Rafales : 5 nds
Température mer :
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| Le Praia, une histoire aux multiples rebondissements. Mais bientôt l’épilogue ? (© R.L) |
Midi Libre 11/07/2013
Un projet artistique est à l’étude pour faire revivre ce cotre aurique construit en 1925
Peut-être l’avez vous déjà remarqué, ce vieux bateau de 25 mètres de long amarré près du pont de la Victoire. Ce cotre aurique construit au Portugal en 1925 menace depuis, quelques années de sombrer dans le port de Sète.
Après avoir été utilisé de 1925 à 1975 pour le transport des passagers sur le Tage, puis pour le transport de sel et de morue, il devait être détruit en 1987. Racheté en 2002 par Pierre Sarrau, un passionné de vieux gréements, le Praia reprend la mer en 2005 et pour quelques années sous forme de bateau musée, et devient un lieu d’exposition du patrimoine maritime de la région. Malheureusement, le décès de son épouse qui survient en 2009 pousse le marin à délaisser un peu le navire désormais emprunt de trop de souvenirs.
Par passion, ils veulent sauver le navire
Amarré à Sète, le Praia est laissé à l’abandon et son état se dégrade malgré la présence de Rodolphe, dit “Rudy“, un marginal de la ville, qui s’y est installé à la demande du propriétaire. Pendant dix mois, et par passion, il le retape avec ses propres moyens, jusqu’au jour où David Massa, mécanicien de marine, et sa compagne, se proposent de le racheter. Aujourd’hui, c’est à leur tour de se charger des travaux qui s’étendent du moteur très abîmé, jusqu’à la cale désormais remplie d’eau, dont il faut pomper 150 litres chaque jour.
Un projet culturel pour faire revivre l'embarcation
En attendant de finaliser la vente du bateau, le jeune couple peaufine son projet : David et sa compagne envisagent de proposer sur l’embarcation des spectacles maritimes ambulants (trapézistes, marionnettistes, concerts, jeux de lumière). Le Praia naviguerait ainsi de port en port avec son équipage d’artistes. La mairie de Banyuls-sur-Mer s’est d’ores-et-déjà montrée intéressée.
David et sa compagne cherchent maintenant à recevoir les conseils de tous ceux qui pourraient les aider à redonner la splendeur à ce navire de 25 mètres de long, qui a su les toucher au cœur.
Richard lacroix
Publié le : Jeudi 11 juillet 2013 à 19:37
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| La mer est calme, les filets posés, reste à savoir si la pêche sera bonne... (Photo E. C.) |
Midi Libre 09/07/2013
Ceux qui embarquent sur le Lucivic ne le font pas par hasard. Ils veulent vivre une expérience, une vraie. Car ce que propose Alexandre Disanto est loin d’être une attraction touristique montée de toutes pièces.
Alexandre Disanto invite ses passagers (deux maximum) à partager un bout de sa vie. Ni plus, ni moins. Et pendant plus de quatre heures en mer, les curieux vont pouvoir vivre au rythme du professionnel, qui ne manquera pas de leur expliquer toutes les ficelles de son “petit métier”, qu’il exerce dès qu’il a fini la saison sur le thonier.
Départ, 3 h 45, sur le Vieux port.
Ça pique les yeux et ce n'est pas facile, quand on est en vacances, de se lever en pleine nuit. Mais quand Alexandre Disanto confie que quand il n’a pas de passagers, il part en mer vers minuit, on oublie vite le réveil difficile ! La mer est calme, le vent un peu frais. Quatre heures, au large du Fort Brescou. Première pose de filets : trois de 700 mètres chacun (7 et 3 m de hauteur). Habilité, rapidité, les gestes sont précis. "C’est tout un art", sourit Alexandre. Tout un art qui laisse Yves, passager du jour, pantois. Au total le pêcheur confie avoir près de 90 filets.
4 h 30, première levée.
Quatre lottes et, plus tard quelques rougets, n’annoncent pas une grande journée de pêche. Rien qui ne démoralise le pêcheur toujours souriant, habitué aux journées “avec” et à celles “sans”. 5 h 15, la valse des filets continue. Pose d’un second avant d’aller récupérer les trois installés un peu plus tôt. Alexandre Disanto n’est pas avare en anecdotes, ravi de partager ses connaissances. Et depuis ses 16 ans et la reprise du chalutier familial avec son frère, l’Agathois en a vu passer du poisson !
