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​Revue Presse
Dans les airs, sous les eaux, un voyage extraordinaire

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Renaud Dupuy de la Grandrive (à g.) et son ami, Mathieu Foulquié. (© D.R)

Midi Libre 20/12/2011

C'est un voyage fantastique au cœur du patrimoine naturel agathois. Une plongée - au propre comme au figuré - dans ce que le biotope recèle de plus beau, de plus surprenant aussi.

Agde, voyage miair-mieau n'est pas un ouvrage naturaliste de plus. Loin s'en faut. Renaud Dupuy de la Grandrive et Mathieu Foulquié, ses auteurs, ont souhaité avant tout mettre l'accent sur l'esthétisme des photos. Un parti pris qui fait de cet ouvrage une bible indispensable pour les amoureux et de la nature, et de la côte agathoise en particulier. "Je fais des photos depuis l'âge de 15 ans, explique le directeur de l'Adena, Renaud Dupuy de la Grandrive. J'ai collecté des dizaines de milliers de clichés. C'est une véritable passion. J'aime en plus beaucoup ma ville et comme avec mon ami Mathieu, qui a réalisé lui aussi un grand nombre de photos, nous avions très envie de faire ce livre, on s'est lancé." A compte d'auteurs, cela va sans dire, avec l'aide des collectivités locales, qui ne doivent certainement pas regretter leur investissement tant les clichés édités montrent le territoire sous un angle totalement nouveau.

Les photos aériennes, prises depuis un ULM (les spécialistes apprécieront...), y participent grandement. En voyant deux trous au milieu de la sansouïre du Bagnas, on apprend ainsi qu'il s'agit de... deux cratères d'obus de la 2e guerre mondiale colonisés par la flore.

En plongée, les deux photographes font approcher les éponges d'eau douce de l'Hérault et les moules géantes qui peuplent le fleuve. A deux pas du centre-ville, dans les mares de l'Agenouillade, on fait également connaissance avec une petite crevette qui vit dans ce milieu naturel d'une extrême fragilité. Quant aux promeneurs avertis du bord de mer, ils se frotteront les yeux de découvrir la photo du mont Ventoux prise depuis une terrasse du Môle ! Autant de petites pépites à savourer pour ces fêtes de fin d'année.

OLIVIER RAYNAUD


Publié le : Mardi 20 décembre 2011 à 08:30

​Revue Presse
Un préavis de grève déposé au “remorquage“

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Le personnel d’exécution en a ras-le-bol. (ARCHIVES)

Midi Libre 16/12/2011

Des négociations avec la direction de la société Chambon doivent débuter lundi.

Le courrier en recommandé est parti mardi. Signé du Syndicat des marins de commerce actifs de Sète et sa région, il reproche à la société Chambon, qui assure le remorquage sur le port de Sète, de ne pas appliquer les conventions collectives nationales, en tout cas en ce qui concerne le personnel dit d’exécution, soit les matelots et “graisseurs” (assistants mécaniciens). Qui menacent de ne pas armer les remorqueurs à partir du vendredi 23 décembre à 19 h.

Pour assurer le bon fonctionnement et les interventions des trois remorqueurs (dont un “de secours”), ils sont à Sète huit salariés subalternes, sur le pont ou côté machines, donc, qui estiment être "les parents pauvres du regain d’activité du port. Tous les autres segments, publics ou privés (grutage, lamanage) ont embauché, déplorent les syndicalistes CGT. Et nous, les 35 h, on les fait parfois en trois jours. Quand l’activité n’était pas au beau fixe, on a fait des efforts, on a fermé les yeux sur les heures sup’non payées. Mais là, ça suffit, on veut être rétribués pour le boulot qu’on fait." Le syndicat CGT des Marins du commerce estime à environ 200 € mensuels le manque à gagner du fait du "non-respect par l’entreprise des grilles salariales et le non-paiement des heures sup’."

Et l’embauche par la société Chambon de deux nouvelles équipes (quatre “subalternes” et quatre officiers au 1er janvier) ne suffira pas à faire oublier au personnel d’exécution "ce qui nous est dû". Les négociations avec la direction doivent débuter lundi après-midi, en présence de l’inspecteur du travail maritime et du coordinateur national CGT du remorquage.

Pa. C


Publié le : Samedi 17 décembre 2011 à 08:22

​Revue Presse
Pollution du port de Sète : les solutions sont claires

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Tout le monde s’accorde sur les actions à entreprendre.
Mais les moyens humains font défaut. (ARCHIVES)

Midi Libre 15/12/2011

Ce n’était pas le festival de Cannes, mais presque. Lundi dans les locaux de Port Sud de France, toutes les personnes pouvant avoir une action contre la pollution des eaux du Port ont assisté à une première réunion fondatrice.

"Un incivisme général"

Le Collectif contre la pollution du port de Sète, l’EPR, la Région, les maires de Sète et de Frontignan, les Affaires maritimes, la Gendarmerie maritime et le Syndicat mixte, tous ont pris conscience qu’il fallait taper du poing sur la table. Contre ces pollutions récurrentes (hydrocarbures et autres joyeusetés) qui jalonnent la vie des canaux sétois.

"Le but n’est pas de tirer sur les uns et les autres, mais de dénoncer un incivisme général", a expliqué Marc Chevalier, président de l’EPR.

Alors, pour ce premier tour de table sur le sujet, chacun a donné son opinion sur ce qu’il fallait faire. Pour arriver tous à la même conclusion : il faut y mettre des moyens humains. Ce dont personne ne dispose.

"Il est insupportable que personne ne puisse les verbaliser"

Ainsi pour contourner le problème et "verbaliser toutes les personnes qui ont un comportement incivique, les particuliers comme les professionnels", les autorités compétentes en terme de verbalisation ont convenu de mettre en place des passerelles pour qu’il y ait des patrouilles fréquentes le long des quais. "Il est en effet insupportable de voir des gens poncer un bateau à même l’eau et que personne ne puisse les verbaliser et faire respecter la loi", a noté Catherine Chauzit, la responsable du collectif. Pas faux.

PHILIPPE MALRIC


Publié le : Vendredi 16 décembre 2011 à 07:58

​Revue Presse
Anneaux à 120 € : la guerre n´aura pas lieu

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A. Lubrano s’en est plutôt bien tiré, hier. (Photo V.A.)

Midi Libre 12/12/2011

Eh oui. Dès 2012, il ne sera plus possible à certains petits malins de revendre leur “barcot” à bon prix en profitant du fait qu’ils le mettent en vente "avec sa place dans les canaux de Sète". Un anneau qui ne leur appartient d’ailleurs pas et qui, jusqu’au 31 décembre, est en outre encore gratuit.

