Votre conseiller portuaire comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Paris, à une date qui reste à fixer, afin de répondre d’accusations de propos diffamatoires faisant suite à une plainte déposée le 21 juin 2024 par la SODEAL, relative à des prises de position concernant l’engagement de travaux de remise en état des quais, considérés comme non prévus contractuellement.
InfoDon
Contribution à l'indépendance du site en le soutenant financièrement

Gestion d'un port
InfoVent InfoMer
28-05-2026 à 17:27

S — 11 nds

Rafales : 16 nds

Température mer :

Historique

Lever du soleil : 06:10 Coucher du soleil : 21:15

🌔 Gibbeuse croissante

InfoNavigation
InfoRigolo
Il ne me reste plus que la latitude d'aller me coucher sur la longitude de mon pieu.
InfoMèl
Recevez par mail les nouveautés du site.

​Revue Presse A quai, sur l'eau, la Sorac et ses bénévoles sont mobilisés



édition du jeudi 7 mai 2009

A partir de ce soir et jusqu'à dimanche, l'association organise les championnats de France interséries de course côtière la Société des régates d'Agde et du Cap d'Agde (Sorac) s'est vue confier en octobre dernier une lourde responsabilité : organiser la première édition des championnats de France de voile interséries de course côtière.

Une appellation longue comme une régate sans vent, qui mérite tout de même des éclaircissements. « Le terme interséries veut tout simplement dire que sont acceptés dans cette compétition des bateaux différents les uns des autres, explique le secrétaire général du club, Georges Grenier. Suivant la jauge, certains concurrents se verront attribuer des handicaps. » En gros, n'importe quel propriétaire d'un bateau de série peut prétendre s'aligner cette semaine.

Dès demain, une soixantaine de voiliers - dont une vingtaine de bateaux capagathois -, prendront part à plusieurs épreuves : des parcours construits, type banane entre deux bouées éloignées de plusieurs miles, mais aussi des parcours côtiers tracés entre Sète et Narbonne-Plage. Plus original, une sortie nocturne est proposée demain soir avec, à l'arrivée une soupe de poisson offerte aux concurrents.

La convivialité, c'est l'autre volet de ce rendez-vous sportif. Depuis le début de la semaine, près de 80 bénévoles de la Sorac qui compte 260 membres s'affairent tout autour du centre nautique, mis à disposition par la Sodéal, pour accueillir au mieux les quelque 600 personnes annoncées lors de ces championnats. « Pour nous, c'est quelque chose de lourd en terme d'organisation, mais c'est un test qui sera réussi » , assure, confiant, le président Christian Vayssière.

Annoncés en décembre dernier sur le stand agathois du Salon nautique de Paris, ces championnats de France sont le grand rendez-vous de la saison sur le plan d'eau du Cap d'Agde. Aussi, c'est un véritable village qui va progressivement se mettre en place près des pontons du centre nautique : des stands de l'Adena, de la SNSM et de commerçants seront installés, alors que des animations de modèles réduits de bateaux et de simulations de régates sur grand écran vont être proposées à l'attention des plus jeunes. « Tous les gens sont les bienvenus sur le site » , rappelle Christian Vayssière. D'autant que les 3e mi-temps de la Sorac, à l'heure du retour au port, valent à elles seules le détour !


Olivier RAYNAUD


Publié le : Jeudi 7 mai 2009 à 07:56

​Revue Presse Escale express pour le "Belem"


Photo Vincent ANDORRA


édition du lundi 4 mai 2009


Le fameux navire-école s'est amarré au quai d'Alger en début d'après-midi pour une escale express. Le trois-mâts doit appareiller ce matin à 10 h. En fin d'année dernière, le Belem avait déjà fait le bonheur des Sétois en s'exhibant pendant cinq jours dans le port de l'Île Singulière.


Publié le : Lundi 4 mai 2009 à 13:10

​Revue Presse Opération "Coup de poing" en Zone technique



Du 30 avril au 10 mai 2009

Les Professionnels du Nautisme du Cap d'Agde, proposeront aux amateurs de nautisme des affaires vraiment intéressantes sur la Zone Technique du Port.

Un mot d'ordre : des prix exceptionnels, des packages, des promotions, étudiés pour répondre aux attentes des plaisanciers et attirer une foule d'acheteurs au Cap d'Agde.

Les Professionnels du Nautisme du Cap d'Agde ont voulu booster ainsi le marché un peu hésitant de ce printemps 2009 ; ils souhaitent, de manière concertée, stimuler les décisions d'investissement de leurs clients.

