Rafales : 5 nds
Température mer :
L'application future d'un "nouveau" calcul de la taxe foncière appliquée aux ports de plaisance, taxe intégrée dans le coût de location de l'anneau au plaisancier, a entraîné une levée de boucliers orchestrée par MM Frey et d’Ettore afin de faire oublier leur bilan peu reluisant. Initiée par la SODEAL, qui a en charge les ports, une pétition aurait recueilli 2 500 signatures pour 3500 anneaux (les "estimations" du nombre d'anneaux variant de 3 à 4 000 suivant les sources "officielles" locales). Encore faudrait-il que ceux qui poussent à la jacquerie le fassent en donnant tous les éléments; ce qu’ils se sont bien gardés de faire.
La Genèse :
Dans les années 70, a été instauré le principe d'une taxe sur les ports basée sur la taxe foncière des propriétés non bâties des communes intéressées. La base de calcul pour les ports de la Méditerranée a été fixée à 700 francs par poste d'amarrage. Il s'agit d'une taxe forfaitaire basée sur une valeur locative unique qui ne tient pas compte de l'importance du bâtiment attaché à l'anneau (qu'il s'agisse d'une petite embarcation ou d'un énorme yacht) et sur laquelle va s'appliquer le taux d'imposition décidé par la commune (d'où des variations d'un port à l'autre).
En étudiant les textes fiscaux, certains ports se sont aperçus que le principe même de cette taxe forfaitaire était illégal, car non inscrit dans le code général des impôts. Un combat de longue haleine a donc été entrepris et, dans le courant des années 90, Port Vauban a obtenu du Conseil d'Etat que la méthode de calcul forfaitaire décrétée par les services fiscaux soit déclarée illégale. Forts de cette jurisprudence, Port Camargue, Palavas et Cap d'Agde entre autres ont attaqué à leur tour l'Etat et obtenu gain de cause à chaque fois (sous forme de dégrèvement fiscaux).*
A partir de là, la valeur locative des ports devait se calculer suivant d'autres méthodes qui intégraient des coûts de construction, d'entretien et de vétusté des installations. A ce jeu, et pour cause, le calcul fait par les ports est bien moins intéressant pour le fisc que la méthode forfaitaire.
Devant le risque de multiplication des contentieux, l'Etat a fait voter une réforme publiée au JO du 29 décembre 2012 et applicable au 1er janvier 2014. L'objet de cette réforme est simple : rendre légale la méthode forfaitaire qui était illégale jusque-là... Par la même occasion est établi le principe d'un coefficient de commercialité établi par chaque commission départementale des finances qui peut faire varier l'assiette de la taxe foncière de plus ou moins 40 % suivant la localisation du port (rien n'est arrêté pour l'instant), en même temps les services fiscaux en ont profité pour réactualiser le nombre de postes d'amarrage de chaque port, nombre qui n'avait pas été réactualisé depuis les années 70* !
Les saigneurs des anneaux
L'assiette de calcul arrêtée par la réforme est de 110 euros par anneau (l'assiette, c'est la base utilisée avant d'appliquer le taux d'imposition décidé par la commune ; cette base est régulièrement augmentée du coût de l'inflation par exemple, ce qui se traduit par une augmentation de l'impôt même lorsqu'on annonce une non augmentation du taux d'imposition). Dans le cas qui nous occupe, l'assiette de calcul préconisée par les textes (110 euros = 721 francs) est quasiment inchangée depuis... 40 ans. Pour comparaison, sur votre feuille d'imposition, l'assiette de la taxe foncière sur les propriétés non bâties a augmenté de 25 % en 10 ans.
En partant donc d'une base de 110 euros et compte tenu d'un taux d'imposition fixé par la commune à 65,02 %, la taxe découlant du nouveau texte de loi (abstraction faite du coefficient de commercialité) s'élèverait à 197, 50 euros par anneau.
De source SODEAL, le montant de la taxe foncière pour 2012 représente 273 393 euros soit 78 euros effectivement payés par anneau. Si l'on reprend le calcul avancé par la SODEAL le tarif forfaitaire servant de base de référence est ainsi de 44 euros (environ 290 francs), soit 2 fois et demi inférieur à la préconisation de 1970.
Economies demain ou gabegie aujourd'hui ?
A partir de là, certes il est anormal que ce soient les plaisanciers les moins fortunés qui soient proportionnellement les plus imposés. Et il est donc logique d'entreprendre une action pour supprimer la référence forfaitaire.
En revanche, une revalorisation de la facturation globale du port n'est peut-être pas aussi injustifiée que l'on voudrait nous le faire croire, d'autant plus que la taxe foncière ne représente qu'une très faible part (entre 2 et 7 %) de la redevance payée par le plaisancier pour son amarrage : Avant même la réforme évoquée ci-dessus, le tarif des anneaux au Cap se situe dans la moyenne des prix pratiqués par les ports voisins ( de 1027 à 4529 euros selon la catégorie de bâteau pour Agde alors que la fourchette s'établit entre 850 à 5116 euros pour les autres ports ** ).
Rappelons au passage que la Sodéal a la mauvaise habitude de ne pas détailler la facture de la location des anneaux et qu’il y a cinq ans, ses dirigeants qui crient aujourd’hui au loup, ont sorti de leur chapeau une « taxe environnementale » totalement illégale….
La question intéressante est alors la suivante : que sont devenus les dégrèvements fiscaux obtenus (il est question de 2 millions d'euros) ? Ont-ils été ristournés aux plaisanciers ? Ont-ils servi d'autres activités que portuaires ? Là dessus, nos élus ne sont pas très diserts.
Quant à la proposition du maire, reprise par son adjoint Frey, président de la Sodéal, de ne faire supporter par les plaisanciers que la moitié de la charge d'augmentation, non seulement elle ne résout en rien le problème de l'inégalité devant l'impôt, mais c'est une proposition démagogique puisque, à ce jour l'augmentation n'est pas chiffrée (entre 140 et 700 000 euros selon les hypothèses).
