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​Revue Presse La Saint-Pierre renaît sous l'oeil d'Aversa


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édition du jeudi 11 septembre 2008

Large, basse, posée sur un ber, elle occupe le centre de l'atelier de toute sa masse de chêne centenaire. 4,5 t de bois patiemment scié et assemblé le compas dans l'oeil, au sens littéral. La Saint-Pierre, 99 ans, acquise deux années en arrière par la Ville de Palavas, offre ses entrailles au regard, déshabillée de son bordage par les charpentiers du chantier naval sétois Thau marine (parc aquatechnique), à qui la réhabilitation de ce précieux navire a été confiée.

La barque catalane a traversé le siècle, aînée peut-être de son genre de ce côté de la Méditerranée, racée, lignes fines trahissant la quête de vitesse dans une pêche que l'on pratiquait à la voile. « Mais elle est très malade » , avance Robert Contreras, à l'oeuvre sur l'embarcation depuis quelques semaines, avec une technique et des outils sortis de l'histoire. Et à ses côtés, un de ces hommes encore de ce monde pouvant en détailler les gestes.

André Aversa apprit le métier quand les rabots étaient à main, quand il fallait dans le chêne reporter les cotes de la demi-coque à l'échelle faisant office de modèle. Cette Saint- Pierre est presque son enfant. « Mon grand-père a construit ce navire selon la méthode du gabarit de Saint-Joseph , rapporte le vieil homme. Pas de plan, à l'oeil, de l'expérience et pas de bagage arithmétique. » On posait quille, étrave et étambot, soit l'axe central, les pièces de proue et poupe, puis les membrures, plus droites et étroites en débutant par le milieu.

De ce squelette vers lequel plonge le regard, le diagnostic de Robert Contreras fut sans appel. Un bon tiers du bois de construction est à changer, le pont dans sa totalité, la quille, morceau de bravoure, l'étambot, l'étrave, le pavois, etc. Le bois est pourri et c'est presqu'un miracle qu'elle soit arrivée jusqu'à nous depuis qu'un pêcheur, Vincent Liguori, prit possession de la barque catalane le 7 juin 1909. Sa chance, disent les deux hommes, « est de n'avoir jamais été complètement abandonnée ».

Dans trois mois, coque blanche à liséré bleu et bande jaune - pour conjurer le mauvais oeil selon les pêcheurs transalpins -, il n'y paraîtra plus. Un côté est déjà réhabilité, le chêne cédant la place au niango, bois exotique « plus souple » , plus facile à travailler. Alors, la Saint-Pierre pourra filer ses sept noeuds dans la brise, vers le port de Palavas.


O. L. N


Publié le : Jeudi 11 septembre 2008 à 08:31

​Revue Presse Une création de Luigi, le grand-père


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édition du jeudi 11 septembre 2008

C'est un jour de 1992 et sonne le téléphone d'André Aversa. Dans le port de Sète, une barque s'apprête à l'accostage et, au bout du fil, son oncle lui assure : « C'est ton grand-père qui l'a construite. » « Je n'avais que deux ans lorsqu'il a disparu, mais je le vénérais , raconte l'octogénaire, verbe clair, mains larges tels des battoirs. Je suis allé voir le propriétaire, effectivement, c'était la Saint-Pierre signée par mon grand-père. » Des photos et cotes prises ce jour-là, André Aversa tirera les plans du navire, charpentier de marine lui-même, héritier du chantier fondé en 1902 par son grand-père, Luigi.

La famille est italienne, enfants de Gaeta installés, comme tous les Napolitains, dans le quartier du Souras bas proche du Môle, aujourd'hui disparu. « Je me rappelle, avant midi, les mères aux fenêtres criant en napolitain si elles plongeaient les pâtes. Le "oui" des maris signifiait qu'ils arrivaient dans l'instant. » Le chantier, un hangar, se trouvait à La Plagette (1), même si c'est en bas du môle que la Saint-Pierre fut assemblée et lancée, comme tant d'autres embarcations portant la griffe Aversa. « Les immigrés espagnols ont apporté les techniques de pêche, les Italiens, ensuite, leurs bateaux » , dit-il, qui succéda, troisième génération, à cet aïeul et construisit quelques catalanes à la fin des années 1940, des chalutiers de 25 m en bois et des petits pêche-promenade après l'irruption du polyester. « Pour chaque construction, le charpentier donne un petit bout de lui-même, dit-on, un pincement au coeur qu'on n'arrive pas à décrire. Il ne doit rien rester de moi, songerez-vous, j'en ai lancé trois cents. »

(1) L'ancien chantier Aversa héberge désormais l'association Voile latine, qui réhabilite les vieux gréements.


