Rafales : 12 nds
Température mer :
Midi Libre 25/08/2011
Un Toulousain de 68 ans est mort hier vers 18 h 30, au Cap-d’Agde, à la hauteur du poste de secours du Môle.
Victime d’un malaise alors qu’il se baignait, il s’est noyé et n’a pu être réanimé.
Publié le : Jeudi 25 août 2011 à 09:48
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| Laurent Alliès : "J’ai eu une peur bleue de le voir lâcher prise." Photo OLIVIER GOT |
Midi Libre 24/08/2011
Vous ne pouvez pas savoir le soulagement que j’ai eu quand j’ai senti qu’on m’attrapait par le col ! Je n’en pouvais plus. J’étais exténué. Toute ma vie a défilé devant moi. Mes enfants, ma femme, mes amis..." (il se retire en pleurs, Ndlr).
S’il a pensé que sa dernière heure avait sonné, ce pêcheur de 56 ans, originaire d’Autignac, s’est raccroché à la vie en s’agrippant sur le balcon arrière de son bateau, telle une arapède à son rocher. Et ce, durant près de trois longues heures. Autant dire une éternité ! Parti en mer lundi après-midi pour taquiner le poisson, il a été déséquilibré par une vague et s’est retrouvé à l’eau. à deux ou trois miles de la côte, sans bouée ni gilet de sauvetage. "J’ai fait une connerie, reconnaît-il, je n’avais pas d’échelle, elle était cassée. J’ai donc nagé comme un fou pour rattraper mon bateau qui dérivait. J’ai bien tenté de me hisser mais je n’y suis pas parvenu. Alors je me suis accroché en espérant que quelqu’un vienne me sauver." Dans sa situation périlleuse, il a bien tenté d’alerter plusieurs voiliers et autres jet-ski. Mais tous sont passés à proximité sans faire attention à lui. Jusqu’à ce que Laurent Alliès, parti faire un petit tour en mer avec un ami, ne l’aperçoive en grande difficulté.
"Ce qui m’a mis la puce à l’oreille, explique le propriétaire de Brezounec, un voilier de 7, 60 m, c’est que je n’ai vu personne à bord de son bateau de pêche. Je me suis donc rapproché de lui pour lancer une bouée fer à cheval mais il ne bougeait pas. Alors je lui ai jeté une amarre. Idem, il n’a pas réagi."
Le quinquagénaire n’était tout simplement pas en état de nager. En hypothermie, il avait ingurgité beaucoup d’eau de mer et n’avait plus toute sa raison. "J’ai eu une peur bleue de le voir lâcher prise et couler devant mes yeux, poursuit le Valrassien de 38 ans. Je me suis donc rapproché à une dizaine de mètres de son bateau car la mer bougeait assez et j’ai dit à mon ami de partir avec une bouée pour aller lui porter secours. Il l’a attrapé, puis il a dérivé et on l’a remonté à bord. Il tremblait comme une feuille alors on lui a filé des polaires. Puis, on a attaché son bateau, on a alerté le Cross-Med et on est rentré au port où les pompiers l’ont pris en charge."
Après avoir fait un malaise, le pêcheur autignacois, blessé en outre à une jambe, a été conduit aux urgences de Béziers, d’où il est ressorti vers minuit. Hier matin, dès la première heure, il a contacté par téléphone ses anges gardiens pour les remercier de lui avoir sauvé la vie... "même si je sais très bien que je ne les remercierai jamais assez. Car c’est grand ce qu’ils ont fait !"
LAURENT VERMOREL
Publié le : Mercredi 24 août 2011 à 09:23
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| La Grande-Motte, dont Pierre Racine (à g.) présentait en 1967 la maquette au général De Gaulle, lui rendra hommage lors des Journées du patrimoine. (CLAUDE O’SUGHRUE) |
Midi Libre 20/08/2011
Il avait intitulé son livre Mission impossible ?, donnant à méditer sur les obstacles à écarter pour atteindre le but que lui avait fixé l’état. D’ailleurs, il y écrivait, évoquant l’arrivée sur le chantier de La Grande-Motte, en février 1965, de la première drague dédiée au creusement du port de plaisance, qu’elle "est un événement" et que "c’est alors seulement que les sceptiques ont pensé que l’aménagement du littoral du Languedoc-Roussillon serait une réalité" (éditions Midi Libre, 1980, 293 p.). Pierre Racine y a cru, dès avant l’arrêté du 18 juin 1963 qui le nomma à la présidence de cette mission interministérielle. Celle qu’on appellera bientôt mission Racine, qui va faire pousser sur la rive du golfe du Lion les stations balnéaires de La Grande-Motte, Port-Leucate, Port-Barcarès, Le Cap-d’Agde, Gruissan. L’homme en partage alors le secret avec une poignée d’autres, depuis que le projet a jailli dans les arcanes gouvernementales quatre ans plus tôt.