Si la Sodéal est à même de pouvoir absorber la moitié de l'augmentation, entre 70 et 350 000 euros auxquels il convient d'ajouter les 200 000 euros de déficit du camping Baldy (payés, d'après nos élus, ni par les plaisanciers, ni par les contribuables ) sans toucher à la redevance versée à la ville et (toujours d'après nos élus) sans toucher aux investissements prioritaires, cela signifie qu'il existe un potentiel énorme d'économies à réaliser et une possibilité non négligeable d'augmenter la contribution de la Sodéal au budget de la commune.
A contrario, il apparaît que, jusqu’ici, une certaine gabegie a régné !
Et si toute cette gesticulation de précampagne municipale, sous prétexte d'augmentation de la taxe foncière, n'était qu'un écran de fumée destiné à camoufler une augmentation généralisée du coût de location des anneaux...
Affaire à suivre donc ...
Antoine Allemand
Liste Agissons pour Agde
*source : Union Nationale des Associations des Navigateurs du golfe du Lion.
** source : Infocapagde
Publié le : Jeudi 7 novembre 2013 à 07:54
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| Le nouveau navire est l’une des vedettes du Salon nautique du Cap-d’Agde © OLIVIER RAYNAUD |
Midi Libre 04/11/2013
Après 25 ans de bons et loyaux services, l'ancien bateau des sauveteurs en mer prend la direction de Saint-Nazaire.
Un navire rapide, équipé de deux moteurs de 420 chevaux, qui va permettre de réduire les délais d’intervention en mer, tout en assurant une sécurité accrue des personnels.Bonne nouvelle pour l'équipage de la SNSM, une nouvelle vedette vient d'être livrée.
Après 23 ans de bons et loyaux services, la vedette Honoré d’Estienne d’Orves, du nom d’un capitaine de frégate du Roi, passe donc la main et s’en va rejoindre le centre de formation de la SNSM, à Saint-Nazaire. "Elle demandait beaucoup d’entretien, mais elle est en bon état", explique le patron de la SNSM capagathoise, Michel Mathieu-Daudé qui avoue que le changement d’embarcation "ne se fait pas sans nostalgie. On se remémore les interventions, les remorquages. Mais on est très heureux de prendre possession de la nouvelle vedette."
Le corsaire Terrisse comme nom de baptême
Un bateau dont le nom de baptême fleure bon l’histoire agathoise puisque c’est le corsaire Terrisse qui a été choisi pour figurer sur les flancs de l’embarcation. à bord, l’électronique embarquée est de dernière génération. Le commandant et ses seconds ont donc suivi une remise à niveau afin de se familiariser avec ces instruments, indispensables pour se repérer dans la brume et dans les vagues.
Déjà une quarantaine d'interventions en 2013
Aidés par des subventions de la Sodéal, de la Ville et surtout des dons de plaisanciers et d’associations, les 17 bénévoles (dont une femme) de la SNSM doivent réunir un budget d’environ 40 000 €. "Si elle coûtera certainement moins en entretien, la nouvelle vedette, plus puissante, consomme plus", prévient Michel Mathieu-Daudé, qui compte sur la générosité du monde de la mer pour boucler son tour de table.
En 2013, la SNSM d’Agde en est actuellement à quarantaine d’interventions, ce qui situe bien son importance dans le dispositif de secours en mer.
OLIVIER RAYNAUD
Publié le : Mercredi 6 novembre 2013 à 08:19
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| Les plaisanciers attendent avec impatience le résultat des discussions. (D.R. ) |
Midi Libre 31/10/2013
Face à la hausse probable du prix des anneaux, la société, qui gère les 3500 anneaux d'amarrage du port du Cap-d'Age, assure qu'elle prendra 50 % du surcoût à sa charge.
Le 29 décembre dernier a été votée une loi de finances rectificative modifiant les règles actuelles du calcul de la valeur locative applicable aux ports de plaisances.
Une loi qui aura une incidence sur le montant de la taxe foncière des anneaux des ports de plaisance français et, de fait, sur le plus grand port public de méditerranée qu’est celui du Cap-d’Agde, avec près de 3 500 anneaux d’amarrage gérés par la Sodéal.
Cette fin d’année marque la préparation du budget 2014 de la société qui gère les ports capagathois. Et par manque de clarté des règles précises de taxation fiscale, cette loi crée débat.
Une hausse moyenne évoquée de 200 euros par anneau et par an
Ainsi, la Sodéal a mandaté deux conseillers fiscalistes indépendants afin d’évaluer ces taxes qui pourraient alourdir les charges, en moyenne de 200 par an et par anneau.
Gilles d’Ettore, maire d’Agde, et Sébastien Frey, président de la Sodéal, ont tenu une conférence de presse lundi dernier afin de faire un point sur les mesures de négociation en cours et l’engagement de la collectivité.
Quatre points de négociations sont actuellement évoqués par la Sodéal et la Fédération française des ports de plaisance (FFPP), afin de rendre "plus supportable" l’application de cette taxe foncière pour les gestionnaires de ports et les plaisanciers. à savoir, une prise en compte de la longueur des bateaux pour plus d’équité, une prise en compte du niveau des services portuaires, un lissage de l’augmentation fiscale dans le cadre d’un plan pluriannuel, et le décalage d’un an de l’application de cette loi (ce qui, selon nos informations, pourrait être décidé dans l’immédiat).
Les plaisanciers mobilisés
Une pétition recueillant 3 500 signataires, usagers du port pour la plupart, a montré la mobilisation. Ce point presse a permis à Gilles d’Ettore et à Sébastien Frey d’annoncer unanimement, devant Christophe Palomares, président de l’Association des professionnels du nautisme, et les membres titulaires du conseil portuaire, "que la Sodéal supportera au moins 50 % de la nouvelle charge fiscale décidée par l’Etat, afin d’atténuer ce choc fiscal, et donc de protéger les plaisanciers du Cap d’Agde et l’économie de la plaisance sur le territoire, entreprises et emplois compris."
Le maire d’Agde a tenu à préciser que cette prise en charge "ne coûtera pas un centime de plus aux contribuables agathois. Elle sera obtenue grâce à des économies de gestion." Avec les mesures de négociation évoquées et la pétition agathoise entre ses mains, la FFPP est en attente d’une réponse du ministère du Budget.
Une assemblée générale extraordinaire de la FFPP vient d’être convoquée à Paris pour le 7 novembre.
