Rafales : 7 nds
Température mer :
Deux plaisanciers sont morts intoxiqués par des émanations de monoxyde de carbone d'un groupe électrogène installé à bord de leur voilier à Port-Barcarès (Pyrénées-Orientales) a indiqué hier en début de soirée la gendarmerie.
Le couple, un homme et une femme retraités dont l'âge n'a pas été précisé, avait installé un système de chauffage d'appoint et d'alimentation électrique en raison d'une coupure de courant provoquée sur la région par la tempête de samedi. Les deux plaisanciers ont été découverts inanimés par un ami venu leur rendre visite et le parquet a demandé une autopsie.
Les deux animaux de compagnie du couple, un chat et un chien, ont également été retrouvés
Publié le : Mercredi 28 janvier 2009 à 09:40
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Avec des vents en rafale dépassant les 150 km/h, les ports du Cap d'Agde ont été balayés par une tempête hors catégorie.
Et après une journée de samedi tumultueuse, à l'heure des bilans, le personnel de la Sodéal et son directeur Thierry Boucher poussent un grand "ouf" de soulagement.
En effet, rares ont été les dégâts : quatre ou cinq bateaux ont légèrement souffert avec des éraflures sur les coques et de petites infrastructures portuaires ont été abîmées.
« Nous avons essuyé une tempête qui a dépassé les normes de nos équipements portuaires qui sont prévus pour résister uniquement à des vents de 120 km/h. Certes, un petit ponton, un "catway" a été partiellement arraché. Il est vrai qu'il était vraiment sous le vent », sans faire de triomphalisme, ni minimiser les quelques dégâts, le directeur de la Sodéal se félicite notamment de la solidarité et de la disponibilité du personnel de la Sodéal : « Il a répondu présent et, grâce à lui, nous avons pu assurer une permanence sur les ports pour que tout se passe pour le mieux.
Ainsi, il a pu consolider les amarres de certains bateaux, replacer des bouées qui avaient été déplacées et donc sécuriser les ports. » Pour les équipes de la société d'économie mixte, un tel événement climatique a permis de réaliser un test, plus que grandeur nature : « Sur 3 300 bateaux, rares ont été ceux qui ont été abîmes, sur 35 ha de plans d'eau, nos équipements n'ont pratiquement pas souffert. Je crois qu'il faut mettre en exergue la synergie qui s'est déployée entre nos services, ceux de la police municipale, des pompiers et de la société nationale de secours en mer. Fort heureusement, tout le monde a travaillé dans une parfaite collaboration, non seulement pour mettre en sécurité le port pendant la tempête, mais aussi pour faire de la prévention.
Dès les premières heures de samedi, tout le monde était sur le pont ! » Après ce premier bilan, des travaux de réparation vont avoir rapidement lieu. Cependant, Thierry Boucher souhaite, sans attendre, tirer les enseignements de cette tempête : « Nous allons nous réunir pour faire une analyse à froid du déroulement de cette journée pour retenir les points positifs et tenter de mieux prévoir encore pour nous améliorer.
Par ailleurs, nous allons entrer en contact avec nos fournisseurs pour définir avec eux de nouvelles conditions de sécurité. » Pour les bateaux qui ont subi des désagréments, le directeur de la Sodéal dit que la société prendra ses responsabilités et il leur conseille à leurs propriétaires d'entrer en contact avec leurs assurances. La Sodéal, elle, fera le nécessaire pour tout se passe pour le mieux, dans un port désormais apaisé.
Publié le : Mardi 27 janvier 2009 à 07:49
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| Photo M.C |
Dans la commune, on pouvait observer des arbres arrachés par la violence du vent, des poteaux tombés, des enseignes de magasins à terre et une grosse antenne tombée sur le port.
Tous les services municipaux étaient sur place pour dégager au plus rapidement les voies de circulation et éviter ainsi les accidents, le personnel sans connexion téléphonique a su réagir rapidement à cette situation exceptionnelle. Sur le port, le personnel municipal a travaillé jusqu'à minuit sans relâche, la capitainerie est restée ouverte assurant une permanence téléphonique et un accueil grâce à un groupe électrogène.