Pierre Racine, inspecteur général des finances, né en 1909, est en effet le directeur de cabinet du Premier ministre Michel Debré depuis 1959. C’est un ami et un collaborateur ancien de l’auteur de la Constitution de 1958 ; ils ont ensemble fondé l’école nationale d’administration, dont Pierre Racine a été le directeur des stages de 1945 à 1956. Surtout, l’ancien résistant et le pied-noir de Tunisie, prisonnier en Allemagne durant la guerre, ont le même désir de réformer l’administration française vers plus de souplesse et de prospective.
La mission Racine sera donc à l’image de leurs convictions, "commando administratif" rattaché au Premier ministre, doté des fonds utiles et de pouvoirs quasi illimités sur les corps de l’état, "une vingtaine d’hommes à peine entre Paris et Montpellier", témoigne Claude O’Sughrue, le photographe montpelliérain recruté en février 1965 pour suivre les travaux.
Mais en 1963, lorsque la mission est installée, aucun coup de pelle n’est encore donné. Le plan directeur des aménagements est fixé, les architectes en chef choisis (Balladur pour La Grande-Motte) et 1 200 ha acquis discrètement mais il y a beaucoup à faire, le fonctionnaire écrivant : "Jamais je n’ai disposé d’une liberté comparable." Sous la gouverne d’un homme réputé affable, travailleur et déterminé - il soutiendra fermement le projet architectural si critiqué de Jean Balladur -, la mission va "définir la politique d’aménagement", établir le plan d’urbanisme d’intérêt régional, assurer "la conception de chacune des stations nouvelles, son urbanisme et son architecture."
En parallèle, Pierre Racine va s’attacher à convaincre les élus locaux et faire la promotion du projet à l’étranger, auprès des investisseurs. Il suivra les chantiers depuis Paris en se déplaçant à l’occasion. C’est ainsi qu’il accompagne le général De Gaulle en 1967, à La Grande-Motte, ou qu’il demande à Claude O’Sughrue de le prendre en photo avec sa fille, sur le pont du Lydia, au Barcarès.
Vingt ans durant, en parallèle à la direction de l’éna qu’il occupe de 1969 à 1975 et au Conseil d’état où il a siégé, Pierre Racine assuma ainsi la présidence de ce qui reste l’un des plus grands chantiers de l’après-guerre.
OLLIVIER LE NY
Publié le : Samedi 20 août 2011 à 12:40
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| Décalé de 24 heures, le repas “moules-frites“ a rassemblé la foule. (© D.R) |
Midi Libre 17/08/2011
Cette année, du 12 au 15 août, le port de plaisance de Frontignan était à la fête avec un programme d’animations varié pour satisfaire petits et grands.
C’est ainsi que Frontignanais et estivants ont pu profiter d’un tournoi de joutes, du feu d’artifice, d’un repas festif mais aussi d’une soirée contes, d’expositions, de balades, de visites de gréements… Et n’oublions pas le challenge multipêche Noël-Mauran et la 24e Canne d’or…
Cette fête du port est une manifestation organisée par la Ville de Frontignan La Peyrade, en partenariat avec la Société des jouteurs frontignanais (SJF), les Gréements languedociens et le Thon club.
C’est dans ce cadre que s’inscrit ainsi le rendez-vous des amoureux de pêche sportive organisé par le Thon club : la fameuse 24 e Canne d’or et le challenge multipêche Noël-Mauran.
Pendant trois jours de compétition, de nombreux équipages ont concouru pour ramener à bon port les plus belles prises.