6 h 30, la chance tourne.
Pageots, merlans et rascasses viennent remplir les caisses. L’Agathois ne cache pas que le métier est difficile et qu’il se suffit difficilement à lui-même, mais quand il voit du poisson frais sur son bateau, rien ne peut altérer sa bonne humeur ! 8 h 30, le poisson frétille encore et les habitués sont nombreux à attendre sur le port leur repas fraîchement pêchés. L’expérience touche à sa fin pour les passagers, mais pas pour notre pêcheur qui retourne en mer dès cet après-midi. Le poisson n’attend pas.
Cette petite expérience a tout de même un coût. Pescatourisme facture 50 euros la prestation et offre l'équivalent de 10 euros de poisson en rentrant au port. Réservations au 06 14 38 58 08.
ELODIE CALAS
Publié le : Mardi 9 juillet 2013 à 19:42
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| Un banc d'aurélia aurita. Pas ragoûtant mais peu urticant © V.A |
La plupart des "animaux" gélatineux qui peuplent l'étang et le littoral sétois sont assez inoffensifs. Mais si l'aurelia aurita, présente en nombre, est peu urticante, on se méfiera des imitations...
Pour s’en débarrasser, il faudrait faire appel à des hordes de tortues marines, de poissons lunes, ou même de thons rouges, qui en raffolent. Car si la méduse est un mets apprécié dans divers pays asiatiques, elle n’excite pas mais alors pas du tout les papilles des autochtones. Ni des touristes, d’ailleurs.
Or, chaque année dès les beaux jours venus, ces disques gélatineux sont de retour dans nos étangs et, parfois, sur le littoral. De plus en plus nombreux au fil du temps, d’ailleurs, du fait du réchauffement des eaux et de la prolifération du plancton.p>
Dans l'étang, elles colmatent les filets des pêcheurs
Généralement, c’est dans la lagune qu’elles frappent à la fin du printemps, colmatant les filets des pêcheurs qui préféreraient sans nul doute relever loups, daurades et mulets. Ces méduses-là se nomment aurelia aurita. D’une vingtaine de centimètres de diamètre au maximum, elles se déplacent au gré des courants, dans l’étang et dans les canaux sétois pour aboutir aussi, ponctuellement, sur les plages. La plupart de celles sur lesquelles vous écraserez peut-être vos orteils avant d’opérer un instinctif bond - de dégoût - en arrière, sont de cette famille-là. Et sont assez peu urticantes. Tout au plus peuvent-elles générer des réactions cutanées chez certains baigneurs particulièrement sensibles.
Traverser un banc de méduses, même d’aurelia, reste néanmoins une expérience à éviter. Et la méfiance est d’autant plus de mise que c’est parfois à la rhizostoma pulmo (plus rare mais bien plus urticante), que vous vous “colleriez”…
Mangez-les en brochettes !
Jusqu’à présent, le vent de terre (de secteur nord, NLDR) avait permis de limiter l’intrusion des méduses sur les plages sétoises. Mais ce week-end, du côté du poste de secours central, on signalait la présence de quelques “animaux” (eh oui, c’est un animal) dans le secteur. "Mais sans filaments donc inoffensives". Et c’est tant mieux, car après un début d’été pourri, il ne manquerait plus que ça pour détourner définitivement les vacanciers des plages héraultaises. Seuls les plus psychédéliques des participants au Worldwide festival auraient peut-être voulu tenter l’expérience qui consiste, en certains pays, à faire sécher les méduses… pour les déguster, ensuite, en brochettes !
Publié le : Mardi 9 juillet 2013 à 19:36
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| Une cérémonie émouvante |
Midi Libre 07/07/2013
Sous un soleil écrasant, des dizaines de bateaux ont accompagné saint Pierre ce midi pour la traditionnelle bénédiction en mer. C'est l'abbé Frioux qui a officié, embarqué sur le Jean-Marie Christian VI, bateau officiel de la cérémonie.
