Rafales : 2 nds
Température mer :
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| Le semi-rigide s’est retourné face à une vague déferlante en fin d’opération de secours. (D.R.) |
Midi Libre 21/04/2014
La vedette de la SNSM a été mobilisée une partie de la nuit de samedi dimanche.
Le Crossmed (Service de secours en mer basé à Toulon) a mobilisé samedi soir, vers 23 heures, les bénévoles de la vedette SNSM de Valras-Plage pour aller secourir un voilier échoué sur un banc de sable devant les plages de Sérignan.
Avec la nuit et la mer qui devenait forte, le secours s’annonçait long et difficile. C’était sans compter sur l’affolement des passagers qui voyaient la mer se dégrader et leur alcoolisation qui n’était pas négligeable.
Le propriétaire du bateau refuse de quitter le bord
Malgré tout, les membres de l’équipage ont réussi à amener à bord du voilier de quelque 14 mètres une remorque à l’aide du semi-rigide qui devait permettre à la vedette de tracter le bateau ensablé. Ce dernier était parti le matin même du Grau-d’Agde vers Valras où les passagers avaient passé la journée. Alors que la vedette avait du mal à dégager le voilier, depuis Toulon, il a été décidé de déposer tous les passagers sur la plage de Sérignan toute proche. Ce qui, selon les secouristes ne se fit pas sans difficultés. Le propriétaire du bateau refusant de quitter le bord.
Avec la diplomatie et le savoir faire qui caractérisent les sauveteurs en mer, le propriétaire, un Viassois, a fini par rejoindre sur la plage ses amis de Vias et un couple venu de Belgique.
Mais entre temps, la mer est devenue bien plus forte et, au moment de regagner la vedette, le pilote du semi-rigide, qui avait fait la navette entre le voilier et la plage, s’est fait littéralement renversé par une vague déferlante. Lui à la mer, le bateau retourné, cela s’annonçait mal. Au final, tout s’est bien terminé. à 2 heures du matin, le voilier était accroché au port de Valras et son propriétaire n’avait plus qu’à le récupérer.
J.-P. A.
Publié le : Mardi 22 avril 2014 à 08:31
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| Derrière chaque navire amarré ce week-end, le labeur de centaines de bénévoles suffira-t-il ? (V. DAMOURETTE) |
Midi Libre 20/04/2014
Les rassemblements de vieux gréements sont indispensables pour susciter l'intérêt du grand public mais ne suffiront pas à garantir la pérennité de la flotte.
Y pas à dire. Un vieux gréement, c’est beau. Et ça a une telle aura, avec ça. Côté imaginaire, tout le monde y trouve son compte. Enfants comme parents. La preuve encore samedi, pour le lancement de cette 3e édition d’Escale à Sète, qui s’est incontestablement hissée au rang de référence en tant que vitrine du patrimoine maritime.
Mais que trouve-t-on vraiment derrière la vitrine ? Donne-t-elle vraiment la mesure des efforts déployés pour que tel “pointu” languedocien, telle “catalane”, tel bateau bœuf ou autre tartane, retrouvent la mer ? Pas sûr.
Car si l’on excepte le train de vie princier des Sedov, Kruzenshtern, etc., “navires d’état”, la remise à flots de la plupart des bateaux qui ont mis ce week-end le cap sur Sète fut toujours un labeur de très longue haleine. Parsemé de satisfactions, certes, mais aussi de pas mal de galères.
L’avenir de ce patrimoine maritime
Aussi une telle manifestation, si réussie soit-elle, pose également la question de l’avenir de ce patrimoine maritime. Lequel repose essentiellement sur un tissu d’associations aussi méritantes que disparates, qui peinent à joindre les deux bouts, à fédérer leurs efforts, à mutualiser les moyens...
"C’est bien simple, derrière chaque bateau à restaurer on trouve une association, résume Samuel Villevieille, chargé de mission patrimoine maritime au conseil général des Pyrénées Orientales, qui s’exprimait samedi au Café Saint-Clair. Sur le littoral roussillonais, il y en a au moins une par commune, jusqu’à quatre à Banyuls !" Sans compter celles de l’Aude, de l’Hérault, du Gard, etc. Associations qui, pour se connaître et échanger, travaillent néanmoins chacune dans leur coin. Peu de solutions, du reste, à cette déperdition d’énergie...
