Rafales : 9 nds
Température mer :

L'Hermione est entré dans le port de commerce vers 16 h.
VINCENT ANDORRA
Midi Libre 25 mars 2018
Arrivée ce samedi 24 mars avec trois jours d'avance, la frégate est à l'abri au port de commerce et participera mardi à la parade.
L'Hermione est arrivé à Sète ce samedi 24 mars, vers 15 h, accueillie par une poignée de chanceux qui, à bord de bateaux, sont allés à sa rencontre.
Partie la veille de Rosas, le capitaine de la frégate de la Liberté, Yann Cariou, n'a pas hésité à arriver trois jours avant le lancement d'Escale à Sète pour éviter les mauvaises conditions météo de ces prochains jours.
PHILIPPE MALRIC ET YANNICK POVILLON
Publié le : Dimanche 25 mars 2018 à 12:25

Arrivée du Shtandart à La Grande-Motte. PHOTO VINCENT PEREIRA
Midi Libre 16/03/2018
La réplique du premier grand navire militaire russe fait escale à La Grande-Motte jusqu'à dimanche soir. Découvrez ce navire russe en avant-première.
Réplique du premier grand navire militaire russe, voulu par Pierre 1er de Russie alors qu'il fondait en cette même année 1703 sa capitale, Saint-Pétersbourg, le trois-mâts carré Shtandart est à quai, à La Grande-Motte (Hérault), au pied de la capitainerie, jusqu'à dimanche soir.
S'il ne reste plus que quelques créneaux de visite du bord sur le site web de l'office du tourisme de la station balnéaire, pour la seule journée de ce vendredi 16 mars, le voilier offre à la vue depuis le terre-plein ouest toute sa majesté.
Un navire bâti en six ans
Sa coque de 34 m, sous des mâts de 33 m, qu'arment vingt hommes d'équipage contre quarante à l'époque du lancement de son aîné, au XVIIIe siècle, raconte la marine d'autrefois, âpre, inconfortable, meurtrière. Elle dit aussi la grandeur que l'empereur Pierre voulait pour son pays, qu'il a largement contribué à organiser, moderniser.
Ce Shtandart, bâti entre 1994 et 2000 par une équipe de jeune gens désargentés réunis autour de celui qui en est depuis le capitaine, Vladimir Martus, sera l'un des invités majeurs d'Escale à Sète, du 27 mars au 2 avril. Auquel il sera d'ailleurs possible de se rendre en navette par la mer depuis La Grande-Motte, pour éviter les bouchons !
O. LE NY
Publié le : Vendredi 16 mars 2018 à 10:12
La plage de Côte ouest sera fermée au public pour être sécurisée.
JEAN-PIERRE AMARGER
Face à la force de la Méditerranée, à Vias, les habitants de Côte ouest sont inquiets et se sentent même abandonnés.
"Ce gâchis me rend triste, explique Amalia Romero depuis sa fenêtre qui surplombe la mer. J'ai construit cette maison en 1955. La plage était à plus de 100 m de chez nous. C'était le paradis. Aujourd'hui, à 91 ans, j'ai peur. Cela fait des années que je suis là et j'ai compris que ce n'était pas avec des châteaux de sable que l'on pouvait lutter contre la force de la mer. Ce qui a été fait ici est aberrant.
Empêcher la mer de dévorer la dune
Amalia a vu le dernier coup de mer, jeudi 1er mars, emporter les deux tiers de la digue construite il y a seulement deux ans à Côte ouest, à Vias. œLes génies qui pensent ont un bel exemple ici, assure encore Amalia. Si notre terrain n'avait pas été protégé il serait parti. Pourquoi ne protègent-ils pas leur ouvrage. On doit empêcher la mer de dévorer cette dune. Aujourd'hui, la situation est angoissante. Nous, les habitants de Vias, nous nous sentons abandonnés. Je me demande jusqu'à quand on va financer toutes ces bêtises.
Jordan Dartier : "La situation est catastrophique"
Jordan Dartier, le maire de Vias, insiste…: "Il faut protéger la dune."
Quelle est la situation sur Vias…?
La situation est catastrophique. Il n'y a plus de cordon dunaire à certains endroits. Ceci est somme toute assez logique puisque dès le départ, j'avais dit qu'il fallait protéger depuis la mer la reconstitution du cordon dunaire. C'est le discours que je tiendrais toujours. L'état refuse de mettre des brises lames. Ce qui arrive, finalement, c'est logique.
Comment procéder pour remonter cette dune si elle l'est un jour…?
Il faut faire les réparations nécessaires. Reconstituer le cordon dunaire. Et il y a urgence car dans quelques semaines les touristes vont arriver. Il faut que les services de l'état prennent conscience qu'il faut avancer. Il reste deux exercices à réaliser et il est hors de question que cela ressemble à ce qui arrive sur le premier tronçon.
Pas loin de 7 M€ ont été engagés et il n'en reste plus grand-chose. Pendant combien de temps va-t-on dépenser de l'argent qui repart aussitôt à la mer…?