Publié le : Jeudi 11 septembre 2008 à 08:26

​Revue Presse Le Biterrois disparu en mer : les services de secours défaillants


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édition du mercredi 10 septembre 2008

En juin 2001, Cyril Balleste avait disparu au large de Vendres. Ses parents ont saisi le tribunal administratif. La responsabilité du service départemental d'incendie et de secours (Sdis) de l'Hérault est-elle engagée dans la mort de Cyril Balleste, ce planchiste porté disparu le 17 juin 2001 ? Le corps de ce jeune Biterrois avait été retrouvé à Sète plusieurs semaines plus tard. Pour sa famille, une organisation satisfaisante des secours sur cette zone de l'embouchure de l'Aude aurait pourtant permis de lui sauver la vie.

Peu après les faits, la justice pénale avait choisi de classer sans suite le dossier mais les parents de la victime ainsi que son frère et sa soeur, forts d'un rapport d'expertise accablant pour le Sdis, ont choisi de saisir le tribunal administratif en vue d'obtenir réparation de leur préjudice moral. Dans ses conclusions, hier à l'audience, à Montpellier, le commissaire du gouvernement a repris à son compte un certain nombre de ces observations : « De nombreuses fautes sont imputables aux agents du Sdis » .

Les deux sauveteurs présents sur la zone ont notamment omis d'alerter le centre opérationnel de leurs recherches. Dans leur version, ils ont indiqué avoir retrouvé un planchiste dans l'embouchure du fleuve pensant qu'il s'agissait de Cyril Balleste. « Mais pourquoi, dans ce cas, ne lui ont-ils pas demandé son nom ? Il n'y a aucune trace de cette intervention et nous doutons même de l'existence de ce tiers.

Du coup, les véritables recherches n'ont repris que 3 heures plus tard », a repris le magistrat, s'interrogeant sur le classement sans suite de l'affaire, quelques semaines plus tard : « Tout cela aurait pu mériter de plus amples investigations. » Outre le rôle des deux sauveteurs, la légèreté de l'organisation du Sdis - compétent pour les secours au-delà de la zone des 300 m - est aussi stigmatisée par le commissaire du gouvernement. « Dans cette zone réputée dangereuse, l'un des sauveteurs de 20 ans était en poste depuis 5 mois, n'avait pas de connaissance de la Méditerranée et n'avait pas bénéficié de formation. » Dans son mémoire produit pour sa défense, le Sdis met en avant les conditions météo délicates. Un argument rejeté par le magistrat : « Ces conditions auraient dû accroître la vigilance des secours ».

En conclusion, il a estimé recevable la demande de réparation du préjudice moral déposé par la famille et a demandé au tribunal d'octroyer 15 000 € à chacun des parents de la victime et 8 000 € pour ses frère et soeur. Le jugement devrait être rendu dans un mois environ.


G. T


Publié le : Mercredi 10 septembre 2008 à 08:39

​Revue Presse Hydroliennes : ça se poursuit


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Photo Sylvie CAMBON

édition du lundi 8 septembre 2008

Le premier été, en 2007 , les conditions météo n'étaient pas caniculaires pour savoir si l'expérience était concluante. Cet été, « c'était mitigé », dit Philippe Ortin, président de la SRC. Flottant dans le port du Mourre-Blanc, à Mèze, les deux hydroliennes-test, alimentées en électricité par des panneaux solaires, et qui sont censées brasser l'eau de l'étang pour mieux l'oxygéner et limiter les effets d'étouffement de la malaïgue, ont finalement peu servi car « il n'y pas eu d'épisode de très fortes chaleurs ».