Avec des moments forts, prévus initialement le dimanche 14 août, composés d’un tirer de feu d’artifice sur la rive ouest du port de plaisance et d’un repas convivial “moules-frites”, organisé par la SFJ. C’était sans compter sans les caprices de Dame nature qui a déchaîné ses foudres dès 19 h, rendant impossible tant le repas en plein air que le feu d’artifice.
Dilemme pour les organisateurs et la municipalité qui ont décidé de remettre au lendemain ces animations. Car comment prévenir les plus de 450 personnes qui s’étaient inscrites au repas et ce dans un laps de temps très court ? Mission pourtant accomplie puisqu’au menu du lendemain, lundi 15 août, c’est une météo clémente qui promettait d’être au rendez-vous pour le bonheur de tous.
Après ce tour de force, Gérard Arnal, maire adjoint délégué au tourisme et à la plaisance, peut envisager maintenant de prendre quelques jours de repos bien mérités.
Publié le : Mercredi 17 août 2011 à 08:21
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| Au second plan, l'île du Fort Brescou, autour de laquelle le drame s'est produit. (Photo HERVé COSTECALDE) |
Midi Libre 16/08/2011
Hier, vers 14 h, un terrible accident s’est déroulé dans la zone portuaire du Cap d’Agde. Deux adultes et trois enfants qui avaient rallié en petit bateau à moteur, le fort Brescou, mouillent le temps d’un bain de mer. Tandis qu’à la fin de la baignade, l'un des deux plaisanciers, originaire du département des Alpes-de-Haute-Provence, aide sa fille âgée de dix ans à remonter dans le bateau, un autre occupant, à bord, remet le moteur en marche.
La fillette est située au niveau de l’hélice. Elle est littéralement aspirée. Le père tente en vain de retenir l’enfant qui est blessée très grièvement aux jambes. Le papa parvient à récupérer la petite victime et la hisse à bord du bateau pour rallier aussitôt la capitainerie du port. à terre, les secours, pompiers, ambulance du Samu, prennent aussitôt en charge l’enfant. étant donné la gravité des blessures, la victime est héliportée jusqu’à Montpellier.
Le premier bilan est très lourd. L’hélice aurait arraché une jambe de l’enfant et broyé l’autre. L’état de santé de l’enfant est suivi heure par heure. L’enquête a été confiée au commissariat d’Agde. Des vérifications sont en cours, ainsi que les contrôles d’alcoolémie d’usage.
Selon les premiers témoignages, il semblerait que le bateau, au point mort, ait été remis involontairement en marche par l'un des deux enfants du propriétaire de l’embarcation (résidant au Cap d’Agde), âgés de dix ans et de quatre ans. Mais l’enquête permettra de préciser les circonstances exactes de ce drame.
ANNICK KOSCIELNIAK
Publié le : Mardi 16 août 2011 à 07:31
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| Une dizaine de véhicules reposent dans ce coin de l’étang, par 8 m de fond. (DR) |
Midi Libre 14/08/2011
Voilà le genre de rencontre qui surprend les plongeurs novices. Dans l’étang de Thau, à hauteur du ponton de La Bordelaise, ce 4 x 4 gît par 8 m de fond, et vu l’état de sa carrosserie, il a tout l’air d’occuper les lieux depuis un moment maintenant. L’inventaire compte en tout sept ou huit voitures, un vélo, deux ou trois épaves de bateaux. On les appelle les macro-déchets.
Si on peut faire ce type de découverte, c’est parce que, il fut un temps, le ponton voisin était accessible en voiture, et qu’il était un lieu prisé pour se débarrasser de ses... encombrants. "On se doute que certains véhicules volés se retrouvent là-bas", explique le commissaire de police Luc Tarayre.
Evidemment c’est une manœuvre répréhensible. Et inutile. "Quand le véhicule a servi pour commettre une infraction, les malfaiteurs pensent que c’est un bon moyen d’effacer les traces. Ils se trompent."
Cependant, l’étang n’est pas dragué systématiquement à chaque plainte pour vol. Le ponton est devenu beaucoup moins accessible aujourd’hui et les rondes de la gendarmerie maritime semblent suffisamment dissuasives. "Je n’ai pas vu de nouveau véhicule depuis très longtemps", observe le plongeur sétois Emmanuel Serval.