J'ai hérité d'une situation. Je ne fuis pas mes responsabilités, j'assume tout. Mais cette solution a été décidée en 2012. Quand je suis arrivé, j'ai signalé tout de suite que ce projet ne marchait pas sur ses deux jambes. Pour pérenniser la dune, il faut les protections en mer. J'ai négocié sur les deux autres tranches de protéger la dune. Ça n'était pas prévu. Si nous ne faisions pas les travaux, les crédits étaient perdus.
Vous êtes en train de dire que l'on a consommé de l'argent public qui est jeté à l'eau pour ne pas perdre une ligne de subventions…?
Oui, c'est exactement ça.
La mer a emporté une quantité de sable énorme. Les accès en bois sont inaccessibles depuis la plage. Que fait-on pour la sécurité des gens…?
Je vais prendre un arrêté interdisant la plage de Vias Ouest. Puis mes services vont commencer les travaux pour démonter tout ce qui peut l'être. Il faudra que les services de l'Agglo prennent en charge les frais. Il faut mettre au plus vite cette plage en sécurité. L'argent de la taxe Gemapi devra financer ces travaux.
Qui va nettoyer tout ça et comment le financer…?
Ce sera à l'Agglo de le faire et je mettrais mes services à disposition.
Chaque coup de mer emporte son morceau de digue. Là, les deux tiers sont à la mer est-ce que cela ne va pas finir par faire stopper le reste de l'opération…?
C'est inenvisageable. La situation que nous constatons est de la responsabilité de l'état. C'est lui qui ne veut pas de protection sur son domaine maritime. Il faut reconsolider le cordon dunaire et que l'Etat nous autorise à casser l'effet de la houle.
Sur la plage tout n'est que désolation. La mer a emporté la plus grande partie de la digue. Les passerelles d'accès à la plage sont à plus d'un mètre de hauteur, brisées pour la plupart et donc inaccessibles. Les ganivelles prévues pour retenir sable et végétation ont été emportées et deux brèches ont été ouvertes. Le camping La Méditerranée est en partie les pieds dans l'eau. Sur la plage, un promeneur explique avec un brin de cynisme : œJe ne savais pas où partait l'argent de mes impôts. Aujourd'hui, je le sais. Et il se retourne vers la mer. œIl est là et profite à tout le monde.
Une situation invivable
Hélios Sotomayor, le président de l'association de défense des habitants de Côte ouest n'en peut plus de cette situation. œIl y a 2 000 habitants sur cette zone et l'on se moque d'eux. Pourquoi ne fait-on pas de brise-lames comme à Côte est. Tout ceci est incompréhensible. On a dépensé de l'argent sans compter et il n'y a plus rien du tout. Quand on discute avec les autorités, on sent de la gêne car rien n'empêche la mer de faire son oeuvre. On nous explique qu'on ne peut pas protéger la zone parce que ce n'est pas une zone habitée comme une autre. Elle est sur une zone naturelle à protéger alors on construit un cordon dunaire avec du sable que l'on est allé chercher aux Orpellières dans une autre zone protégée. Plus personne ne comprend. Si, on comprend surtout que l'on a fait des travaux voués à la destruction pour ne pas perdre une ligne de subventions. C'est une honte.
JEAN-PIERRE AMARGER
Publié le : Mardi 6 mars 2018 à 09:47
André Lubrano annonce un large sondage, dès le mois de mars, sur le projet du quai d'Alger.
Qui pourrait être, au besoin, amendé. DR
Midi Libre 26/02/2018
André Lubrano, élu PS à la Région, évoque le projet d'accueil des yachts qui fait des remous quai d'Alger.
Il rentre dans la mêlée comme du temps où il était talonneur. Le socialiste André Lubrano, élu à la Région, Sétois emblématique, a entendu les remarques autour du projet des méga yachts et annonce un grand sondage, début mars, pour savoir ce que la majorité des gens en pensent avant d'amender le projet. Mais il l'assure : Sète a besoin de ce projet et il ira au bout.
Le projet d'implantation des œméga yachts sur le quai d'Alger fait parler et fait des mécontents...
Je pars d'une philosophie simple : je veux un port pour tous. Sète a une chance énorme d'avoir trois ports et que ce soit la Région qui les gère. Maintenant, on a entendu ce qui s'est dit lors de la réunion publique...
De quoi vous faire changer d'avis ?
Evidemment non. Mais il faut bien comprendre que nous avons une mission de rentabiliser les quais. Ils n'ont pas vocation à rester vides car ils sont en très mauvais état et il convient de les rénover. La vocation des quais, qu'on le veuille ou non, c'est d'accueillir des bateaux.
Des bateaux de riches ?
Ah oui, j'ai entendu cette expression, cet œargument soi-disant, mais je ne comprends pas ce que cela veut dire. Utiliser ces quais pour accueillir des bateaux de plaisance, c'est une chance. Après avoir rénové Cayenne, on a aménagé le quai de la République, on va s'attaquer au quai Paul Riquet. L'argent se fait rare et depuis que la Mobil est partie le quai est en très mauvais état. Réparer 450 mètres de quai, c'est 4,5 M€.
