Rafales : 7 nds
Température mer :
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| Ch. FORTIN |
Depuis le 1 er janvier en Méditerranée, les chalutiers sont tenus de pêcher avec une maille carrée de 40 mm.
Objectif ? Protéger la ressource...Rien n'est simple dans le milieu de la pêche. Et comme du côté de l'Union européenne, c'est pas simple non plus, on en arrive parfois à des situations assez cocasses.
Dernière en date : l'entrée en vigueur de la réglementation imposant (depuis le 1 er janvier) aux chalutiers méditerranéens l'utilisation d'une maille carrée de 40 mm dans leurs "culs de filets", ou sous dérogation, d'une maille de 50 mm en losange.
Des mailles plus larges que la 40 mm en losange utilisée jusque-là et donc censées laisser la vie sauve à un plus grand nombre de petits poissons. Assez en tout cas, selon l'Union européenne, pour constituer une avancée côté protection de la ressource. Avis qui ne fait pas l'unanimité à Sète, loin de là.
Pourtant, les patrons du 1 er port de pêche de Méditerranée française ont joué le jeu, adoptant la nouvelle maille sans compensation et sans même brûler quelques pneus. Alors que l'investissement - pour pêcher moins qui plus est - est de plus assez conséquent.
Deux possibilités s'offraient en effet aux 27 chalutiers qui, à Sète, ont dû modifier ou changer leurs filets (à raison de six "chaluts" par bateau environ). La première, la moins coûteuse mais la plus technique, était réservée aux patrons comptant un fileyeur dans leur équipage : à raison de quatre jours de travail par engin, les hommes d'art (il en reste cinq à Sète) ont démonté les "culs de filets" en 40 mm losange pour en faire des 40 mm carré. Pour avoir une idée du travail de titan : un cul de chalut mesure de 5 à 7 m par environ 300 mailles de circonférence, et plus encore de liens. Une paille, quoi.
Quant aux autres patrons, ils ont tout bonnement enlevé la partie terminale de leurs filets (poche et avant-poche) puis acheté des nappes de filet brutes pour les reconstituer. Investissement : 1 000 € par filet. Avec, en outre, un "petit" souci technique pas piqué des vers : les fournisseurs ayant été pris de court par la demande subite concernant des mailles de 50 mm en losange (plus adaptées aux filets sétois que les 40 mm carrées), des nappes de filets de 25 mm de côté de mailles ont été livrées un peu partout à Sète.
Pour un résultat escompté de 50 mm, donc. Or, il s'avère que bon nombre de filets utilisés depuis janvier ne présentent plus aujourd'hui une maille de 50, mais de 48 mm, du fait de la rétractation due à la salinité. Et les armements qui en possèdent sont, du coup, en infraction. Pour l'heure, les contrôles sont souples, « pédagogiques », diront certains. Cela durera-t-il ?
Patrice CASTAN
Publié le : Mardi 24 février 2009 à 16:22
Publié le : Mardi 24 février 2009 à 11:03
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Interpellés par des résidants des rues Clavel, Carnot et Sémard, nous évoquions dernièrement dans ces colonnes les épaisses fumées crachées par les ferries qui fréquentent le port de Sète. Un article accompagné d'une photo certes parlante, mais assurément en dessous de la vérité pour les nombreux Sétois ayant vu ce que les moteurs de ces bateaux peuvent dégager.
C'est aujourd'hui réparé : une résidante du quartier a en effet saisi un de ces navires en flagrant délit d'une pollution atmosphérique qui en dit long sur les nuisances, visibles ou pas, pouvant en découler. Gageons que le président de Région Georges Frêche, nouveau "patron" du port, parviendra à convaincre l'armateur marocain de faire réviser ses "diesels", lui qui compte développer les échanges avec le merveilleux royaume...
Ph DR
Publié le : Lundi 23 février 2009 à 12:07
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La réunion organisée la semaine dernière dans les locaux du Sablotel (Midi Libre du 12 février) par l'association des commerçants du Coeur du Cap et celle des commerçants du Centre port n'avait qu'un but : regrouper un maximum de professionnels, commerçants bien sûr, agents immobiliers, mais aussi professions libérales, pour s'opposer au projet de mise en stationnement payant d'une partie des parkings du Cap-d'Agde, dispositif programmé pour l'été prochain. « Nous attendions 25 personnes maximum », reconnaît Claude Clavel, un des chefs de file de ce groupe contestataire.
