Rafales : 3 nds
Température mer :
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| Les policiers ont relevé plusieurs infractions lors de leur visite nocturne de la paillote (V. ANDORRA) |
Midi Libre 22/07/2012
Si la préfecture reste dans les mêmes dispositions d’esprit au sujet des paillotes, il est possible que La Luna, cette concession de plage située sur le lot n° 11, soit frappée d’une fermeture administrative. Avant même d’avoir réellement ouvert…
Il s’avère que l’équipe de cette paillote (la dernière à avoir été désignée, fin juin, par la Ville en procédure accélérée) a organisé une grande soirée musicale vendredi.
Diverses options
Cet événement lucratif lui aurait ainsi permis de “lancer” financièrement une saison déjà bien amputée. Sauf que ce genre de grande soirée est désormais interdite par les services de l’état. à moins d’une autorisation. Ce que La Luna n’avait pas. D’ailleurs dans l’après-midi, la police municipale est venue signifier cette interdiction aux gérants.
Toutefois, lorsque les hommes du commissariat ont débarqué vers 21 h 30, la soirée musicale battait bien son plein. Près de 500 personnes y étaient réunies. Les fonctionnaires ont donc demandé aux patrons d’arrêter immédiatement la musique. Et ont relevé plusieurs infractions. Dont une de taille.
En effet si la Ville a accordé le droit aux gérants de la Luna de s’installer sur la plage dès le lendemain du conseil municipal lui ayant attribué le lot, la convention d’exploitation n’a toujours pas été signée par les services de la préfecture. Ce qui veut dire que La Luna n’a pas d’existence légale. Et ne devait pas recevoir le moindre client. Alors les soirées “disco”…
Le préfet a désormais plusieurs possibilités. Soit il ne signe pas la convention et La Luna doit être démontée. Soit il frappe l’établissement d’une fermeture d’administrative (qui peut être courte). Soit il ferme les yeux sur cet épisode mais appuie la procédure judiciaire. Dans le dossier des policiers se trouvent en effet plusieurs contraventions à 1 500 € pièce…
PHILIPPE MALRIC
Publié le : Lundi 23 juillet 2012 à 08:45
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| Les fleuves du Languedoc-Roussillon, ici l’Hérault, ont leur part de responsabilité. (D. QUET) |
Midi Libre 22/07/2012
Les principaux flux de pollution qui vont à la mer viennent des cours d’eau. Du Rhône pour l’essentiel.
"C’est suffisamment inquiétant pour qu’on prenne le problème à bras-le-corps" Pierre Boissery est expert des eaux côtières et du littoral à l’Agence de l’eau Rhône, Méditerranée & Corse. Son inquiétude repose, pour partie, sur un constat fait par l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer).
En 2010, une équipe de chercheurs a rendu les premières conclusions d’un programme baptisé Merlumed "Il s’agissait d’étudier la présence de substances chimiques dans le merlan du golfe du Lion pour comprendre les mécanismes de bio-accumulation par la chaîne trophique", confirme Capucine Mellon, coordinatrice du programme.
A l’époque, ces conclusions n’ont pas fait l’objet d’une large diffusion. Elles sont éloquentes pourtant, au moins pour deux des substances étudiées. Les PCB d’abord. Ces composés organiques de synthèse étaient largement utilisés dans l’industrie électrique avant que la France les interdise en 2001. L’étude a montré que les merlus du golfe du Lion avaient un niveau de contamination cinq à huit fois supérieur à ceux du golfe de Gascogne.
Les PBDE ensuite. Ils sont massivement utilisés pour leurs propriétés inifuges dans les textiles, l’électronique et les équipements domestiques. Eux n’ont pas été interdits malgré des interrogations sur l’impact de leur toxicité à long terme. Les travaux d’Ifremer ont révélé "une forte contamination de l’espèce, jusqu’à deux fois plus forte que les contaminations maximales dans la morue de la mer du Nord."
"Il vaut mieux se baigner sur les plages du Languedoc qu’au large de Marseille"
"Rien n’interdit de manger du poisson et il vaut mieux se baigner sur les plages du Languedoc qu’au large de Marseille", relativise Pierre Boissery. Pour l’Agence de l’eau, qui vient de dresser une cartographie très précise des flux polluants de la Méditerranée, l’origine des contaminations est clairement identifiée : "Près de 90 % des flux proviennent des cours d’eau. Le Rhône y contribue à 67 %", explique l’expert Contrairement aux idées reçues, les rejets urbains et industriels à la mer sont très faibles, moins de 2 % des flux, tout comme ceux des ports (0,05 %).