L’EPR Port Sud de France a mis de l’ordre dans tout ça et a accouché, lors d’un récent conseil portuaire, du tarif qu’il faudra acquitter pour un anneau sur les canaux relevant de sa compétence. Un prix raisonnable de 120 € l’année, qui n’a pas empêché le débat sur la fin de la gratuité d’occuper hier une bonne partie des débats lors de l’assemblée générale de l’Association des pêcheurs amateurs et plaisanciers, dont l’essentiel de la “flotte” sera, de fait, concernée.

André Lubrano, conseiller régional : "Je comprends François Liberti, qui fait de la politique…"

Sujet sétois par excellence, il a réuni pas mal de monde à la CCI. Et pas que du plaisancier, d’ailleurs. Ainsi le conseiller général François Liberti s’en est brièvement pris à la Région et l’EPR d’avoir sonné la fin "de cet espace de liberté", rejoint par quelques - rares - plaisanciers de l’assistance estimant que "ces “gabarits” n’ont rien investi, on est chez nous" ou encore que "nos parents ont payé du foncier, on paie du foncier, ces anneaux - gratuits - sont un droit".

Des réactions reléguées à la marge par la sérénité de l’équipe du président Imbert et de la majorité des adhérents présents. Puis définitivement enterrées par l’intervention d’André Lubrano : "Je savais qu’on n’allait pas se faire des amis avec la fin de la gratuité. Et je comprends François Liberti, qui fait de la politique, comme nous. Il parle d’espace de liberté… Mais il y a 20 fois plus de bateaux qu’il y a 20 ans, et qu’est-ce que cette liberté ? Celle de quiconque de vous prendre votre place quand vous êtes à la pêche et la vôtre de lui casser la g… en revenant ?"

L’argument de travaux à mener sur des quais "où rien n’a été fait ni par l’état ni par la CCI pendant des années" et surtout celui d’un tarif "symbolique qui est le résultat de longues négociations avec l’EPR" a semble-t-il fini de convaincre l’assistance. D’où ont même fusé quelques applaudissements ! La guerre des anneaux ne devrait pas avoir lieu.

Pa.C


Publié le : Lundi 12 décembre 2011 à 18:54

​Revue Presse
Le Saga Ruby, un vrai colosse de luxe

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Avec ses 8.6 m de tirant d'eau, le bateau n’aurait pu s’amarrer au quai d’Alger
 qui ne propose que 7,70 m de profondeur. (Photo C. FORTIN)

Midi Libre 10/12/2011

Si le Saga Ruby a accosté hier matin dans le port de commerce, ce n’était pas à cause de sa longueur (191 m) mais de son tirant d’eau. Avec ses 8.6 m, il n’aurait pu s’amarrer au quai d’Alger qui ne propose que 7,70 m de profondeur.

Ses quelque 661 passagers, veillés par 380 membres d’équipage, ont donc dû prendre des bus pour visiter l’Île singulière durant cette journée d’escale. Il a appareillé hier soir vers Palamos (Catalogne).


Publié le : Dimanche 11 décembre 2011 à 12:51

​Revue Presse
Sète, futur port d´attache pour les yachts de luxe

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Ces yachts de luxe se louent jusqu’à 100 000 € la semaine. (PH. A. PERRINE)

Midi Libre 09/12/2011

Attention les yeux. A l’instar du Girhamar et du Fantasy, les premiers arrivés au quai d’Orient, les bateaux de 30, voire 50 m de long, qui vont affluer dans les prochains mois à Sète ne sont pas destinés à de petites promenades en famille sur les canaux ou au large. Plus habitués à fréquenter le “Triangle d’Or”, San Remo-Monaco-Saint Tropez, ils viennent d’un autre monde. D’un univers d’opulence qui se rit de la crise.

Plus de dix millions d'euros

Valant plusieurs millions d’euros, souvent plus de dix, ces yachts de luxe se louent jusqu’à 100 000 € la semaine. Leurs très fortunés propriétaires sont pour beaucoup des Suisses, qui en ont confié l’entretien et la gestion à Yachting Lodge. Une société basée au Cap d’Agde ainsi qu’à Malaga, mais dont Sète va devenir le nouveau port d’attache.

"Il y a huit mois, j’ai rencontré les dirigeants de l’EPR Port Sud-de-France, raconte Jean-Louis Cousin, le patron de la société. Ils m’ont fait part de leur volonté de développer la plaisance, en particulier haut-de-gamme. Sète m’intéressait car nous utilisons déjà la grue de 180 tonnes de la base Tabarly, et le tirant d’eau dans les canaux est bien supérieur à celui du Cap d’Agde. Mais j’ai été impressionné par la réactivité de Port Sud-de-France".

De fait, le quai d’Orient a été très vite équipé de six bornes d’alimentation en eau et électricité (380 V / 63 A), de deux caméras de vidéo-surveillance, tout en étant fermé au stationnement (l’accès depuis le carrefour du pont de la Victoire se faisant par télécommande).

Du pain bénit

C’est la première étape d’une implantation progressive qui verra Yachting Lodge ouvrir des bureaux quai Maillol, mais surtout créer un chantier naval à “la Glacière” puis stocker ses yachts dans la future zone de plaisance du bassin du Midi.

"Nous sommes déjà affiliés à Monaco Marine, le plus gros chantier naval français, poursuit Jean-Louis Cousin. A terme, nous quitterons le Cap d’Agde et Malaga pour tout réunir à Sète, qui deviendra notre base technique".

Du pain bénit pour l’économie et pour l’emploi locaux. "On a des capitaines en formation au lycée de la Mer, dont certains sont d’anciens matelots de la pêche, et nous avons déjà commencé à recruter des équipages. En mai, nous aurons douze saisonniers." Du côté du port, le directeur, Jean-Loup Bertret, tient à souligner sobrement que "monsieur Cousin est un client parmi d’autres, que nous sommes ravis d’avoir".

MARC CAILLAUD


Publié le : Vendredi 9 décembre 2011 à 09:06

​Revue Presse
Ça tangue sévère pour la ligne vers Tanger

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Le navire de près de 200 mètres de long attend désormais des jours meilleurs
(Photo VINCENT ANDORRA)

Midi Libre 07/12/2011

La ligne de la Comanav vers la ville marocaine est suspendue. Le Bni Nsar à l’arrêt.

Après l’Edoil, le Rio Tagus, le Lena, c’est désormais au ferry le Bni Nsar d’être amarré dans le port de Sète dans l’attente de jours meilleurs. Même si pour le ferry de la Comanav, ce n’est pas pour des raisons de dettes insurmontables ou de sécurité qu’il est ainsi “stocké” depuis lundi matin dans le bassin au pétrole. "Il a été pris la décision, la semaine dernière de suspendre la ligne de la Comanav entre Sète et Tanger", a expliqué Philippe Sala, le patron d’Euromer, la société commercialisant les billets.