De toute façon, le système sera bientôt adapté qui sera « directement branché sur les tables conchylicoles sans leurs flotteurs ». Ce sera peut-être plus efficace et joli. Comme un brassage dans un aquarium géant. « Si c'est concluant, on posera 400 ou 500 hydroliennes. On fera un achat collectif... »


Publié le : Lundi 8 septembre 2008 à 07:25

​Revue Presse Un voilier de luxe dévalisé près des côtes corses


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Stephan Agostini AFP

édition du lundi 25 août 2008

Un luxueux voilier de location de 55 m de long, au mouillage dans un golfe du sud de la Corse, a été attaqué dans la nuit de dimanche à lundi par quatre hommes armés qui ont maîtrisé équipage et passagers avant de repartir avec les 138.000 euros du coffre de bord.

Discrètement arrivé en canot pneumatique, le commando, armé d'au moins trois fusils et d'armes de poing, a abordé le "Tiara" par la plage arrière peu avant minuit dimanche.

Les quatre hommes qui s'exprimaient en français avec un accent corse, selon une source proche de l'enquête, ont rapidement maîtrisé les dix membres d'équipage et les neuf passagers de nationalité allemande et se sont fait remettre le contenu d'un coffre avant de disparaître avec leur embarcation.

"L'opération n'a duré que quelques minutes et, à l'exception de la menace de leurs armes, les voleurs n'ont pas exercé de violences contre les occupants du navire. Ils ne se sont pas non plus intéressés à leurs portefeuilles ou à leurs bijoux", a-t-on précisé de même source.

"Immatriculé aux îles Caïmans, le Tiara venait de Sardaigne et effectuait une croisière en Méditerranée, son coffre contenait 138.000 euros", a précisé à l'AFP José Thorel, procureur de la République à Ajaccio.

Au moment de son arraisonnement, le Tiara se trouvait dans le golfe de Porto Novo, dans le sud de la Corse, entre Porto-Vecchio et Bonifacio.

Les passagers qui avaient loué le bateau du 8 au 30 août, souhaitent rester discrets et appartiennent au monde économique allemand. "Il ne s'agit pas de personnalités connues mais de personnes qui ont une solide assise financière", a-t-on précisé de source proche de l'enquête.

L'équipage était composé de cinq nationalités: française, néo-zélandaise, belge, britannique et brésilienne.

En 1997, deux touristes anglais avaient été dévalisés en mer par des malfaiteurs, probablement albanais, au large de Corfou, mais c'est la première fois qu'une telle attaque se produit le long des côtes françaises contre un navire au mouillage, selon des sources concordantes.

Le parquet d'Ajaccio a ouvert une enquête de flagrance pour vol en réunion et saisi la section de recherches de la gendarmerie d'Ajaccio et la brigade de Porto-Vecchio.

Le canot pneumatique utilisé par les malfaiteurs n'a pas encore été retrouvé. Les enquêteurs poursuivaient lundi soir l'audition de l'équipage et des passagers, à bord du voilier ancré devant le port de Porto-Vecchio.

Le "Tiara" se loue à partir de 180.000 euros la semaine, selon le site internet de la société de charter qui en est propriétaire. Dessiné par l'architecte naval Ed Dubois et construit par les chantiers néo-zélandais Alloy - dont c'est le plus grand yacht produit à ce jour - il a été lancé en 2004.

Décoré style art déco, il dispose de cinq cabines dont une sur deux niveaux et d'au moins une salle de bains en marbre. Il peut héberger jusqu'à 12 passagers. Son pont arrière est assez vaste pour accueillir un hélicoptère.

Sa silhouette est bien connue des Corses qui le voient régulièrement croiser au large ou lors de ses escales.


Publié le : Jeudi 28 août 2008 à 08:44

​Revue Presse Voile de Neptune veut sauver les hippocampes


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Photo Sophie FALLOURD

édition du samedi 9 août 2008

L'association frontignanaise de protection des milieux marins coordonne une enquête, sur les côtes méditerranéennes, pour préserver ces poissons emblématiques L'hippocampe, cet inconnu. Tel est le constat posé par l'association Voile de Neptune, qui se propose de venir au secours de ce fameux cheval marin que l'on connaît si peu. « Il est peut-être en train de disparaître, on ne sait pas » , explique Béatrice Le Moël, coordinatrice de l'association frontignanaise qui milite pour la protection du milieu aquatique.