L'énergie des associations
En Catalogne espagnole, on semble avoir opté pour un réseau de musées : on en compte plus d’une dizaine. Intéressant, mais figé, de l’avis de beaucoup. En Languedoc-Roussillon, on notera entre autres le travail de l’association Voile latine de Sète et du bassin de Thau, les prouesses du charpentier de marine Yann Pajot, à Narbonne.
Mais aussi l’initiative du duo Martin-Luc Bonnardot / Samuel Villevieille. Financés par le Département (des P.-O.), la Région, l’Etat, ils ont créé, à Paulilles, un embryon de centre de ressources autour de la charpenterie marine et des navires de tradition. Là, sur la Côte Vermeille, dans une ancienne usine d’explosifs qu’ils ont baptisée L’Atelier des barques, ils sont aujourd’hui en mesure d’accueillir à la fois des jeunes en formation et des associations.
"La difficulté est parfois de trouver des chantiers où placer les jeunes en formation de CAP et BEP option charpenterie marine ou Bac pro de charpentier de marine, confie Samuel Villevieille. A Paulilles, nous leur fournissons les outils, le bateau et les conseils de notre charpentier (Martin-Luc Bonnardot, Ndlr)." Quant aux associations, elles peuvent loger là l’objet de tous leurs soins et le restaurer in situ en profitant de plusieurs avantages. Parmi ceux ci : les commandes groupées de bois à des fournisseurs.
Former les jeunes
Or, cette ébauche de pôle de compétences n’aura d’avenir que dans la mesure où les voiles latines en auront également. Et là, plusieurs pistes semblent ouvertes.
Car s’il apparaît nécessaire de former les jeunes aux savoirs nécessaires pour réparer ces navires, il faut ensuite les faire vivre, et naviguer. Une maîtrise dont disposent essentiellement de vieux passionnés, raison pour laquelle il apparaît essentiel à beaucoup d’envisager la catalane, le pointu, etc., dans leur aspect... sportif.
En somme, régater à leur bord pourrait permettre de les sauver, puisque pêcher avec est aujourd’hui inenvisageable. Mieux : certains ont choisi, comme cela fut fait à Palavas, de créer de toutes pièces des navires à voile latine un peu plus manœuvrants, en vue de relancer l’intérêt des voileux pour l’ensemble de ces bateaux.
Enfin, on note çà et là des initiatives originales, telle celle de L’Atelier des barques justement, qui a pour sa part voulu doubler la restauration du Libre-penseur, une catalane de 10,60 m, d’une expérimentation écolo : équipé d’un “pod” (petit moteur) électrique qui se glisse sous le bateau et qui se recharge via l’éolien ce navire plus que centenaire sera, sous voile comme au moteur, “zéro rejet”, et éventuellement recyclable. Dans un siècle.
PATRICE CASTAN
Publié le : Lundi 21 avril 2014 à 07:39
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| Etant donné le gabarit hors du commun des deux bateaux, 117 mètres de long pour le Sedov contre 115 mètres pour le Kruzenshtern, les pilotes du port héraultais ont du faire preuve de dextérité pour mettre à quai les deux "monstres". (VINCENT LACOUR) |
Midi Libre 15/04/2014
Attendus dans le cadre de l'édition 2014 d'Escale à Sète, les deux quatre-mâts de la marine russe ont rejoint, mardi matin, le quai d'Alger devant un public venu en nombre.
Mardi en fin de matinée, le Sedov et le Kruzenshtern, les deux plus grands voiliers du monde, ont fait leur entrée dans le port de Sète (Hérault). Attendus dans le cadre de l'édition 2014 d'Escale à Sète, les deux quatre-mâts de la marine russe ont rejoint le quai d'Alger devant un public venu en nombre.
Preuve de dextérité
Etant donné le gabarit hors du commun des deux bateaux, 117 mètres de long pour le Sedov contre 115 mètres pour le Kruzenshtern, les pilotes du port héraultais ont du faire preuve de dextérité pour mettre à quai les deux "monstres". Un exploit quand on sait que le quai d'Alger ne mesure que quelques dizaines de mètres de plus que les embarcations russes l'une derrière l'autre.
Une mission primordiale
Pour vivre cette arrivée de l'intérieur, Midi Libre a accompagné Valérie Moens. Skipper professionnel, la jeune femme est aussi responsable de l'emplacement des bateaux pour Escale à Sète. Une mission primordiale car, du vendredi 18 au lundi 21 avril, ce ne sont pas moins de 100 navires traditionnels, "visitables" qui rejoindront les quais du cœur de ville.