Salon nautique : une inauguration très politique
S’il y a eu consensus hier soir, sur le podium Midi Libre, lors de l’inauguration du Salon nautique (qui se tient jusqu'au 3 novembre), c’est bien autour de la nécessité de préserver dans la région les emplois liés au nautisme.
Car pour le reste, droite et gauche n’ont pas manqué de s’égratigner, certes à fleurets mouchetés, au sujet de la hausse de la fiscalité des ports (voir ci-dessus).
Président de la Sodéal et chef de file de l’opposition au conseil général, Sébastien Frey a tiré le premier. "Il aurait été préférable que le législateur prenne le temps d’élaborer ce projet de loi, dans la discussion. Cela n’a pas été le cas, c’est dommage." Ce à quoi Henri Cabanel, vice-président du Conseil général élu aux ports rétorquait : "J’ai bien entendu vos propos, cher Sébastien. Mais dans cette situation économique difficile où, disons-le, les élus sont un peu décrédibilisés, il faut essayer de comprendre l’intérêt d’une telle loi. Il est important de s’unir et d’avoir un consensus sur les demandes à formuler pour cette filière nautique."
L’union, le Sétois André Lubrano, représentant le président de la Région, Christian Bourquin, là prône lui aussi : "On doit travailler ensemble, se serrer les coudes. Sur la fiscalité des ports, je crois que la raison l’emportera. On ne peut pas taxer un bateau de 30 mètres sur les mêmes bases qu’une embarcation de 5 mètres." Le maire d’Agde, Gilles D’Ettore, justifiait lui son action en invoquant "la protection d’une filière qui offre des emplois à l’année."
Publié le : Mercredi 6 novembre 2013 à 08:14
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| Charles Hedrich, hier au salon nautique du Cap d’Agde L’aventure avec son embarcation de 6,8 m reprendra l’été prochain. (F.V. et DR) |
Midi Libre 31/10/2013
Sa profession : aventurier. L'été dernier, il a parcouru à la rame le passage Nord-ouest. Il est au Cap-d'Agde ce week-end.
Cétait un jour de vent contraire par 70° de latitude nord. Un jour ou une nuit ? Il ne sait plus trop. L’été, là-haut, bien au-delà du cercle arctique, quand le blizzard n’obscurcit pas le ciel de terribles nuages, le soleil est condamné à perpétuité. Avec son embarcation de 6,80 m en kevlar, suffisamment légère pour la tirer sur les glaces, il a quitté le petit village esquimau de Wales à la pointe de l’Alaska. Objectif : ouvrir à la rame le passage du Nord-Ouest.
L’homme a doublé la pointe Barrow, la plus septentrionale du continent américain. Le voici maintenant le long des côtes canadiennes. En dehors d’un voilier, Charles Hedrich n’a croisé personne dans ces eaux qui, il y a seulement quelques années, étaient perpétuellement prises par les glaces.
"J’ai soudain entendu, tout proche, le cri d’une baleine"
Ce jour-là donc, c’était il y a moins de trois mois, en août, il a mouillé l’ancre loin de toute côte et s’est calfeutré dans l’habitacle étanche, le temps que le vent tombe.
Charles Hedrich raconte : "J’ai soudain entendu, tout proche, le cri d’une baleine. J’ai mis le nez dehors et je l’ai vue, tout à côté du bateau. Je me suis à nouveau enfermé, bloquant les aérateurs et je l’ai observée par le petit hublot. Elle est descendue lentement, échappant à mon regard. Tout d’un coup, j’ai senti le bateau se soulever puis redescendre, puis se soulever à nouveau avant de se stabiliser enfin. J’ai regardé... La baleine était partie. Elle avait joué avec moi."
Rencontre tendue avec des ours blancs
Des histoires d’animaux dans le passage du Nord-Ouest, cet homme de 55 ans en rapporte des dizaines : rencontre tendue avec des ours blancs dans les lagunes côtières, avec des morses, des rorquals... L’aventure s’est momentanément achevée au village de Tuktoyaktuk, à mi-chemin entre le Pacifique et l’Atlantique. Il y retournera l’été prochain pour récupérer son bateau et finir le trajet.
Ancien officier de la marine marchande, ancien chasseur alpin, ancien chasseur de tête, ce Lyonnais a épousé l’aventure et rêve perpétuellement de grandes traversées. Il veut battre le record de la latitude sud avec son voilier, le Glory of the sea ; s’offrir le tour du monde, face aux vents contraires, en multicoque solo ; se payer la traversée du désert d’Arabie, en autonomie totale, parce que les grandes traversées sont aussi terrestres ! Et les rêves de Charles Hedrich deviennent vite réalité.
"Avec un marteau, j’ai cassé la dent et vidé l’abcès"
L’an passé, histoire de garder la forme, il s’est tapé un petit aller-retour sur l’Atlantique : 145 jours et 21 heures, de Saint-Pierre-et-Miquelon à La Martinique, "en contournant par tribord les Canaries et les îles du Cap-Vert". Son seul contact avec le reste du monde : les communications téléphoniques satellitaires avec son routeur basé à Chalon-sur-Saône. "Deux événements ont failli me faire renoncer : un cyclone qui avait eu la curieuse idée de foncer sur moi avant de changer d’avis et une infection dentaire peu après mon départ. Les antibios étaient inefficaces. Avec un marteau, j’ai cassé la dent et vidé l’abcès".
Avant, bien avant, il y avait eu l’ascension de l’Everest par la voie tibétaine, une traversée pôle Nord-Groenland en autonomie, des treks dans le Panshir afghan... Qu’est-ce qui fait donc courir Charles Hedrich ? L’homme réfléchit, réfléchit encore et finit par lâcher : "L’envie d’aller au bout."
JEAN-PIERRE LACAN
Publié le : Mercredi 6 novembre 2013 à 08:10
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| Des milliers de visiteurs sont attendus sur les quais et les pontons. (D.R.) |
Midi Libre 30/10/2013
La 14e édition du Salon nautique ouvre ses portes aujourd'hui, sur la zone technique du Cap-d'Agde.
Malgré la crise économique en toile de fond, le secteur du nautisme fait de la résistance. Tant bien que mal, certes, mais cette industrie qui est l’un des fleurons du savoir-faire à la française, peut s’appuyer sur des entreprises créatrices, innovantes, qui parviennent à bien figurer à l’exportation tout en limitant la casse sur le marché national.