Et le projet du quai d'Alger va donc rester à l'identique ?
Je le redis : on a entendu un certain nombre d'avis et on va continuer à sonder les Sétois à travers un questionnaire qui sera mis en ligne durant deux mois à compter du 1er mars. Au départ, l'idée était de capter un opérateur qui voulait s'installer en Méditerranée et on a saisi l'opportunité du binôme P & O et de l'Américain IGY Marinas.
Ils ont répondu au cahier des charges, comme à la nécessité d'aller sur le quai du Maroc lors d'Escale à Sète. Pour la région, pour le bassin, pour Sète, c'est important. Cela dit, on discute avec l'opérateur pour améliorer la rotation des bateaux. Mais nous n'arrêterons pas le projet car nous avons la mission de développer le port.
Quand les premiers bateaux seront-ils positionnés sur le quai d'Alger ?
Les travaux ne sont pas importants. Il faut amener l'eau et l'électricité. Il faut attendre la fin de l'enquête, on adaptera dans le courant de l'été et, à la rentrée, on lancera les travaux. Disons que début 2019 paraît être une date raisonnable.
Quid du bassin Orsetti ?
Quand le pôle passagers sera fait, l'entrée se fera par la route de Montpellier. La place Mangeot ne sera plus saturée comme elle l'est actuellement. Le quai Orsetti n'existera plus et l'esplanade sera à disposition des usagers.
Et les travaux sur la base Tabarly, au bout du môle ?
Tout est lancé, les architectes travaillent dur pour rénover cet endroit qui n'était pas à la hauteur de Sète.
Revenons aux méga-yachts, combien cela va-t'il rapporter à la Région ?
C'est difficile à dire mais c'est une somme importante. De l'ordre de 25 % des recettes de plaisance liées au port. Ce sont plusieurs centaines de milliers d'euros. Sans compter, bien sûr, tout ce que cela va engendrer indirectement dans l'économie. Moi, je serais commerçant, je commencerais à chercher un commerce par là-bas...
En tout cas, c'est autant d'argent que nous n'aurons pas à prendre dans la poche du contribuable, car il faut bien se dire que tout a un coût. Grâce à cela, on laisse au yachting classique et à la petite plaisance leur part.
Un port de riches, dit-on ? Mais cela permettra de ne pas augmenter le prix de la place à 122 € par an (plus 10 € facultatifs pour la SNSM). Les pêcheurs sont maintenus dans leur espace, le port de commerce s'étend et les résultats commencent à être là. Tout cela fait de l'emploi, de la richesse pour tous et des impôts en moins. Je ne voudrais pas qu'une poignée qui crie l'emporte sur la majorité silencieuse. On a vraiment de la chance que ces bateaux puissent stationner là grâce aux eaux profondes du port.
Estimez-vous que l'opposition est d'ordre politique ?
En tout cas, c'est une prise de position politicienne et je l'ai dit lors de la réunion publique : œVous vous trompez de combat car vous préparez les municipales.
D'ailleurs, vous en serez, vous, des municipales en 2020 ?
Non. J'ai laissé la place à Sébastien Denaja en 2014, ce n'est pas pour revenir en 2020. Et je suis comblé dans mes missions à la Région.*
YANNICK POVILLON
Publié le : Lundi 26 février 2018 à 11:02
Le patrouilleur L'Adroit de la Marine nationale à proximité du voilier. MARINE NATIONALE
Midi Libre 15/02/2018
Le Cross Med a porté secours à un voilier en détresse avec deux personnes à bord. Partis mardi de Marseillan, les passagers ont été secourus à 120 km au large de Sète et ramenés à bon port.
Le Cross Med basé dans le Var a porté secours à un voilier en détresse avec deux personnes à bord. Ce navire de 6 mètres, parti la veille au soir de Marseillan pour rejoindre Port de Bouc dans les Bouches-du-Rhône, a subi une avarie de moteur et de barre. Un problème de voile les a définitivement empêchés de naviguer. La météo était qui plus est défavorable avec des creux de 2 à 3 mètres.
Panne de moteur, de barre et de voile
Un avion des Douanes a localisé le voilier à environ 120 kilomètres au sud/sud est de Sète. Le patrouilleur L'Adroit de la Marine nationale, en mer au large des Pyrénées-Orientales a été envoyé sur zone. A son arrivée, des membres de l'équipage ont essayé de remettre le moteur en état. En vain. Les deux passagers doivent être ramenés, sains et saufs, à La Grande-Motte. Le voilier a été laissé sur place.
Cette opération, coordonnée depuis ce matin par le Cross Med, a pu s'appuyer sur les différents moyens d'alerte déployés et pré-positionnés sur le littoral méditerranéen par les administrations et services pour concourir à la surveillance des approches maritimes et à la sécurité en mer.
Publié le : Dimanche 18 février 2018 à 08:38
Une majorité de professionnels va signer l'acte d'achat avec la municipalité. Certains se donnent encore du temps
Midi Libre 10/01/2018
Les professionnels sont ravis, la municipalité aussi : 1,5 M€ va entrer en caisse !
