valras, à 4 ou 5 miles des côtes. Comme l’exige le règlement, la pêche s’effectuera au mouillage, selon la technique du “broumé”, mais aussi en dérive. Chaque matin, les bateaux embarqueront entre 30 et 70 kilos de sardines aux alentours de 6 heures, avec une levée des lignes prévue à 17 h. "Comme de coutume, les prises seront pesées devant le public vers 18 heures", ajoute Robert Vion. Pas trop longtemps toutefois. Car “l’hygiénisme” ambiant a également frappé de plein fouet la pêche au gros. Dix minutes, c’est le temps durant lequel les prises pourront être exposées avant d’être remisées dans un camion frigorifique. Par ailleurs, la traditionnelle vente des thons aux mareyeurs, afin de récolter des fonds pour les bonnes œuvres, est désormais proscrite. "Si l’on pêche beaucoup de thons, on les découpera et on les donnera", se désole-t-on du côté du club.
Reste une inconnue : la météo. Avec des vents jusqu’à force 4, la pêche aux thons reste tout à fait possible. à force 6, la direction de l’épreuve ne peut pas donner le feu vert. Et ce week-end, la tramontane est encore annoncée.
OLIVIER RAYNAUD
Publié le : Mercredi 27 juillet 2011 à 20:33
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| Les autorités maritimes estiment que l'épave peut gêner le trafic et générer un risque pour l'environnement. (D.R) |
Midi Libre 27/07/2011
Les grandes manœuvres devaient débuter hier. La météo en a décidé autrement. Si elle est plus avenante, c’est donc aujourd’hui que devraient commencer les opérations de renflouement du Jean-Ricciardi. Le chalutier, rappelons-le, gît depuis mardi 19 à 800 m au large du brise-lame. Il avait sombré après avoir été remorqué depuis la falaise de l’AmeriKclub où, à la suite d’une panne totale de ses moteurs et appareils, la houle l’avait déporté. Les chocs contre les rochers ont ouvert sa coque, créant une ou plusieurs voies d’eau. Fort heureusement, le patron-pêcheur, Patrick Ricciardi, et ses deux hommes, avaient été récupérés sains et saufs.
L’épave reposant par seulement 17 m de fond, les autorités maritimes estiment qu’elle peut représenter un danger pour la navigation. Ils ont donc mis en demeure l’armateur de mettre en œuvre tous les moyens pour retirer le Jean-Ricciardi de l’eau.
Aucune information n’a filtré, tant de la part de l’armateur, de son assureur, de son courtier que des experts, sur le mode opératoire adopté pour le renflouer. Mais selon nos informations, une barge, plus exactement un ponton-grue, devait arriver sur zone, vraisemblablement du Maroc.
Une fois la barge solidement arrimée, des plongeurs descendront placer des élingues sous la coque du chalutier. Pour qu’il puisse être hissé plus aisément à la surface, des ballons pourraient être également fixés à la coque. Pour tout renflouement, un vieux principe est en effet essentiel : celui d’Archimède. Un navire flotte si le volume d’eau dont il prend la place a un poids supérieur au sien. En l’occurrence : de l’ordre de 160 voire 180 tonnes. Une fois le navire à la surface, il faudra repérer les brèches, les colmater puis pomper l’eau.
De mauvaises conditions météo peuvent conduire à un échec. Ce fut le cas, fin décembre 1998, au large de la Bretagne, pour le Galaxie, un chalutier de 35 m. Les tentatives de renflouement répétées avaient trop endommagé sa coque. En revanche, plus près de nous, en décembre 2008, le chalutier Marcel-d’Isanto, qui avait coulé dans le chenal du Grau-d’Agde, avait été “repêché” sans anicroche par la société Jifmar Offshore Services. Celle-là même qui est au chevet du Jean-Ricciardi.