Les fleuves du Languedoc-Roussillon ont aussi leur part de responsabilité
L’Agence est allée loin dans son évaluation. Elle a établi que, chaque année, le Rhône déversait entre 5 000 et 6 000 tonnes de métaux lourds et une centaine de tonnes de pesticides. Du Vidourle à la Tech, les fleuves du Languedoc-Roussillon ont aussi leur part de responsabilité : 16 % des apports d’ammonium à la mer, 8 % des phosphates, 6 % des nitrates, 8 % des métaux lourds.
Or, une directive européenne prévoit un retour au "bon état écologique du milieu marin" au plus tard en 2020. Pour s’y conformer, l’Agence de l’eau et la Direction interrégionale de la mer Méditerranée (DIRM) ont établi un plan d’action qui mobilisera 600 millions d’euros sur six ans. 75 % de cette somme seront consacrés à la réduction des flux polluants.
Un travail de bénédictin à en croire Pierre Boissery : "S’il n’y avait que dix gros robinets de pollution à fermer, ce serait vite réglé, mais les gros robinets ont déjà été fermés. Il faut donc s’attaquer aux centaines de petits foyers de contamination." Et faire comprendre aux riverains des cours d’eau, parfois très éloignés de la mer, que la santé de la Grande Bleue est entre leurs mains. La nôtre aussi.
JEAN-PIERRE LACAN
Publié le : Dimanche 22 juillet 2012 à 08:34
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| Cette pompe est un outil de plus dans la protection de l'environnement. (© D.R) |
Midi Libre 12/07/2012
Une pompe de vidange des eaux grises ou noires vient d'être mise en service au port de Marseillan-ville. Ce nouvel outil de prévention, au service de la protection de l'environnement, était souhaité depuis plus de deux ans par le maire, Yves Michel. Mais la commune n'en est pas resté là. Elle vient de conventionner avec la société Azure Trend, navigant aux couleurs d'EcoTank, pour assurer le confinement des zones de pollution, l'entretien des berges et plans d'eau communaux, la valorisation du guide de bonne conduite de l'usager de la lagune et la promotion touristique de la commune auprès de la clientèle des plaisanciers.
Cette convention est une première. Yves Michel, le maire de Marseillan, souhaite que cette initiative municipale puisse faire preuve d'exemple autour de la lagune de Thau.
Cette convention a d'ailleurs retenue toute l'attention de la section régionale conchylicole Corse Méditerranée. Son président Philippe Ortin, son délégué à l'environnement Jean-Pierre Cabrol et le conchyliculteur marseillanais Rémi Roucairol étaient présents pour la présentation de la borne écologique. Ils ont ainsi pu appréhender au mieux les tenants du partenariat entre Azure Trend et la ville de Marseillan, qui accompagne les conchyliculteurs dans l'attention portée à la préservation de la qualité des eaux de la lagune.
Publié le : Jeudi 12 juillet 2012 à 07:23
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| Les stagiaires et une partie de l'encadrement de la Sodéal. (© D.R) |
Midi Libre 10/07/2012
Près d'une trentaine d'agents du service sécurité de la Sodéal, la société d'économie mixte qui assure la gestion et l'exploitation des ports du Cap d'Agde et de trois campings municipaux (La Clape, La Tamarissière et Baldy), ont participé dernièrement à une formation basée sur la self-défense, dispensée par un maître en la matière, Americo Da Silva.
L'objectif de cette session était de permettre aux agents, dont la mission première est de surveiller les quais et les bassins, d'appréhender un ou des individus menaçants ce qui, malheureusement, est assez fréquent en période estivale, tout en respectant bien sûr un cadre légal très strict.
Ainsi, quatre jours durant, Americo Da Silva a enseigné différentes techniques pour repousser un assaillant, le tenir à distance de sécurité, voire le menotter si nécessaire. Des outils techniques qui ne sont pas destinés à se substituer aux agents des polices nationales ou municipales, mais qui, dans l'urgence, peuvent parfois s'avérer salutaires. "Nous ne représentons pas un véritable service de sécurité en tant que tel, rappelait le directeur de la Sodéal, Thierry Boucher. Nous sommes surtout là pour surveiller les 3 500 bateaux amarrés au Cap d'Agde et assurer une présence sur les plans d'eau. Mais on sait très bien qu'en été, certaines situations peuvent dégénérer. Dans ces cas-là, il faut avoir l'attitude requise, un bon comportement."