C'était l'un des points importants du dernier conseil municipal de 2017 : la cession par la Ville de parcelles à plusieurs professionnels de la zone portuaire.
Des terrains occupés par des entreprises spécialisées dans la vente de bateaux, l'entretien, la réparation ou l'accastillage, qui avaient bâti là des hangars pour développer leur activité. Propriétaires des murs mais pas du sol, il y avait en effet matière à trouver une solution plus pérenne.
Depuis deux ans, les membres de l'APN (association des professionnels du nautisme) sollicitaient la municipalité en ce sens. œL'idée a mûri en bonne concertation et elle aboutit aujourd'hui, se félicite Sylvain Pereyre, patron de Sud Croisière et qui vient de céder son fauteuil de président de l'APN à Bernard Paire. œPour les professionnels, cela va changer beaucoup de choses. Dans mon cas, je suis locataire du sol, mais aussi des locaux. Mes confrères louent seulement l'assiette sur laquelle repose leur hangar. Franchement, c'est une très bonne décision de la Ville, car cela va simplifier les choses.
Des sociétés implantées depuis plus de 30 ans
Pour exercer leur activité, ces professionnels du nautisme signaient des baux commerciaux, comme n'importe quel restaurateur ou vendeur de chaussures du Cap-d'Agde, alors que la plupart de ces entreprises sont installées depuis plus d'une trentaine d'années sur place et génèrent de nombreux emplois directs. En devenant propriétaires de l'ensemble de leur activité, ceux qui ont fait ce choix valorisent surtout leurs sociétés, œcar il était compliqué de céder des affaires comme ça, reconnaît Sylvain Pereyre.
Si les Domaines avaient estimé le prix de vente à 200 € le mètre carré, il est finalement tombé à 175 €, une œristourne assumée par le maire d'Agde, Gilles D'Ettore, qui peut néanmoins compter sur l'entrée d'1,5 M€ dans les caisses de la municipalité.
Gilles D'Ettore : œCela va permettre aux entreprises d'investir un peu plus encore
œEn faisant ce geste, nous montrons que nous aidons la filière nautique. Il faut garder à l'esprit que toutes ces entreprises emploient du monde sur la commune.
Pour le maire d'Agde aussi, cette décision permet œd'éclaircir les choses. On aurait loué l'ensemble, c'est-à-dire le sol et les bâtiments, on aurait peut-être pu continuer comme ça, mais ce n'est pas le cas. Et si tant est qu'un maire veuille récupérer la jouissance du sol avec un bâtiment qui ne lui appartient pas dessus, la situation serait inextricable. Là, tout le monde est satisfait et cela va permettre à ces entreprises d'investir un peu plus encore.
Pour tout ce qui concerne la partie située devant les hangars, c'est-à-dire juste après la voie de circulation, c'est la Sodéal, société gestionnaire des ports du Cap-d'Agde, qui garde néanmoins la main sur ces terrains, loués aux professionnels pour stocker les bateaux.
OLIVIER RAYNAUD
Publié le : Mercredi 10 janvier 2018 à 11:06

Les huîtres de Thau qui étaient en attente, dans la lagune, peuvent faire leur retour sur les étals
V. A.
Midi Libre 08/12/2017
Les dernières analyses portant sur la chair des huîtres ont conclu à la présence d'un taux de phytoplancton alexandrium bien inférieur au seuil maximal autorisé pour la consommation humaine. L'arrêté de réouverture sera signé à la mi-journée.
Enfin une bonne nouvelle, pour les ostréiculteurs du bassin de Thau. Après un mois d'interruption de la récolte et de la commercialisation des huîtres du fait de la présence d'un phytoplancton porteur de la toxine PSP, l'alexandrium, ils peuvent reprendre une activité normale.
En dessous du seuil des 800 microgrammes
Le sous-préfet Philippe Nucho a, en effet, annoncé en milieu de matinée, ce vendredi 8 décembre, que le taux de toxine, mesuré par les scientifiques d'Ifremer, était passé à 512 microgrammes par kilo de chair lundi, et à 0 mercredi, soit en dessous du seuil des 800 microgrammes dont le dépassement avait, le 30 octobre dernier, généré la fermeture de la lagune.
La récolte et la vente des moules de Thau restent en revanche suspendues jusqu'à nouvel ordre.
Publié le : Vendredi 8 décembre 2017 à 14:58

Midi Libre 04/12/2017
La Préfecture veut faire bon ordre et proposer une alternative.
C'est, là encore, une pratique bien ancrée dans les habitudes en bord de lagune. D'ailleurs, la plupart de ceux qui en usent ne sont pas des touristes. Cherté, pénurie des places dans les ports et aspect pratique, aussi (poser gratuitement son bateau à quelques brasses des rives de l'étang et au plus près de son domicile...) font que sur l'étang de Thau, peu cerné par les infrastructures touristiques, le mouillage illégal est rarement considéré comme une spoliation. Un œarrangement, tout au plus, avec cet espace encore sauvage qu'une simple œbarcasse permet de sillonner. Sauf que voilà : le mouillage illégal, a fortiori quand il se généralise, n'est pas sans conséquence sur les fonds marins (les herbiers notamment), les zones de pêche et conchylicoles (du fait de poids instables, les bateaux au mouillage se retrouvent parfois poussés vers les tables conchylicoles par la tempête). Et puis, ça fait désordre.