Les vrais amateurs auront tout intérêt à arpenter les quais pendant ces 11 jours, pour ne pas rater le bateau de leurs rêves proposé à un prix préférentiel ; et le 2 mai, à 15h, ce sont 26 bateaux qui seront vendus aux enchères sur la Zone Technique du Port !!

Les 10 premiers jours de mai s'annoncent exceptionnels avec deux week-ends prolongés qui permettront aux plaisanciers de venir passer quelques jours au Cap d'Agde pour profiter de ces prix étonnants pour acheter, équiper, rénover l'embarcation de leurs prochaines saisons nautiques.

Temps fort : la vente aux enchères de 22 bateaux

Un temps fort de ces 11 jours de bonnes affaires : la vente aux enchères volontaire de 25 bateaux : Maître Abraham, Commissaire priseur de Béziers, viendra disperser, sur la Zone Technique du Port, une sélection de 22 bateaux, parmi lesquels des embarcations à moteur et des voiliers vraiment intéressants. Des mises à prix attractives et la magie des enchères devraient attirer un public nombreux de connaisseurs et d'amateurs à la recherche de la bonne affaire : c'est souvent sous le marteau d'ivoire des commissaires-priseurs que se réalisent les rêves ... ...

Rendez-vous le samedi 2 mai à 15 h sur la Zone Technique du Port
Les bateaux de cette vente seront exposés au public à partir du 30 avril matin près des grues de levage du port.

Du 30 avril au 10 mai 2009 - De 9h à 19h
Zone Technique du Port
www.capsalon.com
contact@capsalon.com
Tél : 04 67 21 54 73


Publié le : Mardi 28 avril 2009 à 09:03

​Revue Presse Bouzigues, Le club nautique garde le cap des animations festives



édition du jeudi 30 avril 2009

Le club nautique a tenu son assemblée générale samedi dernier. Alain Victor, président, a présenté le rapport moral.
Toutes les activités organisées en 2008 (fête nautique, opération port propre, rallye du muscat...) ont remporté un franc succès, c'est pourquoi elles seront reconduites en 2009. Puis, ce fut autour de Joël Gigout, trésorier, de présenter le rapport financier faisant apparaître un déficit principalement dû à la fête de village.

Cette année, le prix du repas lors de cette soirée, sera de 15 € pour tous et limité à 160 participants.
Le petit carnet de bord, lien très utile entre les membres du club, continuera à fonctionner malgré son coût d'édition. Une sortie en mer à Marseillan pourrait être envisagée.

Le conseil d'administration s'est renouvelé par moitié :

comme suit : sont réélus à l'unanimité Joël Gigout, François Goni, Francis Homs, Claude Nicot et Jean-Paul Enault.
Deux membres se sont présentés spontanément et ont été élus à l'unanimité : Françoise Enault et Philippe Alton. Deux ont démissionné pour des raisons personnelles, il s'agit de Guy Bonnefons et de Claude Bosia.

Une permanence se tient chaque premier vendredi du mois près de la capitainerie.


Publié le : Vendredi 1 mai 2009 à 07:22

​Revue Presse Au Cap, les pompiers tendent vers plus d'efficacité



édition du lundi 27 avril 2009

Tout à commencé par des mesures. Des journées passées une roulette métrique à la main. Les artères, les quais, les pontons du Cap-d'Agde patiemment arpentés afin d'établir une cartographie spécifique, réalisée en collaboration avec les services de la communauté d'agglomération Hérault-Méditerranée et la Sodéal, gestionnaire des installations portuaires.

Pour les pompiers d'Agde, l'objectif était double : se "réapproprier" un secteur en perpétuel changement en raison de nouveaux aménagements publics ou des "lubies" privatives de certaines copropriétés et surtout optimiser chaque intervention afin de combattre les incendies potentiels le plus efficacement possible. Car une fois descendus du camion, les sapeurs-pompiers, armés d'un dévidoir permettant de dérouler 200 mètres de tuyaux, n'ont pas le droit à l'erreur.

« L'exemple concret est celui du quai des jouteurs, explique le lieutenant Marc Bages. Entre le poteau d'eau et le quai, il y a 100 mètres. Mais pour arriver jusqu'au bout du ponton dans le cas d'un incendie de bateau, il y a plus de 200 mètres. Il est important de le savoir et de s'adapter. » Autre cas d'école, Port Malfato. Un poteau de distribution d'eau est situé non loin du quai, mais des arbres empêchent les pompiers de passer par le plus court chemin.

