Votre conseiller portuaire comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Paris, à une date qui reste à fixer, afin de répondre d’accusations de propos diffamatoires faisant suite à une plainte déposée le 21 juin 2024 par la SODEAL, relative à des prises de position concernant l’engagement de travaux de remise en état des quais, considérés comme non prévus contractuellement.
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​Revue Presse Bateaux de plaisance : cap sur les 2 000 anneaux

Voici à quoi devrait ressembler la zone industrielle fluvio-maritime (Zifmar)
située entre Sète et Frontignan. (© D.R)

Midi Libre 20/11/2012

En visite hier, le président Bourquin a détaillé les projets de la Région pour le port : 1 000 emplacements en ville et 1 000 autres sur la Zifmar.

Ici, on prépare la sortie de crise. Et ce n’est pas avec l’austérité qu’on en sortira". C’est un Christian Bourquin résolument volontariste et “anti-sinistrose” qui a passé la matinée d’hier à Sète.

Rappelant que la Région et son bras armé, l’EPR (établissement public régional) Port-Sud de France, ont décidé d’investir 300 M€ sur dix ans pour rendre le port de Sète-Frontignan "plus attractif, plus fiable, plus compétitif", le “capitaine” du Languedoc-Roussillon a fixé le cap à suivre dans deux domaines. D’abord le développement des infrastructures du port de commerce (lire ci-dessous). Ensuite celui de la plaisance, avec l’objectif de passer de 468 anneaux aujourd’hui à 2 000 d’ici 2020.

En centre-ville : nord du bassin du Midi et Môle Saint-Louis

Concernant le centre-ville, rien de très nouveau. On sait que l’EPR a d’abord réaménagé le quai d’Orient (bornes d’eau, d’électricité, caméras de vidéo-surveillance) pour accueillir des yachts. Longs de 18 à 52 m, huit y stationnent déjà à l’année. Au printemps 2013, 117 emplacements seront disponibles sur le bassin du Midi nord. Le chantier en cours consiste à créer un espace clôturé et éclairé, doté de points d’eau, d’électricité, de collecte des déchets, de sanitaires ainsi que d’un parking.

L’an prochain, ce sera au tour du Môle Saint-Louis où un réaménagement total est programmé, avec notamment changement des pontons et installation d’une nouvelle capitainerie. Ce qui fait que d’ici deux ans, 1 000 anneaux au total seraient disponibles. Montant estimé des différents investissements : 13 M€. Enfin, un “plan voile” de 4 M€ est annoncé à la base Tabarly pour y réaliser un "espace énévementiel pour les régates et autres courses" et favoriser l’amarrage de multicoques.

Pôle nautique sur la Zifmar

Christian Bourquin a détaillé le projet de pôle nautique sur la Zifmar (zone industrielle fluvio-maritime), située entre le port de commerce et le port de pêche de Frontignan. Il consistera, moyennant 37 M€, à le doter également de mille emplacements, pour la plaisance et la grande plaisance, y compris pour l’hivernage.

Une zone technico-commerciale de 20 000 m² "unique dans la région" et un nouveau bassin pour la pêche verront également le jour. Conclusion du président de Région : "Pour la plaisance, Sète-Frontignan a les moyens de dépasser La Rochelle ou Venise".

Bientôt le label “Port propre” ?

L’EPR s’est engagé dans un processus d’amélioration des pratiques environnementales dans le port de plaisance. Il a même spécialement recruté une personne à cet effet. Outre la certification à la norme “gestion environnementale portuaire”, il compte obtenir le label “port propre” au printemps 2013.

Une démarche qui passera par la mise en place de points de collecte de déchets divers, d’un système de traitement des effluents de l’ère de carénage, d’un équipement de pompage des eaux usées des navires… Quant au brise-clapot de 350 m de long qui va être installé au large du Môle pour réduire la houle (ML du 17/10), il servira aussi de barrage anti-pollution.

Sur toutes les questions d’environnement, l’EPR compte former le personnel du port de plaisance. Quant à la campagne d’information et de sensibilisation des plaisanciers, elle se poursuivra tout au long de l’année 2013.

MARC CAILLAUD


Publié le : Mercredi 21 novembre 2012 à 07:41

​Revue Presse A la plage Richelieu, on a sorti les ailes de kite

La température de l’eau incite les kite-surfeurs à sortir en mer. (© D.R)

Midi Libre 18/11/2012

La température de l'eau n'a pas refroidi les ardeurs des amateurs de kite-surf. Les conditions sont idéales pour naviguer ce week-end.

