Rafales : 4 nds
Température mer :
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| Une association caritative a tiré la sonnette d’alarme concernant la situation de cet homme. (© D.R) |
Midi Libre 13/12/2013
Jean-Christophe Chatiron vit chichement dans son voilier, un six mètres amarré à un ponton du port des Pauvres à Frontignan (Hérault).
C’est une association caritative qui a tiré la sonnette d’alarme concernant "la situation délicate" de Jean-Christophe Chatiron. "Ce serait dramatique d’apprendre qu’il est mort de froid ou asphyxié !" Âgé de 49 ans, sans domicile fixe, si ce n’est ce bateau sans chauffage où il vit depuis quatre mois, Jean-Christophe Chatiron a posé l’ancre au port des pauvres.
S’habille dans les Vestiboutiques, se douche au centre Yunus
Mécanicien diéséliste, titulaire d’un CAP, il vit de petits boulots, de missions en intérim, de contrats d’insertion, possède un scooter pour se déplacer, reçoit chaque mois un RSA de 430 €, mange grâce aux distributions des Restos du cœur, aux achats à l’épicerie sociale, fait la manche devant l’église, s’habille dans les Vestiboutiques, se douche au centre Yunus, connaît tous ses compagnons d’infortune en ville - "c’est un petit village. On est cinq" -, les supermarchés où on ne veut plus les voir à la porte.
La petite cabine de ce voilier de 6 m
Dans la hiérarchie des accidentés de la vie, l’homme se classe plutôt comme un travailleur pauvre, vêtu simplement mais proprement. "Frontignan, c’est ma seule base. Ici, les gens me connaissent un peu. J’ai acheté ce bateau pour avoir au moins un toit. On me dit que j’ai du courage de rester là." Dans la petite cabine de ce voilier de 6 m, tout est soigneusement rangé : la vaisselle d’un côté, les denrées de l’autre. Dans le coin couchette, un amas de couvertures et "un bon duvet qui va jusqu’à -25 °C. Ce n’est pas le froid qui me gêne, je suis habitué. C’est l’humidité et le vent" explique-t-il.
Aller se doucher et remplir des bouteilles d’eau au port
Bricoleur, il a installé une éolienne qui lui sert à alimenter des ampoules quand il y a suffisamment de vent. Lumière, réchaud à gaz pour cuisiner mais pas de chaleur. "On m’a déconseillé les poêles à pétrole et à gaz sur un bateau." Jusqu’à il y a peu, il avait trouvé une combine (grâce à l’entraide) pour aller se doucher et remplir des bouteilles d’eau au port mais il a été repéré.
Alors que le niveau 1 du dispositif hivernal d’urgence vient d’être activé par la préfecture, sa situation a de quoi inquiéter. Originaire de Bourges, Jean-Christophe Chatiron a dévissé il y a douze ans : divorce, perte d’emploi, alcool l’ont jeté dans la rue, les squats, les trains sans tickets, le tour de France de la débrouille, la solitude. "Ç’a été très dur pour mes filles. J’y étais très attaché" raconte-t-il.
"S’il faut tendre la main à quelqu’un, on le fera"
Jean-Christophe Chatiron a bien pensé demander une place pour l’hiver au port de plaisance où il pourrait bénéficier de l’eau et, surtout, de l’électricité pour se chauffer. "Avec mon RSA, je peux payer" assure-t-il. Inscrit sur liste d’attente, l’homme n’a que peu de chances d’être accepté. "La résidence permanente à bord d’un bateau est interdite par le règlement", justifie Gérard Arnal même s’il existe une tolérance pour certains déjà sur place. "C’est une situation que connaissent tous les ports de la Méditerranée. Or, le port se doit d’avoir une gestion financière équilibrée. On est obligé d’émettre des recettes." L’adjoint au tourisme ne ferme pas la porte définitivement et consent à étudier la question : "S’il faut tendre la main à quelqu’un, on le fera mais les services sociaux sont là, et mieux armés qu’un port de plaisance, pour lui proposer un logement en hiver. Il y trouvera plus de confort qu’à tout vent et à tout air sur le port."