Il faudrait bien sûr les abattre pour des raisons évidentes de sécurité, mais certains propriétaires s'y opposent vertement. Résultat : pour accéder au dernier ponton, les pompiers doivent courir sur 300 m ! Durant le mois d'avril, ils ont donc effectué des exercices d'entraînement. Le dernier en date s'est déroulé sur la zone technique pour simuler un feu de bateau au bout d'un ponton.

Consignes strictes à la clé : « Ne pas couper les amarres d'un navire en feu afin qu'il ne dérive pas vers d'autres bateaux, ne pas le couler en éteignant l'incendie, éviter, quand c'est possible, une pollution maritime lors de l'intervention », rappelle Marc Bages. Car si la protection des personnes est une priorité, celle des biens et des équipements font aussi partie des missions premières.

Olivier RAYNAUD


Publié le : Lundi 27 avril 2009 à 09:28

​Revue Presse La première campagne de thon sous contrôle strict


Photo Christine PALASZ

édition du lundi 27 avril 2009

La campagne 2009, débutée le 15 avril, est marquée par la présence d'observateurs à bord.

« On est plus contrôlés que des trafiquants de drogue ! » Président d'honneur du syndicat des thoniers de Méditerranée, Jean Lubrano a le sens de la formule. Cette campagne au thon rouge, espèce menacée, est la première placée sous un contrôle tous azimuts des captures.

Pour cela, l'Agence européenne des pêches coordonne les moyens aéronavals : des navires militaires surveillent ; des aéronefs survolent les zones de pêches et, désormais, des observateurs de l'Iccat (1) sont présents à bord des navires, la plus sensible des nouveautés 2009. « Ils sont bien accueillis », commente Philippe Moge, directeur régional des Affaires maritimes.

Chef du bureau de contrôle, à la direction nationale des pêches, Isabelle Perret, confirme : « Cette année, 28 thoniers français sont sortis contre 36 en 2008, baisse des quotas oblige. » Un navire n'est rentable qu'avec 180 à 200 tonnes de captures. Surtout avec le raccourcissement de la campagne à deux mois (15 avril-15 juin).

Deux mois de mer coûtent 100 000 € par navire : au lieu de faire sortir deux bateaux autorisés à pêcher 90 tonnes chacun, certains en envoient un seul à 180 tonnes. C'est dans ce contexte qu'une rumeur a enflé sur un coup de filet miraculeux effectué par un navire.

En réalité, « nous n'avons pêché que 150 thons, soit au total trois tonnes. Mais ils étaient sous taille (moins de 30 kg). On les a rejetés vivants », explique ce patron de Port-Vendres, précisant qu'avec les observateurs à bord de ses quatre bateaux, aucune fraude n'est possible. « Trois ports sont éligibles au débarquement du thon : Sète, Port-Vendres et Marseille. »

Aucun n'a enregistré une telle prise. « Et je ne vais pas m'aventurer à débarquer du poisson ailleurs ! », ajoute ce patron. Philippe Moge confie : « Pour les patrons de thoniers, cette mesure est un moyen de confirmer leurs observations : l'abondance de la ressource, notamment dans le Golfe du Lion. » Le Sétois Raphaël Scannapiéco, premier prud'homme, est l'un des plus gros armements sétois. « Au moins, les autorités se rendront compte que ce que l'on dit est vrai. »

Comme d'autres, Raphaël Scannapiéco est parti mercredi dernier. Direction la Libye . Certains iront remplir leurs filets aux Baléares d'un poisson qui s'arrache à prix d'or au Japon, pays friand de sushis. L'Iccat , chargée de la gestion du thon rouge au niveau mondial, a abaissé le quota de 28 500 tonnes en 2008 à 22 000 tonnes en 2009. Chiffre toutefois très supérieur à ce que demandaient les scientifiques pour préserver l'espèce (maximum 15 000 t ). La France dispose d'un quota de 3 017 tonnes (4 164 en 2008), répartis par bateau .

Pour le WWF, « la population reproductrice de thon rouge disparaîtra en 2012 si les quotas de pêche actuels sont maintenus » . Et à Monaco, comme l'an dernier, les restaurateurs boycottent l'espèce.