Les fêtes de la Saint-Pierre se poursuivent encore ce dimanche et lundi à Sète et se termineront par le feu d'artifice tiré du brise-lames à 22 h 15.
Publié le : Dimanche 7 juillet 2013 à 19:20
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| Le Biladi à Sète, c'est du passé. (OLIVIER DEMOLS) |
Midi Libre 03/07/2013
Le Biladi, ferry marocain de l'ex-société Comanav-Comarit a quitté le port de Sète ce matin, vraisemblablement en direction de la Grèce. Le 6 mai dernier, il avait été racheté aux enchères par un armateur grec. Le Biladi avait été saisi début 2012 à la demande des créanciers de la compagnie de navigation marocaine. Il était depuis immobilisé dans le port de Sète.
Publié le : Jeudi 4 juillet 2013 à 09:53
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| Le requin a été hissé sur l’Avant-port hier matin avant d’être vendu à la Criée. (DR) |
Midi Libre 01/07/2013
Thierry Herrada, qui vend sa pêche sur les quais de l’Avant-port chaque matin, a fait une drôle de rencontre lundi matin. Il a ramené un requin de 130 kg dans ses filets au large du Cap d'Agde.
Les dimensions de ce requin-renard de 130 kg environ n’ont rien d’exceptionnelles - certains spécimens avoisinent les 300 kg -, mais pour Thierry Herrada, qui vend sa pêche sur les quais de l’Avant-port chaque matin, une drôle de rencontre était au programme hier, à l’aube, au large du littoral agathois.
Prisonnier d'une corde
"J’avais calé mes filets la veille au soir et au petit matin, quand j’ai relevé, le requin était là, pris dedans." La queue entortillée dans une corde très exactement, ce qui explique que le squale soit resté prisonnier.
"D’habitude, les requins passent au travers des filets et déchirent tout", ajoute le pêcheur, qui n’en revient toujours pas. "C’est une prise accidentelle et c’est bien la première fois que cela m’arrive. Le requin s’est fait prendre dans à peine 10 mètres d’eau, autour du fort de Brescou."
Pêché autour du fort Brescou
Pas de panique toutefois, le requin renard n’est pas dangereux pour les baigneurs et n’approche que très rarement des côtes. Il n’en reste pas moins qu’avec sa longue queue, il demeure impressionnant à voir.
Mais pour celui-ci, les grandes envolées sous-marines, c’est fini ! Il a en effet été vendu sur les étals de la Criée aux poissons des Pays d’Agde lundi soir. "Avec le requin-taupe, le requin-renard est une espèce qui se mange et qui se vend bien, ajoute Thierry Herrada. Les Italiens en sont friands..."
Publié le : Mardi 2 juillet 2013 à 09:25
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| Le maire avait été interrogé à la PJ au début du mois de juin. |
Midi Libre 29/06/2013
Après l'enquête préliminaire, le procureur a fait son choix... La saga des paillotes continue sur la bien nommée île singulière.
L’enquête sur les attributions des bars de plage pour 2010/2011 va connaître un sérieux coup d’accélérateur. Selon nos informations, le procureur a, en effet, décidé d’ouvrir une information judiciaire. Cette décision n’est pas anodine. Cela veut dire que la justice estime que le dossier sétois est assez conséquent pour qu’un juge d’instruction soit saisi. Le magistrat devra entendre toutes les parties, éventuellement procéder à des mises en examen. Une fois son instruction terminée, il pourra préconiser soit un procès, soit un non-lieu.
Rapport accablant
Reste qu’après l’étape de l’enquête préliminaire - déclenchée à la suite d’un rapport accablant de la Chambre Régionale des Comptes, en juillet 2012 - le procureur n’a pas classé le dossier sans suite. Les investigations menées par les hommes de la Brigade Financière de la Police Judiciaire ont donc été prises au sérieux par le représentant du Parquet.