MARC CAILLAUD
Publié le : Mercredi 27 juillet 2011 à 20:13
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| Peu de monde sur les plages de Sète. Photo V.A |
Midi Libre 25/07/2011
Le vent du nord, ces derniers jours, a considérablement fait baisser la température de l’eau sur les plages de Sète. Hier matin, les sauveteurs ont relevé un tout petit 14° qui ferait peur au moindre orteil.
Dans la journée, la température de l’eau est montée jusqu’à 18° du côté de Villeroy et du Lazaret, mais pas plus de 16° au Castellas. Autant dire qu’il n’y avait pas la grande foule sur le sable. Le vent complique aussi la baignade avec des risques accentués, notamment pour les vacanciers embarqués sur des engins gonflables. Prudence donc. On attend une amélioration pour mercredi.
Publié le : Lundi 25 juillet 2011 à 10:41
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| Les zostères sont indispensables au maintien de la biodiversité. Et de l’hippocampe. |
Midi Libre 24/07/2011
En langage technique, on appelle ça les herbiers de zostères. De vastes prairies immergées (parmi les plus grandes d’Europe), en fait, qui couvrent un tiers des 7 500 hectares de l’étang de Thau. Et leur rôle est loin d’être négligeable.
D’abord, ils indiquent la bonne qualité des eaux du bassin. Mais ils servent surtout de nurseries et de lieu de résidence pour de nombreux animaux marins. Dans ces vastes étendues de plantes vivaces aquatiques, qui se développent très rapidement, d’innombrables espèces ont trouvé refuge, et protection. Et notamment la star de l’étang, le fameux hippocampe de Thau.
Ces herbiers, s’ils ne sont pas réellement menacés, vont prochainement toucher une belle assurance-vie en décrochant le titre européen de Site d’importance communautaire, avec à la clé un classement en zone Natura 2000.
Ce classement, pour lequel le Syndicat mixte du bassin de Thau travaille depuis 2009, sera officialisé en septembre. Et permettra de protéger le milieu sans toutefois tirer un trait sur les activités économiques du bassin. Ainsi, l’usage des produits phytosanitaires et des engrais synthétiques sera limité pour les agriculteurs du bassin versant. Et les zones protégées seront exclusivement réservées aux pêcheurs professionnels. Plus question pour les touristes embarqués sur des péniches de plaisance de venir y mouiller (et parfois vider leurs cuves !).
Bref, il s’agit surtout ici de trouver le bon équilibre entre protection du milieu et préservation des activités humaines. Autrement dit, de vivre en harmonie.
Patrick LOUISY ET M.P
Publié le : Dimanche 24 juillet 2011 à 11:16
Midi Libre 24/07/2011
Hier, en fin de journée trois hommes sont tombés en panne de moteur à la sortie du port de Vendres (près de Béziers). Là ils ont dérivé. Les secours ont déclenché une opération de recherche vers 22 h 30 avec d’énormes moyens humains et matériels engagés.
Deux d’entre eux ont été retrouvés. Le troisième, âgé de 32 ans, est porté disparu.
Publié le : Dimanche 24 juillet 2011 à 11:09
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| Une autre barge serait nécessaire pour ramener le bateau (sous la bouée) à la surface. © D.R |
Midi Libre 22/07/2011
Le Jean-Ricciardi ne reposera peut-être pas éternellement près du brise-lame, à environ 800 m du port. La décision n’a pas encore été prise, mais, selon nos informations, le chalutier qui a coulé mardi matin, en plein remorquage, devrait vraisemblablement être renfloué.
Victime d’un black out total, le bateau, qui s’apprêtait à partir en pêche, avait dérivé jusqu’à la falaise, en contrebas de l’AmériKclub. Le capitaine, Patrick Ricciardi, et ses deux hommes, avaient été récupérés sains et saufs. Mais les chocs contre les rochers avaient ouvert des voies d’eau dans la coque. Elles lui ont été fatales. Le bateau a gîté de plus en plus avant de sombrer, à la verticale.