Même s’il ne s’étend pas sur le sujet, Philippe Sala et, par là même, la Comanav sont frappés de plein fouet par la chute libre du trafic passagers dans le port sétois. Les statistiques ne cessent d’être orientées vers la baisse abrupte. D’un bon quart. Et ce depuis deux ans. Par exemple, on avait enregistré en janvier 2010 l’embarquement de 11 693 personnes sur les ferries. Il n’y en avait plus que 8 497 en janvier 2011.

Philippe Sala, PDG d’Euromer : "On va passer d’une rotation tous les deux jours à une rotation tous les quatre jours"

Pire que cela, entre janvier et juillet 2009, 123 609 passagers avaient pris les ferries. Sur la même période, cette année, ils n’étaient que 91 000. Une situation difficile à tenir pour la Compagnie marocaine de navigation. Il a été donc décidé de “sacrifier” la rotation effectuée par le Bni Nsar en direction de Tanger.

Il n’y aura désormais plus que le Biladi (de la Comarit, société-mère de la Comanav) qui desservira le port marocain. Le Marrakech, quant à lui, fera toujours la liaison vers Nador. "On va passer d’une rotation tous les deux jours à une rotation tous les quatre jours", a annoncé Philippe Sala. Des rotations que l’on espère régulières puisque le Biladi a déjà fait l’objet par deux fois cette année de rétention dans les ports pour des factures de gazole non payées (20 M€ en janvier, et 5 M€ il y a trois semaines).

Jusqu’à ce que la situation s’améliore, le Bni Nsar restera donc amarré au quai du bassin au pétrole. Certains craignent que cela soit pour longtemps.

PHILIPPE MALRIC


Publié le : Jeudi 8 décembre 2011 à 09:42

​Revue Presse
Des parcs à votre assiette, la longue route des huîtres

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Les huîtres que vous consommerez à Noël auront toutes passé
aux moins 24 heures en purification avant d’être emballées. (C. FORTIN)

Midi Libre 04/12/2011

Des tables conchylicoles de l’étang à votre assiette, par quoi passent les huîtres de Thau ? Depuis combien de temps sont-elles sorties de l’eau quand vous les présentez à vos convives ? Quelles garanties avez-vous qu’elles soient passées en bassins de purification ? Bref, à quoi sont actuellement occupés les ostréiculteurs de Thau, à un peu plus de trois semaines des fêtes de fin d’année.

étang

Jusqu’en 2004, un classement en catégorie A était accordé a priori à la lagune de Thau. à savoir que l’on estimait (ce qui est encore vrai 90 % du temps d’ailleurs) que les huîtres qui y sont élevées présentent moins de 230 E-coli (une bactérie) pour 100 grammes de chair. Deux ans après le classement en B alors décidé par le préfet Idrac, portant le seuil admissible avant “fermeture” à 4 600 E-coli, un protocole de purification était défini avec les ostréiculteurs, permettant de garantir la qualité du produit tout au long de l’année mais aussi de maintenir la commercialisation, dans un cadre très strict (ci-dessous), en cas de fermeture.

Travail

Les huîtres qui grandissent dans les parcs ne passent pas directement des cordes sur lesquelles elles sont collées aux caissettes de votre détaillant, puis à votre assiette. Les producteurs prélèvent en fait régulièrement de 300 kg à une tonne de coquillages sur cordes, qu’ils transfèrent vers les mas (leurs ateliers).

Là, les huîtres sont nettoyées, calibrées, puis placées dans des “poches”. Et c’est dans ce contenant qu’elles sont ensuite reconduites vers des tables dites “de stockage” où les poches sont marquées de couleurs permettant de distinguer les différents calibres immergés. Et ce n’est en fait que deux jours avant la vente (jusqu’à 5 jours en période de forte demande) que le conchyliculteur reprend son “sapinou”, ou sa barge, pour aller récupérer les poches. Une fois ces dernières chargées, retour vers les mas où toutes les huîtres seront placées en bassins de purification selon le protocole établi en 2006 (suite au classement en B de l’étang), et renforcé en 2008, puis en caissettes.

Purification

Les ostréiculteurs ont depuis cinq ans l’obligation de placer les huîtres en bassin de purification, dont leurs mas sont tous équipés, au moins 24 heures (48 heures en cas d’épisode pluvieux exceptionnel). Il existe autour du bassin de Thau deux systèmes de purification : par ultra-violets, le plus répandu (80 % des purificateurs) ou par oxygénation forcée. Ces systèmes ne traitent pas directement les coquillages mais l’eau dans laquelle ils sont immergés. Un process qui, s’il est respecté, prémunit le consommateur contre les Tiac (toxico infections).

En matière d’huîtres en effet, le doute profite en effet rarement à l’accusé : l’étang a souvent été pointé du doigt après une épidémie de gastro-entérite alors qu’il est établi que les huîtres ne sont responsables que de 0,03 % des Tiac dans l’Hexagone ! Mais le consommateur est souvent plus prompt à désigner les huîtres qu’à faire un décompte honnête des volumes de vins et spiritueux, masses de chocolats ou encore de foies gras, ingurgités pendant les fêtes et pouvant susciter quelques hauts le cœur.

Contrôles

Un tel dispositif n’a bien sûr d’intérêt que s’il est accompagné de contrôles. Ils sont de deux types, ou plutôt trois. Agréé pour les réaliser, le conchyliculteur doit procéder à un auto contrôle par mois sur le coquillage, et deux auto contrôles par an pour vérifier que le système de purification fonctionne. Tous les producteurs sont en outre susceptibles d’être la cible de contrôles inopinés des services vétérinaires, généralement accompagnés des affaires maritimes, des douanes… Depuis 2008, le producteur doit en outre pouvoir apporter de manière autonome une solution à tout problème pouvant intervenir sur le système de purification.

Prix

Ceci étant dit, elles vaudront quoi, nos huîtres, à Noël ? Le même prix qu’en 2010, assure-t-on au Comité régional conchylicole (l’herpès virus avait déjà frappé, faisant déjà exploser les coûts de production), soit, dans les points de vente proches de la lagune, entre 4 et 5 € le kilo. Les gourmets toulousains ou lyonnais, en revanche, paieront l’huître de Thau entre 6 et 7 €. Plus cher mais dans un bon rapport qualité-prix au regard du prix de la douzaine de Marennes (8 à 10 €) ou d’Arcachonnaises (7 à 9 €) dans ces mêmes métropoles.