La justice passe à la vitesse supérieure
Après avoir, au cours de l’été 2012, récupéré des dossiers à la mairie de Sète, les enquêteurs avaient par la suite interrogé les principaux intéressés. Des concessionnaires de plage ont été entendus. D’autres placés en garde à vue tout comme quelques fonctionnaires et certains élus. Avant que le premier d’entre eux, François Commeinhes, ne soit à son tour placé en garde à vue, lors de la journée du 5 juin, pour “favoristime en bande organisée”. Le lendemain, le maire avait tenu une conférence de presse pour évoquer son interrogatoire. Trois semaines après ce dernier épisode, la justice enclenche la vitesse supérieure. Jusqu’où ira-t-elle ?
Publié le : Samedi 29 juin 2013 à 21:48
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| Les virus sévissent depuis plusieurs années et toujours aucune solution pour en venir à bout (PHOTO ARCHIVES) |
Midi Libre 25/06/2013
Il y a un mois de cela, l'herpès et le vibrio virus faisaient leurs premières victimes parmi les huîtres, sans distinction de taille. Désormais, ce sont surtout les juvéniles qui succombent...
Est-ce le résultat du vent de nord-ouest qui a fait baisser de quelques degrés la température des eaux de l'étang ? Toujours est-il qu'après avoir tué indistinctement les grosses comme les petites huîtres lors de leur premier "assaut", le mois dernier, les virus tueurs ne touchent désormais que les huîtres juvéniles.
Les premières mortalités de l'année avaient été suivies, courant mai, d'une hausse jusqu'à 23 degrés de la température de l'eau de l'étang, favorisant l'action des virus. Puis, les eaux de la lagune avaient franchement refroidi et les virus un temps "disparu". Depuis une semaine environ, ils sont de retour (les eaux de l'étang avoisinent les 20 degrés), mais ne frappent plus les grosses huîtres. Une "amélioration" toute relative mais dont les conchyliculteurs doivent se contenter puisqu'il n'y a pour l'heure aucune parade...
La production annuelle d'huîtres sur l'étang a chuté en quelques années de 12 000 à moins de 8 000 tonnes par an, les producteurs hésitant de plus en plus à charger des "tables" dans lesquelles les virus frapperont forcément. Générant autant de pertes en terme de matière première que de main d'oeuvre...
Publié le : Mercredi 26 juin 2013 à 07:49
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| La fédération française des ports de plaisance, dont fait partie le Cap, est mobilisée. (D. R.) |
Midi Libre 21/06/2013
Une réforme fiscale pourrait engendrer une hausse des taxes des postes d'amarrage dans les ports de plaisance. La société d'économie mixte qui gère les ports agathois a fait le calcul.
"Nous sommes vent debout contre cette mesure ahurissante." Président de la Sodéal, la société d’économie mixte qui gère les ports du Cap d’Agde, Sébastien Frey n’y va pas par quatre chemins pour qualifier la décision du gouvernement, prise dans le cadre de la loi de finance rectificative de 2012. "à cette occasion, le gouvernement Bercy en l’occurrence a pris un premier train de mesures fiscales. L’une d’elle concerne les ports de plaisance et modifie le calcul de la taxe foncière."
110 € en Méditerranée
à ce jour, la valeur locative (dans le cas du Cap d’Agde, ce que la Sodéal doit payer à l’état) des postes d’amarrage dans les ports de plaisance a été fixée à 110 € en Méditerranée. Toutefois, un extrait de cette loi de finance rectificative stipule que "pour chaque port, ce tarif peut être, après avis des commissions communales et intercommunales des impôts directs minoré ou majoré de 20 % ou 40 % en fonction des services et des équipements offerts. Les modalités d’application de cette modulation sont fixées en conseil d’état."
Une augmentation de 25 % ?
Sans entrer dans le détail d’un mode de calcul complexe, les incidences pour la Sodéal et, de facto, les plaisanciers, ne seront pas neutres. "Aujourd’hui, la société verse 450 000 € par an de taxe foncière à l’état, poursuit Sébastien Frey. Avec cette réforme fiscale, on pourrait passer, suivant les majorations applicables, à 738 000 € par an, voire 1,2 million € selon l’hypothèse la plus haute."Lors de la dernière journée de la fédération française des ports de plaisance, à laquelle le port du Cap est affilié, Serge Pallarès, son président, est lui aussi monté dans les tours : "Cette loi de finance rectificative de 2012 fait peser une grave menace sur l’avenir des ports de plaisance, qui sont pourtant des moteurs du développement littoral, fluvial et lacustre. Nous entrons en bataille contre cette loi, faite sans concertation."