Isabelle Jupin
Publié le : Samedi 14 décembre 2013 à 09:00
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| Heureusement, pas de radioactivité sur les phares de l’étang. (V.A.) |
Midi Libre 12/12/2013
Mercredi, le service Phares et Balises a effectué une tournée d’inspection sur l'étang
Accompagnés par un service de pompiers spécialisé dans la recherche de radioactivité, des agents de Phares et balises - une antenne de la Direction Inter-régionale de la Mer - sont allés inspecter mercredi matin le phare de l’Homme Mort, au large du Barrou, et celui des Onglous, à Marseillan.
"A une époque, certains paratonnerres des balises françaises ont été remplacés par d’autres, contenant de la radioactivité. On est allé vérifier si ces deux phares en étaient porteurs", explique André Grémillet, de Phares et balises. Levons immédiatement tout doute : aucun des deux sites inspectés n’a fait réagir les capteurs spécialisés.
"Et ce n’est pas plus mal puisqu’on travaille somme toute régulièrement sur ces phares", commente André Grémillet.
“Phares et balises”, dont les bureaux sont basés à Sète, doit gérer pas moins de 300 “établissements” entre l’Espiguette et Cerbère.
Publié le : Vendredi 13 décembre 2013 à 08:08
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| Dans un piteux état... |
Midi Libre 11/12/2013
Parti de Sète (Hérault) jeudi après une escale d’une nuit, le voilier Seychelles III avait lancé un appel de détresse vendredi. Aucune trace n'avait été alors retrouvée.
Les occupants du Seychelles III , un voilier parti de Sète le jeudi après une escale d’une nuit, ont été retrouvés, .Ils avaient lancé un appel de détresse vendredi matin mais malgré les moyens employés, rien n'avait été retrouvé.
"Leur 'mayday' a été capté par l’émetteur du Néoulous"
Finalement c'est un Falcon 50 qui les a survolé par hasard aujourd'hui. Ils étaient à 150 km au sud de Toulon et portaient un panneau SOS. Ils ont été hélitreuillés et évacués vers l'hôpital de Toulon. Ils sont en bonne santé. "Leur “mayday” a été capté par l’émetteur du Néoulous (NDLR situé à la frontière franco-espagnole)", expliquait-t-on auprès de la préfecture maritime de Toulon.
PH.M
Publié le : Jeudi 12 décembre 2013 à 08:55
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| Ponctuellement, le CrossMed peut demander un appui visuel au Sémaphore (ARCHIVES) |
Midi Libre 10/12/2013
Vendredi, le Seychelles III a bien disparu au large de Sète. Son "mayday" avait été transmis aux services de secours
Ce n’était donc pas un canular. L’appel de détresse lancé vendredi matin par un voilier - le Seychelles III - en train de couler a été authentifié par le CrossMed (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage en Méditerranée), basé à Toulon. Cet appel avait entraîné le déploiement de grands moyens pour retrouver l’embarcation, partie de Sète le jeudi après une escale d’une nuit. "Leur “mayday” a été capté par l’émetteur du Néoulous (NDLR situé à la frontière franco-espagnole)", explique-t-on auprès de la préfecture maritime de Toulon.
Cet appel de détresse - “mayday” signifie un danger grave et imminent pour un bateau et son équipage - a été passé sur le canal 16 de la VHF. Cette fréquence est uniquement réservée aux messages de navigation et donc aussi aux urgences. Les annonces de ce type - qui peuvent aussi être communiquées via le 112 sur les téléphones mobiles - convergent obligatoirement vers le CrossMed de Toulon. Soit directement si les antennes de ce site le captent, soit par ricochet par le biais des autres navires en mer ou des sémaphores implantés le long de la côte.
Une fois l’information collectée, le CrossMed évalue la situation, l’analyse, et peut envoyer sur zone l’ensemble des moyens dont il dispose. C’est ainsi que vendredi dernier, pour cette urgence vitale signalée par l’équipage du Seychelles III, cette véritable tour de contrôle de la navigation en Méditerranée française a, forcément, alerté les membres de l’équipage sétois du canot de sauvetage de la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) en direct sur leurs “bips” ou par le biais de la sonnerie du sémaphore.