Car les bateaux bien visibles, en surface, qui sont déjà légion de l'anse du Barrou, à Sète, en passant par Mèze ou la presqu'île balarucoise, ne sont que la partie émergée de l'iceberg. Au fond, plusieurs centaines de corps-morts (pneus remplis de béton voire, parfois, batteries de voitures...) gisent dans l'attente d'un hypothétique amarrage. Sans compter les œnavires abandonnés là par leurs propriétaires, autant d'épaves en devenir.
Ph. Nucho : " Traiter progressivement l'ensemble de l'étang "
L'Etat, associé aux affaires maritimes (désormais Direction départementale des territoires et de la mer) avait déjà tenté, il y a plusieurs années, d'y mettre bon ordre. Ciblant l'anse du Barrou à Sète. Avec des résultats... temporaires.
En cette fin d'année, c'est le sous-préfet Philippe Nucho qui remonte au créneau, bien décidé à " traiter, certes progressivement ", l'ensemble du bassin de Thau.
Vendredi matin, c'est à Mèze que s'ouvrait l'opération. Derrière le camping Beau Rivage, deux vedettes de la brigade nautique de Marseillan, des hommes de l'unité littorale des affaires maritimes et le chef de l'unité cultures marines et littoral de la DDTM, Philian Rétif, attendaient le représentant de l'Etat avant de procéder aux premières extractions de corps-morts. élus mézois et prud'homme local de la pêche assistaient - dubitatifs, pour certains - à l'intervention.
Dans la matinée, 40corps-morts devaient ainsi être extraits de la petite crique mézoise, et une mise en demeure adressée dans la foulée aux propriétaires des bateaux encore présents sur zone. " Nous leur donnons trois semaines pour bouger. A défaut, ce sera un PV de grande voirie pour occupation sans titre du domaine maritime ", détaillait Philian Rétif. La douloureuse ? Dans les 1 500 €, pouvant s'ajouter à une pénalité quotidienne. Dissuasif. A condition, bien sûr, de retrouver les propriétaires. Car sur la question des épaves, c'est bien là où le bât blesse (on se souvient combien de fois, à Sète, l'EPR Port Sud de France a dû financer les opérations de grutage et les évacuations).
Qui paiera l'enlèvement des épaves ?
Henry Fricou, le maire de Mèze, annonçait d'ailleurs la couleur, bien que de manière sibylline : " Faire enlever les épaves, je veux bien, mais comment ? " En d'autres termes : les collectivités devront-elles assumer seules les coûts d'enlèvement des navires dont la DDTM aura constaté la déchéance de propriété ? Il semblerait que du côté de l'anse du Barrou, à Sète, Ville et Agglo travailleraient déjà main dans la main avec les services de l'état. Là, pas moins de 80 corps-morts, et 27 navires recensés comme épaves, " seront évacués d'ici la fin de l'année ", annonçait Philippe Nucho. La Crique de l'Angle, à Balaruc, devant être traitée en janvier.
La progression sera, on l'imagine, difficile, mais la DDTM fait de l'évacuation des corps-morts et des épaves le préalable à toute création de œzones de mouillage et d'équipements légers, légales, cette fois. Et portées par les collectivités. On n'y est pas tout à fait.
Pa. C
Publié le : Mardi 5 décembre 2017 à 08:57

Le taux de toxine dans la chair a déjà baissé de moitié
Midi Libre 15/11/2017
L'étang a fermé à cause d'un phytoplancton toxique, présent dans la chair des huîtres.
Voilà une dizaine de jours que l'arrêté préfectoral est tombé. Et que, rétroactif au 30 octobre, il suspend toute récolte d'huîtres, de moules et de palourdes dans la lagune, du fait de la présence, dans la chair des huîtres, d'une toxine à des taux supérieurs au seuil maximal autorisé. On appelle cela l'alexandrium, et c'est généralement dans la crique de l'Angle, à Balaruc, qu'elle apparaît d'abord, avant de se répandre dans toute la lagune.
Ladite toxine avait été décelée dans l'eau de l'étang dès la mi-octobre, et les conchyliculteurs prévenus, afin de pouvoir mettre du œproduit à l'abri, en bassins, avant qu'elle n'affecte la chair des coquillages (1 000 tonnes auraient ainsi été préservées).
Toxines : le taux divisé par deux en 10 jours
Puis l'alexandrium a progressé, dépassant les 800 microgrammes par kilo de chair. Et l'étang a fermé. Jusqu'à nouvel ordre. Ou plutôt jusqu'à ce que deux analyses consécutives (conduites par Ifremer) montrent que le taux est passé en dessous du seuil critique. Or, pour le savoir, il faut passer par le fameux œtest souris.