Sous les yeux de Luc Larose, patron de la PM d'Agde, à l'origine de cette formation, et du commandant de police Patrick Audouy, un diplôme a ensuite été remis aux stagiaires.
O.R
Publié le : Mardi 10 juillet 2012 à 22:57
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| Opération en mer pour sensibiliser les utilisateurs d’engins à moteur. (SAMUEL DUPLAIX) |
Midi Libre 08/07/2012
Les gendarmes mettent la pression en début de saison. Le jet, c’est trop puissant, ça déchire !" Arrivés du Vaucluse avec leur puissant engin "acheté d’occasion l’an dernier à Cannes", Samir et Lucas froncent un peu le sourcil à leur arrivée sur le port de La Grande-Motte (Hérault) : sur le plan incliné dévolu à la mise à l’eau des scooters des mers, les gendarmes sont là, courtois mais fermes. Permis bateau, titre de navigation : des vérifications qui visent avant tout à faire passer un message global avant l’été : "Pour que les baigneurs et tous les adeptes des activités nautiques puissent cohabiter, il faut respecter les règles."
Les règles ?
"Pas de navigation à moteur dans la bande des 300 m, hormis dans un chenal d’accès, et à vitesse réduite", rappelle le lieutenant Michel Merou, commandant de la compagnie de Lunel. Entre les nageurs, les kitesurfs, les paddle-boards et les parachutes ascensionnels, les scooters des mers sont dans le collimateur.
"Ces engins ont pris une grosse ampleur depuis cinq ou six ans, notamment parce qu’ils permettent un accès au nautisme à ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter un bateau", note le major Caunègre, commandant la brigade nautique d’Agde qui, comme ses collègues du Grau-du-Roi, a multiplié hier les contrôles en mer dans la baie d’Aigues-Mortes.
Pour piloter un jet-ski, il suffit en effet de passer un permis bateau, obtenu avec deux jours de formation. "Ce sont des engins très puissants, très maniables, avec lesquels il est facile de faire n’importe quoi." Frôler les bateaux pour sauter sur les vagues de sillage, foncer trop près de la plage, sans parler du bruit et des odeurs d’essence... "Les conflits d’usage avec les voileux ou les kites sont chaud bouillants", confirme Jean-Jacques Maniez, responsable régional du syndicat des activités nautiques, et qui tient une base de location de jets à La Grande-Motte. "Beaucoup de propriétaires de jet-skis n’ont pas la fibre marine et ignorent tout des zones à respecter." Autre souci : l’impact écologique. "Un coup de turbine, ça fait un trou de 50 cm dans le sable, quatre mètres plus bas, et ça touche l’écosystème."
Reste aussi les vrais problèmes de sécurité illustrés dramatiquement en juillet dernier : une panne de scooter des mers au crépuscule, au large de Vias (Hérault), s’était soldée par un mort et deux rescapés. "Ce jeune est mort de froid. S’il avait eu sa lampe flash, les deux hélicos qui l’ont cherché l’auraient trouvé à temps", rappelle le major Caunègre. D’où ces contrôles en mer, pour s’assurer que ce dispositif lumineux, "visible à deux milles par un hélicoptère", soit bien présent sur les gilets des amateurs de vitesse. "N’oubliez pas non plus les feux à mains. Ce n’est plus obligatoire depuis l’an dernier, mais ça peut toujours servir", rappelle le gendarme. Sur le plan incliné, deux nouvelles remorques s’avancent : pour les jet-skis aussi, la saison est vraiment lancée.
FRANÇOIS BARRèRE
Publié le : Dimanche 8 juillet 2012 à 08:27
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| Le bateau de 11,95 m sur 4,30 m, pesant plus de 4 tonnes, est propulsé par deux moteurs électriques de 8 kilowatts chacun qui portent sa puissance à 50 chevaux environ. (V. A. ) |
Midi Libre 06/07/2012
Ce matin, Florent Tarbouriech, directeur général de Médithau, société de production et de négoce de coquillages implantée sur les rives du bassin de Thau, entre Mèze et Marseillan, a officiellement présenté la toute première barge conchylicole de l’étang de Thau à n’émettre aucun gaz à effet de serre.