Vu la situation, le Dragon 34 de la Sécurité civile (qui a un rayon d’action de 60 milles, soit 110 km) a aussi été sollicité par deux fois dans la journée. Cet aéronef rapide et doté d’un treuil pour une évacuation rapide a ensuite été secondé par son “cousin” gendarme (portée de 40 km) puis par un Falcon 50 de la Marine nationale. "On peut aussi faire appel à un hélicoptère Dauphin qui a un rayon d’action de 120 milles (220 km), mais là on a “pris” ce qui était le plus proche du secteur concerné", précise la préfecture Maritime. En outre, guidé par le CrossMed, le chalutier L’Angevine, qui était en action de pêche dans la zone, est venu renforcer le dispositif de recherche. Tout comme le paquebot le Queen Elisabeth qui passait dans les environs le samedi. Mais il aurait pu y avoir toute la flotte de Méditerranée, personne n’aurait rien pu voir. Le Seychelles III était en détresse, selon l’enquête du CrossMed, finalement non loin de la frontière espagnole. Les indications orales d’une occupante du navire, prise de panique, avaient en effet laissé penser que le voilier se trouvait au large de Sète.
Philippe MALRIC
Publié le : Mardi 10 décembre 2013 à 20:19
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| De grands moyens ont été engagés. Mais pas au bon endroit. (Illustration) |
Midi Libre 09/12/2013
Un appel de détresse avait été envoyé vendredi matin. Mais il y a eu une erreur de localisation...
Des grands moyens avaient été déployés vendredi matin pour rechercher les occupants, paniqués, d'un voilier annonçant qu'ils étaient en train de couler au large de Sète. Malgré les efforts entrepris, aucune trace n'avait été retrouvée. Et la Préfecture maritime subodorait que cet appel pouvait être un canular.
Il n'en est rien. Après vérifications des communications et triangulation, il s'avère que le voilier, appelé Seychelles 3, se trouvait au large de l'Espagne. Il était parti de Sète mercredi matin après une nuit d'escale. Et, dans la panique, les marins à bord, ont fait une erreur de relevé GPS pour donner leur position.
Un couple se trouvait à bord. Les recherches entreprises par les secouristes espagnols n'ont rien donné.
PH.M
Publié le : Mardi 10 décembre 2013 à 08:28
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| Depuis 2008, les petits-métiers de la pêche, et notamment les anciens pêcheurs à la thonaille, réclament leur part du gâteau. (Archives) |
Midi Libre 07/12/2013
Une délégation de pêcheurs artisanaux du Syndicat des petits-métiers de Méditerranée a été reçue à Montpellier par le ministre, Frédéric Cuvillier, et la directrice des pêches. Les pêcheurs ont renouvelé leur demande d'une rallonge de 20 tonnes de quota à se partager, soit 0,8 % du quota global. Et ce n'est pas gagné...
Les pêcheurs réunis au sein du Syndicat des petits-métiers de la pêche du Languedoc-Roussillon ne savent pas sur quel pied danser.
Après avoir couru derrière le ministre de la Mer, mardi toute la journée (ils devaient le rencontrer le matin à Carnon, rencontre décalée à 12 h 30 à Montpellier, puis à 16 h 30), ils ont enfin obtenu une entrevue avec Frédéric Cuvillier aux alentours de 17 h 30. Elle a duré 40 minutes. Le plat de résistance de cette rencontre étant, bien sûr, le nombre et la répartition des AEP (Autorisations européennes de pêche) permettant de pêcher le thon rouge (ces autorisations ont succédé aux PPS attribués aux anciens thonailleurs).
Sur 2 400 tonnes de quota global, leur requête semble raisonnable...
A savoir que les petits-métiers du syndicat, qui représentent des centaines de professionnels répartis sur toute la région, demandent toujours une “rallonge” de 0,8 % du quota national de thon rouge pour la Méditerranée, soit 20 tonnes sur les... 2 400 tonnes que se partagent aujourd’hui les senneurs et quelques heureux élus côté petite-pêche.