Olivier SCHLAMA

(1) Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (ICCAT)


Publié le : Lundi 27 avril 2009 à 09:20

​Revue Presse Sur les parkings, les travaux viennent de commencer



édition du dimanche 26 avril 2009

De son côté, la municipalité d'Agde respecte à la lettre le timing qu'elle s'est fixée. Aussi, la ceinture de parkings qui entoure le Centre-Port, vouée à devenir payante durant les trois mois d'été, fait actuellement l'objet de travaux, avec un double intérêt : la priorité est d'abord de raccorder les entrées de parking au réseau de fibre optique pour le fonctionnement de la caisse automatique, du paiement électronique et des barrières.

Les autres aménagements relèvent de l'ordre du génie civil et concernent la création de bordures et d'îlots directionnels. La deuxième phase importante de ce chantier, estimé à environ 1,8 million d'€, à savoir l'installation de l'ensemble du matériel, interviendra certainement quelques jours seulement avant la mise en paiement du stationnement (15 juin).

La raison est toute simple : la Ville ne veut pas prendre le risque de voir tout l'appareillage endommagé par des actes isolés de commerçants ou de riverains en colère.

Le collectif du "non" a déjà fait savoir qu'il s'opposait à toute action de ce genre. Suffisant ?


Publié le : Dimanche 26 avril 2009 à 07:03

​Revue Presse Castelnau-le-Lez : Patrick a pêché le monstre du "Loch Lez"

Édition du vendredi 24 avril 2009

Le patron d'un salon de coiffure a sorti du fleuve un silure d'1,80 m et 35 kg. La nouvelle a déjà fait le tour de Castelnau. Patrick Bouland, qui tient le salon de coiffure Cocoon, a sorti un silure de 35 kg et 1,80 m du Lez.

Mordu de pêche en rivière comme en mer, ce Castelnauvien pêchait dimanche matin au bord du fleuve, à hauteur des anciens lavoirs. Tandis que le soleil dardait ses premiers rayons sur le Lez, Patrick Bouland a subitement senti sa canne frémir et le moulinet s'emballer. Après une bonne demi-heure de lutte, l'homme a sorti un énorme silure des eaux. Son ami n'était pas de trop pour ramener ce monstre du "Loch Lez" sur les berges. Outre la dextérité du pêcheur, un matériel adéquat a rendu l'exploit possible, confie-t-il. « Je pêche avec une Browning équipée d'un moulinet pouvant déployer 200 m de fil 13/20 centième tressé. Du solide ! » Un gardon accroché au trident a servi d'appât.

Le carnassier se repaît habituellement de carpes, brèmes, brochets, tanches naviguant comme lui en eaux profondes. Le hic : « Il se nourrit de poissons à tous les stades de son évolution », explique Paul Gonthier, responsable de l'unité de recherches sur les poissons migrateurs, au Cemagref, à Bordeaux. Son introduction, qui date d'une dizaine d'années en France, fait l'objet d'une polémique. « Toute introduction humaine a des conséquences sur l'équilibre biologique d'une rivière », rappelle Paul Gonthier.

Le silure, espèce endémique de l'Europe de l'Est qui prolifère dans le Danube, peut peser jusqu'à 200 kg et atteindre 4 m. Il lui faut de quoi se mettre sous la dent. Nombreux sont ceux qui dénoncent d'ailleurs l'appauvrissement en poissons depuis l'apparition du silure. Personne ne sait officiellement comment il a trouvé le chemin de nos cours d'eau. Certaines langues se délient en coulisses. Des alevins auraient échappé à la vigilance d'éleveurs plus ou moins volontairement. Les élevages ont fermé, faute de débouchés commerciaux.

Le silure, lui, s'est multiplié. « Ce poisson alimente un tas de rumeurs, raconte François Nicol, animateur du centre aquapêche de l'Hérault. « On dit au Salagou qu'un silure a dévoré un yorkshire et qu'il mord les mollets des enfants. » Patrick Bouland n'est pas étonné : « J'ai retrouvé des plumes blanches et os de canetons dans son estomac. » François Nicol explique en revanche que l'introduction du silure n'est pas pour déplaire à tout le monde. « Les amateurs de pêche sportive y trouvent leur compte. Tout comme les fabricants de matériel qui ont ont là un nouveau débouché. Mais c'est jouer aux apprentis sorciers... »

Cathy SOUN


Publié le : Vendredi 24 avril 2009 à 09:34

​Revue Presse Thau : De nouvelles études sur la submersion marine



édition du jeudi 23 avril 2009

Le syndicat mixte veut que l'Etat révise à la baisse le niveau du risque « Améliorer l'approche de l'Etat. » C'est, en termes particulièrement choisis, la raison invoquée par l e président du Syndicat mixte du bassin de Thau François Commeinhes pour justifier le lancement d'études sur le risque de submersion marine dans le bassin de Thau. Un lancement approuvé par les élus, réunis en séance plénière lundi soir à Balaruc-le-Vieux.