Depuis quatre jours, il gît donc par 17 m de fond. Même si sa zone de mouillage - matérialisée par une bouée - se situe en dehors du chenal, la profondeur est jugée insuffisante par les autorités maritimes. L’assureur, Asat-Marine France, ne souhaite pas s’exprimer. Mais laisse entendre que si le renflouage est effectué, - c’est aussi ce que souhaite le patron-pêcheur -, il est prêt à en assumer le coût.
L’opération, délicate, pourrait avoir lieu dès la semaine prochaine. Les techniciens de la société Jifmar Offshore Services seront de retour sur zone dès 8 h pour la préparer. Selon nos informations, une barge spéciale, qui pourrait provenir du Maroc, sera nécessaire pour ramener le navire à la surface. Il faudra ensuite repérer les brèches, les colmater, puis pomper l’eau, afin que le Jean-Ricciardi puisse ensuite être remorqué au port. Reste à savoir s’il pourra être remis en état de naviguer...
MARC CAILLAUD
Publié le : Vendredi 22 juillet 2011 à 20:08
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| Photo VINCENT ANDORRA |
Midi Libre 20/07/2011
L’alarme du Sémaphore a retenti hier matin à 6 h 14 pour avertir le canot de sauvetage, la pilotine ainsi que l’équipe des plongeurs des pompiers. Le cas était grave, voire urgent.
Touché par une panne totale de propulsion et de barre, le chalutier Jean-Ricciardi venait de s’échouer contre les falaises de l’AmeriKclub alors qu’il revenait de la pêche. A son bord, le capitaine ainsi que deux marins.
Sous les yeux des premiers lève-tôt sétois, dont quelques patrons-pêcheurs qui avaient préféré rentrer plus tôt à cause des conditions météorologiques, les secours ont tout tenté pour sauver le bateau tout autant que l’équipage. Aucune victime n'est à déplorer mais le navire a fini par couler à 9 heures.
La série noire continue décidément pour la flotte sétoise puisqu’en moins d’un an ce sont quatre accidents ou incidents qui se sont produits en mer. Il y a d’abord eu l’éperonnage du Louis-Gaétane II, le 14 septembre. L’évitement de justesse d’une bétaillère par le Kelly Rocco, le 3 janvier. L’incendie qui a endommagé L’Odyssée au large le lendemain. Sans oublier le naufrage de l’Assunta II, le 24 mars, à 46 km des côtes.
Le récit du naufrage
Si toute la flottille de pêche n’était pas sortie dans la nuit à cause des conditions météorologiques, le Jean-Ricciardi avait choisi de prendre la mer. Le chalutier de Patrick Ricciardi a quitté le port à 2h du matin. C’est en rentrant plus tôt vers 6 h du matin, à cause du coup de mer, qu’il a connu un “black-out” comme l’on dit dans le jargon. Pour faire simple, plus rien ne répondait à bord. Le navire était alors sur le point d’emprunter la passe, côté base Tabarly. Devenu incontrôlable, le navire a été drossé contre les falaises de l’AmeriKclub. Dans un grand grincement de tôles contre les rochers. Sous la direction du patron-pêcheur, sur le pont les deux marins, équipés de leurs tenues de sauvetage sur le dos, ont tout tenté pour éviter l’inéluctable. Pendant que le chalutier battait et battait encore contre la falaise. Dans les embruns et sous la pluie. En attendant juste que les secours se portent jusqu’à eux.
Ne pouvant s’approcher trop près à cause de la houle le canot de sauvetage a lancé un câble aux marins pour déséchouer le chalutier. Le canot de la SNSM est parvenu à le sortir des rochers. Mais à ce moment-là une importante voie d’eau s’est déclarée dans la coque à bâbord. Le capitaine a alors demandé à ses marins de prendre le canot de survie pendant qu’il gagnait le large. La frêle embarcation a été arrimée par la pilotine avant que le canot des pompiers ne récupère les deux hommes.