Aucun nettoyage d’envergure n’est prévu pour l’heure, comme ce fut le cas l’an dernier, dans les bassins et canaux sétois.
Le repêchage des voitures en débat
« Doit-on sortir les macro-déchets de l’étang de Thau ou les y laisser ? », interroge Emmanuel Serval, président du comité Hérault de la Fédération des sports sous-marins. La question revient régulièrement. De son point de vue de plongeur, « les véhicules sont des lieux de vie pour les espèces subaquatiques, alors, autant les laisser. Le mal est fait, reprend-il. S’il y a eu pollution, c’était au début, quand les véhicules ont coulé ». Au début, quand l’essence et les huiles ont fui les carcasses.
Pour Renaud Dupuy de la Grandrive, du Centre permanent d’initiative pour l’environnement du bassin de Thau, ces macro-déchets continuent d’être toxiques. « Les peintures, par exemple, se délitent et ont tendance à devenir de micro-déchets, qu’on retrouve après dans les sédiments ou dans l’estomac des poissons », explique-t-il, avant de rappeler qu’au bout de la chaîne alimentaire, « il y a nous ». Partisan du repêchage pour préserver les herbiers, il jugerait pertinente une analyse poussée des carcasses pour en étudier le risque réel. « Mais cela a un coût... », conclut-il.
SéBASTIEN MILLARD
Publié le : Dimanche 14 août 2011 à 08:34
Midi Libre 13/08/2011
Deux chalutiers sétois en polyester sont entrés en collision, vendredi après-midi, à environ 3 milles des côtes.
“L’Angevine”, qui était en pêche, a été percuté par le “Thomas-Antoine” qui faisait route vers le port.
Pas de blessé, heureusement, mais pas mal de dégâts sur “L’Angevine”, qui a été gruté au bout du Môle. Les réparations devraient nécessiter trois semaines d’immobilisation.
Publié le : Samedi 13 août 2011 à 20:13
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| Un tiers des 7 500 hectares de l’étang de Thau est recouvert de zostères. (Photo RENAUD DUPUY DE LA GRANDRIVE/ADENA) |
Midi Libre 12/08/2011
Elles portent le drôle de nom de zostères. Ces longs rubans verts sont des plantes aquatiques qui recouvrent un tiers de l’étang de Thau, dans l’Hérault.
Au mois de septembre, une classification européenne protégera la lagune, dont ces plantes font partie, au titre d’habitat exceptionnel. Ces prairies vertes abritent en effet une biodiversité très importante.
Depuis la digue du Pont-Levis à Sète, on peut les observer aisément. à gauche, les zostères “naines” forment des taches sombres dans l’eau. à droite, les “marines” peuvent faire jusqu’à 1,20 m de long. Un premier pas sera donc bientôt franchi vers le classement de la lagune en zone de conservation spéciale, au sein du réseau Natura 2 000.
Ces plantes, protégées à l’échelle européenne, sont implantées depuis toujours dans la lagune. Leur population y est stable depuis les années quatre-vingt-dix. "Ce tapis de zostères est parmi les plus grands de la Méditerranée, détaille Muriel Alexandre, en charge du programme de protection Natura 2 000 au syndicat mixte de l’étang. Localement, on en retrouve dans des baies espagnoles par exemple."
"Les zostères sont le poumon vert de l’étang"
Muriel Alexandre, responsable du programme Natura 2000
Souvent présentée comme une “nursery”, la zostère favorise le développement de poissons, crustacés et autres végétaux aquatiques. "Les gens peuvent avoir un a priori négatif et faire un amalgame avec les algues nuisibles. Or c’est tout l’inverse. C’est le poumon vert de l’étang. D’ailleurs, les zostères ne sont pas des algues mais des plantes !", précise Muriel Alexandre.
Les herbiers sont notamment très bénéfiques à la conchyliculture, principale activité de l’étang. "Les mollusques et les zostères sont très complémentaires, explique Philippe Ortin, président du Comité régional de la conchyliculture. Les uns filtrent les phosphates et les autres oxygènent le bassin. Pour nous, ces plantes sont fantastiques. Tout est préservé et la biodiversité s’en porte bien !"