François Commeinhes espère ainsi convaincre l'Etat de revoir à la baisse le niveau au-dessous duquel il sera bientôt impossible d'urbaniser. Aujourd'hui, les services de la DDE sont inflexibles. Ils estiment que leur modèle pour un risque de submersion centennal établit, autour de Thau, la cote à 2 m.
Un niveau contesté

par les édiles locaux, d'abord parce qu'il fige des centaines de précieux hectares urbanisables, mais également parce que, selon François Commeinhes : « Il ne tient pas compte de la dimension dynamique des tempêtes. » C'est précisément cette dynamique locale (obstacles, courants...) que va étudier le syndicat mixte en utilisant les modèles en cours d'élaboration dans le cadre du programme d'études Oméga Thau (initialement destiné à anticiper les pollutions de la lagune en étudiant le comportement du bassin versant).

En terme financier, ces nouvelles études devraient avoisiner les 100 000 € et s'étaler sur deux ans. Mais rien ne dit que les services de l'Etat plieront ensuite face aux souhaits des élus locaux.

Jean-Pierre SOUCHE


Publié le : Jeudi 23 avril 2009 à 09:36

​Revue Presse Un secteur très important


édition du mardi 21 avril 2009


Près de 220 km de côtes , 13 grands ports de plaisance, 85 000 bateaux et 28 000 places... Ces chiffres, s'ils commencent à dater et méritent d'être actualisés, montrent néanmoins l'importance du nautisme en Languedoc-Roussillon.

Invest Languedoc-Roussillon, une structure de développement économique commune qui travaille étroitement avec l'Etat, le conseil régional du Languedoc-Roussillon et les entreprises, s'est d'ailleurs rapidement intéressé au développement de ce secteur où elle dénombrait plus de 330 sociétés, toutes portées par l'engouement des amoureux de la mer. Ces entreprises employaient directement et ensemble près de 2 400 salariés en 2006 dans la région.

Le pôle nautique régional compte ainsi, parmi ses sociétés, deux constructeurs réputés de grands catamarans

: Catana à Canet-en-Roussillon comme Outremer à La Grande-Motte.


Publié le : Mardi 21 avril 2009 à 19:42

​Revue Presse Au Cap-d'Agde, déstockage et vente aux enchères


Photo C. FORTIN

édition du mardi 21 avril 2009

Les gens de mer ont pour habitude de prendre les devants. Voilà pourquoi, face aux déconvenues de leur dernier salon nautique qui s'était tenu à l'automne dernier, les professionnels du nautisme du Cap-d'Agde ont décidé d'organiser une vaste opération de déstockage.

Cette braderie inédite se déroulera du 30 avril au 10 mai prochains. 150 à 200 bateaux, neufs et d'occasion, seront exposés et 25 d'entre eux mis aux enchères le 2 mai. Sur les stands, des promotions iront jusqu'à 20 % (1).

Les professionnels de ce port de plaisance avaient, comme ils le font chaque année, acheté des bateaux et des équipements en prévision du salon de Cap-d'Agde. Mais, manque de chance, leur manifestation annuelle avait pris de plein fouet l'onde de choc de l'annonce des grosses difficultés de Lehman Brothers. La déconfiture de la banque d'investissement nord-américaine avait fait prendre conscience à tous de la gravité de la crise financière et refroidi, du même coup, l'ardeur d'acheteurs potentiels. Les exposants étaient alors restés avec une partie de leur stock sur les bras...

C'est donc la raison majeure de la grande braderie de printemps. Ce d'autant que les mois qui ont suivi le salon n'ont pas été fameux. « Dans nos métiers, nous souffrons souvent plus du poids de notre stock que du manque de chiffre d'affaires », ajoute Stéphane Brossard, le président du salon nautique, qui constate une baisse des ventes en particulier sur le créneau des bateaux, vendus dans une fourchette de prix allant de 50 000 € à 150 000 €.

Enfin, certains propriétaires demandent désormais d'échelonner le paiement de l'entretien de leur bateau. Ce serait nouveau. « Depuis l'été dernier, nous voyons également augmenter le nombre de paiements tardifs », complète Christophe Palomarès, le gérant de Croix du Sud, spécialisé dans l'entretien des moteurs et la motorisation des bateaux.


