Rafales : 7 nds
Température mer :
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| A 70 ans, Henri Gronzio ne rempile pas. (© D.R) |
Midi Libre 12/01/2012
C’est un rouage qui fait la jointure entre les prud’homies, le ministère et le Comité national des pêches. Il peut être amené à traiter de tous les problèmes du monde de la pêche, sauf les conflits d’usages qui se règlent, eux, au niveau de la prud’homie ou des affaires maritimes. La création des comités des pêches (en 1991) doit beaucoup à une volonté de traduire en termes administratifs et juridiques la volonté de la base, alias les pêcheurs ; de juger de la viabilité des requêtes, et de faire remonter en haut-lieu.
C’est à la pointe du Barrou que Sète abrite le comité régional des pêches. Aujourd’hui y travaillent cinq jeunes techniciens qui se partagent entre questions juridiques, administratives et environnementales, règlent les problèmes des licences (sur l’étang par exemple), d’utilisation des engins de pêche (les filets, NDLR), de coordination, etc. Ils évaluent l’impact de la pêche sur l’environnement mais aussi tout ce qui vise à restreindre l’activité des pêcheurs. Qu’il s’agisse de pollution ou de mesures de protection du milieu qui ne seraient pas pleinement justifiées.
"On ferait mieux de se préoccuper des pollutions plutôt que d’accuser les pêcheurs"
Ainsi, le comité régional des pêches, non par la voix de ses techniciens mais par celle de ses élus, est parfois amené à prendre des positions disons plus politiques...
Plutôt discret si l’on oublie sa sempiternelle écharpe rouge, le président sortant et ancien pêcheur Henri Gronzio ne s’est pas privé de donner son avis. Son avis sur l’attribution des rares “PPS thon rouge”, par exemple, permis de pêche spéciaux permettant aux anciens thonailleurs (dont les petits filets dérivants ont été interdits) de continuer à pêcher du thon, à la ligne.
"Je leur ai dit, à Paris, combien limiter drastiquement le nombre de PPS était une aberration. Même Greenpeace, lors d’une réunion, a reconnu l’erreur qui a consisté à s’attaquer aux thonailleurs. J’ai d’ailleurs mis un point d’honneur à ne bloquer aucune demande de PPS."
Son avis sur la sanctuarisation des herbiers de zostères (poumon de l’étang, aussi) : "J’ai fait remarquer à nos interlocuteurs que s’ils peuvent aujourd’hui baliser une zone à protéger, c’est bien que les herbiers existent et que les filets de nos pêcheurs, dans l’étang, ne les ont pas altérés..."
Et plus globalement sont point de vue sur l’impact de la pêche au regard de celui de la pollution : "Il y a moins de 750 bateaux de pêche en Languedoc-Roussillon, contre 94 000 bateaux de plaisance (225 000 en Paca !). A mon avis, on ferait mieux de se préoccuper un peu plus des pollutions plutôt que d’accuser les pêcheurs de piller la ressource. D’autant que l’on sait aujourd’hui que si le poisson bleu disparaît, ce n’est pas à cause d’eux..."
Ils n’ont pas fait liste commune cette année
Depuis quelques semaines par correspondance et “physiquement” aujourd’hui (aux affaires maritimes, rue Hoche), les marins de la région (patrons et matelots) pouvant justifier d’au moins trois mois de navigation sont invités à élire leurs représentants aux comités des pêches.
Comités locaux, départementaux et régional. Si les syndicats CGT et FFPSM avaient fait liste unique en 2009, ce n’est pas le cas cette année (*). Une fois élus, les membres de chaque comité local éliront un comité départemental, pour le Gard et Port-Vendres, en tout cas, le comité régional de Sète représentant l’Hérault.
Autre spécificité sétoise : le comité local des pêches se fondra dans la structure basée au Barrou, et il n’y aura donc pas de successeur à trouver à Denis Moreno, jusque-là président du comité local. Enfin, l’ensemble des élus désignera d’ici une semaine le président du comité régional. A noter que la représentation de chacune des deux listes dans les assemblées sera proportionnelle aux résultats.
Sur environ 800 inscrits lors des dernières élections, en 2009, on comptait 298 marins salariés, 481 chefs d’entreprises embarqués, deux patrons non embarqués, cinq pêcheurs à pied (!), un élevage marin. w (*) La Fédération française des syndicats professionnel maritimes (FFPSM) regroupe des marins de chalutiers, thoniers et petits-métiers. La Fédération des syndicats maritimes CGT est plutôt axée sur les petits-métiers.