Les dégâts causés par les rochers ont été fatals à la coque du Jean-Ricciardi. Après près d’une heure de remorquage pour rejoindre l’autre passe du port et escorté par le Georges-Lucien, le chalutier qui avait enfourné trop d’eau, a dangereusement gîté. Puis sombré à 9 h par 17 m de fond à un demi-mille du brise-lames. Patrick Ricciardi a été récupéré par les pompiers avant de monter sur le canot de sauvetage. L’hélicoptère Dragon 34 des pompiers était aussi sur site, au cas où.
Publié le : Mercredi 20 juillet 2011 à 12:09
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Midi Libre 19/07/2011
Le chalutier sètois Jean Ricciardi, souffrant d'une large voie d'eau, a coulé au large du brise lame du port de Sète à 8 h 50 ce matin. Les secours tentaient de le remorquer dans la passe du port de Sète.Tout a commencé à l'aube, à 6 h 15. Le chalutier, de retour d'une sortie en mer, s'est échoué contre les falaises au niveau du théâtre de la mer et du restaurant l'America club. L'échouage a occasionné une voie d'eau importante.
Parti à 2 h 00 du matin, et rentré plus tôt que prévu au port à cause des conditions météo exécrables, le bateau a été victime d'une panne totale à son arrivée à l'entrée du port. Non manœuvrant, le Jean Riccardi a été pris par les courants pour être finalement drossé sur les rochers. Deux marins ont été évacués par les secours et sont sains et saufs. SNSM, pompiers, remorqueurs étaient sur place pour essayer de tracter le chalutier, dans la passe du port de Sète, pour le sauver, mais en vain.
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Publié le : Mardi 19 juillet 2011 à 11:10
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| Les sauveteurs cherchaient le bateau fantôme pendant deux heures. © D.R |
Midi Libre 18/07/2011
Samedi à 20 h 30, l’équipage de la vedette de la SNSM est appelé en urgence par le Crosmed (le centre de secours en mer basé à Toulon, NDLR) pour porter secours à une vedette de 15 mètres qui a subi une avarie de moteur. Les passagers à bord ont expliqué au centre opérationnel qu’ils voient la tour de Valras et qu’ils sont à environ 10 miles des côtes.
En quelques minutes, les secours qui étaient en représentation au port du Chichoulet à Vendres, sont sur zone. Ils tournent, mais rien. Pas de vedette en vue."Nous avons élargi notre cercle de reconnaissance, expliquait, hier, Patrick Toustou, le responsable de la vedette SNSM de Valras. Nous ne trouvions rien. Le Crosmed nous indiquait qu’il ne parvenait plus à faire répondre la vedette à la VHF. Nous avons poursuivi nos recherches entre Agde et Saint-Pierre-la-Mer. Rien, il n’y avait rien."
L’équipage de la SNSM demande alors le renfort de l’hélicoptère de la sécurité civile, le Dragon 34 pour élargir le périmètre de recherche en mer. Au sol, l’ensemble des capitaineries sont alertées pour savoir si une vedette de 15 m est rentrée au port. Rien non plus de ce côté-là. Des recherches par le nom de l’embarcation sont aussi lancées. Elles restent aussi infructueuses. Au bout de deux heures, l’opération a été abandonnée. Les moyens envoyés sur zone rentrent.
"Si c’est une plaisanterie, elle est stupide, insistait Patrick Toustou. Pendant que nous sommes là à chercher pour rien, il peut se produire un véritable drame sur lequel nous ne pourrions plus nous rendre. Ces plaisantins peuvent mettre la vie de vraies victimes en danger."
Lancer de faux appels aux secours peut avoir de graves conséquences pour les auteurs de ces faits. Ils risquent de très lourdes amendes, de conséquentes sanctions judiciaires et enfin de devoir prendre en charge les frais occasionnés par les opérations.