Celui qui consiste à injecter du broyat de coquillages à des rongeurs stériles et de voir ensuite en combien d'heures ils succombent. Le premier réalisé depuis la dernière crise a livré, en fin de semaine dernière, un niveau de toxine qui a chuté de moitié : de près de 2 000 microgrammes, il est passé à 1 000. Encourageant, mais pas suffisant pour œrouvrir.
Dans les mas, on bosse
Ce mercredi, d'autres souris seront œpiquées avec de la chair de coquillages prélevés ce jour. Vendredi, les résultats devraient être connus. S'ils sont positifs, il faudra néanmoins attendre les résultats d'une seconde analyse (vendredi 24 novembre, donc), pour que le feu vert soit donné par la préfecture.
Ne croyez pas pour autant que l'activité est au point mort dans les mas : on détroque, on met les huîtres en poches avant de les replonger dans l'étang pour affinage. Confiants dans le fait que le fort vent du Nord contribuera à chasser l'alexandrium de la lagune.
Vers les tests chimiques ?
On le sait, le test souris énerve au plus haut point le patron des conchyliculteurs de Méditerranée et désormais président du comité national, Philippe Ortin. "On est pendu à ces c... de souris", lâche-t-il laconiquement à dix jours du début de cette nouvelle crise.
Comme il l'avait promis, ce dernier a rencontré le conseiller du ministre de tutelle, lui rappelant combien, vu les enjeux, combien ce test paraît à la fois long et archaïque. "Dans ce type de crise, il nous faudrait pouvoir obtenir des résultats sous 48 h", insiste Philippe Ortin. Et pour cela obtenir les fameux tests chimiques. Le conseiller du ministre a promis d'y travailler.
PA.C
Publié le : Jeudi 16 novembre 2017 à 09:55
Ortin : œLes producteurs, prévenus avant que le taux de toxine ne dépasse les seuils autorisés, ont mis du coquillage à l'abri."
M. B
Midi Libre 08/11/2017
La récolte et la commercialisation des produits prélevés avant le 30 octobre sont suspendues du fait d'un taux élevé de toxine PSP. Mais le suivi de la lagune avait permis de constituer des stocks. Explications de Philippe Ortin.
Des mesures restrictives provisoires concernant les huîtres, les moules et les palourdes de l'étang de Thau récoltées après le 30 octobre viennent d'être prises. En cause, l'élévation du taux de toxine PSP (aussi appelée alexandrium) dans l'eau, puis dans la chair des coquillages. Le point avec Philippe Ortin, président des comités régional et national conchylicoles...
Qu'est-ce la toxine PSP, ou œalexandrium ?
C'est un phytoplancton toxique qui apparaît le plus souvent, dans un premier temps, à la crique de l'Angle. Longtemps, nous avons pensé qu'il avait pour origine les eaux des lagunages qui, dans ce secteur, une fois épurées, rejoignaient la lagune. Comme elles sont plus riches en phosphates et nitrates, les algues, bien sûr, s'en nourrissent. Mais, depuis quelques années, tous ces lagunages sont reliés à la station d'épuration de Sète. Il n'y a donc plus de rejets. D'ailleurs, après une crise liée aux PSP en 2004, nous avions été tranquilles durant 10 ans. Mais depuis 2014, cela revient, toujours entre octobre et novembre.
Mais vous saviez que cette toxine menaçait...
Oui, voilà environ un mois, nous avons vu les taux monter dans la crique de l'Angle. Puis, du fait du fort mistral, ça s'est répandu dans l'étang.
Les premiers tests œsouris ont été réalisés il y a plus de trois semaines. Et n'ont rien révélé de spécial. Il y a 15 jours, via les mêmes tests, nous avons vu les taux de PSP croître jusqu'à 400 microgrammes par kilo de chair (le seuil à ne pas dépasser étant 800). Là, j'ai envoyé un message à tous les producteurs en leur conseillant de mettre du coquillage à l'abri. Du 26 au 29 octobre, nous avons ainsi eu le temps de constituer des stocks.
Quels volumes de coquillages ont été mis à l'abri de la toxine ?
Chaque producteur est aujourd'hui en capacité de stocker, en bassins, entre deux et quatre tonnes de produit. Multiplié par un peu plus de 400 exploitations, cela fait environ 1 000 tonnes de coquillage commercialisable.
Est-ce à dire qu'il n'y aura pas d'interruption dans l'approvisionnement des détaillants en coquillages de Thau ?
A priori non. Avec ces quantités-là, nous pouvons tenir un mois. Et tous les coquillages de Thau que vous trouverez sur les étals actuellement, comme dans les semaines à venir, sont sains.
PA. C
Publié le : Jeudi 9 novembre 2017 à 09:00

Les huîtres, moules et palourdes prélevées avant le 30 octobre ne sont pas concernées
V. A
Midi Libre 05/11/2017
Ifremer a décelé dans les huîtres, moules et palourdes, des taux de toxines PSP supérieurs à la normale. La récolte et la commercialisation des huîtres, moules et palourdes sont temporairement suspendues.