Le bateau de 11,95 m sur 4,30 m, pesant plus de 4 tonnes, est propulsé par deux moteurs électriques de 8 kilowatts chacun qui portent sa puissance à 50 chevaux environ. Il a été fabriqué par la société marseillanaise Littoral et motorisé par le Varois Eco Power Solutions. Rechargeables sur secteur, ses batteries (recyclables et dépourvues de lithium), peuvent également l’être grâce à des panneaux photovoltaïques embarqués.
Publié le : Samedi 7 juillet 2012 à 08:17
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| La Préfecture dénonce, notamment, une “privatisation” d’un espace public Photo VINCENT ANDORRA |
Midi Libre 04/07/2012
En conséquence, je vous confirme que l’organisation du Worldwide sur le domaine public maritime ne peut être autorisée." Voilà, la conclusion du courrier envoyé par la préfecture, en fin de semaine dernière au maire de Sète. Une missive “missile”.
En cause ? Une gestion un peu légère de l’événement par la ville. L’équipe du Worldwide avait en effet demandé à la municipalité de pouvoir rapprocher les “beach party” (qui font tout le charme du festival et qui avaient lieu jusqu’alors à l’ACD) des autres sites de concert (théâtre de la Mer et Môle Saint-Louis). Proposition retenue par la mairie qui a donc décidé d’accueillir les festivaliers sur une “zone d’activités municipales” située sur la plage du Lazaret, juste à côté de la Barque Bleue.
Un espace public interdit... au public
Comme les “beach party” sont payantes, ce secteur de la plage a été clôturé avec des barrières. L’espace municipal - et donc public - est ainsi devenu inaccessible au “péquin moyen”. Ce que n’ont pas manqué de relever les services de la Préfecture. Car cette initiative de la Ville de Sète rentre en parfaite contradiction avec la réglementation du Domaine Public Maritime.
Pour résumer, ce texte prévoit la liberté d’accès à la Grande Bleue pour tout le monde, sauf dans les secteurs - qui peuvent avoir une vocation commerciale - spécifiquement délimités par l’Etat. Bref, hormis dans les paillotes et autres locations de matériel, on peut et on doit, aller à la plage sans payer.
Les dangers mis en avant
En s’appuyant, dans son courrier, sur cette "privatisation de l’espace public" au profit d’une "entreprise lucrative et commerciale", la Préfecture a signalé au maire que l’occupation du Domaine Public Maritime n’est "pas conforme". Sans omettre, d’ailleurs, "les risques majeurs pour l’environnement" et l’éventuel danger d’un "débordement non maîtrisé." Avec la conclusion que l’on sait.
Néanmoins, dès aujourd’hui, les festivaliers vont pouvoir se trémousser sur la plage du Lazaret. Selon nos informations, l’équipe du Worldwide a plaidé sa bonne foi auprès des services préfectoraux. L’Etat aurait compris que ces organisateurs n’étaient en rien responsable. Le WW2012 va donc pouvoir se dérouler sans problème. Cette année...
PHILIPPE MALRIC
Publié le : Jeudi 5 juillet 2012 à 10:00
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| La chambre dénonce notamment un manque de transparence. (ARCHIVES) |
Midi Libre 04/07/2012
C’est peu de dire que la chambre régionale des comptes dans son rapport définitif a diagnostiqué de nombreuses irrégularités dans l’attribution et la gestion des concessions de plage. "La gestion des sous-traités d’exploitation courant sur la période 2005-2010 a été particulièrement chaotique", prévient d’emblée la chambre.
Sur la période 2005-2010, "plusieurs sous-traités ont été prolongés de manière irrégulière trois années de suite alors même qu’ils auraient dû être mis en concurrence. Par ailleurs plusieurs anomalies et irrégularités ont été relevées à l’occasion de la nouvelle délégation de service public 2011-2015. La commission communale de délégation a rompu l’égalité de traitement entre les candidats. Les choix d’attribution ont en outre souffert d’un défaut manifeste de transparence". Voilà pour le préambule.
Dans le détail, le rapport est encore plus accablant. Notamment pour le renouvellement des concessions 2011-2015 que le préfet a retoqué, exigeant de la mairie une reprise complète de la procédure.
