Rafales : 3 nds
Température mer :
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| Quel plaisir de se promener en ville et d’entendre au gré d’une porte ouverte, d’un pont de bateaux ou d’une scène improvisée, des chants de marins au lieu du traditionnel “zigboumboum” des fêtes. (© D.R) |
Midi Libre 10/04/2012
Cap sur 2014 ! A peine affalées les voiles de l’édition 2012 qu’on se languit déjà de voir hissées celles de la prochaine. Mais il faut s’y faire. Comme à Brest, Paimpol ou Douarnenez, Sète ne peut échapper à la règle qui prévaut pour les grands rassemblements maritimes : ils ne peuvent qu’avoir lieu tous les deux ans, ne serait-ce qu’en raison des disponibilités des navires invités.
Et on est déjà impatient de connaître ceux qui succéderont aux Krusenstern, Nave Italia et à tous ces merveilleux bateaux rassemblés à Sète cette année. Que la parade des vieux gréements ait été annulée dimanche en raison du vent ne saurait ternir la formidable réussite de cette Escale.
Publié le : Mardi 10 avril 2012 à 07:55
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| Du 6 au 9 avril, c’est une population plutôt familiale qui devrait se presser sur les quais. (Archives S.C.) |
Midi Libre 05/04/2012
Le rendez-vous des traditions maritimes va engendrer un bel afflux de curieux.
Le temps d’un long week-end, la ville va être pleine comme un œuf de Pâques. Durant ces quatre jours en effet, la population de Sète devrait plus que doubler. "Les différentes estimations annoncent un chiffre de 50 000 visiteurs pendant le week-end", commente le commissaire Luc Tarayre. Le nombre des curieux sera donc particulièrement important sur les quais de l’Île singulière qui vont accueillir, rappelons-le, une centaine de vieux gréements, plus beaux les uns que les autres.
Pour autant cet afflux de population n’entraînera pas la mise en place d’un dispositif de sécurité particulier. "Il y aura tout simplement plus de fonctionnaires présents en fin d’après-midi et en soirée", poursuit le patron des policiers sétois qui a effectué une rotation de ses effectifs pour avoir le maximum de troupes sous la main. Ainsi quatre ou cinq équipages de fonctionnaires seront présents continuellement sur le site pour intervenir le cas échéant. En sachant que la population, qui va parcourir les quais et pontons sétois, sera essentiellement familiale, il n’est en effet pas spécialement nécessaire d’organiser un poste de contrôle avancé comme cela peut être le cas durant la Saint-Louis.
De leurs côtés les pompiers resteront, comme d’habitude, sur le qui-vive. Il est simplement prévu une équipe de plongeurs lors du direct de Thalassa, vendredi soir à la Marine, au cas où un spectateur, serré comme une sardine, ne trébuche depuis le quai.
PH.M
Publié le : Vendredi 6 avril 2012 à 10:27
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| Photo Vincent ANDORRA |
Midi Libre 04/04/12
Le Nave Italia, qui appartient à la marine italienne, est avec ses 62 mètres de long un des plus grands brick-goélette du monde. Il est, avec le Bel espoir, le trois-mas goélette de l'association "Jeudi-dimanche", une des premières unités à venir jeter l'ancre à Sète pour participer du 6 au 9 avril à "Escale à Sète 2012", la grande fête des traditions maritimes. Le Nave Italia, qui appartient à la marine italienne, est avec ses 62 mètres de long un des plus grands brick-goélette du monde.
Publié le : Jeudi 5 avril 2012 à 10:55
Midi Libre 03/04/2012
Belle mer, beau soleil, petite brise câline, tous les ingrédients étaient réunis le week-end dernier pour faire de la coupe de la Sodéal une réussite. Entre samedi et dimanche, ce sont trois épreuves au total (deux parcours dits 'banane ' et un circuit côtier), malgré un manque évident de vent la deuxième journée, qui ont pu être proposés à la quarantaine d'équipages présents.
Un classement de trois flottes a été établi. Pour les 'petits' bateaux, des classes A, B et C, victoire de Globule (Rouhaud), devant Mille Sabords (Darles) et Thymerais (Basille) ; chez les 'gros' (classes D, E, F, G), le podium est composé de Boutcho (Torres), Lou Poul (Cauquil) et Stereden-Vad (Chaillou) ; en classe R, Furtif (Boyer), finit premier, devant Atalante (Lo Pinto) et Mojito (Soissons).