Finalement, près de 80 personnes composaient l'assemblée, acte fondateur d'un mouvement que l'équipe D'Ettore espérait bien ne pas avoir à affronter. C'est écrit, il en ira différemment.
Ces partisans du "non" mettent deux arguments en avant : « Le premier, c'est la qualité de vie, explique Claude Clavel, cette liberté de circuler que nous avons sur la station. Les gens sont libres d'aller et venir, ce qui n'est plus le cas dans la plupart des centres-villes, où le stationnement est payant. Et puis, commercialement, faire payer les parkings n'est jamais une bonne chose, surtout que Gilles D'Ettore vise un secteur bien précis par ces mesures. Il y aura forcément une concurrence déloyale avec d'autres lieux de la station (comme le Môle par exemple, Ndlr) où le stationnement restera gratuit.
Entre l'inévitable défense d'intérêts personnels et la volonté de faire perdurer cet acquis de gratuité légué par les concepteurs du Cap eux-mêmes, les contestataires se mobilisent et ont, d'ores et déjà, imprimé des dizaines d'affiches montrant leur opposition au projet, qui orneront les vitrines des commerces et des halls d'immeubles. De quoi faire enfler le mouvement à l'heure où les premières devantures saisonnières rouvrent timidement leurs stores.
« Ça va bouger de plus en plus », concède Claude Clavel, qui tente par tous les moyens de ne pas déplacer le débat sur le terrain politique, bien qu'il n'ait pas apprécié la façon de faire de Gilles D'Ettore. « Lors de la première réunion avec la Ville, on nous a présenté deux projets, l'un, non retenu, prévoyait de faire également payer l'accès aux plages, NDLR déjà ficelés.
Il n'y a pas eu de réelle concertation puisqu'en fin d'année, il n'y avait que très peu de commerçants du Cap présents sur la station. Nous aurions pu apporter des réflexions, notamment au travers d'une commission de pilotage qui aurait pu être créée. Notre but aujourd'hui est de faire comprendre à la municipalité qu'elle est dans l'erreur. » L'heure du deuxième round a sonné !
Olivier RAYNAUD
Publié le : Lundi 23 février 2009 à 12:03
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Dernièrement , les membres du Thon-club d'Agde et du Cap se sont réunis en assemblée générale qui a revêtu, cette année, une importance exceptionnelle.
Le secrétaire, Jean-Louis Guggisberg, a présenté les activités du club en 2008. Année en demi-teinte car toutes les manifestations de pêche au thon ont dû être annulées face à la contrainte des autorités maritimes et à la réglementation européenne. Cependant, quelques rassemblements ont permis aux pêcheurs, lors de sorties ponctuelles, de se retrouver.
Diverses manifestations ont également vu la participation du club : coupe et rassemblement de la Sorac, week-end bleu, thonade des Restos du coeur...Le trésorier Brousset a ensuite présenté le bilan financier, qui fait apparaître un déficit dû aux achats et aux différentes organisations prévues et annulées. Malgré cela, un don a tout de même été effectué à la SNSM.
Un membre ayant démissionné pour raisons professionnelles (Pascal Simon, conseiller technique étant muté à Toulon), c'est Fabienne Poirier qui a été élue à l'unanimité.
Après les votes des bilans moraux et financiers, le président Serge Soler a indiqué que le comité directeur propose aux membres une modification des statuts, permettant à l'association de s'adapter aux nouvelles réglementations quant à la pêche au thon, de dénoncer son affiliation à la FFPM et d'adhérer à la Fédération nationale des Pêcheurs plaisanciers et sportifs de France (FNPPSF), tout à fait en phase avec les nouvelles réglementations. Et il a précisé que le club devait pratiquer une pêche sportive sans tuer le poisson, en relâchant chaque prise.
Cet été donc (31 juillet et 1er et 2 août), le Thon-club d'Agde et du Cap va organiser le Défi méditerranéen. Cette pêche "no kill", pratiquée déjà en Espagne, consiste, après avoir accroché une prise, à l'amener à bord où des scientifiques feront des prélèvements, bagueront le poisson qui sera relâché vivant, un matériel adapté étant évidemment utilisé. Ce concours d'un nouveau genre se fera en collaboration étroite avec les scientifiques. Un arbitre officiel sera présent sur chaque bateau. Toutes les actions de pêche seront filmées et le soir, après le retour des bateaux, les films seront projetés sur grand écran pour que public et touristes puissent apprécier cette pêche sportive qui, désormais, protégera l'environ nement par un comportement raisonné et écologique.