Ainsi, la Chambre régionale des comptes s’étonne dans un premier temps de voir la commission de délégation de services publics "retenir le dossier de 28 candidats alors que 13 d’entre-eux présentent un dossier très incomplet (...) La commission a manifestement méconnu les obligations légales auxquelles elle était tenue. Cette méconnaissance ne semble pas pouvoir être justifiée par une éventuelle volonté de retenir de nombreuses candidatures : les offres régulières étaient suffisamment nombreuses pour permettre une juste concurrence."
La chambre va même plus loin dans ces accusations : "Six candidats ont finalement été attributaires de lots alors qu’ils auraient dû être éliminés dès le début de la soumission." Non sans ironie, le rapport réserve une mention spéciale pour l’un des lots : "L’attributaire a présenté un dossier très incomplet non seulement sur le plan des garanties requises mais aussi sur le plan de l’offre technique. Cet ensemble de considérations rend particulièrement surprenante l’attribution de ce lot."
Pour la chambre, pas de doute, il y a eu "rupture de l’égalité de traitement entre les candidats". Mais le rapport ne s’arrête pas là. Et s’étonne "du manque de cohérence" entre le classement des candidats effectué lors de la première réunion de la commission et celui qui sera établi à la suite d’une seconde convocation. "Les réévaluations et dévaluations ont eu pour effet de bouleverser les propositions d’attribution, parfois considérablement, sans motifs explicites."
Suit la liste des principaux lésés ou favorisés. Assortie de cette remarque sans ambiguïté : "à défaut des motivations transparentes, la chambre observe que la commission semble s’être prononcée sur des considérations étrangères au dossier". On ne pourrait être plus clair.
Pire, la chambre estime que les intérêts financiers de la collectivité ont été lésés dans la mesure où "la redevance finalement fixée a été dans la plupart des cas abaissée par rapport à l’offre initiale la plus favorable pour la ville." Bref, au fil des pages du rapport, on comprend mieux la décision du préfet d’annuler les attributions de 2011. Et cet appel "à une vigilance particulière" lancé par la chambre pour la procédure 2012-2017.
Les plagistes également visés
Les attributaires des concessions de plage sont également visés par la chambre régionale des comptes. L’organisme pointe le vide de plusieurs dossiers, « le manque de garanties financières et techniques » mais s’amuse également des chiffres et des bilans livrés par les attributaires (quand ils sont établis).
Ainsi, en maniant habilement le sous-entendu, la chambre s’étonne de la persévérance de cet attributaire qui a déclaré en 2009 une perte de 182 000 €. Mais qui a postulé pour une nouvelle attribution l’année suivante. Ou de cet autre qui malgré 22 000 € de déficit veut reprendre du service. Pour l’exercice 2009, les concessionnaires ont déclaré un chiffre d’affaires compris entre 207 000 € et 651 000 €. Avec pour le meilleur gestionnaire un bénéfice de 48 000 €. Pour quatre mois et demi d’ouverture. Pas étonnant que 88 offres aient été déposés lors de la dernière procédure d’attribution.
Publié le : Mercredi 4 juillet 2012 à 11:38
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| La pêche de ces derniers jours remet un peu de baume au cœur à bord des chalutiers. (PHOTO V.D.) |
Midi Libre 22/06/2012
Depuis la fin des arrêts temporaires, le 7 juin dernier (les bateaux ont véritablement repris la mer le 11), le port de pêche de Sète ne compte plus que 13 chalutiers. Contre 32 il y a 5 ans et une vingtaine il y a encore quelques semaines. Car plusieurs armements en difficulté et candidats au dernier plan de sortie de flotte n’ont pas repris la mer suite à la trêve subventionnée.
A Sète, il faut donc désormais compter sans le Teresina, le Liguori, le Maxime-Louis, Le Sophistiqué, le Kelly-Rocco (peut-être, bientôt, le Jurocel) et tant d’autres, séparations douloureuses qui devraient néanmoins offrir un peu d’oxygène à “ceux qui restent”.
Moins de bateaux, c’est plus de ressource à se partager, moins de concurrence et, le plus souvent, du prix.
Alors c’est sûr, les “criées” ne sont plus ce qu’elles étaient avec au maximum, en ce début d’été, 2 000 bacs par jour dans la salle des ventes du quai Licciardi, petits-métiers compris (contre 3 500 en moyenne en 2008). Mais la demande est forte, encore une fois, et les prix de vente plus qu’honnêtes.