VINCENT LACOUR
Publié le : Mercredi 16 avril 2014 à 07:46
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| Wolgang Idiri, le père d’un petit rendez-vous, en 2010 dont l’attractivité a depuis dépassé toutes les espérances. (V.A.) |
Midi Libre 13/04/2014
Mardi 15 avril débute la troisième édition d'Escale à Sète. 120 bateaux, des dizaines de groupes de musiciens, des animations tous azimuts... Le point avec le président de l'association organisatrice.
Midi Libre : A deux jours de l’ouverture de la troisième édition d’Escale à Sète, on a vraiment l’impression que le premier rendez-vous, en 2010, n’était qu’un brouillon. Est-ce votre avis ?
Wolfgang Idiri : La première édition a été très importante car elle a permis de mettre la manifestation sur les rails. Et ce que l’on s’attache à générer, c’est l’état d’esprit qui était le nôtre dans cette ambiance de 2010 : celle d’une équipe enthousiaste, associative, attachée à la simplicité. Avec ce désir de mettre en avant les gens de mer devant tout le reste. Aujourd’hui, l’enjeu est de respecter cette ambition-là. De conserver l’authenticité.
ML : Quels sont les garde-fous pour ne pas dévier de cette philosophie ?
W.I. : Escale à Sète, c’est une association d’associations et de bénévoles. Personne ne touche le moindre euro. Tout est désintéressé. Et l’équipe est composée “d’ayatollahs” de la culture et de la tradition maritime : les Annick Artaud, Pierre Sadde, Raymond Dublanc, André Aversa, Valérie Moens, Michèle Anton, Nicole Gendre, Bruno Derudder et Benjamin Ranc, pour ne citer qu’eux.
ML : Cet engagement a entraîné l’implication de nombreux partenaires, publics et privés. Comme cela se passe-t-il ?
W.I : Tout le monde nous fait confiance. Et nous aide. Comme l’état qui a déjà calé une réunion de débriefing, dès juin, pour préparer l’édition 2016. Aujourd’hui, tous les institutionnels sont dans la boucle. Et nous donnent un coup de main en fonction de leurs domaines de compétences. Je regrette seulement que Thau Agglo ne se soit pas positionné sur les transports, malgré les sollicitations de la préfecture.
On a donc financé l’arrivée de plusieurs bus spéciaux.
ML : Escale à Sète 2012 a rencontré un immense succès. Quelles leçons en avez-vous tiré ?
W.I : En 2010, nous avions 12 bateaux et environ 10 000 personnes sur le week-end. En 2012, 90 bateaux et environ 200 000 visiteurs. Là, nous présentons 120 bateaux et nous nous attendons à accueillir beaucoup de monde.
En 2012, tout le monde a été surpris. On a grandi très vite. Avec l’affluence, les visiteurs étaient un peu perdus. On a donc fait un très gros travail sur l’accueil, l’organisation et l’information du public. On a essayé de se “professionnaliser” au maximum en s’appuyant sur les services techniques et administratifs des institutions. Cela prend beaucoup d’energie mais c’est essentiel.
ML : En terme d’énergie, il faut aussi gérer tous les groupes de musique. C’est l’un des autres axes forts du festival...
W.I : Il y aura de très nombreux groupes du monde entier. Il se dit que nous serons le principal festival international de chants de marins. Il sera intéressant d’assister aux rencontres de ces divers horizons. Par exemple, les Bretons qui partaient à Terre-Neuve laissaient leurs familles pour six mois sans être sûrs de revenir vivants. Leurs chants sont beaucoup plus tristes que des textes d’autres contrées, où les marins partaient pour la journée.
ML : Quel est le budget d’Escale à Sète ?
W.I. : On en est à un peu plus de 400 000 €. Pour donner un ordre d’idée, le budget moyen des grands rendez-vous maritimes en France dépasse allègrement le million.
Notre budget est composé à 60 % d’apport privés. Sur ce volume, l’association fournit un tiers de la somme, issu du fruit de la location des divers stands des villages.
Les 40 % restants proviennent de la Région, du Département et de la Ville de Sète.