Le programme d’action de septembre imposera aux conchyliculteurs la mise en place d’une étude d’impact. Rien d’inquiétant pour les professionnels que Philippe Ortin qualifie de "premières sentinelles de l’étang". "Il faut savoir que les normes pour les eaux qui accueillent des coquillages sont dix fois plus strictes que pour les eaux de baignade", confirme-t-on du côté du syndicat mixte.
Concrètement, cet automne, les zones de mouillage vont être restreintes pour éviter que les ancres n’arrachent les herbiers. D’autre part, des contrats seront proposés aux jardiniers et aux agriculteurs afin de limiter leur utilisation des produits phytosanitaires. "On ne cherche pas à mettre l’étang sous cloche, mais à orienter les usagers et les riverains vers une activité respectueuse", résume Muriel Alexandre.
AURéLIE DELMAS
Publié le : Vendredi 12 août 2011 à 21:44
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| La Grande nacre, observée au sud-ouest de l’étang. (R.D.-G / ADENA) |
Midi Libre 11/08/2011
L’équipe de l’Adena (qui gère la réserve naturelle du Bagnas, entre Marseillan et Agde) a (re)découvert en ce début d’été une nouvelle espèce pour l’étang de Thau. Il s’agit de la Grande nacre (ou Pinna nobilis) est le deuxième plus grand coquillage au monde après le bénitier.
Plusieurs individus de 5 à 20 cm de cette espèce protégée en France et peu commune en région, ont été observés par Renaud Dupuy de la Grandrive et Mathieu Foulquié, de l’Adena, dans les herbiers de la partie sud-ouest de l’étang.
Selon certains pêcheurs, il semblerait que cette espèce était autrefois présente à Sète, du côté du Barrou.
Cette nouvelle signalisation est en tout cas intéressante et témoigne plutôt d’une bonne santé de l’étang dans ce secteur.
Cette colonisation pourrait également provenir de larves venues de la toute proche aire marine protégée du site Natura 2000 des posidonies du Cap d’Agde, où subsiste une population de cette espèce aux alentours de l’île de Brescou.
Publié le : Jeudi 11 août 2011 à 09:00
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| Toutes les sorties ne sont pas aussi fructueuses. Mais sait-on jamais... (© D.R) |
Midi Libre 11/08/2011
Chaque année à la même période, le port de plaisance de Frontignan est à la fête avec un programme d’animations variées pour satisfaire petits et grands. Cette année, la municipalité et les associations partenaires proposent, dès demain, tournoi de joutes, feu d’artifice, repas festif, soirée contes, expositions, balades (lire programme ci-dessous). Le tout bien ficelé par la Ville de Frontignan-La Peyrade et, notamment, la Société des jouteurs frontignanais, les Gréements languedociens et le Thon club.
C’est dans ce cadre que s’inscrit en effet, cet été encore, le rendez-vous des amoureux de pêche sportive organisé par le Thon club : la 24e Canne d’or doublée du 2e challenge multipêche Noël-Mauran. Pendant trois jours de compétition, de nombreux équipages concourront pour ramener à bon port les plus belles prises.
Publié le : Jeudi 11 août 2011 à 08:50
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| Cette solution est plus adaptée pour les charges faibles, explique l’expert. (DR) |
Midi Libre 10/08/2011
Pourquoi la première tentative a-t-elle échoué ?
La méthode proposée par la société Jifmar Offshore Services, et qu’a retenue l’assureur, est la plus courante en matière de renflouage. Car la plus aisée à mettre en œuvre rapidement. Il s’agit de ceinturer la coque du bateau avec des boudins remplis d’air. Grâce à une loi physique connue sous le nom de principe d’Archimède - le navire se met à flotter si le volume d’eau dont il prend la place a un poids supérieur au sien -, le bateau remonte à la surface, et on peut alors pomper l’eau qui se trouve à l’intérieur.
"Cette solution est plus adaptée pour les charges faibles, explique l’expert. Car la difficulté, c’est qu’une fois que le bateau émerge, il flotte et devient instable. C’est ce qui s’est passé pour le Jean-Ricciardi, qui pèse environ 150 tonnes, et dont la ligne de flottaison est basse. Techniquement, il n’y a pas eu de défaillance ou de casse. Mais le navire étant trop instable, il est redescendu".
Dans quel état se trouve le chalutier ?