Charles Hedrich comme parrain
La 14e édition du Salon nautique d’automne, qui débute ce matin, pour terminer le 3 novembre, sur la zone technique du Cap-d’Agde, est là pour en témoigner. Le long des quais, sur les pontons, seront réunis les acteurs majeurs de la filière, les équipementiers et de nombreux particuliers, proposant plus de 500 bateaux, neufs et d’occasion, à la vente.
Des millésimes 2014 seront aussi présentés par les grands chantiers. Pour les plaisanciers, la tentation est grande de succomber aux courbes d’une embarcation dernier cri. Pour autant, les visiteurs lambda ne seront pas oubliés puisqu’il sera aussi question de sport, d’aventure extrême, de navigation éco-responsable avec Charles Hedrich, parrain de cette édition.
De nombreuses conférences et animations sur le thème du nautisme seront également proposées. Bref, de quoi occuper agréablement cette seconde semaine des vacances scolaires de Toussaint.
Au programme des conférences
Aujourd’hui : à 11 h, “Acheter son premier bateau : les pièges à éviter !” ; 14 h 30, “Protection du patrimoine maritime local : un enjeu pour demain” ; 16 h, conférence de l’aventurier Charles Hedrich, parrain du salon et du navigateur Xavier Macaire.
Demain : à 11 h, “Première mondiale : le passage du Nord Ouest à la Rame”, avec Charles Hedrich ; 12 h 30, atelier “Les enfants et l’éco-responsabilité” ; 14 h 30, “Evolutions technologiques des moteurs” ; 16 h, “Orages et phénomènes associés : la stratégie à suivre”.
Vendredi : à 11 h, “La magie de l’électronique embarquée” ; 14 h 30, “Techniques de pêche en mer” ; 16 h, “Les ports d’Agde au cœur du réseau Odysséa”.
Samedi : à 11 h, “Sécurité et nouvelles réglementations” ; 14 h 30, “470 : Un succès français de 50 ans” .
Dimanche : 11 h, “La mer en danger” ; 14 h 30, “Permis bateau et règlementation”.
Sur les ondes de Midi Libre
Chaque jour, Midi Libre rythme le Salon nautique en réalisant la radio du salon avec des invités, des interviews et de l'info en direct.
De nombreux invités vont se succéder sur l'espace animation Midi Libre, organisateurs, navigateurs, conférenciers, professionnels du nautisme... avec, pour objectif, d'informer les visiteurs et de leur faire découvrir toutes les facettes de la filière du nautisme.
Publié le : Mercredi 6 novembre 2013 à 08:06
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Le Marin du 24/10/2013
La hausse de la redevance mensuelle due par les plaisanciers pourrait être très importante. (Photo Hélène Scheffer)La Fédération française des ports de plaisance va organiser, le mardi 5 novembre, un conseil d’administration extraordinaire, qui pourrait « décider d’opérations d’envergure ». En cause, la loi de Finances rectificative de 2012 qui pourrait coûter cher aux plaisanciers.
Depuis le printemps, la FFPP discute avec le gouvernement pour une modulation de l’impact de cette loi, qui impose de nouveaux calculs de la taxe foncière des ports de plaisance. Les ports seraient désormais imposés selon une nouvelle valeur locative des postes d’amarrage, fixée à 110 euros en Méditerranée, 80 euros pour les autres ports maritimes et 55 euros pour les ports fluviaux, quelle que soit la taille ou la qualité des installations. Ce qui, selon les estimations, impliquerait une hausse conséquente, parfois du double, de la redevance mensuelle due par les plaisanciers.
Alors que de nombreux rendez-vous ont eu lieu depuis juin avec le ministère des Finances, Serge Pallarès, le président de la FFPP, estime que, depuis, le « silence de Bercy est ahurissant et irresponsable ». En novembre, les ports doivent présenter leurs budgets de fonctionnement 2014. « Sans information, nous allons être contraints de voter des budgets qui ne seront pas équilibrés, donc qui ne respectent pas la loi. »
Publié le : Lundi 28 octobre 2013 à 07:39
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| Julien, 31 ans, peinera à payer la surtaxe foncière souhaitée par Bercy./Photo Top Sud, C.G. |
La Dépêche du 26/10/2013
Un vent de fronde se lève sur le littoral après les retards des négociations fiscales entre les ports de plaisance et le ministère. Les acteurs craignent une hausse de 25 % du prix des anneaux consécutive à la modification du calcul de la taxe foncière.
La guerre des anneaux de la plaisance a repris entre les représentants des Ports de Plaisance et l’administration fiscale de Bercy. La modification du système de calcul de la taxe foncière appliquée aux pontons de plaisance enflamme à nouveau les plans d’eau de la région.
En juillet dernier une première poussée de fièvre avait finalement engendré discussions et même négociations entre les fiscalistes de la FFPP (Fédération française des Ports de Plaisance) et le ministère du budget. En septembre, les deux partis semblaient avoir trouvé un accord, au moins un arrangement alors que les plaisanciers, menacés d’augmentation des tarifs à l’anneau d’amarrage, pétitionnaient.
«Les services fiscaux s’étaient donnés dix jours pour mettre en ordre les différents éléments pour rédiger les décrets d’application. Depuis, nous n’avons plus de nouvelles de Bercy. Les interlocuteurs ne sont même plus joignables. C’est une position à la fois irrespectueuse et irresponsable du ministère du budget. C’est du mépris pour une profession tout entière» estime Serge Pallarès, le président de la FFPP et directeur du port de Saint Cyprien (Pyrénées-Orientales).
«2 090 € par an pour notre bateau de pêche»
En septembre, il pensait avoir obtenu le report d’un an de l’application de cet article (1501) de la loi de finance votée en 2012 et certains aménagements pour mettre en place une nouvelle base équitable de calcul de la taxe. «Si la nouvelle est appliquée c’est une tuile. On parle d’une augmentation de 25 % du prix de l’anneau.