L'opération sera organisée sur la zone technique du port de Cap-d'Agde


Publié le : Mardi 21 avril 2009 à 19:37

​Revue Presse Avec la crise, l'industrie du nautisme redescend sur terre

Photo BIM

édition du mardi 21 avril 2009

Après des années de croissance à deux chiffres, les professionnels de l'industrie nautique et de la plaisance redescendent de leur petit nuage en Languedoc-Roussillon. La faute à la crise financière ? Sans doute, en partie. Reste que dans la région, l'activité nautique ne s'est pas enrhumée. Pas de plans de suppressions d'emplois massifs, comme il en est question ailleurs.

Certes, l'année ne sera pas flambante. Mais, les vendeurs et constructeurs ne plient pas. Pour l'instant en tout cas. Car, deux réalités s'imposent : un, les ports de plaisance continuent d'enregistrer une activité soutenue ; deux, les files d'attente, pour obtenir une place pour son bateau, sont toujours aussi longues qu'avant.

Le nautisme, un secteur d'activité exposé aux retournements et autres méchants coups de tabac ? A coup sûr. Les signaux inquiétants se multiplient : il y eut, certes, l'annonce faite par les syndicats de Bénéteau-Jeanneau que leur groupe pourrait supprimer 700 à 800 postes. Mais il faut en ajouter d'autres, comme la mise en redressement judiciaire d'un grand chantier français : Guy Coach, dont la venue fut un temps évoquée sur le pôle nautique de Canet-en-Roussillon (Pyrénées-Orientales).

Le mot "crise" est donc à l'ordre du jour chez les professionnels de la plaisance. En Languedoc-Roussillon comme ailleurs.

L'époque les oblige à remettre les pieds sur terre. « On a passé un hiver très calme. Nous n'avions pas connu cela depuis longtemps », admet ainsi Bernard Paire, le patron du Grand Large, concessionnaire Jeanneau à Agde, qui organise une grande opération de déstockage de bateaux et d'équipements du 30 avril au 10 mai.

Il faut dire que l'activité nautique a surfé sur une vague porteuse pendant plus de dix ans, une nouvelle clientèle de nouveaux fortunés venant côtoyer les passionnés de la mer. Résultat : les ventes de bateaux ont enregistré pendant cette époque bénie des croissances à deux chiffres, faisant les choux gras du secteur. L'an dernier encore, Bernard Paire vendait des bateaux à tour de bras. « Mon activité était en hausse de 28 % », chiffre-t-il.

Mais, aujourd'hui, avec la crise, la clientèle la moins accrochée au timon se retire du marché. Tous les ports de plaisance le constatent. « Il y a beaucoup plus de bateaux à vendre qu'à une certaine époque », confirme Max Jeanjean, l'adjoint au maire de Palavas-les-Flots, chargé du port de plaisance. Même constat au port de Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales) où Serge Pallares, son directeur, ajoute : « Sur les professions du nautisme, il ne faut pas le nier : il y a un net ralentissement. »Egalement président de la Fédération française des ports de plaisance, Serge Pallares ne remarque pas cependant de baisse de régime sur la zone technique de son port : « Le grutage marche toujours aussi bien », prend-il en exemple.

En fait, au lieu de crise, il faudrait plutôt parler de retour à la normale dans le nautisme régional, après des années de surchauffe. « Nous étions en surrégime », souligne Serge Pallares.

La preuve : le salon nautique de Port-Camargue, qui s'est tenu du 10 au 13 avril, a présenté un bilan plutôt positif, alors que la pluie ne l'a pas aidé. Les bateaux d'occasion, qui y étaient exposés ont souvent trouvé preneur. En tout cas tous ceux qui étaient cédés avec leur anneau, c'est-à-dire leur emplacement dans le port. C'est d'ailleurs la raison majeure du ralentissement des ventes : le manque de places le long des quais, ce qui plombe les ventes de bateaux neufs. L'anneau devient en effet un élément déterminant de l'acte d'achat.

Or, le nautisme a toujours ses passionnés, si nombreux en Languedoc-Roussillon que les listes d'attente pour obtenir une place dans un port ne cessent de s'allonger. « A peine, avions-nous créé 50 places que les demandes affluaient déjà », observe Max Jeanjean à Palavas.