L'adhésion à la nouvelle fédération (la FNPPSF) étant minime (11 €), le bureau directeur a décidé de baisser, pour 2009, la cotisation qui est, dès lors, fixée à 75 €.
Et pour terminer, chacun a levé son verre à l'amitié et à la nouvelle saison du Thon-club.
Publié le : Dimanche 22 février 2009 à 11:31
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| Photo Vincent ANDORRA |
Une campagne de stérilisation va bientôt débuter, la préfecture de l'Hérault vient d'autoriser la ville de Sète à réguler la population de goélands, une espèce protégée mais peu appréciée. Et c'est un soulagement pour les habitants tant les nuisances liées à la présence des (trop) nombreux et fameux gabians sont importantes.
Il faut dire que l'animal, peu farouche, est une grande gueule, toujours prêt à l'ouvrir, de jour comme de nuit, et peu enclin à respecter le sommeil des Sétois. Pour couronner le tout, son cri est aussi mélodieux que celui d'une starlette de la Star'ac éliminée en première semaine.
Le portait peu flatteur de la bestiole oblige aussi à dire qu'elle aime fouiller les poubelles pour se nourrir et n'hésite pas à s'installer aux tables des restos (notamment de plage) quand le menu est intéressant. L'an dernier à Balaruc, un gamin s'est fait voler sa pizza alors qu'il déjeunait en terrasse !Disons aussi que le gabian peut se monter violent notamment pour protéger ses petits et qu'il a tendance à prendre ses aises là où les autres oiseaux aiment nicher, obligeant leurs cousins des airs à plier bagages. Pas vraiment idéal pour la biodiversité.
Bref, le gabian colonisateur n'a pas la cote et la municipalité est bien décidée à lui voler dans les plumes.
François DORé
Publié le : Samedi 21 février 2009 à 16:31
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Christian Bousquet , pêcheur de petit métier, se souviendra longtemps de sa sortie en mer de mardi. Au petit matin, dans le secteur du rocher Saint-Pierre, il distingue dans son trémail à turbot une immense queue : « J'ai reconnu de suite le requin-renard, confie le "pescofi" bien connu des Valrassiens, il me paraissait très gros. Les autres gros pèlerins, on ne les ramasse pas, mais celui-là est très goûteux... Comme j'étais tout seul, j'ai vécu une véritable galère puis j'ai réussi à lui attraper la queue, à lui enrouler une corde autour. Quelle bagarre ! Il m'a fallu trois heures pour le ramener au port. » A quai, ses frères sont là pour l'aider à remonter la bête sur le bateau puis le quai « avec quelques touristes présents attirés par le spectacle ».
Le sélacien mesure 3,50 m environ et pèse 200 kg. D'une race assez commune, ce poisson de grand fond est en principe remonté par les pêcheurs en été. « Là , analyse Christian Bousquet, les bancs de sardines, qu'on pêche en pagaille depuis une semaine, attirent les poissons de fond. A mon avis, c'est la première crue avec ses sédiments qui a attiré les sardines. Et quand il y a de la sardine, il y a du poisson... Ce qui n'est pas mauvais car le froid nous avait bien pénalisés. Si une seconde crue n'inverse pas les choses, le petit travail va pouvoir démarrer un peu avec des soles, des seiches, etc. » En tout cas, le pêcheur, qui en a pourtant vu des vertes et des pas mûres, reconnaît que c'est vraiment sa plus grosse prise.
Dangereux ?
Le requin-renard doit son qualificatif à sa malice réputée. Sa plus grande force est sa queue dont il se sert pour blesser ou tuer ses victimes qui sont généralement des petits poissons. D'après nos recherches, on ne dénombrerait qu'une personne blessée par cette espèce. Il s'agirait d'un chasseur sous-marin qui aurait été attaqué en 1993 en Nouvelle-Zélande.