PATRICE CASTAN


Publié le : Mardi 6 décembre 2011 à 09:08

​Revue Presse
Lido : le chantier maritime est ouvert

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En retournant à la mer par les drains plutôt que par la plage
l’eau “grignotera“ moins la grève. (© D.R)

Midi Libre 28/11/2011

Avouons-le : le chantier de déplacement de la route littorale entre Sète et Marseillan est une réussite. Moyennant un coup de peinture blanche sur le séparateur béton qui mériterait en outre de disparaître de certaines portions, tout serait même parfait.

Certes, on ne voit plus la mer, mais la route reste bucolique (roselières, vignes…) alors que par fortes pluies, les ouvrages hydrauliques (les canaux longeant la chaussée) assurent parfaitement leur mission. Entre la route et la mer enfin, les nombreux parkings (encore étendus cet été et proposant déjà 2 200 places) ont permis de fluidifier la circulation. à quelques mètres de là, des kilomètres de ganivelles tentent de fixer le sable pour reconstituer le cordon dunaire.

Or, Thau agglo (qui a repris en septembre les travaux d’achèvement de la voie verte entre les 3-Digues et le Castellas) va s’attaquer ce lundi à une phase non moins délicate du projet, parce qu’expérimentale : le volet maritime, indispensable pour, comme on dit, “fixer le trait de côte”.

Un apport de 780 000 m3 de sable

Dès ce matin, des engins s’attaqueront ainsi à la plage sur une portion de 700 m après le château de Villeroy afin d’enterrer des drains censés jouer le rôle de “sèche plage”. Intégrés dans le procédé appelé écoplage, ils seront enterrés à deux mètres sous le sable afin de faciliter l’engraissement de la plage en misant sur le processus suivant : une partie de l’eau chargée de sable qui couvre la grève avant de repartir avec le précieux sédiment pénétrera la plage jusqu’aux drains enterrés avant d’être rejetée en mer par un système de pompage. Le sable, lui, sera resté, “asséché”, en surface, contribuant à l’engraissement. Enfin si tout va bien.

La Dréal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) avait en effet émis quelques réserves quant à des procédés qui, selon ses services, auraient mérité d’être "mieux explicités".

Bref, l’essentiel sera de parvenir à des résultats qui, seuls, décideront de la généralisation, ou non, d’écoplage. à noter qu’un autre procédé expérimental viendra compléter le dispositif à l’automne 2012 : des rangées de “boudins” ou plutôt géotubes sous-marins, immergés à 350 m du rivage, auront pour mission d’atténuer la houle. Ce qui ne dispensera pas Thau agglo de faire procéder à un rechargement du trait de côte, qui devrait nécessiter l’apport de 780 000 m3 de sable ! De quoi faire un beau château.

Pa.C


Publié le : Lundi 28 novembre 2011 à 22:50

​Revue Presse
L´étang noir“ menacé de déclassement

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Incroyable : à deux pas du bâtiment de Thau agglo,
cachée par les roseaux, une “ferraille“ itinérante ! (D.R)

Midi Libre 26/11/2011

Clamer qu’il y a urgence n’est pas un effet de manches de la part de ceux qui disent vouloir éviter à la lagune de devenir un cloaque, ou une piste à jet-skis. Les pollutions bactériologiques, et pas seulement, menacent l’étang de Thau sur toutes ses rives.

Après les soucis récurrents observés sur les zones accueillant les tables conchylicoles, et les suspensions temporaires de commercialisation, c’est un secteur moins médiatique, mais tout aussi sensible, qui est aujourd’hui dans le collimateur des affaires maritimes, et de la préfecture. Pour des taux de pollution bactériologique excessifs, notamment en période estivale…

Il s’agit de “l’étang noir”, cette anse qui, entre la Pointe du Barrou et Balaruc-les-Bains, est, selon Robert Rumeau (plongeur et vice- président du syndicat régional des petits-métiers) "un des meilleurs plans coquilliers de l’étang de Thau".

L'étang noir serait l'un "des meilleurs plans coquilliers de l’étang de Thau"

Autrement dit là où des dizaines de plongeurs gagnent leur vie en pêchant, entre 2 et 6 m de profondeur, les palourdes, les clovisses, les coques. Des coquillages dits “fouisseurs” qu’il serait interdit de prélever plusieurs mois par an si cette partie de l’étang était déclassée en C.

Et si on n’en est pas tout à fait là, Robert Rumeau craint qu’on y aille "tout droit", à moins que des solutions ne soient rapidement apportées aux sources de pollutions bactériologiques déjà identifiées dans cette anse (lire ci-dessous). Autant dire que dans ces conditions, l’apparition d’une “casse” itinérante et sauvage sur les rives proches de la RD2, à deux pas de Thau Agglo, passe très mal auprès du peuple des sapinous.

PATRICE CASTAN


Publié le : Dimanche 27 novembre 2011 à 09:34

​Revue Presse
Des troncs d´arbres détruisent les filets des pêcheurs

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Les chalutiers pêchent plus d'arbres que de poissons !
(Photo VINCENT DAMOURETTE)

Midi Libre 24/11/2011

Depuis quelques jours, les chalutiers sétois débarquent en criée des tonnes de végétaux, branchages et troncs d’arbres, qui parfois éventrent leurs filets.

Les récentes tempêtes ont en effet envoyé vers le large bon nombre des arbres morts autour des lits des rivières, que l’on retrouve juqu’à 30 milles au large.

Cet après-midi, c’est le chalutier Kelly-Rocco qui a accroché un tronc d’arbre d’une quinzaine de mètres ! Résultat : fin de la journée de pêche pour son patron et 3 000 € à investir pour remettre le filet en état.


Publié le : Samedi 26 novembre 2011 à 09:52

​Revue Presse
Dauphins échoués : pas d´inquiétude

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Une quinzaine de dauphins ont échoués
sur le littoral biterrois ces quinze derniers jours. (© D.R)

Midi Libre 23/11/2011

Nicolas Keck, adjoint au directeur du laboratoire départemental vétérinaire, rassurant.

Depuis deux semaines des cadavres de dauphins ont été découverts sur les plages d’Agde, Sète, Sérignan, Vendres, Valras... La Méditerranée connaît-elle actuellement une surmortalité de dauphins ?

Effectivement alors que nous dénombrons une cinquantaine d’échouages de dauphins par an, le nombre a été multiplié par deux cette année avec un peu plus de cent cadavres. Ces derniers ont été retrouvés sur les plages des Alpes-Maritimes, il y a un mois, et depuis une dizaine de jours, sur celle de l’Aude et de l’Hérault.

Comment l’expliquez-vous ?

La principale piste envisagée est une épidémie de morbilivirus. Un virus déjà identifié en 2007 et en 1990 qui était la cause de nombreux échouages.