Si le vent marin, le ciel couvert et la douceur ambiante qui en découle vous tapent sur le système, sachez qu’il n’en est pas de même pour tout le monde.

Comme à chaque fois qu’une puissante houle d’est se lève, des dizaines de kite-surfeurs et quelques véliplanchistes ont pris d’assaut, tôt samedi matin, la plage Richelieu, au niveau du Centre nautique. Il faut dire que le “spot” est connu dans toute la région, voire au-delà, puisque des utilitaires immatriculés dans la région lyonnaise ont été aperçus.

Si ces mêmes conditions météo persistent ce dimanche, n’hésitez pas à aller jeter un œil. C’est plutôt spectaculaire.


Publié le : Dimanche 18 novembre 2012 à 16:26

​Revue Presse Vice-champions de Méditerranée !

L'équipage agathois n'est jamais aussi bon que dans l'adversité. (D.R)

Midi Libre 08/11/2012

L'équipage agathois du Zulù a remporté le trophée Semac, à Marseille

"Avis de tempête, alerte orange, vent de force 9 à 10", telles étaient les prévisions de Météo France d'Aix-en-Provence pour ce dernier week-end d'octobre de voile du championnat IRC dans la cité phocéenne, Marseille.

Et 'radio ponton' d'annoncer à la veille de ce week-end-là : "Dans de pareilles conditions, le trophée Semac n'aura pas lieu…".

Mais c'était sans compter sur la détermination des organisateurs du trophée et la clairvoyance du comité de course qui indiquait, à l'heure du briefing, son intention d'envoyer les coureurs sur l'eau…

Du vent, du vent, du vent...

Quelques heures après l'arrivée de la seconde course, les amarres du Napoléon Bonaparte lâchaient sous la pression du vent avec les suites que l'on sait. Avec ces conditions musclées, plus de 35 nœuds, l'équipage agathois de Zulù, vainqueur en IRC4 et grand vainqueur 'toutes classes' du trophée Semac était parfaitement à son affaire.

Il aime particulièrement les courses nerveuses et peu aisées : "Ce sont des conditions difficiles, c'est vrai. Mais le fait d'y être confrontés en fin de saison alors que l'équipage et le bateau comptent plus de 3 000 miles et pas moins de 30 manches courues était un atout considérable…

Il fallait un comité de course d'une grande qualité pour nous envoyer sur l'eau aujourd'hui", déclarait Francois Alicot, skipper du Zulù.

Un palmarès éloquent, une saison magnifique

Avant d'ajouter : "Même si la décision de courir ou non revient tout naturellement au skipper…". Cette double victoire marseillaise permet à l'équipage agathois d'être sacré vice-champion de Méditerranée en IRC4 à l'issue d'une saison au palmarès éloquent : vainqueur du trophée Armen à Saint-Tropez, de 'Hyères Séries', de Semac à Marseille, deuxième place à la Giraglia Rolex Cup, troisième place au Tour de Corse, quatrième place à la Masslia Cup et à la Semaine nautique internationale de Méditerranée.

Les Agathois signent ainsi une saison magnifique avec des performances qui rejaillissent de leur belle écume sur le centre nautique du Cap-d'Agde.

Leur prochain rendez-vous aura lieu au Nautique de Paris pour la cérémonie de remise des prix organisée par l'Union nationale pour la course au large.


Publié le : Samedi 10 novembre 2012 à 08:12

​Revue Presse Un yacht en panne secouru à 20 milles de la côte

Midi Libre 30/10/2012

Un yacht, avec une personne a son bord, a été secouru alors qu'il était en perdition en mer, au large de Sète.

Le canot de la SNSM, le Marius Oliveri, a procédé cette nuit au sauvetage d’un yacht tombé en panne moteur à 20 milles de la côte. Une personne se trouvait à bord.

L’équipage sétois, qui n’a pas rencontré de difficultés, a remorqué le yacht jusqu’au port de Sète. Ils ont accosté au petit matin.


Publié le : Mardi 30 octobre 2012 à 13:19

​Revue Presse Un ferry menace de couler dans le port de Marseille

image BFMTV Sandrine Rivier

La Napoléon Bonaparte, bateau appartenant à SNCM, la compagnie de ferries qui assure la liaison avec la Corse, a coulé ce dimanche dans le port de Marseille.