Lancement d'une pétition
Dans un premier temps, Sébastien Frey, qui a pris soin, au préalable, d’évoquer la situation avec Serge Pallarès et un conseiller fiscaliste de la fédération française des ports de plaisance, a rédigé un courrier à l’attention de Pierre Moscovici, ministre de l’économie et des finances, pour dénoncer cet état de fait. Localement, une pétition à destination des plaisanciers va être lancée très prochainement, par courrier et sur le Net. "J’appelle l’ensemble des plaisanciers à se mobiliser pour dénoncer cette loi et empêcher son application", insiste Frey, qui ne souhaite pas répercuter cette hausse, si cette loi est effectivement appliquée, sur les clients de la Sodéal. Car dans ce cas, le prix annuel de l’emplacement pour un bateau pourrait augmenter d’environ 25 % !
OLIVIER RAYNAUD
Publié le : Vendredi 21 juin 2013 à 09:14
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| Le Stéphane Cardone. (Archives) |
Midi Libre 20/06/2013
Il était tombé en panne en milieu de matinée à 30 milles des côtes
Le chalutier sétois "Stéphane Cardone" est tombé en panne en fin de matinée à 30 milles (55 km) des côtes. Le navire était victime d'un "black out", c'est-à-dire qu'il n'avait plus d'alimentation électrique à bord. Le canot de sauvetage de la SNSM Marius Oliveri a fait route vers le chalutier pour le remorquer vers Sète.
En début d'après-midi le canot de sauvetage a pris en charge le chalutier et l'a tracté vers l'île singulière. Après 5 h de remorquage, il est désormais à l'abri dans le port.
PH.M
Publié le : Vendredi 21 juin 2013 à 05:49
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| La Méditerranée est à la traîne côté protection des espèces. Mais les stocks qui sont gérés, tels les thons rouges, se portent semble-t-il très bien. (Archives) |
Midi Libre 15/06/2013
Ils avaient un petit mois pour "faire" leur quota, soit tout de même 1300 tonnes réparties entre les 11 senneurs partis d'Île singulière... qu'ils ont pêchées en quelques jours seulement !
"C’est bien simple : en 30 ans de pêche, je n’avais jamais vu ça. Il y avait des thons partout. Et du gros poisson, en plus. On a fait notre quota (600 tonnes pour quatre bateaux de l'armement en quatre calées..." Généreux Avallone ne fait donc pas de mystère sur la - certes brève - mais excellente saison des thoniers senneurs sétois. Ils avaient un petit mois (à dater du 25 mai) pour pêcher leur quota (1 300 tonnes si l’on s’en tient aux 11 senneurs locaux). Quelques jours leur ont suffi tant le poisson était au rendez-vous, et tous sont aujourd’hui à quai !
Une nouvelle ère
Nicolas Giordano, comme Jean-Marie Avallone “junior”, l’avaient avancé à demi-mots à l’orée de cette campagne : ils estimaient que le recadrage conséquent aux “excès” de 2003 et 2004 était finalement une bonne chose. "Un mal pour un bien" susceptible de garantir désormais l’avenir de la pêche au thon. C’est donc le doigt sur la couture du pantalon que les patrons thoniers s’étaient engagés le 25 mai dernier dans la première campagne de “l’après sanctions”. Le pay-back (remboursement des dépassements de quotas antérieurs) enfin soldé et les règles du jeu bien “intégrées”, chaque thonier senneur avait pris la mer avec un quota de 90 à 150 tonnes par navire, prêt à prouver que "nous sommes capables d’accepter les contraintes", dixit Nicolas Giordano.
Le mauvais temps s’invite d’entrée
Aux alentours du 20 mai, afin d’être sur zone le 25, les 11 senneurs sétois (sur 17 “autorisés” en Méditerranée française) et leurs quelque 150 hommes ont donc mis le cap sur Malte et les Baléares (seul un navire de l’armement Scannapieco aurait pris la direction des eaux libyennes). Pour, sur les deux premières zones citées, être confrontés d’emblée à une météo catastrophique qui les a obligés à rester à l’abri des ports locaux. Dont dix jours à Cagliari, en Sardaigne, pour les senneurs de l’armement Avallone...