JEAN-PIERRE AMARGER
Publié le : Lundi 18 juillet 2011 à 20:19
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| Premier bain pour le bateau mais il y a encore du travail. Photo V.ANDORRA |
Midi Libre 14/07/2011
Du 14 septembre 2010 au 13 juillet 2011. Dix mois après sa collision en mer avec une bétaillère, le Louis-Gaetane II a retrouvé le goût de l’eau hier matin à l’aire de carénage. Sous le regard énamouré et mouillé de Pierre d’Acunto. "J’ai un petit pincement au cœur, a glissé le patron-pêcheur, cela fait du bien de le revoir à l’eau. Mais, d’un autre côté, cela me fait penser à nouveau à cet accident. J’en rêve encore souvent."
Durant une heure, le chalutier à la coque en bois est resté dans le bassin de carénage, soutenu par les sangles de la grue. Histoire de voir s’il n’y avait pas de problèmes. "Mais j’ai une confiance aveugle dans le travail du charpentier de marine", lançait le patron-pêcheur. Ensuite, le Louis-Gaetane II a été tracté vers la Criée où il a retrouvé sa place à quai. Mais ce n’est pas pour autant qu’il va prendre la mer ce matin.
"On a encore deux mois de travaux. Pour refaire l’électronique et replacer le moteur." Le chalutier devrait retrouver le goût du large courant septembre. Avec la tête du Christ à la proue : c’est le seul élément qui avait tenu durant le choc.
Publié le : Jeudi 14 juillet 2011 à 14:07
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| Ajaccio en Corse. (DR) |
Midi Libre 08/07/2011
Une forte secousse sismique d'une magnitude de 5,2 a été ressentie hier soir en Corse ainsi que sur le continent, à Marseille, dans le Var et les Alpes-Maritimes, mais sans faire de dégâts ni de blessés.
Selon le bureau central sismologique de Strasbourg, l'épicentre du séisme était situé en mer, à 100 km à l'ouest d'Ajaccio, et s'est produit à 21h21, tandis que le centre sismologique euro-méditerranéen l'a situé précisément à 20 km de profondeur, en Méditerranée.
Selon les pompiers de Corse-du-Sud, le séisme a été ressenti dans toute la Corse tandis qu'à Marseille, ce sont les 6e, 8e et 9e arrondissements, proches du littoral, qui ont été le plus touchés.
Quelque 1 200 appels téléphoniques ont été adressés aux pompiers corses dans la soirée par des habitants inquiets. "Mon immeuble a eu comme un frisson, c'est toute l'ossature qui a vibré, ça a duré une seconde maximum", a raconté un marin-pompier de Marseille.
A la préfecture des Bouches-du-Rhône, on a précisé qu'à Marseille, dans la zone des Calanques et du littoral, ont été ressenties "deux secousses sismiques : une à 21h20 d'une magnitude de 5,2, et une deuxième à 22h04, d'une magnitude de 2,9."
Dans le Var, les sapeurs-pompiers ont enregistré près de 200 appels émanant d'habitants signalant "des secousses". "Les tremblements ont été ressentis aussi bien à Toulon que dans certains quartiers de Draguignan", a déclaré un sapeur-pompier.
Dans les Alpes-Maritimes, la préfecture a précisé que la secousse avait été légèrement ressentie dans l'ouest du département, entre Grasse et Saint-Laurent-du-Var, une trentaine d'appels ayant été reçus par les pompiers.
La Provence, la région de Nice et Monaco sont connues pour être de grandes zones sismiques en France.
Au cours des trente dernières années, il y a eu un séisme de magnitude 4 à 5 par an en France. En 1996, ceux de Saint-Paul-de-Fenouillet dans les Pyrénées-Orientales et d'Annecy en Haute-Savoie ont été de magnitude supérieure à 5.
Publié le : Vendredi 8 juillet 2011 à 12:57
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Midi Libre 06/07/2011
Les amateurs peuvent être heureux : dans l’ensemble, les eaux de baignade sont d’assez bonne qualité en Languedoc-Roussillon. Hier à Montpellier, l’Agence régionale de la santé (ARS) du Languedoc-Roussillon a fait le point sur ce dossier devenu d’une actualité brûlante sous l’effet d’un été bien installé.