Or, bien que ce tonnage soit symbolique, Frédéric Cuvillier et la directrice des pêches, présente lors de cette entrevue, "ont renvoyé les professionnels à leurs divisions", assure éric Bellone, vice-président du Syndicat des petits-métiers. "On lui a pourtant bien précisé que nous ne voulons pas devenir des spécialistes du thon rouge mais seulement ajouter cette pêche à notre polyvalence, histoire de vivre de notre activité. Nous avons même proposé, en cas d’obtention des fameuses autorisations, de ne pas pêcher au palangre mais à la canne..." Or, après avoir invoqué l’an dernier un problème de niveau de quotas ne lui permettant pas d’honorer les demandes des petits-métiers, la directrice des pêches aurait cette fois parlé d’un autre souci, arguant du fait que les AEP sont limitées, en nombre, par l’Europe.
Ce dont la plupart des spécialistes du thon présents ce mardi à Montpellier doutent franchement. Selon eux, il pourrait s’agir d’"un problème administratif franco-français". Et d’une façon de botter en touche ?
Pa. C
Publié le : Dimanche 8 décembre 2013 à 08:03
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Midi Libre 03/12/2013
Une escale prévue dans le cadre des Assises de l'Economie Maritime.
Alors que les congressistes, dont le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault, se retrouvent à Montpellier pour les Assises de l'Economie Maritime, le porte-hélicoptère Le Tonnerre est arrivé à Sète au lever du jour. Il accueillera ce mardi soir une soirée de gala.
Publié le : Mardi 3 décembre 2013 à 16:47
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| L'embarcation à la dérive a été repérée dans la nuit mais le plaisancier est toujours introuvable (ARCHIVE D.C) |
Midi Libre 23/11/2013
Samedi matin, le plaisancier de 25 ans tombé à la mer vendredi soir, était toujours porté disparu. Les espoirs de le retrouver vivant sont infimes.
Un hélicoptère de la gendarmerie et un canot de la société de sauvetage en mer ont poursuivi les recherches samedi matin pour tenter de retrouver le plaisancier tombé à la mer vendredi soir au large de Marseillan. En fin de matinée, seule la vedette de Sète était toujours à l'oeuvre.
Les espoirs de secourir le malheureux dans une eau à 15° sont désormais infimes. Les conditions météorologiques, mauvaises, n'ont pas facilité la tâche des secouristes.
Parti en mer à 18 h
Dans la nuit, une vedette de la SNSM d’Agde, un canot tous temps de la SNSM de Sète, l’hélicoptère Dragon 34 de la Sécurité Civile et le Dauphin de service public de la marine nationale ont repéré l’embarcation à la dérive. Le compagnon du disparu, resté à bord, a été secouru.
L'homme, âgé de 35 ans, a été entendu dans la nuit dans les locaux du commissariat d'Agde. Ce Toulousain avait acheté le canot à Marseillan vendredi dans la journée et était parti en mer vers 18 h avec son collègue de bureau âgé de 25 ans pour l'essayer à l'occasion d'une partie de pêche. "Nous n'écartons aucune thèse, mais n'en privilégions aucune" a indiqué un enquêteur.
Peu après 21 h, alors qu'il était à la proue de l'embarcation, le Toulousain a remarqué, en se retournant, que son ami avait disparu. C'est lui qui a donné l'alerte. L'homme, en bonne santé, a été ramené à la capitainerie du Cap-d'Agde. Il n'a pas été hospitalisé.
Publié le : Samedi 23 novembre 2013 à 13:59
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| Quelle place occupera la France dans cette œmaritimisation du monde, déjà à l'oeuvre ? © D.R |
Midi Libre 16/11/2013
Les Assises du secteur se déroulent les 2 et 3 décembre prochains à Sète.
C'est une première en Méditerranée. Quelque 1 500 décideurs et 75 intervenants de haut vol sont attendus les 3 et 4 décembre prochains à Sète. Tables rondes sur les filières d'avenir, innovations, la gestion de la pêche, développement économique et protection des océans, énergies renouvelables, bilan des précédentes assises... Tout ce que le secteur maritime compte d'acteurs jettera l'ancre en île Singulière.