Recueilli par Philippe MALRIC
Publié le : Dimanche 13 avril 2014 à 14:57
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| Les secours parviennent à sauver l’homme, seul à bord en l’héliportant |
Midi Libre 09/04/14
Alors qu'il convoyait un bateau de Port-Camargue à Rosas, un plaisancier a dû faire face à une voie d’eau. Il est 10 heures du matin, lundi. Il navigue, à ce moment-là, à environ 38 km au large des côtes du Cap d’Agde et croise au sud du Fort de Brescou. L’embarcation sombre sous ses pieds, il lance un appel de détresse.
Publié le : Mercredi 9 avril 2014 à 18:22
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| Il était passé par Sète en 2005. (ARCHIVES) |
Midi Libre 08/04/2014
Le mythique remorqueur de haute mer est rattaché au port de Toulon depuis 2005.
Le fameux remorqueur de haute mer L’Abeille Flandre sera amarré demain mercredi au quai d’Alger.
L’occasion de voir de près (le public ne pourra pas le visiter) ce navire spécialisé en sauvetage de haute mer, qui a été en poste durant un quart de siècle entre rail d’Ouessant et mer d’Iroise.
à ce titre, ce bateau de 12 800 CV était notamment intervenu sur les naufrages de L’Erika (1999) ou du Ievoli Sun (2000).
En 2005, il a été remplacé par L’Abeille Bourbon et a été rattaché au port de Toulon, où il reste à disposition, comme à Brest d’ailleurs, de la Marine nationale. Cette année-là, il avait fait un crochet par Sète.
Publié le : Mercredi 9 avril 2014 à 10:31
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| Bientôt plus qu'un souvenir... |
Midi Libre 07/04/2014
Il est parti aux enchères à 1 240 000 euros.
Le ferry Le Marrakech ne fera bientôt plus partie du paysage sétois. L'ancien ferry de la Comanav a été vendu ce lundi aux enchères au tribunal de Montpellier pour le prix de 1 240 000 euros. C'est la société Prodomo de Casablanca qui a enlevé la mise.
PH.M
Publié le : Mardi 8 avril 2014 à 08:00
Le marin 19/02/2014
La voie de la réconciliation est possible... mais si la fédération française des ports de plaisance (FFPP) change de goouvernance et de mode de fonctionnement. C'est en substance ce que vient de décider, le 18 février 2014, l’Association des Ports de Plaisance de Bretagne (APPB).
Celle-ci a réuni son conseil d’administration, dans la foulée de la décision qu'il venait de prendre, en décembre, de ne plus adhérer à la FFPP. Ce qui créait un nouveau schisme au sein de la FFPP, déjà privée d'une forte partie des ports de plaisance du golfe de Gascogne.
Cette dissidence bretonne, voulue par le président Patrick Dubois, a entraîné la démission du secrétaire général, lequel estimait que même si l'on ne partage pas tout de la politique globale de la FFPP, mieux vaut y influer de l'intérieur que de pratiquer la chaise vide.
Quoi qu'il en soit, le conseil d’administration a procédé à une élection pour compléter son bureau : Jean-Michel Gaigné, secrétaire général démissionnaire a été remplacé par Brieuc Morin, directeur des ports de la Sellor ; Gilles Déclochez, maire de Perros Guirec, déjà vice-président de l’APPB pour les Côtes-d'Armor, a été élu au poste de secrétaire général adjoint ; François Corre, directeur des Marinas de Brest a été élu vice-président pour le Finistère.
Par ailleurs, selon un communiqué de presse, les administrateurs ont précisé les orientations du plan d’actions 2014 élaboré au bénéfice des ports adhérents. « La non adhésion à la FFPP n’aura pas d’incidence sur les services rendus aux ports bretons. L’APPB a fait la preuve qu'elle pouvait, au plan régional, développer les activités pertinentes attendues par ses adhérents », a précisé Patrick Dubois, président de l’APPB.
« Je souhaite que la FFPP puisse rapidement travailler à la réorganisation de sa gouvernance et de son fonctionnement afin de retrouver le lien avec l’APPB », indique le Président.
Publié le : Lundi 17 mars 2014 à 12:42
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| Il sera mis aux enchères descendantes à partir d’une mise à prix fixée à 800 000 €. (© D.R) |
Midi Libre 11/03/2014
Le ferry sera mis aux enchères le 7 avril.
Son sort sera peut-être scellé le 7 avril. Ce jour-là, au tribunal de commerce de Montpellier, le Marrakech sera mis aux enchères descendantes à partir d’une mise à prix fixée à 800 000 €.