Qu’est-ce qui vous le laisse penser ?

Généralement, une telle épidémie débute sur les côtes espagnoles et remonte vers l’est pour s’étendre sur toute la Méditerranée. Et c’est ce qu’on constate sur le phénomène actuel.

Quels sont les facteurs de ce virus ?

C’est un virus qui donne des infections respiratoires et des infections généralisées qui affaiblissent les défenses immunitaires de l’animal.

Savez-vous d’où vient ce virus ?

L’origine exacte est difficile à déterminer. Les recherches scientifiques ont permis de démontrer que le virus n’est pas présent de manière enzootique en Méditerranée. C’est-à-dire qu’il ne se maintient pas dans la population de dauphins méditerranéens. La théorie, ce serait qu’il y a des animaux porteurs sains qui introduiraient régulièrement le virus en provenance d’autres zones.

Avez-vous d’autres pistes ?

Oui, notamment parce que les trois premiers dauphins que nous avons expertisés sont négatifs au morbilivirus. On attend d’autres résultats jeudi qui nous permettront d’affiner notre analyse. Je pense que vendredi, nous serons plus à même d’en dire davantage. Je ne vais pas rentrer aujourd’hui dans les détails des autres maladies mais certaines sont transmissibles à l’homme.

C’est la raison pour laquelle nous recommandons vivement aux personnes qui trouvent des dauphins échoués de ne surtout pas les toucher. Il faut au contraire contacter au plus vite les autorités compétentes.

Il s’agissait de dauphins jeunes ?

Ce sont des animaux qui sont morts récemment et qui étaient en bonne santé quelques heures avant leur mort. Ce qui prouve que la maladie est aiguë. Après, les phénomènes météos de ces dernières semaines les ont ramené sur le littoral.

Les dauphins sont-ils aujourd’hui en danger ?

Non, nous ne sommes pas inquiets par ce phénomène même si nous le prenons très au sérieux.

LAURENT VERMOREL


Publié le : Mercredi 23 novembre 2011 à 08:27

​Revue Presse
Quatre nouveaux dauphins ont été retrouvés morts

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Un bilan qui vient s’ajouter à six autres cas depuis une semaine. (© D.R)

Midi Libre 22/11/2011

Macabre découverte encore sur les plages du Biterrois. En moins de 24 heures, ce ne sont pas moins de quatre dauphins qui ont été retrouvés sans vie sur le sable.

Dix dauphins morts en une semaine

Un bilan qui vient s’ajouter à six autres cas depuis une semaine. Le premier a été trouvé dimanche soir à Vendres, un hier matin à Valras et encore deux sur la plage de Sérignan, alors que des ouvriers s’afféraient au nettoyage.

Si l’on ne connaît toujours pas les raisons de ces décès, une certitude demeure : en cas de découverte, il est impératif de ne pas toucher ces animaux et d’appeler les pompiers.

J.-P. A


Publié le : Mardi 22 novembre 2011 à 08:47

​Revue Presse
Nouveau règlement de police pour Port-Camargue

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Le bosco (maître de manœuvre) est au service des plaisanciers. (© D.R)

Midi Libre 22/11/2011

Le port de plaisance de Port Camargue vient de se doter dernièrement d'un nouveau règlement particulier de police et d'exploitation. Celui-ci remplace le précédent, datant des années 1980, caractérisé par un contenu extrêmement sommaire ne correspondant plus à la vie actuelle du port. Ce texte s'inscrit dans le cadre du code des ports maritimes. Sa date d'application a été fixée au 4 août 2011.

Ce règlement, dans sa densité, répond à de nombreuses règles et fixe les redevances dont on peut mesurer la portée.

Sont ainsi abordés la gestion des places d'amarrage dans le port public et le port marina, l'utilisation des terre-pleins, la protection de l'environnement et la sécurité, l'exploitation des zones techniques, les activités nautiques, les tarifs, la liste d'attente et enfin le pouvoir de police. Ce règlement ne fait pas qu'évoquer les problèmes, il les identifie et apporte des réponses à tout ce qui touche au périmètre du port de plaisance de Port Camargue.

Sa préparation a nécessité un travail de préparation de trois ans par une commission composée du port public, du port marina et des professionnels du nautisme. Le résultat des travaux a été soumis à l'avis du conseil portuaire puis au conseil d'administration de la régie avant de recevoir l'approbation municipale. Afin d'en assurer la publicité, le texte du règlement a été adressé à tous les particuliers ayant un contrat de plus d'un an. Pour le directeur du port, Michel Cavaillès, "il s'agit d'un document très dense et important, de l'avis même des plaisanciers". Pour lui, un point est peut-être plus important que les autres : la réglementation de la pêche dans le port, qui est en fait strictement interdite.

Dès les premiers mois d'application, des amendes pour méconnaissance du texte sur ce sujet ont été infligées par la gendarmerie, dont la direction du port s'est assuré la collaboration. En effet, il avait été constaté que trop de dégâts sur les bateaux étaient le fait de pêcheurs irrespectueux des installations et du matériel.


Publié le : Mardi 22 novembre 2011 à 08:34

​Revue Presse
Cette année, les anguilles iront à la mer en camion

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Dès que la migration débutera, chaque pêcheur des étangs languedociens
devra fournir 135 kg d’anguilles vivantes au “camion-vivier“. (© D.R)

Midi Libre 20/11/2011

L’Europe veut s’assurer du nombre d’anguilles qui parvient à quitter les étangs pour aller se reproduire : elles seront achetées aux pêcheurs, puis relâchées en mer !

Les amener à la mer par la route : l’Union européenne n’a pas trouvé mieux pour s’assurer qu’un nombre suffisant d’anguilles argentées passe chaque année à travers les mailles des filets des pêcheurs afin de gagner leur lieu de reproduction, la mer des Sargasses, à 6 000 km d’ici !

Dès les premiers coups de froid, qui devraient déclencher la migration dudit poisson des étangs vers la mer, les pêcheurs des lagunes languedociennes, et notamment ceux de l’étang de Thau, auront ainsi pour mission de livrer quelque 18 tonnes de poissons vivants (135 kg par pêcheur), achetées par l’Europe. Elles prendront place dans des “camions viviers” le temps d’être conduites par la route vers des points d’accès à la mer préalablement définis (le port Marseillan-plage, les canaux de Sète...).

Huit tonnes d'anguilles fournies par l'étang de Thau

Avec une soixantaine de pêcheurs se consacrant à cette pêche, l’étang de Thau fournira à lui seul environ huit tonnes de ce migrateur sous le contrôle de la prud’homie, de l’administration et des scientifiques qui pourraient marquer, voire baliser quelques anguilles de façon à pouvoir suivre l’itinéraire qu’elles empruntent pour aller frayer.