Trois ministres se déplaceront
Une question occupera ces 9e Assises de l'économie maritime que résume Francis Vallat, président du Cluster maritime français (CMF), association fédérant les 300 principales entreprises du secteur : "Après l'alimentaire, l'économie maritime est la 2e au monde. Les futures routes des pôles, l'élargissement du canal du Panama, etc., se mettent au diapason de la croissance exponentielle du transport maritime. Désormais, il coûte moins cher de faire venir un frigo de Shanghai au Havre que de Romorantin à Paris."
Quelle place occupera la France dans cette œmaritimisation du monde, déjà à l'oeuvre ? Ces Assises sont aussi un moment-clé, un rendez-vous annuel où tout le secteur phosphore sur les grandes orientations à développer. Trois ministres se déplaceront pour ce rendez-vous. Avec le premier d'entre eux, Jean-Marc Ayrault (au Corum à Montpellier). Ainsi que le ministre des Transports et de la Pêche, Frédéric Cuvillier, et, enfin, son homologue à la Défense, Jean-Yves le Drian.
"Ces Assises en Languedoc-Roussillon, ce n'est pas un hasard"
La veille de ces Assises, le 2 décembre, se tiendra à Paris un Conseil interministériel de la Mer qui devait initialement se dérouler à Sète. "Après Marseille, Brest, Toulon, Dunkerque et Biarritz, ces Assises en Languedoc-Roussillon, ce n'est pas un hasard. La Région s'est mobilisée pour les obtenir : en étant la première Région en France à adhérer au Cluster Maritime Français, en participant aux dernières éditions à Dunkerque et Biarritz, en créant une commission Méditerranée au sein de la Région et en installant le Parlement de la Mer en juillet dernier", a déclaré Christian Bourquin.
Le président de Région, organisateur de la manifestation, précise que "le choix d'organiser ces assises confirme la reconnaissance de la région sur l'échiquier maritime national".
Président du CMF, Francis Vallat a renchéri : "Le Languedoc-Roussillon est une région motivée. A ce titre, la création du parlement de la mer nous a particulièrement impressionnés."
Le Parlement de la mer est un Ovni
Le Parlement de la mer est un Ovni. La grande oeuvre de fin de mandat de Bourquin. Une instance de réflexion, unique en son genre en Europe. Son but : fédérer la communauté maritime du Languedoc-Roussillon, faire remonter les besoins et y répondre. Comme cette idée d'étudiants de Mende : créer des circuits touristiques et lancer une campagne de valorisation des produits issus de la Méditerranée.
OLIVIER SCHLAMA
Publié le : Samedi 16 novembre 2013 à 07:55
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| Pendant six mois le pont ne sera pas accessible. Cela promet quelques bouchons |
Midi Libre 15/11/2013
Le pont près du parking du Mas-Coulet va être fermé durant six mois.
La volée du pont du Tivoli va prendre une dérouillée entre début décembre et début juin. Tout autant que le trafic automobile à cette entrée de la ville d’ailleurs. A partir du 2 décembre et pour six mois en effet, la circulation des véhicules va être totalement interdite sur cet axe. Interdite et impossible, car il n’y aura plus de pont ! Le démontage de la structure en fer - créée en 1875, rebâtie à l’identique en 1952 après sa démolition par les troupes d’occupation - est la seule solution qui a été trouvée pour la modernisation de l’ensemble.
Les dernières inspections menées par les services de la Région ont montré que le pont du Tivoli est parsemé d’importantes traces de corrosion. En divers points, l’ouvrage est particulièrement dégradé. Il faut donc réparer. Vite. Avant l’été. Tout en respectant quelques “petites” contraintes : le maintien du trafic maritime, celui de la liaison piétonne, le respect de l’environnement et de l’architecture du pont.
En ce qui concerne le trafic maritime, le pont va être très rapidement bloqué en position verticale. Puis, dès janvier, il sera démonté comme les jeux de construction pour enfants. Une gigantesque grue de 750 tonnes va prendre en charge (c’est le cas de le dire) trois tronçons de la structure, qui auront été auparavant désolidarisés (voir ci-dessous). Les éléments - dont le poids est estimé à 50, 50 et 80 t - seront déposés sur le parking du Mas Coulet (qui sera amputé de 25 % de sa surface) pour être rénovés sur place. Notamment par la pose de rivets et d’une nouvelle protection anticorrosion.