Publié le : Mercredi 4 avril 2012 à 08:27
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| Les experts placent en mer des grappes de moules qui renseignent sur la pollution en filtrant l’eau. (Photo MAX BERULLIER) |
Midi Libre 02/04/2012
Enfin une bonne nouvelle. Sur leur partie française, les eaux côtières de la Méditerranée se bonifient. "Depuis 1990, on assiste à une amélioration. Le bilan des vingt années est plutôt favorable", souligne Pierre Boissery, le spécialiste des expertises sur les eaux côtières et le littoral de la Méditerranée, à l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée et Corse.
Son institution vient de lancer avec l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), une nouvelle campagne de surveillance de la qualité du milieu marin méditerranéen, eaux côtières et lagunes. L’opération, qui a débuté le 28 mars, s’achèvera le 20 avril. Pour la mener, le catamaran sétois L’Europe, qui appartient à l’Ifremer, a été mobilisé. Parti de La Seyne-sur-Mer (Var), il longe la côte, de Menton à la frontière espagnole, et la Corse.
Les scientifiques qu’il embarque évalueront la vitalité des herbiers de posidonie, des plantes sous-marines où fraient les poissons. Ils mesureront l’abondance du phytoplancton et la diversité des espèces évoluant dans les eaux côtières. Leur objectif est également de mesurer l’état de santé de cette zone marine, en étudiant contaminants métalliques, molécules organochlorées, certains pesticides et hydrocarbures. Des filtres spéciaux et des grappes de moules en provenance de l’étang de Thau seront placés en mer. Le bivalve est un excellent capteur de pollution. Car, en filtrant l’eau, il retient tout ce passe. Le dispositif couvre une bande allant du bord à 50 mètres de fond.
"La situation n’est pas catastrophique"
Bruno Andral Cette opération n’est pas une première. Deux autres campagnes du même type avaient déjà été menées, en 2006 et en 2009, bref sur une périodicité triennale. Les résultats obtenus jusqu’à présent sont rassurants. "Un cinquième du littoral méditerranéen français présente un niveau de contamination un peu moins bon. Mais la situation n’est pas catastrophique", précise Bruno Andral, un cadre de recherche de l’Ifremer. Parmi les eaux de plus faible qualité figurent celles situées en face des grandes agglomérations et des ports, essentiellement en Paca, et celles des lagunes du Languedoc-Roussillon.
En fait, en vingt ans, les communes du littoral méditerranéen ont pris conscience de la nécessité de traiter leurs rejets. "Il y a eu de nombreuses créations de station d’épuration qui sont conformes aux normes et efficaces. De plus, les élus ont intégré dans leur action la dimension environnementale. Ils ont aussi compris qu’il en allait de l’activité touristique", explique Pierre Boissery. Qui ajoute : "Ce qui nous préoccupe, aujourd’hui, ce sont les ruissellements et les apports d’eau côtiers" qui charrient pesticides et autres contaminants, en s’écoulant en mer.
PIERRE BRUYNOOGHE
Publié le : Lundi 2 avril 2012 à 08:20
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| 25 escales prévues cette année à Sète. (DR) |
Midi Libre 28/03/2012
25 au lieu de 24. Soit une de plus que l’an dernier. Selon le planning (pas encore définitif) fourni par l’office de tourisme, paquebots et bateaux de croisière feront escale à vingt-cinq reprises cette année à Sète.
On prend les mêmes et on recommence ? Pas exactement. Déjà, la saison commence beaucoup plus tôt : dès lundi prochain, au lieu du 14 mai en 2011. Et se terminera un mois plus tard, le 21 novembre. Ensuite, à l’exception du Prinsendam, de l’Adonia et de l’Ocean Princess, tous les autres navires sont nouveaux. Tous seront amarrés au quai d’Alger. A deux ou trois exceptions près.