Bien sûr, ils ne seront jamais aussi élevés que durant les fameux arrêts temporaires, où la production des seuls trois bateaux qui travaillaient encore se négociait en moyenne - la semaine du 4 juin par exemple - 5,41 € le kilo. Or, cette semaine-là, 21 tonnes de poissons avaient seulement été sorties de l’eau. Que l’on s’arrachait, forcément. Contre 45 tonnes dès la semaine de “reprise”, un chiffre d’affaires en hausse de 49 % et un prix de vente en baisse de - seulement - 10 %.
Selon toute vraisemblance, la réduction de la flotte chalutière sétoise - si l’on veut bien oublier la dimension humaine de la faillite de tant d’entreprises - devrait permettre aux pêcheurs de mieux gagner leur vie malgré un gazole restant à un niveau assez élevé.
L’ambiance était d’ailleurs un peu moins morose, ces derniers jours, en criée. Des chiffres d’affaires de 2 000 € à 2 600 €, ça met, forcément, du baume au cœur. D’autant qu’une rumeur court sur un possible retour du poisson bleu... Si tel était le cas, le rayon, de soleil se ferait embellie.
Pa.C
Publié le : Samedi 23 juin 2012 à 08:20
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| L'équipe Hansen, Cosquer et Fouillon a terminé 3e. (© D.R) |
Midi Libre 15/06/2012
Pêche sous-marine : un podium au HCA
C'est une importante délégation agathoise qui s'est alignée au trophée du Hendaye Agachon club, au Pays Basque, compétition de chasse sous-marine qui se dispute par équipe de trois plongeurs, en bateau, sur une zone comprise entre Hendaye et Saint-Jean-de-Luz.
Pas moins de trois équipes du Harpon-club agathois s'étaient déplacées pour l'occasion.
Ce type de compétition autorisant l'utilisation de sondeur, GPS et autre matériel électronique, rend les compétiteurs locaux pratiquement intouchables, compte tenu de leur connaissance approfondie de la zone. Malgré ce handicap, l'équipe Hansen - Cosquer - Fouillon, des habitués de cette compétition (ils ont terminé 2e en 2011 et 3e en 2010), obtiennent cette année la 3e place, devancés par deux équipes locales. Au classement par club, le HC Agde est second derrière l'inévitable club d'Hendaye.
Publié le : Lundi 18 juin 2012 à 07:44
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| Le pêcheur valrassien et ses pairs vivent des moments difficiles depuis 3-4 ans (Photo MAX BERRULLIER) |
Midi Libre 06/06/2012
Les petits métiers retrouvent le sourire. Même si ce n’est certes pas encore la liesse générale. Le poisson manque toujours et, pour beaucoup de pêcheurs, les fins de mois sont encore très difficiles : "Certains gagnent le smic et ce en travaillant tous les jours pendant quatorze heures , relève Jimmy Rodriguez, premier prud’homme de Valras. Mais aujourd’hui, je sais que nous sommes entendus et c’est très important."
Le Valrassien rentre de Bruxelles, où il a été reçu au Parlement européen, en compagnie de pêcheurs venus de toute la côte atlantique. Il y portait plusieurs casquettes : il représentait le syndicat des petits métiers du Languedoc-Roussillon, mais aussi l’association des pêcheurs artisans de Méditerranée (16 000 navires en Europe), dont il est vice-président et le comité régional des pêches maritime et des élevages marins.
Le premier prud’homme de Valras et ses pairs ont rencontré des élus parlementaires, mais aussi des représentants de la grande distribution, la navigatrice Isabelle Autissier pour l’association WWF, ONG internationale de protection de la nature et de l’environnement, l’association Euro-toques, regroupant de grands chefs européens.
"Il est ressorti de cette entrevue que la pêche artisanale allait être défendue, se réjouit Jimmy Rodriguez. Il le fallait car, vraiment, nous sommes à bout et, jusqu’à présent, nous avions le sentiment de ne pas être écoutés. Cette réunion nous a permis aussi de faire le point sur les débouchés possibles en matière de vente du poisson."
Pêche intensive, pollution, réchauffement des eaux...
Nul n’en connaît vraiment les raisons, mais la ressource manque malgré tout. Toujours. Depuis 3-4 ans, le chiffre d’affaires des pêcheurs artisanaux baisse. Certains parlent d’une chute de 30 à 40 % des revenus. En prime, l’arrêt de l’action de pêche des chalutiers pendant plusieurs semaines n’a pas vraiment changé la donne.