Voici bientôt deux ans et demi que ce ferry, qui fut si cher au Roi Hassan II, agonise dans le port, au poste G 1. Comme ses deux homologues, le Biladi et le Bni Nsar, avec qui il assurait la liaison entre Sète et le Maroc, il avait été saisi par les autorités françaises à cause des dettes colossales de la compagnie marocaine Comanav-Comarit. Depuis, la liaison maritime a été reprise par les Italiens de Grandi Navi Veloci. Mais l’EPR Port-Sud de France s’est retrouvée avec trois nouveaux “boulets” sur les bras, ou plutôt dans ses eaux. Il pourrait bientôt n’en rester plus qu’un : le Bni Nsar, amarré non loin du Marrakech, dont l’avenir est toujours plombé, faute de décision de justice et encore moins de repreneur intéressé. L’EPR n’espère qu’une chose : que le Marrakech suive les traces du Biladi, qu’un remorqueur grec était venu récupérer le 3 juillet dernier. Il a fini ses jours sur un chantier turc. Après avoir peut-être rapporté à son éphémère repreneur, un armateur hellène, deux fois et demi le prix qu’il l’avait payé... Le Marrakech trouvera-t-il preneur dans trois semaines ? "Il y aurait quatre candidats, indique Marc Chevallier, le président du port, qui se dit "optimiste" quant à être rapidement débarrassé de cet encombrant pensionnaire. Après l’Edoil, qui vient d’être déchiré, ce serait une bonne nouvelle pour le port. Ne resterait alors plus qu’à espérer la même issue favorable pour le Bni Nsar et le Rio Tagus, ce chimiquier qui pourrit depuis trois ans à Cayenne.
Pas seulement pour la ferraille
Quels sont donc les candidats intéressés par le rachat du Marrakech ? Comme le précise le président du port lui-même, « il y a au moins un ferrailleur et un courtier »[TXT] parmi eux. Au cours actuel du métal, un ferrailleur peut escompter une belle plus-value rien que par la revente en pièces détachées de ce ferry de 1 768 tonnes. Pour preuve : l’armateur grec qui avait racheté le Biladi 1,06M d'euros aux enchères pouvait potentiellement, après déchirage, espérer en récupérer 2,5 M ! Mais on sait aussi que le Marrakech est depuis quelques mois au cœur d’un ambitieux projet (centre culturel et hôtel flottant), porté par deux acteurs du monde des arts sétois, Pascal Larderet et Bernard Tournois. Tous deux auraient embarqué dans cette aventure un investisseur privé... qui pourrait bien être présent ou représenté le 7 avril au tribunal.
M. C
Publié le : Mardi 11 mars 2014 à 17:20
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| Dans le port de plaisance, on n’a pas trouvé le moyen de faire fuir les Indésirables gabians et cormorans. (D.R) |
Midi Libre 18/02/2014
Ce système a été placé pour faire fuir les gabians des nouveaux docks. C'est tout le contraire !
Avant même que les premiers voiliers ne s’installent le long du brise-clapot (les docks flottants fermant désormais le port du Môle, NDLR), ces nouveaux pontons accueillent une bruyante colonie d’habitants : les gabians (nom occitan du goéland leucophée). Ils ont trouvé là un superbe site d’observation à deux coups d’aile de leur garde-manger. Avec un effort minime, ils se trouvent, en effet, au cul des chalutiers rentrant de la pêche et accostant à la criée. Après avoir fait le plein, ils reviennent à leur poste, secondés par des cormorans, pour joyeusement et “fienteusement” décorer le nouveau dispositif.
Des hiboux tournant
Des “cadeaux” dont le port de plaisance se passerait bien. Il a donc été décidé de faire déguerpir les volatiles. "On m’avait d’abord conseillé de faire placer des effaroucheurs sonores, mais avec la proximité des habitations et de la criée, on ne pouvait le faire, explique Fabien Luais, le patron du port de plaisance. On a donc fait placer des hiboux tournant sur leur axe avec le vent." On allait voir ce que l’on allait voir. Les faux hiboux auraient tôt fait de flanquer une belle frousse à la gent plumée.
Les gabians sont restés !