Quant à l'industrie nautique régionale, l'année aurait pu démarrer bien plus mal. « Tout le monde redoutait une catastrophe, mais à l'arrivée la baisse d'activité a été moins dure qu'attendue », résume Bernart Roycourt, le directeur d'Invest Languedoc-Roussillon, une structure d'aide au développement économique.

Pierre BRUYNOOGHE


Publié le : Mardi 21 avril 2009 à 19:32

​Revue Presse Sète, une trentaine de bateaux pourrissent dans les canaux


Photo Christophe FORTIN

édition du mardi 21 avril 2009

Dans les canaux, des embarcations coulent joyeusement. Un spectacle désolant, Ah Sète ! Son île Singulière, ses couleurs et façades, ses chalutiers et thoniers, ses superbes canaux... Et ses bateaux pourris. On connaît, ici plutôt qu'ailleurs ces fameux bateaux poubelles où les marins étaient payés avec le cuir du lance-pierres. Malheureusement, on dénombre de plus en plus de bateaux pourris. Assurément une belle image à photographier pour les touristes.

De vieux sapinoux, de petits bateaux à moteur ou encore des barques coulent leur ennui et leur inactivité dans les eaux des canaux de la ville. Un maigre bout usé par le temps les relie encore, tel un cordon ombilical, à un improbable anneau. Le reste de l'embarcation (si tant est que l'on puisse donner ce nom à ces déchets

flottants) pointe encore un coin de sa carcasse hors de l'eau. Le reste sert déjà depuis belle lurette de refuge aux moules et autres oursins qui reviennent petit à petit dans le Cadre.

« Il y en a une trentaine de ce type en ville » , concède-t-on du côté de la mairie. Mais, grands dieux, ce n'est pas de sa faute. Depuis que la Région a "récupéré" le Port, c'est elle qui doit en gérer la propreté. Cela avait mis trois mois pour faire enlever la barge des Ventres Bleus qui avait coulé durant la Saint Louis.

Alors, pour ces bateaux pourris, leur enlèvement ne se fera pas avant 2052 au moins. Si la Région estime que ces bateaux gênent la circulation, ses responsables ont la possibilité d'en retrouver les propriétaires pour leur demander d'enlever ces objets flottants.

Dans ce cas, si le propriétaire refuse de financer ce renflouage puis l'enlèvement, la Région peut le faire. Et ensuite envoyer la facture de l'opération au dit propriétaire.

Philippe MALRIC


Publié le : Mardi 21 avril 2009 à 07:33

​Revue Presse La daurade brouille les lignes le long des quais


Photo Vincent ANDORRA

édition du vendredi 17 avril 2009

De nombreux pêcheurs ont jeté hier leur lancer sur le passage de la "Royale", entre mer et étang.

Pour un résultat mitigéLe ciel bleu , sur eux, aurait pu s'effondrer et la terre aurait bien pu s'écrouler, les amateurs de daurade royale n'auraient pour rien au monde cédé leur place, sur les quais, et plus particulièrement le long du canal latéral, à proximité du pont de la Victoire.

Et depuis 7 h, hier matin, les lancers dansent en ballet au rythme du passage de ce poisson ô combien prisé.

Ainsi en est-il de Daniel, parti de Frontignan aux aurores, et qui, dès ses premiers coups, a sorti trois beaux spécimens : « Je viens toujours à cet endroit, je pense que je vais rester toute la journée, même s'il pleut. J'attends les passages. » Cette attente, justifiée

par les courants alternatifs mer-étang et étang-mer, c'est « tout un art », souligne Gérard, un Sétois venu accompagner son beau-père, Joseph. Lequel, qui a opté pour une pêche à la moule, était encore bredouille en fin de matinée. Mais il faut dire qu'ils sont arrivés sur les berges un peu plus tard que Daniel.

Ils ont eu, en tout cas, moins de chance que Philippe, arrivé à 8 h en provenance de Montagnac et qui, avec un peu de crabe en appât, a remonté une "belle aux sourcils d'or" de près de 40 centimètres. « Elle est jolie mais il y a mieux », sourit-il, lui qui, en cette période, vient tenter sa chance deux fois par semaine. Pendant ce temps, Gérard et Joseph, eux, s'interrogeaient sur l'opportunité d'émigrer « au Suma » (au niveau de la caserne des pompiers). On dit que les daurades y ont un garde-manger et qu'elles aiment y faire une pause. Enfin, celles qui seront passées entre les lignes.

Yohan DOUCET


Publié le : Vendredi 17 avril 2009 à 08:45

​Revue Presse La Méditerranée désertée par les poissons ?