Publié le : Vendredi 20 février 2009 à 13:01
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Mi-janvier, des bassins de rétention avaient débordé. Le maire avait écrit au ministre de l'écologie et au préfet. La mystérieuse activation d'une pompe reliant deux bassins de rétention, provoquant ainsi une inondation, a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Le maire François Commeinhes avait alors écrit au ministre de l'Ecologie et au préfet pour demander des contrôles sur le site de l'usine Agriva (ex-Sud fertilisants). Claude Baland, le nouveau représentant de l'Etat dans la région, vient de répondre au Premier magistrat sétois.
Dans cet échange épistolaire, le préfet explique que la Drire (direction régionale de l'industrie et de l'environnement) a demandé à Agriva « d'aménager le site afin de maintenir sur place les eaux qui pourraient déborder » tout en veillant « que de tels incidents ne se reproduisent. » De plus, cette société spécialisée dans la production d'engrais devra « assurer un suivi annuel de la qualité des eaux souterraines », et « réorganiser la collecte sélective des eaux afin de réduire l'acidité des eaux collectées dans le bassin qui a débordé. » Le préfet reconnaît qu'Agriva a « mis en place des actions immédiates ».
Toutefois, Claude Baland a demandé « à l'inspection des installations classées de suivre avec une attention particulière le fonctionnement de cette entreprise. » Et d'annoncer « très prochainement » une visite inopinée de la Drire sur le site.
Philippe MALRIC
Publié le : Mercredi 18 février 2009 à 08:49
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Depuis le début de l'année le vaste chantier pour allonger les quais de la Criée, au Grau d'Agde a débuté. Cependant, hier matin, il est entré dans une phase spectaculaire avec l'arrivée d'un caboteur livrant par la mer les pieux qui serviront à asseoir les futures infrastructures.
Cette arrivée avait été soigneusement préparée car l'accostage d'un tel navire de 82 m était une gageure. Les services des pilotes du port de Sète avaient réalisé une soigneuse bathymétrie (étude des fonds) du lit du fleuve Hérault pour s'assurer de la bonne marche de la manoeuvre car l'arrivé d'un tel navire aux portes de la ville d'Agde était quasiment une première. Et ce n'était pas le seul défi à réaliser car l'opération devait avoir lieu avant l'arrivée des bateaux de pêche, en début d'après-midi.
C'est l'entreprise biterroise Buèsa et sa division "travaux maritimes et fluviaux", adjudicataire du chantier, qui avait affrété cette unité battant pavillon d'Antigua, pour transporter, de la Turquie, lieu où les pieux en acier ont été usinés, jusqu'au Grau. « C'est une opération rare que nous avons ainsi réalisée pour plusieurs raisons : le coût du transport, sa rapidité sans oublier qu'un tel transport par voie terrestre aurait engendré de nombreuses nuisances. Bref, pour nous c'est du développement durable qui a été ainsi mis en application. Et puis c'est faire tout simplement faire preuve de bon sens » , explique Bernard Capdeville, responsable de la division de Buésa. Ce sont donc 142 pieux de 70 cm de diamètre et de 25,4 m de long, pour un poids total de 800 tonnes qui ont été déchargés par une immense grue de 80 tonnes.
Rappelons que ce chantier, dont la première phase devrait être achevée au mois de juin, reprendra à l'automne pour être définitivement livré à la fin de l'année, permettra à la Criée agathoise de jouer dans la cour des grands avec 330 mètres de nouveaux quais : « Nous y gagnerons en efficacité et en confort pour aider au développement de notre structure », précisait le nouveau directeur, Laurent Wadoux. Mais, en attendant, la Criée et son activité devront cohabiter avec un vaste chantier dont les résultats assureront son avenir.
Publié le : Mardi 17 février 2009 à 08:31
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| Photo V. DAMOURETTE |
L'Amicale des plaisanciers a pris ses quartiers à Sète en 2006 On peut être épris de liberté et garder les pieds sur terre. L'ancien commandant de marine marchande Thierry Danilo et son épouse, Liliane, en sont un bel exemple. Eux qui ont importé à Sète une idée qui pourrait faire recette, et éviter bien des galères aux usagers de la mer.