Le plus volumineux est le Costa Atlantica, attendu le samedi 28 avril. D’une capacité de 2 114 passagers, les presque 300 m de long de ce “petit frère” du tristement célèbre Costa Concordia l’empêcheront d’entrer dans le port. Il restera en rade. Des navettes maritimes assureront donc le transport des passagers vers le centre-ville. Le deuxième plus gros paquebot est le Grand Holiday. Avec ses 221 m de longueur et sa jauge de 1 452 passagers, il fera escale par deux fois, dimanche 29 avril et 6 mai.
Et pourra s’amarrer, lui, au port de commerce, sans doute à l’emplacement qu’occupait l’an dernier le Thomson Dream. L’absence, d’ailleurs, de ce géant des mers (1 600 places), qui s’était arrêté à onze reprises, va fortement se ressentir : au lieu de 20 000 environ, le nombre potentiel de passagers va lourdement chuter. Reste à espérer pour le commerce local, déçu par les faibles retombées économiques de la saison 2011, que les croisiéristes 2012 seront plus dépensiers…
MARC CAILLAUD
Publié le : Jeudi 29 mars 2012 à 07:32
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| Les équipages de six rameurs et un barreur ont animé le plan d'eau de la cathédrale. (© D.R) |
Midi Libre 26/03/2012
La Société nautique des jouteurs agathois (SNJA) avait mis les petits plats dans les grands, hier, pour accueillir les clubs participants à la deuxième manche des championnats de France 2012 de rame traditionnelle. Pour l'occasion, les voisins agathois de la Snagat, de Sète, de Mèze et de Valras, avaient effectué ce court déplacement, tout comme les Audois de Gruissan et Port-la-Nouvelle, les Catalans de Collioure sans oublier, plus loin de nous, les rameurs de Martigues, Cros-de-Cagnes, Théoule, Saint-Mandrier et... les Alsaciens d'Ostwald ! Soit près de 500 compétiteurs réunis sur le plan d'eau de la cathédrale, avec des courses hommes, femmes, mixtes et vétérans, les fameux 'Tamalou'.
Malgré des résultats en dents de scie, la prestation des Agathois fut néanmoins encourageante dans l'ensemble et souligne le dynamisme de cette discipline sur la commune. Un sport qui demande certes une grosse débauche d'énergie, mais où l'esprit de compétition est très rarement exacerbé. La journée d'hier n'a pas failli à la régle.
O. R
Publié le : Lundi 26 mars 2012 à 07:57
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| Image inhabituelle, hier quai Herber : l’Ange des Mers est “posé“ au fond ! (V. DAMOURETTE) |
Midi Libre 23/03/2012
Décidément, quand ça va pas, ça va pas. Et la simple vue du chalutier l’Ange des Mers, qui gît depuis hier quai Aspirant-Herber, posé au fond du canal, renvoie à une situation bien complexe pour la pêche sétoise.
Le navire sombre en quelques minutes
Aussi hier, au bord du quai, nul ne pensait à tirer sur l’ambulance et sur un armateur, Jacques Simo, visiblement très éprouvé. Il avait donné l’alerte vers 14 heures, pour une voie d’eau sur le chalutier de bois des années 1970, pas sorti en mer depuis près de trois ans. Or, il n’a fallu que quelques minutes au navire pour sombrer.
Et quand les plongeurs sont arrivés sur place, il était trop tard - c’était aussi trop dangereux - pour tenter un sauvetage. Les sapeurs-pompiers sétois se sont donc contentés dans un premier temps d’assurer une mise en sécurité puis de mettre en place un barrage constitué de buvards absorbants.
Aucune pollution majeure
Même si, le bateau étant désarmé et les cuves vides, aucune pollution majeure n’était semble-t-il à redouter. Aujourd’hui, le navire (150 tonnes à vide mais beaucoup plus ainsi chargé d’eau) devrait être soulevé avant l’installation des pompes nécessaires au renflouage.
Dès lors, sans nul doute, l’Ange des Mers prendra la direction de l’aire de carénage de Sète ou en tout cas du lieu où il doit être “déchiré”.
Hier quai Herber, on évoquait, comme ayant pu être à l’origine de la voie d’eau, le grattage de la graine de moules accumulée sur la ligne de flottaison par des individus qui auraient, malencontreusement, rouvert quelques plaies. Fatales à l’Ange.