Selon elle, « l'hippocampe est un poisson génial. Il est emblématique des fonds marins, est atypique, intelligent. Il ne supporte pas qu'on le regarde dans les yeux. C'est le mâle qui accouche, après avoir porté les oeufs, pondus par la femelle. L'étang de Thau est plein d'hippocampes, mais leur nombre reste flou. On ne sait pas non plus ce qu'ils y font. » C'est pour répondre à ces questions, et à toutes celles qui tournent autour de l'hippocampe que Voile de Neptune coordonne une enquête, à l'échelle des côtes méditerranéennes françaises, en partenariat avec l'Onem (Observatoire naturaliste des écosystèmes méditerranéens), Innovaqua, la fondation Nicolas Hulot, et Peau Bleue. « Nous demandons à tous de faire remonter les observations les plus précises possibles, en cas de rencontre avec un hippocampe » , indique Béatrice Le Moël.

« Afin de recueillir des données grand public, d'avoir des repères. Même si cette démarche gêne la communauté scientifique, et les musées océanographiques. » Parallèlement à cette enquête, un stagiaire de l'association est actuellement en Corse, où un arrêté préfectoral protège l'hippocampe, le mérou et le corb, « poissons osseux, rois du camouflage » , précise Béatrice Le Moël. « Leurs habitats se dégradent, et il semblerait qu'ils soient moins présents. » Pour l'association Voile de Neptune, « l'autre projet est de récolter des données scientifiques, concernant l'hippocampe » , poursuit la coordinatrice.

« En la matière, nous avons 50 ans de retard. Et avant toute chose, nous devons avoir des données françaises. » Cinq plongeurs sont donc en phase de récolte de données dans l'étang de Thau. « Les résultats seront publiés à l'automne. Car actuellement, nous nous basons seulement sur des hypothèses. » A plus long terme, l'association a la ferme « volonté de monter un dossier en Asie, pour protéger ce poisson. Qu'il soit interdit de pêche et de commerce » , révèle Béatrice Le Moël.

Car dans toute l'Asie, « l'hippocampe séché, est vendu sous la forme de "poudre de perlin-pimpin". Alors que ce n'est pas une espèce commerciale. Il ne se mange pas. » Outre cette campagne pour préserver le cheval marin, Voile de Neptune vient de publier la liste des 200 professionnels, engagés dans la campagne "Eco-Gestes". Car pour l'association, en passe de déménager à la station biologique de Sète, le credo reste « l'éducation à l'environnement marin » . Un combat de tous les instants.

Thierry LEVESQUE

Toute observation d'hippocampe peut être rapportée sur le site de l'enquête
http://hippocampes.onem-france.org/


Publié le : Samedi 9 août 2008 à 17:04

​Revue Presse Avant l'illumination, ultimes réglages à Brescou


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édition du vendredi 8 août 2008

Le feu d'artifice sera tiré depuis le fort ce soir, à 23 heuresBranle-bas de combat sur les quais de la capitainerie. Hier après-midi, près de quatre tonnes de matériel, essentiellement des lance-fusées et 800 kg de poudre, ont été chargées sur les vedettes de la Sodéal, direction fort Brescou, à un demi-mille au large du Cap d'Agde.

C'est de cette ancienne prison, véritable point de repère pour les plaisanciers approchant le littoral, que va être tiré un des plus beaux feux d'artifice de la saison estivale. Une sixième édition minutieusement préparée par la société Pyragric, spécialisée dans les spectacles pyrotechniques et de retour aux manettes après une parenthèse d'un an.
Responsable régional de l'entreprise, Lionel Niclos se réjouit d'oeuvrer à nouveau sur les remparts de fort Brescou. « Comme dans tout lieu historique, le travail y est plus excitant. On laisse courir notre imagination.