Dans la zone technique, un bateau s'est envolé de son ber et s'est cassé avec fracas sur le sol, au quai M le mur d'entrée s'est arraché, au quai R flottant (face à l'UDSIST) les étrillés qui permettaient de tenir le quai au pieu d'amarrage se sont arrachés et un catway s'est cassé au quai F (devant la fontaine).
Grâce aux équipes municipales et employés du port, les dégâts ont ainsi pu être limités et les accidents évités...
Heureusement le beau temps régnait dimanche et l'électricité était rétablie sur une majeure partie de la commune.
Marion Cuffy
Publié le : Lundi 26 janvier 2009 à 08:23
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| Photo Vincent ANDORRA |
La tempête sans faire de graves dégâts a tout de même mobilisé les pompiers une bonne partie de la soiréeDe toute évidence, elle s'essoufflait. Sète et sa région ont donc été relativement épargnés par la "tempête".
Et même si les rafales de vent ont toujours un côté saisissant quand elles font virevolter l'écume au pied du théâtre de la Mer, elles n'ont finalement impressionné que les bipèdes terrestres que nous sommes. Car les marins, les vrais, que ce soit à la capitainerie du port de commerce ou au Sémaphore, n'ont pas bronché. A vrai dire, les officiers joints hier en fin d'après-midi ne parlaient même pas de tempête.
Au Sémaphore, on relevait ainsi un vent de secteur Est virant Nord-Est établi entre 16 et 20 noeuds environ 50 km/h avec des rafales jusqu'à 110 km/h, n'atteignant pas le seuil d'alerte du Sémaphore (fixé à 34 noeuds) et encore moins l'avis de tempête, 48 noeuds. Du côté de la capitainerie, la seule consigne donnée aux navires stationnés dans le port a été de renforcer leur dispositif d'amarrage. Pas plus. A terre, le préfet a quant à lui interdit toute activité et manifestation de plein air (dont les matchs de football et de rugby), hier de 11 h à 18 h.
Pour le reste, quelques dizaines de foyers ont été momentanément privés d'électricité dans l'après-midi, essentiellement du côté de Mèze.
On a également constaté plusieurs routes coupées par des branchages et l'A 9 a été interdite aux camions transportant des matières dangereuses.
A Sète, en fin de journée, les pompiers comptabilisaient une trentaine d'interventions pour des arbres arrachés, des panneaux de circulation envolés ou des cheminées effondrées.
Publié le : Dimanche 25 janvier 2009 à 08:50
La mise en place d'une zone de protection halieutique permettrait de créer une entité de gestion cohérente dans le Golfe du Lion. Elle pourrait s'étendre jusqu'à 50 milles de la côte (1 000 m de fond environ). « Attention, ce ne serait pas une extension des eaux territoriales françaises, prévient Gildas Le Corre, mais le résultat d'une revendication commune d'organiser et de gérer la pêche. L'idée serait de rechercher un équilibre entre les métiers pêchant sur zone et les ressources estimées.
On sait par exemple que dans les fosses, les stocks de crevettes sont déjà surexploités. » Le même principe s'appliquerait ensuite à tous les bateaux arrivant sur zone, et non les législations nationales de chaque pavillon. Une certaine « régionalisation de la politique commune des pêches » tiendrait déjà à la création de grands ensembles et de plans de gestion régionalisés.
Cependant, la mise en place d'une zone de protection halieutique même s'il ne s'agit pas de l'extension des eaux territoriales aux 50 milles « impliquerait une responsabilité de contrôle élargie pour la France ».
Mais la ressource gagnerait assurément au fait que le Golfe du Lion devienne « le jardin des pêcheurs français et catalans » ...
Publié le : Samedi 24 janvier 2009 à 09:11
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Dans les eaux internationales, tout navire en action de pêche l'est conformément à la règlementation de son pays. A ce jeu, les Sétois sont défavorisés...
« Dès 2006, nous avons demandé la mise en place d'une zone de protection jusqu'à 50 milles des côtes. Mais ça n'a pas été relayé. Aujourd'hui, ça urge, et nous en parlerons avec la directrice des pêches - Sylvie Alexandre, Ndlr - qui doit venir à Sète la semaine prochaine... » Le président du comité régional des pêches, Henri Gronzio, ne compte pas l'envoyer dire.