"Il n'était pas en exploitation, donc il n'y a pas de passagers à l'intérieur. Des membres de l'équipage étaient là pour la maintenance, mais il n'y a aucun blessé". Les équipes sont mobilisées pour "récupérer le bateau le plus vite possible".

Les amarres auraient lachées et le bateau se serait fracassé sur le quai opposé...

Info AFP BFMTV


Publié le : Dimanche 28 octobre 2012 à 09:46

​Revue Presse Sodéal : un appel du pied aux plaisanciers

Sébastien Frey a fait le tour des chantiers réalisés durant l'année 2012. (© D.R)

Midi Libre 27/10/2012

à quelques jours du Salon nautique d'automne (31 octobre - 4 novembre), la Sodéal, société d'économie mixte qui a compétence sur la gestion des ports du Cap-d'Agde, a organisé, hier après-midi, une conférence de presse, dont le but était clair : mettre en avant les réalisations effectuées en 2012.

Un inventaire à la Prévert, entre réfection de sanitaires et installation de nouveaux pontons (autant de réalisations qui ont leur utilité, notez bien...), qui, au détour d'un tableau, laisse apparaître un chiffre : 720 000 €. Soit le montant des investissements dégagés cette année, bien au-delà des 450 000 € souhaités par la Ville en début d'exercice.

Il faut dire que le temps pressait concernant plusieurs dossiers.

C'est le cas par exemple du réseau wi-fi sur le port. "Après avoir relancé une consultation, nous avions opté pour une formule wi-fi gratuite à raison de 30 minutes d'utilisation toutes les 48 heures, et une utilisation gratuite sans limite d'une vingtaine de sites choisis par les plaisanciers eux-mêmes (site de la ville d'Agde, de la SNSM, Sorac, Harpon-club...)", a rappelé Sébastien Frey, président de la Sodéal, qui a également donné quelques chiffres : "Au total, depuis fin mai, nous avons vendu près de 1 500 accès internet sur les différents ports du Cap-d'Agde, sans compter les accès gratuits bien entendu."

Dans la multitude de services proposés aux plaisanciers, l'accent a été mis, entre autres, sur le chantier de déconstruction, qui permet de détruire son bateau dans des conditions optimales pour l'environnement, moyennant quand même une participation d'environ 1 500 €. "Mais cela permet d'éviter certaines pollutions et de libérer des places dans les bassins", ajoute Thierry Boucher, directeur de la société.

S'il fut aussi question de la webcam qui équipe désormais le Centre nautique et qui permet, via le net, de juger de l'état de la mer, la discussion a rebondi sur le CLUPP, le comité local des usagers du port de plaisance.

"Près de 1 300 plaisanciers ont répondu à un questionnaire en ligne, note le président.

Il était notamment question de leur représentation au sein du conseil portuaire et du CLUPP. à mon sens, cette représentativité des plaisanciers n'est pas assurée.

J'invite le plus grand nombre à nous contacter et à s'inscrire."

Une annonce qui coupe presque l'herbe sous les pieds du tout jeune CDPCA, le conseil des plaisanciers du Cap-d'Agde, qui met lui aussi en avant cette anomalie.

OLIVIER RAYNAUD


Publié le : Samedi 27 octobre 2012 à 08:52

​Revue Presse Un chantier bien amarré au port

Une visite d'un chantier qui va changer radicalement l'aspect de cette partie du Cap d'Agde
(© D.R)

Midi Libre 25/10/2012

La réhabilitation des quais du port, débuté l'an passé, a repris depuis le 1er octobre et sera achevée fin mars. Ces travaux vont permettre au centre-Port et au quai Di-Dominico de se mettre au diapason d'une rénovation divisée en plusieurs phases.

Celle-ci, est certainement la plus importante, tant par son coût quatre millions d'euros, que par sa surface. Une fois terminée c'est plus d'un hectare qui sera entièrement remanié face à la place du Barbecue. Pour l'heure, ce sont, pour la partie terrestre, les réseaux qui sont entièrement refaits, et pour la partie maritime, une cinquantaine d'imposants pieux sont plantés.

Ils supporteront une avancée sur le port qui va permettre à une nouvelle place d'être dégagée. En effet, le kiosque de 'Chouchou' a été enlevé, le parking réservé aux plaisanciers a disparu et les sanitaires avec le transformateur EDF seront détruits.