Ça change des routes et des parkings d'où nous tirons souvent nos feux d'artifices. » Pensé en fonction du site, le scénario comprendra ce soir vingt et un tableaux. « Ils mettront en évidence non seulement les pierres du fort, mais aussi la mer, omniprésente autour de Brescou » , poursuit Lionel. Pour parvenir à égayer les flots, près de cinquante bombes nautiques seront ainsi tirées, chacune se fragmentant en huit petites boules de lumière. Un tableau féerique, surtout visible par les plaisanciers, les premiers spectateurs juchés sur les digues étant tout de même à 500 m de fort Brescou.

Cette distance est d'ailleurs un des éléments importants à gérer pour les artificiers. « Nous allons utiliser des fusées très lumineuses, à base de magnésium, mais aussi plus bruyantes qu'à l'accoutumée. » Sur le site même, bien que certains endroits soient interdits d'utilisation en raison des dégradations qu'a subies le fort au fil du temps, les possibilités ne manquent pas. « Nous allons exploiter au maximum la façade sous le phare, qui donne directement sur le littoral, explique le responsable des opérations. Quand à la petite plage au-dessous des remparts, elle va nous permettre d'installer les bombes de 300 mm. » Des "pétards" aux mensurations démesurées, ces fusées pouvant atteindre une hauteur de 300 m pour une envergure après explosion de 300 m également ! De tels feux d'artifices drainent non seulement les vacanciers du Cap, mais également un public averti, amateur de pyrotechnie. « On retrouve souvent des gens qui nous suivent un peu partout dans la région », témoigne Lionel.

Le "pèlerinage" d'août au Cap d'Agde pourrait alors s'inscrire dans la durée. Car, comme le laissait entendre hier Jean-Louis Cousin, responsable de la capitainerie, un projet de spectacle son et lumière, toujours autour du fort Brescou, pourrait voir le jour l'année prochaine. « Ceci, notamment, afin d'expliquer aux gens l'histoire de ce site unique. » Reste désormais à peaufiner le scénario.

Olivier RAYNAUD


Publié le : Vendredi 8 août 2008 à 09:45

​Revue Presse En attendant la restauration, une âme intacte... Dans le hangar de La Plagette, les barques attendent entre courants d'air et gouttes de pluie qu'on s...


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édition du mercredi 6 août 2008

En attendant la restauration, une âme intacte... Dans le hangar de La Plagette, les barques attendent entre courants d'air et gouttes de pluie qu'on se penche sur leur sort. La plupart sont dans un état critique mais toutes ont gardé leur âme.


Publié le : Mercredi 6 août 2008 à 09:36

​Revue Presse Soirée au profit de la société nationale du sauvetage en mer


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édition du mercredi 6 août 2008

Depuis plus de quinze ans, l'association de l'Aviron marseillanais organise une soirée au profit de la société nationale du sauvetage en mer de Mèze. Un apéritif suivi d'une brasucade et d'un alléchant tajine ont enchanté les personnes conviées à la soirée. Plus de 90 d'entre elles ont participé à la tombola qui a clôturé le repas et la somme de 1 276 € a pu être reversé au président du canot SNSM de Mèze, Luc Jeanjean. L'aviron marseillanais propose tout au long de l'année de naviguer sur l'étang.

Renseignements auprès de Georges Ducarre : 04 67 21 95 68.


Publié le : Mercredi 6 août 2008 à 09:33

​Revue Presse Une thonade géante au profit des restos du coeur


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édition du mercredi 6 août 2008

Six cents personnes, les organisateurs assurent même en avoir refusé plus de deux cents autres !, ont répondu présentes à l'appel du Lions club d'Agde qui organisait une thonade géante au profit des Restos du Coeur. Passée la crainte de ne pouvoir s'approvisionner en thon rouge, le public a pu se délecter des grillades de ce poisson, mariné avec soin durant plusieurs heures et laissé aux bons soins des experts en cuisson du Thon-club d'Agde et du Cap.

Régine Cavaillès et son équipe ont comme de coutume animé cette soirée, mêlant musique, danse, chansons et sketchs tout en ayant une pensée pour Gaston Casanova, membre de cette joyeuse équipe depuis trois ans et absent pour cause de maladie. A noter que vingt-quatre chanceux sont repartis de cette soirée avec des lots d'une valeur comprise entre 150 et 600 €, gagnés lors d'une tombola dont le bénéfice sera reversé aux Restos.