La mise en place de récifs artificiels commence en revanche à se faire ressentir. Ce n’est toutefois pas significatif pour les pescofis qui espèrent obtenir l’année prochaine un quota pour pouvoir pêcher le thon rouge.
Un coup de pouce non négligeable qui pourrait justement venir du côté de Bruxelles.
LAURENT FRANÇOIS
Publié le : Jeudi 7 juin 2012 à 08:19
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| L'évacuation des blessés par hélicoptère, un des points forts de cet exercice (Photo Patrick TOUSTOU) |
Midi Libre 05/06/2012
Nom de code 'Laurence'. C'est l'intitulé de l'exercice organisé par la SNSM du Cap d'Agde le week-end dernier, au large de Brescou. Une simulation grandeur nature d'une collision entre deux voiliers, blessés et membres d'équipages tombés à la mer en prime.
Trois vedettes de la SNSM, celles du Cap d'Agde, de Sète et de Valras, deux embarcations semi-rigides (Mèze et Frontignan), un jet-ski, la vedette de la gendarmerie nautique et l'hélicoptère des douanes étaient mobilisés, plusieurs heures durant, sous le haut commandement du Cross-Med, basé à Toulon, dont le directeur était présent à cette occasion. Notamment pour analyser le travail technique, mais aussi observer l'intercommunication entre les équipes. "Les communications lors d'une intervention, c'est souvent le plus difficile à gérer, explique d'ailleurs Patrick Toustou, président de la station de Valras. "Il faut avant tout être concis, afin que le bilan soit assez précis pour être exploité, tout en sachant transmettre les informations sans saturer les ondes."
Le scénario, tout à fait réaliste, d'une collision entre deux voiliers, ce qui peut très bien arriver dans le cadre d'une régate par exemple, a permis d'engager l'ensemble des moyens disponibles de manière progressive. "L'important est de prendre en compte par exemple les délais d'intervention qui seraient les nôtres dans ce genre d'accident, note Patrick Toustou. Nous étions tous amarrés au Cap pour l'exercice, mais la vedette de Valras par exemple est intervenue 25 minutes après le déclenchement de l'alerte, soit le temps qu'il nous faut habituellement pour nous rendre sur la zone de Brescou."
Une chose est certaine, les plaisanciers seront bien gardés cet été.
O.R
Publié le : Mardi 5 juin 2012 à 08:05
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| Dès l'immersion, vos pieds sont pris d'assaut par ces petits poissons voraces. (© D.R) |
Midi Libre 01/06/2012
Habituellement, la dizaine de yachts luxueux amarrés le long du quai de la Trinquette suffit à l'animation des lieux.
Mais depuis peu, une petite devanture commerciale est régulièrement prise d'assaut par les promeneurs. Ouvert par Emmanuel Cavillon, psychothérapeute bien connu sur la station, le Fish spa est assurément l'attraction du moment sur la promenade du Cap. La raison ? La présence dans ce local de centaines de petits poissons, répartis en plusieurs bacs. Jusqu'ici rien de très exceptionnel, si ce n'est que les poissons en question, des garra rufa, une espèce que l'on trouve à l'état sauvage en Turquie, Irak, Jordanie et Syrie, adorent manger les peaux mortes des pieds ! "Cela procure une vraie relaxation, assure Emmanuel. Et bien entendu, ça n'est absolument pas douloureux." Une sorte de mini-massage de 20 à 30 minutes, les pieds immergés dans une eau à 28°, qui plaît, semble-t-il, beaucoup à ces messieurs. "Je m'attendais à ce que les femmes soient beaucoup plus nombreuses, mais il y a pas mal d'hommes, souvent jeunes, aussi. Comme quoi...»
Bien entendu, les règles d'hygiène sont draconiennes dans l'établissement. Une douche des pieds précède l'application d'une solution hydro-alcoolique, suivie d'une seconde douche, juste avant d'immerger les pieds. Il ne faut alors pas plus de trois secondes pour que les poissons, dont les plus imposants ne font même pas deux centimètres de long, débutent leur travail de nettoyage.