Pa.C
Publié le : Samedi 24 mars 2012 à 09:00
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| Suite au blocage du port du 14 mars, les pêcheurs en colère contre le prix du gazoil avaient décroché un rendez-vous à Paris. (Vincent ANDORRA) |
Midi Libre 20/03/2012
Une délégation de pêcheurs méditerranéens emmenée notamment par les Sétois Pierre D’Acunto, prud’homme majeur, et Bertrand Wendling, directeur de la coopérative Sa Tho An, sera reçue à 14 heures au ministère de l’Agriculture.
Ils seront reçus au ministère (et non à l’élysée comme annoncé la semaine dernière) par Jean-Marc Bouringual, directeur de cabinet du ministre Bruno Le Maire, Daniel Perrin, conseiller agriculture de l’élysée et Philippe Mauguin, directeur des pêches. Sur place seront également présents le député UMP Gilles D’Ettore et le conseiller régional socialiste André Lubrano.
Le blocus du port se met en place
En marge de ce rendez-vous, l’ensemble des ports de Méditerranée, dont le port de Sète, avait annoncé un blocage en fin de matinée. Ils l’avaient annoncé. Ils ont donc tenu leur promesse. Actuellement, les chalutiers sétois sont en train de bloquer le port.
Selon la tournure des discussions à Paris, d’autres manifestations sont possibles.
Publié le : Mardi 20 mars 2012 à 21:28
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| Afflux de chalutiers, hier soir, à Sète, pour une réunion régionale de crise. (V. ANDORRA) |
Midi Libre 14/03/2012
Le blocus du port de Sète par les chalutiers n’aura duré qu’une nuit et qu’une matinée. Les patrons pêcheurs méditerranéens ont en effet décidé de le lever aujourd'hui à 10 h 30.
Un rendez-vous obtenu mardi prochain à Paris
Et ce après avoir obtenu, à l’issue d’une rencontre à la délégation de la Mer et du Littoral (ex-Affaires maritimes), un rendez-vous, mardi prochain, à Paris, avec les directeurs de cabinet respectifs de Nicolas Sarkozy et de Bruno Lemaire, ministre de l’Agriculture et de la Pêche.
Insatisfaits des mesures annoncées par Nicolas Sarkozy lui-même, ils ont d’ores et déjà décidé de former de nouveaux barrages, mardi, durant la réunion, non seulement à Sète, mais aussi dans d’autres ports.
Désamorcer le blocage
En période de campagne électorale, certains ultimatums ne sont pas pris à la légère en haut lieu. Alors que les chalutiers avaient menacé de bloquer le port de Sète, hier, faute de mesures d’urgence face à la crise qui accable la pêche méditerranéenne (prix du gazole, pénurie de sardines et d’anchois,...), Nicolas Sarkozy lui-même est monté sur le pont. Il a personnellement adressé lundi un courrier à Pierre D’Acunto, prud’homme major des pêcheurs sétois.
Pour lui annoncer deux mesures. D’une, le gouvernement a décidé de renouveler en 2012 et d’augmenter - de 7,6 M€ à 9 M€ - son soutien permettant la mise en place d’audits, d’arrêts temporaires indemnisés - qui passeront de vingt à trente jours - et d’un plan de sortie de flotte (qui pourrait concerner 40 navires sur trois ans).
Pêcheurs à cran
De deux, le fonds interprofessionnel privé créé en mai dernier - surnommé la “taxe poisson” de la grande distribution - est désormais opérationnel au sein de France Filière Pêche. Ce qui signifie que les pêcheurs pourront percevoir environ 30 M€ cette année, et autant pendant cinq ans, pour financer des économies d’énergie à bord de leurs bateaux, ou expérimenter des navires à moteur hybride.
"Même si c’est un fonds national, cela représente tout de même environ 15 000 € par patron, et que tous peuvent obtenir sitôt leur dossier monté. Quant aux 9 M€, ce sont essentiellement les pêcheurs méditerranéens qui vont en profiter", se félicite Gilles D’Ettore, député-maire UMP d’Agde, qui était intervenu auprès du ministre Bruno Lemaire sur ces dossiers. Les organisations professionnelles seront d’ailleurs reçues la semaine prochaine au cabinet du ministère de l’Agriculture et de la Pêche.