31 mai au large de Malte : des thons partout
Les thoniers senneurs sétois n’auraient toutefois pas à regretter d’avoir eu, quelques jours durant, le mors aux dents. Dès l’accalmie et la première sortie des “ports de retraite”, le 31 mai et le 1er juin, une partie des senneurs qui avaient choisi Malte parvenaient à pêcher 50 % de leur quota ! Le 2 juin, le mauvais temps s’invitait à nouveau, avant que le ciel n’offre une nouvelle lucarne, les 3 et 4 mai, où pêcher en paix. Sur ces deux jours, les thoniers de l’armement Avallone bouclaient le reste de leur quota : six cents tonnes avaient été pêchées en moins de quatre jours. Du jamais vu ! "Faire une saison en deux, trois jours, et par météo défavorable, encore, ça ne m’était jamais arrivé, assure Généreux Avallone. Et on n’est pas les seuls à avoir aussi bien réussi. Les senneurs ont bien pêché partout, à Malte, aux Baléares et même en Calabre, où les Italiens ont fait leur quota en quelques jours..."
La Marine nationale jamais très loin...
Il sera cette année difficile de douter des comptages opérés en mer par les thoniers senneurs. Car le fait d’avoir embarqué - chacun - un observateur étranger de l’Iccat (commission pour la conservation des thonidés) n’a pas exempté les thoniers sétois de contrôles. L’armement Avallone a par exemple été contrôlé par la Marine nationale (l’aviso "Commandant Bouan" était sur zone, à Malte) lors de chaque transfert de thons des filets vers les cages. Un moment crucial s’il en est, durant lequel a lieu la négociation entre l’armateur et le mareyeur, lequel débarque sur place avec les fameuses cages qui accueilleront les thons.
Des poissons filmés (y compris par les militaires) pendant le transfert vers les cages pour les besoins du comptage, ces dernières étant ensuite tractées vers les sites d’abattage.
Côté finances
A en croire ces échos de campagne, les thons étaient non seulement nombreux mais de joli gabarit. Du coup, il y aurait eu du prix : de 8 € à 10 € le kilo (prix de vente au mareyeur en fonction de la taille). Aussi les plus folles rumeurs courent en ville sur ce que chaque matelot aurait empoché à l’issue de cette courte saison. Certains parlent de 50 000 € la “part”. D’autres, plus sûrement, de 30 000 €.
En tout état de cause, la part devrait être belle car résultant comme de coutume du chiffre d’affaires du bateau auquel ont été défalqués les frais. En cela, la configuration de la campagne 2013 est tout à fait favorable : un quota atteint rapidement, et donc peu de casse de matériel à déplorer, des zones de pêche peu éloignées, et donc peu de frais de gazole. La part des matelots en sera augmentée d’autant.
Patrice CASTAN
Publié le : Lundi 17 juin 2013 à 08:18
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Le Marin du 11/06/2013
à partir de 2014, beaucoup de ports de plaisance devraient voir leur fiscalité augmenter, souvent dans des proportions considérables : jusqu'à deux, voire quatre fois le montant actuel. (Photo DR). La loi de finances rectificative de 2012 inquiète les gestionnaires portuaires. La modification des règles de calcul de la valeur locative des anneaux risque de coûter cher aux usagers.
Beaucoup de ports de plaisance devraient voir leur fiscalité augmenter, souvent dans des proportions considérables : jusqu'à deux, voire quatre fois le montant actuel. Le président de la Fédération française des ports de plaisance, Serge Pallarès, a interpellé à ce sujet le ministre des Transports et de la Mer, Frédéric Cuvillier, le jeudi 30 mai lors de la 8e journée de la FFPP à Paris. " Nous entrons en bataille contre cette loi faite sans concertation, a-t-il averti. Et nous ne laisserons pas nos ports devenir les prochaines friches industrielles du pays par la faute des parlementaires qui n'ont pas apprécié les incidences de leur loi !"