Pa.C
Publié le : Vendredi 13 janvier 2012 à 10:52
Midi Libre 10/01/2012
Le conseiller général, par ailleurs président de la Sodéal, répond à Henri Couquet (voir notre édition d'hier) sur les chiffres dévoilés par la Sodéal.
"Je m'étonne que Monsieur Couquet se plaigne de la communication par la Sodéal des résultats financiers de l'exercice 2011. Ceux-ci ont été officiellement présentés au conseil d'administration de la société lors de la réunion qui a été tenue le 5 janvier dernier et feront prochainement l'objet d'une délibération soumise au conseil municipal.
Je confirme que le chiffre d'affaires 2011 est le meilleur chiffre d'affaires réalisé par la Sodéal depuis sa création. Je confirme aussi que le résultat de 2011, qui s'élève à hauteur de 42 396 €, est le meilleur de ces six dernières années et que l'investissement réalisé dépasse très largement les objectifs assignés par la Ville d'Agde. Autre point à propos duquel, il me faut, semble-t-il, rassurer Henri Couquet, très inquiet en ce début d'année : j'aime le débat !"
Publié le : Mardi 10 janvier 2012 à 08:16
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| Henri Couquet se demande comment la Sodéal a pu présenter un bilan 2011 précis... © D.R |
Midi Libre 09/01/2012
Les réactions n'ont pas tardé après la réunion publique orchestrée par la Sodéal. Henri Couquet s'est ainsi fendu hier matin d'un communiqué incisif :
"Après le sévère carton jaune infligé par les juges de la chambre régionale des comptes à la gestion de la Sodéal, son président, Sébastien Frey, a éprouvé le besoin de justifier son bilan lors d'une réunion publique. J'aimerais bien savoir comment celui-ci a pu présenter à la presse un bilan précis de l'année 2011, avec chiffre d'affaires et bénéfice à l'appui, alors qu'aucun compte-rendu n'est présenté en conseil municipal.
C'est pourtant une obligation. L'an dernier, nous avons dû attendre le mois de septembre pour le bilan 2010. Craint-il le véritable débat que cela susciterait alors ?"
Et l'élu d'enchaîner : "Par ailleurs, je trouve déplorable qu'un représentant des usagers du port, et membre du conseil portuaire (Charles Robin, NDLR), soit assigné en justice alors qu'il essaie de défendre ses pairs et de faire progresser, à sa manière, la gestion des ports."
Publié le : Lundi 9 janvier 2012 à 07:27
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| Le Marrakech et le Biladi, “retenus“ dans le bassin d’Orsetti. Le Bni Nsar a lui été amarré en sortie de port. (VINCENT ANDORRA) |
Midi Libre du 08/01/2012
Les trois navires assurant la liaison vers le Maroc sont immobilisés dans le port de Sète. Deux sont saisis : la compagnie Comanav-Comarit devrait plusieurs millions d’euros à différents créanciers.
Situation inédite, hier, dans le port de Sète. Les trois navires de la société Comanav-Comarit étaient à quai. Le Biladi et le Marrakech saisis, le Bni Nsar arrêté. Au sol, des centaines de passagers bloqués. à bord, des équipages impuissants. La faute à qui ? Aux créances de l’armateur marocain. Comment en est-on arrivé là ? Que vont devenir les bateaux ? Y a-t-il encore un avenir pour les lignes maritimes vers le Maroc ? Autant de questions qui se posent aujourd’hui face au silence assourdissant de l’armateur.
1. Friture sur les lignes
D’insuccès en échecs, l’histoire des lignes maritimes “passagers” n’est pas, à Sète, un long fleuve tranquille. Hors les couacs des rotations assurées par la Comanav, la Comarit (et notamment la brève mise en service du ferry Le Corse) puis la “Comanav-Comarit”, avec le Maroc, on se souviendra de l’échec de la ligne avec l’Algérie (vers Alger et Oran), en 2005. Une offre qui avait reçu un accueil enthousiaste des voyageurs mais s’était heurtée à un mode de fonctionnement ubuesque du personnel de bord. Sur le Millenium, bateau grec qui assurait la liaison, il n’était pas rare de se voir demander une rallonge pour avoir accès à une cabine pourtant déjà payée ! Autre gâchis au départ de Sète : la ligne vers les Baléares.
Lancée en 2003 par la compagnie Medmar, celle-ci avait attiré 35 000 passagers en six mois. En 2004, du fait de l’effondrement d’une partie du quai d’Alger (trou qui mettra du temps à être comblé), le navire avait été invité à accoster dans le port de commerce, quai Colbert. Là, outre la difficulté de convoyer les passagers, charger camping-cars, remorques et camions était impossible vu la hauteur (insuffisante) du quai, ce qui plombait d’autant la possibilité de rentabiliser les rotations. Et c’est finalement en mai 2005 que l’armateur, effaré par l’accueil des autorités portuaires d’alors, jetait l’éponge.