Les voitures ne pourront plus passer, en revanche les piétons pourront continuer à traverser le canal. Et pas à la nage. Une passerelle flottante va être mise en place. Elle pourra être utilisée du lundi au vendredi de 7 h 30 à 19 h 30. Elle pivotera pour permettre le passage des bateaux aux heures traditionnelles d’ouverture des ponts et sera ouverte tout le week-end pour ne pas entraver les évolutions des bateaux de plaisance. En revanche, cette passerelle risque de provoquer quelques soucis pour les navettes fluviales du mercredi. Elles embarquent les chalands “côté Cayenne”. On les voit mal sauter au-dessus du dispositif flottant...
Enfin, la Région annonce que cette opération de réhabilitation sera l’occasion de mettre en valeur le pont du Tivoli par un éclairage de ses poutrelles et un traitement paysager des abords.
La repose de la volée de l’équipement routier est prévue pour le 6 juin 2014. La Ville et la Région sont tombées d’accord pour partager à parité la facture, estimée à 2,5 M€, de cette réhabilitation.
PHILIPPE MALRIC
Publié le : Samedi 16 novembre 2013 à 07:52
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| Le corps a été placé sur le ponton et recouvert d'un drap |
Midi Libre 15/11/2013
Des passants ont alerté les secours ce vendredi matin en découvrant un homme gisant dans l'eau. Il s'agit d'un accident.
Les pompiers ont été alertés vers 9 h ce vendredi matin de la présence d'un corps d'un homme flottant près d'un ponton du port de plaisance au Môle. Il a été retrouvé noyé, les pieds pris dans un tas de cordage. Selon les constatations effectuées par les policiers et la brigade scientifique, la victime, 50 ans, serait tombé du bateau sur lequel il vivait depuis trois semaines, ou du ponton. Sa tête aurait alors heurté un élément. La thèse de l'accident ne fait pas de doute.
Publié le : Vendredi 15 novembre 2013 à 12:53
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| La signature avec le concessionnaire est programmée pour février prochain © OLIVIER RAYNAUD |
Midi Libre 13/11/2013
Après plusieurs années d'études et de démarches administratives, ce dossier avance dans la bonne direction. Livraison espérée : à l'été 2015.
C’est dans les locaux de l’office de tourisme du centre-ville d’Agde que les services de la communauté d’agglomération Hérault-Méditerranée ont organisé hier la signature d’un protocole d’accord sur le projet de création d’un port de plaisance fluviale sur le canal du Midi, non loin de l’écluse ronde. Un dossier dont on entend parler depuis des années et qui, enfin, est en passe d’entrer dans une phase véritablement concrète.
Un enjeu pour les Voies navigables de France
à la table, Gilles D’Ettore, président de l’Agglo, Sébastien Frey, conseiller général, Patrick Butte, directeur territorial des Voies navigables de France et Jean-Paul Viossat, directeur de la société Rhône-Saône-Développement, ont paraphé un protocole qui marque véritablement le lancement de ce port fluvial, après des années de démarches administratives, de rachats de parcelles et d’études. "Ce protocole, c’est le coup d’envoi officiel du port", s’est réjoui Patrick Butte, pour qui le projet "est une nécessité pour les Voies navigables de France."
Par rapport à l’aspect actuel du port (situé à gauche, quand on circule en direction de Bessan, de l’écluse ronde), la darse, qui abrite les bateaux au mouillage, va être élargie de 14 000 m2, pour atteindre 20 000 m2 de surface. Quelque 150 bateaux pourront être amarrés sur le site, qui verra également la création d’une capitainerie et d’un point information tourisme, de parkings, ainsi que l’aménagement d’une zone technique.
Des travaux financés par une société privée
D’importants travaux qui, et cela n’a rien d’anodin, ne seront pas menés par la collectivité mais par une société privée, dans le cadre d’une concession de plusieurs années. La remise des offres ayant lieu le 29 novembre prochain, personne n’a souhaité s’exprimer sur le nombre ou l’identité des candidats, "mais il y en a", a assuré Gilles D’Ettore. En tout état de cause, la signature de la concession est programmée pour le mois de février prochain.