Difficile d’établir un check-up précis du Jean-Ricciardi posé sur sa quille, par 17 m à 18 m de fond, à 800 m du brise-lame. Des plongeurs ont filmé l’épave, qui gîte légèrement, mais la visibilité est mauvaise. "Ce qui est certain, étant donné l’ampleur de la voie d’eau qui l’a fait sombrer, précise l’expert, c’est que la coque est sérieusement endommagée".
Et maintenant ?
Rappelons que la préfecture maritime a "mis en demeure l’armateur de faire cesser les dangers pour la navigation que représente l’épave", qui se situe en bordure du chenal. "Nous avons peut-être atteint les limites de cette méthode de renflouage", estime l’expert. Nous sommes en train d’étudier toutes les solutions possibles. Techniquement, il n’y a pas de problème pour retirer l’épave.
Mais c’est la mise en œuvre des moyens qui est plus délicate. Soit Jifmar trouve un partenariat avec une autre société, soit nous ferons appel à un autre prestataire. Rien n’est encore décidé." L’expert ne tient pas à avancer de chiffres sur le coût des opérations. "Mais je peux vous dire que les assureurs du Jean-Ricciardi ne sont pas dans une logique économique, alors que d’autres compagnies auraient d’emblée renoncé à couvrir les frais. Nous allons tout faire pour sauver le navire."
Publié le : Mercredi 10 août 2011 à 09:52
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On ne connaît pas les circonstances exactes du naufrage de ce thonier “sorti de flotte“ en 2010. |
Midi Libre 07/08/2011
Voilà qui devrait faire un bel abri pour les poulpes. Ou plutôt pour les poulpes des grands fonds, puisque c’est sur des profondeurs de 1 000 m que reposerait aujourd’hui, selon des échos concomitants recueillis sur le port de pêche et auprès de la Gendarmerie maritime, le Louis-Françoise 2.
Que les Sétois se rassurent, personne n’était à bord du thonier sétois quand le navire a sombré : “sorti de flotte” en 2010, le senneur de polyester construit à la fin des années 1970 avait été désarmé et se trouvait en remorque lors du naufrage, qui a vraisemblablement eu lieu à la fin du mois de juin.
Sans avoir pu en avoir confirmation du côté de l’armement Avallone (qui n’a pu être joint), il semblerait néanmoins que le thonier était alors convoyé vers l’île de Malte, où il devait être déconstruit. Il n’aura donc pas connu les affres de cette opération mais a rejoint, intact, la mer nourricière.
Rappelons qu’avant de prendre la direction de Malte, le navire avait été vidé de tout matériel et fluides, comme de coutume avant un “déchirage”. Il ne devrait donc être nullement nocif pour les fonds qui l’ont accueilli. Une fortune de mer qui, du reste, n’a pas fait trop de vagues.
PATRICE CASTAN
Publié le : Dimanche 7 août 2011 à 09:56
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| Opération de sensibilisation, hier au large des côtes héraultaises. Photo OLIVIER GOT |
Midi Libre 04/08/2011
On pourrait appeler cela le “syndrome Leonardo Di Caprio” ! Vous savez, quand il s’époumone : "Je suis le roi du monde..." dans Titanic. Eh bien, force est de constater que certains plaisanciers, épris de liberté et subitement avides de sensations extrêmes, présentent la même pathologie lorsqu’ils se retrouvent aux commandes d’une embarcation à moteur, face à l’immensité de la Grande Bleue.
Et ce, au risque d’oublier toutes les règles élémentaires de navigation ! Pour tenter d’endiguer le phénomène, la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM 34), la gendarmerie maritime, la brigade nautique côtière de la gendarmerie départementale, la police nationale (CRS) et les douanes veillent au grain en multipliant les contrôles quotidiens.
Hier, une opération de sensibilisation et de vigilance renforcée, chapeautée par Frédéric Blua, administrateur de la DDTM 34, a d’ailleurs mobilisé l’ensemble de ces services de sécurité maritime. Une surveillance active ciblée sur le Cap d’Agde toute la matinée, avant de s’étendre de Valras-Plage jusqu’à Palavas, l’après-midi. Avec comme double objectif : prévenir les plaisanciers insouciants mais également les sanctionner en cas de conduites à risque.