Le courrier du Président-candidat et ce rendez-vous allaient-ils réussir à apaiser les pêcheurs ? Une vingtaine de chalutiers, venus notamment du Grau-du-Roi et de Port-la-Nouvelle avaient rallié Sète en début de soirée, pour une réunion régionale de crise à la criée.
A 19 h, ils étaient plus de 80 à se rendre aux ex-Affaires maritimes pour y rencontrer Frédéric Blua, délégué à la Mer et au Littoral. Il n’était alors plus question de blocus du port, d’autant que la Région (qui le gère) s’est engagée à financer 10 % du plan de sortie (6 M€). "Mais, indiquait Pierre D’Acunto, beaucoup de gars sont à cran. La lettre de Sarkozy ne nous a pas convaincus." D’ici la rencontre ministérielle, difficile de savoir ce qui l’emportera : calme plat ou coups de tabac ?
MARC CAILLAUD
Publié le : Jeudi 15 mars 2012 à 11:58
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| Un pompier a plongé pour aller chercher Christian Aigouy dans l’eau. (VINCENT ANDORRA) |
Midi Libre 14/03/2012
"Mon mât est cassé en deux. Mon enrouleur est aussi fichu." En deux phrases, Christian Aigouy résume les dégâts sur L’Aphrodite, son voilier de plus de 8 m. Pourtant, cela aurait pu être beaucoup plus grave.
Il faisait beau ce lundi matin quand ce retraité a quitté son anneau du quai du Pavois d’Or pour partir sur l’étang de Thau. Comme le pont Sadi-Carnot n’était pas encore ouvert, il a commencé à faire des ronds dans l’eau. Quand, "ma marche avant a sauté. Le bateau n’avait plus de propulsion."
Tout est allé alors très vite
Poussé par le courant, le voilier a commencé à dériver en direction de la structure en fer. L’Aphrodite l’a percuté. Cassant le fameux mât en deux. Passant par là, des pêcheurs ont lancé un bout au voilier en détresse pour le tracter et le sortir de son mauvais pas.
"Vu la situation, vu comme le bateau roulait, j’étais pratiquement sûr de tomber à l’eau", explique le navigateur. Ce qui n’a pas manqué d’arriver. Christian Aigouy est donc allé goûter l’eau du canal. Mais pas très longtemps. Les pompiers qui ont assisté à toutes les péripéties depuis la caserne se sont rués sur place."
L’un d’entre eux a plongé, tout habillé, dans l’onde pour sauver le plaisancier. "On l’a réconforté et réchauffé avant qu’il ne rentre chez lui", dit-on à la caserne.
Hier matin, sur le quai de Bosc, Christian Aigouy a vérifié une nouvelle fois son moteur avant de rallier Balaruc. Une fois le pont bien ouvert.
PHILIPPE MALRIC
Publié le : Jeudi 15 mars 2012 à 11:54
Midi Libre 08/03/2012
C’est sur le navire Le Capitan, amarré sur le canal du Midi, que les élus de la communauté d’agglomération Hérault-Méditerranée avaient rendez-vous mercredi matin avec le directeur national des Voies navigables de France, Marc Papinuti.
A l’ordre du jour, la signature d’une convention tripartie entre VNF, la ville d’Agde, représentée par son député-maire, Gilles d’Ettore, et l’agglo, dont la voix était portée par le vice-président chargé des Finances, Guy Amiel, le maire de Saint-Thibéry. Depuis 2009, les partenaires sont engagés dans un projet conjoint de valorisation du domaine public fluvial.
Ce fameux DPF, qui est sous la responsabilité des Voies navigables de France, se compose actuellement de l’écluse ronde d’Agde, d’une darse, de terrains et de bâtiments, dont l’hôtel Riquet, en travaux. A moyen terme, il est prévu que ces équipements fluviaux soient aménagés en port de plaisance, alors que l’hôtel Riquet, lui, pourrait devenir un établissement hôtelier haut de gamme, ouvert sur le port et la zone d’activité de la Méditerranéenne, souhaitée par la Ville dans le cadre du plan “Agde, ambition 2020”.
Bref, si ces spectaculaires transformations ne sont encore qu’à l’état embryonnaire, la signature de la convention a au moins le mérite de fédérer les bonnes volontés derrière ce projet.