2. Navires inadaptés
Mais comment l’exploitation, en monopole, depuis 1975, de la ligne entre la France et le Maroc a-t-elle pu connaître de tels ratés ? Hormis les raisons inhérentes à la gestion de la compagnie privée issue du rachat, il y a 3 ans, de la Comanav par la Comarit (et le fait que cette dernière aurait payé très cher les bateaux un temps passés entre les mains de CMA-CGM), la conception même des navires assurant cette ligne ferait peser bien des doutes sur la viabilité de l’affaire.
Les bateaux, de conception ancienne (une trentaine d’années), cumulent en effet bien des handicaps. Gloutons en matière de carburant, ils offrent des performances d’un autre âge, naviguant en moyenne entre 15 et 20 nœuds, soit la moitié de la vitesse des navires qui assurent les rotations avec le Maroc au départ de Barcelone. Ils ne permettent pas non plus de convoyer un volume de fret qui garantirait leur rentabilité.
Au final, même avec 400 passagers à bord, ces navires-là seraient à peine viables. Ces derniers jours, les rumeurs les plus alarmantes et les chiffres les plus fantaisistes circulaient d’ailleurs au sujet des dettes supposées de l’armateur marocain : ici trois millions d’euros (il s’agirait en fait de l’ardoise laissée au chantier Union naval Barcelona), là 80 millions. Au Maroc, on parle de milliards de dirhams.
3 . Que vont devenir les bateaux ?
à ce stade, difficile de présager de ce que deviendront les deux ferrys saisis, pas plus que le Bni Nsar, “arrêté” faute de passagers. Ce que l’on sait, c’est qu’ils encombrent le port de Sète dont les personnels ont dû se démultiplier, jeudi, pour caser tout le monde. Le trafic marchandises était heureusement calme ce week-end. Plus problématique sera la question des équipages, encore à bord et bloqués sur Sète.
4. Quid des hommes d’équipage ?
De l’équipage du Bni Nsar (qui a succédé au Mistral Express et ne fait pour l’heure l’objet d’aucune saisie), il ne resterait actuellement à Sète qu’une quinzaine de marins, le personnel de maintenance essentiellement. En revanche, une cinquantaine de membres d’équipage seraient encore à bord du Marrakech et du Biladi. Personnels auxquels la compagnie, selon certaines sources, devrait des arriérés de salaires.
5. Peut-on redresser la barre ?
Si les rumeurs concernant les créances de la Comanav-Comarit se confirment, on voit mal comment celle-ci pourrait sortir la tête de l’eau avec de tels navires. Il se murmure en revanche qu’un armateur serait déjà positionné pour proposer, sur cette ligne, des bateaux du gabarit de ceux qui partent de Barcelone.
Le vice-président de la Région, Robert Navarro (en déplacement à l’étranger, il n’a pu être joint hier), avait en tout cas été très clair en constatant les mauvais chiffres du trafic passagers au départ de Sète (moins 11 % en 2011) : si le port ne redresse pas la barre, la Région s’économisera l’investissement sur une nouvelle gare maritime. L’ambiance pourrait bien ne pas être à la fête, en ce début d’année, du côté de l’EPR Port Sud de France…
SANDRA CANAL et PATRICE CASTAN
Publié le : Dimanche 8 janvier 2012 à 16:14
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| Thierry Boucher, directeur de la Sodéal, a présenté les chiffres de l'année 2011 © D.R |
Midi Libre du 08/01/2012
On a beaucoup parlé de la Sodéal (Société de développement économique d'Agde et du littoral) cette semaine. Mardi, c'est tout d'abord un plaisancier en colère, Charles Robin, qui faisait état dans nos colonnes de ces interrogations concernant la gestion du port. Un courroux relayé dans le détail et plus largement sur d'autres supports locaux d'information, qui vaudront à son auteur d'être finalement assigné en justice par la Sodéal, comme l'a annoncé le président Sébastien Frey.
Autant dire que la spectaculaire réunion publique, prévue de longue date, qui a tout de même attiré 500 personnes jeudi dernier au palais des congrès, tombait à pic pour la Sodéal, qui n'a pas manqué l'occasion de redorer son blason, chiffres à l'appui.