Hier, lors d'une visite de chantier, le maire, Gilles d'Ettore a tracé les contours de ce centre-port qui va devenir le véritable cœur de la station : "Nous allons donc dégager un grand espace qui va permettre d'avoir d'une vue d'ensemble sur le nautisme et aux visiteurs de continuer leur cheminement le long des quais. De nouveaux kiosques seront installés sans altérer la perspective". Et le tout sera traité avec du basalte et du bois et les coursives des quais seront également rénovées.

H. C


Publié le : Vendredi 26 octobre 2012 à 07:45

​Revue Presse "La sortie des daurades, ça tape sur le système"

Paul rechigne désormais à rejoindre les collègues entre Pointe et Plagette les jours de sortie
 Photo V. ANDORRA

Midi Libre 22/10/2012

A presque 70 ans, Paul Tarrié pêche un peu partout à Sète, et par tous les temps. Mais boude désormais la “grande migration”. Il dit pourquoi.

Vous pêchez, à Sète, en toute saison. Comment se fait-il que vous boudiez la sortie des daurades ?

Ce n’est pas que je la boude. Tenez, mercredi, j’ai même pris là-bas huit poissons de plus d’1 kg. Mais pour y être bien, il a fallu que je me place au milieu d’un groupe d’amis, tranquille, isolé.

Parce qu’il y a désormais trop de monde ?

Non, je vous garantis que dans les années 1970, il y avait autant de monde (NDLR lire aussi en page 4), voire plus de pêcheurs qu’aujourd’hui. Mais la mentalité, me semble-t-il, y était différente : les gens se respectaient un peu plus et on pêchait avant tout pour le plaisir de passer un bon moment au bord de l’eau.

Ce qui n’est plus le cas ?

Pas de tout le monde, en tout cas. à cette époque, si un “ancien” arrivait, les jeunes lui faisaient une petite place, s’arrangeaient pour qu’il puisse pêcher lui aussi.

En échange, les vieux pêcheurs expliquaient aux nouveaux venus comment s’y prendre pour sortir du poisson. On était nombreux mais on se respectait les uns les autres, on essayait de ne pas empiéter sur l’espace de chacun. Aujourd’hui, certains pêchent n’importent comment, avec n’importe quoi. Tout le monde s’octroie tous les droits et les tensions les plus vives, c’est souvent avec les gens d’ici.

Au final, cette sortie des daurades, ça tape plus sur le système qu’autre chose.

Quelle est selon vous la raison de cette fièvre ?

Moi, comme de nombreux passionnés, je pêche toute l’année, quand il vente, quand il gèle… Je ne suis pas seulement là pour me gaver quand c’est facile.

Alors je ne dis pas que tout le monde n’a pas le droit de pêcher mais là, pour la sortie, chacun sait que le canal va devenir durant quelques heures un véritable vivier. Et ça part dans tous les sens.

Du style…

Il y a des broutilles qui agacent, comme ce mercredi : j’ai laissé huit plombs dans l’eau parce que mes voisins ne “calaient” pas droit et accrochaient ma ligne à chaque lancer. Mais aussi des choses plus graves.

Par exemple, il y a des plongeurs qui chassent au fusil harpon dans le canal, et des pêcheurs à la ligne qui les protègent en les prévenant lorsqu’approche la gendarmerie maritime ! L’autre jour, j’ai même vu des pêcheurs à la ligne insulter les gendarmes maritimes, qui ne faisaient que leur boulot. Et ces pêcheurs-là sont les premiers à vous dire ensuite que “les flics ne font pas leur travail”.

Après, ne vous demandez pas pourquoi on dit qu’à Sète, il n’y a que des fous.

Sans exagérer ?

Il y a bien sûr, aussi, des gens calmes, respectueux, et ceux qui viennent d’ailleurs le sont le plus souvent.

Mais bon, le résultat est là : face à cet énervement, ces bordées d’insultes, bien des anciens, des gars de 80 ans, qui venaient passer là un bon moment, quittent les lieux quand approche la date de la grande sortie.

à vous entendre, cet événement n’aura plus jamais le même charme…

Il y a toujours eu des engueulades, c’est humain, mais qu’un gars pète les plombs après que tu lui as fait perdre un poisson alors qu’il vient d’en pêcher une vingtaine, c’est pas cohérent. Ou plutôt si… si il pêche pour vendre (*).

Or, tous ceux qui insultent les gendarmes, ou leur voisin de quai, oublient certainement que pêcher dans les canaux et le port est une tolérance qui nous est accordée, pas plus.