Tout part d'une rencontre, en terre audoise, « avec un retraité qui avait créé une amicale réunissant les propriétaires de bateaux Dufour. Il dispensait de petits stages de mécanique, j'ai trouvé que c'était bien vu. Et comme il s'apprêtait à arrêter, nous avons repris l'association et l'avons délocalisée à Sète. » Là, Thierry Danilo revient en quelque sorte à ses premières amours, lui qui y a suivi, en 1976, une année de formation préalable à son cursus d'officier de marine marchande. Mais le commandant qui a entre-temps navigué « sur une goélette aux Antilles puis sur le golfe du Morbihan » n'est pas sentimental à ce point. Il a, surtout, de la suite dans les idées. Et n'est pas insensible au potentiel sétois en terme de développement de la plaisance, notamment entrevu entre Cayenne et quai Maillol.
Et c'est non loin de là, rue Denfert-Rochereau, que son association, devenue l'Amicale des Plaisanciers, pose ses bagages en 2006, dans un local de 300 m 2 . Lui et son épouse se retroussent alors les manches pour, comme ils disent, « combler une carence. Il n'existait aucune formation courte permettant à des plaisanciers de devenir rapidement autonomes sur leur bateau ». En bref, leur assurant de réagir à tous les aléas pouvant intervenir à distance des côtes, ou d'un chantier naval.
« Partout en France, la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) fait le même constat : la majorité des ses interventions est conséquente à des pannes bénignes (désamorçage, défaut d'entretien sur le moteur...) qu'un plaisancier avisé pourrait éviter, ou solutionner », explique l'officier de marine.
Les formules pédagogiques choisies par l'Amicale des plaisanciers (stages de deux à cinq jours par groupes de deux à six personnes) permettent ainsi à tout un chacun, en une semaine, de savoir régler des culbuteurs, de changer un joint de culasse, de procéder au démontage et remontage total d'un moteur, de savoir le démarrer quand on a perdu ses clefs, mais aussi de maîtriser les fondamentaux de l'électricité à bord. Les petites réparations polyester et la soudure sont aussi au menu.
Avec, dans l'atelier de la rue Denfert-Rochereau, deux moteurs marins à disposition des stagiaires mais aussi un poste à soudure et même une coque polyester sur laquelle se faire la main ! Histoire qu'une fois lâchés sur l'eau, les stagiaires soient bien maîtres à bord.
Patrice CASTAN
Amicale des plaisanciers : 06 03 29 35 72 ou 06 19 39 98 45
www.formation-plaisanciers.com
Publié le : Samedi 14 février 2009 à 09:12
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Fabien Roujean est inspecteur au centre de sécurité des navires
A quels contrôles sont soumis les ferries qui fréquentent le port de Sète (*) ?
Dans le cadre du Mémorandum de Paris, complété par une directive européenne, les navires tels que les ferries, effectuant des rotations régulières, sont soumis à la fois à des inspections à quai et des inspections "en exploitation" (durant les traversées) de notre part.
Sur quels critères ?
Nous avons une "check- list" comportant de nombreux points concernant essentiellement la sécurité des navires. Mais depuis la signature de la convention Marpol, nous nous préoccupons aussi des pollutions : la gestion qui est faite des ordures ménagères, des eaux usées, des eaux noires... En annexe de cette convention, on trouve également un volet concernant les rejets d'hydrocarbures. Toutefois, en ce domaine, ce sont les certifications délivrées soit par le pavillon du navire, soit par des organismes de certifications, qui font foi...
Comment se déroule un contrôle ?
Une visite est par exemple prochainement prévue sur le Mistral Express. Nous appellons cela une "visite directive" car correspondant à la directive 99-55. Ce type de contrôle mobilise quatre ou cinq inspecteurs durant une journée entière. Nous vérifions tous les points concernant la sécurité avant de passer au volet prévention des pollutions contenu dans la convention Marpol. Nous visitons également la salle des machines où nous vérifions le planning de maintenance des moteurs avec le chef mécanicien.
Le contrôle des fumées émises par ces moteurs est-il de votre compétence ?
Il pourrait l'être...
Recueilli par Patrice CASTAN
(*) Dans notre édition d'hier, nous évoquions la réaction des riverains du port aux nuisances constituées par les fumées sortant des cheminées des ferries.
Publié le : Vendredi 13 février 2009 à 11:22
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Il y a quelques mois, l'annonce de rendre payants des parkings du Cap n'avait déjà pas fait l'unanimitéPrès de 80 personnes avaient répondu présent à l'invitation d'associations du Cap d'Agde pour tenter de faire un front commun au projet municipal mettant en place, dès cet été, un péage pour certains parkings du Cap.