Quelques minutes auparavant, Sébastien Frey et Thierry Boucher, directeur de la Sodéal, avaient tenu à rencontrer la presse pour dresser un bilan précis de l'année 2011 et présenter les perspectives de celle à venir. "Financièrement, a expliqué le président, nous avons réalisé le plus important chiffre d'affaires depuis la création de la société : 11,3 M€, avec 42 000 € de résultat bénéficiaire. En parallèle, nous avons investi 1,5 M€ en 2011, soit le double de celui qui était demandé par la Ville (la municipalité est le principal actionnaire de cette société d'économie mixte, NDLR)".
Les hausses des tarifs du port pointées du doigt par Charles Robin ? Sébastien Frey ne les nient pas, mais réfute le chiffre de 16 % depuis 2008. Après une augmentation de 3 % en 2010, l'année qui s'ouvre verra néanmoins les prix augmenter encore, "de 2,09 % exactement", précise le président.
Dans les secteurs portuaires, de la plaisance et des campings, la Sodéal veut poursuivre ses investissements en 2012. Un ponton d'escale de trente places va ainsi être installé à l'Avant-Port et le plan de réhabilitation des sanitaires (Centre-Port, Yacht-Club) va se poursuivre. "Nous visons également la quatrième étoile pour le camping de la Clape, grâce notamment à la piscine chauffée", ajoute Thierry Boucher. Quant au domaine de Baldy, situé sur la route de Sète, il sera exploité par la Sodéal dès cette année. Une étude concernant la réalisation d'hébergements pour les travailleurs saisonniers va d'ailleurs être lancée.
OLIVIER RAYNAUD
Précision de la rédaction : la photo de cet article est celle publiée sur le site du Midi Libre comme à notre habitude.
Publié le : Dimanche 8 janvier 2012 à 10:44
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| Le tractopelle sort des dizaines de mètres cubes de branchages. (© D.R) |
Midi Libre 07/01/2012
Quelques semaines après les spectaculaires inondations qui ont touché l'Hérault, le fleuve panse aujourd'hui ses plaies.
à Agde, sous le pont des Maréchaux, les dizaines de mètres cubes de branches, de troncs d'arbres et de déchets divers qui obstruaient une partie du fleuve, coincés contre une pile du pont, sont en passe d'être évacués. Des travaux engagés par le Conseil général et la Ville, qui a dépêché un bateau sur place, qui vont permettre aux bateaux de naviguer en toute sécurité en direction de l'écluse ronde et du Canal du Midi.
O. R
Publié le : Samedi 7 janvier 2012 à 08:32
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| Le canot de sauvetage et l’hélico se sont calés, par radio, sur une vitesse commune. (Photos V.ANDORRA) |
Midi Libre 03/01/2012
Le bateau de la SNSM a participé hier matin au large à un exercice d’hélitreuillage.
Comme quoi, un Dauphin cela va beaucoup plus vite qu’un bateau... Le canot de sauvetage de la SNSM a quitté son quai de la base Tabarly hier matin pratiquement au même moment qu’un hélicoptère de la Marine (un Dauphin) décollait d’Hyères (Var). Un quart d’heure plus tard, au large de la Corniche, l’hélico était en stationnaire au-dessus du pont du Marius Olivieri. Le temps pour l’aéronef de descendre un plongeur, puis une civière, le long d’un filin.
Tout ça dans le cadre d’un exercice comme il en arrive régulièrement tant pour les militaires que pour les bénévoles du canot de sauvetage. Puis l’homme, et son matériel, ont été remontés par l’hélico avant qu’il ne file à son point de départ. Du travail de pro.
Ph. M
Publié le : Mercredi 4 janvier 2012 à 07:52
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| "La Sodéal a besoin d'argent... et en dépense à tout va", regrette Charles Robin. (© D.R) |
Midi Libre 03/01/2012
Charles Robin mord toujours. à 84 ans, l'ancien président de l'UPCA (association des usagers des ports de plaisance du Cap-d'Agde), ingénieur qui fit notamment carrière aux Nations Unies, à la FAO (Food and Agriculture Organization), s'attaque une fois encore à la Sodéal, la société qui gère les ports de plaisance du Cap-d'Agde. Et ce, à quelques heures d'une réunion du conseil portuaire et du comité local des usagers du port (CLUP), qui s'annonce pour le moins animée.
Régulièrement, ce passionné de voile rédige notes, rapports, questionne, interpelle la direction de la Sodéal sur sa politique de gestion des installations portuaires. Des mois déjà qu'il dénonce "la dégradation financière" de la société, bien avant le rapport de la chambre régionale des comptes qui pointe du doigt une situation tendue. "La Sem devrait être soit recapitalisée soit dissoute dès lors que les capitaux propres de cette dernière deviendraient inférieurs à la moitié du capital social. La poursuite de la dégradation financière de la Sem expose cette dernière à ce risque, dit le rapport. La société, qui investit beaucoup tant pour le port que pour les campings afin de développer ses activités conformément aux engagements contractualisés avec la commune, fait face à des charges qu'elle arrive difficilement à assumer."