Et que si nous continuons à faire les c…, un jour, on nous interdira tout simplement de pêcher.

RECUEILLI PAR Pa. C


Publié le : Lundi 22 octobre 2012 à 18:08

​Revue Presse Migration des daurades : les pêcheurs dans les starting-blocks

Ils attendent le moment magique où des tonnes de daurades décideront
tout de go de migrer vers la mer pour y passer l’hiver
(VINCENT ANDORRA)

Midi Libre 18/10/2012

Après de très jolies prises (de plus d’un kilo), réalisées hier sur le canal qui, entre les quartiers de La Plagette et de La pointe Courte, à Sète, permettent aux daurades de quitter l’étang de Thau pour rejoindre la mer, plusieurs dizaines de pêcheurs sont dans les starting-blocks.

Ils attendent le moment magique où des tonnes de daurades décideront tout de go de migrer vers la mer pour y passer l’hiver. C’est alors qu’elles s’engouffreront ensemble dans l’étroit passage qui redeviendra durant quelques heures ce vivier où se font, chaque année, des pêches miraculeuses.

Le compte à rebours est lancé...


Publié le : Vendredi 19 octobre 2012 à 07:32

​Revue Presse Plaisancier enchaîné à son ancre : la piste du suicide prédomine

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C'est au large du Cap d'Agde que le bateau du retraité, puis son corps, ont été retrouvés.

Midi Libre 10/10/2012

Un sexagénaire a été retrouvé mort noyé, par 15 mètres de fond, enchaîné à son ancre. Sa femme avait donné l'alerte deux jours auparavant.

L’enquête concernant le corps d’un homme de 61 ans retrouvé noyé, lundi matin, en mer, au large du Cap d’Agde, accroché à l’ancre de son bateau, est au point mort. Les enquêteurs de la brigade de gendarmerie maritime de Gruissan étant dans l’attente des résultats de l’autopsie qui doit avoir lieu ce mercredi après-midi.

Pour autant, tout laisse à penser qu’il s’agit malheureusement d’un suicide. "C’est la piste qui prédomine, il n’y a aucun autre élément qui pourrait laisser supposer que ce soit autre chose, confie un enquêteur. D’autant que la victime a laissé une lettre indiquant son geste".

Selon son épouse, qui a donné l’alerte ne le voyant pas rentrer, il traversait en effet une période difficile psychologiquement. Sur le bateau retrouvé par l’hélicoptère Dauphin de la marine nationale, les plongeurs ont retrouvé deux courriers qui portaient l’inscription "à ouvrir après noyade". Si les détails de ses écrits n'ont pas filtré, ils ne feraient aucun doute sur les intentions de la victime. Celle-ci a été retrouvée lundi, enchaînée à son ancre, à environ 15 mètres de profondeur.


Publié le : Mercredi 10 octobre 2012 à 08:52

​Revue Presse Porté disparu au large, il laisse une lettre dans son bateau : "A ouvrir après noyade"

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Midi Libre 08/10/2012

L'homme disparu retrouvé à 2 km au large du Cap d'Agde. (Capture d'écran GOOGLE MAP)
Le corps du sexagénaire parti en mer a été retrouvé. Une lettre sur lui portait l'inscription "A ouvrir après noyade".

Samedi soir, une femme est venue signaler au commissariat du Cap d’Agde la disparition de son mari âgé de 61 ans. L’homme était parti en mer avec sa vedette de 7 mètres depuis le matin et n’était toujours pas rentré.

La vedette SNSM du Cap d’Agde a été alors envoyée en patrouille au large du port mais est rentrée sans résultats. Hier matin, les recherches ont repris avec l’hélicoptère des douanes qui a effectué une patrouille de recherche dans un périmètre plus large. Sans succès.

Localisé à 2 km du port du Cap d'Agde

En début d’après-midi, la vedette du sexagénaire a été localisée grâce au GSM, elle était au mouillage à environ 2 km du port d’Agde. La marine nationale a hélitreuillé un plongeur à bord qui a constaté que le propriétaire ne s’y trouvait plus. Il a découvert juste deux lettres avec l’inscription "à ouvrir après noyade".

Une enquête a été ouverte et confiée à la brigade de la gendarmerie maritime de Gruissan.