Ses griefs sont pourtant simplement liés au principe qui veut que tout navire en action de pêche dans les eaux internationales le soit dans le cadre des lois de son pays. Et non sous une quelconque législation supranationale. « Ce qui fait que deux bateaux peuvent pêcher côte à côte mais avec des contraintes différentes selon qu'ils sont espagnols ou français... », explique Gildas Le Corre (*), d'Ifremer.
Aussi, à ce jour, rien ne peut empêcher l'Espagne d'accorder une dérogation à ses chalutiers pour qu'ils fassent les marées (qu'ils restent plusieurs jours sur zone, Ndlr) autour des canyons. Même si ces fosses riches en reproducteurs font face aux eaux territoriales françaises. Et même si les Languedociens, eux, doivent rentrer au port tous les soirs (lire ci-contre).
Pour autant, la zone du Golfe du Lion présenterait plusieurs atouts pouvant conduire à une solution, autrement dit à la mise en place d'une zone de protection halieutique (lire ci-dessous) où la même réglementation s'imposerait à tout le monde : « Le Golfe est essentiellement fréquenté par les flottilles de pays riverains, des bateaux ayant leur port d'attache entre Toulon et le nord de la Catalogne espagnole, fait remarquer Gildas Le Corre.
Et ça, c'est un sacré atout. » Cette flotte, composée de chalutiers mais aussi de petits métiers du large (palangriers espagnols, fileyeurs français...) est bien connue et, en outre, ne concerne que deux pays européens et trois régions. La négociation tripartite, bien sûr arbitrée pourrait donc se faire entre Provençaux, Languedociens et Catalans, soit « des régions qui ont déjà une tradition de collaboration ».
En ce sens, le scientifique est optimiste : « Les pêcheurs peuvent faire des progrès rapides en terme de gestion quand ils se sentent responsabilisés. Ils sont généralement demandeurs d'une règle du jeu et l'acceptent, si elle s'applique à tout le monde. » Quant à l'échéance à laquelle la mise en place d'une zone de protection halieutique pourrait intervenir, il espère qu'« on n'en est pas trop loin ». Ifremer fournira en tout cas son avis scientifique au sein de la Commission générale des pêches de Méditerrannée (CGPM). « Ensuite, le projet sera sur le terrain diplomatique. » Et là ...
Patrice CASTAN
G. Le Corre est responsable du Département halieutique méditerranéen et tropical d'Ifremer.
Publié le : Samedi 24 janvier 2009 à 09:05
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| Photo V.A |
La technique de la palangre permet d'exploiter les fosses qui, dans les eaux internationales, abritent les géniteurs Les armements ibériques pratiquant la pêche à la palangre dans les fosses obèrent-ils l'avenir de la pêche méditerranéenne ?
En puisant dans les stocks de géniteurs, pèsent-ils plus sur la ressource que ne le font les chalutiers français en général, et sétois en particulier ? Difficile à estimer. Une certitude, cependant : la présence jugée « de plus en plus forte » de palangriers sur des fosses situées face aux eaux territoriales françaises, inquiète les pêcheurs sétois.
D'autant que ces dernières années, la tendance des armements espagnols serait de prolonger leur présence sur les zones de pêche. Ce qui, pour pas mal de patrons locaux, s'explique ainsi : les Espagnols spécialistes de la palangre pêchent de plus en plus loin de leurs bases pour avoir déjà épuisé une partie de la ressource située dans les fosses les plus proches de leurs eaux territoriales.