Un jugement "sévère", comme le reconnaît Charles Robin, mais qui a valeur d'avertissement. "Le code des ports prévoit une participation des usagers à l'administration de leur port. Ici, il n'en est rien. Certains administrent le port à leur guise." Dans le collimateur de ce roi de la procédure, le président de la Sodéal, Sébastien Frey, par ailleurs premier adjoint et conseiller général, et surtout Thierry Boucher, directeur de la société.
C'est d'ailleurs un courrier de ce dernier, adressé aux plaisanciers dans le cadre du contrat de renouvellement d'abonnement, indispensable pour conserver son bateau amarré au port, "et ce, avant même que le comité local des usagers du port et le conseil portuaire aient eu communication du budget du port 2012 et que le conseil municipal de la ville d'Agde ait approuvé le budget 2012 de la Sodéal" qui a fait sortir Charles Robin de ses gongs.
"Il s'agit ni plus ni moins d'une décision issue d'une délibération qui n'a pas eu lieu ! C'est pour le moins maladroit...» Et le poil à gratter de la Sodéal de dénoncer aujourd'hui "les 16 % de hausse des tarifs depuis 2008 (une éco-taxe a en plus été instaurée en 2009, NDLR). La Sodéal a besoin d'argent... et en dépense à tout va", regrette-t-il.
OLIVIER RAYNAUD
Publié le : Mardi 3 janvier 2012 à 10:28
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Commençons par le doyen : l’Edoil. Voilà bientôt neuf ans qu’il est en rade ! C’est en effet le 1er février 2003 que ce vraquier est arrivé d’Italie avec une cargaison d’huile de colza. L’huile a été livrée, les marins rapatriés après des mois de galère, mais le bateau, lui, est toujours là, au bassin à pétrole. Et risque d’y rester encore longtemps !
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Autre vraquier, le Rio Tagus est immobilisé depuis treize mois en raison de son état défectueux. Les marins, soutenus par le Seamen’s club, ont été rapatriés début avril, avant que le bateau soit déplacé à Cayenne. Les autorités attendent toujours le contrat d’engagement que devait souscrire l’armateur auprès d’un chantier naval turc. Mais un mystérieux repreneur se serait manifesté.
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Ce qui n’est pas encore le cas pour le Lena, lui aussi amarré à Cayenne, qui fait l’objet d’une saisie conservatoire depuis mars. L’équipage, qui avait également été pris en charge par le Seamen’s club, est reparti début octobre. Mais le repreneur du bateau estonien, une banque, ne sait comment s’en débarrasser.
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Coincé depuis le 2 décembre au poste H1, le Normandic, lui, est au cœur d’un litige entre l’affréteur et l’armateur en raison d’une cargaison de pommes de terre avariées.
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Enfin, depuis le 5 décembre, le dernier pensionnaire en date du port n’est autre que le Bni Nsar. Le ferry fait les frais de la suspension de la ligne entre Sète et Tanger, pour cause de chute du trafic passagers. Rendez-vous dans un an pour savoir si cette liste va se raccourcir... ou se rallonger.
Publié le : Samedi 31 décembre 2011 à 14:38
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| En 2010, 266 participants, âgés de 3 à 85 ans, avaient répondu à l’invitation en plongeant sans hésiter dans une eau à 11° pour une température extérieure de 9°. (Archives - Hervé Costecalde) |
Midi Libre 31/12/2011
Aujourd’hui, à la mi-journée, il faudra se mettre à l’eau au village naturiste pour la bonne cause. Le dernier bain d'hiver de l'année se déroulera ce samedi 31 décembre à 12 h 30 sur la plage naturiste du Cap d’Agde.
Parmi les traditionnels bains de fin d’année qui ont lieu sur les plages françaises, celui du Cap d’Agde se distingue par son originalité : c’est le seul à se dérouler sur une plage naturiste. L’idée est née, il y a maintenant vingt-trois ans, dans l’esprit de quelques copains désireux de se lancer un défi. Et, depuis, ils sont là, avec de nouveaux adeptes pour se mettre à l’eau.
Solidarité
Pour cette nouvelle édition, et dans le cadre des animations de “Noël-sur-Mer”, la tradition sera à nouveau respectée. Ce sera aussi l’occasion pour tous, baigneurs et spectateurs, de participer à une grande tombola au profit de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) et de la Croix-Rouge française.