Publié le : Lundi 8 octobre 2012 à 10:57

​Revue Presse Le milliardaire vient au match MHSC-Arsenal avec son yacht de 114 mètres à Palavas

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Le Mikaël II fait figure de barque à côté des 114 mètres du Dilbar. (JACKY PLOT)

Midi Libre 20/09/2012

Les passagers du catamaran de promenade Mikaël II, impressionnant par sa taille lorsqu’il est à quai, rive gauche, n’en croyaient pas leurs yeux en découvrant, à l’ancre devant Palavas-les-Flots, le Dilbar, un superbe yacht privé de 114 mètres de long.

Son propriétaire pèse 18 milliards de dollars

Ce somptueux navire construit en 2008, qui peut accueillir 20 passagers et 47 membres d’équipage, atteint une vitesse maximum de 21 nœuds et est équipé d’un hélicoptère. Son propriétaire, le Russe Alisher Ousmanov, 59 ans, pèse quelque 18 milliards de dollars et a fait fortune dans l’exploitation minière et dans celle du bois. Il a aujourd’hui des intérêts dans de nombreux secteurs de l’économie, comme les métaux, les chaînes de télévision et de radio, l’édition et la téléphonie mobile.

Que faisait ce yacht à Palavas ? Juste une halte de quelques heures pour permettre à son propriétaire et à des invités de marque d’assister au match de Ligue des champions de football, qui opposait, mardi, au stade de La Mosson, Montpellier à Arsenal, le mythique club londonien dont Alisher Ousmanov se trouve être le deuxième actionnaire le plus important. Il est également l’un des dirigeants de Gazprom, sponsor de la Champions league...


Publié le : Jeudi 20 septembre 2012 à 08:20

​Revue Presse Défense de l'environnement : opération "port propre" à Sète

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Après la déchetterie du Môle, les eaux usées des bateaux seront désormais récupérées. (V.A.)

Midi Libre 18/09/2012

Avec l’arrivée d’une responsable environnement, la poursuite et le lancement de diverses actions, l’EPR Port Sud-de-France veut s’ancrer dans le développement durable.

1 / Les quais

Après le nettoyage des quais du port de pêche et le curage des fonds des canaux réalisés en 2009-2010, le port a précédé à la réorganisation des stationnements le long des canaux et à la remise en ordre de certains quais (Consigne, Saint-Christ, République, Cdt-Samary, terre-plein de la capitainerie, terminal croisières...). La réfection du quai Nord de Cayenne vient de démarrer et d’autres quais (d’Orient, Licciardi notamment) devraient suivre en 2013.

Enfin, la création sur le port de pêche de Sète à Frontignan d’un espace d’1,6 hectare pour le ramendage des filets et le matériel de pêche permettra de libérer les quais du centre-ville (Aspirant-Herber et Marine, en particulier) de la plus grande part du matériel qui y est stocké.

2 / La qualité des eaux

"Le port étant le point de communication entre la mer et la zone écologiquement très sensible de l’étang de Thau, la qualité des eaux est d’une importance majeure", rappelle le président de l’EPR, Marc Chevallier.

D’où le lancement d’un groupe de travail avec les collectivités locales concernées (villes de Sète et Frontignan, Thau agglo, syndicat mixte du bassin de Thau...) ainsi que les associations et professionnels œuvrant pour l’environnement. Un audit va également être effectué avec le concours d’une entreprise spécialisée.

Pour le seul port de plaisance, une déchetterie a été installée au môle Saint-Louis courant mai. Dans les prochaines semaines seront mises en place un système de récupération et de recyclage des effluents de l’aire de carénage de la plaisance, ainsi que des installations de réception des eaux usées (grises et noires) des bateaux.

3 / Appel au civisme

"Nos actions ne seront couronnées de succès qu’avec le concours et la prise de conscience de tous", souligne Marc Chevallier, en lançant "un appel au civisme". Le président ne cache pas son agacement quand survient une pollution : "C’est toujours le port qui est montré du doigt".

Et d’énumérer les “petites pollutions” qui souillent régulièrement les eaux du port : gasoil, mazout, huiles, déchets ou frigos déposés subrepticement sur les quais... La récupération des eaux grises et noires des bateaux de plaisance se heurte à un problème de taille : la plupart ne sont pas équipés de citernes internes. "Ce sera obligatoire dans un an, mais il faudra du temps avant que tous les bateaux en aient une, à part les neufs".

Les opérations de nettoyage et de sensibilisation vont donc se poursuivre (la prochaine aura lieu le 6 octobre), en collaboration avec l’association Voile de Neptune. Un motif de satisfaction toutefois : "nous avons remis de l’ordre dans la plaisance. 1 180 bateaux ont été régularisés. Il en reste une trentaine qui pose souci. Mais si besoin est, nous faisons des procédures de mises en demeure : en général, les propriétaires s’exécutent".