Le sort s'acharne décidément sur les producteurs du bassin de Thau à l'approche des fêtes de fin d'année. Alors que, dans les mas conchylicoles, les professionnels s'affairent déjà à préparer les coquillages qui seront consommés pour Noël et le jour de l'An, la préfecture vient à nouveau de suspendre la récolte et la commercialisation (excepté les produits prélevés avant le 30 octobre) des huîtres, moules et palourdes.
Concerne tous les coquillages récoltés après le 30 octobre
En cause, la présence de toxines PSP dans la chair des coquillages, susceptibles de causer des toxi-infections alimentaires. Il est donc recommandé aux consommateurs de se renseigner auprès de leur détaillant habituel pour savoir si le produit acheté est concerné, ou non, par cette alerte.
Il faudra deux analyses consécutives concluant à un taux revenu en dessous de la norme autorisée pour que ces mesures restrictives soient levées.
Publié le : Lundi 6 novembre 2017 à 09:43

Le fort de Brescou, bâti au XVIe siècle, a beaucoup souffert ces dernières années
ARCHIVES / OLIVIER RAYNAUD
Midi Libre 05/11/2017
Des travaux de sauvegarde vont être entamés courant 2018. Un première estimation du montant des travaux de sauvegarde devrait bientôt être livrée.
C'était à la mi-octobre et les membres de l'association des Amis du fort de Brescou, réunis pour leur repas annuel, apprenaient une bonne nouvelle après plusieurs années de mobilisation : des travaux de sauvegarde vont enfin être engagés sur l'ancienne prison d'Etat, normalement dans le courant de l'année 2018.
Qu'on ne s'y trompe pas pour autant : ça n'est pas demain la veille que le fort sera ouvert au public pour des visites guidées. Aujourd'hui, seule l'urgence de stopper la dégradation de l'édifice compte. œLe bastion Saint-Antoine, situé à gauche quand on débarque à Brescou et qui fait face à la jetée Richelieu, est notamment très mal en point, témoigne Jean-Louis Guggisberg, président de l'association.
œLa prise de conscience acquise
Il y a peu, l'architecte narbonnais Frédéric Martorello, spécialiste de la restauration de monuments historiques, a été nommé à l'issue d'un comité de pilotage. D'ici la fin de l'année, sur la foi des études de photogrammétrie et des mesures effectuées par géoradar, il devrait livrer une première estimation du montant des travaux de sauvegarde. œOn s'organisera ensuite pour lancer les différents marchés, ajoute Hélène Caumil, ingénieur à la mairie d'Agde et chargée du dossier.
Pour Jean-Louis Guggisberg en tout cas, l'heure est à la satisfaction : œOn entre enfin dans le vif du sujet. Même si les travaux prennent dix, vingt, ou trente ans, la prise de conscience est acquise, c'est irréversible. On s'est enfin rendu compte de l'importance de Brescou non seulement pour la ville, mais aussi pour les Agathois. Les selfies sur la plage avec le fort en décor d'arrière-plan ont visiblement de beaux jours devant eux. Tant mieux !
OLIVIER RAYNAUD
Publié le : Dimanche 5 novembre 2017 à 11:20

Une fréquentation stable pour un événement reconnu par les professionnels
O.R.
Midi Libre 02/11/2017
C'est déjà l'heure du premier bilan pour l'édition 2017 du Salon nautique. Près d'une centaine de transactions ont été conclues en cinq jours.
C'est déjà l'heure du premier bilan pour l'édition 2017 du Salon nautique. Encore parcellaire bien sûr, mais de grandes tendances peuvent d'ores et déjà être mises en exergue.
Des ventes au beau fixe
Sur un peu moins de 500 bateaux en vente, près de 20 % ont été ou sont en passe d'être vendus. "C'est un bon chiffre, se félicite Sylvain Pereyre, président de l'association des professionnels du nautisme (APN), qui regroupe les entreprises de la zone technique. Surtout, cela va offrir du travail à nos sociétés jusqu'au printemps. Car ces bateaux achetés d'occasion, il faut les expertiser, les équiper." Pour le gérant de la société Sud Croisière, le Salon nautique "permet de prolonger la saison jusqu'au salon de Paris. Economiquement, c'est un vrai plus."
Du changement l'année prochaine
C'est un nouveau président qui officiera l'année prochaine sur le Salon nautique. Après deux ans à la tête de l'APN, Sylvain Pereyre va, en effet, passer la main, comme le stipulent les statuts, à un autre chef d'entreprise de la zone. "Cela demande un gros investissement", souffle-t-il, les traits un peu tirés. Mais les premiers retours de l'édition 2017 sont à même de conforter l'association dans ses choix. "Au niveau du public et des exposants, ils sont très positifs", assure Liliana Costanza. Quant aux dates du prochain Salon nautique, elles sont connues : il se déroulera du mercredi 31 octobre au dimanche 4 novembre 2018.