Cette opération originale vient compléter une batterie de mesures mises en place dans le cadre du “plan de gestion anguilles” négocié par la profession, l’Etat français et l’Europe, afin d’éviter une restriction trop brutale de cette pêche “historique” sur les lagunes languedociennes.

Les professionnels ont dans un premier temps dû accepter des saisons de pêche, puis une réduction du nombre “d’engins” (filets, Ndlr) mis à l’eau. Alors, vendre une partie de leurs captures pour qu’elles soient relâchées en mer plutôt que consommées en bourride, ou en persillade, ne les gêne pas plus que ça.

PATRICE CASTAN


Publié le : Lundi 21 novembre 2011 à 08:07

​Revue Presse
Encore un dauphin mort sur la plage de Sérignan

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Ce serait le quatrième dauphin retrouvé mort à Sérignan. (Envoyé par Yann GESHORS)

Midilibre 19/11/2011

Aujourd'hui vers midi, les sapeurs pompiers Sérignanais ont été à nouveau alertés par un pêcheur pour un dauphin échoué sur la plage en face du centre Mer et Soleil.

Et à leur arrivée, ils n'ont pu que constaté que le dauphin était mort depuis plusieurs jours. Ils ont mis en place un périmètre de sécurité afin que les spécialistes de Montpellier puissent analyser l'animal.

Ce serait le quatrième dauphin retrouvé mort à Sérignan.


Publié le : Dimanche 20 novembre 2011 à 08:22

​Revue Presse
Vols de coquillages : reprise des contrôles sur l´étang de Thau

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Les gendarmes vont multiplier les opérations. (Archives CHRISTOPHE FORTIN)

Midi Libre 18/11/2011

Afin de lutter contre les risques de vols de coquillages sur le bassin de Thau ou dans les mas ostréicoles qui le bordent à l’approche des fêtes de fin d’année, la surveillance de l’étang va comme d’habitude s’accroître.

D’ailleurs, le préfet maritime de la Méditerranée a signé un arrêté interdisant toute activité de navigation et le mouillage entre 18 h et 5 h dans les zones conchylicoles de l’étang de Thau jusqu’au 10 janvier prochain.

Par ailleurs, les ostréiculteurs sont invités à marquer leurs tables d’élevage afin de faciliter le contrôle par les agents mobilisés.


Publié le : Samedi 19 novembre 2011 à 08:01

​Revue Presse
L´hippocampe de Thau a sa nurserie

Midi Libre 17/11/2011

Le Groupe d’étude de l’hippocampe a introduit cet après-midi dans l’étang de Thau une centaine de jeunes hippocampes, à l’endroit précis où, le 7 juillet dernier, leur géniteur avait été prélevé. La gestation et la naissance de ces poissons ont été menées à bien en captivité, ce qui une première sur un nombre d’individus aussi important.

Une nouvelle étape dans la connaissance de ce poisson classé au rang des espèces menacées qui permettra de fournir l’aquariophilie mais aussi d’offrir une alternative au braconnage quand les hippocampes seront protégés.

 


Publié le : Samedi 19 novembre 2011 à 07:57

​Revue Presse
Levée de l'interdiction de récolte et de commercialisation des coquillages

Midi Libre 16/11/2011

Par communiqué, la préfecture fait savoir que : " Les derniers résultats des tests effectués par le réseau de surveillance REMI et de l’IFREMER ont mis en évidence des résultats d'analyses microbiologiques satisfaisants au regard de la norme autorisée dans l'étang de Thau."

Toujours selon la communication préfectorale : "Par arrêté préfectoral en date du 15 novembre 2011, il a été décidé de lever les mesures restrictives prises pour les huîtres et les moules de l’étang de Thau".

A noter que la la levée de l’interdiction concerne : la pêche, le ramassage, le transport, la purification, l’expédition, le stockage, la distribution et la commercialisation pour la consommation humaine.


Publié le : Jeudi 17 novembre 2011 à 08:19

​Revue Presse
Dauphins morts, "pas forcément un virus"

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© D.R

Midi Libre 15/11/2011

Deux dauphins échoués au Cap d'Agde en moins d'une semaine, deux autres à Sérignan et à Sète hier, faut-il s'inquiéter de ce phénomène ?

C'était déjà arrivé dans les années 90. On a découvert après, un virus qui avait frappé les dauphins. En 2011, nous sommes à plus de 110 échouages en Méditerranée française. Pour l'instant, il faut être prudent et ne pas tirer de conclusions hâtives.

Mais c'est vrai que la présence du morbilivirus, qui dérègle le système immunitaire des mammifères marins, pourrait expliquer le phénomène.

La tempête n'expliquerait donc pas tout ?

Il est clair que les individus malades et affaiblis sont rejetés sur la côte. La nature dicte sa loi. Cela fait presque un mois que le vent marin souffle et ça bouge déjà beaucoup près du rivage. Alors imaginez en haute mer... Maintenant, il ne faut pas tout mettre sur le dos d'un hypothétique virus. Les dauphins meurent aussi à cause de la pollution et des captures accidentelles de pêcheurs, assez rares heureusement.

Il n'empêche que cette fenêtre météo (vent de sud - sud-est et pluies abondantes) est assez inhabituelle dans sa longueur et son intensité...

Ça n'est pas arrivé souvent, en effet. Il sera à ce titre intéressant d'opérer un suivi scientifique à la suite de cet épisode. Nous avons d'ailleurs installé des capteurs de températures de l'eau sur la zone Natura 2000 pour analyser ces phénomènes.

Pour positiver un peu, ces décès prouvent aussi que les dauphins sont peut-être plus nombreux qu'on ne le dit au large...

C'est une certitude ! Cette année, au Cap d'Agde, notamment sur le site Natura 2000 des Posidonies, nous avons eu une quinzaine de retours d'observations de groupes de dauphins de vingt à trente individus. Des dauphins bleus et blancs, assez communs dans nos eaux, mais également des grands dauphins, plus rares et très protégés.

Recueilli par OLIVIER RAYNAUD


Publié le : Mardi 15 novembre 2011 à 09:09

​Revue Presse
Ils sont déjà sur le pont pour Escale à Sète

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Dès la première édition en 2010, Escale à Sète avait connu le succès.
D’où son maintien. (ARCHIVES)

Midi Libre 14/11/2011

Il aura suffi d’une édition, en 2010, pour faire d’Escale à Sète un rendez-vous majeur des traditions maritimes en France. Il y avait Douarnenez, Brest, il y a désormais l’Île singulière.