«Pour moi c’est une passion, la pêche. Et si c’est maintenu cela revient à taxer ma passion. Et pourquoi pas mettre une taxe sur les bouchons lumineux de la pêche côtière ?» s’exclame Patrick 53 ans qui a rassemblé toutes ses économies et celles de son beau-frère pour s’offrir ce petit bateau de type pêche promenade pour des sorties familiales. «Si comme on l’annonce, on applique une augmentation de 500 à 600 €, c’est beaucoup trop. Je ne sais pas comment je pourrais payer ce supplément» ajoute Julien, un ouvrier serrurier de 31 ans qui vit à l’année sur son voilier amarré au port de Malfato au Cap d’Agde (Hérault). Car, contrairement aux idées reçues, tous les propriétaires de bateau ne roulent pas sur l’or. Et ils représentent aujourd’hui 80 % de la flottille de la plaisance française.
Brouillard fiscal
En novembre prochain, les ports, publics ou privés vont établir leur budget pour 2014. Ils doivent aussi fixer les tarifs des places au port. Mais à ce jour, ils n’ont pas en main le cadre fiscal de l’exercice à venir. «Tous les directeurs de port vont naviguer à vue, faute d’informations précises de Bercy. Comment, dans de telles conditions établir un budget sincère ? Peut-on dire à un locataire que le loyer va augmenter sans être capable de chiffrer cette progression ?» questionne Serge Pallarès. Une assemblée générale extraordinaire de la FFPP vient d’être convoquée à Paris pour le 7 novembre. Mais déjà les menaces d’action sont dans le vent de la révolte. En Languedoc-Roussillon, la plaisance représente un chiffre d’affaires qui avoisine les 200 M€ et 8 000 emplois.
C.G
Publié le : Lundi 28 octobre 2013 à 07:33
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| Un drame au large d'Agde. (Archives D. Q.) |
Midi Libre 27/10/2013
Dimanche vers 16 h 30, un homme est décédé au Cap d'Agde.
Ce dimanche vers 16 h 30, les sapeurs-pompiers d'Agde ont été appelés sur la plage de la Roquille pour secourir un homme qui s'exerçait sur une planche. Ils n'ont malheureusement pu que constater son décès.
Le malheureux aurait été victime d'une mauvaise chute sur sa planche, il s'est probablement noyé après avoir perdu connaissance.
La victime est un homme âgé de 61 ans.
Quelques minutes après, les pompiers d'Agde ont été appelés pour secourir un autre baigneur en difficulté, cette fois plage de la Grande Conques. Un homme âgé de 29 ans a été pris d'un début de noyade.
J-Ph. J
Publié le : Lundi 28 octobre 2013 à 07:19
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| En automne, les pêcheurs de dorades se pressent à la Pointe Courte à Sète et en repartent rarement bredouilles. (VINCENT ANDORRA) |
Midi Libre 26/10/2013
Pour la première fois, des scientifiques ont établi la photographie de la pêche récréative, loin d’être anecdotique.
Voilà une étude qui arrive à point nommé, alors que les associations écologistes sont vent debout contre la surpêche. Pour la première fois, le principal institut d’études marines, l’Ifremer, a lancé une vaste enquête (2011-2013) sur la pêche en mer dite “récréative”. Pratiquée par les amateurs, on ne la "connaît pas du tout, contrairement à la pêche professionnelle", confie Harold Levreel, halieute à l’Ifremer Brest et coauteur de l’étude. Elle ne porte donc ni sur les rivières, ni sur le ramassage des coquillages.
Sur l’ensemble de ses côtes, la France compte 1,319 million de pêcheurs amateurs (hors pêche à pied et hors thon). Et leurs prises ne sont pas roupie de sansonnet. En 2012, au cours de leurs 9 millions de sorties annuelles, ils ont relevé 20 400 tonnes de poissons, crustacés et céphalopodes.
Le sujet est sensible
Les trois quarts de ces captures sont gardées (le reste est remis à l’eau), ce qui représente 5 % des prélèvements de la pêche professionnelle, dont la production est estimée à 310 000 tonnes, selon France AgriMer. "Il ne faut pas forcément y voir une volonté de quotas après cette étape", précise Harold Levreel. "Mais il y a beaucoup d’enjeu derrière la pêche de façon générale." Le sujet est sensible. Exemple : les 25 % des captures de loisir rejetées à l’eau représentent une pratique que l’Europe prévoit d’interdire aux pêcheurs professionnels, qui devront ramener au port toutes leurs prises. Ce qui crée une évidente polémique.
"Le loup est l’espèce la plus capturée"
Toujours selon l’étude, chaque pêcheur de loisir dépense en moyenne 146 € par an soit une dépense globale de 200 M €. Pour entretenir son bateau, il dépense en outre 1 000 € (soit un chiffre d’affaires de 330 M€ pour le secteur).
"Avec près de 3 200 tonnes prélevées, le bar - ou le loup sur nos côtes - est l’espèce la plus capturée, suivie du maquereau (2 650 tonnes), du lieu jaune (2 274 tonnes), de la seiche (1 790 tonnes), du merlan (1 230 tonnes) et des dorades (1 170 tonnes)." Du bord, la pêche à la canne avec appât vivant ou avec leurre est dominante. En revanche, depuis un bateau, la pêche à la ligne et la pêche à la canne avec leurre constituent les pratiques principales.
2,5 millions de pêcheurs amateurs en France
En moyenne, 7 prises par sortie (poissons, crustacés, céphalopodes) sont réalisées depuis un bateau contre 2,9 prises du bord. La ligne et la canne à pêche avec appât ou leurre permettent le plus grand nombre de prises, entre 5 et 7 par sortie. Au total, "la France, compte 2,5 millions de pêcheurs amateurs, souligne Harold Levreel. 1,7 million pratiquent la pêche à pied et 1,3 million la pêche en mer. En sachant que certains pratiquent les deux".
De 40 à 64 ans
L’enquête a porté sur 16 000 foyers en France métropolitaine qui ont été interrogés par téléphone, plus un panel de 180 pêcheurs récréatifs en mer. La population de pêcheurs amateurs est composée à 73 % d’hommes. Plus de la moitié de ces pêcheurs sont âgés de 40 à 64 ans, les retraités représentent 20 % de cette population.
A Sète, la dorade, c’est un festival de cannes !