Un nombre de visiteurs stable
A vrai dire, on en serait presque à plaindre les agents postés aux différentes entrées du Salon nautique, obligés de comptabiliser chaque visiteur qui met un pied dans l'enceinte de la manifestation. Mais bon, puisqu'il faut bien tirer un bilan chiffré, la première tendance laisse apparaître une fréquentation plutôt stable, "autour de 10 000 personnes par jour en moyenne", avance Liliana Costanza, la commissaire du Salon nautique. Avec, quand même, une nette différence entre la fréquentation exceptionnelle du week-end et les jours un peu plus creux qui ont suivi. Ce qui n'a pas empêché des ventes de se conclure, bien au contraire.
La reconnaissance des professionnels
En terme d'importance, tout le monde s'accorde désormais à dire que le Salon nautique du Cap-d'Agde est le quatrième dans la hiérarchie nationale, derrière Paris, La Rochelle et Cannes. Une place d'honneur couplée à une véritable reconnaissance du milieu du nautisme. "Entre les bateaux, les moteurs et l'accastillage, toutes les grandes marques sont représentées ici", se félicite Sylvain Pereyre. Parrainé par la Fédération de l'industrie nautique, le salon, qui en est à sa 18e édition, a patiemment gagné ses galons.
"Surtout, c'est l'APN qui en a la maîtrise de A à Z", se satisfait le président. Un savoir-faire qu'il faudra bien sûr améliorer (agrandissement du chapiteau pour les exposants, repenser l'espace restauration...), mais les organisateurs ont désormais un an devant eux pour cela.
OLIVIER RAYNAUD
Publié le : Vendredi 3 novembre 2017 à 11:00

Le projet soulève quelques questions au sein du collectif
PHOTO D'ILLUSTRATION / PHILIPPE MALRIC
Midi Libre 02/11/2017
Dans le port de Sète, un collectif dénonce un œmanque d'informations.
Ils sont contre. œParce que quand on ne sait pas tout, on est contre. C'est une réaction sous le coup de l'émotion, comme le glisse une membre du collectif œNon au projet de marina de luxe pour méga yachts à Sète. Collectif appuyé par le Parti communiste local.
Ce groupement de citoyens (qui a réuni une trentaine de personnes lors de sa première réunion et qui en organise une deuxième ce jeudi soir, 18 h 30, au Samary) a eu les cheveux qui se sont dressés sur la tête lorsqu'ils ont appris, via Midi Libre, que le port avait signé un partenariat avec Igy Marinas (Floride) pour l'accueil d'une douzaine d'unités de 100 m de long maximum sur le quai d'Alger. Ils désirent, en effet, avoir le maximum d'informations sur ce dossier et œquand on les aura, on changera peut-être d'avis.
Leurs inquiétudes se résument en cinq points. Le premier concerne les retombées sur l'emploi. Ils craignent que l'absence de chantier proche et la fuite des armateurs en raison des taxes françaises ne génèrent aucun emploi supplémentaire. Jean-Claude Gayssot, le président du port, estime, quant à lui, que les personnels qui vont rester à bord de ces embarcations généreront de l'activité et passeront par des sociétés locales pour leurs petits travaux.
Les commerces de proximité remplacés par des boutiques de luxe ?
Deuxième inquiétude : les conséquences sociales. Le collectif estime que l'arrivée de cette clientèle fortunée (en parlant des patrons des yachts) risque de faire bondir les prix de l'immobilier et de faire disparaître les commerces de proximité du secteur au profit de boutiques de luxe...
Le collectif craint aussi pour l'environnement. œA-t-on prévu les infrastructures nécessaires pour récupérer et traiter les eaux noires et sales des bateaux ?, s'interroge-t-il. Ces dispositions sont, justement, prévues comme condition nécessaire à l'arrivée des méga-yachts, comme cela a été précisé lors de la signature du partenariat.
Les œcontre dénoncent également la œprivatisation d'un espace public puisque les quais d'Alger et du Maroc ne seront plus accessibles. Pour mémoire, ces sites font partie de l'espace Schengen et sont, donc, déjà, considérés comme des zones frontières.
Enfin, le collectif évoque la création de nouvelles nuisances. œLes riverains sont-ils prêts à accepter des nuisances sonores liées à l'intensification du trafic des bateaux et aux hélicoptères pour lesquels une piste d'atterrissage est prévue ? Un héliport est en effet représenté sur la vue d'artiste du projet. Tout comme une piscine de 25 m. Les deux thoniers amarrés quai Samary n'y sont pas représentés. Et pourtant, ils y resteront.
PHILIPPE MALRIC
Publié le : Jeudi 2 novembre 2017 à 10:21

Midi Libre 01/11/2017
Le cétacé, mort, se trouvait ce mardi après-midi à un mille de la plage.
On doit ce cliché au plongeur Guy Ruiggiero. C'est ce mardi après-midi au cours d'une plongée avec son club Aresquiers subaquatiques, que le Frontignanais a repéré et photographié cette baleine morte de plus de dix mètres de long qui dérivait sur le dos à un mille (1,8 km) au large de la plage des Aresquiers. Un phénomène auquel il n'avait jamais assisté. La présence du cétacé a été signalée au Cross Med qui avait déja été mis au courant par des plaisanciers.
Publié le : Mercredi 1 novembre 2017 à 10:29