édition du vendredi 17 avril 2009

Les pêcheurs du Nord- Pas-de-Calais ont levé hier le blocus des ports paralysés depuis près de 48 heures mais ont assuré que le mouvement allait se poursuivre. Ils réclament des augmentations de leurs quotas de capture de cabillauds et de soles, pour la plupart déjà épuisés.

Mercredi soir, le ministre de la Pêche Michel Barnier a annoncé le déblocage d' une enveloppe de 4 millions d'euros. Ce conflit pose, une fois de plus, le problème de la raréfaction du poisson et celui de l'encadrement de la pêche. En Méditerranée, où il n'y a pas de quotas, sauf pour le thon, c'est une commission regroupant les Etats riverains qui définit les règles, en s'appuyant sur un comité scientifique.

Henri Farrugio (Ifremer Sète) préside le comité scientifique de la commission générale des pêches pour la Méditerranée

La colère des pêcheurs du Nord pose le problème de la raréfaction du poisson. Quelle est la situation en Méditerranée ?

Sur l'ensemble du bassin, les espèces de fond sont surexploitées au niveau de la croissance. Cela ne signifie pas qu'elles sont en voie de disparition mais que l'on pêche des individus trop petits avant le stade de la reproduction. Il en subsiste suffisamment pour réalimenter les pêcheries parce que ceux qui passent entre les mailles se réfugient dans les talus bordant le plateau continental. Dans ces endroits profonds et d'accès difficile, ils sont relativement protégés et parviennent à se reproduire. Le danger serait d'attaquer cette fraction reproductrice. Si tel était le cas, on passerait d'une surexploitation de croissance à une surexploitation de recrutement et là, l'espèce serait en danger.

Y a-t-il néanmoins des stocks dont l'avenir vous paraît plus préoccupant que d'autres ?

Oui. La baudroie, le merlu, le rouget, qui ne se porte pas trop mal dans le golfe du Lion mais qui est surexploité au large de l'Espagne. La situation de la crevette rose est mauvaise partout en Méditerranée. Certaines espèces pélagiques sont également en situation critique comme la sardine de l'Adriatique, dont les populations stagnent depuis dix ans.

La situation est suffisamment grave pour que la commission des pêches ait appelé, fin mars, à réduire l'effort sur les poissons de fond de 10 %. Est-ce suffisant ?

C'est le résultat d'un compromis, une mesure minimale. Nous autres, scientifiques, pensons, par exemple, qu'en baissant de 20 % la mortalité par pêche du merlu dans le golfe du Lion, on doublerait en deux ans sa biomasse reproductrice. En mer Ligure, l'effort de pêche sur le merlu devrait être réduit de 40 %...

Pour gérer ces stocks, il n'existe pas de quotas en Méditerranée, sauf pour le thon. Pourquoi ?

Parce qu'il n'y a pas, en Méditerranée, de pêche mono-spécifique à l'exception de celle du thon. Les pêcheurs visent des dizaines d'espèces à la fois. La politique des quotas serait inopérante.

Que peut-on faire, dès lors, pour réduire cet effort de pêche ?

Réduire l'effort de 10 %, cela ne signifie pas supprimer 10 % des bateaux. On peut procéder à des arrêts biologiques, réduire le nombre de jours de mer, augmenter la maille des filets. La réglementation européenne a d'ailleurs évolué sur ce point en passant à une maille de 40 mm carrée ou de 50 mm en losange...

La commission a décidé de protéger une partie du talus du plateau continental dans le golfe du Lion.

Il s'agit, en effet, de maintenir la pêche à son niveau de 2008 pour protéger ce site essentiel pour la reproduction.
On veut éviter que les palangriers et les chalutiers espagnols qui l'avaient découvert, ne s'y précipitent.
Cette zone d'un peu plus de 2 000 km 2 , située dans des fonds de 200 à 700 mètres, face au delta du Rhône, ne sera accessible qu'à une dizaine de bateaux clairement répertoriés.

Pourquoi ne s'en tenir qu'à ce quadrilatère ? Pourquoi ne pas protéger l'ensemble du talus sur toute la bordure du plateau continental du golfe ?

Parce que nous avions un grand nombre d'observations très précises sur cette zone. Mais le comité scientifique a été mandaté par la commission pour collecter des informations sur l'ensemble du talus. L'objectif est bien de le protéger dans sa totalité.

Textes Jean-Pierre LACAN


Publié le : Vendredi 17 avril 2009 à 08:40