Du 6 au 9 avril prochain, Sète va donc accueillir sur ses canaux quelques-uns des plus beaux gréements de France et du monde. Et les organisateurs préparent quelques surprises venues de l’Est. Ils restent toutefois discrets tant que les accords définitifs ne sont pas conclus. Mais on sait d’ores et déjà que des bateaux exceptionnels accosteront.

Ce qui est sûr également, c’est la présence de Georges Pernoud et de toute l’équipe de l’émission de télé Thalassa, pour un direct le vendredi 6 avril.

Mais Escale à Sète, c’est aussi beaucoup plus que cela : "Notre volonté est de mettre en valeur le patrimoine vivant, et de transmettre cette richesse au grand public", explique Wolfgang Idiri, qui préside l’association organisatrice. Et de fait, Escale mettra à profit ces quatre jours de fête pour associer le plus grand nombre aux traditions maritimes.

Avec pour passerelles l’Histoire, l’art, la pêche, la cuisine ou la musique. Le tout dans une démarche éco-responsable. Non pas par mode, "mais parce que l’avenir de la mer passe par une prise de conscience collective".

Plus qu’une escale, c’est un voyage qui sera donc proposé en avril prochain.


Publié le : Lundi 14 novembre 2011 à 13:50

​Revue Presse
Des brise-lames devenus nécessaires

Midi Libre 12/11/2011

Approuvée en conseil municipal au mois de mai 2010, la décision de réaliser un tenon de 90 mètres de long, perpendiculairement à l’actuelle digue du Grau d’Agde et d’un brise-lames de 150 m plus à l’ouest, apparaît aujourd’hui plus que prioritaire.

Car la dernière tempête a une nouvelle fois mis en relief la fragilité du cordon littoral agathois, notamment sur ce secteur sensible du Grau d’Agde, soumis à un intense courant retour qui tire le sable vers le large.

A ce jour, le chantier est estimé 1,8 million d’euros hors taxes. Un investissement financé en partie par des fonds européens (22 %), de l’Etat, via le Fonds national d’aménagement et de développement du territoire (26 %) et de la Région (15 %). En attendant la totalité de la subvention pluriannuelle du Département, la part d’autofinancement de l’agglo se monte aujourd’hui à 685 000 €.


Publié le : Dimanche 13 novembre 2011 à 09:48

​Revue Presse
L´horizon s´éclaircit pour les huîtres de Thau

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Les huîtres de Thau devraient être sur les étals pour les fêtes. Chères mais goûteuses. (A.P.)

Midi Libre 11/11/2011

Depuis le 2 novembre au soir, les conchyliculteurs de Thau ne peuvent plus sortir une huître de leurs tables. Cela ne veut pas dire qu’ils n’en vendent plus, puisque les coquillages mis en bassin de purification avant cette date (en moyenne 15 jours de stock) ne sont pas touchés par “l’arrêté de suspension temporaire de la commercialisation” pris par le préfet.

Du reste, les analyses dont les résultats ont été livrés mardi par Ifremer sont bonnes : aucun des coquillages extrait des neuf points de prélèvement n’a fait état d’un taux de plus de 4 600 escherichia-coli pour 100 g de chair (seuil au-delà duquel la suspension temporaire est décrétée).

Si de nouvelles analyses confirment ce bon état sanitaire lundi, l’arrêté de suspension temporaire sera levé, et les producteurs pourront s’acheminer - presque - sereinement vers les fêtes de fin d’année.

Origines de la pollution

Les pluies de la fin du mois ont assurément eu une influence sur la hausse du taux d’E-coli, via les lagunages. Pour autant, du côté du Comité régional conchylicole, on hésite à incriminer le fonctionnement de ces derniers.

Il faut dire que le lagunage de Mèze bénéficie désormais, en amont, d’une station d’épuration qui constitue une sécurité supplémentaire, que ceux de Bouzigues, Poussan et de la ZA de Gigean sont raccordés à la station d’épuration de Sète depuis quelques mois, que le lagunage de Marseillan s’ouvre sur les canaux de Listel où les eaux doivent parcourir 5 km avant de rejoindre l’étang.

Restent celui de Montbazin, lointain, de la commune de Gigean et celui de Pinet-Pomérols (au bord de la RD 51), vers lequel quelques regards se sont tournés. Et pour cause : il était en travaux quand les pluies se sont abattues sur le bassin de Thau.

Le pluvial peut, aussi, perturber le fonctionnement du réseau d’assainissement. Or, si des systèmes “tampons” permettant d’éviter tout débordement suite à une pluie sont prévus, l’étang n’est pas à l’abri des engorgements ponctuels au niveau, par exemple des postes de relevage. Ce serait le cas à la Pointe Courte.

Herpès virus

Si, côté E-coli, tout pourrait revenir à la normale, les ostréiculteurs n’en ont pas fini avec le duo herpès virus-vibrio (une bactérie) qui tue les jeunes huîtres depuis trois ans sur l’étang.

Pire : alors que ces derniers pourraient compter sur une eau plus fraîche synonyme de disparition temporaire du virus, cet automne particulièrement doux fait qu’avec une eau de l’étang à plus de 17°, le virus tueur s’y sent encore comme un poisson dans l’eau. Du coup, pour espérer obtenir une table d’huîtres commercialisables, les producteurs doivent ensemencer deux, voire trois fois, ce qui fait exploser les coûts de production.

Huîtres à Noël

Ceci étant dit, les gastronomes pourront-ils manger des huîtres de Thau à Noël ? Oui (si les analyses du 14 sont bonnes), car la priorité absolue des producteurs de Thau devrait être d’assurer la vente directe.

En revanche, les ventes en gros (vers Marennes par exemple) ne sont déjà plus qu’un souvenir. Avant l’herpès virus, 12 000 t d’huîtres sortaient chaque année de l’étang. Cette année, la production devrait péniblement atteindre 8 000 t avec, pour ce faire, une masse de travail décuplée (vu la difficulté d’ensemencer).

Alors oui, il y a aura des huîtres à Noël, mais elles seront chères. De l’ordre de 5 €/kilo, au moins. "Mais la qualité du produit y sera", assure-t-on au Comité conchylicole.

PATRICE CASTAN


Publié le : Samedi 12 novembre 2011 à 18:17

​Revue Presse
Croisières : eldorado ou mirage économique ?

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 Avec le Wind Spirit, une croisière haut de gamme en escale à Sète. (Photo C.FORTIN)

Midi Libre 09/11/2011

L’accueil de bateaux de croisière suscite depuis plusieurs mois un véritable engouement. Derrière les belles paroles, quel est le véritable impact de ces escales ? éléments de réponse.