L’ARS, contrôle en effet 339 sites de baignade dans la région, dont 151 en mer et 188 en eau douce. Comment ? Ses spécialistes font des prélèvements réguliers, afin de mesurer si la qualité est conforme aux normes en vigueur : taux par millilitre d’Echerichia coli et d’entérocoques intestinaux.
Et, en fonction des analyses, ils classent les eaux en quatre catégories : A (bonne qualité), B (qualité moyenne), C (pouvant être momentanément polluées), D (mauvaise qualité).
En Languedoc-Roussillon, bonne nouvelle : "L’eau de mer est, dans l’ensemble, d’excellente qualité. Quant à l’eau douce, la très grande majorité des eaux de baignade sont de bonne ou de moyenne qualité", résume Dominique Keller, le directeur de la santé publique et de l’environnement à l’ARS. Bien entendu, la situation diffère d’un département à l’autre (voir notre infographie), sachant que certains sites sont interdits à la baignade, tous en eau douce.
Hérault. C’est d’ailleurs le cas dans l’Hérault où quatre points ne sont pas ouverts aux nageurs : un sur le Jaur à Olargues (Le Baous), deux sur la Mare à Saint-Gervais-sur-Mare (Le Pont des Trois-Dents, Baignade de Rongas) et un sur l’Orb à La-Tour-sur-Orb (Vereilhes). Ailleurs, la qualité de l’eau est jugée, la plupart du temps, bonne ou moyenne. Côté mer, le constat est identique.
Gard. Dans ce département, quelques portions de cours d’eau sont également interdites à la baignade. Sont notamment concernés le tronçon de l’Arre et sa prolongation sur l’Hérault, entre Le Vigan et Pont-d’Hérault, et un autre sur la Cèze, entre La Plaine au-dessus de Bessèges, jusqu’au Roc Tombé, sous Saint-Ambroix. Mais, dans l’ensemble, sur les cours d’eau, la qualité est, là aussi, bonne ou moyenne. "91 % des sites de baignade en eau douce ont obtenu un classement conforme, en A ou en B", note l’ARS. Aucun problème du côté des points de baignade en mer.
Lozère, PO et Aude. Dans les trois autres départements du Languedoc-Roussillon, tout va bien, dans l’ensemble. Ainsi, aucun point de baignade n’était classé en C en 2010. Tous étaient en A ou en B. Dans l’Aude, la qualité est souvent jugée "excellente". En Lozère, toutefois, l’ARS a décidé d’assurer "un suivi particulier" des cyanobactéries (rien à voir avec le cyanure, NDRL), car elles peuvent libérer des toxines.
Aveyron. La préfecture de ce département rappelle, pour sa part, que les eaux de l’Aveyron sont globalement de bonne qualité, aucune portion n’étant interdite à la baignade.
PIERRE BRUYNOOGHE
Publié le : Mercredi 6 juillet 2011 à 07:45
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| L’étang d’Ingril est un spot de navigation réputé classé dans les dix premiers français © D.R |
Midi Libre 05/07/2011
La question avait été mise à l’ordre du jour du dernier conseil municipal (ML du 25 juin) par l’opposition : la pratique du kitesurf va-t-elle être interdite sur l’étang d’Ingril ? "C’est une rumeur persistante qui nous a alertés, confiait Martine Malpiece (UMP). La réponse du maire a été sans ambiguïté : "De fait, la navigation à plus de cinq nœuds, dans la bande littorale des 300 m, est interdite. L’état n’exerce pas ses responsabilités. Il y a trop de monde sur cet étang, un jour il y aura un accident gravissime." Pourquoi cette crainte, alors que les précédents échanges en séances publiques portaient sur l’installation éventuelle de toilettes pour les utilisateurs de l’étang ? La Ville souhaite en fait récupérer la gestion de l’étang "afin de réglementer la pratique sportive. Nous prévoyons aussi de créer un spot en mer réservé à la pratique du kitesurf", a ajouté le maire.