Pour sa 23e édition, les organisateurs du dernier bain de l’année (l’union de professionnels du tourisme naturiste, le club naturiste, le service des entrées du village naturiste, le comité des fêtes d’Agde et du Cap d’Agde ainsi que la CCI Béziers/Saint-Pons, avec le soutien de l’office de tourisme et de la Ville d’Agde), invitent comme chaque année les courageux baigneurs à relever le défi.
Ambiance conviviale et chaleureuse
Ouvert à tous, le rendez-vous est fixé devant la brasserie L’Horizon, à Port Nature, qu’il vente, avec le soleil en prime... le tout dans une ambiance conviviale et chaleureuse. Animé par un Monsieur Loyal, et accompagné par la peña Swing’n Sardine, leur acte courageux sera cette année encore récompensé par les applaudissements fournis qui accompagnent chaque sortie de l’eau.
Après l’effort, le réconfort : un vin chaud leur sera servi, offert par La Route des vignerons et des pêcheurs. Les participants se verront également remettre un diplôme officiel et un T-shirt devenu, au fil des années, un véritable “collector”.
Le tirage au sort de la tombola, organisée au profit de la SNSM et de la Croix-Rouge française, aura lieu après le bain. Il faut venir très nombreux… non seulement pour faire la fête, mais aussi pour soutenir ces deux associations qui se dévouent tout au long de l’année grâce à des bénévoles qui n’ont jamais peur de se mouiller pour venir en aide aux personnes dans la détresse, sur terre ou en mer.
Publié le : Samedi 31 décembre 2011 à 12:32
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| Quelques curieux avaient pris place aux terrasses de cafés. (© D.R) |
Midi Libre 27/12/2011
Pendant les fêtes de fin d'année, le Cap-d'Agde sort de sa léthargie hivernale pour renaître à une vie plus active.
Cette année, tous les ingrédients étaient réunis pour que la station balnéaire connaisse un peu d'animation. Le soleil aidant, malgré quelques morsures d'un froid bien de saison, les résidents à l'année et des propriétaires sont venus profiter de ces magnifiques conditions météorologiques pour prendre un peu de bon temps.
Cependant, les importants travaux qui, depuis maintenant un peu plus de trois mois mettent les quais du port en émoi, ont donné un aspect peu agréable à l'un des endroits où il fait toujours bon flâner. Et, a contrario, le spectacle des engins de chantiers, dont certains sont juchés sur des barges, a permis à beaucoup d'occuper leurs regards et d'apporter des commentaires éclairés sur l'avancement des travaux. Les grincheux s'en sont plaints, les autres, certainement les plus nombreux, en ont mesuré toutes les conséquences promettant un avenir plus agréable pour cet espace de promenade entre commerces et bateaux.
Il est certain, comme l'a rappelé le maire à l'envi, qu'une telle rénovation était nécessaire pour aider la station afin qu'elle conserve tout son attrait touristique.
Malgré ce paysage bouleversé, nombreux ont été les promeneurs à s'attabler aux terrasses des cafés, même réduites à leur simple expression, pour profiter des rayons d'un soleil vacancier. Ces travaux, qui en sont à leur première tranche, devraient s'étaler jusqu'à la mi-mars et peut-être un peu plus, car il semblerait, si nos informations sont bonnes, que les dalles de basalte qui vont être installées, arrivant de Chine, ont un peu de retard. D'après un commerçant du Cap, elles devraient arriver à la mi-janvier.
En attendant, pour ces fêtes de fin d'année, un répit a été accordé et un passage en terre battue a été aménagé pour permettre aux promeneurs de déambuler aisément sans risquer de se tordre les chevilles. Et puis, dans le cadre de l'opération Noël en Mer, la place du Barbecue a été animée pour le plus grand plaisir des enfants et de leurs parents qui ont pu participer aux animations du petit village de Noël.
Le prochain grand rendez-vous de la station aura lieu, au village naturiste, le samedi 31 janvier, vers midi, pour le dernier bain de l'année.
Nul doute qu'il y aura une chaude ambiance à la sortie des eaux glacées.
HERVé COSTECALDE
Publié le : Jeudi 29 décembre 2011 à 12:16
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| Il ne reste déjà plus grand chose du senneur qui mesurait 30 m de long et pesait une centaine de tonnes. (V. DAMOURETTE) |
Midi Libre 28/12/2011
Dévoré par les mâchoires d’acier d’une grue. Réduit en miettes, de polyester et de bois, sitôt entassées dans deux containeurs de la société Delta Recyclage (1). Depuis lundi, le Golfe du Lion VI est en train de connaître le même sort que son grand frère. Début 2010, le Golfe du Lion V avait lui aussi été découpé sur l’aire de carénage.