Si les vitesses excessives au sein de la bande dite des 300 mètres constituaient une des priorités de la journée, les forces de l’ordre ne se sont pas arrêtées à cela. Détention du titre de propriété et du permis de conduire, port du gilet de sauvetage muni de son système de flash lumineux, matériel de sécurité aux normes, système VHF allumé, obligation de couper les nageoires caudales pour les pêcheurs plaisanciers... Tout y est passé.
Au bilan de cette journée, si les avertissements furent le maître mot, sur 113 contrôles effectués, 58 infractions ont été constatées et 15 procès-verbaux ont été dressés. Parmi eux, cinq plaisanciers ont fait l’objet d’une convocation devant la commission de suspension des permis de bateau, qui se réunira la semaine prochaine. L’objet de leur délit : un excès de vitesse, deux navigations en zone interdite et deux défauts de matériel de sécurité.
L’un pour un couple qui naviguait avec ses deux enfants sans brassière de sécurité et l’autre à l’encontre d’un propriétaire d’un bateau d’une capacité de douze personnes, contrôlé avec quatorze individus à bord... sans gilet de sauvetage !
LAURENT VERMOREL
Publié le : Vendredi 5 août 2011 à 18:10
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| A 17 h 30, une partie du pont du Jean-Ricciardi était pourtant hors de l’eau. Photo VINCENT DAMOURETTE |
Midi Libre 02/08/2011
La maffre plane-t-elle au-dessus du Jean-Ricciardi ? Il a eu sa panne totale le 19 juillet. Les courants l’avaient poussé contre les falaises de l’AmeriKclub, il avait eu une voie d’eau puis avait coulé à 800 m de l’entrée est du port lors du remorquage. Et voilà que la première tentative de renflouage s’est soldée par un échec hier après-midi. La faute à pas de chance. Les techniciens de Jifmar en charge de l’opération n’étaient pourtant pas loin du bonheur. L’arrivée du bateau ressuscité était même annoncée pour le début de la soirée à l’aire de carénage.
Pour preuve, en milieu d’après-midi ils étaient parvenus à faire ressortir le chalutier du fond. Pas totalement mais tout de même. La cabine du Jean-Ricciardi et une partie du pont étaient hors d’eau. Tout cela grâce à un ingénieux système de “chameaux”. Ce dispositif consiste à gonfler d’air des bouées placées à l’intérieur du bateau. Or le chameau avant n’a pas tenu le coup. Il a explosé. L’eau est de nouveau entré dans cet endroit du chalutier qui, petit à petit, est allé rejoindre - une nouvelle fois - le fond, 17 m sous la surface.
Après la déception passée sur la barge Jif Worker, des plongeurs sont retournés sur l’épave pour se rendre compte de son état mais aussi, et surtout, pour enlever les restes du chameau défaillant. La zone du naufrage a ensuite été de nouveau balisée avec des bouées avant que tout le monde ne rentre au port. Pour mieux repartir aujourd’hui ?
PHILIPPE MALRIC
Publié le : Mardi 2 août 2011 à 10:21
Midi Libre 02/08/2011
Des traces de pollution organique ont été repérées en mer par un témoin, hier en milieu de journée, entre Sète et le Cap d’Agde. Un hélicoptère de la sécurité civile et une vedette des affaires maritimes se sont rendus sur place pour constater la présence d’une grande zone discontinue de matières fécales.
Selon le Crossmed, il n’y aurait pas de navires incriminés. La zone est trop grande, avec des traînées de 1,5 à 2 mètres. Les surveillants de la mer penchaient plus pour les émissaires (grands tuyaux qui apportent les eaux usées au large) de Sète ou d’Agde. Mais il n’y a aucune certitude. Ils précisaient que ce n’était pas la pollution qui était grande, mais la zone. Hier soir, un hélicoptère des douanes l’a située à 3/4 miles nautiques (1 mile = 1,856 kilomètre) au large de Sète. Et elle s’étire sur 7 à 10 miles.
Du côté de la préfecture, aucune mesure de précaution sanitaire n’a été prise pour les baigneurs, la pollution se situant très loin de la zone des 300 mètres. Un passage d’hélicoptère doit permettre, ce matin, d’établir un nouveau point de situation.
E. B
Publié le : Mardi 2 août 2011 à 10:25