La sensation ? Agréable. Une sorte de chatouillement, comme si des bulles d'air parcouraient vos pieds, qui offre au bout de quelques minutes une vraie sensation de décontraction. "J'ai souhaité donner à cet endroit une véritable ambiance zen, ajoute le gérant. La musique d'ambiance y participe et je demande aux clients d'éteindre la sonnerie de leur téléphone portable. On remarque qu'au bout de cinq minutes, les gens sont déjà plus calmes."
Les poissons quant à eux, sont soumis à un régime strict. Les séances sont chronométrées et un turnover a été instauré entre les bacs, afin que les gloutons ne souffrent pas d'indigestion. Car la nourriture, est plutôt abondante...
OLIVIER RAYNAUD
Publié le : Vendredi 1 juin 2012 à 07:40
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| Le Majestic, de la compagnie italienne GNV, repartira ce soir à 23 h avec 1 200 passagers vers le port de Tanger-Med.(Vincent ANDORRA) |
Midi Libre 28/05/2012
Arrivé à l’aube ce lundi de Pentecôte, le Majestic, de la compagnie italienne GNV, repartira ce soir à 23 h avec 1 200 passagers vers le port de Tanger-Med. Après quatre mois et vingt-deux jours de suspension, la liaison maritime entre Sète et le Maroc, la seule entre les deux pays, est enfin rétablie, à raison de trois rotations par semaine vers Tanger et Nador.
GNV a obtenu du gouvernement marocain une exploitation en licence de la ligne, la Comanav-Comarit étant au bord de la faillite pour cause de lourds impayés. Ses trois ferries saisis, le Biladi, le Marrakech et le Bni Nsar, sont toujours immobilisés dans le port, avec à leur bord près de deux cents marins qui attendent désespérement leur bon de débarquement pour congés avant d’être rapatriés avec l’aide de l’Etat français.
Publié le : Mardi 29 mai 2012 à 08:53
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| Les huîtres dont la taille dépasse 35 à 40 mm résistent normalement au virus. (V.D.) |
Midi Libre 26/05/2012
lls s’y attendaient un peu en espérant toutefois être, cette année, épargnés. Il n’en sera rien. L’herpès virus, qui avait fait un timide retour dans l’étang début avril (générant 20 % de mortalité tout de même), fait à nouveau des ravages parmi les huîtres encore au stade juvénile, et notamment toutes celles placées en prégrossissement dans l’étang. Les professionnels le savent : le virus tueur s’épanouit quand la température de l’eau oscille entre 17 et 25° C. Avec 20° aujourd’hui, du fait du réchauffement de ces derniers jours, il tue de 30 à 40 % des huîtres mesurant jusqu’à 30 mm.
Partant de ce constat, l’alerte a été immédiatement donnée aux Affaires maritimes, qui ont elles-mêmes commandé à Ifremer des prélèvements immédiats, "histoire d’essayer de mieux comprendre comment l’épidémie se répand, et quelle est la part de mortalités due à l’herpès virus et au vibrio (une bactérie)", explique le président du CRC (Comité régional conchylicole) Philippe Ortin. Il s’agit en fait du programme national Repamo (pour réseau pathologies-mortalités), dans le cadre duquel les ostréiculteurs devront également transmettre à leur tutelle, ou au CRC, des “fiches de mortalité”.
"Les seules huîtres qui passent au travers sont généralement celles qui, au printemps, ont déjà atteint 40 mm", confie le président du CRC. Tout ce qui est plus “jeune” (et qui a donc été mis en prégrossissement en début d’année) ne devrait pas survivre.
à moins que les températures de l’étang ne dépassent 25°, seuil au-delà duquel le virus ne tue plus. Voilà pour les mauvaises nouvelles. Côté sortie du tunnel, la profession attend beaucoup du programme “Score” mis en place par le Comité national conchylicole et les CRC. Une petite équipe basée à la station Ifremer de Bouin, en Vendée, travaille à l’élaboration, par croisement de larves, d’une huître diploïde (normale, quoi) qui puisse résister au virus.
Pour ce faire, elle a reçu 200 larves de chaque bassin de production de l’Hexagone. Et le Comité régional n’est pas peu fier d’y avoir envoyé des huîtres résultant d’un captage naturel "qui avaient très bien résisté au virus l’an dernier". Des championnes dont Philippe Ortin espère qu’elles seront la première génération d’une “souche méditerranéenne” qui se rit de l’herpès virus.
PATRICE CASTAN
Publié le : Dimanche 27 mai 2012 à 08:37