C’est donc le troisième thonier sétois à partir à la casse. Et le deuxième de l’armement de Jean-Marie Avallone, qui avait racheté la paire de Golfe du Lion au Nouvellois Jean-Louis Jalabert, tragiquement décédé voici deux ans.
"Il faisait travailler quinze personnes qui ne sont plus à la pêche aujourd’hui" Mathieu, matelot
Construit en 2002 aux chantiers Martinez à Port-Vendres, comme son aîné, Le Golfe du Lion VI mesurait 30 m de long pour un poids d’une centaine de tonnes. Il n’aura navigué que durant sept ans. Il a en effet été sorti de flotte en octobre 2009. Sacrifié, lui aussi, sur l’autel de la restriction drastique de la campagne de pêche aux thons, désormais limitée à un seul mois, du 15 mai au 15 juin.
"Il était tellement propre qu’on aurait pu manger à même le sol dans la cale"
Toujours immatriculé à Port Vendres (PV 916 481), le navire a passé les deux dernières années de sa courte existence rivé au quai Aspirant-Herber. Son agonie a d’abord commencé, à l’intérieur du port, par des opérations qui ont duré près de cinq mois : le démontage des deux moteurs, des apparaux, des grues, des treuils, du groupe électrogène... Tous conservés par l’armement. Sait-on jamais...
Puis, avant le déchirage proprement dit, le thonier a été dépollué. C’est-à-dire vidé de toute trace d’hydrocarbure et d’huile, et entièrement dégraissé, avant que tous ces fluides soient pompés. "Il était tellement propre qu’on aurait pu manger à même le sol dans la cale", ironise Mathieu, 33 ans, qui a participé au démontage.
Contrairement aux promeneurs qui, hier, profitant du soleil sans vent, sont venus à l’aire de carénage, ce n’est pas sans "un sacré pincement au cœur" que Mathieu a assisté au début de la mise à mort du senneur. Il a 33 ans, treize de pêche dont cinq dans l’armement d’Avallone. "Le “Golfe” faisait travailler quinze personnes. Je n’en ai pas fait partie, mais je les connaissais tous. Aujourd’hui, ils ne sont plus à la pêche. On était 90 en tout il y a trois ans. On n’est plus que 25...".
(1) Créée en 1986, cette entreprise indépendante possède quatre sites de traitement et de valorisation de déchets : à Lansargues, Arles, Saint-Martin-de-Crau et Martigues.
HISTOIRE Le drame Jalabert
Décidément bien triste, l’histoire des Golfe du Lion V et VI. Tous deux appartenaient initialement à Jean-Louis Jalabert, figure de la pêche régionale. Le 16 avril 2009, le patron-thonier de Port-la-Nouvelle avait trouvé la mort dans un crash aérien au Panama où il était parti détecter des bancs de thons. L’Europe venait alors d’imposer des quotas aux senneurs. Son décès avait du coup suscité une vive émotion dans la profession.
MARC CAILLAUD
Publié le : Mercredi 28 décembre 2011 à 12:04
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| Un lâcher d'anguilles dûment réfléchi pour favoriser le repeuplement de l’espèce. (DR) |
Midi Libre 22/12/2011
Grande première régionale, hier : 3 168 kg d’anguilles pêchées dans l’étang ont été acheminées par camions viviers depuis la Pointe Courte vers le quai du Maroc, avant d’être déversées dans la mer.
Un transfert a priori surprenant, mais dûment réfléchi. Face aux menaces européennes de restreindre trop fortement cette pêche traditionnelle, étant donné la baisse régulière des stocks, la profession a pris les devants pour favoriser le repeuplement de l’espèce.
Un plan de gestion a été négocié avec l’état et l’Europe, avec le concours technique du Cepralmar (la Région). L’état a ainsi acheté au préalable 132 kg d’anguilles par pêcheur. Elles ne seront donc pas vendues pour être dégustées. Mais on favorise ainsi leur taux d’échappement, donc leur migration, qui intervient dès les premiers coups de froid, vers la mer.
De là, ces anguilles argentées vont refaire dans l’autre sens l’impressionnant périple qu’elles avaient déjà effectué en tant que juvéniles : pas moins de 6 000 km pour rejoindre la mer des Sargasses (près des Bermudes) et s’y reproduire. Mais aussi y périr…
Hier, sous la houlette de Robert Rumeau, vice-président du syndicat des petits-métiers, et du comité régional des pêches, ce sont les pêcheurs sétois - 24 en tout - qui ont “amorcé la pompe” pour le Bassin. Deux de leurs collègues bouzigauds en ont fait autant.