Un coup de pouce bienvenu pour l'association.


Publié le : Mercredi 6 août 2008 à 09:29

​Revue Presse Valras : bon vent pour les locaux sur le tour de France "micro"


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édition du mardi 5 août 2008

En voile légère, Christophe fait des vaguesDernièrement, sur le plan d'eau de l'étang de Bages-Sigean, s'est déroulée une étape du Tour de France à la voile micro (dériveur croiseur de 5,50 m), où les Valrassiens se sont particulièrement distingués, en squattant les meilleures places du podium.

Six courses en 3 jours, 5 parcours banane, 1 côtier, dans des conditions de vent particulièrement difficiles, avec une forte tramontane, qui a soufflé à 30 noeuds en permanence. Une rencontre nationale avec 23 bateaux engagés, qui a vu la victoire du bateau de "l'Adot " association pour le don d'organe", "ville de Valras", (Pierre Bernabeu, Dennis Vanier, Olivier Picard), qui a largement dominé la course.

A la 3e place, Sikky (corsaire en bois de 1962) avec à son bord Cédric Sauron, et Christophe Lagneau, deux moniteurs de l'école de voile valrassienne. "KKWET" le bateau qui porte sur les flots les couleurs de la Ligue, avec à son bord, Daniel Ballester, Didier Carmaniou et Pierrick Maniaudex a obtenu une fort honorable place de 9e. Bravo à ces trois équipages pour leur performance qui fait honneur à la ville.


Publié le : Mardi 5 août 2008 à 07:31

​Revue Presse Betti retrouve la victoire


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édition du mardi 5 août 2008

Le colosse mézois est revenu au premier plan, dimanche lors du Trophée du Languedoc, en battant Jean-Louis Montels en finale Certes, si la nouvelle génération émerge cette saison avec les Aprile, D'Elia, Ragno et autres Caselli, il est un constat qui, lui, ne change pas : les anciens n'ont effectivement pas dit leur dernier mot ! A l'image du Frontignanais Claude Massias, installé dans le trio de tête du championnat de Ligue depuis le début de la saison, un autre "vieux" s'est rappelé au bon souvenir des hommes en blanc ce week-end, en l'occurrence Bernard Betti. Le Mézois, vainqueur de la Saint-Louis 2007, fait toujours partie des meilleurs coups de lance du circuit et il l'a prouvé lors d'un tournoi rondement mené par la Société Nautique des Jouteurs Agathois.

Un tournoi qui a, au passage, connu un petit intermède particulièrement sympathique entre les éliminatoires et les revanches. Nano, le "champion du monde" du poids, est effectivement monté sur la tintaine pour affronter le sociétaire de la SNJA Georges Artigues, dit "Bobé". Pour la petite histoire, après s'être imposé en 1977 lors d'un déplacement à Strasbourg, l'Agathois avait été déclaré champion d'Europe par ses pairs. Dimanche, il a donc remis son titre en jeu. Et c'est Nano qui s'est imposé, devenant ainsi champion du monde et champion d'Europe ! Ce petit défi achevé, les choses sérieuses ont repris leurs cours. Ce sont huit hommes qui ont embarqué pour les revanches. Et dès le début, le ton a été donné avec un combat sans merci entre l'Agathois Jean-Louis Montels (SNJA) et le Sétois Benjamin Arnau (LAS). Dès la première passe, Montels était tout près de la sortie mais parvenait à se maintenir sur la tintaine au prix d'un beau coup de rein. Il se qualifiait ensuite lors de la troisième passe, Arnau ayant mis la main dans la deuxième garde. Une mésaventure qui arrivait également à Maxime Molto (APSM), mais dès sa première passe face à son cosociétaire David D'Elia (APSM).