Moralité, après quinze jours d’expérimentation : "Les gabians les aiment bien finalement", comme le concède Fabien Luais. Les vrais oiseaux apprécient visiblement la compagnie des faux. "On va attendre encore une quinzaine de jours avant d’enlever les hiboux, dit-il. Le seul moyen de faire partir les oiseaux, c’est que d’occuper les pontons. On a eu le même cas au Bassin du Midi." Les gabians sont encore tranquilles pour quelque temps…
PH.M
Publié le : Mercredi 19 février 2014 à 11:23
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| Le yacht de 17 m n'était qu'à quelques miles des côtes. (IDE) |
Midi Libre 19/02/2014
Un yacht français a été attaqué dimanche 16 février par des pirates près de la côte sud-ouest de la Corse et ses trois occupants pris en otages plusieurs heures avant d'être abandonnés en mer, a-t-on appris mardi 18 février de source proche de l'enquête.
L'Armageddon, long de 17 mètres et battant pavillon français, a été abordé dimanche après-midi dans le golfe de Roccapina par un commando de quatre pirates encagoulés et armés, naviguant sur un hors-bord semi-rigide doté d'un puissant moteur.
Enfermés trois heures dans une cabine
Les pirates ont neutralisé les trois occupants, le propriétaire du yacht, son épouse et un ami qui résident dans le sud de la Corse. L'Armageddon naviguait alors près des îlots des Moines, au nord de Bonifacio, dans l'extrême sud de l'île de Beauté. Les pirates ont enfermé les otages durant trois heures dans une cabine, puis les ont fait embarquer sur une annexe de secours qu'ils ont abandonnée en mer. Les trois victimes ont abordé vers minuit sur une plage du village de Campomoro, dans le golfe du Valinco, au nord du lieu de l'attaque.
Trafic de yachts entre Tunisie, Côte d'Azur et Corse
L'enquête a été confiée par la parquet d'Ajaccio à la section de recherches de la gendarmerie d'Ajaccio et à la gendarmerie maritime de Toulon. Ce type d'attaque est rare en Corse, où les autorités encouragent le développement de la croisière et de la plaisance de luxe. Un trafic de yachts entre la Tunisie, la Côte d'Azur et l'île avait toutefois été démantelé à la fin des années 2000.
Cinq Français avaient été condamnés à des peines de prison le 30 septembre 2009 à Ajaccio pour ce trafic, dont les commanditaires étaient deux neveux de l'ex-dictateur tunisien Zine El Abidine Ben Ali, désormais exilé en Arabie saoudite. L'un des condamnés, Omar Khelil, avait été présenté comme l'intermédiaire des neveux, Moaz et Imed Trabelsi, pour le vol de trois yachts, un au Lavandou (Var) en 2005, et les autres, en 2006, à Cannes (Alpes-Maritimes) et à Bonifacio (Corse-du-Sud).
Publié le : Mercredi 19 février 2014 à 11:15
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| Ce samedi matin vers 10 h, l'élément supérieur du tablier se détache enfin de la structure |
Midi Libre 08/02/2014
Une équipe au sol réceptionne le colossal élément de l'ouvrage, qui sera restauré sur place.
Lors de la dernière intervention en vue de son démontage, il y a une quinzaine de jours, des boulons de l'ouvrage métallique qui constitue une des artères principales d'entrée dans Sète depuis l'Est avaient résisté.
Une belle prouesse technique. Ce samedi matin, alors qu'ils y travaillaient depuis l'aube, les équipes de techniciens accompagnant l'action des gigantesques grues de la société Lafont sont enfin parvenus à faire céder les boulons du pont de Tivoli. Ceux là même qui, il y a une quinzaine de jours, les avaient empêchés de procéder au démontage d'un premier pan du tablier.
Un deuxième morceau du tablier doit être déposé
Vers 10 h ce samedi, un morceau du mastodonte métallique qui permet l'accès à l'Île singulière en enjambant le canal maritime s'est ainsi séparé du tablier sous l'action de la grue, pour être délicatement déposé sur le parking du Mas Coulet, où l'ouvrage sera intégralement rénové. Ce samedi, les équipes présentes sur place devraient tenter de déposer un nouvel élément de l'ouvrage. Ils devraient ensuite poursuivre leur mission mardi si, bien sûr, la météo le permet.
Pa.C
Publié le : Samedi 8 février 2014 à 12:01
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| Le jour du coup de force à Valras, en octobre 2013, 130 kg de thon avaient été pêchés illégalement. Le Syndicat encourt pour cela des sanctions pénales. (ARCHIVES) |
Midi Libre 08/02/2014
Lors des Assises de la pêche, au mois de décembre, le Syndicat des petits métiers du Languedoc-Roussillon avait demandé 20 "permis" de pêche au thon rouge et huit tonnes de quota. Pas sûr qu'il les obtienne, même si c'est une goutte d'eau...