Patrick, un Parisien de 47 ans, réalise son rêve : participer à la fameuse pêche miraculeuse. Certes, ils n’étaient plus qu’une poignée jeudi à tremper leur ligne dans l’eau ; à la Pointe Courte, à Sète, pour remonter la dorade royale, un mets très apprécié et emblématique de la région.
Une tradition séculaire entre étang de Thau et mer
La tradition, séculaire, ne démarre jamais à la même date mais elle se déroule toujours de la même manière. à l’embouchure de l’étang de Thau, des milliers de poissons remontent les canaux pour regagner le large et s’y reproduire. Sur leur chemin, des centaines de pêcheurs... Sans limite, ni quota. Cette migration exceptionnelle est déclenchée par la baisse de la température de l’eau de l’étang. En mer, 20 mètres sous la surface, l’eau est, elle, constamment à 12 °C. C’est là, au “chaud” que le carnassier passera l’hiver.
La dorade surexploitée
à regarder pareille frénésie se répéter depuis plus d’un siècle, le stock de dorades dans le golfe du Lion est-il inépuisable ? "La taille maximum de cette espèce est sous-estimée. On surestime les morts naturelles et l’effort de la pêche professionnelle. Ce qui pourrait vouloir dire que l’espèce est surexploitée . Il faut attendre le résultat de futures études", confie Audrey Darnaude. Biologiste au CNRS à Montpellier, elle précise que "la dorade, dont on sait qu’elle est appréciée par l’homme depuis 2 500 ans, est hermaphrodite. Mâle jusqu’à quatre ans, elle est femelle ensuite et ne se reproduit jamais dans la lagune où, l’hiver, les températures sont trop basses. 85 % des adultes sont passés un jour par l’une des lagunes languedociennes, où salinité plus faible et températures plus élevées sont favorables à leur croissance".
Un véritable garde-manger
Dans l’étang, véritable garde-manger, elles se gavent de petits crustacés, puces, vers, crabes. Grossissent vite, échappant plus facilement à leurs prédateurs. En avril, c’est chemin inverse : les larves, quasi invisibles, regagnent l’étang. "L’idéal serait de ne pêcher aucune dorade de moins de 18 centimètres", confie encore la biologiste. Ou que l’on autorise la pêche les premiers jours au moment de la sortie des plus gros spécimens. Ce n’est pas pour demain. La dorade garde un rôle essentiel : "Ce poisson permet, dans la zone côtière, d’apporter matières et nutriments indispensables à nombre d’espèces. Si demain, ce poisson disparaît, le golfe du Lion en serait appauvri."
OLIVIER SCHLAMA
Publié le : Samedi 26 octobre 2013 à 10:05
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| Quai d’Orient, les anciens rails vont disparaître Des bornes (eau et électricité) sont installées. (V.A.) |
Midi Libre 25/10/2013
Le sud du bassin du Midi ainsi que les quais d'Orient et de la République sont en cours d'aménagement.
De Cayenne au pont de la Victoire, l’établissement public régional (EPR) Port Sud de France poursuit le chantier d’aménagement des quais destinés à accueillir les bateaux de plaisance.
A Cayenne, dans la continuité de ce qui a été fait l’an dernier au nord du bassin, les travaux se poursuivent au sud : le revêtement des bords à quai va être repris, des sanitaires installés, des grilles vont être posées ainsi que les bornes d’alimentation en eau et électricité. Dans le même temps, un ponton et des “catways” (appontements flottants) permettront d’accueillir 68 bateaux supplémentaires, essentiellement de 9 à 15 m de long. Le long des catways, quelques places seront réservées aux embarcations de plus de 30 m de long.
A noter qu’en face, sur la partie nord, près de 70 % des 114 places créées l’an dernier sont déjà occupées. Le bouclage des travaux est programmé pour la fin d’année.
Quai d'Orient, on dépose les anciens rails
Quai d’Orient, il s’agit là aussi d’aménager l’espace pour la grande plaisance. Du bord à quai, une bande de cinq mètres de large sera repavée après avoir été débarrassée des anciens rails qui occupent encore le sol, puis équipée de bornes (eau, électricité). Des jardinières seront ensuite installées et plantées d’essences méditerranéennes.
Une voie de circulation réservée aux usagers du port et des places de stationnement seront créées. Une bordure séparera cet espace portuaire de la voie et du stationnement publics. En face, quai de la République, du pont Tivoli au pont de la Victoire, le quai sera également aménagé sur une largeur de cinq mètres. De ce côté, le stationnement public (une trentaine de places) disparaîtra au profit des plaisanciers.
Là aussi, les travaux devraient être terminés pour la fin d’année.
Publié le : Samedi 26 octobre 2013 à 09:59
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| Sandra Bossat avait 21 ans le jour de l’accident qui lui a coûté la vie. (© D.R) |
Midi Libre 07/10/2013
En 2006, la jeune Sandra Bossat décède lors d'une plongée sous-marine. Jugé six ans plus tard, le gérant de la société Alyzée Plongée écope de trois ans de prison ferme en première instance. Il a fait appel. Le nouveau procès se tiendra jeudi à Montpellier.
Le 27 août 2006, un accident de plongée au Cap d’Agde a coûté la vie à Sandra Bossat, 21 ans. Après six années d’instruction, le procès s’est déroulé à Béziers le 18 janvier dernier. Le gérant de la société Alyzée Plongée, Daniel Boffetti, a écopé de trois ans de prison ferme. Il a fait appel de cette décision. Un nouveau procès se tiendra jeudi à Montpellier.
La maman de la victime : "Je suis effondrée"
"Je suis écœurée, explique Yvonne Montico, la mère de la victime. Il a été condamné à trois ans de prison. C’était, me semble-t-il, une décision de justice raisonnable. Moi, ma peine, c’est à vie que je vais la traîner. J’attendais depuis 2006 que l’on me dise ce qui était arrivé. Ce délibéré était un soulagement. J’ai encore envie de croire en la justice, mais franchement je suis effondrée. Ils ont pris la vie de ma fille pour 80 €."