Le public a ensuite assisté à ce qui fut certainement le plus beau coup de lance de la journée. Lors d'un duel opposant deux sociétaires de la Nouvelle Lance Mézoise, Bernard Betti a effectivement placé Mickaël Reda sur orbite, annonçant ainsi la couleur pour la suite...Une suite qui proposait des combats beaucoup plus longs et indécis. Avertis tous les deux après deux passes terribles, Aurélien Evangelisti (JLS) et son dauphin David Aprile (LSP) finissaient à l'eau à la troisième.

Il ne restait donc plus que trois hommes en course. Lors de l'unique demi-finale, Montels résistait à l'engagement de D'Elia et finissait par s'imposer à la 5e passe, pour avoir commis une faute de moins. Pour la quatrième fois de la saison, David D'Elia restait aux portes de la finale mais sa joute franche finira certainement par payer.

Deux anciens vainqueurs du Trophée du Languedoc se retrouvaient donc en finale. Très près de la 2e garde lors de la troisième passe, Bernard Betti se reprenait finalement ensuite en poussant Jean-Louis Montels à la faute. Avant de lever les bras et de crier sa joie.

Bernard Betti, deuxième plus gros palmarès de l'histoire, continue de savourer chacune de ses victoires comme si c'était la première. Un magnifique exemple de générosité et d'humilité.

Textes et photos Jérôme BELLUIRE


Publié le : Mardi 5 août 2008 à 07:26

​Revue Presse Trophée du Languedoc : Montels échoue d'un souffle


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édition du mardi 5 août 2008

Le jouteur de la SNJA a été battu en finale par le Mézois Bernard Betti Bernard Betti est éternel. Véritable légende des joutes, le Mézois a remporté dimanche le Trophée du Languedoc pour la quatrième fois de sa carrière. Le public agathois, qui apprécie ce champion à juste titre, aurait toutes les raisons de s'en réjouir si Betti n'avait été le bourreau des deux plus sérieux espoirs agathois, les jouteurs de la SNJA, Fabrice Mur et Jean-Louis Montels. Le premier se présentait face au Mézois en tant que troisième homme.

Vainqueur de deux adversaires (Grégory Bernal, JLSM, et Marcel Salutiano, PA), Betti devait renverser Mur pour poursuivre sa route. Ce qui fut fait, au grand dam d'un Fabrice Mur qui peine à retrouver le niveau qui a été le sien il n'y a pas si longtemps.

En parallèle, Jean-Louis Montels parvenait à se hisser jusqu'aux revanches en battant Cédric Nicolai (PO), Nicolas Benamara (AJS) et Philippe Caravano (SJF). Un parcours parfait, même si la suite s'annonçait autrement plus corsée.

Opposé à un Benjamin Arnau (LAS) qui réussi souvent au pied de la cathédrale, Jean-Louis, porté par son public, jetait son jeune adversaire et se qualifiait pour les demi-finales. La première demie entre Evangelisti (JLS) et David Aprile (Palavas) se soldait par un "bouquet", les deux jouteurs obtenant le 4 e prix ex-aequo. Betti directement en finale, il ne restait plus à Montels qu'à se "débarrasser" du pêcheur David d'Elia, plus léger sur la balance mais particulièrement redouté des poids lourds.

Au terme d'un affrontement tactique de cinq passes, d'Elia accusait une faute technique de plus que Montels, laissant l'Agathois filer vers la finale. Un épilogue qui aurait tout aussi bien pu tourner à son avantage. Betti passant à deux centimètres de la deuxième garde lors de la passe précédente, c'est malheureusement Montels qui franchissait la bague colorée au coup d'après. Le titre a échappé à la SNJA mais la société retrouve du mordant en ce mois d'août. C'est bien là l'essentiel.


O. R


Publié le : Mardi 5 août 2008 à 07:21

​Revue Presse Etang : un guide du savoir-vivre à l'attention des plaisanciers


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édition du lundi 4 août 2008

Le syndicat mixte distribue une brochure de sensibilisation à la fragilité écologique de la lagune de Thau« Etes-vous un plaisancier modèle ? » Le Syndicat mixte du bassin de Thau (SMBT) pose la question aux navigateurs amateurs dans une plaquette de sensibilisation à la fragilité environnementale de l'étang, qu'elle vient d'éditer.