Dangereuse la pratique du kitesurf sur l’étang ? "La zone de décollage, le parking et la plagette sont petits", reconnaît Gilles Prost-Boucle d’Inkiwi. Avec 29 licenciés et 59 adhérents, son association est la troisième de l’Hérault. "Sur notre site, sur nos flyers, nous sensibilisons les pratiquants à décoller loin du bord. Ça se passe plutôt bien mais, moi, je suis prêt à discuter d’une éventuelle réglementation avec la ville." Professionnel, dont l’école Optimum vient d’ouvrir à Frontignan, sportif de haut niveau, Sylvain Hoceini fait valoir qu’on navigue sur Ingril depuis 25 ans et que la pratique du kitesurf possède un poids économique non négligeable. "Le nombre de pratiquants augmente et tout est une question d’attitude, de sensibilisation aux règles de sécurité. Je me suis occupé de la création d’une aire de kite à Palavas et je suis tout à fait prêt à offrir mes services ici. En tout cas, la navigation est bonne pour le plan d’eau, elle lui permet de s’oxygéner. Tout est une question de partage."
Le mot est bien choisi car la cohabitation entre sportifs et pêcheurs est chaotique depuis plusieurs années. Le régime juridique du schéma de mise en valeur de la mer s’applique à l’étang d’Ingril "où existent des postes cadastrés, fixes, pour les professionnels", rappelle Robert Rumeau. "Il y a aussi des filets maillants que l’on pose à la tombée de la nuit et qu’on relève au petit matin. Or, il y a trop de dégâts sur le matériel et les filets", ajoute le coprésident du syndicat des petits métiers du Languedoc-Roussillon. "Nous demandons à ce qu’il y ait une zone réglementée et délimitée pour la pêche. Sinon, on court à la catastrophe. Si on pouvait se réunir tous ensemble, la Ville, les kitesurfeurs et les Affaires maritimes, on pourrait peut-être s’arranger." Finalement, si on a bien compris, tout le monde est d’accord pour se mettre autour d’une table et discuter. Un bon début…
ISABELLE JUPIN
Publié le : Mardi 5 juillet 2011 à 08:07
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| Y a pas à dire : la Saint-Pierre reste un moment d’émotion. Même si la pêche est en crise Photo Vincent ANDORRA |
Midi Libre 04/07/2011
Rien à dire. C’est beau. Toujours aussi émouvant. De bleu, de blanc, de mer et d’horizon, ça prend les tripes. La statue de saint Pierre qui descend par les rues de la ville au son de la fanfare. La foule noyée par les marinières fièrement portées par les gens de mer et les enfants.
Et, toujours, cette statue qui embarquait hier pour la première fois à bord du Jean-Licciardi. Sur le pont, délicatement parsemé de glaïeuls rouges, une poignée d’invités triés sur le volet. La famille du peintre sétois Pierre François, les fondateurs de l’école de joutes, les membres de la famille Licciardi, les Giordano et quelques jeunes porteurs de saint Pierre. Une petite demi-heure pour rallier la bouée-phare, ce point précis situé dans le prolongement du théâtre de la Mer et du Cimetière marin.
C’est là que Raphaël Albano, 84 ans aujourd’hui même, lançait à l’eau la gerbe aux marins disparus. "C’est ma 64e Saint-Pierre depuis 1948, année de la création. Et chaque fois, la même émotion...", commentait l’ancien patron de la catalane Saint-Pierre qui, durant 36 ans, a transporté la statue.
Aux commandes du navire hier, Serge Licciardi, capitaine bougon, agacé par la myriade d’embarcations agglutinées autour du porte-saint. Avec, toujours, cette appréhension "qu’il se passe quelque chose ou qu’un enfant passe par dessus bord". Sur le retour vers la criée, Raphaël Albano se laissait toutefois emporter par une douce brise de nostalgie. "Vous voyez, avant, tous les pêcheurs étaient là... Maintenant, ils préfèrent passer le week-end à la montagne."
Publié le : Lundi 4 juillet 2011 à 09:50