Ces canyons, à 30 milles des côtes environ, renferment des géniteurs (merlans, baudroies, saint-pierre...) dont les pontes contribuent à la richesse du golfe du Lion. Des failles d'une profondeur de 120 à 600 m dont les "habitants" sont inaccessibles à la pêche chalutière, mais pas aux milliers d'hameçons que comportent les palangres (lire ci-contre). Mais s'il y a un risque à voir s'accentuer l'effort de pêche, sur les fosses au moins autant qu'ailleurs, une chose est sûre : « En dehors des 12 milles, les Espagnols ont le droit », rappelle Pascal Germa, le 2 e prud'homme sétois. « Si nous, on n'y va pas, ça nous regarde... »
Le président du comité régional des pêches, Henri Gronzio, est lui plus incisif : « N'importe qui peut faire n'importe quoi dans les eaux internationales . Dans les fosses situées face à l'Espagne, il n'y a plus rien. Alors, ils ont demandé à faire les marées pour venir exploiter celles qui se trouvent face à nos eaux internationales, jusque-là non pêchées puisque trop lointaines pour nos bateaux, qui rentrent tous les soirs. Si on ne fait rien, dans 5 ou 6 ans, il n'y aura plus rien dans et autour des fosses. Et légalement, on ne peut rien faire. » José Llinarès, le directeur de la criée, aborde autrement le problème : « Ce qui serait intéressant, c'est que nos bateaux reconsidèrent leur façon de pêcher.
Aujourd'hui, à Sète, nous n'avons aucune unité capable de pêcher dans ces fosses. Alors qu'il y a du poisson de qualité et des crustacés, crevettes, langoustines... » L'impact sur la ressource ? « Il y a quelques années, on tirait la sonnette d'alarme sur l'anchois. Or, on voit que nous n'en manquons pas. Il y a des années avec, et des années sans. C'est tout. » Toujours est-il qu'outre les palangriers, des chalutiers ibériques auraient récemment demandé des dérogations pour faire les marées, et donc pêcher plus loin, et plus longtemps. Pratique abandonnée par les Languedociens depuis près de 40 ans. De là à dire que la pression monte ...
Patrice CASTAN
Publié le : Vendredi 23 janvier 2009 à 13:34
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| Photo S. BLOUET / ADENA |
Publié le : Mardi 20 janvier 2009 à 09:41
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Compétence communautaire, la gestion du site échoit désormais à la municipalité d'Agde Le feuilleton du fort Brescou devrait prendre fin rapidement. Tout au moins administrativement. La ville d'Agde, qui s'était substituée à l'Etat, ancien propriétaire du site, lors des premiers travaux de mise en sécurité, avait racheté l'ancienne prison pour 1 € symbolique en échange des abandons de créances de l'Etat justement, qui ne semblait pas vraiment pressé de rembourser la commune du montant de ce chantier.
Dans un même temps, la communauté d'agglomération Hérault-Méditerranée, qui possède la compétence "valorisation du patrimoine ", avait pris en charge la gestion du fort Brescou. Ça n'est plus le cas depuis un vote prononcé en conseil d'agglomération, fin 2008. « C'est le patrimoine protégé des Agathois qui y sont très attachés » , justifie Gilles D'Ettore, maire d'Agde et président de l'Agglo. « L'intérêt communautaire de Brescou n'est pas vraiment évident... » , ajoute Philippe Brousse, directeur général des services de la ville d'Agde.
« Propriétaires, nous le sommes de toute façon virtuellement » , poursuit D'Ettore. Le retard n'est qu'en effet administratif. Pour que l'acte de vente prenne définitivement effet, une multitude d'organismes dont dépendait le fort lorsqu'il était propriété de l'Etat, comme le domaine public maritime ou le service des phares et balises, doivent aussi donner leur accord.
Mais la grande interrogation se situe ailleurs : que fera-t-on de fort Brescou ? Gilles D'Ettore ébauche un plan en deux étapes : « La première des priorités, c'est de préserver les bâtiments des attaques de la mer, notamment sur la face Est, très exposée, grâce à un brise-lames. La plus grosse dépense se situe à ce niveau et il faudra de toute façon solliciter des aides. » Dans son usage futur, le député-maire verrait bien par exemple la mise en place « d'un scénovision sur l'histoire des corsaires, comme Pézenas a fait avec Molière. De toute façon, on ne va pas monter un projet qui aille à l'encontre de l'histoire des lieux. » Mais tout ça, c'est pour dans quelques années. Car le budget très serré de la municipalité ne va pas s'embarrasser de tels dossiers dans les mois à venir.
Olivier RAYNAUD
Publié le : Lundi 19 janvier 2009 à 08:45
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| Photo Vincent Andorra |
Des capteurs immergés mesurent les éventuels déversements d'eaux usées. Une première nationaleSète est désormais quadrillé par les Sirènes. C'est le nom des quatre bouées (six à terme) immergées cette semaine aux principaux exutoires de la Ville dans l'étang de Thau.