A partir du 1er janvier 2014, la valeur locative des postes d'amarrage dans les ports de plaisance à la date de la révision est fixée à 110 euros pour les ports maritimes de la Méditerranée, 80 euros pour les autres ports maritimes et 55 euros pour les ports non maritimes. Ce tarif peut être, après avis des commissions communales et intercommunales des impôts directs, minoré ou majoré de 20 % ou 40 % en fonction des services et des équipements offerts.
Plus d'informations dans "le marin" du vendredi 7 juin 2013
Lien vers article, cliquer
Publié le : Mercredi 12 juin 2013 à 19:06
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| 95 plages de la région sont labellisées. (FRANCOISE TALLIEU) |
Midi Libre 12/06/2013
Avec 95 plages labellisées, le Languedoc-Roussillon est la région qui compte le plus de ces petits drapeaux bleutés, un véritable enjeu.
Record battu depuis vendredi dernier ! 382 plages de 144 communes françaises peuvent fièrement se draper du Pavillon bleu. Décernée par l’Office français de la fondation pour l’éducation et l’environnement depuis 1985, cette petite houle bleue électrique, zébrée de lignes blanches, ne flotte pas au vent pour le plaisir des yeux. Elle distingue les meilleures plages répondant à une batterie de critères.
Parmi eux : qualité de l’eau, infrastructures, entretien du sable, sécurité ou encore interdiction des animaux domestiques sur la plage. Avec 27 communes labellisées, le Languedoc-Roussillon est la région qui compte le plus grand nombre de ces écolabels.
"C’est important pour l’image" Jérôme Arnaud, directeur de la station de La Grande-Motte
Nombre de communes ont déjà leurs Pavillons bleus depuis plus de 20 ans. C’est le cas des 7 km de plage de La Grande-Motte (Hérault), où l’absence de ces petits drapeaux bleutés est désormais impensable. "Les Français avaient moins d’inquiétudes environnementales il y a 20 ans. Mais maintenant, les touristes appellent pour savoir si on est Pavillon bleu. C’est important pour l’image, explique Jérôme Arnaud, directeur de la station. On ne peut plus négocier avec l’environnement."
Fleury-d’Aude (Aude) avait perdu son label en 2001 pour le retrouver en 2007. Depuis, la commune l’obtient chaque année. Conséquence : la fréquentation a plus que doublé.
"Les plages qui perdent le pavillon le ressentent vraiment au niveau de la fréquentation" Le directeur de l’office de tourisme d’Argelès-sur-Mer
Les communes n’hésitent pas à mettre les moyens pour obtenir ces Pavillons bleus, à la notoriété grandissante : "46 pays participent désormais à ce programme. Je peux vous dire que les plages qui perdent le pavillon le ressentent vraiment au niveau de la fréquentation", affirme le directeur de l’office de tourisme d’Argelès-sur-Mer (P-O), détenteur de l’écolabel depuis sa création.
Tous les pavillons n’ondulent pas qu’au rythme du vent marin. Le lac de Villefort (Lozère) a le sien depuis 2010, et fait partie des deux communes continentales lauréates de la région, avec Clermont-l’Hérault et le lac de Salagou. Bertrand Fischer, chargé de mission Développement de la commune ressent un changement : "Il n’y a pas eu une augmentation flagrante quand Villefort a obtenu le label en 2010 tempère-t-il. Mais il y a une tendance globale à la hausse depuis 2010." Le village emploie même les gros moyens, cette année, avec une nouvelle microcribleuse pour tamiser le sable et enlever les déchets.
CHARLES PERRAGIN
Publié le : Mercredi 12 juin 2013 à 08:22
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| Le mareyeur Azaïs et son épouse...décimètre à l'appui. (© D.R) |
Midi Libre 10/06/2013
Un mareyeur verbalisé parce que le poisson mesure 18 cm et non 20 cm. Une histoire de gabarit et des responsabilités difficiles à établir...
Il se rendra au “correctionnel” sans avocat, Jean-Raymond Azaïs. Car de toute façon, le mareyeur ("38 ans de métier") sait qu’il “aura droit” à "au moins 1 000 à 2 000 € d’amende". Pour avoir déjà vécu cette situation, le Sétois et son épouse sont assez philosophes. Ce qui ne les empêche pas de regretter qu’"en bout de chaîne, les mareyeurs sont les seuls à trinquer".