Suivront ceux de Mèze et de Marseillan, le lâchage s’effectuant cette fois à Marseillan-plage. à lui seul, l’étang de Thau devrait fournir environ 8 tonnes d’anguilles sur les 18 prélevées dans toutes les lagunes languedociennes pour les forcer à se lancer dans le grand bain.
MARC CAILLAUD
Publié le : Vendredi 23 décembre 2011 à 08:57
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| Renaud Dupuy de la Grandrive (à g.) et son ami, Mathieu Foulquié. (© D.R) |
Midi Libre 20/12/2011
C'est un voyage fantastique au cœur du patrimoine naturel agathois. Une plongée - au propre comme au figuré - dans ce que le biotope recèle de plus beau, de plus surprenant aussi.
Agde, voyage miair-mieau n'est pas un ouvrage naturaliste de plus. Loin s'en faut. Renaud Dupuy de la Grandrive et Mathieu Foulquié, ses auteurs, ont souhaité avant tout mettre l'accent sur l'esthétisme des photos. Un parti pris qui fait de cet ouvrage une bible indispensable pour les amoureux et de la nature, et de la côte agathoise en particulier. "Je fais des photos depuis l'âge de 15 ans, explique le directeur de l'Adena, Renaud Dupuy de la Grandrive. J'ai collecté des dizaines de milliers de clichés. C'est une véritable passion. J'aime en plus beaucoup ma ville et comme avec mon ami Mathieu, qui a réalisé lui aussi un grand nombre de photos, nous avions très envie de faire ce livre, on s'est lancé." A compte d'auteurs, cela va sans dire, avec l'aide des collectivités locales, qui ne doivent certainement pas regretter leur investissement tant les clichés édités montrent le territoire sous un angle totalement nouveau.
Les photos aériennes, prises depuis un ULM (les spécialistes apprécieront...), y participent grandement. En voyant deux trous au milieu de la sansouïre du Bagnas, on apprend ainsi qu'il s'agit de... deux cratères d'obus de la 2e guerre mondiale colonisés par la flore.
En plongée, les deux photographes font approcher les éponges d'eau douce de l'Hérault et les moules géantes qui peuplent le fleuve. A deux pas du centre-ville, dans les mares de l'Agenouillade, on fait également connaissance avec une petite crevette qui vit dans ce milieu naturel d'une extrême fragilité. Quant aux promeneurs avertis du bord de mer, ils se frotteront les yeux de découvrir la photo du mont Ventoux prise depuis une terrasse du Môle ! Autant de petites pépites à savourer pour ces fêtes de fin d'année.
OLIVIER RAYNAUD
Publié le : Mardi 20 décembre 2011 à 08:30
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| Le personnel d’exécution en a ras-le-bol. (ARCHIVES) |
Midi Libre 16/12/2011
Des négociations avec la direction de la société Chambon doivent débuter lundi.
Le courrier en recommandé est parti mardi. Signé du Syndicat des marins de commerce actifs de Sète et sa région, il reproche à la société Chambon, qui assure le remorquage sur le port de Sète, de ne pas appliquer les conventions collectives nationales, en tout cas en ce qui concerne le personnel dit d’exécution, soit les matelots et “graisseurs” (assistants mécaniciens). Qui menacent de ne pas armer les remorqueurs à partir du vendredi 23 décembre à 19 h.
Pour assurer le bon fonctionnement et les interventions des trois remorqueurs (dont un “de secours”), ils sont à Sète huit salariés subalternes, sur le pont ou côté machines, donc, qui estiment être "les parents pauvres du regain d’activité du port. Tous les autres segments, publics ou privés (grutage, lamanage) ont embauché, déplorent les syndicalistes CGT. Et nous, les 35 h, on les fait parfois en trois jours. Quand l’activité n’était pas au beau fixe, on a fait des efforts, on a fermé les yeux sur les heures sup’non payées. Mais là, ça suffit, on veut être rétribués pour le boulot qu’on fait." Le syndicat CGT des Marins du commerce estime à environ 200 € mensuels le manque à gagner du fait du "non-respect par l’entreprise des grilles salariales et le non-paiement des heures sup’."
Et l’embauche par la société Chambon de deux nouvelles équipes (quatre “subalternes” et quatre officiers au 1er janvier) ne suffira pas à faire oublier au personnel d’exécution "ce qui nous est dû". Les négociations avec la direction doivent débuter lundi après-midi, en présence de l’inspecteur du travail maritime et du coordinateur national CGT du remorquage.
Pa. C
Publié le : Samedi 17 décembre 2011 à 08:22