L'hôtel Riquet reconverti en centre de formation ?
Dans cette zone située derrière la gare SNCF d’Agde, le port n’est pourtant qu’une partie du projet global. En restaurant la toiture de l’hôtel Riquet, VNF avait déjà marqué son intention de s’engager sur ce bâtiment. Aujourd’hui, on en sait un peu plus sur le futur de cet élément important du patrimoine agathois, qui pourrait accueillir à terme une antenne de formation liée aux métiers de la restauration et de l’hôtellerie. Dans la réflexion, la création d’un atelier de cuisine gastronomique, des chambres d’hôtels, des hébergements étudiants et d’un bar-restaurant ont également été envisagés au sein même de l’hôtel Riquet.
OLIVIER RAYNAUD
Publié le : Jeudi 14 novembre 2013 à 08:12
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| Le rorqual a été observé jeudi au large, entre Sète et Frontignan |
Midi Libre 09/11/2013
L'animal de dix à douze mètres a été découvert par un pêcheur-plaisancier en fin de semaine. Le jeune rorqual aurait succombé à une collision avec un navire, ou des suites d'une maladie.
C'est interpellé par un goéland comme posé à même les flots à plus d'un mille au large de Sète qu'Alain, un pêcheur-plaisancier, l'a découvert jeudi, flottant entre deux eaux. Très vite en s'approchant de l'oiseau, le Sétois s'est aperçu que le "gabian", comme on dit ici, était posé non sur un rocher mais sur un animal mort, mesurant de dix à douze mètres, qu'il a estimé pouvoir être un rorqual.
La deuxième baleine la plus grande au monde
Intuition confirmée, ce samedi matin, par Renaud Dupuy de la Grandrive, directeur du milieu marin de la ville d'Agde et fin connaisseur des moeurs des cétacés de Méditerranée. Le spécialiste estime, au vu des seules photos toutefois, qu'il s'agit là "d'un jeune rorqual commun. Le rorqual est la deuxième baleine la plus grande au monde après la baleine bleue. Un spécimen adulte pouvant atteindre 25 mètres".
"C'est la plus répandue en Méditerranée, qui compte de 3 000 à 4 000 individus, ajoute Renaud Dupuy de la Grandrive. Généralement, elle préfère le grand large pour se nourrir de crustacés, son mets préféré, mais parfois, quelques individus peuvent croiser à la côte (une baleine de ce type avait été observée à un mille au large de Marseillan en 2012)."
Espèce protégée
Espèce protégée, "comme tous les dauphins et baleines de France", le rorqual est parfois victime de collisions avec les navires. Et l'augmentation du bruit en mer perturberait aussi la communication entre mâles et femelles au moment de la reproduction, générant des accidents. Quant à ce jeune rorqual, il pourrait être mort de maladie ou, plus probablement, des suites d'une collision avec un bateau.
Pa.C
Publié le : Dimanche 10 novembre 2013 à 08:52
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| Le loup, plus aguerri aux rigueurs de l'hiver, peuple encore les canaux. (Archives) |
Midi Libre 10/11/2013
Les daurades ont quitté la lagune. Mais le "bar", qui attend son heure, rôde encore dans les canaux...
Les daurades ont récemment quitté les lagunes pour rejoindre la mer, l’animation qui a régné sur le quai devant la station de biologie marine ces dernières semaines en témoigne encore.
Il est plus aguerri aux rigueurs de l'hiver
Le calme semble maintenant revenu, les daurades ayant rejoint la pleine mer pour aller accomplir un rite immuable pour la pérennité de l’espèce : leur reproduction. Pourtant, ce calme n’est qu’apparent, un autre poisson emblématique des pêcheurs n’a pas encore quitté nos lagunes. En effet, si pour de nombreuses espèces, qui se sont bien engraissées pendant l’été dans les lagunes, l’heure de la migration est passée, un seigneur de l’étang n’a pas encore quitté les lieux. Plus aguerri aux rigueurs de l’hiver, il attend son heure et prépare sa migration pour aller lui aussi se reproduire. Les pêcheurs le savent bien et sont nombreux la nuit venue à tenter leur chance au bouchon lumineux pour pêcher un beau loup, car c’est de lui dont il s’agit.