Publié le : Mercredi 19 septembre 2012 à 08:29

​Revue Presse Faut-il rendre sa liberté au "Sauve-qui-peut", le bateau de Brassens ?

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"Là, au moins, le Sauve-qui-Peut est sauvé" André Aversa, charpentier de marine.
(PHOTO V.D.)

Midi Libre 17/09/2012

Au regard des journées du patrimoine qui ont eu lieu ce week-end, il est un peu le double emblème de la ville de Sète.

D’abord parce que le Sauve-qui-peut est un bateau. Donc indissociablement lié aux racines maritimes de l’Île singulière. Ensuite, parce que l’embarcation de 5,70 m n’est autre que celle de Georges Brassens, assurément le plus célèbre des Sétois.

Né en 1954, des mains expertes du charpentier de marine André Aversa, le petit bateau (que le poète avait un temps imaginé appeler le Putain de toi...) avait, pour ainsi dire, mal tourné. Transformé en jardinière devant le musée Paul-Valéry, rafistolé à maintes reprises, le Sauve-qui-peut a finalement été restauré par l’association Voile Latine et solennellement mis à l’eau en avril 2011. Hommage au 30e anniversaire de la mort de Brassens.

De l’étang au musée

Cinq mois plus tard pourtant, à défaut de voguer vers le phare de Roquerols, indissociable des Copains d’abord, le bateau mettait le cap vers... l’Espace Brassens. De l’étang au musée. Ce week-end, de nombreux visiteurs se sont légitimement posé la question de ce transfert d’utilisation. "Pourquoi l’a-t-on restauré dans les règles de l’art, pourquoi l’a-t on calfaté, poncé et y a-t-on mis autant d’argent (45 000 €) si c’est pour le laisser à terre ?"

Autant de questions que s’est également posée la directrice de l’Espace, Régine Montpays. "Concernant la restauration, on le fait bien ou on ne le fait pas ?! Mais il fallait ensuite trouver la solution pour qu’il ne s’abîme pas. Or, personne ne pouvait l’entretenir. Il fallait investir dans un moteur et tout le matériel de sécurité."

"Là, au moins, le Sauve-qui-Peut est sauvé" André Aversa, charpentier de marine

Au terme d’une réunion à laquelle participait également André Aversa, il a donc été décidé à l’unanimité de le poser sur bers. Crime de lèse-tradition ? "Là au moins, le Sauve-qui-peut est sauvé ?!" conclut André Aversa. Dénonçant en filigranes les intentions de certaines personnes qui critiquent la mise à sec.

Sans proposer pour autant de vraies solutions, dignes d’un tel patrimoine...

S. C


Publié le : Mardi 18 septembre 2012 à 07:39

​Revue Presse Le poulpe, portrait d'un "gars "du coin

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L’animal tirerait son intelligence d’un cerveau “délocalisé “dans ses huit tentacules.
(PHOTO SOPHIE FALLOURD/picturaqua.com)

Midi Libre 16/09/2012

Qu’il soit “de roc” ou de sable, qu’on l’aime en salade ou qu’on le préfère statufié place Blum, le poufre ne laisse personne indifférent. Une personnalité locale, en somme.

Dire que les pêcheurs sétois, muscatiers, agathois, graulens, l’ont, longtemps, presque négligé. Qu’à l’instar du muge, on s’est longtemps refusé à apprécier ici ce dont d’autres se délectaient pas si loin. Et qu’il a fallu découvrir l’insatiable appétit des Espagnols pour une assiette de pulpo avant de se mettre sérieusement à sa conquête, même si on savait à Sète depuis fort longtemps, comment le “bacéler” (*). Une conquête réciproque, d’ailleurs, puisqu’au fur et à mesure que les tonnages de poulpes débarqués en criée faisaient du céphalopode une des principales richesses du port de Sète (premier port français tous littoraux confondus pour cette espèce en 2007 !), il détrônait, au fauteuil d’animal totémique, le dauphin à lèvres charnues figurant sur les blasons d’antan.