Pas de nouvelle, bonne nouvelle, dirait l’autre. Une maxime qui n’a pas véritablement cours au sein du Syndicat des petits-métiers de la pêche du Languedoc-Roussillon (SPMLR). Où les collègues de Guy Vaudo et Eric Bellone (vice-présidents) commencent à s’inquiéter de ne pas en avoir, des nouvelles.
110 bateaux candidats
Après leur coup de force du 18 octobre à Valras (ils avaient pêché du thon sans autorisation), puis une rencontre avec le ministre et la directrice des pêches, le 3 décembre à Montpellier, quelque 110 membres du SPMLR réunis en “groupement de navires” avaient renouvelé leur demande de permis supplémentaires pour pêcher le thon rouge. Et le verdict, qui devait tomber ces jours-ci, se fait attendre…
Ils demandent 0,8 % du quota national
Ces permis, désormais appelés Autorisations européennes de pêche (AEP), le syndicat n’en avait que cinq l’an dernier. Une poignée de ses membres avaient donc pu pêcher 2,3 tonnes de thon rouge (à la ligne), une goutte d’eau au regard des 2 400 tonnes que se partagent aujourd’hui les thoniers senneurs et quelques petits-métiers. Devant le ministre, début décembre, le SPMLR avait donc demandé 20 AEP supplémentaires, représentant huit tonnes de thon et environ 0,8 % du quota national pour la Méditerranée française.
"Entrer dans cette pêcherie est très difficile"
"Ça fait 400 kg par bateau, un petit capital de départ, en somme", commente Bertrand Cazalet, conseiller juridique du syndicat. Or, comme leur nom l’indique, lesdites autorisations sont européennes, et l’UE reste assez rigide sur le sujet. "Entrer dans cette pêcherie est très difficile, confirme le spécialiste. Ceux qui y sont ne désirent pas trop partager le gâteau." Mais cette frilosité à ouvrir grand les portes de la pêche au thon rouge a aussi des raisons que le syndicat sait entendre : "Trop de palangriers en mer, ça finirait bien sûr pas créer des problèmes de cohabitation avec les chalutiers et les senneurs…"
Le syndicat veut privilégier l'accès au thon des "canneurs-ligneurs"
Or, le SPMLR a, semble-t-il, en magasin un argument de poids, pour peu que l’UE soit sensible au maintien de la pêche traditionnelle : "Si nous demandons des AEP supplémentaires, c’est pour les attribuer aux “petits”, c’est-à-dire à nos adhérents de la 4e catégorie (canneurs-ligneurs qui pêchent dans la limite des 5 milles de la côte). Ce sont de vrais polyvalents qui trouveraient dans ces quelques centaines de kilos de thon par an le moyen de pérenniser leur entreprise lorsque ces poissons affluent. Or, il semble que l’administration préfère privilégier de plus gros bateaux, comme les 3es catégories (qui travaillent dans les 20 milles)", déplore Bertrand Cazalet.
L'Europe restera-t-elle rigide sur le sujet ?
Le risque, c’est bien que le syndicat n’obtienne pas gain de cause sur le nombre d’AEP : le règlement européen, très rigide, limite en effet à 87 le nombre de “permis” octroyés à la France. Du coup, l’an dernier, lorsqu’une montée au créneau du syndicat avait permis d’obtenir une hausse (à 230 tonnes) du quota attribué aux petits-métiers pour la Méditerranée, le nombre d’AEP était lui, resté figé. "Et la mobilisation des petits avait finalement profité aux “gros”, dont certains avaient vu leur quota doubler"… alors que d’autres restaient sur la touche.
Pa.C
Publié le : Samedi 8 février 2014 à 11:55
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| La récolte et la commercialisation à nouveau autorisées depuis vendredi matin. (CH.P.) |
Midi Libre 07/02/2014
L'interdiction temporaire de récolte et de commercialisation des huîtres et de moules vient d'être levée par la préfecture après des analyses microbiologiques satisfaisantes.
Depuis le 20 janvier dernier, les producteurs de l'étang de Thau étaient sous le coup d'une interdiction de collecte et de commercialisation de leurs coquillages. Ou en tout cas de tout produit qui n'aurait pas été prélevé et placé en bassin, dans les mas conchylicoles, avant cette date.