Garnies d'instruments de mesures, elles vont aider les scientifiques à déterminer l'impact des contaminations de l'étang liées aux débordements des réseaux d'assainissement sétois.
L'initiative, que l'on doit à Thau agglomération, a été prise dans le cadre du projet Oméga Thau (lire ci-dessous) imaginé par le syndicat mixte de l'étang. La structure intercommunale, compétente en matière d'assainissement, a profité du renouvellement de la délégation de service public en Île Singulière, pour obliger le nouveau délégataire à réaliser ces mesures. Sète essuie donc les plâtres mais à terme, tous les exploitants des réseaux d'assainissement des communes riveraines de l'étang devront se doter d'un système de mesures. A Sète, les ingénieurs de la SDEI, filiale du groupe Suez choisie pour exploiter le réseau d'assainissement, sont à l'origine des étonnantes bouées Sirènes. Des spécimens complètement autonomes : « Elles fonctionnent à l'énergie solaire et t ransmettent ainsi en continu, par radio, des données sur la turbidité de l'eau, le PH et le niveau d'oxygène dans l'eau » , précise Thau agglomération . Le dispositif se double de l'immersion de "courantomètres". Des instruments qui permettent, parallèlement aux bouées, de mesurer les débits dans les canaux de Sète et le sens des flux hydrauliques.
L'objectif est de comprendre, grâce aux données transmises par les bouées et les courantomètres, le processus de contamination de l'étang par les eaux usées sétoises.
La Ville de Sète dispose en effet d'un réseau d'assainissement unitaire qui capte à la fois les eaux usées et les eaux de pluie. Un réseau qui, lors de pluies intenses, soit en moyenne quatre fois par an, se sature et déborde dans le milieu naturel. « Quand on connaîtra bien ce processus, on pourra gérer de manière dynamique le réseau d'assainissement sétois et choisir de déverser prioritairement vers tel ou tel endroit afin de minimiser les impacts sur l'environnement », explique Thau agglomération.
Après un mois de test, les données recueillies vont être versées, d'une part à la communauté scientifique et aussi aux autorités administratives des affaires maritimes. Et cette première nationale est également observée attentivement par d'autres communes littorales comme celles de la baie du mont Saint-Michel que le dispositif sétois intéresse bigrement.
Jean-Pierre SOUCHE
Publié le : Vendredi 16 janvier 2009 à 15:41
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Comme elle fait chaque année , l'APPP (Association protection, plaisance et pêche) a organisé son assemblée générale ordinaire il y a quelques jours à Valras. Cette réunion s'est déroulée en présence de tous les membres du conseil d'administration. Guy Combes, maire de Valras-Plage, et Henri Caumes, adjoint chargé du port, excusés, n'ont pu assister aux débats.
Après les voeux traditionnels, le bilan financier et le rapport moral ont été présentés par la trésorière et le président Jean-Paul Palacio. La réunion s'est poursuivie en images par un exposé complet et très intéressant, conçu par la famille Andrieu, relatant le suivi scientifique des récifs artificiels mis en place au large de Valras-Plage au cours de l'année 2006.
Les images projetées, réalisés par les plongeurs de l'Adena (Association de défense de l'environnement et de la nature), ont démontré combien la vie était déjà active sur les modules. Plusieurs espèces de poissons et de mollusques cohabitant dans une flore des plus dense ont été observés pour le plus grand bonheur des 75 personnes présentes.
Suite à cet exposé et afin de compléter l'étude prévue sur 5 ans, il a été demandé aux pêcheurs présents de participer, dans le cadre de la pêche récréative, au suivi scientifique de ces récifs.
Après l'élection d'Alain Randonnnier au conseil d'administration, en remplacement de deux membres démissionnaires, le calendrier 2009 a été présenté aux sociétaires. Outre les concours de pêche et les traditionnels repas champêtres, la saison sera marquée par l'organisation d'un voyage au salon nautique de Barcelone au cours du mois de novembre. D'autres activités consacrées à la formation au Certificat restreint de radiotéléphonie (CRR), au matelotage et à la pêche, seront mises en place avant le début de la saison.