Mais qui est véritablement ce poulpe, présent en nombre sur nos côtes mais désormais absent de certaines tielles, qui lui ont préféré l’encornet ? Est-il aussi malin que l’affirment plongeurs, naturalistes et pronostiqueurs sportifs ? Largement ciblé par la petite-pêche côtière, est-il oui ou non en danger aujourd’hui ? Faut-il le manger en salade ou l’intégrer à un cassoulet marin ? Ferait-il, enfin, un bon animal de compagnie ? éléments de réponse...

1 Habitat, mode de vie.

Le pouple - ou pieuvre - est en bien des aspects étonnant. Quand il ne s’installe pas directement dans une cavité soigneusement choisie au cœur d’une zone rocheuse, il fabrique lui même son “nid”.

Alliant la dextérité de ses huit tentacules à son esprit pratique, il creuse en effet le sol pour bâtir ensuite autour de lui une sorte d’igloo constitué non de blocs de glace mais de coquilles de cardium. Il raffole en effet de ce bivalve dont les coquilles jonchent nos plages et qui n’est pas encore “ciblé” (pêché) en Méditerranée française. Sinon, le poulpe se reproduit au printemps, pondant généralement sur le plafond des cavités, et exprime un vrai souci de protection de sa ponte, rejoignant en cela la noble attitude des calamars. Dans son milieu naturel, le pouple de roc, généralement gris orangé, est par ailleurs capable d’une homochromie parfaite, se confondant avec son environnement.

2 Personnalité.

Qu’il soit de roc (“équipé” de deux rangées de ventouses par tentacules) ou de fond (on l’appelle alors l’eledone et il vit, lui, sur des zones sablo-vaseuses), le poulpe est réputé pour son tempérament curieux, voire joueur, que nombre de plongeurs ont pu expérimenter.

Mais cette familiarité, associée à la quête d’un habitat relativement confortable, concourt aussi à sa perte. Dès qu’il trouve au fond de l’eau un récipient, un reste d’amphore ou de bouteille, il se love à l’intérieur. D’où la technique de pêche utilisée sur nos côtes, consistant à immerger un chapelet de “pots” pour capturer l’animal. Pour l’en extraire ensuite ? Un bouchon de javel suffit, disent les mauvaises langues... Ah, autre passion qui lui nuit : une véritable fascination pour la couleur blanche, qui explique la présence de gobelets blancs dans les nasses de certains pêcheurs.

En dehors de ces lubies, le poulpe est, disons, assez familier. "On peut l’apprivoiser facilement, confie Michel Cantou, plongeur scientifique de la faculté des sciences et grand connaisseur de ceux qui peuplent nos côtes. J’ai un temps gardé un poulpe à la station de biologie. Il me reconnaissait. Je lui avais même appris à ne pas se servir de ses tentacules quand il se posait sur mon bras. En revanche, dès qu’un visiteur approchait de l’aquarium, il montait à la surface et, par jeu, l’aspergeait de son siphon."

3 Alimentation.

S’il est si goûteux, c’est que le poulpe se nourrit bien. Les coquillages font bien sûr partie de sa diète mais aussi et surtout les crustacés, crabes, cigales de mer, etc, dont il n’a aucun mal à rompre la carapace avec son bec (eh oui, le pouple a un bec) après les avoir immobilisés (ses glandes salivaires contiennent paraît-il un poison violent). Le poulpe de roc (qui vit dans les zones rocheuses et mange donc plus de crustacés), est en cela plus goûteux.

4 Le poulpe est-il menacé ?

Non, si l’on en croit Michel Cantou, pourtant toujours soucieux - et comptable - de la pérennité des espèces qui peuplent la Méditerranée. "Le poulpe dispose dans le Golfe du Lion des conditions idéales, assure le plongeur : nourriture en abondance, abris nombreux... C’est en outre une espèce qui doit avoir un fort taux de renouvellement eu égard à ses pontes. Je ne pense vraiment pas qu’il soit menacé par la petite-pêche, même si on peut mettre en relation la recrudescence du nombre de langoustes avec le fait qu’il y a un peu moins de poulpes pour s’en délecter."

Malgré une valeur marchande non négligeable (parfois plus de 10 € le kilo au détail pour le roc) et donc un intérêt soutenu de la part des pêcheurs, le pouple aurait donc de belles années devant lui. Ce n’est donc pas demain la veille que la statue qui lui rend hommage sera déboulonnée. Et c’est tant mieux.

*Bacéler : "battre” le poulpe contre une dalle de pierre, par exemple, pour le rendre plus tendre. Le congeler est également efficace.

PATRICE CASTAN


Publié le : Dimanche 16 septembre 2012 à 08:33