Un problème avec son gilet de sauvetage
Ce 27 août, Sandra et son petit ami, tous les deux très sportifs, décident de s’offrir un baptême de plongée. Ils s’adressent à la société Alyzée Plongée et sont, au bout de quelques minutes, amenés sur un spot pour leur première plongée. Quelques minutes auparavant, Sandra avait signalé un problème avec son gilet de sauvetage. Rien n’avait été fait.
Lors de la plongée, la jeune femme va disparaître sur le site des Tables. Le jeune accompagnateur, "qui est pour moi une victime, même s’il a été mis en cause", insiste la mère de Sandra, va tout tenter. La jeune femme sera retrouvée sur un fond de sable, son masque, son respirateur et ses palmes arrachés.
Six ans d'enquête
Il faudra six années d’enquêtes pour enfin arriver au procès tant attendu par la famille de la défunte. Ce jour-là, le procureur va demander 18 mois de détention pour le responsable de la société. Le tribunal présidé par Claire Ougier va aller bien au-delà et le condamner à trois ans de détention. Jeudi, celui qui reste encore présumé innocent connaîtra le quantum de sa peine. Yvonne Montico veut encore croire en la justice pour sa fille.
JEAN-PIERRE AMARGER
Publié le : Mercredi 9 octobre 2013 à 07:36
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| Personne ne s'est présenté... (Vincent ANDORRA) |
Midi Libre 08/10/2013
Le chimiquier est stocké dans le port depuis trois ans
Le Rio Tagus, ce chimiquier stocké dans le port depuis bientôt trois ans pour des défauts dans la coque, n'a pas trouvé preneur. Proposé ce lundi lors d'une vente aux enchères à 225 000 euros, ce navire n'a pas trouvé preneur. Et pour cause. Aucun acheteur ne s'est présenté.
Désormais se présentent deux solutions : soit une nouvelle enchère (avec un prix plus bas) est relancée par le propriétaire, soit c'est le Port de Sète qui s'en charge. Ce qui repousse la vente de plusieurs mois.
Publié le : Mercredi 9 octobre 2013 à 07:32
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| La tradition a la dent dure, et les barrières installées çà et là par la Région sur le port n'y peuvent pas grand chose... (V.A.) |
Midi Libre 06/10/2013
En Île singulière comme dans tous les ports, il est interdit de pêcher. Le hobby de plusieurs centaines de pêcheurs amateurs ne repose donc que sur une tolérance. Que beaucoup estiment menacée...
Ce port, on y est vissés, c’est du sel qui coule dans nos veines. Alors c’est vrai : beaucoup prennent mal le fait de voir ici “pousser” des grilles, là, des barrières. Faut les comprendre : ceux qui ont un bateau, ils peuvent aller en mer, encore. Mais les autres ? Et les papys de 80 ans, on va aussi leur interdire ça ?" Il est fâché, ce passionné de pêche.
Et il n’est pas le seul : les centaines de signatures obtenues par la pétition du Sétois Gérard Puyuelo ("Contre les interdictions de plus en plus nombreuses de pêcher", claironne-t-elle) attestent du caractère sensible de la question de… la pêche à la ligne en centre-ville.
Un privilège et une tradition ancestrale
Au-delà de l’aspect folklorique d’une cause dont les défenseurs, parfois, ne le sont pas moins, c’est une véritable question de société que pose l’indéniable tolérance observée en Île singulière. Ou tout au moins l’inquiétude de voir disparaître cette sorte de “privilège royal”, à l’instar de la défunte gratuité des anneaux dans le Cadre. Car dans ses efforts de rationalisation des quais, l’EPR Port sud de France a certes privé les pêcheurs à la ligne de quelques linéaires intéressants en terme de “spots” de pêche (capitainerie, bassin du Midi, criée, bout du Môle…).
"Les pêcheurs ne sont pas des délinquants"
Une reconquête à la fois motivée par des questions de sécurité (côté port de pêche par exemple), de salubrité et de développement de l’activité (de plaisance, etc.), que l’on commente peu du côté de l’établissement public portuaire. On y estime, semble-t-il, que les amateurs de pêche pourraient se contenter d’une tolérance encore d’actualité.
Car pêcher dans le port de Sète, et dans tout port, d’ailleurs, est interdit, confirme Patrick Wechsler, le patron de la brigade de gendarmerie maritime : "Ce droit (de pêcher dans les canaux et le port), ce sont les Sétois qui se l’attribuent. C’est interdit mais d’un autre côté, nous n’allons pas embêter et verbaliser des dizaines de gens qui, dans leur grande majorité, sont respectueux. Les braconniers, on les connaît…"
Penser au moins à couper la nageoire caudale
Tout juste les gendarmes concèdent-ils vérifier parfois si la - nageoire - caudale du poisson pêché à la ligne est bien coupée dès celui-ci sorti de l’eau. "Ça évite de retrouver du poisson de ligne dans les assiettes des restaurants…", glisse Patrick Wechsler. Qui ajoute qu’"à moins de tomber sur un pêcheur agressif, sur un de ceux qui, avec leurs bateaux, s’amarrent un peu partout dans le port et y reviennent malgré nos avertissements, on s’en tient à de la prévention. Les pêcheurs à la ligne ne sont pas des délinquants et il nous faudrait une armée de gendarmes pour verbaliser tout le monde."
Pêcher dans le port est donc bien une infraction (et y pêcher au harpon, comme on le déplore régulièrement à La Pointe, un jeu dangereux). Mais aussi, pour beaucoup, un hobby.
Toute une économie
Une passion qui, à Sète, alimente toute une économie. à 80 cts le “bibi”, 15 € le vert de chalut (certes découpable), 6,50 € la boîte d’escavènes et 7,80 € les huit vers “américains”, sans compter le coût du matériel, difficile d’imaginer que cette pratique soit un business pour la grande majorité de ceux qui mettent le fil à l’eau. D’autant que certains viennent de loin pour s’adonner à leur passion.
Alors, même s’il est “grignoté” çà et là pour les raisons invoquées plus haut, difficile d’imaginer que, bien que dans leur droit, collectivités et forces de l’ordre décident de priver les pêcheurs à la ligne de leur terrain de jeu favori. "Ça déclencherait une révolution", prévient-on sur les quais.