1 Pour le port, un chiffre d’affaires dérisoire

Les paquebots de croisière, en escale dans le port de Sète, sont soumis à différentes taxes : droit de port pour le navire, droit de port pour les passagers, redevance sûreté ou surveillance, etc. Au total, l’ensemble de ces droits et taxes ont rapporté en 2011 61 000 €, soit 0,5 % du chiffre d’affaires annuel du port. Une goutte d’eau. Ces escales ne sont pas non plus très gourmandes en terme d’activités pour les dockers et le personnel du port.

2 Une organisation complexe

Si l’impact financier est faible, l’accueil des paquebots n’est pas sans conséquence sur l’organisation du trafic, notamment pour les navires de plus de 200 m qui ne peuvent être accueillis sur le quai d’Alger, dédié aux croisières. Ainsi, en 2011, 12 escales sur 24 ont “squatté” les quais réservés aux cargos de commerce. Il a fallu jongler et parfois retarder l’accostage de certains bateaux.

3 Des commerçants séduits mais...

La Chambre de commerce de Sète a mené une enquête auprès de 35 commerçants ayant signé la charte croisière en début d’année. Le bilan ? Mitigé. "L’impact commercial n’est pas probant", révèle le questionnaire. Seuls 14 % des commerçants interrogés estiment qu’ils ont bénéficié d’une fréquentation importante liée aux croisiéristes. Pire, le ticket moyen, c’est-à-dire la dépense engagée par un visiteur, a été établi à 13 €. Les croisiéristes sont par ailleurs jugés peu aimables.

4 Sites touristiques : quelle fréquentation ?

Aucune donnée n’a été collectée sur la fréquentation des musées sétois. On a juste noté un léger frémissement du nombre de visiteurs à l’office de tourisme. D’autant plus léger qu’un guichet d’informations touristiques était disponible au sein même de la gare maritime. En revanche, l’excursion sur le bassin de Thau avec dégustation de coquillages a connu un vif succès.

5 Une organisation à peaufiner Chacun de leur côté, la CCI et l’office de tourisme ont mis en place des dispositifs d’accueil de passagers, sans pour autant s’entendre sur une stratégie commune.

On a par ailleurs noté une faiblesse dans le transport des passagers vers les sites majeurs de la ville et les plages. Malgré les demandes de la CCI, les taxis n’ont pas joué le jeu. Dans le même esprit, personne n’a eu l’idée ni entrepris de démarches pour transporter les passagers par voie maritime. Les commerçants ont aussi une réflexion à mener sur le service de livraison ou d’expédition des produits achetés par les croisiéristes. Les pistes de travail sont en réalité nombreuses pour optimiser les retombées économiques directes.

Plus compliqué, la négociation avec les armateurs et les agents maritimes (les organisateurs de la croisière) pour inclure dans leur gamme d’excursions (vendues sur le bateau) des produits made in Sète.

6 Les croisiéristes, un poids très relatif

Quand on sait qu’environ 2 millions de personnes visitent Sète chaque année, que 400 000 y séjournent, les 20 000 croisiéristes de 2011 n’ont pas provoqué de révolution.

7 Une piste à développer...

N’empêche, "aucune piste n’est à négliger pour développer le tourisme", estime Gilles Panné, le directeur de l’OT. De même, les commerçants signataires de la charte militent en faveur du développement de la croisière malgré les résultats de 2011.

Car au-delà des retombées immédiates, l’accueil des croisiéristes et un outil de promotion de la ville. Les visiteurs, comme les armateurs invités dans le cadre de l’AG de Med Cruise (*) le mois dernier ont tous confié leur "étonnement positif" après avoir visité la ville. On peut donc considérer la croisière comme un investissement sur l’avenir, de séjours futurs.

8 ... Mais des moyens à adapter

En fait, si la croisière est un plus indéniable pour le tourisme, son impact reste modeste et l’engouement actuel peut sembler disproportionné. Il faut adapter les moyens mis en œuvre aux retombées. Et à ce jeu-là, c’est en fait le conseil régional qui a le plus à gagner. Car les touristes accueillis à Sète consomment certes sur l’île singulière mais découvrent aussi les sites majeurs du Languedoc-Roussillon lors d’excursions. La Région gagne sur plusieurs tableaux. C’est aussi cette institution qui a le plus misé sur le développement des escales de croisières.

F. D

(*) Med Cruise : association qui regroupe armateurs et responsables de ports méditerranéen.


Publié le : Mercredi 9 novembre 2011 à 08:08

​Revue Presse
Les colères de l´Hérault font partie de l´histoire de la ville

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L’aide du “Roy” avait été demandée pour construire un pont de bateaux. (© D.R)

Midi Libre 06/11/2011

Les anciens agathois ne sont que rarement inquiets face aux caprices de l’Hérault. Et ce n’est pas les épisodes pluvieux de ces derniers jours qui vont les impressionner. Il est vrai que la perle noire pourrait faire sienne la devise parisienne Fluctuat nec mergitur, tant elle a eu souvent les pieds dans l’eau sans être submergée.

Les crues de 1907

Ce sont certainement les crues de 1907 qui ont le plus marqué les mémoires. Le fleuve Hérault était sorti de son lit en pleine période des vendanges. Georges Cléophas, invétéré collectionneur de cartes postales, en possède certaines montrant toute la ville basse sous les eaux : "Le fleuve commençait à sortir place de la Marine. Puis il envahissait les rues, comme la rue Basse, la rue Chassefière. On en mesurait la hauteur, aux marches de l’ancienne Poste, là où actuellement va prendre place le nouvel office de tourisme."

Il avait été demandé une aide au roi Louis XV

Les dégâts étaient très importants et, dans cette ville de marin, lors des grandes crues, on circulait dans les bas quartiers en barque. L’ancienne usine électrique, aujourd’hui le moulin des évêques, comme l’entreprise Viviani, “le pêcheur de sable” étaient aux premières loges pour recevoir les eaux tumultueuses du fleuve. Pour Serge Sénabré, président du club des cartophiles, les inondations ont toujours marqué l’histoire d’Agde : "Si je me souviens bien, et, dans mes archives j’ai un document de l’époque, en février 1725, le seul pont d’Agde avait été emporté, isolant complètement la ville. Il avait été demandé une aide au roi Louis XV avec une souscription indexée sur le prix de la farine."

Pas de vague de peur en cœur de ville

Dans la nuit de vendredi à samedi dernier, vers 1 heure du matin, l’Hérault avait atteint la cote de 2,90 m. Une hauteur préoccupante, mais qui n’a pas engendré une vague de peur en cœur de ville. Au Grau, à l’embouchure de l’Hérault, le spectacle était formidable avec la rencontre du fleuve et de la mer. Là encore, rien de vraiment affolant pour une ville qui a connu bien des catastrophes.

HERVé COSTECALDE


Publié le : Lundi 7 novembre 2011 à 08:37