Il s'agira qu'il soit prêt pour la ponte
Le corps des poissons est truffé de capteurs qui leur fournissent en permanence des informations sur leur environnement. Ces capteurs sont reliés à la glande pinéale, un troisième œil, qui intervient dans la régulation des rythmes biologiques. Ainsi, lorsque les jours raccourcissent ou s’accroissent, les poissons modifient leur comportement, certains se rassemblent en banc, d’autres nidifient enfin tous s’activent plusieurs mois avant pour être prêt le moment venu : le jour de ponte.
En plus de leur troisième œil, les poissons ont une ligne de capteurs, visible sur leurs flancs. La moindre variation de courant, de pression mais aussi de température, ne pourra passer inaperçue.
Si la température baisse ou monte sensiblement et que la photopériode est en phase, c’est le déclenchement de la ponte. Des milliers d’œufs sont libérés au même moment par les adultes qui, ne pouvant prendre soin de leurs petits dans l’immensité de la Méditerranée, choisissent le meilleur moment pour leur donner la vie.
Jusqu'à un million d'oeufs par kilo de son poids !
Pendant la période de reproduction, les poissons sont affaiblis car ils dépensent une énergie très importante pour produire leurs œufs. Le loup de Méditerranée, par exemple, pond jusqu’à un million d’œufs par kilo de son propre poids ! Un beau loup peut peser jusqu’à dix kilos.
En Méditerranée, la reproduction du loup a lieu en plein hiver, de décembre à février. Le loup atteint sa maturité sexuelle, entre deux et trois ans. Les tailles minimales de capture permettent d’éviter de pêcher des individus trop petits, qui n’ont pas réalisé leur premier cycle de reproduction.
Quelle que soit l’espèce, il est facile de constater lorsqu’un poisson est plein, prêt à pondre, son ventre anormalement dilaté nous l’indique.
Alors, qu’il soit inférieur à la taille minimale de capture, ou que son ventre soit rempli d’œufs, relâcher le poisson pêché n’enlève rien au plaisir de la pêche et garantit la pérennité de l’espèce.
Publié le : Dimanche 10 novembre 2013 à 08:30
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| Les propriétaires obtiennent un répit d'un an. (DOMINIQUE QUET) |
Midi Libre 09/11/2013
Le gouvernement reporte d'un an la mise en application de la hausse de 25 % du coût de l'amarrage pour les particuliers. Les représentants des ports de plaisance s'en félicitent.
La vague des reculades a atteint hier les ports de plaisance. Face à la mobilisation de la filière et des élus, le ministère du Budget a finalement reporté d’un an, au 1er janvier 2015, une loi réformant la taxe foncière des ports de plaisance. Ce qui devait de facto engendrer une hausse de 25 % du coût de l’amarrage pour les particuliers.
Serge Paillarès : "Une sage décision"
Le président des ports de plaisance français, Serge Paillarès, commente : "Le gouvernement a pris une sage décision. Nous ne sommes pas contre une réforme mais elle était trop précipitée. Il faut revoir les critères d’application." Les quatre millions de plaisanciers français, dont 30 000 sont amarrés dans la région, bénéficient du ras-le-bol fiscal général.
La taille du port en question
"Nous étions dans une période très critique, au moment d’élaborer les budgets des ports. Il ne faut pas les étrangler. Mais le combat continue : ok pour une réforme mais à impôts constants", ajoute Serge Paillarès qui sera étroitement associé à l’élaboration du futur décret. "C’est une vraie victoire !" s’exclame Michel Cavaillès, responsable de Port-Camargue.
"Certes, l’état pensait obtenir vite des recettes supplémentaires. Il attendra. Cela permettra aussi que des ports qui ne payaient aucune taxe en payent, comme c’est le cas d’un port breton de 450 places. Nous avons d’ailleurs proposé aux conseillers de Bernard Cazeneuve, ministre du Budget, que l’on définisse un port à partir de cent anneaux."
O.SC
Publié le : Samedi 9 novembre 2013 à 08:54