Publié le : Vendredi 9 mars 2012 à 08:12
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| Denis Fonquerle remontant une amphore. (DR) |
C'est peu dire que notre article sur Jackie Fanjaud (Midi Libre du 26 février dernier), le plongeur qui a découvert l'Ephèbe dans les eaux de l'Hérault en 1964, a suscité de vives réactions. Peu nombreuses certes, mais indignées (lire également ci-contre), notamment du côté des Amis d'Agde, association chère à l'ami Cruells-Capèce et Jean-Louis Roque.
C'est ce dernier qui est d'ailleurs monté au créneau pour défendre la mémoire de Denis Fonquerle, l'ancien président du Groupe de recherche archéologique subaquatique et de plongée d'Agde (Graspa), un peu malmené par Jackie Fanjaud dans ses déclarations. "La manière dont tout cela a été dit m'a choqué, explique Jean-Louis Roque. Je ne conteste pas que Jackie Fanjaud ait pu être frustré après la découverte de l'Ephèbe, mais, à mon avis, c'était à Fonquerle d'être en lumière. C'était son groupe de recherche et c'est grâce à lui si des fouilles ont pu être effectuées." Ce que ne manquait d'ailleurs pas de souligner Fanjaud dans ledit article...
Cette mini-polémique ne remet de toute façon pas en cause l'action primordiale de Denis Fonquerle dans la découverte du patrimoine antique agathois, sa conservation aussi, lui que l'on surnommait 'lou cabussaïre' (le plongeur) et qui a remonté des dizaines et des dizaines d'amphores, ancres et poteries du fond de l'eau.
"Oui, Fonquerle avait du caractère, poursuit Jean-Louis Roques. Mais sans cela, aurait-il pu faire tout ce qu'il est parvenu à réaliser ? Lorsque l'Ephèbe est parti à Paris pour être restauré, le musée du Louvre voulait le garder. Il s'est battu sans relâche pour que la statue revienne ici, sans oublier les nombreuses conférences qu'il a données partout dans le monde. évidemment qu'il a tiré la couverture à lui (ce que regrettait Jackie Fanjaud dans nos colonnes, NDLR), mais personne n'aurait fait mieux pour la renommée de l'Ephèbe !"
Dans le bulletin des Amis d'Agde tout d'abord, puis lors d'une prochaine rétrospective, hommage sera rendu à Fonquerle et sa dévorante passion pour l'archéologie sous-marine.
OLIVIER RAYNAUD
Publié le : Mercredi 7 mars 2012 à 12:24
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| Un contrôle a provoqué la colère des pêcheurs sétois. (V. ANDORRA) |
Midi Libre 05/03/2012
Des pêcheurs sétois ont déversé ce matin du poisson de soupe devant les affaires maritimes dans le cadre d’un mouvement de protestation.
Tout est parti, jeudi, d’un contrôle d’un camion de mareyeur rempli de cette marchandise (du petit poisson qui ne grandira pas). Ce chargement a été interdit d’aller plus loin. Et vendredi, aucun mareyeur n’a acheté ce type de marchandise.
Cela a provoqué la colère des professionnels. Ils ont aussi brulé des pneus ce matin. Ils sont actuellement en réunion pour déterminer les prochaines actions.
Publié le : Mardi 6 mars 2012 à 07:50
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| Sur deux navires bloqués notamment (le Marrakech et le Bni Nsar), la situation est plus que précaire : peu ou pas de vivres, et peu de gazole. (Vincent ANDORRA) |
Midi Libre 01/03/2012
Contrairement à ce qui était annoncé sur divers sites d’informations marocains, aucune des saisies pesant sur les navires de la Comanav ferries-Comarit, dont trois unités sont toujours bloquées à Sète, ne serait levée à ce jour. Hier, à l’occasion d’une conférence de presse, l’intersyndicale réunie sous l’égide d’ITF (Fédération internationale des transports) a dénoncé à la fois l’inertie du consulat du Maroc et des autorités françaises.
Sur deux navires notamment (le Marrakech et le Bni Nsar), la situation est plus que précaire : peu ou pas de vivres, et peu de gazole. Quelque 200 marins sont concernés et ne savent pas quel sort sera réservé à la compagnie : relance, dépôt de bilan ?
Publié le : Vendredi 2 mars 2012 à 07:56