Ce qui amuse presque le patron de la gendarmerie maritime, Patrick Wechsler, qui assure en avoir vu d’autres : "A Dunkerque, c’est le canal de décharge de la centrale nucléaire qui est assailli de pêcheurs. Les eaux y sont chaudes et les bars y pullulent. Voyez, le Sétois est rugueux, mais il a des concurrents."
PATRICE CASTAN
Publié le : Lundi 7 octobre 2013 à 08:44
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| Une partie du port de Saint-Cyprien (P.-O.). (© D.R) |
Midi Libre 04/10/2013
Le procès de la corruption à Saint-Cyprien (P.-O.). Petits cadeaux, gros billets, œuvres d’arts et urbanisme : le procureur renvoie treize suspects au tribunal correctionnel.
Les cadeaux, c’est permis" se plaisait à dire l’UMP Jacques Bouille, qui fut pendant près de 20 ans maire de Saint-Cyprien (P.O.), une station balnéaire de 10 000 habitants, avant de se suicider en prison, le 24 mai 2009. Et des cadeaux, le procureur de la République de Perpignan en a recensé beaucoup, dans son réquisitoire de 72 pages, qui renvoie treize suspects au tribunal.
"Une véritable frénésie d’achats"
Il y a ceux que le docteur Bouille, surnommé “Mack-Bouille “par certains opposants, se faisait à lui-même, avec l’argent de ses contribuables. En courant les salles des ventes, soi-disant au profit des deux musées de sa commune. "Une véritable frénésie d’achats" note le magistrat qui a fait les comptes : plus de 7 M € d’œuvres d’arts achetées en six ans.
Il dit "qu’il se sent zieuté"
De belles pièces, un Utrillo, un Vlaminck, et des centaines de netsuke, des figurines japonaises exposées non au musée, où aucun inventaire n’était établi, mais dans le bureau du maire. Bien des tableaux, d’ailleurs, n’étaient pas visibles par le public. Et lorsqu’à l’automne 2008, Jacques Bouille apprend que la P.J. enquête, il dit "qu’il se sent zieuté". C’est la panique. Les policiers découvriront des tableaux de partout : chez lui, mais aussi "sur un terrain vague, propriété du maire, et dans un poulailler appartenant à sa mère."
Un Vlaminck à 60 000 €
Damien Piller, avocat et promoteur suisse ayant mené cinq projets immobiliers à Saint-Cyprien, partageait l’amour de l’art de Jacques Bouille : pour jouer les mécènes, en 2006 et 2007, il a payé dix tableaux, dont le Vlaminck à 60 000 €. Total : plus de 400 000 €, sans doute directement achetés par Jacques Bouille en personne. Quand le scandale a éclaté, Me Piller a fourni des lettres datées du jour de la vente, indiquant que chaque tableau était destiné "à la fondation d’intérêt public" associée au musée de Saint-Cyprien. Problème : cette fondation, "c’était une idée en l’air, qui n’a pas abouti" dira en 2009 Jacques Bouille aux policiers.
"Les tableaux, je m’en foutais"
Tracfin a compté 280 234 € déposés en liquide sur les comptes bancaires des époux Bouille, en 2006 et 2007. Dans le même temps, le couple a acheté pour 460 000 € d’œuvres d’arts et de bijoux. D’où venait l’argent ? Peut-être de ces enveloppes versées par les entrepreneurs pour obtenir un marché, ou une autorisation de lotir. à l’un d’eux, le maire "avait demandé pour faire avancer le dossier le versement en liquide d’une somme de 50 000 €" raconte le procureur. L’entrepreneur refuse, le maire relance en proposant qu’il achète deux tableaux, par chèques, pour la même somme : l’entrepreneur s’exécute.
Des pratiques contagieuses
"Les tableaux, je m’en foutais" raconte un autre chef d’entreprise, qui en a quand même acheté huit en 15 mois, pour 155 000 € et a conservé la quasi-totalité des marchés de travaux d’électricité de la commune. Mais d’autres ont directement versé des enveloppes, dont ce promoteur à qui le directeur de cabinet du maire demande "un droit d’entrée correspondant au paiement d’une commission en liquide de 37 500 € soit un tarif établi de 3 € le m2" rappelle le procureur.
Le magistrat note que ledit directeur de cabinet a fait doubler son salaire en se faisant payer par l’office de tourisme (6 300 € mensuels), tandis que le directeur général des services, qui prenait aussi sa part sur l’enveloppe, cumule lui deux salaires (9 400 € par mois au total). Des pratiques contagieuses : l’adjoint à l’urbanisme signe le permis de construire d’un hangar sur le port, au profit d’une SCI appartenant à son fils, et dans lequel il a lui-même investi 150 000 €.
Le successeur de Jacques Bouille à la mairie vend un terrain communal à une société qu’il administre, au tiers de l’évaluation des Domaines... Reste cette perle rare, qui a refusé de cracher au bassinet, et auquel le procureur rend hommage, à la page 32 : "Il résumait sa position en une formule lapidaire : "Je ne donne pas d’argent aux enculés (sic)".
Quatre non-lieux
Sur les 17 personnes mises en examen, quatre obtiennent un non-lieu. Seront jugés en 2014 : Marie-Antoinette Bouille, Marc Blasco, Christiane Patural, éric Hernandez, Jean-Louis Izard, Rémi Bolte, Jérôme Ferrer, Francis Montor, Pierre Fontvieille, Damien Piller, Pierre Ferrer, Alain Schuller et Jean-Christophe Deville.
FRANÇOIS BARRèRE
Publié le : Vendredi 4 octobre 2013 à 08:01
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Midi Libre 01/10/2013
Découverts par un vacancier dans l'eau au droit de la plage de Vassal, des munitions datant de la seconde guerre mondiale commencent à être détruites à l'explosif.
Découverts par hasard en début d'été par un vacancier dans l'eau au droit de la plage de Vassal, trois fourneaux de munitions datant de la seconde guerre mondiale commencent à être détruites à l'explosif.
La première explosion a eu lieu ce mardi après-midi
Regroupées dans un fût par les plongeurs démineurs de la Marine Nationale, ces munitions sont ensuite placées au large où on les fait sauter. La première explosion a eu lieu ce mardi après-midi. D'autres suivront jusqu'à vendredi.
Publié le : Mercredi 2 octobre 2013 à 08:23