Lors des questions diverses, le secrétaire Jean-Claude Chaulet a présenté la Fédération nationale des pêcheurs plaisanciers sportifs de France et la délégation régionale qu'il préside. De nombreux sociétaires, convaincus de l'utilité de se fédérer, ont rejoint les rangs de la FNPPSF.
D'autres points ont été relevés comme le projet d'implantation d'un parc éolien au large de Sérignan-Plage, Vias et Portiragnes-Plage. Des démarches déjà entreprises par EDF qui n'ont certainement pas fini de faire des vagues...
Après quelques mots de conclusion, c'est dans la bonne humeur que Jean-Paul Palacio a donné lecture du classement du meilleur pêcheur 2008. S'adressant à Georges Bourrié, classé premier, il a indiqué : «D'origine valrassienne, il a poursuivi ses études, en matière de pêche, à la faculté du tinchadou, où il a obtenu une agrégation. ». La famille Andrieu, classée 2 e , a également fait l'objet d'un petit commentaire. « Sous la responsabilité d'Hugues, le moyen, ils se sont spécialisés dans la pêche à la daurade. Pour rester dans ce contexte, ils ont d'ailleurs baptisé leur chat du nom de l'appât roi "Bibi". » Le 3 e , Alain Auriac, a été présenté comme le digne héritier d'une dynastie de pêcheurs.
Chaque lauréat et participant s'est vu remettre une récompense en signe d'encouragement .
A lire prochainement : l'évolution du suivi halieutique des récifs artificiels.
Publié le : Mercredi 14 janvier 2009 à 08:19
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Pendant les mois d'hiver, son personnel met tout en ordre, pour accueillir « une clientèle fidèle » Même si certains matins le froid le paralyse, le port de plaisance de Frontignan n'en demeure pas moins très animé, en cette saison. « L'organisation la plus dense se fait en hiver » , confirme d'ailleurs Gérard Arnal, l'adjoint au maire, délégué au tourisme et à la plaisance. « Toute la préparation budgétaire et les souscriptions administratives se préparent bien souvent l'hiver. A partir du 1 er janvier sont aussi prises en compte les réservations. Nous avons déjà un taux de réservations conséquent pour les mois d'été » . Ce qui fait dire à l'élu muscatier que « Frontignan est un port de plaisance demandé. Son taux d'occupation est quasiment de 100 % toute l'année. Une clientèle fidèle, qui se superpose à celle de la saison touristique ».
Créé en 1982, repris en gestion municipale en 1996, le port de plaisance a une capacité d'accueil de 53 bateaux de 15 m en moyenne, d'un tirant d'eau maximum de 2,50 m. L'hiver, les 13 agents qui y travaillent, sous les ordres du maître de port Jacques De Lalaubie, doivent réparer, renouveler les bornes électriques, mettre tout à niveau, en vue de la saison d'été.
Dans un souci environnemental ont été installés des limiteurs de débit pour l'eau, des lampes à leds pour économiser l'énergie, une collecte des déchets. Et depuis 8 ans, il se voit décerner de façon consécutive le Pavillon bleu pour « la qualité de ses services rendus, et une qualité d'eau reconnue » se réjouit Gérard Arnal.
Autour des bateaux de plaisance subsistent aussi des activités économiques sur le port. Onze pêcheurs professionnels, qui l'hiver font du nettoyage et de l'entretien de leurs matériels. « La volonté des élus a toujours été de soutenir ces petits métiers de la pêche » , revendique l'adjoint au port. Qui « souhaite rencontrer leurs nouveaux élus, pour réfléchir de manière globale ».
Dans ce but, le conseil municipal a voté à l'unanimité une réorganisation payante de la cale de mise à l'eau, avec sanitaires, douches, stationnement des remorques, qui sera effective au printemps. « Nos opposants s'accordent à penser qu'il fallait le faire » , précise Gérard Arnal. « Cela va satisfaire les 600 usagers ».
Mais l'espace du port de plaisance reste limité. Pour l'agrandir, « nous avons un projet de création d'un nouveau ponton de 150 m » , dévoile l'adjoint délégué à la plaisance. « Nous pourrions ainsi accueillir dix à quinze bateaux supplémentaires » . Et désengorger ainsi le littoral méditerranéen, qui manque cruellement d'anneaux.