Contrôlé par la gendarmerie maritime
Résumé des faits : lundi, sur le parking de la criée d’Agde, le véhicule conduit par le fils du mareyeur, Stéphane Azaïs, est contrôlé par une équipe de la brigade de gendarmerie maritime de Port-la-Nouvelle. Les militaires visent les seize bacs de petits merlans (dits “pointe bic”) achetés en salle des ventes. Dans quatorze d’entre eux, ils trouvent des poissons sous-taille, à savoir d’un gabarit inférieur à la taille minimale de capture du merlu en Méditerranée : 20 cm.
"Difficile de faire la différence entre deux poissons de 18 et 20 cm"
J.-R. Azaïs, mareyeur Le mareyeur est dès lors sommé de stocker les bacs incriminés dans son atelier de la ZAE des Eaux-Blanches, à Sète, en attente du procès-verbal, établi jeudi, et de la destruction de la marchandise incriminée. Double décimètre en main, devant les bacs de petits merlans, Jean-Raymond Azaïs la joue franc-jeu : "Quand on achète un bac de “pointes bic” un merlan très prisé des consommateurs espagnols et italiens qui le consomment en friture, on sait qu’il y en a toujours, dedans, qui ne font pas la taille requise. Mais avouez qu’à la distance où l’on se trouve quand on achète (à une dizaine de mètres), il est difficile d’estimer si un poisson fait 18 ou 20 cm !" Difficile, en effet.
A qui la faute ?
Pas évident non plus de revenir sur un achat quand on se rend compte que les bacs comportent trop de poissons sous-taille : "Car dans ce cas, il faut ramener en criée non les poissons faisant moins de 20 cm mais tout le bac, alors que nos clients, eux, attendent la marchandise", complète Corinne Azaïs. Bref, quand les mareyeurs ne sont pas contrôlés, du poisson sous-taille est bien sûr commercialisé, et il est bien difficile d’établir les responsabilités. Incombent-elles aux pêcheurs au chalut, qui sont censés trier leurs prises une fois le filet ouvert, et ne “glacer” que les poissons à taille commercialisable (le reste devant être débarqué pour être détruit) ? à la criée, qui met en relation producteurs (les pêcheurs, NDLR) et acheteurs ? Ou finalement aux mareyeurs et poissonniers, qui sont souvent les seuls verbalisés ? "Ceux qui s’en sortent le mieux, déplore-t-on à Azaïs Marée, sont finalement les commerciaux qui achètent et confient la livraison à des transporteurs…"
Les criées botteraient en touche...
La position de Christian Garcia, commandant la brigade de gendarmerie maritime de Port-la-Nouvelle, se veut apaisante. "Nous comprenons ainsi outre les “erreurs” de tri, à bord que les pêcheurs rechignent à voir détruits des poissons qui, de toute façon, sont morts, doivent être ramenés à terre et qui, comme le petit merlan, correspondent à un marché, explique le militaire. Nous comprenons aussi que les mareyeurs sanctionnés se plaignent. D’autant que les criées qui, normalement, doivent s’assurer de la conformité des transactions, se retranchent derrière le fait qu’elles ne sont que prestataires de service : elles n’achètent pas le poisson mais organisent seulement la vente. Nous ne sommes pas là pour discuter l’esprit de la loi mais je vous assure que nous sommes conscients du contexte économique difficile pour la filière pêche : nous ne contrôlons pas tout le monde tous les jours. On vient seulement ponctuellement, rappeler la règle, sinon, où irait-on ?"
L'exemple de la baudroie
Et Christian Garcia de rappeler par exemple qu’alors que le gabarit minimal d’une baudroie commercialisable en Méditerranée est de "500 g, 200 g une fois étêtées et éviscérées, on voit parfois sur les étals des queues de lotte d’à peine plus de 10 g !" Le point d’équilibre est certainement entre les deux. Peut-être dans cette “spécificité méditerranéenne” réclamée à cor et à cri, dont la reconnaissance impliquerait que "l’Europe comprenne enfin, dixit Corinne Azaïs, que chez nous, le poisson est plus petit".
Pa.C
Publié le : Mardi 11 juin 2013 à 08:45