Il est vrai qu'il y a maintenant plusieurs semaines, quand l'information avait été donnée, la contestation s'était faite discrète : responsables politiques d'opposition, quelques commerçants et résidants de la cité balnéaire étaient montés au créneau. Cependant, le Cap, à cette époque, était dans sa léthargie hivernale et cet engourdissement saisonnier n'avait pas engendré une fronde trop criante. Le maire avait, de son côté, organisé quelques réunions d'information pour tenter de désamorcer un mouvement qui avait du mal à poindre. On pensait même que cette décision allait presque passer comme une lettre à la poste et entrer dans les faits sans faire trop de bruit.
C'était certainement sans compter sur certains "piliers" associatifs du Cap d'Agde qui attendaient leur heure pour faire sortir de nombreux cap-agathois du bois de l'indifférence.
Mardi soir, dans une salle du Sablotel, l'organisateur de la réunion, Claude Clavel, était satisfait de voir tous les sièges occupés.
Certes, le ton n'est pas monté même si le mécontentement était patent. Et, si les avis étaient nuancés suivant les différents intervenants, un "non" massif aux parkings payants s'est aisément dégagé. Les nombreux interlocuteurs, professionnels du tourisme, commerçants, représentants de syndics et habitants ont balayé sans équivoque l'idée même de faire payer les parkings. Et quelques-uns ont rappelé avec un peu de malice l'expérience malheureuse de la municipalité Passerieux qui avait tenté de mener à bien un tel projet.
Ainsi, ils se sont souvenus de l'importante mobilisation qui avait pesé de tout son poids pour faire reculer le maire d'alors et ont souhaité "remettre le couvert" afin de conserver la gratuité des parkings. Pour l'heure, des idées ont été semées, comme, par exemple, venir lors d'un prochain conseil municipal pour faire entendre leurs voix en installant notamment une barrière de péage pour les élus...Cependant, comme l'a indiqué Claude Clavel, « nous ne souhaitons pas nous mettre dans l'illégalité, ni réaliser des actions qui pourraient déborder ».
Et il souhaitait que cette première réunion puisse être suivie d'autres, avec encore plus de monde : « Ce n'est qu'un début ! »
H. C
Publié le : Jeudi 12 février 2009 à 09:34
Publié le : Jeudi 5 février 2009 à 07:54
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Dans le cadre des journées mondiales des zones humides, une balade "animée" est organisée autour de l'étang, demain La reconnaissance de l'importance des zones humides a donné lieu le 2 février 1971 à la signature d'une convention lors d'une conférence à Ramsar (Iran), constituant l'un des premiers traités internationaux de protection de l'environnement. Cette convention a pour mission la conservation et l'utilisation rationnelle des zones humides par des actions locales, régionales et nationales mais aussi par la coopération internationale, et ce pour contribuer au développement durable.
Parmi les 25 zones comptabilisées en France, figure l'étang de Thau. Qui sera mis à l'honneur demain, à l'occasion des journées mondiales des zones humides (jusqu'à dimanche). Ainsi, demain matin, à Marseillan, Stéphane Saez fera découvrir le métier de conchyliculteur. L'après-midi sera consacrée à une visite de terrain. Mais pour ces deux animations, les réservations sont closes. En revanche, on peut toujours s'inscrire pour la balade panoramique autour de l'étang de Thau, commentée par M. Sauvagnargues, ancien directeur de l'Ifremer (des pauses saveurs sont prévues). Le rendez-vous est fixé à 14 h à l'office de tourisme de Balaruc-les-Bains.
Renseignements : 04 67 46 81 46 ou 06 75 18 22 35
Publié le : Mercredi 4 février 2009 à 09:49
Biologiste marin originaire de Vendargues, plongeur professionnel et photographe reconnu, Laurent Ballesta, que l'on peut voir régulièrement aux côtés de Nicolas Hulot dans l'émission Ushuaia Nature, expose près de 70 de ses clichés à la Maison des savoirs, à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 22 février. Des photos réalisées dans de nombreuses mers du globe et qui illustrent la beauté, la fragilité aussi, du monde sous-marin par rapport aux activités humaines.
A noter que le vernissage de l'expo aura lieu vendredi, à 18 heures, en présence normalement de Laurent Ballesta.
Publié le : Mercredi 4 février 2009 à 09:32