Thierry LEVESQUE
Publié le : Mercredi 14 janvier 2009 à 08:11
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Hiver oblige, l'heure est à la maintenance et à l'entretien des bateaux, notamment pour les membres de l'APPB (Association des Pêcheurs Plaisanciers de Balaruc). Et en présentant leurs voeux, le président Claude Jahannault et le conseil d'administration ont tenu à rappeler aux quelque 150 adhérents qu'il était nécessaire de planifier les demandes de mise à terre pour la maintenance de leur bateau.
Pour ce faire, les responsables de l'aire de carénage et de réparation tiendront une permanence sur le site le mardi 13 janvier, de 14 h à 16 h.
« Il faut que les adhérents présentent impérativement ce jour-là leur carte de membre 2008-2009, les documents de propriété de leur bateau, ainsi que l'attestation d'assurance couvrant leur responsabilité civile en cas de sinistre. Aucune dérogation ne pourra être accordée à cet égard » , souligne Claude Jahannault en précisant que bien évidemment, les mises hors d'eau se feront en fonction des places disponibles sur les emplacements prévus à cet effet. Le calendrier prévisionnel des levages, ainsi que le coût de l'opération feront l'objet d'une information le jour de la permanence.
Pour joindre les responsables de l'aire de carénage, contactez le 06 60 56 78 75
Publié le : Samedi 10 janvier 2009 à 09:06
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La fine pellicule de neige qui a recouvert le littoral mercredi soir - 1 à 2 centimètres tout au plus - n'aurait en rien perturbé la circulation si le verglas n'avait décidé de s'inviter à la fête. Hier, au petit matin, la température oscillait entre - 3° et - 4°, ce qui n'a en rien arrangé les affaires des automobilistes qui désiraient se rendre au travail malgré une chaussée terriblement glissante par endroits.
Dès 4 h 30, les services de la Ville étaient entrés en action sur les principales artères d'Agde. « Trois véhicules, une saleuse et deux poids lourds, ainsi que quinze agents ont procédé au salage des grands axes de la ville, explique Christophe Bourdel, directeur des services techniques. Nous avons dispersé 30 tonnes de sel au total, 20 que nous avions en stock et 10 que nous avons pu récupérer auprès des services du Conseil général, à Béziers. » Le Département qui, pris par ailleurs sur des routes prioritaires, n'avait pu sécuriser dans la nuit la route qui relie Agde au Cap, domaine qui est de sa compétence, accès finalement fermé, notamment dans le sens de la montée, durant plusieurs heures hier matin. « Heureusement que les automobilistes ont roulé prudemment » , estimait Christophe Bourdel.
Ce qui n'a pas empêché certains d'entre-deux de connaître quelques frayeurs, notamment sur le réseau secondaire, transformé en patinoire le temps d'une matinée. Les pompiers ont été appelés à une dizaine de reprises pour de la tôle froissée et des véhicules en travers de la chaussée. Du côté des piétons, malgré quelques chutes, la prudence a été de mise, notamment chez les personnes âgées.
Au final, et malgré la persistance de quelques plaques de verglas et de neige mêlés, notamment en centre-ville, un retour à la normale a été constaté peu après la mi-journée, même si les températures demeuraient inhabituellement froides.
Publié le : Vendredi 9 janvier 2009 à 09:50
A partir de demain et jusqu'à lundi soir se tient à Paris, au Parc des expositions, le Salon de la plongée.
Une 11 e édition de ce rendez-vous à laquelle la station du Cap d'Agde participe bien entendu, par l'intermédiaire de plusieurs entités. Tout d'abord avec cinq professionnels de la plongée que sont Cap Bleu, Abyss Plongée, Belouga Plongée, 02 Mer et l'Ecole française de plongée Serge Mas, tous signataires de la charte "Agde Qualité Plongée".
L'Adena sera également représentée pour présenter à nouveau le Sentier sous-marin, ainsi que le Musée de l'Ephèbe et ses trésors d'archéologie sous-marine. Le Cap d'Agde met également à disposition des visiteurs de ce salon le nouveau "Guide du Nautisme 2009".
Publié le : Jeudi 8 janvier 2009 à 11:49