Avec cette initiative, le SMBT entend rappeler que plus de 3 000 professionnels vivent de la conchyliculture et de la pêche dans la lagune de Thau. Les éleveurs y produisent en moyenne 20 000 tonnes de coquillages par an.

« Les gens d'ici connaissent l'importance des élevages d'huîtres et de moules dans l'étang. Mais ceux qui viennent par le canal de Toulouse ou Castelnaudary n'en ont pas forcément conscience, explique François Commeinhes, président du SMBT. Près de 900 bateaux font escale à Bouzigues chaque année. Il est nécessaire d'informer efficacement les plaisanciers sur les gestes à faire et à ne pas faire. »

Le guide conçu par le SMBT rappelle que les rejets des eaux noires (issues des toilettes), des eaux de nettoyage et des hydrocarbures dégradent dangereusement l'écosystème de l'étang. Un litre d'huile de moteur ou de gasoil suffit à recouvrir quatre tables conchylicoles !Le petit fascicule comprend également une carte de la lagune indiquant les zones protégées et les installations portuaires qui permettent une maintenance propre des bateaux (aires de carénage et de gestion des eaux usées).

Tirée à 5 000 exemplaires et traduite en anglais et allemand, la brochure du syndicat mixte est distribuée dans tous les ports du bassin de Thau et de sa façade maritime.

Guilhem MARTIN-SAINT-LEON


Publié le : Lundi 4 août 2008 à 07:49

​Revue Presse Les vacanciers se passionnent pour les joutes


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édition du lundi 4 août 2008

Hier se tenait le tournoi régional, "trophée Languedoc" sur le fleuve Hérault Comme pour un concert de variétés, les quelques chaises en plastique disposées sur la rive du fleuve trouvent preneurs bien avant le début du "spectacle". Là, un couple de retraités patiente avec un livre de Sodoku, ici une famille pique-nique autour de la glacière. Les joutes du "Trophée du Languedoc" ont autant attiré les Agathois que les touristes. Si ce n'est plus.

« C'est une découverte vraiment agréable, confie Jeanine qui encadre un groupe de personnes handicapées mentales suisses, en vacances dans la région. C'est typique et haut en couleurs. » Dans les tribunes, des estivants anglais côtoient leurs homologues allemands. La plupart découvrent un sport. « Les joutes ? Je n'en avais jamais entendu parler, confirme une touriste originaire du Nord. Chez nous, l'eau est trop froide pour ça. » L'engouement des vacanciers se ressent à la distribution des programmes : « Ils partent trop vite, il faut les réserver pour les jouteurs quand même », dit une bénévole. « Les joutes, les joutes, les joutes... On nous en parle sans cesse, on nous demande des explications, les règles. Surtout un jour comme celui-ci », lance, comme un écho, une employée de l'Office du tourisme de la Maison du coeur de ville.

Le trophée du Languedoc faisait d'ailleurs la une de la brochure Capagenda qui recense les sorties et activités de la semaine : les jouteurs devant Patrick Fiori, en concert l'avant-veille ! Un dépliant avec toutes les dates de la saison 2008 de la ligue Languedoc-Roussillon est aussi distribué dans les points d'information. La discipline devient-elle un atout touristique pour les cités qui comptent des sociétés ? « De plus en plus, les vacanciers recherchent de l'authenticité, des traditions, une histoire culturelle. Les joutes correspondent totalement à cette demande », constate Christian Bèzes, directeur de l'Office du tourisme. L'engouement pour ce sport qui se déroule au pied de la cathédrale Saint-étienne permet, en prime, d'attirer les foules au centre historique et, ainsi, de rééquilibrer, un peu, "l'Archipel de vie" .

« Les touristes sont friands du folklore, poursuit Alain Alazet, trésorier de la Société nautique des joutes agathoises (SNJA) depuis 45 ans. Certes, ils les perçoivent comme une tradition plutôt qu'un sport, et n'applaudissent pas toujours aux mêmes moments que les connaisseurs. Mais leur présence massive perpétue l'intérêt pour la discipline. Et c'est aussi pour cela qu'autant de jeunes participent aux sociétés. »

Nicolas BARRIQUAND


Publié le : Lundi 4 août 2008 à 07:38