Défaut d'assainissement, déjections de cormorans ?
La raison en était des analyses microbiologiques ayant fait apparaître, sur deux points de contrôle mis en place par Ifremer, une pollution bactériologique en colibacilles supérieure au seuil maximal autorisé sur une telle lagune, classée en "catégorie B". Depuis, l'Ifremer comme le Comité régional conchylicole avaient suivi plusieurs pistes : celle, peu probable vu la faible violence des pluies, d'un défaut d'assainissement, mais aussi celle des déjections de cormorans qui, agglutinés par dizaines sur plusieurs parcs conchylicoles (au large de Marseillan notamment), pourraient en être la cause. Des canons à gaz censés les effrayer ont même été mis en place.
Toutes les analystes donnent des résultats conformes
Or, après des analyses satisfaisantes lundi, un nouveau contrôle effectué en milieu de semaine à la demande du Comité conchylicole est venu confirmer des résultats conformes aux seuils autorisés sur l'étang de Thau. L'interdiction concernant la pêche, le ramassage, le transport, la purification, le stockage et le commercialisation des coquillages de Thau a donc été levée dans la foulée.
Pa.C
Publié le : Samedi 8 février 2014 à 11:51
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| Certaines “tables” de Marseillan, mais aussi de Bouzigues, sont des nichoirs appréciés (ARCHIVES CH.P.) |
Midi Libre 03/02/2014
Depuis le 21 janvier, on ne peut plus récolter les huîtres et moules dans l'étang de Thau, dans l'Hérault, à cause d'une pollution. Les cormorans pourraient être les responsables du taux élevé de bactéries.
Dimanche 2 février, cela faisait dix jours que l’étang est “fermé”. Dix jours que les producteurs d’huîtres et de moules de Thau ne peuvent vendre d’autres produits que ceux récoltés et mis en bassin avant le 21 janvier. Stock qui commence d’ailleurs à s’épuiser.
Or, si la pénurie menace, “l’enquête” menée conjointement par Ifremer et le Comité régional conchylicole (CRC) sur l’origine de la pollution avance à grand pas. Cause directe de la fermeture, aux alentours du 20 janvier, donc, des taux de colibacilles bien en dessus du seuil maximal autorisé, sur deux points de prélèvement régulièrement visés par Ifremer : un à Bouzigues, l’autre à Marseillan. Deux points sur 11, certes, mais ayant généré, c’est la règle, une interdiction de récolte sur l’ensemble du bassin.
Des taux anormaux sur le point n°10, au large de Marseillan
"Dès que cette pollution nous a été signalée, explique le président du CRC, Philippe Ortin, nous avons pensé aux conséquences de la pluie, et notamment, pour Marseillan, à l’engorgement d’un poste de relevage dont le contenu, des milliers de mètres cubes d’eaux usées, serait passé dans le pluvial, puis dans l’étang…" Or, lundi, plusieurs jours après cet incident et les premiers relevés, de nouvelles analyses microbiologiques révélaient un taux encore anormalement haut de colibacilles (16 000 e-coli pour 100 g de chair contre une norme de 4 600), notamment sur le point n°10, au cœur de “tables” situées au large de Marseillan.
Or, ces tables conchylicoles sont justement celles qu’affectionnent particulièrement les colonies de cormorans et les mouettes. "Ce sont quasiment les dernières tables en bois, analyse Philippe Ortin, et il semble que l’hiver, elles sont prisées des cormorans car ils peuvent y dormir en ayant moins froid aux pattes que sur les tables métalliques !" Des installations anciennes mais confortables, donc, qui compteraient chacune au moins 200 oiseaux aux déjections aussi conséquentes que leur appétit est vorace.
Des canons à gaz installés sur les "tables nichoirs"
Si la culpabilité des volatiles n’est pas encore tout à fait prouvée, cette piste est d’autant plus sérieuse que cette pollution aérienne avait déjà eu les mêmes conséquences par le passé. Du coup, le CRC a sorti les grands moyens, et installé sur les “tables nichoirs” des canons à gaz.
Une artillerie inoffensive mais qui devrait avoir le mérite d’empêcher les oiseaux de fermer l’œil de la nuit. Jusqu’à ce qu’ils “claquent la porte”. Ensuite, il faudra généraliser les tables de métal. Ou offrir des charentaises aux piafs.
Nouvelles analyses lundi 3 février
Pa. C
Publié le : Jeudi 6 février 2014 à 10:41